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Full text of "Annales de la Société entomologique de France"

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ANNALES 


SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE 


DE FRANCE 








ARTICLE 96 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. — Les opinions émises 
dans les Annales sont entièrement propres à leurs auteurs: la Societe 
entend aucunement en assumer la responsabilité. 


——_——_—__————___—_—_—_—_—_—_—…—…—….…—…—_—.—.————— 


TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT ET Ci®, — MESNIL (EURE). 


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ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 


DE FRANCE 


FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITI PUBLIQUE 


PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878 


Natura maxime miranda 


in MinTMIs. 


ANNÉE 14902. — VOLUME LXXI 


PARIS 
APS CE DE LA SOCLETEÉ 
HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 
28, rue Serpente, 28 


1902 — 1903 


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ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 











MÉMOIRE 


ONTHOPHAGIDES D'AFRIQUE 


Par H. D'ORBIGNY. 


Gen. GACCOBIUS Thoms. 


L'extrémité des tibias antérieurs est tronquée chez les Caccobius, 
tandis qu’elle ne l’est pas chez les Onthophagus: c’est le seul caractère 
constant qui distingue ces deux genres. 

En général, chez les Caccobius, les joues forment à leur partie anté- 
rieure un angle très rapproché de leur point de jonetion avec l'épi- 
stome, puis sont rétrécies en ligne droite ou presque droite, tandis que 
chez les Onthophagus elles forment soit un angle situé vers le milieu ou 
plus en arrière, soit une courbe plus ou moins régulière, soit une di- 
latation en lobe; pourtant chez le Cacc. castaneus Klug les joues for- 
ment une courbe régulière bien prononcée, et chez quelques Ontho- 
phagus elles ont une conformation analogue à celle des Caccobius. 


1. Subg. GACCOBIUS 5. str. 


Dessus du corps entièrement glabre. Dessous du prothorax ayant 
de chaque cêté une carène supplémentaire. 
A part le Schrheeri Linn., qui a été trouvé au Maroc, aucune des 
espèces africaines n'appartient à ce süus-genre. 
Ann. Soc. Ent. Fr., LxxI, 4902. 1 


H. D'ORBIGNY. 


Li] 


2. Subg. CACCONEMUS Jekel. 
Jekel, in Rev. et Mag. de Zool., 1872, p. 418. 


Dessus du corps entièrement glabre. Dessous du prothorax comme 
chez les Onthophagus, sans carène supplémentaire. 


C. crassus n. Sp. — Nitidissimus, niger, glaber. Capite punctato, 
clypeo genisque rugosis, ante medium arcuatim carinalo; clypeo ro- 
tundato. Prothorace simpliciter, in dorsi dimidio anteriore vix pers- 
picue, posteriore tenuiter, ad latera fortiter punctato; lateribus usque 
ad angulos posticos regulariter ac parum arcuatis ; basi, medio excepto, 
non distincte marginata. Elytris subtiliter sed distincte striatis; in- 
tervallis planis, parce punctulalis. Pyqgidio punctato. — Long. 5-6,5 mil. 


Court, épais, très brillant, entièrement noir, sauf souvent une partie 
des pattes d’un brun rougeàtre; massue des antennes noire ou brune. 
Dessus complètement glabre. Épistome arrondi ou en courbe un peu 
aplatie en devant; joues ayant leur plus grande saillie près de la 
jonction des joues et de lépistome, puis retrécies en ligne droite jusque 
près du bord postérieur de læil; côtés de la tête nuïlement sinués à 
la jonction des joues et de lépistome; tête avec une carène arquée 
bien accusée et située vers le tiers antérieur ou un peu plus en arrière, 
souvent en outre avec une très légère trace de carène presque droite 
ou légèrement arquée en sens inverse de la carène antérieure, ordinai- 
rement interrompue dans le milieu, et située vers le deuxième tiers; 
lépistome et les joues à ponctuation rugueuse assez forte et assez 
serrée, le front et les tempes à ponctuation simple, assez forte et assez 
serrée, le vertex finement et plus éparsement ponctué, sauf sa 
partie postérieure lisse. Prothorax non ou très indistinctement rebordé 
à la base, sauf dans le milieu: ses bords latéraux formant une courbe 
régulière et très peu prononcée jusqu’à la base des élvires, sans di- 
latation, et sans sinuosité près des angles postérieurs, le rebord des 
côtés ne se prolongeant pas tout à fait jusqu’à ces angles; la ligne mé- 
diane sans sillon longitudinal; le devant sans saillie ni dépression; la 
moitié antérieure du disque lisse, sauf un pointillé extrêmement fin, sa 
moitié postérieure assez finement ponctuée, les côtés à grosse ponctua- 
tion simple. Élytres notablement plus larges et à peine plus longs que 
le prothorax ; stries fines, mais toutes bien distinctes: interstries plans, 
garnis de points simples, très fins et peu serrés. Pygidium à ponctua- 
tion tantôt uniformément assez fine, tantôt assez fine dans le milieu, 
plus grosse sur les côtés. — Cameroun : Johann-Albrechts Hohe (L. Con- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. b) 


radt, coll. R. Oberthür) ; Congo francais (Thollon, coll. du Muséum de 
Paris); Gabon (coll. R. Oberthür), 


Cet insecte ressemble un peu comme faciès à la © du C. jessoensis 
Har., du Japon, mais ce dernier est un Caccobius s, str. 


C. castaneus Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 4855, p. 654, 
décrit du Mozambique : Sena. — Péringuey (in Trans. S. Aîfr. Phil. 
Soc., XII, 1900, p. 262, Descr. Cat. Col. S. Afr.) a placé cette espèce 
parmi les Onthophaqus; elle appartient pourtant bien au genre Cacco- 
bius (ci. Harold, Col. Helte, VII, p. 114). 


GC. medioniger Ancey, 1882, in Il Naturalista Siciliano, Il, p. 72. 
décrit d’Abyssinie (Raffray), — castaneus Klug, |. €. — Abyssinie 
(Raffray (1), coll. du Muséum de Paris et coll. R. Oberthür). 


Le castaneus Klug et le crassus n. sp. décrit ci-dessus, sont 
jusqu'ici les seuls Caccobius africains appartenant au sous-genre Cacco- 
nemus. | 


(1) Les insectes provenant du premier voyage de M. Raffray en Abyssinie 
(1873-1874) portent, outre l'étiquette indiquant l’Abyssinie, un petit carré de 
papier dont la couleur précise la provenance de l'insecte. M. R. Oberthür 
ayant eu l’obligeance de me communiquer l'explication de ces couleurs, je 
crois utile de la publier, en indiquant entre parenthèses la localité correspon- 
dante des cartes actuelles. 

Vert elæir : région basse et chaude, allant en s’élevant à mesure qu'on 
s'éloigne de la eôte, de Massaouah à Asmara par Sali. (Érythrée : région dé- 
sertique du Samarh entre Massaoua et Saali). 

Rose : hauts plateaux de Hamacen et de l'Ogoulo-Gouzaï, d'Asmara à Svan- 
Ounan et à Goundet. (Érythrée : hauts plateaux de l'Hamacen et de l'Okoule- 
Kousai),. 

Bleu et chamois : région boisée de Goundet à Adoua, altitude 1.000 à 
2.000 mètres. (Abyssinie : Tigré). 

Jaune : plaines du Tembiène. (Abyssinie : région désertique du Temben 
dans le Tigré). 

Moroquin vert foncé : région des Agaos, très montagneuse et coupée de pe. 
tites plaines, de la rivière Guéva au Taccazé. (Abyssinie : de la rivière Gibbeh 
au Takaseh par Sokota). 

Maroçquin brun-rouge : littoral du lac Tzana et du Nil Bleu. (Abyssinie : 
littoral du lac Tana et région de l’Abai ou Nil Bleu). 


Blanc : région montagneuse du Semien, 3.500 à 4.000 mètres. (Abyssinie : 
région montagneuse du Simen). 


L H. D'ORBIGNY. 


3. Subg. GACCOPHILUS Jekel. 
Jekel, in Rev. et Mag. de Zool. 1872, p. 410. 


Dessus du corps plus ou moins pubescent. parfois la pubescence ex- 
trêmement fine et n’existant que sur les côtés des élytres. Dessous du 
prothorax comme chez les Onthophagus, Sans carène supplémen- 
taire. 


GC. dorsalis Harold, 1867, Col. Heîte, IT, p. 16, décrit du Sénégal. 
— Sénégal (coll. du Musso de Paris) : St-Louis (V. Planchat, coll. 
R° Oberthür , en nombre). 


C. ferrugineus Fähræus, 1857, apud Boheman, Ins. Caffr., IT, 
p. 309, décrit de la région du fleuve Limpopo. — C ette espèce que ee 
ringuey (1. c., p. 247 et 248) dit être un Onthophagus, appartient, 
comme je l'ai vérifié, au genre Caccobius (cf. Harold , Col. Heîte, IX- 
X, p. 206). — Somalie (Revoil, coll. du Muséum de Paris et coll. 
R. Oberthür); Afrique orientale allemande : Mhonda dans lOuzigoua 
(A. Hacquard, coll. R. Oberthür) ; Congo : Thoumby (L. Petit, id. ; Gabon 
(coll. H. W. Bates > id.); Dahomey : Ouidah (R. P. Ménager, id.). 


C. punctatissimus Harold, 1867, Col. Heîte, Il, p. 13, décrit de 
patrie inconnue, probablement le Sénégal. — Sénégal : St-Louis 
(V. Planchat, coll. R. Oberthür); Benin : Abeokouta (R. P. François, 
coll. Alluaud), Lagos (id.); Dahomey : Ouidah (R. P. Ménager, coll. 
R. Oberthür). 


C. histerinus Fähræus, 1857, apud Boheman, Ins. Caffr., IE, p. 302, 
décrit des bords du fleuve Orange. — Natal (D' Ch. Martin). 


C. fuliginosus Roth, 1851, apud Wiegmann, Arch. Î. Naturg.. 
XVI, I, p. 127, décrit du Tigré (Schimper). — Péringuey (1. c., p. 235 
place cet insecte parmi les Onthophagus, et comme il existe déjà un 
0. fuliginosus décrit par Erichson, propose de changer le nom donné 
par Roth en celui d’éncertus, oubliant qu'il à décrit quelques pages 
plus haut (1. c., p. 230) un 0. incertus, et que Harold (1859, in Ber- 
lin. Ent. Zeitschr.. II, p. 224) à déjà, pour la même raison, changé le 
nom donné par Roth en celui de tigreanus. Cet insecte étant un 
Caccobius, le nom de fuliginosus doit lui être conservé, comme la 
fait plus tard Harold (1867, Col. Heîte, If, p. 40). — Abyssinie : Tigré 
(Schimper, coll. du Muséum de Paris). 


C. inconspicuus Fähræus, L. €. p. 314, décrit du Natal. — Celle 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 5 


espèce est bien un Caccobius, et non comme l'indique Péringuey (1. €., 
p. 234), un Onthophagus, mais c’est à tort que Harold (Col. Hefte, IX- 
X, p. 206) la réunit au fuliginosus Roth (1. ce.). Ce dernier a le pro- 
thorax couvert de grands points plats et serrés, les uns finement 
ombiliqués et sans poil, les autres profondément et largement ombi- 
liqués et pilifères, sa pubescence assez longue et dressée, le devant 
avec une petite callosité longitudinale, le pygidium également garni 
de grands points plats ombiliqués, la tête avec seulement une carène 
frontale, les élytres d’un brun rougeàtre, au moins sur les côtés et en 
arrière. L’inconspicuus a le prothorax garni de points médiocrement 
gros, peu serrés et uniformes, sa pubescence courte et couchée, le 
devant sans callosité, le pygidium à ponctuation relativement fine, la 
tête avec une carène frontale et une autre carène très courte, située 
sur le vertex et souvent un peu obsolète, les élytres noirs. — Natal 
{Dr Ch. Martin), Zoulouland (id.). 


C. nigritulus Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 654, 
décrit du Mozambique : Sena. — Cette espèce que Péringuey (I. €., 
p- 261) place dans le genre Onthophagus, est bien un Caccobius (ci. 
Harold, Col. Heîte, Il, p. 15). — Mozambique : Delagoa (H. Junod, 
coll. Bugnion); Natal (D' Ch. Martin). 


C. signatipennis Harold, 1867, Col. Hefîte, IT, p. 44, décrit du Sé- 
négal. — Cette espèce est bien reconnaissable à sa taille relativement 
assez grande pour un Caccobius (4,5-5 mill.), son prothorax légère- 
ment laché de rougeûtre aux angles antérieurs, ses élytres avec une 
tache testacée à la base du 4° interstrie, une autre plus grande à la 
base des 6°-7° interstries, et une bande latérale sur la moitié posté- 
rieure, l’épistome arrondi ou un peu tronqué, la tête avec deux 
carènes très émoussées ou réduites à une simple élévation transverse, 
les côtés du prothorax assez fortement sinués près des angles posté- 
rieurs, — Sénégal (Bocandé, coll. du Muséum de Paris) : Dakar (coll. 
H. W. Bates > R. Oberthür). 


C. asper n. Sp. — Parum nilidus, niger, capile prothoracisque 
parte antica Subaeneis, supra totus distincte pubescens. Capite creber- 
rime fortiter ac rugose punctato, non carinato; clypeo rotundato. 
Prothorace creberrime fortiter ac subrugose punctato, punctis ad latera 
subasperatis ; lateribus postice leviter sinuatis, angulis posticis rotun- 
datis ; basi tenuiter marginata. Elytris profunde striatis ; intervallis 
planis, subdense granulato-punctatis. Pygidio dense punctato. — Long. 
4,95 mill. 


6 H. D'ORBIGNY. 


Peu brillant; noir, la tête et le devant du prothorax très légèrement 
bronzés:; massue des antennes noire. Tête, prothorax, élytres et pygi- 
dium à pubescence jaunâtre, courte mais bien visible. Épistome com- 
plètement arrondi en devant; joues avant leur plus grande saillie près 
de leur jonction avec l’épistome, puis rétrécies en formant extérieure- 
ment une ligne presque droite; côtés de la tête non distinctement 
sinués à la jonction des joues et de l’épistome; tête sans trace de carè- 
nes, entierement couverte d’une grosse ponctuation rugueuse et extré- 
mement serrée. Prothorax finement rebordé à la base sur toute sa 
largeur ; les angles postérieurs très largement arrondis et peu accusés; 
les côtés légèrement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu 
et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le 
devant sans saillies ni dépressions ; toute la surface entièrement cou- 
verte d’une grosse ponctuation profonde, extrêmement serrée, simple 
mais un peu rugueuse, devenant presque râpeuse sur les côtés. Élytres 
notablement plus larges que le prothorax, arrondis latéralement: stries 
profondes mais médiocrement larges ; interstries plans, garnis de points 
fortement ràäpeux ou granuleux, irrégulièrement disposés et assez 
serrés. Pygidium à ponctuation serrée. — Natal (D Ch. Martin, un 
seul exemplaire). 

Voisin du nigritulus Klug (1 €.), qui en diffère par la tête et le 
prothorax à ponctuation fine et médiocrement serrée, les interstries 
des élytres à ponctuation simple et fine. 


C. Auberti np. sp. — MWinutus, nitidus ; niger, leviter aeneus vel 
virescens, elytrorum apice et lateribus rufescentibus; supra breviter 
flavo-pubescens. Capite subfortiter ac parum dense punctalo, antice 
subrugoso, bicarinato, carina anteriore arcuata, ad tertiam anteriorem 
sila, posteriore brevissima, tuberculiformi, ad tertiam posteriorem sita ; 
clypeo subsinuato. Prothorace toto simpliciter modice punctato, punctis 
inaequalibus; lateribus postice levissime sinuatis, angulis posticis 0b- 
tusissimis sed distinctis; basi subtilissime marginata. Elytris distincte 
striatis ; intervallis irregulariter biseriatim punctatis. Pygidio subte- 
nuiler punctato. — Long. 2,8 mill. 

Noir brillant, à léger reflet verdâtre ou bronzé, avec l'extrémité et 
moins nettement les côtés des élytres un peu rougeûtres, les pattes 
brunes, la massue des antennes noire. Tête, prothorax, élytres el py- 
gidium à fine pubescence jaunâtre. Épistome légèrement sinué en 
devant; joues ayant leur plus grande saillie à leur partie antérieure, 
puis rétrécies en ligne droite sur les côtés jusqu'au bord postérieur 
de l'œil; front avec une très fine carène arquée s'étendant jusqu’à la 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 7 


suture des joues et située vers le tiers antérieur de la tête; vertex 
avec une très courte carène en forme de tubercule transverse et située 
vers le deuxième tiers; la tête à ponctuation assez grosse, peu serrée, 
et, en devant seulement, un peu rugueuse, le vertex avec quelques 
gros points et un fin pointillé. Prothorax très finement rebordé à la 
base sur toute sa largeur; les côtés très légèrement sinués près des 
angles postérieurs qui sont très obtus mais accusés; toute la surface 
à ponctuation simple, médiocrement serrée, composée de points assez 
gros, mélangés de points beaucoup plus petits; le devant sans saillies 
ni dépressions. Élytres à stries fines ; interstries plans, garnis de points en 
majeure partie disposés sur deux rangées très irrégulières. Pygidium 
à ponctuation assez fine. — Sénégal (coll. Aubert). 

Voisin du nigritulus Klug. (L e.), qui en diffère principalement par 
la tête sans carène G, avec une seule carène située vers le milieu 9, 
à ponctuation uniformément très fine et assez serrée, la taille moins 
petite. 


C. tuberculifer n. Sp. — Minutus, subnilidus ; niger, capite pro- 
thoraceque nigro-aeneis; elytrorum apice et lateribus rufescentibus ; 
supra breviter pubescens. Capite inter oculos valide tuberculato ; clypeo 
rotundato. Prothorace toto simpliciter subdense punctato, punctis 
inaequalibus, antice medio arcuatim leviter calloso; lateribus postice 
levissime sinuatis, angulis posticis rotundatis ; basi subtilissime mar- 
ginata. Elytris sat late striatis; intervallis simpliciter biseriatim, 
lateribus aspere densius punctatis. Pygidio punctato. — Long. 2,8 mill. 

Légèrement brillant; noir, la tête et le prothorax à léger reflet 
bronzé, les élytres avec l'extrémité et la partie postérieure des côtés 
d’un brun clair, les pattes en partie d’un brun rougeâtre obscur ; mas- 
sue des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à pu- 
bescence jaunâtre, très courte mais bien visible. Épistome arrondi; 
joues ayant leur plus grande saillie près de leur jonetion avec lépi- 
stome, puis rétrécies en formant extérieurement une ligne presque 
droite; tête sans carènes, mais avec un gros tubercule conique, situé 
entre les yeux et assez éloigné du bord postérieur. Prothorax très fine- 
ment rebordé à la base; les côtés très légèrement sinués près des an- 
gles postérieurs qui sont largement arrondis mais accusés; le devant 
avec une faible saillie médiane régulièrement arquée à sa partie anté- 
rieure; toute la surface à ponctuation simple et assez serrée, composée 
de points assez gros, mélangés de points plus fins. Élytres à stries 
assez larges ; interstries avec deux rangées de points simples, saui le 
latéral à ponctuation râpeuse plus serrée, Pygidium ponctué. Dessous 


8 H. D'ORBIGNY. 


du prothorax avec une très profonde fossette antennaire de chaque 
côté. — Abyssinie (Raffray, coll. du Muséum de Paris, un seul exem- 
plaire). 

Voisin de l'Auberti n. sp., mais bien distinct par la tête avec un 
tubercule, le devant du prothorax avec une saillie médiane. 


C. tuberifrons n. Sp. — Winutus, nilidus; subaeneo-niger, ely- 
trorum apice rufescente; supra glaber, elytrorum apice ac pygidio vix 
perspicue flave-pubescentibus. Capite parum dense punctulato, nonnullis 
punctis majoribus intermixtis, inter oculos transversüm tuberculato : 
clypeo leviter sinuato. Prothorace toto simpliciter ac parum dense punc- 
tato, punctis in disco fere aequalibus, ad latera magnis et sparsis, mi- 
nutis intermirtis; lateribus postice non sinuatis, angulis posticis obtu- 
sissimis sed distinetis ; basi subtilissime marginata. Elytris subtenuiter 
strialis : intervallis simpliciter, parce et sine ordine punctatis. Pygidio 
subtenuiter punctato. — Long 2,5 mill. 

Brillant, d’un noir brunâtre et légèrement bronzé, tournant graduel- 
lement au brun rougeûtre clair vers l'extrémité des élytres; pattes 
d’un brun rougeàtre; massue des antennes brune. Dessus glabre, 
sauf l'extrémité des élytres et le pygidium à pubescence jaunâtre ex- 
trêmement courte et à peine visible. Épistome légèrement et très étroi- 
tement sinué en devant; joues ayant leur plus grande saillie près de 
leur jonction avec l’épistome, puis rétrécies en formant extérieure- 
ment une ligne presque droite; tête sans carênes, mais avec un assez 
gros tubercule transverse situé entre les milieux des yeux: toute sa 
surface finement et peu densément pointillée, avec quelques gros 
points épars. Prothorax très finement rebordé à la base: les angles 
postérieurs extrêmement obtus mais assez accusés; les côtés non si- 
nués mais nettement en pan coupé près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitu- 
dinal; le devant sans saillie ni dépression; toute la surface à ponctua- 
tion simple et peu serrée, les points médiocrement gros et presque 
égaux sur le tiers médian dans toute sa longueur, très gros, très es- 
pacés et mélangés de points beaucoup plus petits sur tout le reste de 
la surface. Élytres à stries assez fines; interstries plans, à ponctuation 
simple, assez grosse, écartée et irrégulièrement disposée. Pygidium à 
ponctuation assez fine et médioerement serrée. — Zanzibar (coll. Mon- 
chicourt = Muséum de Paris, un seul exemplaire). 

Ressemble au tuberculifer n. sp., mais en diffère par le dessus 
du corps presque entièrement glabre, l'épistome légèrement sinué en 
devant, le prothorax à côtés non sinués près des angles postérieurs, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 9 


sans saillie médiane en devant, sa ponctuation plus écartée, plus uni- 
forme sur le disque, les élytres à stries plus étroites, la ponctuation 
des interstries plus écartée et irrégulièrement disposée. 

Cet insecte porte dans la collection du Muséum de Paris le nom 
d'Onthophagus simplex Raffray, et paraît avoir été donné comme un 
type de cette espèce avec laquelle il n’a pourtant d’autres rapports 
qu'une analogie de taille et de couleur. 


C. viridicollis Fähræus, 1857, apud Boheman, Ins. Caffr., II, 
p. 315. — D'Orbigny, in L’Abeille, XXIX, p. 209, Suppl. Onth. paléaret. 
— Contrairement à ce qu'indique Péringuey (1. c., p. 193), cet insecte 
est très distinct de l'O. brevicornis Fahr. (1. €., p. 314), qui lui ressem- 
ble par la taille et la coloration, mais en diffère principalement par la 
forme et l’armature de la tête, n’a pas aux angles antérieurs du pro- 
thorax la petite tache claire que signale Fahræus chez le véridicollis, 
et est bien un Onthophagus. 

La coloration de cette espèce est très variable. Ordinairement, comme 
je l’ai indiqué (1. €.), la tête et le prothorax sont tantôt d’un vert mé- 
tallique clair, tantôt d’un noir verdâtre ou bleuâtre, le prothorax avec 
une petite tache rouge ou jaune aux angles antérieurs, les élytres 
sont testacés, ou d’un brun rougeàtre clair, tournant souvent au jau- 
nâtre vers l'extrémité, souvent avec la région scutellaire ou la région 
suturale plus foncée (fype); parfois linsecte est entièrement d’un 
brun de poix foncé, tournant au brun clair aux angles antérieurs du 
prothorax, à l’extrémité et sur les côtés des élytres (var. picipennis 
var. nov.). Cette variété provient de PAfrique orientale allemande : 
Bagamoyo (H. Schædle, coll. R. Oberthür). 


C. signaticolilis n. Sp. — Minulus, nitidulus; capite prothora- 
ceque viridi-aeneis aut nigro-piceis, prothoracis angulis anticis flavo- 
maculatis ; elytris nigro-piceis, macula apicali flava, ad latera extensa, 
ornatis, et Saepius basi testaceo-maculatis ; pygidio viridi-nigro ; supra 
omnino pubescens. Capite parce punctalo et vix perspicue ac parce punc- 
tulato, apud marem haud carinato, apud fencinam carina arcuata, 
paulo ante tertiam anteriorem sita, instructo ; clypeo exæciso. Protho- 
race simpliciter ac subfortiler punctato; lateribus postice non aut vix 
sinuatis, angulis posticis rotundatis sed distinctis; basi vix perspicue 
marginata. Elytris subfortiter striatis: intervallis fere planis, irrequ- 
lariter biseriatim punctatis. Pygidio subdense punctis magnis vadosis 
notato. Long. 2,2-3 mill. 


Assez brillant; tête et prothorax d’un bronzé verdàtre, ou parfois 


10 H. D'ORBIGNY. 


d’un noir de poix à léger reflet bronzé ou verdätre, le prothorax taché 
de jaune aux angles antérieurs; élvtres d’un noir de poix, avec une 
tache testacée bien délimitée, occupant toute l'extrémité, sauf l’in- 
terstrie juxtasutural qui reste brun, et se prolongeant en bande sur 
les côtés jusque vers la moitié de la longueur, en outre ordinaire- 
ment avec une petite tache testacée à la base du 4° interstrie, et une 
autre petite tache humérale; pygidium d'un noir verdâtre; pattes 
ordinairement en entier ou en partie d’un testacé rougeàtre, parfois 
brunes; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élvtres et pvgi- 
dium à fine pubescence jaunâtre bien visible et relativement assez 
longue. Épistome échancré en devant, ses angles antérieurs légère- 
ment dentiformes ; côtés de la tête tantôt sinués, tantôt non ou à peine 
sinués à la jonction des joues et de l’épistome, les joues, à leur côté 
externe, formant près de ce point un angle obtus légèrement arrondi, 
puis rétrécies en ligne droite entre cet angle et le bord postérieur 
de l'œil; la tête sans carènes G, avec une seule carène arquée, située 
un peu en avant du tiers antérieur ©; toute la surface à ponctuation 
très éparse, composée de gros points mélangés de points très fins. 
Prothorax à peine visiblement rebordé à la base; les côtés en pan 
coupé ou imperceptiblement sinués près des angles postérieurs qui 
sont largement arrondis mais pourtant un peu accusés ; toute la sur- 
face à ponctuation simple et médiocrement serrée, les points assez gros 
et un peu inégaux sur le disque, plus gros et presque égaux sur les 
côtés; le devant sans saillies ni dépressions. Élytres à stries assez 
fortes; interstries presque plans, en majeure partie avec deux rangées 
irrégulières de points espacés, simples ou à peine ràpeux. Pygidium 
assez densément garni de grands points plats ombiliqués. — Sénégal 
(coll. Aubert) : Dakar (Alluaud), St-Louis (V. Planchat, coll. R. Ober- 
thür). 

Très voisin du viridicollis Fahr. (1. c.), qui en diffère par les ély- 
tres sans taches ou à taches mal délimitées, leurs interstries au moins 
en majeure partie avec une seule rangée de points, le prothorax à 
côtés arrondis en une seule courbe presque régulière jusqu’à la base, 
sans angles postérieurs accusés. 


€. Schædleïi n. Sp. — Minutus, nilidus; niger, capite protho- 
raceque saepe virescentibus aut leviter aeneis, elytrorum apice atque 
interdum lateribus, rarius prothoracis angulis anticis, rufescentibus ; 
supra omnino breviter pubescens. Capite subdense tenuiter punctato, 
punctis majoribus sparsim intermixtis, apud marem haud carinato, 
apud feminam carina arcuata, paulo ante tertiam anteriorem sita, in- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. Al 


structo; clypeo eæciso. Prothorace simpliciter, subdense ac subfortiter 
punctato, punctis minutis intermixtis; lateribus postice non sinuatis, 
angulis posticis obtusissimis sed distincts; basi vix perspicue marqi- 
nata. Elytris distincte striatis ; intervallis uniseriatim punctatis. Pygi- 
dio fortiter punctato. — Long. 2,5-3 mill. 


D'un brun noir brillant, la tête et le prothorax souvent à reflet 
bronzé ou verdâtre, l'extrémité des élytres, parlois leurs côtés, et plus 
rarement les angles antérieurs du prothorax, d’un brun rougeàtre ; 
massue des antennes noire. Tête, prothorax, élytres et pygidium à 
pubescence jaunâtre, courte mais bien visible. Épistome échancré en 
devant; côtés de la tête non ou à peine sinués à la jonction des joues 
et de l’épistome; tête sans carènes G, avec une carène arquée située 
un peu en avant du tiers antérieur ©, à ponctuation assez serrée, com- 
posée de points fins, mélangés de gros points épars. Prothorax imper- 
ceptiblement rebordé à la base; les côtés non sinués, mais en pan 
coupé, près des angles postérieurs qui sont peu accusés; le devant 
sans saillies ni dépressions ; toute la surface à ponctuation simple, assez 
serrée, Composée de points médiocrement gros, mélangés de points 
plus fins, au moins sur les côtés. Élytres à stries assez fortes; inter- 
stries avec une seule rangée de points, sauf sur les côtés et vers la 
base. Pygidium garni de gros points. — Afrique orientale allemande : 
Kilima Ndjaro (R. P. Leroy, coll. R. Oberthür), Bagamoyo (H. Schéædle, 
id.), Zanzibar (Raffray, id.). 


Ressemble beaucoup à la variété foncée du viridicollis Fahr. (1. 
c.), mais n’a pas, comme ce dernier, les côtés de la tête fortement 
sinués à la jonction des joues et de l’épistome, la ponctuation du pro- 
thorax très écartée, ses angles postérieurs nuls. 


C. seminulum Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 654, 
déerit du Mozambique : Sena. — Péringuey, qui n’a pas vu cette 
espèce, la place (L €., p. 263) parmi les Onthophagus: elle doit être 
maintenue dans le genre Caccobius (cf. Harold, 4877, Mitth. Munch. 
Ent. Ver., 1, p. 100), et elle est très voisine du Schædlei n. sp., dont 
elle diffère par la ponctuation du prothorax uniformément beaucoup 
plus serrée et plus grosse. — Natal (D° Ch. Martin). 


C. humilis n. Sp. — Minutus, subnilidus, niger, capite prothora- 
ceque Subaeneo-nigris, elytrorum apice rufo-testaceo; supra distincte 
flavo-pubescens. Capite confertim tenuiter punctato, nonnullis punctis 
magnis intermirtis, apud marem haud carinato nec tuberculato, clypeo 
anguste nec profunde sinuato, obtuse subbidentato. Prothorace simpli- 


42 H. D'ORBIGNY. 


citer ac subfortiter, in disco subdense, ad latera vix densius punctato, 
punctis aequalibus ; lateribus postice non sinuatis, angulis posticis fere 
nullis; basi subtilissime marginata. Elytris ad suturam late, ceterum 
subtilèus striatis: intervallis planis, uniseriatim granulatis. Pygidio 
punctato. — Long. 2,5 mill. 

Assez brillant; d’un noir brunâtre, avec la tête et le prothorax à 
très léger reflet bronzé, l'extrémité des élvtres d’un testacé rougeûtre, 
la tache apicale se prolongeant un peu sur la partie postérieure des 
côtés; massue des antennes brune. Dessus à pubescence jaune, relati- 
vement assez longue sur le prothorax, au moins sur les côtés, plus 
courte mais encore bien visible sur les élytres et le pygidium. Épistome 
très étroitement et peu profondément sinué en devant, son bord anté- 
rieur seul rebordé et formant deux petites dents rapprochées l’une de 
l’autre, largement arrondies et à peine saillantes; joues arrondies à 
leur partie antérieure, ayant leur plus grande saillie avant le milieu de 
leur longueur, puis rétrécies en formant sur les côtés une ligne à 
peine concave, presque droite; tête sans carènes ni tubercule, entière- 
ment à ponctuation serrée, composée de points fins, mélangés de 
quelques très gros points, sauf le vertex uniformément garni de points 
assez gros. Prothorax très finement mais bien distinctement rebordé à 
la base; les angles postérieurs presque nuls; les côtés non sinués mais 
en pan coupé près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la partie postérieure avec une courte et légère trace de 
sillon longitudinal médian; le devant sans saillie ni dépression; toute 
la surface à ponctuation simple et uniformément assez grosse, assez 
serrée sur tout le disque, à peine plus serrée sur les côtés. Élytres 
plus larges que le prothorax, arrondis latéralement; les deux premières 
stries larges, les autres plus étroites; interstries plans, garnis de 
granules très espacés et en majeure partie disposés sur une seule ran- 
gée. Pygidium ponctué. — Abyssinie (Raffray, coll. R. Oberthür, un 
seul exemplaire). 


Très voisin du Schædlein. sp. et du seminulum Klug (1. c.); il 
diffère de ces deux espèces par les interstries des élytres garnis non 
de points parfois un peu ràäpeux, mais de granules très distincts; il 
diffère encore du Schædlei par la ponctuation du prothorax composée 
de points égaux, notamment sur les côtés, du seminulum par le pro- 
thorax à ponctuation beaucoup moins serrée, surtout sur le disque. 


", 


L'exemplaire que j'ai étudié parait être un G; il est probable que 
la © à l’épistome plus profondément échancré, et la tête, comme chez 
les espèces voisines, avec une carène située avant le tiers antérieur. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 13 


C. DyDbovwvskKii n. Sp. — Minutus, subnitidus, niger, capite pro- 
thoraceque subaeneo-nigris, elytrorum apice fusco-rufo; supra breviter 
flavo-pubescens. Capite subdense tenuiter punctato, punctis majoribus 
intermixtis, ante tertiam anteriorem arcuatim carinato ; clypeo exciso. 
Prothorace simpliciter, subfortiter ac subdense punctato, punctis [ere 
aequalibus ; lateribus postice non sinuatis, angulis posticis late rotun- 
datis ; basi non distincte marginata. Elytris subfortiter strialis ; inter- 
vallis fere planis, uniseriatim punctatis. Pygidio fortiter punctato. — 
. Long. 2,3 mill. 


Assez brillant; d’un noir brunätre, avec la tête et le prothorax à 
léger reflet bronzé, l'extrémité des élytres et la partie postérieure des 
épipleures d’un brun rougeâtre obscur; massue des antennes noire. 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaune, rare et 
courte mais bien visible. Épistome étroitement et assez profondément 
échancré en devant, son bord antérieur formant deux petites dents 
rapprochées l’une de lautre; côtés de la tête légèrement sinués à la 
jonction des joues et de lépistome; joues ayant leur plus grande 
saillie très près de leur jonetion avec l’épistome, puis rétrécies en 
formant sur les côtés une ligne presque droite; tête avec une assez 
forte carène arquée, située en avant du tiers antérieur, très légèrement 
et étroitement sinuée dans le milieu de son bord supérieur, graduel- 
lement atténuée vers ses extrémités et -n’atteignant pas tout à fait la 
suture des joues ; toute la tête à ponctuation assez serrée, composée 
de points fins, mélangés de points beaucoup plus gros. Prothorax non 
distinctement rebordé à la base; les angles postérieurs largement 
arrondis; les côtés non sinués mais en pan coupé près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la partie postérieure 
avec un fin sillon longitudinal médian; le devant sans saillie ni dé- 
pression; toute la surface à ponctuation simple, uniformément assez 
grosse, assez serrée et composée de points presque égaux, sans mélange 
de points fins. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les 
côtés ; stries assez fortes ; interstries à peu près plans, garnis de points 
presque simples, très espacés et en majeure partie disposés sur une 
seule rangée. Pygidium à grosse ponctuation assez serrée. — Congo 
français (Dybowski, coll. du Muséum de Paris, un seul exemplaire). 


Très voisin de l’humilis n. sp. dont il diffère par les interstries des 
élytres non granulés mais ponctués, le prothorax non distinctement 
rebordé à la base, sa ponctuation composée de points pas lout à fait 
de même grosseur. La tête a une carène qui n'existe pas chez le G 
de l’humilis, mais l'unique exemplaire que j'ai vu est peut-être une 9, 


14 H, D'ORBIGNY. 


et, dans ce cas, il est très possible que cette carène n’existe pas chez 
le G. 


€. biseriatus n. Sp. — Minutus, subnitidus, niger, capite pro- 
thoraceque subaeneo-nigris, elytrorum apice rufo; supra brevissime, in 
capite prothoracisque marqine anteriore paulo longius flavo-pubescens. 
Capile subdense temwiter punctato, punctis magnis intermixtis, antice 
subrugoso, ad tertiam anteriorem arcuatim carinato; clypeo distincte 
sinualo. Prothorace simplieiter, subdense ac subfortiter, ad latera 
paulo fortius punctato, punctis aequalibus ; lateribus postice non sinua- 
lis, angulis posticis oblusissimis; basi subtiliter marginata. Elytris 
parum late strialis; intervallis planis, biseriatim punctatis. Pygidio 
subtenuiter punctato. — Long. 2,8 mill. 

Assez brillant; d’un noir brunâtre, avec la tête et le prothorax à 
léger reflet bronzé, l'extrémité des élytres d’un brun rougeàtre clair, 
la tache apicale se prolongeant un peu sur la partie postérieure des 
côtés; massue des antennes brune. Dessus à pubescence jaunâtre, 
relativement assez longue sur la tête et le bord antérieur du prothorax, 
très courte sur le reste du prothorax, les élytres et le pygidium. Épi- 
stome étroitement mais nettement sinué en devant, ses angles antérieurs 
arrondis et non dentiformes; côtés de la tête sinués à la jonction des 
joues et de l’épistome; joues ayant leur plus grande saillie tout près 
de leur jonction avec l’épistome, puis rétrécies en formant sur les côtés 
une ligne presque droite; tête avec une fine carène arquée, située 
vers le tiers antérieur, de même hauteur dans toute son étendue et 
atteignant la suture des joues; toute la tête à ponctuation assez serrée, 
composée de points fins, mélangés de gros points, sauf l’épistome un 
peu rugueux. Prothorax finement mais très distinetement rebordé à 
la base; les angles postérieurs très obtus; les côtés non sinués mais en 
pan coupé pres de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant sans 
saillie ni dépression; toute la surface à ponctuation simple, assez 
grosse et assez serrée, composée de points égaux, mais un peu plus 
gros sur les côtés que sur le disque. Élytres plus larges que le pro- 
thorax, arrondis latéralement; stries peu larges: interstries plans, 
garnis de points simples, médiocrement serrés, et en majeure partie 
disposés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation assez fine et 
assez serrée. — Sierra-Leone : Rhobomp (coll. Alluaud, deux exem- 
plaires probablement ©). 

Ressemble au Dybowskiin. sp.; en diffère principalement par les 
points des élytres beaucoup plus nombreux et disposés sur deux 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 15 


rangées, la pubescence plus courte, les angles antérieurs de l’épistome 
non dentiformes, la carène de la tête autrement conformée, le pro- 
thorax distinctement rebordé à la base, sans sillon longitudinal médian, 
le pygidium plus finement ponctué, la taille un peu moins petite, 


4. Subg. DIAGLYPTUS 0. subg. 


Métasternum ayant en devant une ligne transverse arquée qui se 
prolonge en arrière à chaque extrémité et contourne les hanches in- 
termédiaires. Élytres avec une large gouttière latérale. Dessus du COrps 
avec de longues soies très éparses. 

Aucun de ces caractères n'existe chez les autres Caccobius que je 
connais. 


C. metasternalis D. Sp. — Subnilidus, niger, supra longe et 
sparsim flavo-setosus. Capite toto subfortiter ac creberrime punctato, 
haud carinato. Prothorace simpliciter, fortiter ac crebre punctato, non- 
nullis punctis majoribus, setiferis, sparsis ; lateribus fere requlariter ar- 
cuatis, postice non Sinuatis; basi non marginata. Elytris anguste sed 
profunde striatis, juxta marginem externum canaliculatis ; intervallis 
planis, simpliciter, fortiter ac creberrime punctatis, nonnulis punctis 
majoribus, setiferis, sparsis. Pygidio parce punctato et transversin sub- 
tilissime rugoso. Metasterno linea arcuata, post marginem anteriorem 
sila, utrinque ad coxas intermedias retrorsum producta, instructo. Ti- 
biis anticis margine externo tridentatis. — Long. 3 mill. 

Assez brillant, noir. Tête, prothorax, élvtres et pygidium garnis de 
longues soies jaunâtres, dressées et très éparses. Épistome paraissant 
arrondi ou légèrement sinué (!) ; joues peu saillantes, ayant leur plus 
orande saillie près de leur jonction avec l’épistome ; tête sans carènes, 
entièrement couverte d’une assez forte ponetuation simple et très ser- 
rée. Prothorax sans rebord à la base; les angles postérieurs largement 
arrondis; les côtés non sinués près de ces angles, mais formant sur 
toute leur longueur une courbe presque régulière, très finement re- 
bordés; la partie postérieure avec une très légère impression longitu- 
dinale médiane: le devant sans saillie ni dépression; toute la surface 
uniformément à forte ponctuation simple et serrée, avec quelques points 
sétigères plus gros et très épars. Élytres beaucoup plus larges que le 
prothorax, arrondis latéralement; les côtés avec une large gouttière si- 


(1) Le devant de la tête est un peu encroûté chez l'unique exemplaire que 
j'ai vu, et l'insecte étant en assez mauvais état, je n'ai pas osé le nettoyer, 


16 H. D'ORBIGNY. 


tuée le long du bord externe et se prolongeant postérieurement jus- 
qu'au 2e interstrie qui est fortement enfoncé à l'extrémité ; stries étroi- 
tes mais profondes; interstries plans, entièrement couverts d’une forte 
ponctuation simple et très serrée, avec quelques points sétigères plus 
gros et très épars. Pygidium avec de tres fines rides transverses et 
quelques points. Dessous du prothorax avec une fossette antennaire 
sous les angles antérieurs, sans carène supplémentaire sur les côtés. 
Métasternum ayant en devant, à une assez grande distance du bord an- 
térieur, une forte ligne transverse, arquée, qui se prolonge en arrière 
à chaque extrémité et contourne les hanches intermédiaires; la partie 
antérieure, en avant de celte ligne, peu densément garnie de très grands 
points ombiliqués, le reste de la surface à grosse ponctuation assez ser- 
rée dans tout le milieu, extrêmement serrée sur les flancs. Tibias an- 
térieurs très nettement tronqués à leur extrémité, avec seulement trois 
dents à leur côté externe. — Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum 
de Paris, un seul exemplaire). 

Cette espèce est bien reconnaissable à ses longues soies dressées et 
très éparses, sa forte ponctuation serrée, la large gouttière latérale des 
élytres, ses tibias antérieurs tridentés. 


Gen. ONTHOPHAGUS Lair. 
TABLEAU DES SOUS-GENRES. 


À. (4). Prothorax arrondi ou presque arrondi à la base, parfois 
formant dans le milieu un angle dirigé en arrière et as- 
sez prononcé, mais seulement chez quelques espèces de 
taille petite ou moyenne ayant l’épistome bidenté, ou les 
élvtres testacés avec des taches noires. Métasternum 
sans carène Jongitudinale distincte, le devant sans dépres- 
sion de chaque côté et sans gibbosité dans le milieu, ou 
avec une gibbosité très indistincte. Premier article des 
palpes labiaux non dilaté. 

2. (3). Élytres avec huit stries (y compris celle qui touche le 
rebord latéral et qui est parfois indistincte). Prothorax 
ordinairement plus étroit ou pas plus large que les élytres, 
soit arrondi à la base, soit parfois formant dans le milieu 
un angle obtus. Élytres presque toujours largement ar- 
rondis sur les côtés, très rarement rétrécis en ligne 
presque droite. Vertex n'ayant jamais une lame fendue 
lopgitudinalement dans son milieu, puis terminée par 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 


deux ou quatre épines. Taille petite ou moyenne, rare- 


17 


ment assez grande. ....... . 1. Subg. Gnthophagus :. sir. 


. Élytres avec huit stries, comme chez les Onthophagus s. 


str., et en outre avec l’interstrie latéral divisé par une 
strie plus courte et ordinairement moins accusée que les 
autres, mais bien visible, au moins sur la seconde moi- 
tié de la longueur. Prothorax plus large où au moins 
aussi large que les élytres, arrondi à la base en formant 
une courbe aplatie (!). Élytres fortement rétrécis en ar- 
rière, leurs côtés formant une ligne presque droite où un 
peu concave, très rarement à peine convexe. Vertex soil 
avec une large lame inclinée en arrière, fendue longitudi- 
nalement dans son milieu et terminée par deux ou quatre 
épines, ou plus rarement par deux lobes, soit avec une 
carène ordinairement échancrée dans son milieu. Taille 


moyenne ou parfois assez grande... 2. Subg. Fhalops Er. 


Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle 
dirigé en arrière, très prononcé et souvent explané en 
lame. Épistome jamais bidenté. Élytres jamais testacés 
avec des taches noires ; stries comme chez les Onthopha- 
qus s. Str. Prothorax plus large ou au moins aussi large 
que les élytres. 


5). Premier article des palpes labiaux non dilaté. Dernier 


article de la massue des antennes régulièrement convexe 
en dessus, rarement un peu relevé à son extrémité. Mé- 
tasternum soit sans carène ni dépressions ni gibbosité, 
soit avec une carène longitudinale médiane, soit avec le 
devant déprimé de chaque côté ou gibbeux dans le mi- 
lieu. Élytres soit rétrécis en ligne presque droite sur 
les côtés, soit arrondis, toujours unicolores, métalliques, 
verts, bleus, noirs ou bruns, ou entièrement testacés, 
sauf souvent par places un reflet vert métallique ou 
bleuatre. Tailleordinairementassez grande ou très grande, 
rarement petite........... 3. Subg. Proagoderus 


Premier article des palpes labiaux dilaté en une grande 
dent triangulaire à son côté interne. Dernier article de 
la massue des antennes nettement sinué en dessus, ordi- 


Lansb. 


(1) Chez quelques espèces, cette courbe aplatie forme dans son milieu un 
angle extrêmement ouvert et à peine distinct, 


Ann. Soc. Ent. Fr., LxxI, 1902. 2 


18 H. D'ORBIGNY. 


nairement aplati ou un peu déprimé dans son milieu, se 
relevant fortement à son extrémité externe. Métasternum 
ayant en devant une forte gibbosité médiane qui forme 
une pointe dirigée en avant. Élytres largement arrondis 
sur les côtés, entièrement noirs ou bruns. Forme épaisse. 
Taille toujours grande ou très grande............... 
s LPS ES SEE .. 4. Subg. Diastellopalpus Lansh. 


Chez les Phalops, la plupart des Proagoderus, un certain nombre de 
Diastellopalpus et quelques Onthophagus s. str., l'extrémité interne des 
tibias antérieurs est prolongée en épine ou en dent G, obliquement 
coupée 9, l'éperon de ces tibias est presque droit, ou un peu arqué en 
dessous ou en dehors &, brusquement coudé ou simplement arqué 
en dedans avant son extrémité, puis acuminé Q. Suivant les espèces il 
n’existe que le caractère tiré de lextrémité interne du tibia, ou celui 
tiré de l’éperon, mais souvent aussi ces deux caractères existent si- 
multanément. On les constate mème chez les exemplaires les moins 
développés. 


Un autre caractère permet très souvent de déterminer facilement le 
sexe de l’insecte, c'est la forme du pygidium qui est en général plus 
long et plus convexe chez le G que chez la ©. Chez certaines espèces 
le pygidium du G est au moins aussi long que large, tandis que celui 
de la © est deux fois aussi large que long, mais chez beaucoup d’au- 
tres espèces la différence est moins grande ; elle est même parfois pres- 
que nulle. 


1. Subg. ONTHOPHAGUS ss. str. 


Jétudie depuis plusieurs années les Onthophagus d'Afrique, mais 
mon travail n’est pas encore assez avancé pour que je puisse donner 
un tableau complet des groupes; j'indique seulement pour le moment 
quelques grandes divisions qui, je pense, ne seront pas modifiées. 


1. (6). Prothorax à ponctuation simple, souvent ombiliquée, 
mais non rapeuse ni granuleuse, même en devant ou 
sur les côtés, parfois seulement l’intervalle des points plus 
ou moins rugueux. Base du pygidium avec une carène 
transverse continuant l’arête des côtés de l'abdomen. 


2, (5). Interstries des élytres nettement garnis de granules ou 
de points disposés en au moins une ou deux rangées, 
ou irrégulièrement; chez quelques espèces noires, dis- 
que des élytres avec seulement quelques granules très 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 19 


épars mais bien visibles, les côtés nettement granulés ou 
ponctués. Prothorax jamais en majeure partie lisse et 
avec un groupe de points plus gros de chaque côté du 
disque. 
3. (4). Base du prothorax sans rebord distinct, au moins sur 
JS ACOLÉSAC) IAE EAN ANSE AR PNR HR 1'e division. 
4. (3). Base du prothorax à rebord bien visible sur toute la 
JAPON M PR Ra te tte 2° division. 
>. (2). Interstries des élytres lisses, sauf parfois quelques points 
ou granules à peine visibles, ou un pointillé extrême- 
ment fin. Prothorax le plus souvent en majeure partie 
lisse et avec un groupe de points de chaque côté du 
disque, parfois à ponctuation assez fine et peu serrée, 
au moins dans le milieu, et avec un groupe de points 
plus gros de chaque côté du disque, rarement à ponc- 
tuation presque uniforme. Élytres testacés avec ou sans 
taches noires, ou noirs avec une tache testacée. Taille 
iréspetileloassezipelile Se "cerf: Muni . : 3° division. 
6. (1). Prothorax,au moins en devant ou sur les côtés, granulé, 
ou à ponctuation ràpeuse, le bord antérieur des points 
plus élevé que leur bord postérieur et formant une as- 
périté plus ou moins prononcée. 
7. (8). Pygidium sans carène transverse à la base; à peu près 
toute sa surface garnie de longs poils, ou seulement sa 
base avec une longue frange de poils sur l'emplacement 
ordinairement occupé par la carène. Base du prothorax 
rebordée. Élytres le plus souvent testacés, avec où sans 
taches, rarement noirs ou bruns........... (4 dIVISION, 
8. (7). Pygidium ayant à la base une carène transverse qui 
continue l’arête des côtés de l'abdomen, 


(1) Ce caractère est douteux chez le rotundibasis n. sp. et le lobigena n. sp. 
que j'ai compris dans cette division. 

Lorsque, comme il arrive souvent, le prothorax étant un peu désarticulé 
n’est plus contigu aux élytres, on voit ordinairement deux rebords à la base; 
le rebord supérieur est le prolongement de celui des côtés du prothorax, il 
manque ou il est interrompu chez certaines espèces, et c’est le seul dont je 
m'occupe; le rebord inférieur est le prolongement du rebord postérieur du 
prosternuin, il existe chez toutes les espèces, mais il est caché lorsque le pro- 
thorax est dans sa position normale. Les auteurs ont parfois confondu ces 
deux rebords et indiqué la base comme rebordée quand elle ne lPest pas. 


20 H. D'ORBIGNY. 


9. (10). Base du prothorax sans rebord distinct, au moins sur 
108 COLE RM Re LR EEE RERO RES 5° division. 
10. (9). Base du prothorax à rebord bien visible sur toute la 
TACCOUR :5: 454 287 NS RENE RNA UP A EE ER G® division. 


47° DIVISION. 


O. apicalis Fahræus, 1857, apud Boheman, Ins. Caffr. IT, p. 297, 
décrit du Natal. — Péringuey (1904, in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XIE, 
1900, p. 274, Descr. Cat. Col. S. Afr.) a créé pour cette espèce le genre 
Milichus qu'il caractérise par la forme des carènes de la tête, et par le 
métasternum non impressionné transversalement au sommet près du 
mésosternum, La forme des carènes est en effet très particulière, mais 
l’armature de la tête est trop variable chez les Onthophagus suivant les 
espèces, le sexe et même le développement des individus, pour qu’elle 
puisse constituer un caractère générique; quant au métasternum, je 
ne lui trouve rien de spécial. Je pense donc que ce genre ne doit pas 
être conservé, mais l'O. apicalis peut former avec le picticollis Ger- 
stæcker (1871,-apud Wiegm., Arch. Î. Naturg., XXX VII, 1, p. 51), 
décrit de l'Afrique orientale, et qui a la même disposition de carènes, 
un petit groupe dont la place est en tête des Onthophagus, près des 
Caccobius dont ces deux espèces se rapprochent par plusieurs carac- 
tères. 


O. lacustris Harold, 1877, Mitth. Münch. Ent. Ver., I, p. 99, décrit 
du Nyassa. — La base du prothorax est bien rebordée comme lindi- 
que la description de Harold, mais le rebord est assez largement in- 
terrompu où au moins très indistinct de chaque côté près des angles 
postérieurs. — Afrique orientale allemande : Kilima Ndjaro (R. P. Leroy, 
coll. R. Oberthür); Zanzibar (Raffray, coll. du Muséum de Paris), 
Nyassa (coll. Sharp = R. Oberthür), Zambèze (Durand, coll. du Mu- 
séum de Paris). 


O. aeruginosus Roth, 1851, apud Wiegmann, Arch. f. Naturg., 
X VIL, I, p. 124, décrit d’Abyssinie : Tigré (Schimper). — Dessus du 
corps bronzé ou d’un vert bronzé (type); rarement tête et prothorax 
d’un bleu violacé à forts reflets verts, élytres violets (var. janthinus 
var. n0v.). — Type : Abyssinie : Tigré (type de Roth, coll. Harold => 
R. Oberthür:; Schimper, coll. du Muséum de Paris; Raffray, coll. R. 
Oberthür); Afrique orientale anglaise : Escarpment (W. Doherty, coll. 
R. Oberthür); Zanzibar (Raffray, id.); Transvaal : Makapan près de 
Pietersburg (E. Simon, coll. Ch. Martin), Hamman’s Kraal près de Pre- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 21 


toria (id.); Mozambique : Delagoa (H. Junod, coll. Bugnion) ; Natal : 
Durban (ma coll). — var. janthinus : Nord de la Somalie : Ouarsan- 
eueli (Revoil, coll. du Muséum de Paris). 


O. chalcostomus Fähræus, 1857, apud Boheman, Ins. Cafe; il, 
p. 310, décrit de la région du fleuve Limpopo, — aeruginosus Roth, 
1851, 1. c. 


0. nigrescens D. Sp. — Nitidulus, suboiridi-niger, capile protho- 
racisque parte antica virescentibus ; supra breviter flavo-pubescens , py- 
gidio longe argenteo-setoso. Capite confertim rugoso, maris medio subdense 
punctato; clypeo subrotundato aut vix sinuato; fronte apud mare 
haud carinata,vertice cornibus duobus gracilibus armato ; apud feminam 
fronte subarcuatim breviter carinata, vertice carina laminiforma, 
utrinque in corniculum inter oculorum margines posticos producta, 
instructo. Prothorace simpliciter, fortiter ac densissime Tugoso-punc- 
tato, postice in medio longitudinaliter sulcato, utrinque prope anqulos 
posticos impresso, antice apud marem medio late depresso, apud feminan 
valide tuberculato et utrinque depresso ; lateribus postice valde sinuatis ; 
basi, anguste medio excepto, non marginata. Elytris subtiliter strialis ; 
intervallis planis, uniformiter confertim subrugoso-punctatis. Pygidio 
densissime punctato. — Long. 7,2-7,8 mill. 


Légèerement brillant; d'un noir souvent un peu verdâtre, avec le 
devant du prothorax et ordinairement la tête à reflet vert assez pro- 
noncé ; massue des antennes brune ou d’un testacé obscur. Dessus du 
corps à courte pubescence d'un jaune pâle, sauf la tête et parfois le 
devant du prothorax à pubescence plus longue, le pygidium couvert 
de longues soies argentées, serrées et couchées. Épistome en courbe 
aplatie ou un peu sinuée en devant; joues peu saillantes et presque 
arrondies ; front sans carène O, avec une assez courte carène légère- 
ment arquée et n’atteignant pas la suture des joues 9 ; vertex Sans Ca- 
rène, avec deux petites cornes grêles et presque cylindriques, dressées 
verticalement ou un peu inclinées en arrière, médiocrement longues 
et parallèles, ou assez longues et légèrement arquées Pune vers l’autre, 
situées à peu près entre les bords postérieurs des yeux, O; vertex 
avec une haute carène laminiforme , longue mais matteignant pas les 
yeux, un peu anguleusement arquée, prolongée à chaque extrémité en 
une courte corne dressée verticalement et située entre les bords posté- 
rieurs des yeux, le bord supérieur de la carène un peu plus élevé 
dans le milieu que près des cornes, 9; la tête couverte de rugosités 
serrées, sauf le milieu G à ponctuation assez serrée et composée de 


29 H. D'ORBIGNY. 


gros points mélangés de points fins. Prothorax sans rebord à la base, 
sauf très étroitement dans le milieu; les angles postérieurs bien accu- 
sés: les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs; la moitié postérieure avec un sillon 
longitudinal médian bien prononcé; la région des angles postérieurs 
avec une impression plus ou moins forte; le devant largement et for- 
tement déprimé dans le milieu G, avec un gros tubereule transverse 
dressé verticalement, assez étroit mais très élevé, et une dépression 
de chaque côté du tubercule, Q ; toute la surface à grosse ponctuation 
simple mais très rugueuse et extrêmement serrée, devenant presque 
räpeuse sur les côtés, sauf la partie déprimée du devant éparsement 
ponctuée, les angles antérieurs avec quelques très fins granules à peine 
visibles. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis latéralement ; 
stries fines et peu apparentes; interstries plans, uniformément couverts 
d’une assez forte ponctuation un peu rugueuse et très serrée. Pygidium 
à ponctuation très serrée et médiocrement grosse, ordinairement voilée 
par la pubescence: la carène de la base en arc de cercle ou presque 
en arc de cercle. — Zambèze (D' Popitz, coll. van Lansberge = R. Ober- 
thür), Transvaal (coll. H. W. Bates => id.). 

Extrêmement voisin de l'aeruginosus Roth (1. c.), qui n’en diffère 
guère que par sa couleur bronzée, ou d'un vert bronzé, parfois 
bleuûtre, la taille un peu plus petite (4,5-7 mill.), le vertex © avec 
une carène simple, le devant du prothorax moins déprimé, souvent 
sans impression, le tubercule © moins saillant. 


O. montivagus n.sp. — Subnitidus; niger, capite prothoraceque 
subaeneo-nigris, elytris interdum fusco-nigris ; in prothoracis disco gla- 
ber, parte posteriore brevissime, lateribus multo longius, elytris breviter, 
pygidio longe flavo-pubescentibus. Capite tenuiter punctato, nonnullis 
punctis magnis in fronte et in vertice sparsim intermixtis, antice et ad 
latera rugoso; clypeo sinuato; fronte arcuatim breviter carinata: ver- 
tice carina parum elevata, fere recta vel leviter arcuata, inter oculos et 
illorum in medio sita, instructo. Prothorace toto simpliciter, fortiter ac 
densissime punctato, punctorum interstitiis vix rugosis, postice in me- 
dio longitudinaliter vix perspicue sulcato, utrinque prope angulos pos 
ticos longitudinaliter anguste impr'esso ; lateribus postice valde sinuatis ; 
basi non marginata. Elytris tenuiter striatis: intervallis planis, uni- 
formiter confertim rugoso-punctatis. Pygidio dense punctato. — Long. 
6-6, mill. 

Assez brillant; noir, la tête et le prothorax d’un noir très légèrement 
bronzé, les élytres parfois d’un brun noir; massue des antennes brune. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 23 


Tête avec quelques soies, prothorax glabre, sauf ses côtés à pubes- 
cence jaune assez longue, Sa partie postérieure à peine et très briève- 
ment pubescente, élytres à courte pubescente jaune, pygidium garni 
de soies blanchâtres assez longues. Épistome fortement sinué en de- 
vant; joues peu saillantes et arrondies ; front avec une fine carène ar- 
quée n’atteignant pas la suture des joues; vertex avec Une carène peu 
élevée, presque droite, ou légèrement arquée dans le même sens que la 
carène frontale, un peu arrondie à ses extrémités, n’atteignant pas à 
beaucoup près les yeux et située entre leurs milieux; la tête finement 
ponctuée, avec quelques gros points épars sur les côtés et la partie 
postérieure du front et sur le vertex, une grosse ponctuation densé- 
ment rugueuse sur le devant et les côtés de lépistome el sur les 
tempes. Prothorax convexe, Sans rebord à la base; les angles posté- 
rieurs bien accusés et presque vifs: les côtés fortement sinués près de 
ces angles, légèrement arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; 
la partie postérieure avec à peine une vague (race d'impression longi- 
tudinale médiane, mais avec une légère impression longitudinale située 
de chaque côté près des angles postérieurs ; le devant sans saillie ni 
dépression ; toute la surface à ponctuation simple et très serrée, COM- 
posée de points assez 8r0s, mélangés de quelques points plus fins; 
l'intervalle des points à peine rugueux. Élytres un peu plus larges que 
le prothorax, arrondis sur les côtés; stries fines ; interstries plans, 
uniformément à ponctuation serrée et mélangée de nombreuses rug0- 
sités. Pygidium à ponctuation serrée ; la carène de la base en are de 
cercle. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment (:), altitude 
9 200 mètres à 3.000 mètres (W. Doherty, coll. R. Oberthür). 

Voisin du carcharias Harold (in Deutsche Ent. Zeitschr., 1875, 
p. 214), décrit du Tigré, et qui en diffère par le dessus du corps peu 
brillant et d’un bleu verdätre obseur, l’épistome arrondi ou très fai- 
blement sinué, la carène du vertex plus élevée et située entre les bords 
antérieurs des veux, toute la tête garnie de gros points serrés, mélan- 
és de quelques points plus fins, sauf l'épistome et les joues garnis de 
rugosités serrées, Île prothorax à ponctuation plus grosse et plus ru- 
gueuse, Sans impression de chaque côté près des angles postérieurs. 


©. Simoni n. sp. — Nitidus, niger, capile prothoraceque subeu- 
preo-nigris, Supra parce ac breviter, in pygidio paulo longius flavo-pu- 
bescens, prothoracis disco glabro. Capite tenuiter punctato, nonnullis 


(1) Cette localité est située sur la ligne du chemin de fer de Mombasa au lac 
Victoria-Nyanza, et à peu près à moitié chemin entre ces deux points. 


24 H. D'ORBIGNY. 


punctis magnis in fronte et in vertice sparsim intermirtis, clypeo ru- 
goso, genis temporibusque fortiter punctatis; clypeo leviter sinuato ; 
fronte arcuatim carinata; vertice carina recta, inter oculorum mar- 
gines anticos sita, utrinque angulatim flexa atque inter frontem et 
tempora oblique ante producta, instructo. Prothorace simpliciter ac 
subdense, in disco subtenuiter, ad latera fortiter punctato, punctorum 
interstiliis non distincte rugosis, postice in medio longitudinaliter sub- 
ämpresso ; lateribus postice sinuatis ; basi, anguste medio excepto, non 
marginata. Elytris sat late striatis ; intervallis fere planis, fortiter ac 
parum dense punctatis. Pygidio confertim punctato. — Long. 4,2 mill. 


D'un noir brillant, la tête et le prothorax à très léger reflet cui- 
vreux; massue des antennes brune. Dessus à pubescence jaunâtre, 
courte et rare, sauf le disque du prothorax glabre, le pygidium à pu- 
bescence un peu plus longue et couchée. Épistome légèrement sinué 
en devant; joues médiocrement saillantes et presque arrondies ; front 
avec une carène arquée n’atteignant pas tout à fait la suture des joues; 
vertex avec une carène droite, n’atteignant pas à beaucoup près les 
yeux et située entre leurs bords antérieurs, se coudant brusquement 
à chaque extrémité et se prolongeant obliquement en avant entre le 
front et les tempes, mais un peu moins distinctement, presque jusqu’à 
la suture frontale; ces deux carènes divisant transversalement la tête 
en trois parties dont les deux premières presque égales, la postérieure 
un peu plus grande; lépistome densément rugueux, les joues et les 
tempes à grosse ponctuation serrée et un peu rugueuse, le front et le 
vertex à fine ponctuation médiocrement serrée, mélangée de quelques 
gros points épars. Prothorax sans rebord à la base, sauf étroitement 
dans le milieu; les angles postérieurs très obtus mais bien accusés et 
presque vifs; les côtés sinués près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs; la partie postérieure avec une légère 
impression longitudinale médiane; la région des angles postérieurs 
avec une petite trace d'impression; le devant sans saillie ni dépres- 
sion; toute la surface à ponctuation simple et assez serrée, les points 
relativement assez fins sur tout le disque, très gros et mélangés de 
points fins sur les côtés, leur intervalle non distinctement rugueux. 
Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis latéralement ; 
siries assez larges; interstries presque plans, garnis de gros points 
simples, très peu serrés et en majeure partie disposés irrégulièrement. 
Pygidium à grosse ponctuation serrée; la carène de la base en arc de 
cercle. — Transvaal : Hamman’s Kraal près de Pretoria (E. Simon, 
coll. Ch. Martin, un seul exemplaire). 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 25 


Voisin du montivagus n. Sp., mais très distinct par la carène du 
vertex prolongée obliquement en avant à chaque extrémité, et située 
entre les bords antérieurs des yeux, le prothorax à ponctuation moins 
serrée, beaucoup moins forte et presque uniforme sur le disque, les 
élytres à stries plus larges, la ponctuation des interstries bien plus 
écartée et non sensiblement rugueuse, la taille plus petite. 

Pus voisin dumodestus Harold, 1862, in Berl. Ent. Zeitschr., 1862, 
p. 403 (pusillus || Fähræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., Il, p. 312), 
décrit des bords du fleuve Orange, trouvé également par M. E. Simon 
à Hamman’s Kraal, et qui en diffère par sa couleur d'un noir fortement 
cuivreux, tout le dessus du corps à courte pubescence serrée, la tête 
entièrement à grosse ponctuation serrée, sauf l’épistome rugueux, les 
carènes la divisant en trois parties dont celle du milieu un peu plus 
petite, les deux autres presque égales, le prothorax uniformément à 
grosse ponctuation serrée, avec l'intervalle des points rugueux, les 
élytres à stries un peu plus étroites, les interstries élevés longitudina- 
lement dans leur milieu, à ponctuation assez serrée et en grande 
partie disposée sur deux rangées. 








OÔ. cribellum D. sp. — Subnitidus; capite prothoraceque metal- 
lico-viridibus, elytris viridi-fuscis, pygidio viridi vel nigro-viridi; su- 
pra flavo-pubescens, pube in elytris uniformiter brevi. Capite punctato, 
in fronte et in vertice punctis minutis, magnis sparsim intermirtis, 
clypeo rugoso, apice sinuato ; fronte arcuatim longe carinata; vertice 
carina recta, utrinque subangulosa, fere inter oculorum margines an- 
ticos sita, instructo. Prothorace toto simpliciter, fortiter ac densissime 
punctato, punctorum interstitiis subrugosis, punctis in disco aequa- 
libus ; medio longitudinaliter non sulcato; lateribus postice valde sinua- 
tis; basi, medio excepto, non marginata. Elytris tenuitler sed distincte 
striatis; intervallis subconveris, uniformiter, fortiter ac dense subru- 
goso-punctatis. Pygidio fortiter confertim punctato. — Long. 5-5,5 mil. 

Assez brillant; tête et prothorax d’un vert métallique, souvent 
avec diverses parties de la tête bronzées; élytres d’un vert métal- 
lique ossceur ou d’un brun foncé à reflet verdàtre; pygidium vert 
ou d'un noir verdàtre; dessous du corps et pattes d’un brun noir, 
souvent à reflet verdâtre; massue des antennes brune. Dessus à pu- 
bescence jaune, médiocrement longue sur la tête, le prothorax et le 
pygidium, uniformément courte sur les élytres. Épistome sinué en 
devant; joues peu saillantes et presque arrondies; front avec une 
carène arquée, assez longue mais n’atteignant pas tout à fait la su- 
ture des joues &, atteignant cette suture 9; vertex avec une carène 


26 H. D'ORBIGNY. 


droite, un peu anguleuse à ses extrémités, assez longue mais n’at- 
teignant pas à beaucoup près les yeux, et située entre leurs bords 
antérieurs ou à peine en arrière; lépistome presque entièrement 
rugueux, le front finement et assez densément ponctué en avant, 
marqué de gros points épars et de quelques points fins dans le mi- 
lieu et en arrière, les joues et les tempes à grosse ponctuation ru- 
gueuse et serrée, le vertex à ponctuation fine en avant, avec de gros 
points en arrière. Prothorax très convexe, sans rebord à la base, sauf 
dans le milieu; les angles postérieurs bien prononcés; les côtés forte- 
ment sinués près de ces angles, légèrement arrondis entre le milieu 
et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; la 
région basilaire avec une très petite dépression peu distincte de 
chaque côté près des angles postérieurs; le devant sans saillies ni 
dépressions; toute la surface à grosse ponctuation simple, tres serrée 
et assez profonde, les points égaux sur le disque, l'intervalle des 
points très légèrement rugueux. Élytres un peu plus larges que le 
prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez fines mais bien dis- 
tinctes; interstries subconvexes, uniformément à ponctuation assez 
grosse, profonde, serrée et un peu rugueuse. Pygidium presque aussi 
long que large G, beaucoup plus large que long ©, garni d’une grosse 
ponctuation serrée; la carène de la base en are de cercle. — Sierra- 
Leone (ma coll., coll. H. W. Bates = R. Oberthür). 

Extrèmement voisin du carcharias Harold (1. c.), décrit du Tigré,et 
qui en diffère par le dessus du corps peu brillant et d’un bleu ver- 
dâtre obscur, les élvtres à pubescence longue sur les côtés, surtout 
en devant, le front et le vertex garnis de gros points serrés, mélangés 
de quelques points plus fins, la base du prothorax sans trace d’im- 
pression de chaque côté près des angles postérieurs, les élvtres à 
stries moins distinctes, leurs interstries plans, à ponctuation très peu 
profonde. 

Également voisin de l'africanus Lansberge (1886, in Notes from the 
Levyd. Mus., VIII, p. 85), décrit de lAngola, et qui en diffère par sa 
coloration noire à reflet bronzé ou verdâtre, le front entièrement garni 
de rugosités serrées, le prothorax à ponctuation encore plus serrée et 
plus rugueuse, les interstries des élytres à grosse ponctuation peu 
distincte, entremêlée de nombreuses rides obliques; j’en ai vu le {ype 
dans la collection de M. R. Oberthür. | 


O. chiorophanus D. sp. — Nitidus ; metallico-viridis, pygidio 
viridi-aeneo; supra breviter flavo-pubescens, pygidio paulo longius pal- 
lido-setoso. Capite punctato, in fronte et in vertice punctis minutis, 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 97 


magnis sparsim intermirtis, clypeo rugoso, apice sinuato; fronte recte, 
apud marem brevissime, apud feminam breviter carinata; vertice cari- 
na arcuata, utrinque rotundata; inter oculorum margines anticos sita, 
instructo. Prothorace toto simpliciter, fortiter ac dense punctato, 
punctorum interstiliis vir rugosis, punctis in disco paulo inaequalibus ; 
medio longitudinaliter non sulcato : lateribus postice valde sinuatis ; 
basi, medio excepto, non marginata. Elytris subtenuiter et parum visi- 
biliter striatis; intervallis planis, uniformiter, fortissime ac dense ru- 
goso-punctatis. Pygidio fortiter confertim punctato.— Long. 5,5-6 mill. 


Brillant; vert métallique, avec le pygidium, le dessous du corps et 
les pattes d’un bronzé verdâtre; massue des antennes noire ou brune. 
Tête, prothorax et élytres à courte pubescence jaune, pygidium à 
pubescence blanchâtre un peu plus longue, assez serrée et couchée. 
Épistome étroitement sinuë en devant ; joues médiocrement saillantes 
et presque arrondies; front avec une carène droite ou presque droite, 
extrêmement courte G, plus longue mais n’atteignant pas à beaucoup 
près la suture des joues ©; vertex avec une carène arquée et dont 
la convexité est tournée en avant, graduellement et largement arron- 
die à ses extrémités, n’atteignant pas à beaucoup près les yeux et 
située entre leurs bords antérieurs; lépistome en majeure partie 
garni de rugosités, le front et le vertex finement ponctués et avec 
quelques gros points très épars, les joues et les tempes à très grosse 
ponctuation rugueuse et serrée. Prothorax très convexe, sans rebord 
à la base, sauf étroitement dans le milieu ; les angles postérieurs bien 
prononcés; les côtés fortement sinués près de ces angles, légèrement 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane 
sans sillon longitudinal; la région basilaire avec une très petite dé- 
pression de chaque côté près des angles postérieurs; le devant sans 
saillies ni dépressions; toute la surface à grosse ponctuation simple, 
serrée et assez profonde, les points un peu inégaux sur le disque, 
l'intervalle des points à peine rugueux. Élytres un peu plus larges 
que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez fines et peu 
apparentes ; interstries plans, uniformément à très grosse ponctuation 
profonde, serrée et rugueuse. Fygidium presque aussi long que large 
da, beaucoup plus large que long ©, garni d’une grosse ponctuation 
très serrée; la carène de la base en arc de cercle. — Congo français : 
Haut-Ogooué (Guiral, coll. du Muséum de Paris). 

Extrêmement voisin du crébellum n. sp., dont il diffère par la 


carène frontale droite et plus courte, celle du vertex arquée, arrondie 
à ses extrémités, la ponctuation du prothorax un peu moins serrée et 


28 H. D'ORBIGNY. 


composée sur le disque de points un peu inégaux, les interstries des 
élvtres plans et à ponctuation beaucoup plus grosse. 


O. tridentipes n. Sp. — Nilidus; capite prothoraceque aeneo- 
cupreis ac virescentibus, elytris rufo-fuscis, leviter virescentibus, pygi- 
dio viridi-fusco; supra breviter, in pygidio paulo longius flavo-pubes- 
cens. Capite punctato, punctis magnis subdensis, minutis disperse 
intermixtis, clypeo genisque rugosis ; clypeo sinuato ; fronte arcuatim 
carinala; vertice carina recta, inter oculos et illorum paulo ante me- 
dium sila, instructo. Prothorace toto simpliciter, fortiter ac dense 
punclalo, punctis aequalibus, punctorum interstiliis leviler rugosis ; 
medio postice longitudinaliter sulcato ; lateribus postice valde sinua- 
lis; basi, medio exceplo, non marginata. Elytris tenuiler et parum 
distincte striatis; intervallis planis, fere uniformiter, subfortiter ac 
dense rugoso-punctatis. Pygidio subtenuiter confertim punctato. Tibia- 
rum margine externo tridentato. — Long. 4,5 mill. 


Brillant; tête et prothorax d’un bronzé cuivreux à reflets verts; 
élytres d’un brun rougeitre à reflet vert, surtout Je long de la suture ; 
pygidium d’un brun verdâtre; dessous du corps et pattes d’un brun 
rougeàtre foncé; massue des antennes brune. Dessus à pubescence 
jaune, courte, sauf celle du pygidium un peu plus longue. Épistome 
sinué en devant; joues médiocrement saillantes et arrondies; front 
avec une carène un peu anguleusement arquée et matteignant pas 
tout à fait la suture des joues; vertex avec une carène droite, n’attei- 
gnant pas les veux, et située un peu en avant de leur milieu; lépi- 
stome et les joues garnis de rugosités médiocrement serrées, tout le 
reste de la tête garni de gros points assez serrés, mélangés de quelques 
points fins. Prothorax très convexe, sans rebord à la base, sauf dans 
le milieu; les angles postérieurs bien prononcés ; les côtés fortement 
sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs ; le tiers postérieur avec un sillon longitudinal médian plus 
profond en arrière; la région basilaire sans dépression de chaque côté 
près des angles postérieurs; le devant sans saillies ni dépressions ; 
toute la surface uniformément à grosse ponctuation simple, serrée et 
assez profonde, les points égaux, leur intervalle légèrement rugueux. 
Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés: 
stries fines et peu distinctes; interstries plans, à production serrée, 
assez forte, légèrement rugueuse, et à peu près également répartie 
sur toute leur surface. Pygidium notablement plus large que long, à 
ponctuation serrée et relativement assez fine; la carène de la base en 
arc de cercle. Tibias antérieurs avec seulement trois dents à leur côté 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 29 


externe. — Congo français : Diélé (Dolisie et Uzae, coll. du Muséum de 
Paris, un seul exemplaire très probablement ©). 

Très voisin du cribellum n.sp. et du chlorophanus n. sp., dont 
il diffère principalement par la taille plus petite, la tête et le prothorax 
cuivreux, le front et le vertex entièrement garnis de gros points, le 
prothorax avec un sillon longitudinal médian et sans dépression de 
chaque côté près des angles postérieurs, les tibias antérieurs tridentés. 


®. anomalipes n. Sp. — Subnilidus ; capile prothoraceque aeneo- 
viridibus, elytris pygidioque viridi-nigris, supra breviter flavo-pubes- 
cens. Apud marem capite fortiter ac dense punctato, clypeo anguste et 
parum profunde sinuato, fronte arcuatim carinata, vertice carina le- 
viler inverso-arcuata, inter oculorum margines anticos sila, instructo. 
Prothorace toto simpliciter et subfortiter punctato, in dimidio poste- 
riore punclis parum densis, punclorum interstitüs fere planis, antice 
et ad latera punctis subdensis, interstitiis leviter rugosis ; medio longi- 
tudinaliter non sulcato; lateribus postice sinuatis ; basi non margi- 
nata.Elytris tenuiter et parum distincte striatis ; intervallorum late- 
ribus punctatis, medio longitudinaliter subelevato ac fere laevi. Pygidio 
magnis punctis umbilicatis densissime oblecto. Tibiarum anticarum 
margine externo tridentato, maris margine interno ad tertiam basalem 
dentiformiter dilatato. — Long. 3,5-4,5 mil. 

Médiocrement brillant ; tête et prothorax d’un vert bronzé, le reste 
du corps noir à fort reflet vert: massue des antennes testacée. Tête, 
prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaunätre, courte mais 
serrée. Épistome légèrement et étroitement sinué en devant: joues 
peu saillantes et arrondies ; front avec une carène arquée atteignant 
ou parfois n’atteignant pas la suture des joues ; vertex avec une fine 
carène légèrement arquée en sens inverse de la carène frontale, n’at- 
teignant pas à beaucoup près les yeux, et située entre leurs bords 
antérieurs; toute la tête garnie de gros points serrés. Prothorax sans 
rebord à la base; les angles postérieurs un peu arrondis; les côtés 
peu profondément sinués près de ces angles, à peine arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans trace de sillon 
longitudinal; la région basilaire avec une très petite dépression à 
peine distincte de chaque côté près des angles postérieurs : le devant 
-sans saillies ni dépressions; toute la surface à ponctuation simple et 
“assez grosse, les points peu serrés et leur intervalle à peu près plan 
sur la moitié postérieure du disque, les points assez serrés et leur 
intervalle légèrement rugueux en devant et sur les côtés. Élytres un 
peu plus larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries fines 


30 H. D'ORBIGNY. 


et peu distinctes ; interstries en majeure partie ponctués sur les côtés, 
leur milieu très légèrement élevé en côte longitudinale irrégulière et 
presque lisse. Pygidium presque aussi long que large, couvert de 
grands points plats ombiliqués et très serrés: la carène de la base en 
arc de cercle. Tibias antérieurs dilatés en une grande dent à leur 
côté interne un peu au delà du tiers basilaire, leur côté externe avec 
seulement trois grandes dents, sans trace de la quatrième dent qui 
existe ordinairement, en outre le côté interne de la face inférieure 
avec quatre petits tuberecules dressés, dont trois situés vers le som- 
met et un vers le milieu. — Gabon (coll. R. Oberthür, deux exem- 
plaires G). 


Différe du tridentipes n. sp. par le prothorax sans sillon longi- 
tudinal, à ponctuation moins serrée et non rugueuse sur la moitié 
postérieure du disque, les interstries des élytres en majeure partie 
presque lisses dans leur milieu, le pygidium couvert de grands points 
plats ombiliqués. 


Cet insecte est très remarquable par la conformation de ses tibias 
antérieurs; jusqu'ici les G des 0. punctatus Ilig., du Portugal et 
du Maroc, emarginatus Muls., de France, Espagne et Portugal, et 
punctator Reitt., du Nord de la Chine, qui appartiennent au même 
croupe, sont les seuls Onthophaqus chez lesquels j'ai observé cette 
dilatation dentiforme du côté interne des tibias antérieurs, mais le 
côté externe a les quatre dents normales, la face inférieure n’a que 
trois denticules vers l'extrémité. 


0. bicallifrons D. Sp. — Subnilidus, nigro-cupreus, capite pro- 
thoraceque aeneo-cupreis, supra breviter flavo-pubescens. Capite confer- 
tim fortiter punctato; clypeo anguste subsinuato; fronte haud carinata ; 
vertice transversüm cariniformiter inter oculorum margines anticos bi- 
calloso. Prothorace simpliciter, fortiter ac dense, postice parcius punc- 
tato, punctorum interstiliis leviter rugosis, medio fere toto longitudi- 
naliter subsulcato ; lateribus postice valde sinuatis ; basi, medio excepto, 
non marginata. Elytris sublenuiter striatis; intervallis fortiter ac 
dense subrugoso-punctatis, medio longitudinaliter atque irrequlariter 
paululum elevalo. Pygidio confertim fortiter punctato. — Long. 4,8 mill. 


Assez brillant, d’un noir fortement cuivreux, avec la tête et le pro- 
thorax d'un bronzé cuivreux; massue des antennes noire. Tête, pro- 
thorax, élvtres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome lé- 
gèrement et étroitement sinué en devant; joues médiocrement saillantes 
et arrondies; front sans carène; vertex avec deux petites callosités 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 31 


transverses cariniformes, largement séparées, et situées entre les bords 
antérieurs des yeux; toute la tête à grosse ponctuation serrée, Protho- 
rax sans rebord à la base, sauf étroitement dans le milieu; les angles 
postérieurs presque vifs; les côtés fortement sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; presque toute la lon- 
gueur avec une très légère impression longitudinale médiane; la ré- 
gion des angles postérieurs sans impression; le devant sans saillie ; 
toute la surface à grosse ponctuation simple et très serrée, sauf envi- 
ron le tiers postérieur à ponctuation beaucoup moins serrée, l’inter- 
valle des points très légèrement rugueux. Élytres un peu plus larges 
que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez étroites mais très 
distinctes ; interstries un peu élevés longitudinalement dans leur milieu 
en côte irrégulière, garnis d’une grosse ponctuation simple, serrée, un 
peu rugueuse et inégalement répartie. Pygidium à peine une fois et 
demie aussi large que long, à grosse ponctuation serrée; la carène de 
la base en are de cercle. Tibias antérieurs quadridentés à leur côté 
externe. — Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris, un seul 
exemplaire très probablement G). 

Diffère des espèces précédentes principalement par le front sans ca- 
rène, le vertex avec deux callosités transverses cariniformes, situées 
entre les bords antérieurs des yeux, le prothorax très légèrement sil- 
lonné dans le milieu sur presque toute sa longueur. 


Ô. bidentifrons n. Sp. — Nitidus; capite prothoraceque cupreis, 
leviter virescentibus, elytris viridi-fuscis, cupreo-micantibus, sutura 
cuprea, pygidio cupreo-nigro; supra breviter flavo-pubescens, pygidio 
paulo longius albo-setoso. Capite parum dense punctulato, punctis ma- 
gnis in clypeo et in genis Sparsim intermixtis,clypeo antice rugoso, apice 
angustissime subsinuato; fronte carinata, curina longa, recta, utrinque 
angulatim ante fleæa atque inter clypeum et genas usque ad marginem 
externum oblique producta; vertice dentibus duobus magnis, triangula- 
ribus, longitudinaliter extensis, inter oculos armato, inter dentes late de- 
presso. Prothorace toto simpliciter, fortiter ac dense punctato, juncto- 
run interstitis vix rugosis; medio longitudinaliter non sulcato : lateri- 
bus postice valde sinuatis ; basi, medio excepto, non marginata. Elytris 
tenuiter et parum distincte striatis: intervallis fortiter subrugoso- 
punctatis, partim medio longitudinaliter paululum elevato et sublaeri. 
Pygidio fortiter confertim punctato. — Long. 4,5 mill. 

Brillant, tête et prothorax d’un cuivreux rougeûtre à léger reflet 
vert; élytres d’un brun verdâtre légèrement cuivreux, avec la suture 
nettement cuivreuse; pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir 


32 H. D'ORBIGNY. 


cuivréux; massue des antennes brune. Tête prothorax et élytres à 
courte pubescence jaune, pygidium à pubescence blanche un peu plus 
longue. Épistome très étroitement subsinué en devant; joues médio- 
crement saillantes et arrondies; front avec une carène droite attei- 
gnant la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se prolon- 
geant obliquement en avant entre l’épistome et les joues jusqu’au bord 
externe; vertex sans carène, avec deux grandes dents longitudinales 
et triangulaires, situées entre les veux très près de leur bord interne, et 
une profonde dépression occupant tout l'intervalle de ces dents; toute 
la tête à ponctuation très fine et peu serrée, avec quelques gros points 
sur les joues et sur l’épistome, le devant de l’épistome rugueux. Pro- 
thorax convexe, sans rebord à la base, sauf dans le milieu; les angles 
postérieurs bien accusés :les côtés fortement sinués près de ces angles, 
en ligne presque droite entre le milieu et les angles antérieurs; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal ; la région basilaire avec une très 
petite dépression de chaque côté près des angles postérieurs: le de- 
vant sans saillies ni dépressions; toute la surface uniformément à 
grosse ponctuation simple et serrée, l'intervalle des points à peine ru- 
gueux. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, arrondis sur 
les côtés; stries fines et peu distinctes; interstries à grosse ponctua- 
tion légèrement rugueuse, en partie ponctüés sur les côtés, leur 
milieu faiblement élevé en côte longitudinale irrégulière et presque 
lisse. Pygidium un peu plus large que long, à grosse ponctuation 
serrée; la carène de la base en arc de cercle. — Congo français (Gui- 
ral, coll. du Muséum de Paris, un seul exemplaire). 

Voisin du tridentipes n. sp. ct de lanomalipes n. sp., mais 
bien distinct par l’armature et la ponctuation de la tête, les tibias anté- 
rieurs quadridentés à leur côté externe comme chez presque tous les 
Onthophagus: il diffère encore du tridentipes par le prothorax sans 
sillon longitudinal, les interstries des élytres à ponctuation moins uni- 
formément répartie: il diffère de lanomalipes par sa coloration cui- 
vreuse, la ponctuation du prothorax uniformément serrée, celle du 
pygidium composée de points moins grands. 

Également voisin du bicallifrons n. sp. dont il diffère principale- 
ment par l’armature et la ponctuation de la tête, le prothorax sans 
sillon longitudinal médian, mais avec une légère dépression près des 
angles postérieurs. 

6. ahenomicans n. Sp. — Nitidus, nigro-aeneus, supra breviter 


flavo-pubescens. Capite punctato, punctis magnis parum densis, minutis 
intermirtis, clypeo antice rugoso, apice angustissime subsinuato ; fronte 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 33 


t 


subarcuatèm carinata; vertice duobus tuberculis obliquis inter oculos 
instructo. Prothorace toto simpliciter, fortiter ac parum dense pune- 
tate; medio longitudinaliter non sulcato; lateribus postice valde sinua- 
lis; basi non marginata. Elytris tenuiler strialis; intervallis planis, 
fortiler et parum dense punclatis. Pygidio fortiter punctato. — Long. 
4,5 mill. 

Entièrement d’un noir brillant, fortement bronzé, surtout sur la tête 
et le prothorax, sauf quelques parties des pattes d’un brun rougeàtre, 
la massue des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium 
à pubescence jaune assez courte. Épistome à peine et très étroitement 
sinué en devant; joues médiocrement saillantes et presque arrondies ; 
front avec une carène à peine arquée, atteignant la suture des joues ; 
vertex avec deux petits tubercules obliques, situés entre les milieux 
des yeux; le devant de l’épistome ridé, tout le reste de la tête garni 
de très grands points peu serrés, mélangés de points fins. Prothorax 
sans rebord à la base; les angles postérieurs obtus mais presque vils ; 
les côtés fortement sinués près de ces angles, en ligne presque droite 
entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon 
longitudinal; la région des angles postérieurs sans dépression dis- 
tincte; le devant sans saillies ni dépressions; toute la surlace unifor- 
mément à grosse ponctuation simple, peu serrée. Élytres plus larges 
que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries fines; interstries plans, 
à surface à peine rugueuse, uniformément à grosse ponctuation peu 
serrée, irrégulièrement disposée, et simple, sauf celle de l'interstrie 
latéral légèrement ràpeuse. Pygidium à grosse ponctuation médiocre- 
ment serrée; la carène de la base formant dans le milieu un angle très 
obtus. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. R. Ober- 
thür, un seul exemplaire). À 

Diffère de l'anomalipes n. sp. par le vertex avec deux petits tu- 
bercules obliques, la tête garnie de points plus grands el moins serrés, 
le prothorax à ponctuation uniformément bien plus écartée, les inters- 
tries des élytres sans espace longitudinal lisse dans leur milieu, le py- 
gidium garni de points moins grands et moins serrés, les tibias anté- 
rieurs de conformation normale. 


®. asperipennis n. sp. — Nitidulus; niger, capile prothoraceque 

nigro-aeneis ; supra breviler flavo-pubescens. Capile fortiter ac parum 

dense punctato, punctis minutis intermixtis, clypeo rugoso, apice ro- 

tundato ; fronte arcuatim carinata; vertice carina leviter inverso-ar- 

cuata, fere inter oculorum margines anticos sila, instructo. Prothorace 

toto simpliciter, fortiter ac subdense punctato, punclorum interstitiis 
Ann. Soc. Ent. Fr. LXxXI, 1902. 3 


94 H. D'ORBIGNY. 


praesertm ad laterarugosis, postice in medio longitudinaliter subsulcato, 
utrinque prope angulos posticos anguste sed profunde longitudinaliter 
impresso; lateribus postice valde sinuatis; basi, medio excepto, non 
marginala. Elytris tenuiter striatis; intervallis planis, non punctatlis 
sed dense rugosis. Pygidio dense rugoso-punctato. — Long. 7 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d'un noir bronzé, la partie posté- 
rieure de la tête et le devant du prothorax légèrement verdâtres:; le 
reste du corps et les pattes noirs; massue des antennes d’un testacé 
obscur. Tête, prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaunâtre 
assez courte. Épistome arrondi en devant; joues peu saillantes et ar- 
rondies ; front avec une carène arquée n’atteignant pas tout à fait la su- 
ture des joues; vertex avec une carène n’atteignant pas à beaucoup 
près les veux et située à peine en arrière de leur bord antérieur, 
très faiblement arquée en sens inverse de la carène frontale: l'épi- 
stome couvert de rugosités transverses, le reste de la tête garni de gros 
points peu serrés, mélangés de points fins. Prothorax sans rebord à la 
base, sauf dans le milieu; les angles postérieurs un peu arrondis : les 
côtés fortement sinués près de ces angles, en ligne droite entre le mi- 
lieu et les angles antérieurs; le tiers postérieur avec un léger sillon 
longitudinal médian; la région basilaire avec une forte mais étroite 
impression longitudinale, située de chaque côté près des angles posté- 
rieurs ; le devant sans saillies ni dépressions ; toute la surface unifor- 
mément à grosse ponctuation simple et assez serrée, sauf les deux 
impressions basilaires un peu plus finement ponctuées, l'intervalle 
des points à peine rugueux sur le disque, assez fortement rugueux 
sur les côtés. Élytres notablement plus larges que le prothorax, un 
peu arrondis latéralement: stries fines; intestries plans, non ponctués 
mais couverts de rugosités serrées, se tranformant sur les côtés en 
ponctuation ràäpeuse. Pygidium à ponctuation rugueuse très serrée ; Ja 
carène de la base en are de cercle. — État du Congo : région de Mpala 
à l’ouest du lac Tanganyika (R. P. Guillemé, coll. R. Oberthür, un 
seul exemplaire). 

Voisin de lahenomicans n.sp. dont il diffère principalement par les 
interstries des élytres couverts de rugosités, l’épistome arrondi, le 
prothorax à ponctuation plus serrée, sa base avec une impression lon- 
gitudinale de chaque côté, la taille bien plus grande. 


O. alternans Raffray, 1877, in Rev. et Mag. de Zool., 1877, p. 318, 
décrit de PAbyssinie : Adoua. — A part sa coloralion, cette espèce est 
très voisine des précédentes. — Tête et prothorax d’un bronzé obscur 
souvent verdatre; élytres testacés, avec l'interstrie juxtasutural noir 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 35 


sauf en devant, les 3°, 5° etordinairement 7° intlerstries noirs, sauf à Ja 
base et à l'extrémité. en outre l’interstrie latéral presque toujours avec 
une tache longitudinale un peu oblique et partant du calus huméral, 
les épipleures et étroitement le bord basilaire noirs (type); très rare- 
ment élytres noirs, sauf la base, l'extrémité et le 2° interstrie testacés, 
la partie testacée de la base et de l'extrémité étant plus longuement 
prolongée sur ie 4° et le 6° interstrie, ou encore élytres noirs, avec 
seulement une petite tache testacée à la base de tous les interstries 
dorsaux et quelques autres petites taches vers l'extrémité (var. sub- 
alternans var. nov.) — Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum 
de Paris, tvpe et variété; coll. Alluaud). 


O. cinctipennis (Quedenfeldt, 1884, in Berlin. Ent. Zeitschr., 
XXVII, p. 276, décrit de lAngola. — Cette espèce est également 
très voisine des précédentes: elle est bien reconnaissable à sa colo- 
ration d’un vert foncé, avec les élytres largement bordés de testacé 
sur les côtés et l'extrémité, sa tête avec une seule carène courte et 
haute, située vers le milieu, son prothorax couvert d’une grosse ponc- 
tuation extrêmement serrée. — Angola : Malanje (major von Mechow, 
type de Quedenfeldt, coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 


O. quadrimaculatus Raffray, 1877, in Rev. et Mag. de Zool., 
1877, p. 319, décrit du Zanguebar. — Cette espèce à également la 
base du prothorax sans rebord, et elle appartient au même groupe que 
les précédentes; elle s’en distingue par la tête et le prothorax d’un 
bronzé verdätre, les élytres noirs, chacun avec deux taches transver- 
sales d’un rouge jaunâtre, l’une située près de la base et s'étendant 
ordinairement du calus huméral au 4° interstrie, l’autre antéapicale et 
s'étendant ordinairement du bord externe au 3° interstrie, la tête ayant 
une courte carène sur le front et deux petits tubercules sur Île 
vertex, le prothorax uniformément à ponctuation assez grosse et 
assez serrée. — Zanzibar (type de Raffray, coll. Monchicourt > Mu- 
séum de Paris; Raffray, coll. R. Oberthür); Afrique orientale anglaise 
(recu de MM. Staudinger et Bang-Haas) : Mombasa (coll. H. W. Bates 
R. Oberthür). 


©. granum D. Sp. — Nilidus, niger, supra breviler flavo-hirtus. 
Capile fortiter ac parce punctato, punctis minultis intermirtis, clypeo 
rugoso, apice anguste sinuato; fronte apud marem brevissime, apud femi- 
nam arcuatèm ac valide carinata ; vertice carina recta vel leviter inverso- 
arcuala, inter oculos et illorum paululo post margines anticos sita, in- 
structo. Prothorace toto simpliciler, requlariter,modice [ortiter et parum 


30 H. D'ORBIGNY. 


dense punctato, medio longitudinaliter non aut vix sulcato; lateribus 
pôstice leviter sinuatis; basi, angquste medio excepto, non marginata. 
Elytris tenuiter striatis: intervallis planis, simpliciter et biseriatim 
parce punctatis. Pygidio subfortiter ac parum dense punctato. — Long. 
3-3,8 mill. 

Entiérement noir, brillant; massue des antennes noire. Tête, pro- 
thorax, élytres et pygidium à courte pubescence dressée et d’un gris 
jaunâtre. Épistome étroitement sinué en devant; joues peu saillantes 
et arrondies; front avec une carène extrêmement courte, presque en 
forme de fin tubercule transverse G, avec une assez forte carène ar- 
quée, atteignant la suture des joues ©; vertex avec une carène de 
même hauteur dans toute son étendue, droite ou légèrement arquée 
en sens inverse de la carène frontale, n’atteignant pas à beaucoup près 
les veux, et située très peu en arrière de leur bord antérieur; toute la 
tète à grosse ponctuation écartée, plus ou moins mélangée de points 
lins, saui l’épistome fortement rugueux. Prothorax sans rebord à la 
bäse, sauf très étroitement dans le milieu; les angles postérieurs ar- 
rondis ; les côtés légèrement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs ; la ligne médiane sans sillon, ou tout 
au plus avec une faible trace de sillon longitudinal à là partie posté- 
rieure; la région des angles postérieurs régulièrement convexe et 
sans trace de dépression; le devant sans saillie ni dépression; toute 
la surface uniformément à ponctuation simple, régulière. médiocre- 
ment forte et peu serrée. Élytres un peu plus larges que le prothorax, 
légèrement arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; stries 
étroites: interstries plans, avee deux rangées un peu irrégulières de 
points simples et écartés. Pygidium à ponctuation assez grosse et peu 
serrée; la carène de la base formant dans le milieu un angle obtus 
bien prononcé et à sommet vif. — Mozambique (ma coll.) : Lourenco 
Marquez (D' Ch. Martin). 

Sa couleur d'un noir brillant, sa ponctuation peu serrée, la carène de 
la base du pygidium nettement anguleuse, le distinguent des autres 
espèces, appartenant à la même division et ayant la tête avec deux ca- 
rènes simples, les côtés du prothorax sinués près des angles posté- 
rieurs. 


6. brevigena n. sp. — Nitidus, niger, Supra breviter flavo-pu- 
bescens. Capile tenuiler subrugose punctato, clypeo rugoso, apice leviter 
sinualo; genis minutis, oculos insigniter latos postice non amplecten- 
tibus:; fronte carinata, carina medio arcuata, utrinque angulatim 
flexæa atque inter clypeum et genas usque ad marginem externum oblique 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 37 


producta; vertice carina medio interrupta, inter oculos sita, instructo. 
Prothorace simpliciter ac parum dense punctato, punctis in disco mu- 
gnis, minulis tntermixtis, ad latera fere uniformiler magnis el pro- 
fundis, postice longitudinaliter non sulcato : lateribus postice levissüne 
sinuatis; basi non marginala. Elytris mediocriler striatis ; intervallis 
subconvexis, biserialim tlenuissime granulatis. Pygidio fortiter punc- 
tato. — Long. 5,5 mill. 

Noir brillant, avec la majeure partie des pattes et la massue des an- 
tennes d’un brun rougeàtre. Tête, prothorax, élytres et pygidium à 
pubescence jaunâtre et assez courte. Épistome légèrement et étroi- 
tement sinué en devant; joues petites, peu saillantes et arrondies, 
ne se prolongeant pas en arrière à beaucoup près jusqu’au bord 
postérieur des yeux qui sont très grands, et arrondis en ovale seu- 
lement un peu plus long que large; front avec une carène arquée 
atteignant la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se 
prolongeant obliquement entre l’épistome et les joues jusqu'au bord 
externe; vertex avec une carène interrompue dans son milieu, n’attei- 
gnant pas tout à fait les yeux et située un peu en avant de leur milieu, 
légèrement arquée en sens inverse de la carène frontale; lépis- 
tome garni de rugosités transverses, le reste de la tête à ponctua- 
tion fine et très légèrement rugueuse. Prothorax sans rebord à la 
base; les angles postérieurs largement arrondis: les côtés très lége- 
rement sinués près de ces angles, en ligne droite entre le milieu et 
les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; la 
région des angles postérieurs sans trace de dépression; le devant sans 
saillie ni dépression; toute la surface à ponctuation simple et écartée, 
les points gros et mélangés de points fins sur le disque, presque 
uniformément gros et profonds sur les côtés. Élytres plus larges que 
le prothorax, arrondis latéralement; stries médiocrement larges et peu 
profondes ; intestries subconvexes, en majeure partie avec deux ran- 
gées régulières de très fins granules. Pygidium à grosse ponctuation 
médiocrement serrée; la carène de la base presque en arc de cercle. 
— Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür, 
un seul exemplaire). 

Bien reconnaissable à sa couleur d’un noir brillant, la forme des 
joues et des yeux, la ponctuation inégale et écartée du disque du pro- 
thorax, ses élvtres à interstries lisses, sauf deux rangées de très fins 
granules. 


OÔ. depilis n. Sp. — Subnitidus; niger,capile prothoraceque obscure 
£upreo-aeneis, suboirescentibus : supra glaber, pygidio interdum brevis- 


38 il. D'ORBIGNY. 


sime et Sparsim flavo-seloso. Capite transrerso, tenuiter ac dense punc- 
tato, clypeo antice rugoso, apice rotundato : fronte arcuatim carinata ; 
vertice carina recta vel sinuata, inter oculos et illorum fere in medio 
sita, instructo. Prothorace toto simpliciter ac dense, subtililer, antice 
subtilius punctato, apud marum antice abrupte declivi; lateribus pos- 
lice non sinuatis ; basi, medio excepto, non visibiliter marginata. Elytris 
profunde striatis; intervallis leviter convexis, confertim ac tenuiter 
rugoso-punctatis. Pygidio dense subrugoso-punctato. — Long. 6,5- 
7 mil. 

Médiocrement brillant; tête et prothorax d’un cuivreux obscur, or 
dinairement plus ou moins verdàtre par places; le reste du corps et 
les pattes noirs; massue des antennes d’un testacé clair. Dessus glabre, 
sauf parfois le pygidium avec quelques soies jaunes extrêmement 
courtes. Tête notablement plus large que longue: épistome arrondi ; 
joues médiocrement saillantes, formant en dehors un angle obtus 
à sommet arrondi; front avec une carène arquée atteignant la su- 
ture des joues; vertex avec une carène tantôt droite, tantôt plus ou 
moins sinueuse, n’atteignant pas tout à fait les yeux et située à peu 
près entre leurs milieux; toute la tête à ponctuation serrée, simple, 
fine et régulière, sauf plus ou moins largement le devant de lépistome 
garni de fines rides transverses. Prothorax non ou très indistinctement 
rebordé à la base, sauf dans le milieu; les angles postérieurs peu accu- 
sés ; les côtés non sinués mais en pan coupé près de ces angles, arron- 
dis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie postérieure avec 
une légère trace de sillon longitudinal médian; le devant un peu brus- 
quement déclive &, simple © ; toute la surface à ponctuation simple, 
serrée et assez fine, plus fine en devant. Élvtres à peu près de la lar- 
geur du prothorax, arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; 
stries profondes et assez larges ; interstries légèrement convexes, à 
ponctuation fine et très serrée, plus ou moins rugueuse, et irrégulière- 
ment disposée. Pygidium à ponctuation relativement assez forte, serrée 
et un peu rugueuse; la carene de la base presque en are de cercle. — 
Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür): 
Congo français : Gabon (coll. R. Oberthür). 

Dilfère des espèces précédentes par sa ponctuation assez fine el ser- 
rée, les côtés du prothorax non sinués près des angles postérieurs. 


O. denudatus n. Sp. — Nitidissimus; niger, interdum capite 
prothoraceque nigro-aeneis vel virescentibus; supra glaber. Capite sub- 
dense punctulato; clypeo rotundato: fronte arcuatim carinata; vertice 
carina inter oculos et illorum paulo ante medium sita, apud marem. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 39 


longa et requlariter arcuata, apud feminam breviore et recta vel sinuosa, 
instructo. Prothorace simpliciler, parum dense ac lenuiter, antice in 
medio tenuissime punctato; lateribus postice non sinualis ; basi, anguste 
medio excepto, non marginata. Elytris profunde striatis ; intervallis 
subconveris, dense punctulatis. Pygidio subtenuiter confertim punctato. 
— Long. 5,5-6,5 mill. 

Très brillant; noir, souvent la tête et le prothorax à reflet vert ou 
bronzé, parlois les pattes légèrement rougeûtres ; massue des antennes 
testacée. Dessus complètement glabre. Tète un peu transverse ; épis- 
tome arrondi en devant; joues peu saillantes et presque arrondies ; 
front avee une carène arquée atteignant la suture des joues; vertex 
avec une carène située un peu en avant du milieu des yeux, longue, 
atteignant presque les veux, et régulièrement arquée &, plus courte et 
droite ou sinueuse 9 ; toute la tête à ponctuation fine, simple et assez 
serrée, sauf l’épistome © avec de fines rides transverses. Prothorax 
sans rebord à la base, sauf étroitement dans le milieu ; les angles pos- 
térieurs largement arrondis ; les côtés non sinués mais en pan coupé 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs : 
la partie postérieure avec une légère trace de sillon longitudinal mé- 
dian : la région des angles postérieurs sans dépression; le devant assez 
brusquement déelive et à peine visiblement déprimé dans le milieu 6, 
simple 9; toute la surface à ponctuation simple, peu serrée, régulière 
et très fine, extrêmement fine en devant dans le milieu. Élytres à peu 
près aussi larges ou un peu plus larges que le prothorax, peu ré- 
trécis en arrière et à peine arrondis sur les côtés: stries profondes; 
interstries subconvexes, couverts d’une fine ponctuation simple, serrée 
et irrégulièrement disposée. Pygidium à ponctuation simple, assez fine, 
très serrée et un peu rugueuse; la carène de la base formant dans le 
milieu un angle à peine accusé et largement arrondi. — Cameroun : 
Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür) ; Congo espagnol : 
ap San Juan (Martinez Escalera); Congo français : Gabon (coll. 
R. Oberthür, ma coll.). 

Extrèmement voisin du depilis n. sp. dont il ne diffère guère que 
par la ponctuation du prothorax beaucoup plus écartée et un peu plus 
line, celle des élytres moins serrée, la taille plus petite. 





O0. rufulus n. sp. — Nitidus; castaneus, interdum capite protho- 
raceque nigro-fuscis ; supra glaber. Capite regqulariter ac subdense punc- 
tulato :; fronte arcuatüm carinata: vertice carina inter oculos el illorum 
paulo ante medium sita, apud marem longa et sinuosa, apud feminam 
breviore et recta, instructo. Prothorace simpliciter, subdense ac tenuiter, 


40 H. D'ORBIGNY. 


antice et in disco tenuissime punctato: lateribus postice non sinuatis : 
basi, medio excepto, non marginata. Elytris parum late sed profunde 
striatis; intervallis subconveris,subdense punctulatis. Pygidio confertim 
forteus punctato. — Long. 5-6,5 mill. 


D'un brun chätain ou rougeûtre, brillant et plus ou moins clair, en- 
tièrement ou avec la tête et le prothorax d’un brun noir; massue des 
antennes testacée. Dessus entièrement glabre. Épistome arrondi en 
devant; joues médiocrement saillantes et arrondies: front avec une 


1 


fine carène très fortement ärquée et n’atteignant pas tout à fait la su-. 


ture des joues G, moins arquée et atteignant la suture des joues ©; 
vertex avec une carène située un peu en avant du milieu des yeux, 
longue, atteignant presque les yeux, sinuée dans son milieu, un peu 
courbée en arrière à ses extrémités G, plus courte, n’atteignant pas à 
beaucoup près les yeux et droite $; toute la tête à ponctuation fine, 
régulière et assez serrée. Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le 
milieu ; les angles postérieurs largement arrondis; les côtés non sinués 
mais en pan coupé près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la partie postérieure ordinairement avec une légère 
trace de sillon longitudinal médian: le devant assez brusquement dé- 
chive et très légèrement déprimé dans le milieu G, simple @; toute la 
surface à fine ponctuation simple et assez serrée, les points extrêmement 
fins en devant et sur le milieu du disque, bien moins fins à la base et 
surles côtés. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, légèrement 
arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; stries assez étroites 
mais profondes; interstries subconvexes, couverts d’une fine ponctua- 
tion simple et assez serrée, la ponctuation très légèrement rugueuse 
sur l’interstrie latéral, Pygidium à ponctuation serrée et relativement 
assez forte; la carène de la base formant dans le milieu un angle peu 
prononcé. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. 
R. Oberthür) ; Congo français : Benito {ma coll.). 


Extrèmement voisin du denudatus n. Sp. dont il ne diffère guère 
que par sa couleur d’un brun châtain. 


6. subnudus n. sp. — Nitidus, metallico-viridis, interdum leviter 
cupreus, supra fere glaber. Capite transverso, subtililer punctato : cly- 
peo rolundato; fronte arcuatim tenuiter carinata: vertice carina parum 
elevata, medio interrupta, inter oculorum margines anticos sita, ins- 
tructo. Prothorace simpliciter ac subdense, subtiliter, in disco praeser- 
ton antice subtilius punctato; lateribus postice sinuatis; basi tota non 
marginata. Elytris profunde striatis ; intervallis planis aut vix converis, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. A 


subdense rugoso-punctatis. Pygidio confertim punetato. — Long, 7,5- 
9 mill. 

Vert métallique brillant, parfois en partie un peu cuivreux, avec le 
dessous du corps et les pattes en majeure partie d’un bronzé cuivreux, 
sauf l'abdomen noirâtre ; massue des antennes d’un testacé pale. Des 
sus glabre, sauf les côtés des élytres et le pygidium à pubescence jaune 
extrêmement courte. Tête notablement plus large que longue; épistome 
arrondi: joues assez saillantes et arrondies; front avec une très fine 
carène arquée, atteignant où atteignant presque la suture des joues, 
souvent peu aceusée; vertex avec une fine carène interrompue dans 
son milieu, n’atteignant pas à beaucoup près les veux et située entre 
leurs bords antérieurs; toute la tête uniformément à ponctuation fine, 
simple, régulière et assez serrée. Prothorax sans trace de rebord à la 
base sur toute sa largeur ; les angles postérieurs bien accusés ; les côtés 
assez fortement sinués près de ces angles, en ligne presque droite ou à 
peine arquée entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane 
sans sillon longitudinal: le devant sans saillies ni dépressions ; toute la 
surface à ponctuation simple, fine et assez serrée, un peu plus fine sur 
le disque, surtout en devant. Élytres à peine plus larges que le protho- 
rax, arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; stries profondes 
et assez larges; interstries plans ou à peine convexes, à ponctuation 
simple, médiocrement forte et assez serrée, irrégulièrement disposée, 
mélangée de légères rugosités obliques, et se transformant sur l'inter- 
strie latéral en ponctuation râpeuse. Pygidium à ponctuation serrée el 
médiocrement forte; la carène de la base tantôt en arc de cercle, tantôt 
formant dans le milieu un angle plus ou moins prononcé. — Congo 
français : Benito (ma coll.). 

Distinct de toutes les autres espèces par sa couleur d’un vert métak 
lique brillant, son prothorax à ponctuation fine et simple, complètement 
sans rebord à la base, sa taille relativement assez grande. 


O0. puberulus (Dejean, Cat.) n. sp. — Nitidulus, obscure viridis. 
Capite parum transverso, tenuissime punctato; clypeo rotundato ; fronte 
longe carinata, carina recta,utrinqueangulatim flexæa atque inter clypeum 
et genas usque ad marginem externum suboblique producta ; vertice ca- 
rina in medio fere recta, inter oculos et illorum fere in medio sita, 
utrinque retrorsum curvata et usque ad oculi marginem posticun pro- 
ducta, instructo. Prothorace toto simpliciter, subtenuiler ac subdense 
punctalo, antice medio vix perspicue calloso; lateribus postice sinuatis ; 
basi tota non marginata. Elytris parum late striatis ; intervallis plans, 
simpliciler, tenuiter ac subdense punctatis, intervallo laterali solo for- 


49 H. D'ORBIGNY. 


tiler ac parce asperato-punctato. Pygidio subdense punctalo. — Long. 
6 mill. 

Assez brillant; d’un vert obscur, massue des antennes testacée. Des- 
sus glabre (du moins chez le seul exemplaire étudié). Tête pas beau- 
coup plus large que longue; épistome arrondi; joues assez saillantes 
et un peu arrondies; front avec une longue carène située vers le tiers 
antérieur, droite jusqu'à la suture des joues, puis se coudant à angle 
très obtus et se prolongeant sur cette suture entre l’épistome et les 
joues jusqu'au bord externe ; vertex avec une longue carène située à 
peu prèsentre les milieux des yeux, presque droite dans sa partie mé- 
diane, se courbant en arrière vers ses extrémités et se prolongeant 
jusqu'au bord postérieur des yeux; la tête très finement ponctuée. 
Prothorax sans trace de rebord à la base sur toute sa largeur; les 
angles postérieurs bien accusés; les côtés assez fortement sinués près 
de ces angles, en ligne presque droite entre le milieu et les angles 
antérieurs; environ la moitié postérieure avec un sillon longitu- 
dinal médian bien prononcé en arrière; le devant avec une très vague 
race de callosité médiane; toute la surface uniformément à ponctua- 
tion simple, assez fine et assez serrée. Élytres un peu plus larges que 
le prothorax, faiblement arrondis sur les côtés et peu rétrécis en 
arrière; stries assez étroites; interstries plans, à ponctuation simple, 
fine, assez serrée et irrégulièrement disposée, le latéral seul à forte 
ponctuation râpeuse et peu serrée. Pygidium assez densément ponctué ; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle obtus. — Sénégal 
(coll. Dejean => van Lansberge > R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Assez voisin du subnudus n. sp., dont il diffère principalement par 
la taille beaucoup plus petite, la coloration plus foncée, les carènes de 
la tête très différentes, le prothorax avec un sillon longitudinal, les in- 
terstries des élytres sans rugosités. 


O6. fuscidorsis n. Sp. — Nilidus; testaceus, prothoracis disco 
postice medio late et longe fusco; supra brevissime flavo-pubescens, 
utrinque lonqius in prothoracis disco postice fasciculatus. Capite punc- 
tulato; clypeo rotundato; fronte arcuatim carinata ; vertice carina recta 
vel subrecta, inter oculos et illorum fere in medio sila, instructo. Pro- 
thorace simpliciter ac parum dense tenuissime punctato, punctis majo- 
ribus ad latera intermixtis, postice medio longitudinaliter sulcato, 
utrinque prope angulos posticos depresso ; lateribus postice sinuatis ; basi, 
medio excepto, non marginata. Elytris late striatis ; intervallis planis, 
sublilissime ac parum dense punctulatis, lateribus fortiter punctatis. 
Pygidio shmpliciter ac subdense punctato. — Long. 5-7 mill. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 43 


Brillant; entièrement testacé, sauf le disque du prothorax largement 
taché de brun dans le milieu sur ses deux tiers postérieurs, cette ta- 
che occupant ordinairement à la base environ la moitié de la largeur, 
se rétrécissant en avant, et se prolongeant souvent plus ou moins sur 
la région scutellaire des élytres dont le bord sutural est souvent brun. 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence jaune. 
le prothorax ayant de chaque côté, notablement au-dessus des angles 
postérieurs et un peu plus en dedans, une petite touffe de soies jaunà- 
tres assez longues. Tête beaucoup plus large que longue; épistome ar- 
rondi en devant; joues assez saillantes, formant en dehors un angle 
obtus à sommet arrondi; front avec une carène arquée atteignant 
la suture des joues; vertex avec une carène droite ou presque droite, 
n'atteignant pas les yeux et située entre leurs milieux ou à peine en 
arrière ; toute la tête à ponétuation fine et simple. Prothorax sans re- 
bord à la base, sauf dans le milieu, ou au moins à rebord largement 
interrompu de chaque côté; les angles postérieurs un peu arrondis 
mais bien accusés ; Les côtés nettement sinués près de ces angles, légè- 
rement arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la moitié pos- 
térieure avec un sillon longitudinal médian bien prononcé; la région 
basilaire avec une assez grande dépression longitudinale située de cha- 
que côté un peu en dedans des angles postérieurs ; le devant sans sail- 
lie ni dépression; toute la surface à ponctuation simple et peu serrée, 
les points uniformément très fins sur le disque, fins et mélangés de 
gros points sur les côtés, en outre, de chaque côté au-dessus de Ja 
dépression basilaire, une courte série irrégulièrement transverse de 
très gros points profonds et longuement sétigères. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries larges ; inter- 
stries plans, garnis de points simples, extrèmement fins, peu serrés et 
irrégulièrement disposés, se transformant en gros points profonds sur 
le 7° etsurtout sur le & interstrie. Pygidium à ponctuation simple, assez 
serrée et relativement assez forte; la carène de la base très fine et pres- 
que en are de cercle. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, 
coll. R. Oberthür), Lolodorf (id.):; Congo espagnol : cap San Juan (Mar- 
tinez Escalera). 

Très reconnaissable à sa coloration, sa ponctuation, aux deux petites 
touffes de soies du prothorax qui est sillonné dans le milieu, et dé- 
primé de chaque côté à la base. 


O6. Alluaudi n. Sp. — Nitidus; niger, prothoracis margine anlico 
cupreo-aeneo, lateribus leviter rufescentibus, pygidio obscure rufo; supra 
glaber,prothorace utrinque fusco-fasciculato, elytrorum lateribus ac pygi- 


4 H. D'ORBIGNY. 


dio flavo-pubescentibus. Capite punctulato, clypeo rugoso, apice rotun- 
dato; fronte arcuatim carinata, carina utrinque angulatim flexa et non 
subtilius inter clypeum et genas usque ad marginem externum oblique 
producta; vertice carina inter oculos et illorum in medio sita, ulrinque 
Leviter retrorsum curvata et usque ad oculi marginem posticum producta, 
instructo. Prothorace simplhciter ac parum dense, in disco subtiliter, ad 
latera fortiter punctato, postice medio longitudinaliter suleato, utrinque 
prope angulos posticos leviter depresso; laleribus postice sinuatis : basi, 
medio et angulis posticis exceptis, non distincte marginata..Elytris me- 
diocriter striatis; intervallis vix convexis, simpliciler, subtenuiter ac 
parce, ad latera fortius ac densius punetatis. Pygidio simpliciter punc- 
tato, — Long. 6 mill. 


Brillant: noir, avec le bord antérieur du prothorax d'un bronzé cui- 
vreux, ses côtés légèrement roussâtres, le pygidium et l'abdomen d’un 
roux obscur, le reste du dessous et les pattes d’un noir légèrement 
bronzé, sauf le dessous des cuisses intermédiaires et postérieures un 
peu plus clair, la massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf 
les côtés des élytres et le pygidium à pubescence jaune médiocrement 
longue, le prothorax avee une petite touffe de poils bruns assez longs, 
située de chaque côté au-dessus et un peu en dedans des angles pos- 
térieurs. Tête beaucoup plus large que longue; épistome régulièrement 
arrondi; joues médiocrement saillantes, formant en dehors un angle 
très obtus et arrondi; front avec une forte carène arquée atteignant la 
suture des joues, puis se coudant à un angle obtus et se prolongeant 
obliquement de chaque côté entre l’épistome et les joues jusqu’au 
bord externe, sans diminuer de force; vertex avec une carène située 
entre les milieux des yeux, se courbant un peu en arrière à chaque 
extrémité et se prolongeant jusqu’au bord postérieur de l'œil; toute la 
iête à ponctuation fine et médiocrement serrée, sauf l’épistome garni 
de rides transverses. Prothorax sans rebord distinet à la base, excepté 
dans le milieu et près des angles postérieurs qui sont légèrement ar- 
rondis ; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs; la moitié postérieure avec un profond 
sillon longitudinal médian: la région basilaire avec une légère impres- 
sion longitudinale située de chaque côté près des angles postérieurs ; 
le devant sans saillie ni dépression; toute la surface à ponctuation sim- 
ple et peu serrée, les points uniformément très fins sur environ le 
tiers médian de la largeur et toute la longueur, très gros, profonds et 
mélangés de points fins sur les côtés, les impressions de chaque côté 
de la base plus finement ponctuées, et au-dessus de chaque impression 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 5 


une petite série transverse de très gros points confluents et assez lon- 
guement sétigères. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur 
les côtés; stries médiocrement larges; interstries à peine convexes, à 
ponctuation simple, assez fine et écartée sur les interstries dorsaux, 
plus grosse et plus serrée sur les côtés, et en majeure partie disposée 
irrégulièrement. Pygidium à ponctuation simple, médiocrement forte 
et médiocrement serrée; la carène de la base en are de cercle. — Côte 
d'Ivoire : Assinie (Ch. Alluaud, un seul exemplaire). 

Très voisin du fuscidorsis n.sp., dont il diffère par sa couleur en 
majeure partie noire, la ponctuation du prothorax un peu moins fine 
sur le disque, beaucoup plus grosse sur les côtés, celle des élytres 
plus écartée et beaucoup moins fine sur les interstries dorsaux, la 
carène du vertex plus longue, celle du front se prolongeant nettemeñt 
jusqu'au bord externe, tandis que chez le fuscidorsis elle s'arrête à la 
suture des joues, ou ne se prolonge que peu distinetement entre lé- 
pistome et les joues. 


Ô. umbratus n. Sp. — Nitidus, nigro-fuscus, prothoracis lateri- 
bus et saepius parte antica rufescentibus, pyqidio rufo, interdum basi 
fusca; supra flavo-pubescens, prothorace in disco glabro, utrinque lon- 
qius fasciculato. Capite subdense punctulato, nonnulis punctis magnis 
intermirtis,clypeo subrugoso, apice rotundato ; fronte arcuatim carinata, 
carina utrinque angulatim flexa atque inter clypeum el genas usque ad 
marginem externum oblique producta : vertice carina longa, fere recta, 
inter oculos et illorum paulo post medium sita, instructo. Prothorace 
sümpliciter ac parce punctato, punclis minutis, punctis in disco magnis 
el sparsis, ad latera majoribus et numerosioribus, intermirtis, postice 
medio longitudinaliter sulcalo, utrinque prope anqulos posticos leviter 
depresso; lateribus postice sinuatis : basi vix perspicue, utrinque non 
visibiliter marginata. Elytris mediocriter striatis ; intervallis fere pla- 
nis, parum dense in disco granulatis, ad lalera asperato-punctatis. 
Pygidio parum dense punctato. — Long. 5-6 mill. 

Brillant; d’un brun foncé, avee les côtés et souvent le devant du 
prothorax, parfois aussi l'extrémité des élytres, d'un brun un peu plus 
clair, le pygidium d’un roux clair, sauf parfois sa base brune, les pattes 
souvent d’un brun rougeûtre, la massue des antennes testacée. Dessus 
à pubescence jaune, rare sur la tête, assez longue sur le prothorax, 
sauf le disque glabre au moins en devant, ses côtés avant vers le tiers 
postérieur une touffe de soies plus longues et dressées, la pubescence 
un peu plus courte sur les élytres et le pygidium. Tête beaucoup plus 
large que longue; épistome régulièrement arrondi; joues assez sail- 


46 H. D'ORBIGNY. 


lantes, formant en dehors un angle obtus arrondi; front avec une ca- 
rène arquée atteignant la suture des joues, puis se coudant à angle 
obtus et se prolongeant obliquement en avant entre lépistome et les 
joues jusqu’au bord externe; vertex avec une longue carène presque 
droite, atteignant les yeux et-située un peu en arrière de leur milieu ; 
toute la tête à ponctuation assez serrée, composée de points fins, mé- 
langés de quelques gros points, en outre l’épistome un peu rugueux. 
Prothorax imperceptiblement rebordé à la base, le rebord non visible 
de dessus sur une certaine longueur de chaque côté; les angles posté- 
rieurs très obtus; les côtés fortement sinués près de ces angles, légère- 
ment arrondis entre le milieu etles angles antérieurs ; la moitié posté 
rieure avec un sillon longitudinal médian bien prononcé; la région 
basilaire avec une légère impression située de chaque côté près des 
angles postérieurs ; le devant sans saillie ni dépression; toute la sur- 
face à ponctuation simple et écartée, composée de points fins, mélangés 
de points assez gros et très espacés sur toute la longueur du disque, 
très gros et beaucoup moins espacés sur les côtés. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries médiocrement 
larges ; interstries presque plans, garnis de granules très peu serrés et 
irrégulièrement disposés, se transformant sur les côtés en grosse ponc- 
tuation räpeuse. Pygidium à ponctuation assez forte et peu serrée; 
la carène de la base en are de cercle ou à peine anguleuse dans le 
milieu. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. R. 
Oberthür):; Congo français : Gabon (recu de MM. Staudinger et Bang- 
Haas). 

Très voisin du fuscidorsis n. sp. et de lPAlluaudi n. sSp.: en 
différe principalement par le disque du prothorax à ponctuation très 
écartée, composée de points fins mélangés de gros points, les interstries 
dorsaux des élvtres granulés. 


O. guttatus Boheman, 1860, in Ofvers. Vet. Akad. Fôrh., 1860, 
p. 114, décrit des bords du lac Ngami. — Péringuey (in Trans. S. Afr. 
Phil. Soc., XII, 1900, p. 226, Descr. Cat. Col. S. Afr.) réunit cette 
espèce au talpa Fahræus, 1857 (apud Boheman, Ins. Caffr., If, p. 300). 
décrit des bords du fleuve Limpopo; il me parait impossible d’ad- 
mettre cette synonymie. Le guttatus, qui me parait être l'insecte décrit 
par M. Péringuey sous le nom de talpa, a lépistome nettement incisé, 
le front sans carène, le vertex également sans carène, mais avec deux 
tubercules dentiformes, le prothorax à ponctuation simple, sans saillie 
en devant, les interstries des élvtres à ponctuation simple, le pygidium 
noir. Le talpa, d'après la description de Fähræus, a l’épistome à peine 


ft mnt Ê 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 47 


sinué, le front avec une carène arquée, le vertex avec une haute 
carène, le prothorax granulé-ponctué, avec une saillie médiane en 
devant, les interstries garnis de granules, le pygidium ferrugineux. 

Je n'ai encore vu qu'un seul exemplaire du guttatus, il provient du 
sud de l’Afrique orientale anglaise : Mombasa (coll. H. W, Bates > R. 
Oberthür). 


O. taurus var. alternans d'Orbigny, 1898, in L'Abeille, XXIX, 
p. 149, décrit du sud de l’Algérie et du Maroc, doit être changé de 
nom, celui dalternans ayant été déjà employé par Raffray, 1877, in 
Rev. et Mag. de Zool., 1877, p. 318, pour une espèce d'Abyssinie: je 
donne à cette variété du taurus le nouveau nom d'alternatus, 


O. columella Fähræus, 1857, apud Boheman, Ins. Caffr,, IL, p. 273, 
décrit de la Colonie du Cap : Bushmen. — Le prothorax n’a pas de 
rebord à la base, sauf souvent près des angles postérieurs et dans le 
milieu. — Transwaal (coll. Bugnion), Zoulouland (D° Ch. Martin), Na- 
tal (coll. Alluaud, ma coll.); Colonie du Cap : Port Elizabeth (Dr Ch. 
Marin, Cradock (id.), Beadiord (coll. Sharp = R, Oberthür). 


O.tricariniger n. Sp. — Nitidus, niger, supra fere glaber. Capite 
tricarinato, fortiter ac subdense punctato, fronte parce punctulata: 
clypeo vix sinuato, sublruncato; carina anteriore ad tertian anterio- 
rem sita, tenui, arcuata, utrinque angulatim flexa atque inter clypeum 
el genas usque ad marginem externum oblique producta : carina inter- 
media ab anteriore perparum distante, breviore et altiore, arcuata : 
carina posteriore alta et longa, inter oculos et illorum in medio vel post 
medium sita, apud marem saepius anguste sed profunde medio excisa, 
utrinque bidentata, dentibus internis rotundatis, externis paulo altio- 
ribus et subacutis, apud feiminam simplici et recta. Prothorace simpli- 
citer ac parce punctato, punclis minutis, magnis intermixtis, antice 
apud maren abrupte declivi, apud feminam linea transversa, longa. 
{ere recta, utrinque subtuberculata, instructo; lateribus postice non 
sinuatis, angulis posticis fere nullis: basi, medio et interdum anqulis 
posticis exceptlis, non marginala. Elytris sat late striatis; intervallis 
subconvexis, disperse granulatis ac densius tenuissime punctulatis, la- 
teribus parce asperato-punctatis. Pygidio fortiter punctato. — Long. 
8-9 mill. 

Noir, brillant, massue des antennes testacée. Tête et majeure partie 
du prothorax glabres, le reste du dessus à pubescence jaune, extrè- 
mement courte et à peine visible sur les cotés du prothorax et les 
élytres, très courte sur le pygidium, Épistome à peine sinué, presque 


48 H. D'ORBIGNY. 


tronqué à son bord antérieur ; joues médiocrement saillantes et presque 
arrondies; côtés de la tête légèrement sinués à la jonction des joues 
et de lépistome; tête avec trois carènes, là première située vers le 
tiers antérieur, très fine et arquée, atteignant la suture des joues, puis 
se coudant à angle obtus et Se prolongeant obliquement entre lépis- 
tome et les joues jusqu’au bord externe, la seconde située avant le 
milieu et très rapprochée de la première, plus élevée, plus courte et 
également arquée, la troisième située sur le vertex, très élevée et 
atteignant les yeux ; cette dernière carène srtuée à peu près entre les 
milieux des yeux, étroitement mais profondément échanerée dans son 
milieu, élevée en une dent arrondie de chaque côté de léchancrure et 
en une dent un peu aiguë à chaque extrémité, les dents externes un 
peu plus élevées, parfois la carène située un peu plus en arrière, sans 
échancrure, et avec les dents intermédiaires remplacées par une 
légère ondulation, G'; cette carène située un peu en avant du bord 
postérieur des veux, simple, droite et de même hauteur dans toute 
son étendue, © ; le front presque lisse, le reste de la tête assez forte- 
ment ponctué, G'; le front assez finement et éparsement ponctué, les 
joues et l'intervalle des deux carènes antérieures plus fortement et 
densément ponctués, l'épistome à ponctuation très rugueuse et serrée, 
©. Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le milieu, ou avec un 
rebord plus ou moins largement interrompu de chaque côté; les angles 
postérieurs très largement arrondis et presque nuls; les côtés non 
sinués près de ces angles, très légèrement arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le 
devant très brusquement déclive SG, avec une arête émoussée transverse, 
presque droite, occupant plus du tiers de la largeur et légérement 
tuberculée à ses extrémités, ©; toute la surface à ponctuation simple 
et écartée, composée de points fins, mélangés de gros points, saul les 
angles antérieurs à ponctuation plus serrée. Élytres à peu près de la 
largeur du prothorax, légèrement arrondis sur les côtés; stries assez 
larges; interstries subconvexes, imperceptiblement pointillés, et avec 
seulement quelques granules épars, linterstrie latéral à ponctuation 
rapeuse et écartée. Pygidium presque aussi long que large G, beau- 
coup plus large que long 9, à grosse ponctuation assez serrée; la carène 
de la base formant dans le milieu un angle très prononcé, à peine 
arrondi à son sommet, — Afrique orientale allemande : Dar-es-Salam 
ma coll, reçu de MM. Staudinger et Bang-Haas). 


Cette espèce me semble assez voisine de l'auriculatus Klug (in 
Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 653), décrit du Mozambique, et que 


Las 5266 
ss Ehsitiel 


ds. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 49 
ÿ 1 


je connais seulement par sa description; ce dernier a également sur la 
tête trois carènes dont les deux antérieures paraissent semblables à 
celles du fricariniger, mais la postérieure est élevée en lame tri- 
dentée, et le prothorax est densément ponctué; en outre, d'après la 
figure donnée par Klug (apud Peters, Reise nach Mossamb , p. 234, 
tab. 14, fig. 1), lépistome est profondément échancré. 


O. nilicola n. sp. — Subnilidus, castaneus, supra glaber, pygi- 
dio vix perspicue pubescente. Capite tricarinato, subtenuiter punctato, 
antice rugoso; clypeo rotundato; carina anteriore ad tertiam anterio- 
rem sta, tenui, arcuata, utrinque angulatim flexa atque inter clypeum 
el genas usque ad marginem externum oblique producta: carina inter- 
media ab anteriore perparum distante, breviore et altiore, arcuata : 
carina posteriore longa et modice alta, fere inter oculorum margines 
posticos sila, Simplici, arcuata, utrinque subangulosa. Prothorace sim- 
pliciter, in disco discrete ac subtenuiter, ad latera paulo densius. 
punctis minutlis, magnis inlermirtis, punctato, antice late transversim 
subealloso; lateribus postice levissime sinuatis, angulis posticis valde 
rotundatis; basi, medio excepto, non marginata. Elytris subtenuiter 
striatis; intervallis subtiliter ac Ssimpliciter, parum dense, ad latera 
densius, sine ordine punctatis, punctis majoribus asperatis ad latera 
intermixtis. Pygidio dense punctato. — Long. 7 mill. 


Assez brillant, entièrement d’un brun châtain; massue des antennes 
d’un testacé un peu brunâtre. Dessus glabre, sauf le pygidium à pu- 
bescence jaune extrêmement courte et à peine visible. Épistome régu- 
lièrement arrondi en devant: joues médiocrement saillantes, formant 
en dehors un angle obtus à sommet arrondi; tête avec trois carènes 
arquées dans le même sens, la première située vers le tiers antérieur, 
line, atteignant la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et 
se prolongeant obliquement en avant entre lépistome et les joues 
jusqu’au bord externe, la seconde très rapprochée de la première, plus 
courte et beaucoup plus élevée, la troisième située sur le vertex à peu 
près entre les bords postérieurs des yeux, aussi longue que leur 
intervalle, assez forte, un peu anguleuse à ses extrémités: l'épistome 
entièrement couvert de fines rides transverses, le reste de la tête à 
ponctuation assez fine, très écartée sur le front, serrée sur les joues. 
Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le milieu; les angles pos- 
térieurs très largement arrondis; les côtés très légèrement sinués près 
de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: la 
moitié postérieure du disque avec un fin sillon longitudinal médian 
n'atteignant pas tout à fait la base; le devant avec une large callosité 

Ann. Soc. Ent. Fr., LxXI, 1902. % 


20 H. D'ORBIGNY. 


transverse occupant au moins le tiers de la largeur et se terminant à 
chaque extrémité par un faible tubercule arrondi et peu distinct: toute 
la surface à ponctuation simple, les points uniformément très peu 
serrés et assez fins sur le disque, un peu plus serrés, fins et mélangés 
de gros points sur les côtés. Élytres plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement: stries assez fines ; interstries plans sur le disque, 
subconvexes sur les côtés, à ponctuation irrégulièrement disposée, 
uniformément peu serrée, fine et simple vers la suture, devenant gra- 
duellement vers les côtés plus serrée et mélangée de plus gros points 
räpeux. Pygidium notablement plus large que long, à ponctuation 
serrée, composée de points assez gros, mélangés de points plus fins; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle très prononcé et 
à sommet presque vil, — Soudan égyptien : Nil Blane (d’Arnaud, coll. 
du Muséum de Paris, un seul exemplaire probablement 9). 

Très voisin du {ricariniger n. Sp., dont il ne diffère guère que 
par sa couleur châtain, l’épistome régulièrement arrondi, les joues plus 
anguleuses, les côtés de la tête non sinués à la jonction des joues et 
de l’épistome, la carène du vertex simple et arquée, les côtés du pro- 
thorax très légèrement sinués près des angles postérieurs, sa ponetua- 
tion uniformément assez fine sur le disque, les élytres à stries un peu 
plus étroites, les premiers interstries à ponetuation uniformément fine, 
la taille un peu plus petite. 

Cette espèce est certainement bien distincte du niloticus Harold 
(4879, Col. Heîte, XVI, p. 226), décrit du Nil Bleu, et qui, d’après la 
description, parait luiressembler pour la couleur, la taille, et aussi peut- 
être la conformation du devant du prothorax, mais qui en diffère par 
la tête avec seulement deux carènes, le prothorax lisse sur le disque, 
fortement ponctué et pubescent sur les côtés, les interstries des élytres 
avec deux rangées de points pilifères; de plus, il a la base du pro- 
thorax rebordée, il n'appartient donc pas à la même division. 


0. birugatus n. Sp. — Nitidus; niger, interdum capite protho- 
raceque aeneo-nigris; supra glaber, elytrorum lateribus apiceque ac 
pygidio brevissime flavo-setosis. Capite subfortiter ac parum dense, in 
clypeo densius punctato; clypeo maris rotundato, feminae leviler si- 
nuato; fronte ante capitis medium arcuatim bicarinata, carinis parum 
distantibus, carina anteriore tenui, utrinque angulatim flexa atque 
inter chypeum et genas usque ad marginem externum oblique producta, 
posteriore altiore et breviore; vertice apud marem utrinque cornu 
ereclo, juxta oculi marginem internum sito, apud feminam carina 
longa et valida, medio leviter sinuata, ulrinque angulosa, inter oculo- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 51 


run margines posticos sita, instructo. Prothorace simpliciter ac dense 
punctlato, punctis in dorso minutis et parum inaequalibus, antice mi- 
nutissinas, ad later magnis, minutis intermirtis, antice apud mare 
late declivi, apud feminam transversim subealloso : lateribus postice 
non aut vix sinualis, angulis posticis fere nullis: basi, medio et an- 
gulis posticis exceptis, non marginata. Elytris parum profunde striatis : 
intervallis planis, in dorso laevibus, nonnullis granulis sparsis, ad 
latera parce granulatis. Pygidio inaequaliter punctato. — Long. 8- 
9,5 mill. 


Brillant; noir, parfois la tête et le prothorax à léger reflet bronzé, 
massue des antennes d’un testacé obscur. Dessus glabre, sauf les côtés 
et plus où moins largement l'extrémité des élytres, ainsi que le pygi- 
dium, avec des soies jaunes extrêmement courtes. Épistome arrondi 
en devant ©, faiblement sinué @ ; joues assez saillantes, leur côté externe 
arrondi sur la moitié antérieure, puis subsinüé sur la seconde moitié ; 
côtés de la tête sinués à la jonction des joues et de l’épistome: tête 
avec deux carènes frontales, l’antérieure située vers le premier liers, 
ou G un peu plus en avant, fine, arquée, atteignant la suture des joues, 
puis se coudant à angle obtus et se prolongeant obliquement entre 
l’épistome et les joues jusqu’au bord externe, la seconde située avant 
le milieu et très rapprochée de la première, plus élevée, plus courte, 
également arquée, et située plus ou moins en avant du milieu; vertex 
avec deux petites cornes dressées, situées sur le bord interne des 
yeux, tantôt un peu longues, très légèrement arquées l’une vers lau- 
tre et non reliées par une carène, tantôt courtes où tuberculiformes 
et reliées par une carène simple plus ou moins distincte, G; vertex 
avec une forte carène légèrement sinuée en avant dans son milieu, 
anguleuse à ses extrémités, atteignant les yeux et située entre leurs 
bords postérieurs, 9; la tête à ponctuation simple, assez grosse et peu 
serrée, sauf celle de l’épistome G un peu plus serrée, celle de lépistome 
& plus serrée et un peu rugueuse. Prothorax sans rebord à la base, 
sauf dans le milieu et près des angles postérieurs qui sont très large- 
ment arrondis et presque nuls; les côtés non ou à peine sinués près 
de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: la ligne 
médiane sans sillon longitudinal: le devant largement déclive &, avec 
une callosité transverse, ou une arête émoussée transverse, occupant 
environ le tiers dé la largeur, © ; toute la surface à ponctuation simple 
et serrée, les points très fins en devant, fins et peu inégaux sur le 
disque et à la base, gros et mélangés de points fins sur les côtés. 
Élytres plus larges que le prothorax, arrondis latéralement: stries 


D2 H. D'ORBIGNY. 
médiocrement larges et peu profondes: interstries plans, lisses sur le 
disque, sauf quelques granules très épars, garnis de granules écartés 
sur les côtés. Pygidium presque aussi long que large &, près de deux 
fois aussi large que long ©, à ponctuation assez serrée et composée de 
points inégaux ; la carène de la base formant dans le milieu un angle 
oblus. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Teita (coll. H. W. Bates 
> R. Oberthür). 

Très voisin du {ricariniger n. sp., dont il diffère principalement 
par l’armalure du vertex, la ponctuation du prothorax plus serrée et 
plus uniforme sur le disque. 


©. rotundibasis n. Sp. — Nitidulus ; subaeneo-niger, fronte cu- 
prea, elytris nigris ; supra brevissime flavo-setosus. Capile glabro, trica- 
rinato, subtenuiter ac subdense punctato; clypeo valde bidentato; carina 
anteriore ad tertiam anteriorem sita, tenui et longa, vix arcuata, 
utrinque angulatim flexa, inter clypeum et genas oblique producta ac 
genarum margini externo subrotundatim conjuncta; carina intermedia 
ab anteriore perparum distante, alliore et mullo breviore, magis ar- 
cuala; carina posteriore altissima et longa, inter oculorum margines 
posticos sita, medio valde angulatim ante flexa, utrinque in dentem 
magnum rotundatim elevata. Prothorace toto simpliciter ac densissime 
punctato, punctis vadosis, umbilicatis, magnis, paulo minoribus inter- 
mixtis, antice ulrinque depresso, medio late lobato et apice subrotun- 
datim truncato; lateribus postice non sinuatis, una curvatura usque 
ad basis medium arcuatis, angulis posticis nullis ; basi parum distincte 
marginata, margine utrinque fere nullo. Elytris mediocriter striatis ; 
intervallis planis, parum dense granulatis. Pygidio subdense rugoso- 
punctato, punctis magnis at vadosis. — Long. 8 mil. 

Médiocrement brillant; d'un noir très légèrement bronzé, avec le 
front cuivreux, les élytres noirs, le dessous du corps en partie légè- 
rement verdätre, la massue des antennes testacée. Tête glabre, pro- 
thorax, élytres et pygidium garnis de sojes jaunes assez grosses mais 
extrêmement courtes, celles du prothorax à peine visibles. Épistome 
profondément incisé en devant et divisé en deux fortes dents arron- 
dies, rapprochées l’une de l’autre ; joues assez saillantes, arrondies à 
leur partie antérieure, puis subsinuées près des yeux; côtés de Ja 
tête légérement sinués à la jonction des joues et de lépistome; tête 
avec trois carènes, la première située vers le tiers antérieur, fine, 
à peine arquée, atteignant la suture des joues, puis se coudant à 
angle obtus, se prolongeant obliquement entre l'épistome et les joues 
jusqu’au bord externe et se raccordant avec le rebord externe des 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 53 


joues; la seconde située avant le milieu et très rapprochée de la 
première, plus forte, plus arquée et bien plus courte; la troisième 
carène très haute, atteignant tes yeux et située entre leurs bords pos- 
térieurs, formant brusquement dans son milieu un angle obtus très 
prononcé, dirigé en avant et vif à son sommet, s’élevant à chaque ex- 
trémité en une grande dent arrondie; toute la tête à ponctuation assez 
fine et assez serrée. Prothorax peu distinetement rebordé à la base, le 
rebord à peu près nul sur les côtés; les angles postérieurs complète- 
ment nuls. les côtés formant une seule courbe entre les angles anté- 
rieurs et le milieu de la base, sans sinuosité; la ligue médiane sans 
sillon longitudinal; le devant avec une très forte saillie médiane, 
occupant plus du tiers de la largeur, tronquée et un peu arrondie à 
son bord antérieur, en outre avec une assez forte dépression de 
chaque côté ; toute la surface couverte de grands points plats ombili- 
qués, non räpeux, très serrés et inégaux, les uns très grands, les au- 
tres seulement un peu plus petits. Élytres à peu près de la largeur 
du prothorax, arrondis sur les côtés; stries médiocrement larges ; in- 
terstries plans, à granules peu serrés et irrégulièrement disposés. 
Pvgidium garni de grands points plats ombiliqués et assez serrés, l’in- 
tervalle des points rugueux ; la carène de la base formant dans le 
milieu un angle très prononcé et à peine arrondi à son sommet. Des- 
sous des cuisses intermédiaires et postérieures assez fortement ponc- 
tué, — Sénégal : Saint Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür, un seul 
exemplaire). 

Voisin du {ricariniger n. sp. et du birugatus n. sp., mais bien 
distinct de ces deux espèces par l’épistome profondément échancré, 
l’'armature du vertex, les grands points serrés et la forte saillie mé- 
diane du prothorax, les interstries à granules beaucoup plus nom- 
breux. 


®. lobigena n. sp. — Subopacus, niger, supra qglaber, elytris 
pygidioque vix perspicue flavo-selosis. Capile tricarinato, confertim 
fortiter punctato, genis antice lobatis, clypeo valde bidentato: carina 
anteriore ad tertiam anteriorem sita, tenui el longa, vix arcuata, 
utrinque angulatim flexa atque inter clypeum el genas usque ad marginem 
externum oblique producta; carina intermedia ab anteriore perparum 
distante, altiore et multo breviore ; carina posteriore inter oculos sita, 
tenui et medio subangulatin ante flexa, utrinque in dentem magnum 
subrotundatim juxta oculum elerata. Prothorace toto simpliciter ac 
densissime punctalo, punctis magnis, umbilicatis, antice medio late 
arcuatim lobato: lateribus postice levissime sinuatis: basi marginal, 


5% H. D'ORBIGNY. 


margine utrinque parum distinclo. Elytris sat lale siriatis ; intervallis 
subconvezxis, parce granulalis. Pygidio dense rugoso-punctato. — Long. 
9 mill. 


Presque mat; noir, sauf la massue des antennes d’un testacé obscur. 
Dessus glabre, sauf les élytres et le pygidium avec des soies jaunes 
extrèmement courtes et à peine visibles. Épistome très profondément 
échancré, ses angles antérieurs formant une grande dent un peu arron- 
die et légèrement relevée; joues assez saillantes, dilatées à leur partie 
antérieure en un lobe arrondi; côtés de la tête fortement sinués à la 
jonction des joues et de l’épistome ; tête avec trois carènes, la première 
située vers le tiers antérieur, très fine et très longue, à peine arquée, 
atteignant la suture des joues, puis se coudant anguleusement à chaque 
extrémité, et se prolongeant obliquement en avant entre l'épistome et 
les joues jusqu’au bord externe; la seconde située avant le milieu et 
très rapprochée de la première, beaucoup plus courte et assez forte, 
presque droite; la troisième carène située un peu en arrière du milieu 
des veux, fine et très peu saillante, formant dans son milieu un angle 
dirigé en avant et un peu arrondi, s'élevant à chaque extrémité en 
une grande dent arrondie et située sur le bord postéro-interne de 
l'œil; toute la tête uniformément à grosse ponctuation serrée. Protho- 
rax rebordé à la base, le rebord peu distinct sur les côtés; les angles 
postérieurs très largement arrondis; les côtés très légèrement sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: 
la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant avec une large 
saillie médiane terminée à sa partie antérieure par üne fine carène 
fortement et régulièrement arquée, occupant au moins le tiers de la 
largeur totale; toute la surface à ponctuation simple, très serrée et 
composée de grands points ombiliqués un peu inégaux. Élytres à peine 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez larges 
et très peu profondes; interstries subconvexes, garnis de granules 
espacés et irrégulièrement disposés. Pygidium à ponctuation serrée, 
simple et un peu rugueuse ; la carène de la base formant dans le milieu 
un angle très prononcé et à sommet vil. Dessous des cuisses inter- 
médiaires et postérieures lisse, sauf un pointillé extrêmement fin. — 
Natal (coll. H. W. Bates => R. Oberthür, un seul exemplaire). 


Extrêmement voisin du rotundibasis n. sp. dont il diffère par 
le dessus du corps presque mat, la tête à ponctuation grosse et serrée, 
ses côtés plus fortement sinués à la jonction des joues et de l'épistome, 
le vertex à carène très fine dans le milieu et formant un angle ar- 
rondi, le prothorax à côtés légèrement sinués près des angles posté- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 59 


rieurs, sa saillie médiane régulièrement en arc de cercle et le devant 
sans dépression de chaque côté, sa ponctuation un peu plus serrée 
sur le milieu du disque, les interstries des élytres subconvexes. 

Chez ces deux espèces, le rebord de Ia base du prothorax n’est pas 
nettement interrompu sur les côtés, on pourrait aussi bien les placer 
parmi les espèces ayant ce rebord continu. 


O0. reticulatus n.sp. — Parum nilidus, niger, capite obscure 
viridi-cyaneo, supra glaber. Capite sublenuiter ac dense, in fronte 
paulo subtilius ac minus dense punctato; clypeo bidentato: genis antice 
lobatis, postice sinuatis: fronte carinata, carina leviter arcuala, 
utrinque angulatim flexa et subtilius inter clypeum et genas usque «d 
marginem externum oblique productu; vertice utrinque jurta oculi 
marginem internum tuberculato. Prothorace simpliciter ac densissinme 
punctato, punclis magnis umbilicatis, antice medio semicirculatim lo- 
bato et utrinque tuberculato: lateribus postice non sinuatis; basi non 
distincte marginata. Elytris latissime striatis ; intervallis fere planis, 
confertin granulatis, granulis inter se valde inaequalibus. Pyqgidio 
confertün umbilicato-punctalo. — Long. 6,5 mill. 

Peu brillant, noir, sauf la tête à très fort reflet d’un bleu verdàtre. 
Dessus entièrement glabre. Épistome profondément incisé en devant, 
ses angles antérieurs dentiformes ; côtés de la tête légèrement sinués à 
jonction des joues et de l’épistome; joues très saillantes, dilatées en 
lobe arrondi sur leur moitié antérieure, puis sinuées sur leur seconde 
moitié; front avec une fine carène faiblement arquée et atteignant la 
suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se prolongeant 
obliquement en avant entre l’épistome et les joues, mais moins 
distinctement, jusqu’au bord externe: vertex avec deux gros tuber- 
cules coniques, situés entre les milieux des yeux tout contre leur 
bord interne; la tête à ponctuation simple, assez fine, très serrée et 
légèrement rugueuse sur l’épistome et sur les joues, un peu plus fine 
et un peu moins serrée sur le front. Prothorax sans rebord distinct à 
la base; les angles postérieurs presque nuls; les côtés non sinués 
mais en pan coupé près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal ; le devant 
avee une assez large saillie médiane terminée à sa partie antérieure 
par une arête fortement émoussée, arquée en demi-cercle, et occu- 
pant à peine le quart de la largeur, en outre avec de chaque côté un 
oros tubercule situé vers le tiers antérieur et le quart externe de la 
largeur; toute la surface couverte d'assez grands points plats ombili- 
qués et extrêmement serrés, l'intervalle de ces points constituant un 


90 H. D'ORBIGNY. 


réseau irrégulier de très fines rides, sauf les parties déclives du de- 
vant obsolètement et moins densément ponctuées. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis sur les côtés ; stries très larges; in- 
terstries presque plans, densément garnis de granules assez gros 
mélangés de granules beaucoup plus petits, disposés irrégulièrement. 
Pygidium couvert d'assez grands points plats ombiliqués et serrés. 
Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures entièrement à fine 
ponctuation serrée. Éperon des tibias antérieurs coudé en dedans à 
angle droit avant l'extrémité, puis assez longuement acuminé. — Sou- 
dan français : région de Kouroussa (H. Pobéguin, coll. du Muséum 
de Paris, un seul exemplaire). 

Ressemble un peu au lobigena n. sp., mais en diffère par l’arma- 
ture, la ponctuation et la couleur de la tête, le prothorax sans rebord 
distinct à la base, ses côtés non sinués près des angles postérieurs, 
sa saillie médiane moins large et accompagnée d’un tubercule de 
chaque côté, sa ponctuation encore plus serrée, les élytres à stries 
plus larges, leurs interstries à granules serrés, le pygidium garni de 
points beaucoup plus grands, la taille plus petite. 


O. semicirculifer n. Sp. — Subnitidus ; niger, capite protho- 
r'aceque subrirescentibus vel nigro-aeneis, elytris basi apiceque testaceo- 
maculatlis, pygidio saepe testaceo ; supra parum flavo-pubescens, elytro- 
run apice ac pygidio longius setosis. Capite fere laevi, in clypeo genisque 
sparsim asperalo ; apud marem clypeo rotundato, fronte semicirculatim 
carinata, carina ante medium sita et utrinque inter oculorum margines 
anticos in tuberculum elevata; apud feminam clypeo anguste sed pro- 
funde exciso, capite non carinalo nec tuberculato. Prothorace simpli- 
ciler ac parce punclalo, punctis magnis, minoribus intermixtis, in disci 
medio subtilius punctato, antice medio lenuiter punctulato et apud ma- 
rem utrinque leviler depresso; lateribus postice vix sinualis ; basi, me- 
dio exceplo, non marginata. Elytris fortiter striatis; intercallis sub- 
converis, trrequlariter, inaequaliter et parum dense granulatis. Pygidio 
parce punctalo. Long. — 7,5-7,8 mill. 

Assez brillant, noir, la tête et le prothorax à léger reflet verdätre ou 
bronzé, les élytres chacun avec trois petites taches testacées, situées 
à la base sur les 2 et 4 interstries et sur la 6° strie, et une autre tache 
testacée à l'extrémité; pygidium souvent testacé; cuisses d’un brun 
rougeàtre clair; massue des antennes testacée, Dessus glabre, saul la 
tête avec quelques soies, les côtés du prothorax très étroitement, les 
côtés des élvtres, leur extrémité et le pygidium à pubescence jaune 
médiocrement longue, la pubescence un peu plus longue, dressée el 


k 2-5 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. D7 


assez grosse sur l'extrémité des élytres et le pygidium. Épistome ar- 
rondi en devant &, très étroitement mais très profondément incisé 9; 
joues très saillantes, formant en dehors un angle très prononcé, arrondi 
à son sommet; tête avec une seule carène située en avant du milieu, 
arquée en demi-cercle se terminant à chaque extrémité par un assez 
gros tubercule, ces deux tubercules SAUNE entre les bords antérieurs 
des yeux et assez éloignés de l'œil, G ; tête sans carène ni tubercules, 
seulement un peu convexe dans le 5e ®; toute la surface lisse, 
sauf un fin pointillé, et quelques grosses rugosités très écartées sur 
l’'épistome et sur les joues. Prothorax sans rebord à la base, sauf dans 
le milieu; les angles postérieurs largement arrondis: les côtés à peine 
sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs: la ligne médiane sans sillon longitudinal: le devant avec une 
légère dépression de chaque côté &, sans dépressions ni saillies ©; 
toute la surface à ponetuation simple et écartée, composée de gros 
points profonds, mélangés de points assez fins, sauf le milieu du disque 
plus finement ponctué, le devant finement pointillé dans le milieu. 
Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés ; 
stries profondes et assez larges: interstries légèrement convexes, 
sarnis de granules très irrégulièrement disposés et peu serrés, les uns 
assez gros, les autres très petits. Pygidium à ponctuation très écartée ; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle obtus bien pro- 
noncé. — Congo francais (Thollon, coll. du Muséum de Paris) : Haute- 
Sanga (P.-A. Ferrière, id.). 

Ressemble au vinctus Erichson (1843, apud Wiegm., Arch. f. Na- 
turg., IX, I, p. 23%) décrit de l'Angola et très répandu dans la majeure 
partie de l'Afrique; mais le vinctus a le prothorax nettement rebordé 
à la base et à ponctuation bien plus régulière, ses élytres n’ont à la 
base qu'une tache humérale, leur pubescence est uniformément courte, 
leurs interstries sont complètement plans et garnis de granules dis- 
posés en lignes longitudinales. 


2e DIVISION. 


O. ambiguus Péringuey, 1901, in Trans. S. au Phil. Soc., XIT, 
1900, p. 177 et 227, tab. 6, fig. 2 | (Descr. Cat. Col. S. Aîr:, tab. 36) ,'dé- 
erit du Natal, — hinnulus Klug, 1832, Bericht Rae. Col. p. 165, 
décrit de Madagascar: — Cette espèce, que M. Péringuey à omise dans 
son travail, a été signalée de Zanzibar par Gerstæcker, je lai vue de 
Madagascar, de l'Afrique orientale allemande : Bagamoyo (H. Schædle, 
coll. R. Oberthür), et du Natal (D' Ch. Martin). 


DS H. D'ORBIGNY. 


O. aterrimus Gerstæcker, 18714. apud Wiegmann, Arch. f. Naturg., 
XXX VIT, p. 51, décrit de Zanzibar, — carbonarius Klug, 1855, in 
Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 653, décrit du Mozambique. 





O. vicarius Péringuey, 1901, IL. c., p. 178 et 238, décrit de la Co- 
lonie du Cap,— carbonarius Klug, 1855, 1.c. Pourtant le nom donné 
par Péringuey peut être conservé comme nom de variété, 


O. glaber (+ Bohem.) Péringuey, 1. c., p. 178 et 239, décrit du 
Transvaal et de la Colonie du Cap, — carbonarius Klug, 1. €. — Pé- 
ringuey (1. c., p. 244), dans la description du carbonarius, décrit seu- 
lement un & bien développé, provenant de la Rhodesia méridionale, et 
dit ne pas connaitre la ©: c’est cette dernière et les G peu développés 
qu'il décrit sous le nom de glaber Bohem. Après en avoir vu le type, 
Harold (Col. Heîte, IX-X, p. 206), a réuni le glaber Boheman (1857, 
ns. Caffr., I, p. 285) à l'ênterstitialis Fahræus (apud Bohem., I. e., 
p. 282). 





Chez le carbonarius, la ponctuation varie beaucoup de force et 
d’écartement; le type de Klug que j'ai vu dans la collection de M. R. 
Oberthür, et qui provient de la collection Harold, a la ponctuation 
uniformément serrée et assez forte sur le prothorax et les élytres; la 
description de laterrimus se rapporte à des exemplaires ayant la 
ponctuation du prothorax moins serrée et plus fine, surtout en devant, 
celle des élytres également plus écartée. Ordinairement le prothorax 
n'a pas de sillon longitudinal, et les intersiries des élytres sont plans 
ou presque plans, chez certains exemplaires de diverses provenances, 
mais principalement de la Colonie du Cap, le prothorax a une trace de 
sillon longitudinal, ou même un sillon assez prononcé, les interstries 
des élvtres sont plus ou moins convexes, soit seulement sur les côtés, 
soit sur toute leur surface, c’est à ces exemplaires que se rapporte le 
vicarius Péring. Les élytres varient de longueur, et leurs stries sont 
tantôt larges, tantôt étroites, l'épistome est plus ou moins sinué ou in- 
cisé, l’insecte est tantôt d'un noir d’ébène, tantôt à reflet métallique. 
Ces divers caractères ne concordent nullement entre eux. On trouve 
à peu près partout cette espèce dans l'Est de l'Afrique depuis l'Éry- 
thrée et le Soudan égyptien jusqu'au Cap de Bonne-Espérance, je l'ai 
vue également du Sénégal, de la Liberia, du Cameroun et du Congo 
français: j'en ai étudié un très grand nombre d'exemplaires et il m'a 
été impossible de les diviser en plusieurs espèces. 


O. obliquus Olivier, 1789, Ent. I, gen. 3, p. 165, décrit du Sénégal. 


PRrTU 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 59 


— Sénégal (coll. du Muséum de Paris, ma coll.); Haut-Niger : Siguiri 
(Lallier, coll. Alluaud), Benin : Abeokouta (R. P. François, id.) 


O. subplanus n. Sp. — Vixr converus, subnitidus, rufo-testaceus, 
capite obscuriore; supra glaber, pygidio brevissime sparsim setoso. Car 
pite conferlim punclulato, antice transversim rugoso, obsolete paulo 
ante oculos unicarinato; clypeo sinuato. Prothorace simpliciter ac te- 
nuiter, in disco, parce, ad latera gradatim densius punctato; lateribus 
postice vix sinuatis; basi marginata. Elytris subtilissime striatis : in- 
tervallis basi convexis, ceterum fere planis, simpliciter, subtenuiter et 
sine ordine parum dense punctatis. Pygidio tenuiter el parce punctato. 
— Long. 5,8 mill. 


A peine convexe, assez brillant, entièrement d’un testacé rougeàtre, 
avec la tête légèrement brunâtre. Dessus glabre, sauf le pygidium 
avec quelques soies jaunes extrêmement courtes et à peine visibles. 
Épistome sinué en devant: joues peu saillantes et presque arrondies: 
tête avec une seule carène très obsolète et visible seulement à un cer- 
tain jour, assez courte, presque droite, et située un peu en avant du 
bord antérieur des yeux: la moitié antérieure garnie de fines rides 
transverses, le reste de la surface à ponctuation assez fine et assez 
serrée, Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs arrondis : 
les côtés à peine sinués, presque en pan coupé près de ces angles, en 
ligne droite entre le milieu et les angles antérieurs: la ligne médiane 
sans sillon longitudinal ; le devant sans saillies ni dépressions ; toute 
la surface à ponctuation simple et fine, les points très espacés dans le 
milieu sur toute la longueur, devenant graduellement très serrrés sur 
les côtés. Élytres notablement plus larges que le prothorax, arrondis 
latéralement: stries extrèmement fines: interstries convexes vers la 
base, à peu près plans dans le milieu et en arrière, garnis d’une ponc- 
tuation simple, assez fine, peu serrée et irrégulièrement disposée. PYy- 
gidium à ponctuation fine et écartée. — Transvaal : Makapan près de 
Pietersburg (E. Simon, coll. Ch. Martin, un seul exemplaire) 


J° 


Ne ressemble à aucune des espèces que je connais. 


O. fNavimargo n. Sp. — Subnilidus ; testaceus, capite prothora- 
ceque viridi-aeneis, prothoracis lateribus ac basi late testaceis, elytris 
nigro-trroratis, maculis minutis, rotundis, in granulis sitis; supra 
glaber, capite antice breviter, elylrorum laleribus apiceque ac pygidio 
vix perspicue flavo-pubescentibus. Capite bicarinato, subtiliter ac dense 
rugoso-granulato, in vertice simpliciter punctato; clypeo rotundato ; ca- 
rina anteriore paulo ante medium sita, Subarcuata: carina posteriore 


60 H. D'ORBIGNY. 


inter vel paululo post oculorum margines anticos sita, medio retrorsum 
valde angulata. Prothorace simpliciter, subdense ac subfortiter, ad la- 
tera paulo forlius punctato, punctis subinaequalibus ; lateribus postice 
sinuatis ; basi marginata. Elytris subtenuiter striatis; intervallis pla- 
nis, parce et Sine ordine granulatis. Pygidio parum dense punctato. 
Long. 7-7,5 mill. 


Peu convexe, assez brillant; testacé, avec la tête et le prothorax 
d'un vert bronzé, les côtés el la base du prothorax restant largement 
testacés, les élytres avec de nombreuses petites taches noires ou brunes, 
rondes, situées sur les granules et un peu plus larges que ces gra- 
nules, et d'autres très petites taches situées sur les points des stries, 
les épipleures et quelques parties du dessous légèrement brunâtres, le 
métasternum avec une bande longitudinale médiane d’un vert bronzé. 
Dessus glabre, sauf la moitié antérieure de la tête à pubescence très 
courte, les côtés et l'extrémité des élytres et le pygidium à pubescence 
jaune exirêmement courte, à peine visible. Tête beaucoup plus large 
que longue ; épistome en courbe un peu aplatie en devant; joues assez 
saillantes, formant en dehors un angle obtus à sommet arrondi, puis 
légerement sinuées entre cet angle et le bord postérieur de l'œil; tête 
avec deux fines carènes, l’antérieure située un peu en avant du mi- 
lieu, faiblement arquée et n’atteignant pas tout à fait la suture des joues, 
la seconde peu éloignée de la première, située entre les bords anté- 
rieurs des yeux ou un peu plus en arrière, et moins longue que leur 
intervalle, formant dans son milieu un angle dirigé en arrière et très 
prononcé; la tête couverte de fines granulations rugueuses et serrées, 
sauf le vertex entièrement à fine ponctuation simple et serrée. Pro- 
thorax rebordé à la base: les angles postérieurs arrondis: les côtés si- 
nués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs; la partie postérieure avec à peine une vague trace d'impression 
longitudinale médiane; le devant sans saillie ni dépression: toute la 
surface à ponctuation simple, presque uniformément assez serrée, 
assez forte et composée de points légèrement inégaux, seulement un 
peu plus forte sur les côtés. Élytres un peu plus larges et beaucoup 
plus longs que le prothorax, arrondis latéralement; stries assez étroi- 
tes: interstries plans, garnis de granules très espacés et irrégulière- 
ment disposés. Pygidium à ponctuation simple, fine et écartée; la 
carène de la base formant dans le milieu un angle très prononcé. — 
Natal (coll. H. W. Bates => R. Oberthür, deux exemplaires). 


Ressemble un peu à lhinnulus Klug (1. c.), qui en diffère par la 
tête et le prothorax noirs, les élytres plus largement tachés de noir, le 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 61 


dessous du corps et les pattes noirs où d’un brun foncé, la pubescence 
beaucoup moins courte, l'épistome sinué, Parmature de la tête diffé- 
rente, la ponetuation du prothorax peu serrée, très fine en devant dans 
le milieu, un peu moins fine sur le milieu du disque, composée vers la 
base et sur les côtés de gros points espacés, mélangés de points beau- 
coup plus fins. 

Le flavimargo me parait ressembler aussi au plebejus Klug (1855, 
in Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 653), décrit du Mozambique, au- 
quel Péringuey (1. c., p. 247) a réuni le stercorarius Fähræus (1857, 
apud Bohem., Ins. Caffr., I, p. 276), décrit du fleuve Orange. Je mai 
pas vu cette espèce, mais je ne crois pas qu'elle puisse être identique 
à celle que je décris; d'après les descriptions, la taille est beaucoup 
plus grande (9-11 mill.), la tête n’a pas de carènes, ou, selon Périn- 
guev, chez la © une seule carène frontale et parfois une profonde im- 
pression à la base du vertex ; suivant Klug, insecte est d’un métallique 
obscur, sauf les élytres tachés de testacé, les cuisses postérieures et le 
pygidium bruns; suivant Fähræus, l’insecte parait avoir une colora- 
tion se rapprochant davantage de celle du flavimargo, quoique moins 
largement testacée, mais le prothorax © à une ligne longitudinale lisse, 
les élytres ne sont pas plus larges ni plus longs que le prothorax, le 
pygidium est subtriangulaire, ce qui suppose forcément que la carène 
de la base ne forme pas un angle bien prononcé. 


O6. pictisternmum n.sp.— Nitidulus, niger, interdum aeneo-niger 
aut virüli-niger, elytrorum basi, lateribus atque apice, femoribus inter- 
mediis ac posticis et metasterni lateribus testaceis, pygidio opaco, sae- 
pius testaceo; supra glaber, lateribus, elytrorum apice et pygidio parce 
flavo-setosis. Capite laevi aut vixr punctulato, clypeo genisque sparsin 
granulato-punctatis; apud marem clypeo sinualo, capite bicarinato, ca- 
rina anteriore arcuata, utrinque retrorsum fleæa et usque ad carinan 
posteriorem producta, illa inter oculos sita, utrinque prope oculr me- 
dium levissime tuberculata: apud feminam clypeo anguste sel profunde 
exciso, capite non carinato sed fronte in aream subsemicireularem ele- 
vala, area utrinque prope oculi medium levissime tuberculata. Protho- 
race simpliciter el parce punctato, punctis magnis, minulis intermirlis, 
in disci medio tenuiter punctato, antice in medio laevi aut vir punctu- 
lato, utrinque saepius depresso; lateribus postice leviter sinuatis ; basi 
marginata, margine interdum ad latera parum distinclo. Elytris sat 
late striatis ; intervallis convexis, fortiter ac parce asperato-punctatis, 
punctis minutlis sparsim intermixtis. Pygidio sparsin granulato. — 
Long. 8-9,5 mill. 


62 H. D'ORBIGNY. 


Assez brillant, d’un noir souvent légèrement bronzé ou verdàtre, 
les élytres avec tous les interstries dorsaux , sauf le juxtasutural, ta- 
chés de testacé à la base, la tache plus prolongée en arrière sur les 
interstries pairs, les côtés et largement l'extrémité testacés, le pygi- 
dium mat, souvent testacé entièrement ou seulement sur les côtés et 
l'extrémité, les côtés du métasternum, les cuisses intermédiaires et 
postérieures, ainsi que la massue des antennes, testacés. Dessus glabre, 
sauf le devant et les côtés de la tête, les côtés du prothorax, les côtés 
des élvtres, leur extrémité et le pygidium à pubescence jaune, rare et 
médiocrement longue, la pubescence dressée et assez grosse sur l’ex- 
trémité des élytres et le pygidium. Épistome simplement sinué en de- 
vant G, très étroitement mais très profondément incisé 9 : joues assez 
saillantes, formant en dehors un angle obtus à sommet arrondi; tête 
avec une carène frontale arquée, située bien en avant du milieu, et 
dont les extrémités se prolongent en arrière jusqu'à une autre carène 
située entre les milieux des yeux, cette seconde carène très légère- 
ment arquée en sens inverse de la carène frontale, ses extrémités 
s'élevant en un très petit tubercule près de l'œil, au point de jonction 
des deux carènes, G ; les carènes remplacées par une arête très émous- 
sée, l’espace circonscrit un peu plus élevé que le reste de la tête, 
entre les milieux des yeux un très petit tubercule près de chaque œil, 
et parfois dans le milieu une très légère trace de tubercule, @ ; toute 
la surface lisse ou à peine pointillée, sauf l’épistome et les joues avec 
de gros points ràpeux où granuleux et très espacés, les tempes avec 
quelques points. Prothorax rebordé à la base, le rebord parfois peu 
distinet sur les côtés; les angles postérieurs arrondis ou très obtus; les 
côtés légèrement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs ; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le de- 
vant ayant de chaque côté une dépression médiocrement large et assez 
forte G, très légère et souvent indistincte © ; le devant lisse ou presque 
lisse dans le milieu, le disque finement et éparsement ponctué dans 
le milieu, le reste de la surface garni de gros points écartés, mélangés 
de points fins, toute la ponctuation simple. Élytres à peu près de la 
largeur du prothorax, peu rétrécis en arrière; stries assez larges : in- 
terstries convexes, garnis de gros points ràpeux très espacés et irré- 
gulièrement disposés, mélangés de quelques points fins. Pygidium 
aussi long que large &, plus de deux fois aussi large que long ©, garni 
de granules très épars, la carène de la base formant dans le milieu un 
angle peu prononcé. — Congo français (Thollon, coll. du Muséum de 
Paris), Congo (coll. R. Oberthür). 


Ressemble au semicireulifer n. Sp., mais ce dernier a le prothorax 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 63 


sans rebord à la base, sauf dans le milieu, le vertex sans carène, les 
élytres avec seulement trois petites taches testacées à la base et une 
tache apicale, la taille plus petite. 


O6. semisetosus n. sp. — Nilidus, pygidio opaco; niger, inter- 
um capile prothoraceque aenco-nigris aut suboirescentibus, vel elytris 
fuscis; supra glaber, capite lateribusque breviter, elytrorum apice ac 
pugidio longius flavo-setosis. Capite subtiliter ac parce punclalo, magnis 
punctis in clypeo et in genis disperse intermixtis; apud marem clypeo 
vi sinuato, capite inter oculorun margines anticos tuberculalo ; apud 
feminam clypeo anguste sed profunde exciso, capite non tuberculato nec 
carinato. Prothorace simpliciter el parum dense punctato, punctis antice 
in medio tenuissimis et vix perspicuis, in disci medio minutlis, basi 
majoribus, ad latera magnis, minoribus intermixtis ; lateribus postice 
Dix sinualis: basi subtilissime marginata. Elytris profunde strialis ; 
intervallis leviter convexis, parum dense punctatis, punctis in dorso 
sümplicibus, ad suturan fere uniformiter minutis, ad latera magnes, 
minoribus intermixtis, in lateribus asperatis et magnis. Pygidio tenui- 
ter ac parce punctato. — Long. 8-9,5 mill. 


Brillant, sauf le pygidium mat; noir, parfois avec la tête et le pro- 
thorax à léger reflet bronzé où verdàtre, ou avec les élytres brunâtres ; 
massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf la tête avec quelques 
soies, étroitement les côtés du prothorax et des élytres à courte pu- 
bescence jaune, lPextrémité des élytres et le pygidium à pubescence 
jaune assez longue, assez grosse, dressée et écartée. Épistome arrondi 
en devant et à peine sinué dans le milieu &, très profondément mais 
étroitement incisé, ses angles antérieurs formant une dent arrondie, 
®; joues médiocrement saillantes, formant en dehors un angle oblus 
largement arrondi; tête sans carènes, avec seulement un gros tuber- 
cule situé entre les bords antérieurs des yeux &, complètement inerme 
@; toute la surface finement et très peu densément pointillée, avec 
seulement quelques très gros points simples sur l’épistome et sur les 
joues. Prothorax très finement rebordé à la base; les angles posté- 
rieurs très obtus mais bien accusés; les côtés à peine sinués et presque 
en pan coupé près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant sans 
saillies ni dépressions; toute la surface à ponctuation simple et peu 
serrée, les points extrêmement fins et à peine visibles en devant dans 
le milieu, fins sur le milieu du disque, plus gros vers la base, gros el 
mélangés de points plus fins sur les côtés. Élytres un peu plus larges 
que le prothorax, faiblement arrondis sur les côtés; stries profondes 


64 H. D'ORBIGNY. 


et assez larges; intersiries légèrement convexes, à ponctuation simple, 
peu serrée et irrégulièrement disposée, les points assez fins el presque 
égaux sur les premiers interstries, devenant graduellement très gros 
et mélangés de points plus fins sur les autres interstries dorsaux, 
très gros et räpeux sur les côtés. Pygidium aussi long que large &, 
deux fois aussi large que long ©, à ponctuation fine et très espacée: 
la carène de la base formant dans le milieu un angle assez prononcé. 


— Congo français (Thollon, coll. du Muséum de Paris). 


Voisin du pictisternum n. Sp. dont il diffère principalement par 
les élytres sans taches testacées, la tête avec seulement un tubercule, 
ou complètement inerme, les interstries des élytres à ponctuation non 
räpeuse, sauf sur les côtés. 


6. glaueus n. sp. — Nitidus, pygidio opaco: tolus subobscure vi- 
ridis ; supra glaber, clypeo lateribusque breviter, elytrorum apice ac py- 
gidio longius flavo-setosis. Apud feminam clypeo anguste sed profunde 
exciso, capite non tuberculato nec carinato, subtiliter ac parce punc- 
tato, magnis punctis in clypeo et in genis disperse intermixtis. Protho- 
race simpliciter et parum dense punctato, punctis antice in medio tenuis- 
simis et vix perspicuis, in disci medio minutis, basi majoribus, ad latera 
magnis, minoribus intermixtis : lateribus postice vix sinuatis; basi sub- 
tilissime marginata. Elytris profunde striatis; intervallis leviter con- 
vexis, parum dense punctatis, punctis in dorso simplicibus, ad suturam 
fere uniformiter minutis, ad latera magnis, minoribus intermixtis, èn 
lateribus asperatis et magnis. Pygidio tenuiler ac parce punctato. — 
Long. 8 mill. 


Entièrement d’un vert un peu obscur, sauf la massue des antennes 
testacée ; pour tout le reste absolument semblable à la © du semiseto- 
sus n.sp. — Congo (coll. R. Oberthür, un seul exemplaire ©). 


©. sulcipennis n. Sp. — Subnilidus; capite prothoraceque aeneo- 
nigris, suboirescentibus ; elytris nigris, macula parva humerali testacea 
notatis, apice ac laterum dimidio posteriore testaceo-marginalis, pygidio 
nigro, lateribus apiceque obscure testaceis; supra glaber, pygidio brevis- 
süne flavo-setoso. Capite subdense punclulalo, antice rugoso, apice an- 
quste sed profunde emarginato, ante oculos arcuatim breviter bicarinato, 
inter oculos transversün valide tuberculato. Prothorace simpliciter, sub- 
dense ac subfortiter, antice in medio paulo subtilius punctato; lateribus 
postice non sinuatis; basi tenuiter marginala. Elytris late et profunde 
striatis ; intervallis convexis, simpliciler, tenuiler ac parce, sine ordine 
punclatis. Pygidio obsolete punctalo. — Long. 6 mill. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 65 


Médiocrement brillant; tête et prothorax d’un noir bronzé à léger 
reflet verdâtre ; élytres noirs, chacun avec une tache testacée à la base 
sur les 6-72 interstries, une autre petite tache contre le bord latéral 
vers le quart antérieur, et une bande apicale occupant toute l'extré- 
nité, sauf linterstrie juxtasutural, et se prolongeant sur la moitié pos- 
térieure des côtés ; pygidium noir, avec les côtés et l'extrémité d’un 
testacé obscur; dessous du corps noir; pattes d’un brun rougeâtre ; 
massue des antennes brune. Dessus glabre, sauf le pygidium à grosse 
pubescence jaune, extrêmement courte et rare. Épistome étroitement 
et très profondément échaneré en devant; joues assez saillantes, for- 
mant en dehors un angle obtus à sommet arrondi; tête avee deux 
courtes carènes rapprochées l’une de l'autre et légèrement arquées, 
l’antérieure fine, la postérieure plus forte et située vers le milieu, en 
avant du bord antérieur des yeux, en outre le vertex avec un gros 
tubercule fortement transverse et situé à peine en arrière du milieu 
des yeux ; toute la surface à ponctuation fine et assez serrée, sauf l'é- 
pistome finement rugueux. Prothorax finement rebordé à la base; les 
angles postérieurs-très largement arrondis et presque nuls: les côtés 
non sinués mais en pan coupé près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon Jongitu- 
dinal; le devant sans saillies ni dépressions; toute la surface à pone- 
tuation simple, ombiliquée, assez serrée et assez grosse, un peu plus 
fine seulement en devant dans le milieu. Élytres un peu plus lar ges et 
beaucoup plus longs que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries 
larges et profondes; interstries convexes, à fine ponctuation simple , 
très espacée et irrégulièrement disposée. Pygidium mat, environ une 
fois et demie aussi large que long, à ponctuation extrêmement obso- 
lète et à peine visible; la carène de la base formant dans le milieu un 
angle assez prononcé. Éperon des tibias antérieurs acuminé et un peu 
dirigé en dedans. — Abyssinie (Ch. Michel et M. Potter, mission de 
Bonchamps, coll. du Muséum de Paris, un seul exemplaire probable- 
ment 9). 

Assez voisin du pictisternum n. Sp. et du semisetosus n. sp., 
mais bien distinct par larmature de la tête, la ponctuation du protho- 
rax bien plus uniforme, les élytres glabres, à coloration différente, 
leurs interstries plus finement ponctués, le pygidium à pubescence 
extrèmement courte. 


©. cinctifrons n. Sp. — Nitidus; niger, elylris nigro-piceis, mar- 

gine upicali dilutiore ; supra glaber, pygidio brevissime flavo-setoso. Ca- 

pile regulariter parum dense punctulato; clypeo vit sinuato; fronte 
Ann. Soc. Ent. Fr., LxXxI, 14902. 5 


66 H, D'ORBIGNY. 


arcuatim carinata; vertice carina valida et longa, inter oculorum mar- 
gines posticos sita, utrinque in dentem acutum elevata, inter dentes 
rotundatim bidenticulata, armato. Prothorace simpliciter, parce ac 
tenuiter punctato, punctis paulo majoribus intermirtis, in disco raris, 
ad latera numerosioribus; lateribus postice levissime sinuatis ; basi 
marginata. Elytris mediocriter striatis; intervallis subconvexis, sim- 
pliciter sparsim punctulatis. Pygidio subtiliter parce punctato.— Long. 


5 co 


»,9 mil, 

Brillant; noir, avec les élytres d’un noir de poix, leur bord apical 
plus clair, et une partie des pattes rougeûtre. Dessus glabre, sauf le 
pygidium à très courte pubescence jaune. Épistome à peine sinué en 
devant, presque tronqué ; joues peu saillantes, formant en dehors un 
angle obtus assez largement arrondi ; front avec une carène arquée 
située vers le milieu de la tête, atteignant la suture des joues, puis se 
transformant en une simple arête qui se prolonge obliquement en ar- 
rière, de chaque côté, jusque près de l'œil; vertex avec une forte carène 
située entre les bords postérieurs des yeux et occupant tout leur inter- 
valle, terminée à chaque extrémité par une grande dent aiguë, et entre 
ces dents élevée en deux petits denticules arrondis; toute la tête à 
ponctuation simple, régulière, très fine et peu serrée. Prothorax re- 
bordé à la base; les angles postérieurs largement arrondis et peu accu- 
sés; les côtés très légèrement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs ; la ligne médiane sans trace de sillon 
longitudinal; le devant sans saillies ni dépressions; toute la surface à 
ponctuation simple et écartée, composée de points assez fins, mélangés 
de points un peu plus gros, ces derniers rares sur le disque, plus 
nombreux sur les côtés. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, 
arrondis sur les côtés ; stries médiocrement larges; interstries légère- 
ment convexes, à ponctuation fine, simple, écartée et irrégulièrement 
disposée. Pygidium à ponctuation fine et très peu serrée ; la carène de 
la base formant dans le milieu un angle assez accusé. — Sierra-Leone : 
Freetown (A. Mocquerys, coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Assez voisin de l’interstilialis Fähræus (1857, apud Bohem., 
Ins. Caffr., II, p. 282), décrit du Natal, et qui en diffère par le dessus 
du corps peu brillant, la tête et le prothorax à ponctuation assez 
erosse et assez serrée, les interstries des élytres presque plans, garnis 
de gros points mélangés de points plus petits, la taille beaucoup plus 
grande. 


6. imberbis D, Sp, — Nitidulus; niger, capite prothoraceque 
subaeneo-nigris ; supra glaber, elytrorum lateribus apiceque ac pygidio 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 67 


brevissime flavo-pubescentibus. Apud marem capite requlariter, in fronte 
subtiliter, in clypeo et in genis fortius punctato, clypeo rotundato, 
fronte arcuatim carinata, carina utrinque angulatim flexa et tenuius 
inter clypeum et genas usque ad marginem externum oblique producta, 
vertice duobus cornibus leviter reclinatis et arcuatim convergentibus ar- 
mato. Prothorace simpliciter subdense punctato, punctis minutis, majo- 
ribus intermixtis, antice apud marem utrinque late depresso, medio 
rotundatin late gibboso ac fere laevi; lateribus postice leviter sinuatis, 
angulis posticis fere nullis; basi marginata. Elytris mediocriter stria- 
tis ; intervallis subconvexis, lenuissime granulatis, granulis multo ma- 
joribus disperse intermixtis. Pygidio subdense punctalo. — Long. 
8,5 mill. 


d. Noir, assez brillant, la tête et le prothorax d’un noir à peine 
bronzé, les élytres très obscurément tachés de rougeätre à la base de 
la 6° strie; massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf les côtés 
des élytres, leur extrémité et le pygidium à pubescence jaune extré- 
mement courte. Épistome arrondi en devant; joues assez saillantes, 
arrondies à leur côté externe et légèrement sinuées près des yeux; 
front avec une carène arquée atteignant la suture des joues, puis se 
coudant à angle obtus et se prolongeant très finement et obliquement 
entre l’épistome et les joues jusqu’au bord externe; vertex sans carène, 
avec deux cornes assez longues, situées au bord interne des yeux, lé- 
gerement inclinées en arrière et fortement arquées l’une vers l’autre ; 
toute la tête à ponctuation simple et régulière, les points fins sur le 
front, plus forts sur l’épistome et sur les joues. Prothorax rebordé à la 
base; les angles postérieurs très largement arrondis et presque nuls; 
les côtés légèrement sinués près de ces angles, arrondis entre le müiieu 
et les angles antérieurs ; la ligne médiane sans sillon longitudinal: le 
devant largement déprimé de chaque côté, la partie médiane formant 
une assez large gibbosité arrondie; toute la surface à ponctuation 
simple, assez serrée, composée de points assez fins, mélangés de 
points plus gros, sauf le devant à peu près lisse dans le milieu. Élytres 
à peine aussi larges que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries 
médiocrement larges: interstries subconvexes, garnis de granules ex- 
trémement fins, peu serrés et irréguliérement disposés, mélangés de 
quelques granules beaucoup plus gros. Pygidium à ponctuation assez 
serrée: la carène de la base formant dans le milieu un angle bien pro- 
noncé et à sommet légèrement arrondi. — Congo (coll. R. Oberthür, 
un seul exemplaire). 


Ressemble au cornifrons Thomson (1858, Arch. ent., IT, p. 54), 


68 H. D'ORBIGNY. 


décrit du Gabon et qui en diffère par l’épistome profondément échan- 
cré, le prothorax à ponctuation composée de points égaux, superficiels 
et nettement ombiliqués, le devant G avec une seule dépression ou 
seulement déclive dans le milieu. 


O. intermixtus n.Ssp.— Subnilidus, pygidio opaco, niger, supra 
glaber, elytrorum lateribus apiceque ac pygidio vix perspicue flavo-pu- 
bescentibus. Capite rugoso,in fronte rugose, in vertice vadose umbilicato- 
punctato, tricarinato, carinis parum elevatis ; clypeo vix sinuato ; carina 
anteriore ad tertiam anteriorem sita, arcuata, utrinque angulatim flexa 
eloblique inter clypeumet genas usque ad marginem externum producta ; 
carina intermedia paulo ante oculorum marginem anticum sita, brevr, 
subarcuata: carina posteriore inter oculorum margines posticos sila, 
medio late interrupta. Prothorace simpliciter, in disco parum dense, ad 
latera densius wmbilicato-punctato, punctis vadosis et modice magnis, 
profundioribus et majoribus praesertim ad latera intermixtis, antice 
simplici;lateribus postice leviter et iterum prope angulos anticos acutis- 
simos distincte sinuatis ; basi subtiliter marginata. Elytris late striatis ; 
intervallis planis, subdense et sine ordine granulatis, granulis minutis, 
multo majoribus praesertim ad latera intermixtis. Pygidio vadose ac 
parum dense umbilicato-punctato. — Long. 6,2 mill. 

Très peu convexe; assez brillant, sauf le pygidium mat; entièrement 
noir, massue des antennes brunätre. Dessus glabre, sauf les côtés et 
l'extrémité des élytres et le pygidium à pubescence jaune extrêmement 
courte et presque imperceptible, Épistome en courbe à peine sinuée en 
devant: joues très peu saillantes, arrondies sur leur moitié antérieure, 
puis légèrement sinuées sur leur seconde moitié; tête avec trois ca- 
rènes très peu saillantes, la première située vers le tiers antérieur, 
fine mais bien nette, arquée, atteignant la suture des joues, puis se 
coudant à angle obtus et se prolongeant obliquement en avant entre 
l'épistome et les joues jusqu’au bord externe, la seconde située un peu 
en avant du bord antérieur des yeux et pas plus longue que la moitié 
de leur intervalle, légèrement arquée et un peu émoussée, la troisième 
située sur le vertex entre les bords postérieurs des yeux, un peu 
émoussée, largement interrompue dans le milieu ; les deux carènes anté- 
rieures divisant la tête en trois parties dont celle du milieu un peu plus 
petite, les deux autres presque égales ; l’épistome et les joues couverts 
de courtes rugosités, ces rugosités transverses sur l’épistome, en partie 
longitudinales sur les joues ; le reste de la tête à ponctuation ombiliquée 
serrée et assez grosse, profonde ét fortement rugueuse entre les deux 
carènes antérieures, très peu profonde et à peine rugueuse sur le ver- 


arr 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 69 


tex. Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs très 
largement arrondis, les côtés légerement sinués près de ces angles, 
nettement sinués près des angles antérieurs qui sont très aigus; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal; la région des angles postérieurs 
sans trace d'impression; le devant sans saillie ni dépression ; toute la 
surface à grosse ponctuation simple et ombiliquée, composée de points 
assez gros et très peu profonds, mélangés de points très gros et très 
profonds : cette ponctuation peu serrée sur le disque et composée em 
majeure partie de points médiocrement gros, serrée sur les côtés et 
composée en majeure partie de très gros points avec l'intervalle des 
points assez fortement rugueux. Élytres plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries larges; interstries plans, garnis de gra- 
nules assez serrés etirrégulièrement disposés, les uns tres fins.les autres 
oros, ces derniers très espacés vers la suture, devenant graduellement 
plus nombreux vers les côtés, Pygidium deux fois aussi large que long, 
à ponctuation ombiliquée peu serrée et très peu profonde; la carène de 
la base formant dans le milieu un angle bien prononcé.— Sierra-Leone : 
Freetown (A. Mocquerys, coll. R. Oberthür, un seul exemplaire pro- 
bablement 9). 

Cette espèce ne ressemble à aucune autre; elle est bien reconnais- 
sable à son épistome à peine sinué, sa tête avec trois carènes dont la 
postérieure est largement interrompue dans le milieu, son prothorax 
garni d'une grosse ponctuation ombiliquée, composée de points iné- 

_gaux, ei avant les côtés nettement sinués près des angles antérieurs, 
ses élytres garnis de granules très inégaux. 


©. laevatus n, sp. — Nitidus, niger, supra glaber. Capite subti- 
liter ac dense punctato, clypeo rugoso, apice truncato; fronte carina 
longa, usque ad capitis marginem externum producta, vertice carina 
breviore, inter oculos et illorum in medio sita, instructis. Prothorace 
simpliciter, subtiliter ac parum dense punctato, in dimidio posteriore 
fere laevi, ad latera antice fortius ac densius subrugoso-punctato, antice 
medio gibboso et apice utrinque tuberculato vel calloso; lateribus postice 
sinuatis; basi lenuissime marginata. Elytris tenuissime striatis, stris 
basi breviter sulciformibus; intervallis planis, subtilissime ac parce 
punclulatis. Pygidio subtenuiter punctato. — Long. 7-9 mill. 

Brillant, entièrement d’un noir d’ébène, massue des antennes noire 
ou brune. Dessus complètement glabre. Épistome largement tronqué 
en devant; joues peu saillantes, formant en dehors un angle très obtus 
et arrondi; front avec une longue et assez forte carène atteignant le 
bord externe, droite, sauf ses extrémités très légèrement coudées obli- 


70 H. D'ORBIGNY. 


quement en avant; vertex avec une forte carène tantôt droite, tantôt 
légèrement sinuée dans son milieu, n’atteignant pas tout à fait les veux 
et située entre leurs milieux; la tête à ponctuation fine, simple et ser- 
rée, sauf l'épistome densément garni de rides transverses, le vertex 
presque lisse derrière la carène. Prothorax rebordé à la base sur 
toute sa largeur, mais le rebord extrêmement fin et souvent très 
peu visible; les angles postérieurs largement arrondis; les côtés si- 
nués près de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; la région des 
angles postérieurs sans trace de dépression ; le devant avec une gibbo- 
sité médiane occupant environ le tiers de la largeur et s’élevant de 
chaque côté à son sommet en un assez gros tubercule ou en une 
simple callosité peu prononcée; au moins la moitié postérieure du 
disque lisse sauf un pointillé très épars et à peine visible, le reste de 
la surface à ponctuation simple, fine et peu serrée, excepté la moitié 
antérieure des côtés à ponctuation plus grosse, serrée et légérement 
rugueuse, Élytres à peu près de la largeur du prothorax, arrondis la- 
téralement; stries très fines, mais brièvement sulciformes à la base ; 
interstries plans, garnis seulement d’un pointillé très fin et écarté. Py- 
gidium à ponctuation simple, assez fine et assez serrée; la carène de la 
base formant dans le milieu un angle très prononcé, arrondi à son 
sommet. — Mozambique : Delagoa (recu de MM. Staudinger et Bang- 
Haas). 

Je n’en ai vu que deux exemplaires et ils me paraissent être des © : 
dans ce cas, il est possible que le G ait l’armature de la tête, la forme 
de l’épistome et la conformation du devant du prothorax très diffé- 
rentes. L'espèce est bien reconnaissable à son corps d’un noir brillant, 
complètement glabre en dessus, à la fine ponctuation de son prothorax 
qui est presque lisse sur au moins la moitié postérieure du disque, et 
a le rebord basilaire extrêmement fin, ses élytres à stries très fines, 
sulciformes à la base, leurs interstries très finement pointillés, parais- 
sant presque lisses. 


O. opacus Fähræus 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., Il, p. 292, dé- 
crit du Natal, — minutus Hausmann, 1807, apud Illig., Mag. Ê. InsekL., 
VI, p. 263, décrit du Cap de Bonne-Espérance. — Je n’ai vu aucun 
exemplaire de cette espèce provenant du Natal, mais la description de 
Fähræus est très précise et s'applique parfaitement à la Q du minulus 
dont Hausmann a décrit seulement le G. — Colonie du Cap. (coll. Ha- 
rold > R. Oberthür) : Port-Elizabeth (D' Ch. Martin), Cape-Town 
(E. Simon, coll. Ch. Martin). 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 71 


O. lugens Fâhræus, L c., p. 289, décrit des bords du fleuve Orange, 
— L'insecte décrit sous ce nom par Péringuey (in Trans. S. Aîfr. Phil. 
Soc, XII, 1900, p. 198, Deser. Cat. Col. S. Afr.) n’est évidemment pas 
cette espèce, puisqu'il est bronzé et a sur le devant du prothorax deux 
tubercules où une carène, tandis que le lugens, comme lindique Fah- 
ræus, est noir et n’a pas de saillie sur Le devant du prothorax. De plus 
Péringuey (1. c.) met en synonymie du lugens les O. piceus Fahr. (1. c., 
p. 301) et setosus Fähr. (L. c., p. 291) qui sont des espèces distinctes 
l'une de l’autre et distinctes du lugens. Ce dernier à été trouvé par 
M. le D: Ch. Martin dans le Zoulouland et dans le Natal, je l’ai vu éga- 
lement du Natal dans la collection de M. R. Oberthür. 


O. impictus Fâhræus, 1857, 1. c., p. 293, décrit du Natal, — 
hyaena Fabricius, 1801, Syst. Eleuth., p. 51, décrit du Cap de Bonne- 
ispérance. — Selon le développement des individus, la petite lame 
corniforme du vertex G est tantôt dentée à sa base comme l'indique 
Fabricius, tantôt graduellement rétrécie dès sa base comme l'indique 
Fabræus. Je n'ai pas le {ype de Führæus, mais Harold l'ayant vu, il est 
à supposer que les insectes portant dans sa collection le nom d’anpre- 
tus sont bien nommés, d'autant plus qu'ils répondent parfaitement à la 
description. — Transvaal (coll. R. Oberthür), Zoulouland (D' Ch. Mar- 
tin), Natal (coll. R. Oberthür), Colonie du Cap (coll. Harold > R. Ober- 
thür). 

L’insecte que décrit Péringney (1. c., p. 199) sous le nom de scabro- 
sus Fahr., avec la synonymie de pedestris Fähr., est évidemment 
l'hyaena Fabr. (1. c.). Après en avoir vu les {ypes, Harold (Col. Helte, 
IX-X, p. 206) à réuni le scabrosus Fâhr. (1. c., p. 295) et le pedestris 
Fâhr. (1. c., p. 296) au setosus Fâhr. (1. c., p. 291). 


O0. cineraceus n. Sp. — Opacus, niger, supra brevissime, in ra- 
pite longius flavo-pubescens. Capite fortiter punctato,clypeo plus minusre 
r'ugoso, apice vix sinualo ; fronte arcuatim carinata; vertice apud marem 
cornu parvo el conico, vel tuberculo, inter oculos et illorum fere in medio 
sito, apud feminam carina recta, longula, fere inter oculorum marqgines 
posticos sita, instructo. Prothorace sumpliciter, fortiter ac parum dense, 
in medio basis paulo subtilius et parcius punctato, antice medio breviter 
transversim calloso vel indistincte bituberculalo; lateribus postice non 
aut vix sinuatis ; basi marginata. Elytris late striatis ; intervallis planis, 
simpliciter, subfortiter ac dense sine crdine punctatis. Pygidio simplier. 
ter et subfortiler punctato. — Long. 5-6,5 mill. 


Peu convexe, noir, mat en dessus et paraissant un peu grisätre par 


72 H. D'ORBIGNY. 


l'effet de la pubescence, parfois la tête et le devant du prothorax à très 
léger reflet bronzé; massue des antennes noire. Tête à pubescence as- 
sez longue, prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence 
d’un gris jaunâtre pâle. Épistome à peine sinué en devant: joues peu 
saillantes et arrondies ; front avec une carène arquée atteignant la su- 
ture des joues, très fine &, forte ©; vertex avec une petite corne co- 
nique, souvent réduite à un gros tubercule, et située à peu près entre 
les milieux des yeux où un peu plus en arrière, avec une carène sim- 
ple et droite, n’atteignant pas tout à fait les yeux, et située à peine en 
avant de leur bord postérieur 9 ; la tête à ponctuation assez grosse et 
écartée, sauf l’épistome garni de très gros points plus serrés et un peu 
rugueux, G ; le front seul à grosse ponctuation écartée, les joues et les 
tempes à très grosse ponctuation serrée et rugueuse, l’épistome entiè- 
rement garni de rugosités, ©. Prothorax rebordé à la base; les angles 
postérieurs très peu accusés; les côtés non ou à peine sinués près de 
ces angles, très légèrement arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs ; le tiers postérieur ou la moitié avec un léger sillon longitudi- 
nal médian: le devant avec une courte callosité transverse, tantôt assez 
forte et indistinctement divisée en deux tubercules, tantôt très légère 
et simple &, forte et simple ©; toute la surface à ponctuation simple, 
forte et peu serrée, sauf Ja base dans le milieu un peu moins fortement 
et plus éparsement ponctuée. Élytres légèrement plus larges que le 
prothorax, arrondis sur les côtés; stries larges ; interstries plans, gar- 
nis de points simples, assez gros, peu serrés et en majeure partie non 
disposés en lignes. Pygidium à ponctuation simple, assez forte et mé- 
diocrement serrée: la carène de la base presque en arc de cerele. — 
Colonie du Cap (coll. van Lansberge > R. Oberthür) : Cape-Town 
(E. Simon, coll. Ch. Martin); Afrique australe (Fritsch, coll. Harold > 
R. Oberthür.) 


Ressemble beaucoup au minutus Hausm. {l.c.), quien diffère par le 
prothorax à ponctuation très serrée, sans saillie médiane en devant, la 
‘arène du vertex @ beaucoup plus courte, occupant seulement la moi- 
tié de l'intervalle des yeux. 


O6. declivicollis n. Sp. — Nitidulus; niger, capile prothoraceque 
nigro-aeneis, elytris nigro-piceis; supra breviter flavo-pubescens. Apud 
marem capile in fronte et in vertice [ere laevi, clypeo rugoso, apice 
rotundato, fronte arcuatim carinata, vertice lamina angusta, erecta, 
utrinque ad basim leviter dentata, medio in cornu producta, inter ocu- 
los armato. Frothorace simpliciter, fortiter ac subdense punctato, punc- 
torum interstiliis fere planis, apud marem antice medio elevato, pro- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 73 


ducto, apice emarginato et biluberculato, sub apicem leviler cavato ac 
laevi; lateribus postice vix sinuatis; basi marginata. Elytris parum 
profunde striatis ; intervallis subconvexis, superficie inaequali, subdense 
atque irregulariter granulatis, lateribus fortiter et fere simpliciter 
punctatis. Pygidio subfortiter ac subdense punctato. — Long. 6,5 mill. 


da. Assez brillant ; noir, avec la tête ete prothorax fortement bronzés, 
les élytres d’un brun de poix, sauf le bord apical rougeätre; massue 
des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pu- 
bescence jaune, la pubescence un peu plus longue sur les côtés du 
prothorax. Épistome en courbe un peu aplatie en devant: joues mé- 
diocrement saillantes, formant en dehors une courbe très prononcée et 
presque régulière; front avec une carène arquée atteignant la suture 
des joues ; vertex avec une petite lame dressée verticalement, prolon- 
gée en corne dans son milieu et légèrement dentée de chaque côté près 
de sa base, n’occupant guère plus du tiers de l'intervalle des veux et 
située un peu en avant de leurs milieux; l'épistome garni de rugosités 
et de quelques gros points, les joues avec quelques gros points et des 
points plus fins, le front et le vertex imperceptiblement pointillés, pa- 
raissant lisses. Prothorax finement rebordé à la base; les angles pos- 
térieurs très peu accusés et presque nuls: les côtés imperceptiblement 
sinués, presque en pan coupé près de ces angles, arrondis entre le mi- 
lieu et les angles antérieurs ; environ la moitié postérieure avec un 
sillon longitudinal médian peu profond; le devant très fortement élevé, 
coupé verticalement et même un peu en surplomb entre le sommet et 
le bord antérieur, le sommet se prolongeant antérieurement en une 
saillie médiane fortement échancrée et se divisant en deux tubercules : 
toute la surface à ponctuation grosse, assez serrée, simple, et avec lin- 
tervalle des points à peu près plan, sauf Ja partie déclive du devant et 
étroitement les angles antérieurs lisses. Élytres à peu près de la largeur 
du prothorax, assez arrondis sur les côtés: stries peu profondes et mé- 
diocrement larges ; interstries très légèrement convexes, au moins sur 
les côtés, à surface inégale, garnis de granules assez serrés, irrégu- 
lièrement disposés, et se transformant sur les interstries latéraux en 
grosse ponctuation à peu près simple. Pygidium à ponctuation assez 
grosse et assez serrée: Ja carène de la base en are de cercle, — Natal 
(coll. H.-W. Bates > R. Oberthür, un seul exemplaire). 


Extrêmement voisin de lhyaena Fähr. (1. c.), qui en diffère par 
les interstries des élytres plans, à surface très égale, en majeure partie 
garnis de fins granules très peu serrés et disposés sur deux rangées, 


74 H. D'ORBIGNY. 


la ponctuation du prothorax moins forte et plus écartée, la taille un peu 
plus petite. 

Également très voisin du cretus Péringuey (1904, in Trans. S. Afr. 
Phil. Soc., XII, 1900, p. 174 et 199, Descr. Cat. Col. S. Afr.), décrit 
du Natal et de l'Ovampoland, et qui en diffère par le prothorax à ponc- 
tuation beaucoup plus serrée, avec l'intervalle des points légèrement 
élevé en rides, ses côtés distinctement sinués près des angles posté- 
rieurs. Le cretus à été trouvé par M. le D' Ch. Martin dans le Zoulou- 
land et dans le Natal. 


O6. atronitidus n. Sp. — Nilidus, niger; supra glaber, lateribus 
ac pygidio breviter rufo-pubescentibus. Capite subtiliter et parum dense 
punctulato, feminae clypeo rugoso: clypeo saepe producto, apice rotun- 
dato; fronte subarcuatim carinata ; vertice apud marem lamina in cornu 
producta, inter oculorum margines posticos sita, armato, apud femi- 
nan carina parum longa, levissime inverso-arcuata, inter oculos et il- 
lorum paulo post medium sita, instructo. Prothorace simpliciter punctato, 
punctis in disco densis, antice minutis, postice majoribus, ad latera spar- 
sis et magnis, minutis intermixtis, antice apud marem medio depresso, 
apud feminam arcuatim parum distincte calloso: lateribus postice si- 
nuatis ; basi marginata. Elytris late striatis; intervallis subconveris, 
ad suturam vix perspicue, ad latera distinctlius granulatis, lateribus 
fortiter asperato-punctatis. Pygidio subfortiter punctato. — Long. 
>,9-6 mil. 

Entièrement d’un noir brillant, saui la massue des antennes d’un 
testacé obscur et souvent les bords de la tête un peu rougeîtres. Élytres, 
au moins sur les côtés, pygidium et souvent côtés du prothorax à 
courte pubescence d’un brun jaunâtre, le reste du dessus glabre. Épis- 
tome ordinairement plus ou moins prolongé en pointe arrondie et re- 
levée ou parfois en ogive G, non ou à peine prolongé en avant et ar- 
rondi ® ; joues peu saillantes et presque arrondies ; front avec une 
carène faiblement arquée, très fine G, plus forte ©, atteignant lextré- 
mité de la suture des joues, puis ordinairement se coudant à angle 
obtus et se continuant sur cette suture entre l'épistome et les joues 
jusqu’au bord externe; vertex avec une lame située entre les bords 
postérieurs des yeux et un peu moins large que leur intervalle, tan- 
tôt assez longue, légèrement inclinée en arrière, rétrécie snueusement 
et se terminant en corne dans son milieu, tantôt plus courte, dressée 
verticalement et presque triangulaire, G'; vertex avec une carène sim- 
ple, très légèrement arquée en sens inverse de la carène frontale, n’at- 
teignant pas à beaucoup près les yeux et située en arrière de leurs 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 79 


milieux, 9 ; toute la tête finement et peu densément pointillée, sauf 
ordinairement quelques points plus gros sur les joues et souvent sur 
les tempes, et l’épistome © finement rugueux. Prothorax rebordé à la 
base; les angles postérieurs arrondis; les côtés nettement sinués près 
de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; 
le tiers postérieur ou la moitié avec un sillon longitudinal médian bien 
prononcé; le devant avec une dépression médiane G, avec une légère 
callosité régulièrement arquée à sa partie antérieure et peu distincte © ; 
toute la surface à ponctuation simple, les points serrés sur tout le dis- 
que, fins en devant (surtout G), plus gros vers la base, très gros, épars 
et mélangés de points plus petits sur les côtés. Élytres à peine plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement: stries larges; inters- 
tries très légèrement convexes, garnis de granules extrêmement fins 
et à peine visibles sur le 2 interstrie, devenant graduellement plus 
gros, puis se transformant en grosse ponctuation râpeuse sur les côtés, 
ces granules médiocrement serrés et en majeure partie disposés sur 
deux ou trois rangées un peu irrégulières. Pygidium à ponctuation 
assez forte et assez serrée; la carène de la base formant dans le milieu 
un angle très peu prononcé, — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe 
(L. Conradt, coll. R. Oberthür), Lolodort (id.). 

Ressemble un peu au ugens Fähr. (L.c.), mais ce dernier a la ponc- 
tuation de la tête beaucoup plus grosse, le prothorax à grosse ponc- 
tuation unilorme, les granules des élytres bien moins fins sur le 2° in- 
terstrie, l’épistome non prolongé en avant, le vertex G avec seulement 
une petite corne conique. 


O. Dohertyi n. Sp. — Nilidus, niger, supra glaber. Capite sim- 
pliciter punctato, clypeo rugoso, apice rotundato; fronte arcuatim cari- 
nata; verlice apud marem lamina erecta, angusta, medio in cornu 
producta, inter oculos et illorum paulo ante medium sita, armato, apud 
feminam carina valida, longula, angulatinm inverso-arcuata, inter 
oculos et illorum paulo post medium sita, instructo. Prothorace simpli- 
ciler, fortiter ac dense punctato, apud marem antice late abrupte 
declivi, supra declivitatem bituberculato, inter tubercula medio longitu- 
dinaliter depresso, apud feminam antice bituberculato, tuberculis inter 
se parum distantibus; lateribus postice sinuatis; basi marginata. 
Elytris profunde striatis; intervallis nunc convexis, nunc fere planis, 
simpliciter, subfortiter ac dense sine ordine punctatis, punctis ad su- 
turam vadosis, ad latera profundis, punclorum interstitiis rugosis. 
Pygidio simpliciter crebre punctato. — Long. 9-10,5 mill. 

D'un noir d’ébène brillant, sauf la massue des antennes testacée. 


76 H. D'ORBIGNY. 


Dessus entièrement glabre. Épistome arrondi en devant; joues médio- 
crement saillantes, formant en dehors un angle obtus un peu arrondi 
à son sommet; front avec une assez forte carène arquée atteignant la 
suture des joues; vertex avec une petite lame dressée verticalement, 
prolongée en corne dans son milieu, située un peu en avant du milieu 
des yeux et occupant à peine la moitié de leur intervalle, G; vertex 
avec une forte carène anguleusement arquée en sens inverse de la 
carène frontale, assez longue mais n’atteignant pas les veux, et située 
un peu en arrière de leur milieu, © ; la tête à ponctuation fine, simple 
et peu serrée, sauf l'épistome entièrement rugueux, les joues à grosse 
ponctuation rugueuse et serrée. Prothorax rebordé à la base; les angles 
postérieurs un peu arrondis mais bien prononcés ; les côtés nettement 
sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs ; la partie postérieure avec une impression longitudinale médiane 
plus ou moins longue; le devant brusquement déclive sur toute la 
largeur, le sommet de la déclivité avec deux tubercules séparés par 
une assez large dépression longitudinale médiane, G; le devant avec 
deux tubercules rapprochés l’un de l'autre, ©; toute la surface à 
grosse ponctuation simple et serrée, sauf les parties déclives du devant 
plus finement et plus éparsement ponctuées. Élytres plus larges et 
beaucoup plus longs que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries 
profondes ; interstries tantôt convexes, tantôt presque plans, garnis de 
points simples, serrés, assez grands et irrégulièrement disposés, su- 
perficiels sur les premiers interstries, devenant graduellement profonds 
sur les côtés, plus ou moins mélangés de rides obliques. Pygidium à 
grosse ponctuatiom simple, serrée et mélangée de quelques points fins ; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle bien prononcé. 
Métasternum sans sillon distinct, très finement ponctué sur toute sa 
surface, sauf les côtés de sa partie antérieure fortement ponctués. 
Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures finement ponctué, 
sauf quelques gros points sur les côlés ou vers l'extrémité. Tibias anté- 
rieurs avec une épine extrêmement courte à leur angle apical interne 
G, leur extrémité interne simple et obliquement coupée ©. — Sud de 
l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, altitude 2.200 à 3.000 mètres 
(W. Doherty, coll. R. Oberthür). 


Ne ressemble à aucune autre espèce. 


0. variolosus n. Sp. — Opacus, niger, supra glaber. Capite sub- 
tilissime punctulato, antice leviter rugoso, «ad latera et postice distinc- 
tius punctato, haud carinato, inter oculos valide tuberculato; clypeo 
subangulatim rotundato. Prothorace simpliciler ac fortiter confertim 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 77 


punctato, punctorum interstitiis subrugosis, antice transversim bre- 
viler calloso: lateribus postice sinuatis; basi marginata. Elytris parum 
profunde striatis; intervallis planis, confertim punetatis, punctis 
magnis tntus tenuiler granulosis, punctorum interstitiis subrugosis. 
Pygidio fortiter confertim punctato. — Long. 7 mill. 


Mat, noir, sauf les antennes d’un testacé en partie brunätre. Dessus 
glabre. Épistome en ogive; joues médiocrement saillantes, formant en 
dehors un angle obtus à sommet arrondi; tête sans carènes, avec 
seulement un gros tubercule situé entre les milieux des yeux; tout le 
milieu de la tête très finement pointillé, le devant de lépistome légè- 
rement rugueux, les joues et les tempes à ponctuation médiocrement 
forte et médiocrement serrée. Prothorax rebordé à la base; les angles 
postérieurs arrondis; les côtés assez fortement sinués près de ces 
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie pos- 
térieure avec une légère trace d'impression longitudinale médiane; le 
devant avec une forte callosité transverse, droite, occupant environ le 
quart de la largeur ; toute la surface à grosse ponctuation simple, ombi- 
liquée, assez profonde et très serrée, avec l'intervalle des points très 
légèrement rugueux, sauf le devant un peu plus finement ponctué 
derrière la callosité. Élytres seulement un peu plus larges que le pro- 
thorax, arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; stries assez 
harges mais très superficielles ; interstries plans, entièrement couverts 
de grands points très serrés, enclosant chacun un petit granule, sauf 
ceux des 2 et 3° interstries qui sont simplement räpeux, l'intervalle 
des points très légèrement rugueux. Pygidium à grosse ponctuation 
serrée ; la carène de la base en arc de cercle. — Colonie du Cap : Cape- 
Town (Dr Ch. Martin, un seul exemplaire). 


Cette espèce ne ressemble à aucune autre ; elle est bien reconnais- 
sable à sa grosse ponctuation très serrée, et surtout à la conformation 
très particulière des points des interstries. 


O. tessulatus Harold, 1871, Col. Heîte, VIE, p. 13, décrit de l'Éry- 
thrée : Bogos. — J'ai confondu cette espèce (in L’Abeille, XXIX, 
p. 298, Suppl. Onth. pal.) avec le Millingeni d'Orbigny (1898, in 
Bull. Soc. ent. Fr., 1898, p. 178), décrit de la Mésopotamie et de lA- 
rabie, et qui lui ressemble beaucoup; ce dernier est jusqu'ici étran- 
ger à l'Afrique, les exemplaires que j'ai signalés (in L’Abeillé, 1. €.) 
de la Somalie : Berbera (coll, Argod) sont des tessulatus. 


0. stigmosus n. sp. — Subnitidus; capite prothoraceque viridi- 
aeneis ; elytris testaceis, intervallo juxtasuturali, epipleuris et maculis 


78 H. D'ORBIGNY. 


minutis, plerisque in duas fascias transversim dispositis, nigris vel 
fuscis ; pygidio testaceo; supra breviler flavo-pubescens, elytris brevis- 
sime fusco-setosis. Apud marem capite simpliciter, subfortiter et parum 
dense punctato, punctis minutis intermirtis, clypeo truncato, fronte 
haud carinata, vertice tuberculo conico inter oculos armato; apud fe- 
minam capite rugoso, clypeo vix sinualo, fronte arcuatim carinata, 
vertice carina parum longa, recta, inter oculos et illorum in medio sita, 
instructo. Prothorace simpliciter ac subdense, in disco subfortiter, ad 
latera paulo fortius punctato, punctorum interstitiis leviter rugosis; 
lateribus postice sinuatis ; basi marginata. Elytris mediocriter striatis ; 
intervallis planis vel subplanis, parum dense granulatis. Pygidio parum 
dense punctato. — Long. 6,5-7 mill. 


Médiocrement brillant; tête et prothorax d’un vert bronzé souvent 
obscur ; élytres testacés, avec l’interstrie juxtasutural et les épipleures 
bruns ou noirs, et deux rangées transverses de petites taches noires 
ou brunes, situées vers le tiers antérieur et vers le 2 tiers sur Îles 
3e, De et 7° interstries, en outre avec une petite tache humérale, une 
bande longitudinale le long du bord externe sur la seconde moitié de 
l'interstrie latéral, et une petite tache apicale transverse; parfois la 
tache antérieure du 3° interstrie manquant, ou sa tache postérieure 
s'étendant transversalement sur le 2° interstrie jusqu’à l'interstrie jux- 
tasutural; pygidium testacé; dessous du corps et pattes d'un brun 
noir, sauf parfois les cuisses intermédiaires et postérieures testacées; 
massue des antennes testacée. Tête, prothorax et pygidium à courte 
pubescence jaune, la pubescence très courte sur le disque du pro- 
thorax, moins courte sur les côtés, le devant avec des poils assez longs 
près du bord antérieur; élytres garnis de soies brunes acuminées et 
extrèmement courtes, sauî les ‘côtés à très courte pubescence jaune. 
Tôte formant à sa partie antérieure un demi-octogone régulier, épistome 
tronqué en devant, joues à peine saillantes et à côtés externes parallèles, 
front sans carène, vertex avec un gros tubercule conique, situé entre 
les milieux des yeux, toute la surface à ponctuation assez grosse, peu 
serrée et simple, mélangée de points fins, sauf les tempes à ponctuation 
éparse, G'; tête plus arrondie, épistome à peine sinué en devant, pres- 
que tronqué, joues très peu saillantes, leur côté externe formant une 
courbe régulière et peu prononcée, front avec une fine carène arquée 
n'atteignant pas la suture des joues, vertex avec une carène simple et 
droite, située entre les milieux des veux et occupant un peu plus du 
tiers de leur intervalle, l’épistome et le front garnis de rugosités serrées, 
les joues et les tempes à grosse ponctuation serrée et rugueuse, le 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 79 


vertex assez fortement et densément ponctué derrière la carène, Q. 
Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs arrondis; les côtés 
sinués près de ces angles, légèrement arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la partie postérieure avec une légère impression 
longitudinale médiane ; le devant sans saillies ni dépressions; toute la 
surface à ponctuation simple et assez serrée, les points assez gros sur 
le disque, un peu plus gros sur les côtés et le long du bord antérieur, 
sauf un espace lisse ou presque lisse de chaque côté près des angles 
postérieurs, l'intervalle des points légèrement rugueux. Élytres plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries médiocrement 
larges; interstries plans ou presque plans, garnis de fins granules peu 
serrés et peu régulièrement disposés. Pygidium à ponctuation simple 
et peu serrée, assez fine à la base, forte sur la moitié postérieure; la 
carène de la base formant dans le milieu un angle très prononcé. — 
Afrique orientale allemande : Kilima-Ndijaro (R. P. Leroy, coll. R. Ober- 
thür, un seul exemplaire G), Tabora (Revoil, coll. du Muséum de 
Paris, un seul exemplaire ©). 

Extrêmement voisin du tessulatus Har. (1. c.); le G du stigmosus 
en diffère seulement par la ponctuation de la tête assez grosse, peu 
serrée et mélangée de points fins, les joues à côtés externes parallèles, 
le front sans carène, tandis que le G du tessulatus a la ponctuation de 
la tête très grosse, serrée, sauf sur les tempes, et mélangée de points 
fins, les joues légèrement arquées à leur côté externe, le front avec 
une fine carène, ou au moins une ligne lisse bien accusée. Les © des 
deux espèces ne diffèrent que par la carène frontale qui est fine et 
n’atteint pas à beaucoup près la suture des joues chez le stigmosus, 
tandis qu’elle est forte et atteint la suture des joues chez le tessulatus. 


O6. polystigma D. Sp. — Nitidulus; capite prothoraceque viridi- 
aeneis ; elytris testaceis, intervallo juxtasuturali, epipleuris et maculis 
minultis, plerisque in duas fascias transversim dispositis, nigris vel 
fuscis: pygidio nunc toto testaceo, nunc partim viridi-fusco; supra 
breviter flavo-pubescens, elytris brevissime fusco-setosis. Apud marem 
capite simpliciter, fortiter ac sparstim punctato, punctis minutis inter- 
mixtis, clypeo vix sinuato, interdum fere truncato, fronte haud cari- 
nata, vertice cornu brevi, conico, vel tuberculo, inter oculos armato ; 
apud feminam capite rugoso, clypeo profunde sinuato, fronte saepius 
brevissime carinata, vertice carina brevissima, recta, inter oculos et 
illorum in medio sita, instructo. Prothorace simpliciter ac Subdense, in 
disco subfortiter, ad latera viæ fortius punctato, punctorum interstitiis 
leviter rugosis; lateribus postice non aut vix perspicue sinualis : basi 


80 H. D'ORBIGNY. 


marginala. Elytris mediocriler striatis; intervallis fere planis, parum 
dense granulatis. Pygidio parum dense punctato. — Long. 4,5- 
6,5 mill. 


Assez brillant; tête et prothorax d’un vert bronzé ordinairement 
obseur; élytres testacés, avec l’interstrie juxtasutural et les épipleures 
bruns, et deux rangées transverses de petites taches noires ou brunes, 
situées vers le tiers antérieur et vers le deuxième ticrs sur les 3°, 5° et 
7e interstries, en outre avec une petite tache humérale, ordinairement 
une bande longitudinale le long du bord externe sur la moitié posté- 
rieure de l’interstrie latéral, et souvent une petite tache subapicale: 
parfois la tache antérieure du 3° interstrie manquant, ou sa tache 
postérieure s'étendant transversalement sur le 2° interstrie; pygidium 
tantôt testacé, tantôt d’un brun verdätre avec les côtés et l'extrémité 
testacés ; dessous du corps et pattes d’un brun noir, sauf souvent les 
cuisses en partie rougeàtres; massue des antennes tantôt testacée, 
tantôt brune. Tête, prothorax et pygidium à courte pubescence jaune, 
la pubescence uniformément très courte sur le prothorax, même sur 
les côtés, sauf le devant avec des poils assez longs près du bord anté- 
rieur; élytres garnis de soies brunes acuminées et extrêmement 
courtes, sauf les côtés à très courte pubescence jaune. Épistome à 
peine sinué ou parfois presque tronqué en devant G, profondément 
sinué ©; joues très peu saillantes, formant en dehors une courbe 
régulière et très peu prononcée; front sans trace de carène, vertex 
avec une corne conique, courte et grosse, parfois réduite à un tuber- 
cule, et située entre les milieux des yeux, toute la tête à grosse 
ponctuation très écartée et simple, mélangée de points très fins, G'; 
front ordinairement avec une fine carène extrêmement courte, n’oc- 
cupant pas plus du quart ou du cinquième de l'intervalle des joues, 
parfois sans carène, très rarement avec une carène anguleusement 
arquée ét atteignant la suture des joues, vertex avec une très courte 
carène droite, souvent échancrée à son bord supérieur, située entre 
les milieux des veux et occupant environ le quart de leur intervalle, 
la tête garnie de fortes rugosités serrées, sauf les tempes à grosse 
ponctuation simple et écartée, le vertex assez finement ponetué derrière 
la carène, ©. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs lar- 
gement arrondis: les côtés non ou imperceptiblement sinués près de 
ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; ordinai- 
rement la partie postérieure avec une très légère trace de dépression 
longitudinale médiane ; le devant sans saillies ni dépressions; toute la 
surface à ponctuation simple et assez serrée, les points assez gros sur 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 81 


le disque, à peine plus gros sur les côtés, sauf un espace lisse ou 
presque lisse près des angles postérieurs, l'intervalle des points légè- 
rement rugueux. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis laté- 
ralement ; stries médiocrement larges; interstries presque plans, garnis 
de fins granules peu serrés et peu régulièrement disposés. Pygidium 
à ponctuation simple, médiocrement grosse et peu serrée: la carène 
de la base formant dans le milieu un angle assez prononcé. — Afrique 
orientale allemande : Bagamoyo (H. Schædle, coll. R. Oberthür), 
Mhonda dans l'Ouzigoua (A. Hacquard, id.). 


Extrèmement voisin du tessulatus Har. (L. c.), et surtout du stig 
mosus n. sp.; il en diffère par les côtés du prothorax non ou à peine 
sinués près des angles postérieurs, tandis que chez ces deux espèces 
ils sont nettement sinués. Il en diffère encore par la tête G à ponctua- 
tion très écartée, la tête © ayant l’épistome profondément sinué, la ca- 
rène du vertex très courte et occupant seulement le quart de l’inter- 
valle des yeux, souvent échancrée, tandis que la ponctuation de la tête 
Gest serrée chez le tessulatus, peu serrée chez le stigmosus, et que ces 
deux espèces ont l'épistome tronqué ou à peine sinué, la carène du ver- 
tex © occupant plus du tiers de lintervalle des yeux et non échancrée. 


O. variatus n. Sp. — Parum nilidus; capite prothoraceque viridi- 
aeneis; elytris testaceis, intervallo juxtasuturali, epipleuris et maculis 
minutis, plerisque in duas fascias transversim disposilis, nigris ; pyqi- 
dio aeneo-nigro ; Supra breviter, in pygidio longius flavo-pubescens, ely- 
tris brevissime nigro-setosis. Apud marem capite simpliciter, fortiler ac 
dense punctato, nonnullis punctis minutis intermixtis, clypeo truncato, 
fronte haud carinata, vertice lamina longula, reclinata, a basi gradatim 
attenuata, apice in cornu cylindricum producta, inter oculos et illorum 
fere in medio sita, instructo. Prothorace simpliciter, fortiter ac dense. 
antice parcius punctato; lateribus postice sinuatis : basi marginatu. 
Etytris late striatis ; intervallis fere planis, subdense granulatis. Py- 
gidio subfortiter punctato. — Long. 7,8 mil. 

Peu brillant; tête et prothorax d’un bronzé verdâtre; élytres tes- 
tacés, avec l’interstrie juxtasutural et les épipleures noirs, et deux 
rangées transverses de petites taches noires, l’une un peu avant le 
tiers antérieur, composée sur chaque élvtre de deux taches situées sur 
les 3° et 5° interstries, l’autre un peu après le deuxième tiers, com- 
posée de taches mal déterminées, situées sur les 3°-6° interstries, 
en outre une petite tache sur le 7° interstrie vers le milieu, une tache 
humérale, et une bande longitudinale le long du bord externe sur les 
deux tiers postérieurs de l'interstrie latéral; pygidium, dessous du 

Ann. Soc. Ent. Fr., LxxI. 1902. 6 


82 H, D'ORBIGNY. 


corps et pattes d’un noir bronzé; massue des antennes d'un testacé lé- 
gèrement brunâtre. Tête el prothorax à pubescence jaune, assez courte 
et dressée sur la tête et le devant du prothorax, plus courte et cou- 
chée sur le reste du prothorax; élytres garnis de soies noires extrê- 
mement courtes, larges à leur base, puis acuminées; pygidium à pu- 
bescence jaune assez longue. Épistome tronqué en devant ; joues peu 
saillantes et arrondies; front sans trace de carène: vertex avec une 
lame assez longue, située à peu près entre les milieux des yeux et oc- 
cupant plus de la moitié de leur intervalle, droite mais inclinée en 
arrière, graduellement rétrécie dès sa base, et se terminant par une 
petite corne cylindrique ; toute la tête à très grosse ponctuation simple 
et serrée, mélangée de quelques points fins, cette ponctuation un peu 
rugueuse sur le devant de l’épistome et sur les joues. Prothorax re- 
bordé à la base; les angles postérieurs arrondis ; les côtés assez forte- 
ment sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant sans 
saillie ni dépression ; toute la surface à grosse ponctuation simple et très 
serrée, sauf de chaque côté au-dessus des angles postérieurs un assez 
grand espace très éparsement ponctué, la partie déclive du devant à 
grosse ponctuation éparse, mélangée de quelques points fins, linter- 
valle des points non rugueux, sauf indistinctement sur les côtés. 
Élytres à peu près de la largeur du prothorax, arrondis latéralement ; 
stries larges: interstries presque plans, garnis de fins granules assez 
serrés et en majeure partie disposés irrégulièrement. Pygidium à pone- 
tuation assez grosse; la carène de la base formant dans le milieu un 
angle bien prononcé. Angle apical interne des tibias antérieurs muni 
d’une courte épine. — Congo français (Guiral, coll. du Muséum de 
Paris, un seul exemplaire G). 

Voisin des 0. tessulatus Mar. (L €), stigmosus n. sp. et poly- 
stigma n. sp., mais bien distinct par la ponctuation du prothorax plus 
serrée et un peu plus grosse, non rugueuse sur le disque, les stries des 
élytres un peu plus larges, le vertex G avec une assez longue lame 
inclinée en arrière, graduellement rétrécie dès sa base, et terminée par 
une petite corne cylindrique. 


O. jugicola n. Sp. Subopacus; capite prothoraceque obscure 
aeneis, elytris testaceis, longitudinaliter fusco-lineatis, interdum una 
fascia nigra notatis, pygidio aeneo-nigro ; in prothorace breviter, antice 
sicut in capile longius flavo-pubescens, elytris brevissime nigro-setosis, 
pygidio longe flavo-piloso. Clypeo subrotundato, interdum levissime st- 
nualo; fronte arcuatim carinata; apud marem capite fortissime ac 





Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 83 


subdense punctato, pünctis minutis intermirtlis, vertice lanina erecta, 
lata, subquadrata, medio in cornu producta, inter oculos et illorum 
paulo post marginem anticum sita, interdum in laminam parvam trian- 
qularem vel in tuberculum reducta, armato; apud feminam capite con- 
fertim rugoso, vertice carina brevissima, inter oculos et illorum paulo 
post medium sita, instructo. Prothorace Sümpliciter, fortiter ac dense 
punctato, antice apud marem abrupte declivi, supra declivitatem bi- 
tuberculato, inter tubercula subdepresso, apud feminam simplici; late- 
ribus postice sinuatis ; basi marginata. Elytris subtenuiter striatis ; in- 
tervallis planis, subdense granulatis. Pygidio fortiter punctato. Long. 
5,9-8 mill. 


Un peu mat: tête et prothorax d’un bronzé obscur ou d'un noir 
bronzé; élytres testacés, avec des lignes longitudinales noires ou bru- 
nes, situées sur les stries et reliées par d’autres taches plus ou moins 
nombreuses, l'interstrie juxtasutural et les épipleures au moins en ma- 
jeure partie noirs ou bruns; parfois ces taches plus étendues, envahis- 
sant presque tout le disque, et ne laissant testacées que la base, l'ex- 
trémité et quelques taches sur les côtés, la tache basilaire testacée se 
prolongeant plus longuement en arrière sur les 2 et 4° interstries ; 
pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir bronzé; massue des 
antennes brune ou d’un testacé brunätre. Tête à pubescence assez 
longue, prothorax à courte pubescence jaune, sauf le devant avec 
de longs poils, élvtres garnis de très courtes soies noires acuminées, 
pygidium à longue pubescence d’un jaune pâle. Épistome en courbe 
souvent aplatie en devant, parfois très légèrement sinuée; joues peu 
saillantes et arrondies ; front avee une carène arquée, n’atteignant pas 
la suture des joues et souvent peu accusée &, atteignant presque tou- 
jours la suture des joues et assez forte ©; vertex avec une large lame 
dressée, située un peu en arrière du bord antérieur des yeux et occu- 
pant presque tout leur intervalle, à côtés parallèles, puis se rétrécis- 
sant très brusquement et se prolongeant en corne dans son milieu, 
parfois, chez les exemplaires moins développés, avec une lame plus 
étroite, ou, chez les très petits exemplaires, avee seulement une petite 
corne triangulaire située un peu en arrière du milieu des yeux et par- 
fois réduite à un simple tubercule conique ou transverse, toute la tête 
garnie de très gros points profonds et assez serrés, mélangés de points 
fins, SG; vertex avec une très courte carène siluée un peu en arrière 
du milieu des veux et occupant un peu moins du tiers de leur inter- 
valle, toute la tête couverte de rugosités serrées, ©. Prothorax rebordé 
à la base; les angles postérieurs arrondis; les côtés sinués près de ces 


8% H. D'ORBIGNY. 


angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; le devant 
brusquement déelive sur toute la largeur, le sommet de la déclivité 
avec deux tubercules séparés par une dépression qui se prolonge pos- 
térieurement jusqu’à la base en un fin sillon longitudinal médian, G; 
le devant simple, ordinairement la moitié postérieure avec un fin sillon 
longitudinal médian, G de très petite taille et 9 ; toute la surface à ponc- 
tuation simple, grosse et serrée, avec l'intervalle des points souvent un 
peu rugueux surtout sur les côtés, sauf un espace presquelisse de chaque 
côté près des angles postérieurs, la déclivité antérieure G éparsement 
ponctuée. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis latéralement ; 
stries assez fines : interstries plans, garnis de granules assez serrés et 
irrégulièrement disposés. Pygidium à ponctuation forte et serrée; Ja 
carène de la base à peine anguleuse dans le milieu. Extrémité interne 
des tibias antérieurs formant un angle droit et munie d’une épine ex- 
trêmement courte G, formant un angle obtus et sans épine 9. — Sud 
de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, altitude 2.200 à 3.000 me- 
tres (W. Doherty, coll. R. Oberthür). 

Voisin des O0. tessulatus Har. (1. c.), stigmosus n. Sp. et poly- 
stigima n. sp., mais très distinct par les élytres avec des lignes longi- 
tudinales noires ou brunes, le pygidium à pubescence longue, le vertex 
d avec une large lame, le devant du prothorax S avec deux tubercules. 


O. histrio n. sp. — Subnilidus; capite prothoraceque subaeneo-ni- 
gris, prothoracis lateribus antice et basis medio testaceo-marginatis ; ely- 
tris nigris, basi apiceque testaceo-maculatis, nonnullis maculis aliis 
sparsis; pygidio testaceo, fusco-bimaculato; supra breviter, in protho- 
race utrinque longius flavo-pubescens. Apud marem capite simpliciter ae 
parum dense punctato, punctis magnis, minutis intermixtis, clypeo 
calde bidentato, fronte paulo post capitis medium arcuatim carinatu, 
vertice inter oculos valide tuberculato. Prothorace simpliciter, subfor- 
titer ac parum dense punctato, punctorum interstitiis subrugosis : late- 
ribus postice levissime sinuatis ; basi subtilissime et parum visibiliter 
marginata. Elytris subtenuiter Striatis; intervallis planis, tenuiter 
granulatis. Pygidio parum dense punctato. — Long. 6 mill. 

Médiocrement brillant; tête et prothorax d’un noir très légèrement 
bronzé, le prothorax bordé de testacé aux angles antérieurs jusque 
vers le milieu des côtés, et à la base dans le milieu; élytres noirs, avec 
la base et l'extrémité irrrégulièrement tachées de testacé, et quelques 
autres petites taches testacées ; pygidium testacé, avec deux grosses 
taches brunes: dessous du corps et pattes d’un brun noir, avec les 
côtés du métasternum, tout le milieu de l'abdomen et les cuisses tes- 


Fr 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 85 


tacés: massue des antennes brune. Tête, prothorax, élvtres et pygi- 
dium à courte pubescence jaune, la pubescence plus longue de chaque 
côté du prothorax vers le tiers postérieur. Épistome très profondément 
incisé en devant et prolongé en deux longues dents rapprochées l'une 
de l'autre ; joues peu saillantes et arrondies; front avec une fine carène 
arquée atteignant la suture des joues et située un peu en arrière du 
milieu de la tête; vertex avec un gros tubercule légèrement longitu- 
dinal et situé entre les milieux des yeux; toute la tête à ponctuation 
simple, peu serrée, composée de gros points inégalement répartis, 
mélangés de points fins. Prothorax très finement et peu visiblement 
rebordé à la base; les angles postérieurs très obtus et un peu ar- 
rondis: les côtés très légèrement sinués près de ces angles, très peu 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs qui sont aigus: la ligne 
médiane sans sillon longitudinal ; le devant sans saillie ni dépression: 
toute la surface à ponctuation simple, assez grosse et peu serrée, 
les points un peu inégaux sur le disque, l’intervalle des points légè- 
rement rugueux. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 
sur les côtés; stries assez fines; interstries plans, garnis de fins gra- 
nules médiocrement serrés et en majeure partie disposés irrégulière- 
ment. Pygidium à ponctuation assez forte et peu serrée; la carène de 
la base presque en arc de cercle. Extrémité interne des tibias anté- 
rieurs formant un angle aigu, — Sénégal (coll. H. W. Bates = 
R. Oberthür, un seul exemplaire G). 


Assez voisin des 0.tessulatus Har. (1. c.), stigmosus n. sp. et po- 
lystigma n.Ssp., mais bien distinet par l'épistome longuement bidenté, 
la carène frontale située beaucoup plus en arrière que chez ces es- 
pèces, le prothorax en partie bordé de testacé, les élytres plus large- 
ment tachés de noir, au moins chez l'unique exemplaire que j'ai vu. 


©. gracilicornis || Raffray, 1877, in Rev. et Mag. de Zool., 1877, 
p. 316, tab. 1, fig. 3, décrit de lAbyssinie : Adoua, — variegatus | 
Roth, 1851, apud Wiegmann, Arch. f. Naturg., X VIE, I, p. 125, décrit 
de lAbyssinie : Tigré (Schimper), = Raffrayi Harold, 1886, in Ber- 
lin. Ent. Zeitschr., XXX, p. 144. — Le nom de gracilicornis ayant été 
employé antérieurement par Germar, Harold (L. €.) la changé en celui 
de Raffrayi qui doit être conservé, puisqu'il existe un variegatus Fa- 
bricius (1798, Suppl. Ent. system., p. 36), décrit de l'Inde, et habitant 
également l'Afrique (cf. d’Orbigny, in L’Abeille, XXIX, p. 206). Ce 
variegatus Fabr. a été omis dans le Catalogue de Harold. — Abyssinie 
(coll. R. Oberthür) : Tigré (Schimper, coll. du Muséum de Paris); 
Afrique orientale anglaise : Escarpment, altitude 2.200 à 3.000 mètres 





86 H. D'ORBIGNY. 


(W. Doherty, coll. R. Oberthür); Cameroun (coll. H. W. Bates = 
R. Oberthür); Fernando Po (id); Congo espagnol : cap San-Juan (Mar- 
tinez Escalera). 


0. discovirens n. Sp. — Subopacus; capite prothoraceque obs- 
cure viridibus, prothoracis lateribus late, elytris pygidioque testaceis, 
elytrorum sutura anguste nigra; supra breviter flavo-pubescens. Capite 
subdense punctato, punctis magnis, minutis intermirtis, antice rugoso; 
clypeo rotundato; fronte arcuatim carinata: vertice apud marem cornu 
brevi, erecto, vel tuberculo transverso, apud feminam carina subrecta, 
inter oculos instructo. Prothorace simpliciler ac subdense, in disco me- 
diocriter, ad latera paulo fortius punctato, antice breviter carinato, 
interdum apud marem bitubereulato et ante tubercula abrupte declivi; 
lateribus postice leviler sinuatis; basi marginata. Elytris late sed pa- 
rum profunde striatis; intervallis fere planis, sine ordine subdense 
granulatis vel granulalo-punctatis. Pygidio sat crebre punctato. — 
Long. 6-7 mill. 


Un peu mat; tête et prothorax d’un vert foncé, la tête souvent en 
partie bronzée, le prothorax largement testacé sur les côtés; élytres 
testacés, avec le bord sutural noir; pygidium testacé; dessous du 
corps et pattes d’un brun foncé ou d’un noir verdâtre, sauf les cuisses 
intermédiaires et postérieures, et souvent les côtés du métasternum, 
testacés; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élvtres et pygi- 
dium à courte pubescence jaune. Épistome arrondi en devant; joues 
médiocrement saillantes et arrondies; front avec une carène arquée 
atteignant la suture des joues; vertex avec une petite corne triangu- 
laire, dressée verticalement, parfois tronquée ou réduite à un gros 
tubereule transverse, située entre les milieux des yeux et n’occu- 
pant pas plus du tiers de leur intervalle G, avec une carène droite 
ou presque droite, plus ou moins longue mais n'’atteignant pas les 
veux et située entre leurs milieux ou à peine en arrière 9; la tête à 
ponctuation assez serrée, composée de gros points mélangés de points 
plus fins, l’épistome plus ou moins garni de rides transverses, au 
moins en devant. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs 
arrondis ou très obtus; les côtés faiblement sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la partie postérieure 
ordinairement avec un très léger sillon longitudinal médian: le devant 
avec une courte carène transverse, parfois & la carène divisée en 
deux tubercules, et la partie antérieure coupée verticalement en avant 
de la carène: toute la surface à ponctuation simple, assez serrée et 
régulièrement espacée, les points médiocrement gros sur le disque, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 87 


un peu plus gros sur les côtés. Élytres plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement ; stries larges mais très peu profondes; inters- 
tries presque plans, garnis de fins granules, ou parfois de points fine- 
ment granuleux, assez serrés et irréguliérement disposés. Pygidium 
à ponctuation assez serrée; la carène de la base formant dans le mi- 
lieu un angle obtus un peu arrondi. — Abyssinie (Schimper, coll. du 
Muséum de Paris; Raffray, coll. R. Oberthür). 


Voisin du Raffrayi Har.(l. c.), qui en differe principalement par 
le prothorax testacé, avec plusieurs taches noires, les élytres testacés, 
avec des lignes longitudinales noires situées sur les stries, les inters- 
tries avec d'assez gros granules en majeure partie disposés sur deux 
ou trois rangées, la tête du G ordinairement armée d’une longue corne 
inclinée en arrière, la ponctuation du prothorax uniformément beau- 
coup plus grosse, sauf, chez les G à longue corne, la région antérieure 
du disque finement pointillée, le devant sans carène. 


O. secundarius Roth, 1851, apud Wiegm., Arch. Î. Naturg., X VIE, 
I, p. 126, décrit du Tigré (Schimper). — La courte diagnose de Roth ne 
permet pas de distinguer cette espèce des nombreuses autres espèces 
ayant une coloration analogue; je erois done utile d'indiquer ses prin- 
cipaux caractères. 


Peu brillant, noir, la tête et le prothorax d’un noir bronzé, les 
élytres très variablement et souvent très largement tachés de testacé 
à la base et à l’extrémité. Dessus à pubescence jaune assez courte. 
Épistome non ou à peine sinué en devant G, assez nettement sinué 
Q ; joues très peu saillantes et complètement arrondies; front sans 
carène ou avec une courte trace de carène, vertex avec une petite 
corne conique située un peu en arrière du bord antérieur des yeux 
et parfois réduite à un gros tubercule, G: front avec une carène ar- 
‘quée, vertex avec une très courte carène presque droite et située un 
peu en arrière du bord antérieur des veux, © ; la tête à peu près uni- 
formément garnie de points simples, assez gros et peu serrés, mélan- 
gés de points fins. Prothorax rebordé à la base: les côtés légèrement 
sinués près des angles postérieurs; le devant avec une petite gibbo- 
sité médiane divisée en deux tubercules ; toute la surface à ponctua- 
tion simple, presque uniformément assez forte et peu serrée. Élytres 
à stries assez fines; interstries plans, garnis de fins granules peu 
serrés. Pygidium à grosse ponctuation simple. — Long. 4,5-5,5 mill. 
— Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris: coll. Harold > 
R. Oberthür, coll. H. W. Bates => id.). 


Rte] H. D'ORBIGNY. 


O. ineptus Harold, 1871, Col. Heîte, VIII, p. 12, décrit de l'Éry- 
thrée : Bogos (Beccari).— Cette espèce est très voisine du secundarius 
Roth (L c.);elle en diffère par le dessus du corps brillant, la petite 
corne du vertex G située entre les bords postérieurs des yeux, la 
ponctuation de la tête composée de points fins mélangés de gros points 
épars, le prothorax uniformément à ponctuation beaucoup plus grosse, 
profonde et assez serrée, sans saillie médiane en devant, les élytres à 
stries larges, leurs interstries subconvexes, à granules beaucoup plus 


serrés. — Type de Harold (coll. R. Oberthür, un seul exemplaire G). 
O6. subglaber np. Sp. — Nitidulus; castaneus, capite et protho- 


racis parte antica leviter aeneis; supra fere glaber. Capite simpliciter 
punctulato, clypeo rugoso, apice rotundato; fronte arcuatim carinata; 
vertice carina sinuosa, inter oculos et illorum in medio sita, instructo. 
Prothorace simpliciter, densissime ac tenuiter, antice in medio tenuis- 
sime punctato ; lateribus postice non sinuatis; basi subtiliter margi- 
nata. Elytris profunde striatis; intervallis subconvexis , fere unifor- 
miter densissime punctatis. Pygidio confertim punctato. — Long. 
6 mill. 

Assez brillant; entièrement d'un châtain assez clair, avec un léger 
reflet bronzé sur la tête et le devant du prothorax, la massue des an- 
tennes d’un testacé pâle. Tête et prothorax glabres, élytres avec quel- 
ques courtes soies jaunes, pygidium à pubescence jaune, très courte 
et rare. Tête un peu plus large que longue; épistome en courbe un 
peu aplatie en devant; joues médiocrement saillantes, formant en 
dehors un angle obtus assez largement arrondi; front avec une fine 
carène arquée atteignant la suture des joues; vertex avee une carène 
sinueuse, natteignant pas tout à lait les yeux et située entre leurs 
milieux ; la tête à ponetuation fine, simple et assez serrée, sauf lépis- 
tome garni de fines rides transverses. Prothorax très finement rebordé 
à la base: les angles postérieurs très largement arrondis et presque 
nuls ; les côtés non sinués mais en pan coupé près de ces angles, 
légèrement arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: le tiers 
postérieur avec une légère trace de sillon longitudinal médian; le de- 
vant sans saillies ni dépressions ; toute la surface à ponctuation simple, 
très serrée et fine, très fine en devant dans le milieu. Élytres à peine 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries larges et 
profondes: interstries subconvexes, à ponctuation presque uniformé- 
ment tres serrée et assez forte. Pygidium à grosse ponctuation ser- 
rée; la carène de la base presque en arc de cercle. — Cameroun 
(L. Couradt, coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 89 


Ressemble au rufulus n. Sp., mais bien distinct par toute sa ponc- 
tuation moins fine et beaucoup plus serrée, le prothorax rebordé à la 
base sur toute sa largeur. 





O. picatus n. Sp. Subopacus ; fusco-piceus, prothoracis mar- 
gine antico et lateribus, elytris, saltem ad latera atque ad apicem, et 
pygidio saepius dilutioribus, capite et prothoracis parte antica inter- 
dum subaeneis vel leviler virescentibus ; supra breviter flavo-pubescens. 
Capite fortissime punctato, punctis minutis intermixtis, clypeo rugoso, 
apice rotundato; fronte arcuatim carinala; vertice carina fere recta 
vel leviter inverso-arcuata, inter oculos et illorum in medio sila, in- 
structo. Prothorace simpliciter, regulariter ac subtenuiter, ad latera 
fortius punctato, postice prope angulos posticos utrinque leviter de- 
presso; lateribus postice valde Ssinuatis; basi tenuissime marginal«. 
Elytris late striatis ; intervallis subconveris, simpliciter, in disco sub- 
tenuiter, ad latera fortius, sine ordine punctatis. Pygidio simpliciter 
punctato. — Long.5-6 mill. 


Peu convexe, presque mat en dessus; d’un brun de poix tournant 
ordinairement plus ou moins au brun rougeàtre clair ou parois au tes- 
tacé sur la tête, le bord antérieur et les côtés du prothorax, les élytres 
ou au moins leurs côtés et leur extrémité, et sur le pygidium; par- 
fois pattes d’un brun rougeàtre clair; souvent la tête et le devant du 
prothorax à léger reflet verdâtre ou bronzé; massue des antennes 
ordinairement brune ou d’un testacé obscur, parfois d’un testacé pâle. 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaune, courte mais 
assez serrée et très apparente. Épistome arrondi en devant; joues 
médiocrement saillantes, et presque arrondies; front avee une carène 
arquée atteignant la suture des joues; vertex avec une carène presque 
droite ou légèrement arquée en sens inverse de la carène frontale, 
n’atteignant pas à beaucoup près les yeux et située entre leurs mi- 
lieux ; toute la tête garnie de très gros points mélangés de points fins, 
en outre l’épistome plus où moins rugueux. Prothorax très finement 
rebordé à la base; les angles postérieurs un peu arrondis ; les côtés 
fortement sinuëés près de ces angles, légèrement arrondis entre le mi- 
lieu et les angles antérieurs: le tiers postérieur avec un léger sillon 

longitudinal médian; la région basilaire avec une légère dépression 
‘de chaque côté près des angles postérieurs; le devant sans saillies ni 
dépressions; toute la surface à ponctuation simple, médiocrement ser- 
rée et régulièrement espacée, les points unilormément assez fins sur 
toute la longueur du disque, plus gros sur les côtés. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries larges ; interstries 


90 H. D'ORBIGNY. 


subconvexes, garnis de points simples, irrégulièrement disposés et 
médiocrement serrés, assez fins sur le disque, plus gros sur les côtés. 
Pygidium à ponctuation simple; la carène de la base en arc de cercle. 
— Congo français : Haut-Ogooué (Guiral, coll. du Muséum de Paris): 
Congo (coll. R. Oberthür). 

Cette espèce ne ressemble à aucune autre; elle est bien reconnais- 
sable à sa couleur, son épistome arrondi, son prothorax dont les côtés 
sont fortement sinués près des angles postérieurs. 


6. semivirescens n. sp. — Nitidus : capite prothoraceque nigro- 
viridibus, elytris nigris, sutura aenea, margine apicali rufescente, py- 
gidio nigro ; in prothoracis lateribus, elytris ac pygidio brevissime flavo- 
pubescens. Capite subtenuiter, in medio tenuissime punctato, antice 
rugoso; clypeo bidentato; fronte haud carinata; vertice carina brevi, 
valida, inter oculos et illorum fere in medio sita, instructo. Prothorace 
simpliciler, subfortiler ac parum dense, antice subtilius, ad latera for- 
tius et densius punctato; lateribus postice sinuatis ; basi marginata. 
Elytris late striatis ; intervallis planis, uniformiter ac partim biseria- 
tim granulatis. Pygidio subdense punctato. — Long. à mill. 

Brillant; tête et prothorax d’un vert obseur, avec le devant de la 
tête légèrement rougeàtre; élytres noirs, avec la suture bronzée, le 
bord apical rougetre; pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir 
légèrement bronzé, sauf une partie des pattes rougeâtre; massue des 
antennes testacée. Côtés du prothorax, élytres et pygidium à très 
courte pubescence jaune, Épistome profondément incisé en devant, 
son bord antérieur formant deux assez fortes dents arrondies et rap- 
prochées l’une de l’autre; joues médiocrement saillantes, formant en 
dehors un angle obtus largement arrondi; tête avec une seule carène 
assez courte mais élevée, située à peu près entre les milieux des veux 
et occupant environ la moitié de leur intervalle; le devant de lépi- 
stome garni de fines rides transverses, le reste de la tête à ponctuation 
simple, fine et peu serrée dans le milieu, plus grosse et un peu plus 
serrée sur les côtés. Prothorax rebordé à la base; les angles posté- 
rieurs arrondis ; les côtés nettement sinués près de ces angles, arrondis 
entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers postérieur avec une 
impression longitudinale médiane assez prononcée; le devant sans sail- 
lies ni dépressions; toute la surface à ponctuation simple, les points 
assez gros et peu serrés à la base et sur le milieu du disque, fins et 
plus serrés en devant, gros et assez serrés sur les côtés. Élytres à 
peine plus larges que le prothorax, arrondis latéralement: stries 
larges: interstries plans, à granules uniformément assez gros et en 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 91 


majeure partie disposés sur deux rangées irrégulières. Pygidium à 
ponctuation assez serrée. — Sénégal (coll. van Lansberge = R. Ober- 
thür, un seul exemplaire). 


Bien reconnaissable à sa petite taille, sa coloration, l’épistome bi- 
denté, l'unique, forte et assez courte carène de la tête. Il ne peut se 
confondre qu'avec laereidorsis n. sp., décrit ci-dessous. 


0. aereïdorsis D. sp. — Nitidissimus; capite prothoraceque 0b- 
secure aeneis, suboirescentibus, elytris nigris, pygidio aeneo-nigro ; supra 
glaber, elytrorum lateribus ac pygidio brevissime flavo-pubescentibus. 
Capite subtiliter ac regulariter punctato, antice subrugoso; clypeo bi- 
dentato; fronte haud carinata; vertice lamina parva, cariniformi, inter 
oculorum margines antieos sita, instructo. Prothorace simpliciter, sub- 
fortiter ac parum dense, antice in medio paulo subtilius et paulo den- 
sius punctato; lateribus postice sinuatis; basi marginata. Elytris late 
sed parum profunde striatis: intervallis fere planis, ad suturam te- 
nuissime et parce, ad latera multo evidentius et densius, sine ordine 
granulato-punctatis. Pygidio parum dense punctato. — Long. 6,3 mill. 


Très brillant; tête et prothorax d’un bronzé obscur à léger reflet ver- 
dâtre, élytres noirs, pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir 
bronzé, massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf les côtés 
des élytres et le pygidium à très courte pubescence jaune. Épistome 
rétréci en devant, incisé à son bord antérieur qui forme deux dents 
arrondies ; joues peu saillantes et arrondies; front sans carène, vextex 
avec une petite lame cariniforme, située entre les bords antérieurs des 
veux et occupant à peine la moitié de leur intervalle; toute la tête à 
ponctuation fine, régulière et médiocrement serrée, avec le devant de 
l’épistome un peu rugueux. Prothorax rebordé à la base; les angles 
postérieurs arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie postérieure 
avec une légère impression longitudinale médiane; le devant sans 
saillie ni dépression; toute la surface à ponctuation simple, peu serrée 
et assez grosse, sauf le devant un peu plus finement et un peu plus 
densément ponetué dans le milieu. Élytres plus larges que le protho- 
rax, arrondis latéralement; stries larges mais peu profondes ;interstries 
presque plans, garnis de points granuleux irrégulièrement disposés, 
extrêmement fins et écartés sur les premiers interstries, devenant gra- 
duellement beaucoup plus gros et plus serrés sur les côtés. Pygidium 
à ponctuation assez grosse et peu serrée; la carène de la base presque 
en are de cercle. — Érythrée (coll. Théry, un seul exemplaire). 


92 H. D'ORBIGNY. 


Extrèmement voisin du semivirescens n. sp., dont il ne diffère 
guère que par la taille un peu plus grande, la lame cariniforme du 
vertex située un peu plus en avant, et surtout les élytres garnis de 
points granuleux irrégulièrement disposés , extrêmement fins sur les 
premiers interstries, beaucoup plus gros vers les côtés, tandis que 
chez le semivirescens tous les insterstries dorsaux sont garnis de gra- 
nules uniformément assez gros, et en partie disposés sur deux rangées. 


O. apiciosus n. Sp. — Nilidus, niger, interdum capite prothora- 
ceque vel elytrorum sutura aeneo-nigris ; supra glaber, elytrorum late- 
ribus ac pygidio vix perspicue flavo-pubescentibus. Capite apud maren 
subliliter punctato, ad clypei latera subrugoso, apud feminam paulo 
fortius punctato, antice late rugoso; clypeo bidentato; fronte haud ca- 
rinata: vertice inter oculos et illorum in medio transversim valide tu- 
berculato. Prothorace simpliciter, fortiter ac subdense, in declivitate 
antica subtilius purelato, interdum apud marem antice transversin 
late subcalloso, lateribus postice valde sinuatis ; basi marginata. Elytris 
late striatis ; intervallis planis vel subconvexis, parce, ad suturam sub- 
tilissime, ad latera distinctius granulatis, lateribus densius ac fortiter 
asperato-punctatis. Pyqidio dense punctato. — Long. 5-6,5 mill. 


Brillant, noir, parfois la tête, le prothorax entièrement ou seulement 
en devant, ou plus rarement la suture des élytres, d’un noir bronzé; 
massue des antennes d’un testacé clair. Dessus glabre, sauf les côtés 
des élytres et le pygidium à pubescence jaune extrêmement courte et 
à peine visible. Épistome profondément mais étroitement échancré en 
devant, son bord antérieur formant deux assez fortes dents arrondies 
etrapprochées l’une de l'autre; joues médiocrement saillantes, formant 
en dehors un angle très obtus et un peu arrondi; front sans trace de 
carène ; vertex avec un gros tubercule transverse situé entre les mi- 
lieux des veux et occupant la moitié de leur intervalle: la tête à ponc- 
tuation simple et assez serrée, fine et avec quelques très fines rides 
sur les côtés de l’épistome &, un peu plus forte et avec largement le 
devant de l’épistome garni de rides transverses assez fortes ©. Protho- 
rax rebordé à la base; les angles postérieurs bien accusés: les côtés 
très fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; environ le tiers postérieur avec une légère im- 
pression longitudinale médiane; le devant sans saillie ni dépression, 
où parlois G avec une callosité transverse presque droite, très peu 
prononcée, mais longue et occupant environ le tiers de la largeur; 
toute la surface uniformément à grosse ponctuation simple, ombili- 
quée et assez serrée, sauf ordinairement la déclivité antérieure plus 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 93 


finement ponctuée. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis laté- 
ralement; stries larges: insterstries plans ou légèrement convexes, 
garnis de fins granules très espacés, extrêmement fins et à peine vi- 
sibles vers la suture, beaucoup plus distinets vers les côtés, le latéral 
à grosse ponctuation ràpeuse plus serrée. Pygidium à grosse ponctua- 
tion serrée; la carènce de la base en arc de cercle. — Afrique orientale 
allemande (recu de MM. Staudinger et Bang-Haas). 

Extrèmement voisin de laereidorsis n. sp. dont il diffère par tout 
le corps complètement noir, sauf parfois la tête et le prothorax ou la 
suture des élytres d’un noir bronzé, le vertex avec un gros tubercule 
transverse situé entre les milieux des yeux, le prothorax à ponctua- 
tion plus grosse, le pygidium à ponctuation plus serrée et à carène de 
la base complètement en are de cercle. 


O. comatus n. Sp. — Longulus, subquadratus, nitidulus ; niger, 
pedibus rufescentibus; supra totus longe rufo-hirtus, pilis in capite, 
prothoracis parte antica et pygidio longissimis. Capile haud carinato, 
subdense punctato, punctis inaequalibus, clypeo valde bidentato. Pro- 
thorace toto punctis magnis, vadosis, umbilicatis, in disco dense, ad la- 
tera densius obtecto; lateribus leviter et fere requlariter arcuatis, pos- 
tice non sinuatis, angulis posticis fere nullis: basi marginata. Elytris 
late sed parum profunde striatis : intervallis biseriatim parce granu- 
latis. Pygidio modice punctato. — Long. 5,3 mill. 

Forme assez allongée et subquadrangulaire. Assez brillant, noir, 
sauf les pattes d’un brun rougeûtre, la massue des antennes testacée. 
Dessus du corps‘entièrement et assez densément garni de poils rous- 
sâtres, dressés, très longs sur la tête, le devant du prothorax et le py- 
gidium, un peu moins longs sur le reste du prothorax et sur les 
élytres. Épistome muni, en devant, de deux petites dents très saillantes, 
rapprochées l’une de l’autre et séparées par une échancrure, avee une 
courte et légère sinuosité au côté externe de chaque dent; joues très 
saillantes, formant en dehors un angle très prononcé et à peine arrondi 
à son sommet; tête sans carènes, entièrement garnie d’une ponetua- 
tion assez serrée, composée de points fins, mélangés de gros points un 
peu rugueux; en outre le devant de l’épistome légèrement ridé. Pro- 
thorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs presque nuls; 
les côtés non sinués près de ces angles, faiblement et presque régu- 
lièrement arqués jusqu'aux angles antérieurs qui sont droits et à som- 
met vil; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant sans 
saillies ni dépressions; toute la surface couverte de très grands points 
plats, non räpeux mais ombiliqués, assez serrés sur le disque, très 


94 H. D'ORBIGNY. 


serrés sur les côtés. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, à 
peine arrondis latéralement et très peu rétrécis en arrière ; stries assez 
larges ; interstries plans, en majeure partie avec deux rangées irregu- 
lières de granules assez gros et écartés. Pygidium à ponctuation mé- 
diocrement serrée ; la carène de la base presque droite, à peine arquée 
et nullement anguleuse dans le milieu. — Sierra-Leone : Freetown 
(A. Mocquerys, coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Très voisin du validicornis Quedenfeldt (188%, in Berlin. Ent. 
Zeitschr., XXVIIL, p. 278), décrit du Congo, et qui en diffère par la 
pubescence beancoup plus courte, les côtés du prothorax nettement 
sinués près des angles postérieurs qui sont plus accusés. De plus, chez 
le & (seul sexe connu de Quedenfeldt), la tête a sur le vertex un très 
gros tubercule dirigé en avant, le prothorax se prolonge horizontale- 
ment en avant en une large saillie médiane échancrée ou tronquée à son 
bord antérieur et s'avancant jusqu'au-dessus de la partie postérieure 
de la tête. Chez la © (qui n’a pas encore été décrite) la tête à sur le 
front une fine carène arquée et, un peu en arrière du bord antérieur 
des yeux, une autre carène courte et peu distincte, légèrement arquée 
en sens inverse de la carène frontale, le prothorax n’a en devant ni 
saillie ni dépression. Outre le fype de Quedenfeldt (coll. R. Oberthür), 
j'ai vu le validicornis provenant, comme le comatus, de Sierra-Leone : 
Freetown (A. Mocquerys, coll. R. Oberthür); je l'ai vu également du 
Dahomey : Ouidah (R. P. Ménager, id.). 


O. tonsus n. sp. — Minutus, subnitidus, fusco-niger, capite pr'o- 
thoraceque subaeneo-nigris, elytrorum humeris atque apice rufis, supra 
brevissime et vix perspicue flavo-pubescens. Capite subdense punctato, 
punctis minutis, nonnullis punctis magnis intermirtis, antice sinualo, 
apud marem ad medium transversim minute tuberculato, apud feminam 
bicarinato, carina anteriore arcuata, ante tertiam anteriorem sita, 
posteriore recta, brevi, inter oculorum margines anticos sita. Protho- 
race simpliciter, subfortiter ac subdense punctato, punctis parum inae- 
qualibus; lateribus postice vir sinuatis; basi subtilissime marginata. 
Elytris subtenuiter striatis; intervallis subconvexis, simpliciter ac bise- 
riatim punctatis. Pygidio subfortiter punctato. — Long 2,5-3,2 mill. 

Assez brillant; d’un noir brunâtre, avec la tête et le prothorax à lé- 
ger reflet bronzé, les épaules et l'extrémité des élytres d’un brun jau- 
nâtre clair; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et 
pygidium à pubescence jaunätre extrêmement courte et à peine visible. 
Épistome assez largement mais peu profondément sinué en devant; 
joues peu saillantes et arrondies; tête avec seulement un petit tuber- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 95 


cule transverse cariniforme, situé vers le milieu, à peine en avant du 
bord antérieur des yeux, d'; tête avec une assez forte carène frontale 
très arquée, située en avant du tiers antérieur et atteignant ou attei- 
gnant presque la suture des joues, en outre avec une autre carëne bien 
prononcée, droite et courte, assez forte dans son milieu, s'oblitérant à 
ses extrémités, située entre les bords antérieurs des yeux et occupant 
environ la moitié de leur intervalle, & ; toute la tête à ponctuation as- 
sez serrée, composée de points fins, mélangés de quelques gros points, 
sauf l’épistome © garni de rugosités. Prothorax très finement rebordé 
à la base ; les angles postérieurs extrêmement obtus; les côtés à peine 
sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs ; la partie postérieure avec une impression longitudinale médiane 
plus ou moins longue; le devant sans saillie ni dépression; toute la 
surface à ponctuation simple, assez serrée, assez forte, surtout sur les 
côtés, et composée de points seulement un peu inégaux. Élytres plus 
larges que le prothorax, assez courts, arrondis sur les côtés ; stries assez 
étroites ; interstries subconvexes, garnis de points simples disposés sur 
deux rangées régulières. Pygidium à ponctuation assez forte et assez 
serrée ; la carène de la base en are de cercle. — Zanzibar (Raffray, coll, 
R. Oberthür; coll. Monchicourt => Muséum de Paris). 

L’exemplaire que j'ai vu dans la collection du Muséum de Paris por- 
tait le nom de simplex Raffray (1877, in Rev. et Mag. de Zool., 1877, 
p. 320) et parait avoir été donné comme un {ype de cette espèce qui a 
été décrite du Zanguebar ; un autre insecte de même provenance, donné 
également comme typique, et portant le même nom spécifique écrit de 
la même main, est un Caccobius que j'ai décrit plus haut sous le nom 
de tuberifrons n. sp. Il est possible que M. Raffray ait confondu plu- 
sieurs espèces; pourtant sa description ne me semble pas s'appliquer 
aux insectes de la collection du Muséum, tandis qu'elle convient très 
bien à une autre espèce également trouvée par lui et que j'ai vue dans 
la collection de M. R. Oberthür. 

Le tonsus ressemble à un Caccobius et surtout au C. tuberifrons n. 
Sp., mais il n’a pas l’extrémité des tibias antérieurs tronquée et la 
forme des joues est très différente. 


Cette petite espèce est voisine du simpleæ Ralfr. (1. e.), qui en diffère 
par la tête et le prothorax nettement bronzés, la massue des antennes 
testacée, les pattes d’un brun clair, tout le dessus du corps unilormé- 
ment à pubescence bien moins courte et très apparente, la tête © ayant 
également une carène frontale, mais n'ayant entre les bords antérieurs 
des veux qu’une très légère trace de carène, la ponctuation de la tête 


96 H. D'ORBIGNY. 


plus serrée, celle du prothorax également plus serrée et composée de 
points très inégaux, les élytres plus longs, à stries plus fines. Jai vu 
dans la collection de M. R. Oberthür un certain nombre d'exemplaires 
du simplex provenant, comme le fonsus, de Zanzibar (Raffray). 


O. ovulum Gestiæcker, 1871, apud Wiegm., Arch. f. Naturg., 
XXX VII, I, p. 51, décrit du Sud de l'Afrique orientale anglaise : lac 
Jipe. — Cette petite espèce est voisine du {onsus, n. Sp. et du sémplex 
Raffr. (1. c.); elle en diffère principalement par le dessus du corps bril- 
lant et à reflet cuivreux verdâtre, surtout sur la tête et le prothorax, 
les élytres sans taches, la tête avec une seule carène droite et assez lon- 
gue, située entre les bords antérieurs des veux, le prothorax à ponc- 
luation peu serrée, fine sur tout le disque mais un peu plus forte à la 
base, beaucoup plus grosse sur les côtés, les interstries des élytres 
garnis de points assez gros, très espacés et en majeure partie disposés 


irréculiérement, Long. 3 mill. — Zanzibar (Raffray, coll. R. Ober- 
thür). 


O. minutulus Harold, 1875, in Deutsche Ent. Zeitschr., 1875, p. 216, 
décrit du Bechouana : Kuruman. — La courte description de Harold 
manque complètement de clarté en ce qui concerne la tête de cet in- 
secte. La tête n’a que deux très fines carènes la divisant transversale- 
ment en trois parties dont celle du milieu un peu plus petite, les deux 
autres à peu près égales, la carène antérieure arquée et atteignant la 
suture des joues, la postérieure droite, beaucoup plus courte, légère- 
ment interrompue dans son milieu, située entre les bords antérieurs 
des veux et n'occupant guère plus du tiers de leur intervalle. Cette 
espèce differe des précédentes par sa couleur entièrement d'un noir 
d’ébène brillant, le prothorax à grosse ponctuation écartée, mélangée 
de quelques points fins, les interstries des élytres garnis de granules 
écartés et disposés irrégulièrement. Long, 3,7 mill. — Type de Harold 
(coll. R. Oberthür). 


O. carinicallis Ralfray, 1877, in Rev.et Mag. de Zool., 1877, p. 325, 
décrit du Zanguebar. — Cette espèce est bien reconnaissable à sa tête 
et son prothorax d’un vert bronzé, ses élytres testacés, avec l’inter- 
strie juxtasutural et une bande transverse noirs, l’épistome échancré, 
la tête avec un petit tuberecule situé vers le milieu et suivi d’une im- 
pression en forme de V G, avec deux carènes dont la postérieure est 
très courte et située entre les bords antérieurs des yeux ©, son pro- 
thorax à grosse ponctuation peu serrée, largement déprimé dans le 
milieu du disque et avec une haute crête longitudinale médiane G, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 97 


non déprimé mais ayant en devant une fine carène longitudinale mé- 
diane ©. Long. 2,8-3,9 mill. — Zanzibar (type de Raffray, coll. R, Ober- 
thür), Abyssinie (E. Deyrolle, coll. du Muséum de Paris). 


O. brevicornis Fahræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., IE, p. 314, 
décrit de la région du fleuve Limpopo, — pullus Roth, 1851, apud 
Wiegm., Arch. f. Naturg., XVII, I, p. 127, décrit de l’Abyssinie : Ti- 
gré (Schimper). — Abyssinie : Tigré (Schimper, coll. du Muséum de 
Paris), hauts plateaux de l'Hamasen (Raffray, coll. R. Oberthür) ; Zan- 
zibar (Raffray, ma coll.), Nyassa (coll. R. Oberthür); Transvaal : Ma- 
kapan près de Pietersburg (E. Simon), Hamman’s Kraal près de Pre- 
toria (id.); Natal (D' Ch. Martin). 


©. pauxilius n. Sp. — Winutus, subnitidus ; niger, elytris testa- 
ceis, intervallo juxtasuturali, saepius margine basali, et interdum 
utrinque macula parva, in disco ad tertiam posteriorem sita, nigris ; 
supra breviter flavo-pubescens. Capite toto fortiter ac dense, in clypeo et 
in genis subrugose punctato ; elypeo sinuato ; fronte arcuatim carinata ; 
vertice carina brevr, recta, inter oculos et illorum in medio sila, ins- 
tructo. Prothorace simpliciter, uniformiter subfortiter ac dense punc- 
tato; lateribus postice sinuatis ; basi subtiliter marginata. Elylris me- 
diocriter striatis ; intervallis plants, fere sine ordine granulatis. Pygidio 
dense subfortiter punctato, punctis minutis intermirtis. — Long. 2,5- 
3,2 mill. 


Légèrement brillant; tête et prothorax noirs; élytres testacés, avec 
l’interstrie juxtasutural noir ou brun, souvent en outre le bord basi- 
jaire plus ou moins largement noir, et parlois une petite tache noire, 
située vers le tiers postérieur sur le 3° ou sur les 2°-3° interstries ; 
pygidium, dessous du corps et pattes noirs, les pattes parfois rougeà- 
tres ; massue des antennes noire. Tête, prothorax, élytres et pygidium 
à courte pubescence jaune. Épistome sinué en devant; joues peu sail- 
lantes et arrondies; front avec une fine carène régulièrement arquée, 
atteignant la suture des joues; vertex avec une courte carène droite, 
très fine mais bien distincte, située entre les milieux des veux et occu- 
pant environ la moitié de leur intervalle; toute la tête à grosse ponc- 
tuation serrée, un peu rugueuse sur l’épistome et sur les joues. Pro- 
thorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs très obtus; 
les côtés sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal ou tout au plus 
avec une très légère trace de sillon sur la partie postérieure ; le devant 

Sans saillies ni dépressions; toute la surface uniformément à ponctua- 
Ann. SOC. Ent. Fr., LXXI, 1902. T 


98 H, D'ORBIGNY. 


tion simple, régulière, serrée et assez forte. Élytres plus larges que le 
prothorax, arrondis sur les côtés; stries médiocrement fines; inter- 
stries plans, garnis de granules médiocrement serrés eten majeure par- 
tie disposés irrégulièrement. Pygidium à ponctuation assez grosse et 
serrée, mélangée de points fins; la carène de la base ordinairement en 
arc de cercle, parfois un peu anguleuse dans le milieu. — Transvaal : 
Hamman’s Kraal près de Pretoria (E. Simon, coll. du Muséum de Paris 
et coll. Ch. Martin) ; Bechouana : Vryburg (id., coll. Ch. Martin). 

Très voisin du pullus Roth (1. c.), qui en diffère par la tête à grosse 
ponctuation très éparse, avec seulement une petite corne située vers le 
milieu S, avec une carène frontale anguleusement arquée, située vers 
le tiers antérieur, et parfois une courte trace très indistincte de carène 
arquée en sens inverse de la carène frontale, ou une trace de tubercule, 
située vers le tiers postérieur entre les bords antérieurs des yeux 9, 
le prothorax à ponctuation plus grosse et moins serrée, le pygidium 
garni de tres gros points mélangés de points fins. 





O. atridorsis n. Sp. Subnitidus; capile prothoraceque aeneo- 
nigris, suboirescentibus; elytris rubro-testaceis, disci medio macula 
magna communi, nigra vel fusca, notato; pygidio viridi-nigro ; supra 
breviter flavo-pubescens. Capite toto subtiliter punctato, punctis magnis 
sparsis ; clypeo rotundato; fronte arcuatim carinata ; vertice apud ma- 
rem tuberculo transverso, apud feminam carina brevissima, fere recta, 
inter oculos et illorum in medio, instructo. Prothorace simpliciter, uni- 
formiter, subfortiter ac dense punctato; lateribus postice sinuatis ; basi 
marginata. Elytris tenuiter striatis ; intervallis nunc planis, nunc sub- 
conveæis, dense et partim biseriatim granulatis. Pygidio fortiter ac 
dense punctato. — Long. 3,2-3,8 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d'un noir fortement bronzé et à re- 
flets verdâtres; élytres d’un testacé rougeûtre, avec une grosse tache 
commune, noire ou brune, à contours mal délimités, occupant tout le 
milieu du disque, s'étendant sur les côtés presque jusqu’au bord latéral, 
et se prolongeant en avant sur les deux ou trois premiers interstries 
jusqu’à la base; pygidium d’un noir ou d’un brun à reflet verdâtre; 
dessous du corps et pattes d’un brun noir ; massue des antennes noire. 
Tête glabre; prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaunâtre 
très courte mais assez serrée. Épistome arrondi en devant; joues peu 
saillantes et arrondies : front avee une carène arquée atteignant la su- 
ture des joues, extrêmement fine et peu distincte G, assez forte 9 ; ver- 
tex ayant entre les milieux des yeux un gros tubercule transverse G 
une courte carène presque droite et n’occupant guère plus du tiers de 


PT RE 7 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 99 


l'intervalle des yeux ©, toute la tête finement pointillée etavec de gros 
points épars. Prothorax rebordé à la base ; les angles postérieurs très 
obtus:;les côtés sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; la partie postérieure avec une très légère im- 
pression longitudinale médiane ; le devant sans saillies ni dépressions ; 
toute la surface uniformément à ponctuation simple, régulière, serrée 
et assez grosse. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les 
côtés: stries fines ; insterstries tantôt plans, tantôt subconvexes, garnis 
de fins granules serrés et en partie disposés sur deux rangées. Pygi- 
dium à grosse ponctuation serrée ; la carène de la base en arc de cercle, 
ou formant dans le milieu un angle très peu prononcé. — Afrique 
orientale anglaise : Nyassa (coll. H. W. Bates > R. Oberthür). 

Ressemble un peu au pullus Roth (1. €.) etau pauærillus n. sp., 
mais bien distinct de ces deux espèces par l’épistome arrondi, la tache 
des élytres, leurs interstries à granules serrés, l’armature de la tête 
différente de celle du pullus, sa ponctuation différente de celle du 
pauxillus. 


0. quadrilunatus n. Sp. — Néfidulus; capite prothoraceque 
aeneo-nigris : elytris nigris, utrinque maculis duabus magnis, rubro-tes- 
laceis, subrotundatis, altera basali, altera subapicali, ornatis; pygidio 
nigro ; supra glaber, elytrorum lateribus ac pygidio breviter et parce 
flavo-setosis. Capite confertim subfortiler punctato, clypeo rugoso, apice 
subrotundato, fere truncato; fronte subtiliter carinata; vertice inter 
oculorum margines anticos levissime depresso. Prothorace simpliciter ac 
parce, in disco subtiliter, ad latera fortius punctato; lateribus postice 
vix sinualis ; basi tenuissime marginata. Elytris profunde striatis ; in- 
tervallis fere planis, subtililer ac parce punctulatis, lateribus fortiter 
ac parce subasperato-punctatis. Pygidio sparsim punctis magnis, mi- 
nutis intermirtis, notato. — Long. # mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d’un noir fortement bronzé; élytres 
noirs, chacun avec deux grandes taches arrondies, d'un testacé rou- 
geàtre, l’une basilaire, s'étendant du 3° au 7° interstrie, l’autre subapi- 
cale, un peu moins grande, et s'étendant également du 3° au 7° inter- 
strie; pygidium et dessous du corps noirs; pattes d’un brun foncé. 
Dessus glabre, sauf les côtés des élytres et le pygidium avec quelques 
courtes soies jaunes. Épistome en courbe aplatie en devant, presque 
tronqué; joues médiocrement saillantes, formant en dehors un angle 
obtus à sommet arrondi; front avec une fine carène à peine arquée, 
atteignant la suture des joues, et située bien en avant du milieu de la 
tête; vertex sans carène, avec seulement une très légère dépression 


400 H. D'ORBIGNY. 


située entre les bords antérieurs des veux; l’épistome rugueux, le 
reste de la tête à ponctuation serrée et assez forte. Prothorax très fine- 
ment rebordé à la base; les angles postérieurs très obtus: les côtés à 
peine sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la partie postérieure avec une légère trace d'impression 
longitudinale médiane; le devant sans saillies ni dépressions ; toute la 
surface à ponctuation simple et assez écartée, les points fins sur le 
disque, surtout en devant, plus gros sur les côtés. Élytres plus larges 
et beaucoup plus longs que le prothorax, arrondis latéralement; stries 
profondes; interstries presque plans, garnis d’une très fine ponc- 
tuation simple, écartée et irrégulièérement disposée, sauf l’interstrie 
latéral garni de gros points écartés et à peine ràpeux. Pygidium à 
ponctuation éparse, composée de très gros points mélangés de points 
fins; la carène de la base formant dans le milieu un angle assez pro- 
noncé. — Zanguebar : Mrogoro (R. P. Commenginger, coll. R. Ober- 
thür, un seul exemplaire). 

Ressemble beaucoup, pour la coloration des élytres, et la ponctua- 
tion du prothorax, des élytres et du pygidium, au guttatus Bohem. 
{voir {re division), mais la tête ne ressemble nullement à celle de ce 
dernier qui a l’épistome profondément incisé et le vertex avec deux 
gros tubercules dentiformes ; de plus le guttatus, ayant la base du pro- 
thorax à rebord interrompu de chaque côté, n'appartient pas à la même 
division. 


Ô. foraminosus n. Sp. — Subnilidus; capite prothoraceque 
aeneis, interdum aeneo-viridibus, elytris testaceis, intervallo juxtasutu- 
rali et fascia magna, transversa, in medio sita, nigris vel fuscis, pygt- 
dio aeneo-nigro; supra glaber, elytrorum lateribus et pygidio breviter 
flavo-pubescentibus. Capite tenuiter ac subdense punctato, antice rotun- 
dato, ad medium carina brevissima, tuberculiformi, instructo, post 
carinam transversim subdepresso. Prothorace toto confertim, simpliciter 
ac subfortiter umbilicato-punctato ; lateribus postice sinuatis ; basi sub- 
tiliter marginata. Elytris late striatis; intervallis planis, subdense 
granulatis. Pygidio fortiter umbilicato-punctato. — Long. 4-4,8 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax bronzés ou parfois d’un vert 
bronzé; élytres testacés, avec l'interstrie juxtasutural noir ou brun et 
une large bande transverse, arquée, noire ou brune, à contours un peu 
irréguliers, située dans le milieu et occupant toute la largeur, mais 
parfois un peu interrompue de chaque côté sur la 7° strie; pygidium, 
dessous du corps et pattes d’un noir bronzé ou verdàtre, les cuisses 
parlois d’un brun rougetre ; massue des antennes noire. Dessus glabre, 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 104 


sauf les côtés des élytres et le pygidium à courte et rare pubescence 
jaune. Épistome régulièrement arrondi en devant ou parfois très lé- 
gèrement en ogive arrondie à son sommet; joues peu saillantes et 
arrondies ; tête avec seulement une très courte mais grosse carène tu- 
berculiforme, souvent un peu arquée, située vers le milieu et suivie 
d’une très légère dépression transverse; toute la surface à fine ponc- 
tuation assez serrée, sauf parfois, surtout ©, le devant de lépistome 
avec de fines rides transverses. Prothorax finement rebordé à la base ; 
les angles postérieurs arrondis; les côtés sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la moitié postérieure 
avec un léger sillon longitudinal médian ; le devant sans saillie ni dé- 
pression; toute la surface à ponctuation simple, uniformément assez 
grosse, serrée et très distinetement ombiliquée. Élytres plus larges que 
le prothorax, arrondis sur les côtés; stries larges: interstries plans, 
garnis de granules assez serrés. Pygidium à grosse ponctuation ombili- 
quée et assez serrée; la carène de la base presque en arc de cercle. — 
Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris). 

Très reconnaissable à son épistome arrondi, sa tête avec une seule 
carène courte et tubereuliforme, située vers le milieu, son prothorax 
à forte ponctuation uniforme, serrée et très distinetement ombiliquée ; 
ces caractères réunis le distinguent de toutes les autres espèces appar- 
tenant à la même division et ayant une coloration analogue. 


O. fossifrons n. sp. — Nilidus; capite prothoraceque dilute 
fusco-rufis, metallico-virescentibus; elytris pallido-testaceis, intervallo 
jurtasuturali et fascia transversa, angusta, breviter interrupta, in 
medio sita, fusco-nigris; pygidio fusco-testaceo ; supra breviter pallido- 
pubescens. Capite parce punctulato, nonnullis punctis magnis Sparsis ; 
clypeo profunde erciso ; fronte brevissime carinata; vertice inter oculos 
medio late ac profunde excavato, utrinque prope oculum tenuissüne et 
oblique tuberculato, inter oculorum margines anticos tenuissüme trans- 
versim bituberculato. Prothorace Simpliciter, fortiter ac dense punctato ; 
lateribus postice leviter sinuatis ; basi subtilissime marginata. Elytris 
tenuiler striatis; intervallis fere planis, biseriatim parce granulato- 
punclatis. Pygidio parce punctato. — Long. 3,5 mil. 

Brillant, surtout sur la tête et le prothorax qui sont d’un brun rou- 
geatre clair, à fort reflet vert métallique; élvtres d’un testacé pâle, 
avec l'interstrie juxtasutural d’un brun foncé, et une bande transverse 
d’un brun noir, étroite, à contours un peu irréguliers, située vers le 
milieu, s'étendant de la suture au bord latéral, en s’interrompant sur 
le 4° interstrie; pygidium d’un testacé brunâtre ; dessous du corps 


102 H. D'ORBIGNY. 


d'un brun fonce; pattes d’un testacé brunâtre; massue des antennes 
brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence d’un 
jaune pâle etun peu dressée. Épistome étroitement mais profondément 
incisé en devant, ses angles antérieurs un peu dentiformes; joues 
assez saillantes, formant en dehors un angle obtus à sommet arrondi ; 
front avec une carène extrêmement courte et légèrement arquée: ver- 
lex avec deux très petits tubercules transverses, cariniformes, rappro- 
chés l'un de l’autre et situés entre les bords antérieurs des yeux, deux 
autres très petits tubercules cariniformes, situés obliquement près des 
veux entre leurs milieux, et dans l'intervalle de ces derniers tuber- 
cules une large et profonde excavation médiane, un peu en ovale trans- 
verse, irrégulièrement limitée à sa partie antérieure, arrondie à sa 
partie postérieure, et s'étendant en arrière bien au delà du bord posté- 
rieur des yeux; toute la tête finement et éparsement pointillée, avec 
quelques très gros points épars. Prothorax très finement rebordé à la 
base : les angles postérieurs très obtus et peu accusés; les côtés sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant sans saillie ni dépres- 
sion; toute la surface uniformément à grosse ponctuation simple et 
écartée. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés ; 
stries fines; interstries presque plans, garnis de points granuleux écar- 
tés el en majeure partie disposés sur deux rangées. Pygidium à ponc- 
tuation écartée; la carène de la base formant dans le milieu un angle 
obtus, vif à son sommet. Tibias antérieurs avec seulement trois dents 
très longues à leur côté externe. — Congo espagnol : Benito (ma coll., 
un seul exemplaire). 


L'exemplaire que j'ai étudié est très probablement un G ; en dehors 
de l’excavation de la tête, qui n'existe peut-être pas dans l’autre sexe, 
la coloration de cette petite espèce la distingue de toutes celles qui ont 
également le prothorax à ponctuation simple, et les interstries des 
élytres nettement granulés ou ponctués. 


0. sanguineus D. Sp, — Winimus, nilidissimus; niger, elytris 
rufis, interdum regione scutellarti ac margine suturali paulo obscuriori- 
bus ; supra glaber, pygidio brevissime flavo-setoso. Capite [ere laevi, non- 
nullis punctis sparsis, in clypeo parce granulato, apice emarginato, 
medio brevissime ac tenuiter subarcuatim carinato. Prothorace simpli- 
citer et parum dense punctato, punctis in disco subaequaliter minutis, 
ad latera magnis et sparsis, minutis intermirtis ; lateribus postice non 
sinuatis ; basi subtiliter marginata. Elytris tenuiter strialis; intervallis 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 103 


planis, simpliciter ac parce sine ordine punctulatis. Pygidio parum 
dense punetis magnis notato. — Long. 2,2 -2,5 mill. 

Très petit, très brillant; noir, les élytres d’un brun rouge clair, sou- 
vent avec la région scutellaire et le bord sutural un peu plus foncés : 
pattes en partie rougetres. Dessus glabre, sauf le pygidium à pubes- 
cence jaune extrêmement courte. Épistome étroitement mais profon- 
dément échaneré en are de cerele à son bord antérieur et légèrement 
bidenté ; joues très peu saillantes et arrondies ; tête avec une seule ca- 
rène légèrement arquée, fine et très courte, située vers le milieu: 
l’épistome garni de gros granules espacés, le reste de la tête lisse, sauf 
un fin pointillé, et quelques gros points sur le front, les joues et les 
tempes. Prothorax très finement rebordé à la base, le rebord extrème- 
ment fin et peu visible sur les côtés; les angles postérieurs très large- 
ment arrondis et presque nuls; les côtés non sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans 
sillon longitudinal; le devant sans saillies ni dépressions ; toute la sur- 
face à ponctuation simple et peu serrée, les points assez fins et seule- 
ment un peu inégaux sur le disque, gros, épars et mélangés de points 
fins sur les côtés. Élytres notablement plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries fines; interstries plans, à ponctuation 
simple, très fine, très espacée et irréguliérement disposée. Pygidium 
garni de très gros points profonds et peu serrés, mélangés de quelques 
points plus fins; la carène de la base formant dans le milieu un angle 
remarquablement prononcé et presque vif à son sommet. — Sénégal : 
St-Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür). 


Cette espèce ne ressemble à aucune autre; elle est bien reconnais- 
sable à sa très petite taille, ses élytres rouges, sa tête fortement granulée 
sur là moitié antérieure, presque lisse sur la seconde moitié, et avec 
une seule carène très courte, située vers le milieu. 


3° DIVISION. 


O. suturalis Péringuey, 1888, in Trans. S. Afr. Phil. Soc., IV, 
1888, p. 100, décrit du Transvaal. — Péringuey (1904, L. e., XIT, 4900, 
p. 231, Descr. Cat. Col. S. Afr.) met avec raison cette espèce en syno- 
nymie du biplagiatus Péringuey (1888, IL. e., p. 99), décrit de la Co- 
lonie du Cap; le nom de biplagiatus ayant été employé antérieurement 
par Thomson et remplacé par celui de Perinqueyi Shipp (1895, in The 
Entomol., XX VIII, p. 221), l'espèce doit porter le nom de suturalis, 
mais je pense qu'on peut conserver, pour la variété à élytres en grande 
partie noirs, le nom de Peringueyi Shipp, var. nov. 


104 H. D'ORBIGNY. 


O. pallidipennis Fâhræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., II, 
p. 303, décrit des bords du fleuve Orange. — Les exemplaires que jai 
vus n’ont que 3,3 à 4,5 mill. de longueur, tandis que Fähræus dans sa 
description indique 4,5 à 6,5 mill.; il est fort possible que Fähræus ait 
décrit sous le même nom le pallidipennis et la © du suturalis Péring. 
qui lui ressemble, mais qui est de taille beaucoup plus grande. 


O. semiflavus Boheman, 1860, in Ofvers. Vet.-Akad. Fôrh., 1860, 
p. 413, décrit de la région du fleuve Svacop. — Il faut rapporter à 
cette espèce l’insecte que j'ai indiqué (in L’Abeille, XXIX, p. 206, 
Suppl. Onth. pal.) du Transvaal comme une variété ou une race locale 
du bicolor Raffray (Martini d'Orb.). Les deux espèces sont à peine dis- 
tinctes, je crois pourtant préférable de ne pas les réunir, au moins 
provisoirement. 


O. flavolimbatus Klug, 1855, in Monatshber. Akad. Berl., 1855, 
p. 654, décrit du Mozambique. — I faut rapporter à cette espèce l'in- 
secte que (1. €.) j'ai indiqué de l'Afrique orientale allemande : Baga- 
movo, comme une variété du bicolor Raffray (Martini d'Orb.). — Mo- 
zambique : Delagoa (H. Junod, coll. Bugnion). 


O. tersipennis D. sp. — Nitidissimus; niger, elytris testaceis, 
intervallo juxtasurali fasciaque saepe interrupta nigris; supra glaber. 
Capite laevt aut vix perspicue punctulato, solummodo ad clhypei latera 
parce asperato-punctato, in genis, in frontis parte posteriore atque in 
temporibus disperse ac simpliciter punctato: clypeo profunde sinuato ; 
fronte arcuatim carinata; vertice carina tenui, subangulatim leviter 
inverso-areuata, inter oculos et illorum in medio sita, instructo. Protho- 
race simpliciter et inaequaliter, nunc sparsim, nunc densius punctalo : 
basi marginata. Elytris fortiter striatis: intervallis subconvexis, lue- 
vibus, nonnullis punctis sparsis. Pygidio fortiter ac parum dense punc- 
tato. — Long. 2,5 -3,3 mill. 

Très brillant ; tête et prothorax noirs ; élytres testacés, avec linter- 
strie juxtasutural noir, et une grande fascie noire arquée, se fondant 
en brun sur ses bords, située vers le milieu et plus ou moins étendue, 
souvent décomposée sur chaque élytre en trois petites taches situées 
vers le milieu des 3, 5° et 7° interstries; pygidium, dessous du corps, 
pattes et massue des antennes noirs. Tête, prothorax, élvtres et pygi- 
dium avec seulement quelques courtes soies jaunes très éparses. Épi- 
stome fortement sinué en devant, ses angles antérieurs arrondis; joues 
peu saillantes et arrondies ; front avec une fine carène arquée; vertex 
avec une fine carène légèrement et anguleusement arquée en sens in- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 105 


verse de la carène frontale, n’atteignant pas à beaucoup près les yeux 
et située entre leurs milieux ; la tête lisse ou imperceptiblement poin- 
tillée, avec de gros points râpeux espacés sur les côtés de l'épistome, 
et quelques autres gros points simples sur les joues, la moitié pos- 
térieure du front et sur les tempes. Prothorax rebordé à la base: 
les angles postérieurs très obtus et peu accusés; les côtés très légère- 
ment sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les an- 
gles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant 
sans saillies ni dépressions; toute la surface à ponctuation simple, 
inégalement répartie, tantôt très éparse, tantôt plus serrée, les points 
médiocrement fins sur le disque, assez gros et disposés par groupes 
sur les côtés. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 
latéralement; stries assez larges; interstries subconvexes, lisses sauf 
quelques points isolés; l’interstrie juxtasutural fortement enfoncé à la 
base. Pygidium à grosse ponctuation peu serrée; la carène de la base 
formant dans le milieu un angle très prononcé. — Sénégal : St-Louis 
(V. Planchat, coll. R. Oberthür). 

Extrêmement voisin du bicolor Raffray (1877, in Rev. et Mag. de 
Zool., 1877, p. 324), décrit de l’Érythrée, et qui en diffère seulement 
par là carène du vertex droite et située entre les bords postérieurs des 
yeux ou à peine en avant. 


O6. notatus n. Sp. — Subnilidus ; capite prothoraceque nigro-aeneis, 
saepius virescentibus ; elytris testaceis, intervallo juxtasuturali fas- 
ciaque magna, irregulariter dentata, nigris ; pygidio nigro; supra fere 
glaber. Capite laevi aut vix perspicue punctulato, nonnullis punctis 
sparsis ; clypeo profunde sinuato; apud marem fronte indistincte cari- 
nata, vertice carina recta, alta, utrinque tuberculata, inter oculorum 
margines posticos sita, instructo; apud feminam fronte arcuatim cari- 
nata, vertice carina leviter inverso-arcuata, valida, simplici, inter ocu- 
los et illorum fere in medio sila, instructo. Prothorace simpliciter, 
nune Sparsüm et inaequaliter, nunc paulo densius et magis uniformiter 
punclato; basi marginata. Elytris fortiter striatis; intervallis subcon- 
vexis, lacvibus, nonnullis punctis sparsis. Pygidio fortiter ac parce 
punctato. — Long. 3,5-4,3 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d’un noir fortement bronzé, souvent 
à reflets verdâtres ; élytres testacés, avec l’interstrie juxtasutural noir, 
et une grande fascie noire, transverse, située vers le milieu, très irré- 
gulièrement dentée sur ses bords, et se prolongeant souvent sur le 3° 
et sur le 5° interstrie jusqu’à la base; pygidium et dessous du corps 
noirs; pattes d’un brun rougeätre; massue des antennes noire ou 


4106 F H. D'ORBIGNY. 


brune. Tête, devant et côtés du prothorax, et pygidium à courte pu- 
bescence jaune, le reste du prothorax glabre, élytres avec quelques 
courtes soies jaunes très éparses. Épistome fortement sinué en devant ; 
joues peu saillantes et presque arrondies; front avec une trace de ca- 
rène arquée &, avec une carène arquée assez forte et atteignant la su- 
ture des joues © ; vertex avec une carène droite, n’atteignant pas à 
beaucoup près les yeux et située entre leurs bords postérieurs, un peu 
élevée verticalement en lame terminée à chaque extrémité par un gros 
tubercule, G ; vertex avec une forte carène simple, située à peu près 
entre les milieux des yeux et n’occupant guère plus de la moitié de 
leur intervalle, légèerement arquée en sens inverse de la carène fron- 
tale, © ; la tête lisse ou imperceptiblement pointillée, sauf quelques gros 
points épars sur les côtés de l’épistome, les joues, les tempes, et © sur 
le front. Prothorax convexe, rebordé à la base; les angles postérieurs 
peu accusés: les côtés faiblement sinués près de ces angles, arrondis 
entre le milieu et les angles antérieurs: la ligne médiane sans sillon 
longitudinal; le devant sans saillies ni dépressions; toute la surface à 
ponctuation simple, tantôt très écartée et inégalement répartie, tantôt 
un peu plus serrée et plus uniformément répartie, les points assez 
gros sur le milieu du disque, très gros sur les côtés. Élytres un peu 
plus larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries assez larges; 
interstries subconvexes, lisses sauf quelques points très épars, le jux- 
tasutural très enfoncé à la base. Pygidium notablement plus long que 
larce &, à peu près aussi long que large 9, à grosse ponctuation écar- 
tée; la carène de la base formant dans le milieu un angle très prononcé. 
Tibias antérieurs avec seulement trois dents à leur côté externe, leur 
extrémité interne prolongée en angle aigu G, formant un angle droit ou 
un peu obtus 9. — Sénégal (coll. van Lansberge > R. Oberthür) : 
Galam (Leprieur, coll. du Muséum de Paris). 


Extrêmement voisin du bicolor Raffray (1. €.) et du tersipennis 
n. Sp.; il n’en diffère guère, que par la tête et le prothorax nettement 
bronzés, la carène du vertex G élevée en lame; de plus la carène du 
vertex © est arquée en sens inverse dé la carène frontale et située 
entre les milieux des yeux, tandis que chez le bicolor elle est droite et 
située entre les bords postérieurs des yeux; la tache des élytres à des 
contours très nets, landis que chez le {ersipennis elle se fond en brun 
sur ses bords. 


0. lioides n. sp. — Nitidissimus; niger vel nigro-viridis, elytris 
flavis, epipleuris, basti excepta, brunneis, intervallo juxtasuturali atque 
in dorso fascia magna nigris ; fere glaber. Capite laevi aut vix perspicue 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 107 


punctulato, solummodo ad clypei latera el in genis asperato-punctato, 
in temporibus parce ac simpliciter punctato; clypeo sinuato vel exciso : 
fronte parum distincte carinata; vertice carina recta, parum elevata, 
inter oculorum margines posticos sita, instructo. Prothorace laevi, so- 
lummodo nonnullis punctis simplicibus inaequaliter notato; basi mar- 
ginata. Elytris tenuiter striatis ; intervallis planis, laevibus aut inter- 
dum vix perspicue punctulatis. Pygidio parum dense punctis magnis 
notato, punctis minutis intermixtis. — Long. 4-5 mill. 

Très brillant: tête, prothorax et pygidium noirs, souvent à reflet 
verdâtre; élytres d’un testacé pâle, avec l’interstrie juxtasutural noir, 
les épipleures bruns sauf leur base testacée, et une grosse tache com- 
mune noire, très variable d’étendue, ordinairement en forme de fascie 
arquée, Située vers le milieu et se dirigeant vers l'épaule, parfois un 
peu interrompue, ou plus étendue, couvrant toute la partie antérieure 
des élytres et ne laissant testacés que les côtés et l’extrémité; des- 
sous du corps noir ; pattes et massue des antennes noires ou brunes. 
Dessus glabre, sauf le pygidium à courte et rare pubescence jaune, 
et quelques courtes soies sur la tête et les côtés du prothorax. Épi- 
stome ordinairement un peu prolongé en avant, légèrement relevé, 
tronqué et sinué à son bord antérieur G, non sensiblement prolongé en 
avant et assez profondément échancré @ ; joues peu saillantes, formant 
en dehors un angle obtus plus ou moins arrondi; front avec une ca- 
rène peu accusée et souvent très indistinete ; vertex avec une fine ca- 
rène droite et très peu élevée, n’atteignant pas les yeux et située entre 
leurs bords postérieurs; toute la tête lisse ou imperceptiblement poin- 
tillée, sauf quelques gros points rugueux sur les côtés de l’épistome et 
sur les joues, et quelques gros points simples sur les tempes. Protho- 
rax très finement rebordé à la base: les angles postérieurs très large- 
ment arrondis et presque nuls; les côtés à peine sinués près de ces 
angles, fortement arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant sans saillies ni dépres- 
sions ; toute la surface lisse, sauf un groupe de points médiocrement 
gros de chaque côté du disque, et d'assez gros points épars sur les 
côtés; parfois en outre quelques autres points épars sur le disque. 
Élytres à peine plus larges et seulement un peu plus longs que le pro- 
thorax, assez fortement rétrécis en arrière el peu arrondis sur les côtés; 
stries étroites ; interstries complètement plans, et lisses, sauf parfois un 
pointillé à peine visible. Pygidium garni de très gros points peu serrés 
et mélangés de points fins ; la carène de la base formant dans son mi- 
lieu un angle très prononcé et à sommet arrondi. — Sénégal : St- 
Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür). 


108 H. D'ORBIGNY. 


Ses épipleures bruns le distinguent de toutes les espèces de la même 
division décrites ou citées ci-dessus sauf le suturalis ; il diffère encore 
de la plupart de ces espèces par les stries des élytres étroites et les 
interstries complètement plans. 


O. diadematus n. Sp. — Nitidissimus ; capite prothoraceque sub- 
aeneo-nigris vel suboirescentibus, elytris testaceis, intervallo juxtasu- 
turali fusco, pygidio nigro; supra fere glaber. Capite laevi aut vir 
perspicue punctulato, granulis nonnullis transverse in medio frontis 
serialim dispositis, quibusdam aliis in clypei lateribus atque in genis, 
et punctis nonnullis prope oculos; clypeo parum profunde emarginato ; 
fronte verticeque non distincte carinatis. Prothorace simpliciter, spar- 
sim atque inaequaliter punctato, punctis magnis, paulo minoribus in- 
termixtis; basi marginata. Elytris tenuissime striatis, striis fortiter 
punctatis ; intervallis planis, laevibus. Pygidio punctis magnis parce 
notato. — Long. 3,3-3,9 mill. 

Très brillant; tête et prothorax d’un noir très légèrement bronzé ou 
verdâtre; élytres entièrement testacés, sauf l’interstrie juxtasutural 
d’un brun plus ou moins foncé; pygidium, dessous du corps et pattes 
noirs. Dessus glabre, sauf quelques courtes soies jaunes. Épistome 
étroitement et peu profondément échancré en devant; joues très peu 
saillantes et presque arrondies; front et vertex sans carène distincte, 
ou tout au plus avec une très fine trace de carène, celle du front ar- 
quée, celle du vertex légèrement arquée en sens inverse, et située 
entre les milieux des veux; toute la tête lisse ou imperceptiblement 
pointillée, avec seulement d'assez gros granules peu serrés sur les 
côtés de l’épistome et sur les joues, une série de granules un peu 
plus fins, disposés en une rangée transverse formant un angle dirigé 
en arrière et située vers le milieu du front, et quelques points simples 
près des yeux. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs 
arrondis; les côtés légèrement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longi- 
tudinal: le devant sans saillies ni dépressions; toute la surface à ponc- 
tuation simple, très éparse, composée de gros points inégalement ré- 
partis et mélangés de points un peu plus petits. Élytres notablement 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés et assez rétrécis en 
arrière; stries très étroites mais fortement ponctuées; interstries plans 
et lisses, le juxtasutural non enfoncé à la base. Pygidium marqué de 
très gros points espacés; la carène de la base formant dans le mi- 
lieu un angle très prononcé. — Sénégal : St-Louis (V. Planchat, coll. 
R. Oberthür). 





Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 109 


Cette espèce est facilement reconnaissable à la rangée de granules 
qu'elle a vers le milieu du front; chez les espèces voisines le front, 
quand il n’est pas complètement lisse, a des points simples ou räpeux, 
disposés irrégulièrement. Elle ressemble au latipennis dOrbigny 
(4898, in Ann. Soc. Ent. Fr., 1897, p. 238), décrit de Djibouti, mais ce 
dernier a les élytres plus larges et plus longs, avec le bord sutural 
seul brun ou noir, le prothorax moins ponctué, le front avec quelques 
points légèrement ràpeux. 


O. decipiens Péringuey, 1901, in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 
1900, p. 477 et 225, Descr. Cat. Col. S. Afr., décrit du Mossamedes et 
du Natal. — Mozambique : Lourenco Marquez (D' Ch. Martin). 


; 


4° DIVISION. 


O. verticalis Fahræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., I, p. 308, 
décrit des bordsdu fleuve Orange. — Péringuey (in Trans. S. Afr. Phil. 
Soc., XIL, 1900, p. 222, Descr. Cat. Col. S. Afr.) réunit à tort cetteespèce 
au corniculatus Reiche (1850, in Voyage de Ferret et Galinier, HT, 
Ent., p. 325), décrit de l’Abyssinie, et qui en est voisin mais tres dis- 
ünct. Entre autres caractères, chez ce dernier le prothorax, sur toute 
la longueur du disque, est garni de points simples et écartés, sauf une 
bande longitudinale médiane lisse, cette ponctuation devenant graduel- 
lement râpeuse et plus serrée, puis se transiormant en granules sur 
les côtés, les interstries des élytres sont garnis de points granuleux 
peu serrés; chez le verticalis le prothorax et les interstries des élytres 
sont couverts de très fines granulations très serrées. Les exemplaires 
que j'ai étudiés proviennent de l'État d'Orange : Bloemfontein (E. Si- 
mon, coll. Ch. Martin). 

La description de Péringuey (1. e.) s'applique au verticalis et non au 
corniculatus. 


O. Haroldi | Péringuey, 1888, in Trans. S. Aîfr. Phil. Soc., IV, 
1888, p. 97. (Hector Shipp, 1895, in The Entom., XX VIII, p. 179), dé- 
crit du Transvaal et du Zambèze, et que M. Péringuey réunit égale- 
ment au corniculatus, est la même espèce que le verticalis. 





O6. senegalensis n. sp. — Nitidissimus ; capite prothoraceque ni- 
gro-fuscis, prothoracis lateribus late rufo-testaceis; elytris testaceis, 
sutura late viridi-nigra; pygidio obscure metallico-viridi, saepius late- 
ribus apiceque rufo-testaceis ; supra flavo-pubescens, capitis dimidio pos- 
leriore et prothoracis disco glabris, pygidio longe piloso. Capite sublaevi, 


110 H. D'ORBIGNY. 


antice.rugoso, paulo ante medium carinato, carina in medio fere recta 
aut viæ inverso-arcuata, utrinque fleæa, retrorsum oblique producta 
et prope oculum in corniculum desinente ; clypeo sinuato vel subrotun- 
dato. Prothorace in medio toto longitudinaliter late laevi, prope partem 
laevem parce punctulato, ad latera gradatim fortius punctato, lateribus 
granutate-punctatis, antice in medio late et valde producto, utrinque 
profunde excavata, partis productae apice profunde sinuato et in duo 
cornicula divergentia dixiso, excavationum margine externo in tuber- 
culum elevato; lateribus posticeæealde sinuatis ; basi marginata. Elytris 
tenuissime striatis ; intervallis planis, biseriatim parce granulatis. Py- 
gidio subtiliter disperse punctato, paucis pumetis majoribus intermirtis ; 
basi non carinata. — Long. 6,5-7 mill. 


Très brillant; tête brune, avec la partie postérieure d’wm noir ver- 
dâtre et parfois à reflet bronzé; prothorax, sur toute la longueur du 
disque, d’un brun foncé parfois légèrement verdâtre, se fondant lar- 
sement sur les côtés en testacé rougetre; élytres testacés, avec l’in- 
terstrie juxtasutural d’un noir verdâtre, le bord basilaire étroitement 
noir, les épipleures bruns; pygidium d’un vert métallique foncé, or- 
dinairement avec les côtés et l'extrémité d’un testacé rougeätre ; des- 
sous du corps et pattes d’un brun foncé, sauf les cuisses et quelques 
parties du dessous d’un brun rougeûtre clair; massue des antennes 
d'un testacé clair. Dessus à pubescence jaune, sauf la moitié posté- 
rieure de la tête et le disque du prothorax glabres, la pubescence assez 
longue sur les côtés du prothorax, rare et assez courte sur le disque 
et les côtés des élvtres, longue à leur extrémité, le pygidium garni de 
longs poils dressés. Épistome ordinairement sinué à son bord anté- 
rieur, parfois en courbe aplatie; côtés de la tête très légèrement sinués 
à la jonction des joues et de l’épistome; joues très peu saillantes, leur 
côté externe régulièrement arrondi; tête avec une seule carène située 
un peu en avant du milieu, presque droite ou légèrement arquée en 
arrière dans son milieu, se recourbant à ses extrémités, se prolon- 
geant obliquement et sinueusement en arrière, puis se terminant par 
une petite corne presque dressée ou un peu inclinée en arrière et 
située au bord interne de l'œil; l'épistome lisse ou imperceptiblement 
pointillé dans le milieu, avec des rugosités peu serrées en devant et 
sur les côtés, et quelques gros points simples contre la carène, le 
reste de la tête lisse, sauf quelques gros points. Prothorax rebordé à 
la base; les angles postérieurs bien accusés et presque vils; les côtés 
profondément sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs qui sont brusquement arrondis et font à peine plus 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 11 


saillie en avant que le milieu du bord antérieur ; le devant avec une 
large saillie médiane se prolongeant souvent en avant jusqu’au-dessus 
de la partie postérieure de la tête, s’élargissant fortement vers son 
sommet, profondément sinuée à son bord antérieur et divisée en deux 
petites cornes divergentes: en outre, de chaque côté une profonde ex- 
cavation dont le bord externe s’élève en un tubereule tranchant: le 
disque, sur toute sa longueur, très largement lisse dans le milieu, sauf 
quelques points très fins et très épars : les côtés du disque à ponctuation 
fine, simple et écartée, devenant graduellement plus grosse en s’éloi- 
gnant du milieu, puis se transformant sur les côtés en ponctuation gra- 
nuleuse peu serrée. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, 
médiocrement arrondis latéralement; stries très fines ; interstries com- 
plètement plans, en majeure partie avec deux rangées de granules or- 
dinairement très espacés. Pygidium à ponctuation fine et écartée, mé- 
langée de quelques très gros points ; la base sans carène transverse. — 
Sénégal : S-Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür). 

Très voisin du corniculatus Reiche (1. c.) qui en diffère princi- 
palement par la grande carène de la tête située bien plus en arrière, 
entre les bords antérieurs des yeux, et précédée d’une autre carène 
beaucoup plus fine, le disque du prothorax non largement lisse, mais 
à ponctuation fine, avec seulement une bande longitudinale lisse. 


©. pictipodex n. sp. — Parum nitidus; testaceus, capite nigro, 
postice obscure viridi-aeneo, prothoracis disco obscure viridi, elytris 
macula parva nigra vel fusca, humerali, altera subapicali, et parum 
distincte nonnullis aliis, notatis, pygidio basi et ante apicem viridi-ma- 
culato; in prothorace sat breviter- flavo-pubescens, in elytris breviter 
nigro-setosus, in pygidio longe flavo-pilosus. Capite granulato; clypeo 
rotundato; fronte arcuatim breviter carinata; vertice carina parum 
longa, medio dentata, utrinque subdentata, inter oculos et illorum in 
medio sita, instructo. Prothorace toto granulato, antice transversim 
breviter carinato ; lateribus postice leviter sinuatis; basi tenuissime et 
parum distincte marginata. Elytris subtilissime striatis; intervallis 
planis, tenuiter ac subdense granulatis. Pygidio confertim asperato- 
punctato, basi non carinata. — Long. 8 mill. 

Peu brillant ; tête noire, sauf sa partie postérieure d’un bronzé ver- 
dâtre obscur; prothorax d’un vert obscur, avec les côtés largement 
d’un testacé à reflet métallique verdàtre, la base moins distinctement 
tachée de testacé; élytres testacés, chacun avec une petite tache noire 
ou brune, humérale, une autre subapicale, et quelques autres petites 
taches peu distinctes ; pygidium testacé, avec deux taches d’un vert 


112 H. D'ORBIGNY. 


métallique obscur, l’une à la base, l'autre avant l'extrémité: dessous 
du corps, pattes et antennes testacés. Tête à pubescence brunätre; 
prothorax à pubescence jaune assez courte; élytres garnis de courtes 
soies noires; pygidium à longue pubescence jaune, le milieu de sa 
base avec une longue frange de poils jaunes dressés. Épistome régulie- 
rement arrondi à son bord antérieur; joues peu saillantes et presque 
arrondies; front avec une courte carène arquée n’atteignant pas la su- 
ture des joues; vertex avec une carène n'atteignant pas à beaucoup 
près les veux et située entre leurs milieux, assez fortement dentée 
dans son milieu, plus faiblement à ses extrémités; toute la tête cou- 
verte de gros granules. Prothorax très finement et peu distinctement 
rebordé à la base; les angles postérieurs largement arrondis; les côtés 
faiblement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs: la moitié postérieure avec un sillon longitudinal 
médian peu profond; le devant avec une courte carène transverse; 
toute la surface garnie de granules fins et serrés sur le disque, un peu 
plus gros et un peu moins serrés sur les côtés. Élytres à peu près de 
même largeur et de même longueur que le prothorax, arrondis latéra- 
lement; stries très étroites; interstries plans, garnis de fins granules 
assez serrés et irrégulièrement disposés: la suture très fortement en- 
foncée à la base. Pygidium à ponctuation ràäpeuse serrée; la base sans 
carène transverse. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Teita (coll. 
H. W. Bates => R. Oberthür, deux exemplaires). 

Le prothorax largement testacé sur les côtés, le pygidium avec 
deux taches, larmature de la tête, les élytres à peu près de même 
longueur que le prothorax et à suture très enfoncée à la base, per- 
mettent de distinguer facilement cette espèce de toutes celles qui ont 
également le pygidium sans carène à la base. 


©. wrsinus n. Sp. — Subnitidus; niger, elytris gradatim ad latera 
et ad apicem rufescentibus; supra pube flava, leviter erecta, subdense 
indutus. Capite granulato ; clypeo rotundato ; fronte arcuatim carinata; 
vertice carina recta vel leviter inverso-arcuata, inter oculos et illorum 
in medio sita, instructo. Prothorace longo, toto densissime granulato, 
granulis parum convexis et inter se inaequalibus; lateribus postice si- 
nuatis; basi tenuissime marginata. Elytris prothorace vix longioribus, 
tenuiler striatis; intervallis planis, subdense biseriatim granulatis. Py- 
gidio parum dense punctato, basi non marginata. — Long. 3-3,5 mill. 

Assez brillant; noir, les élytres graduellement d’un brun rougeûtre 
sur les côtés et l'extrémité où parfois d’un brun rouge avec la base et 
largement la région suturale noires; massue des antennes noire. Des- 


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Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 112 


sus à pubescence jaunâtre, assez serrée et un peu dressée, assez 
longue sur le devant du prothorax, courte sur la tête, le reste du 
prothorax et les élytres, médiocrement longue sur le pygidium. Épi- 
stome complètement arrondi en devant; joues très peu saillantes et 
arrondies ; front avec une forte carène arquée, atteignant la suture des 
joues; vertex avec une carène droite ou légèrement arquée en sens in- 
verse de la carène frontale, n’atteignant pas à beaucoup près les yeux 
et située entre leurs milieux ; la tête garnie de gros granules très es- 
pacés sur l’épistome, moins espacés sur le reste de la surface, surtout 
sur les tempes. Prothorax relativement long, très finement rebordé à 
la base; les angles postérieurs obtus mais bien accusés et vifs à leur 
sommet; les côtés nettement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs ; la partie postérieure avec une courte 
impression longitudinale médiane; le devant sans saillies ni dépres- 
sions: toute la surface uniformément couverte de granulations extrê- 
mement serrées, un peu inégales de grandeur et légèrement aplaties. 
Élytres à peine plus larges et à peine plus longs que le prothorax, lé- 
gèrement arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; stries fines ; 
intersiries plans, garnis de granules assez serrés et en majeure partie 
disposés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation presque simple et 
peu serrée ; la base sans carène transverse. — Mozambique : Delagoa 
(H. Junod, coll. Bugnion) ; Natal (D' Ch. Martin). 

Sa petite taille, ainsi que son prothorax relativement très long, garni 
de granules extrêmement serrés, aplatis et inégaux, le distinguent de 
toutes les autres espèces ayant la base du pygidium sans carène trans- 
verse. 


Outre les espèces décrites ou citées ci-dessus, cette 4° division com- 
prend encore les espèces suivantes qui ont la base du pygidium sans 
carène transverse : 


O. triacanthus Castelnau, 1840, Hist, Nat., Col., IT, p. 86, décrit 
du Sénégal. — Sénégal (ma coll.). 


O. quadrinodosus Fähræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., I, 
p. 307, décrit du Natal. — Nyassa (Livingston, cell. Harold => R. Ober- 
thür); Transvaal : Makapan près de Pietersburg (E. Simon, coll. Ch. 
Martin). 


O. juvencus Klug, 1835, apud Erman, Reise, p. 33, décrit de Pile 
du Prince. — Sénégal (coll. R. Oberthür); Gambie : Bathurst (coll. 
Alluaud):; Congo français : Gabon (ma coll), Haute-Sanga (P.-A. Fer- 

Ann. Soc. Ent. Er., LXXI, 4902. 8 


114 H. D'ORBIGNY. 


rière, coll. du Muséum de Paris); Abyssinie (Schimper, id.); Afrique 
orientale allemande : Tabora (R. P. Hauttecœur, coll. R. Oberthür). 


O. iaminicornis Lansberge, 1886, in Notes from the Leyd. Mus., 
VIII, p. 88, décrit de l’Angola : Humpata, — Type de Lansherge (coll. 
R. Oberthür). 


O. cavifrons Harold, 1886, in Berlin. Ent. Zeitschr., XXX, p. 143, 
décrit de Zanzibar. — Type de Harold (coll. R. Oberthür). 


O. hirtus Illiger, 1803, Mag., Il, p. 203. décrit du Portugal. — 
Maroc : Tanger (coll. Bedel). 


O. maki Illiger, 1803, 1. c., p. 204, décrit du Portugal. — Maroc, 
Algérie, Tunisie. 


D° DIVISION. 


O. maculatus Fabricius, 1801, Syst. Eleuth., I, p. 64, décrit de la 
Guinée. — Tête et prothorax d’un cuivreux rougeûtre ({ype), très rare- 
ment verts (var. chloroderus var. n0v.) de Sierra-Leone (coll. H. W. 
Bates => R. Oberthür). Les élytres sont testacés avec ordinairement 
deux bandes transverses irrégulières noires, et chacun une tache api- 
cale; chez le seul exemplaire que j'ai vu de la variété chloroderus les 
bandes des élytres sont réduites à quelques petites taches ponctiformes 
isolées ; chez un exemplaire à tête et prothorax cuivreux, provenant du 
Sénégal (coll. van Lansberge = R. Oberthür), les taches des élytres 
sont également isolées; mais elles sont plus grandes et s’éloignent 
moins de la disposition ordinaire. 


O. foliiceps Quedenielt, 1884, in Berlin. Ent. Zeïtschr., XX VIII, 
p. 277, décrit de l’Angola : Malanje. — J'ai vu dans la collection de 
M. R. Oberthür le type de cette espèce ; par tous ses caractères elle se 
rapproche beaucoup du maculatus Fabr. (L. c.), dont elle diffère prin- 
cipalement par sa petite taille (6,5 mill.). 


O. graphicus Wallengren, 1881, in Ent. Tidskr., Il, p. 21, décrit 
du Transvaal : Christiania, — Extrêmement voisin du foliiceps Que- 
denf. (1. c.); il en diffère par les élytres assez brillants, à interstries 
plans, garnis de granules médiocrement fins, peu serrés et en majeure 
partie disposés sur deux rangées, l’épistome arrondi presque en demi- 
cercle, la tête avec une large mais très faible dépression entre les yeux, 
le pygidium à ponctuation peu serrée, tandis que le foliiceps a les ély- 
tres un peu mats, les interstries légèrement convexes, garnis de points 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. EE) 


eranuleux extrêmement fins, assez serrés et irrégulièrement disposés, 
l'épistome en ogive arrondie, la tête sans dépression entre les veux, le 
pygidium à ponctuation serrée. — Lac Ngami (coll. H. W. Bates > 
R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Cette espèce forme avec les deux précédentes un petit groupe ca- 
ractérisé principalement par la tête sans carènes ni tubercules, la base 
du prothorax formant dans le milieu un angle très prononcé, les ély- 
tres testacés, avec des petites taches noires. 


O. elegans Klug, 1832, Ber. Madag. Col., p. 164, décrit de Mada- 
gascar. — Se rapproche des espèces précédentes par la forme de la 
base du prothorax. — Madagascar (coll. du Muséum de Paris, ma 
coll.). 


O. Pipitzi Ancey, 1882, in Il Natural. Sicil., IT, p. 72, décrit de Ma- 
dagascar, — Très voisin de l’elegans Klug (1.c.),en diffère principale- 
ment par sa couleur entièrement d’un vert bleuâtre obscur, — Mada- 
gascar (Boivin, coll. du Muséum de Paris). 


O. distichus Roth, 1851, apud Wiegm., Arch. f. Naturg., XVII I, 
p. 127, décrit du Tigré (Schimper). — Tête et prothorax d'un bronzé 
obscur ou d’un noir bronzé; élytres tantôt d’un brun noir, ordinaire- 
ment avec la base et l'extrémité plus ou moins tachées de brun plus 
clair ({ype), tantôt testacés, avec seulement la suture brune, et parlois 
le milieu du disque plus ou moins brunâtre (var. Rothi var. nov.) 
Cette variété à été signalée par Roth (1. c.), mais sans lui donner de 
nom. — Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris; Raffray, 
coll. R. Oberthür). 


O. biplagiatus Thomson, 1858, Arch. ent. Il, p. 54, décrit du Ga- 
bon. — Cette espèce est bien reconnaissable à sa tête et son prothorax 
d’un vert métallique, ses élytres testacés avec l’interstrie juxtasutural 
en majeure partie d’un vert métallique, et chacun une grosse tache la- 
térale noire, située un peu après le milieu. Elle est assez voisine du 
distichus Roth (1. c.), mais en outre de la coloration, elle en diffère 
par la base du prothorax sans rebord, tandis que chez le distichus la 
base à un rebord interrompu de chaque côté près des angles posté- 
rieurs. — Congo espagnol : Benito (coll. Alluaud, ma coll.). 


O. sellatus Klug, 1845, Symb. phys., tab. XLI, fig. 11, décrit de 
la Haute-Égypte. — J'ai donné (in L’Abeille, XXIX, p. 209 et 298) la 
description de cette espèce; il faut y ajouter que le rebord de la base 
du prothorax est légèrement interrompu de chaque côté près des an- 


116 H. D'ORBIGNY. 


gles postérieurs ; ce caractère distingue le sellatus de plusieurs autres 
espèces qui lui ressemblent. — Égypte, Nubie; Cameroun : Johann- 
Albrechts Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür), Lolodord (id.); Congo 
(Guiral, coll. du Muséum de Paris) : Benito {ma coll.), Gabon (coll. H. 
W. Bates => R. Oberthür). 


O. cupreus Harold, 1880, in Deutsche Ent. Zeitschr., XXIV, p. 352 
décrit du Sénégal. — Dessus du corps tantôt cuivreux ou bronzé, par- 
fois à reflet verdâtre (type), tantôt d’un vert bleuâtre obscur, où d’un 
noir bleuâtre, parfois complètement noir (var. cyanomelas var. 
nov.). — Sénégal (type de Harold, coll. R. Oberthür), Sierra-Leone 
(coll. Léveillé) ; Casamance : Sedhiou (E. Laglaize, coll. R. Oberthür). 


O. exasperatus Fairmaire, 1887, in Ann. Soc. Ent. Fr., 1887, 
p. 113, décrit de l'Afrique orientale allemande, doit prendre un autre 
nom, celui d'erasperatus ayant été antérieurement employé par Ger- 
stæcker (1871, apud Wiegm., Arch. Î. Naturg., XXX VII, p. 50) pour 
une autre espèce de l'Afrique orientale; je propose pour l’insecte dé- 
crit par M. Fairmaire le nom de atissimus qui lui convient parfai- 
tement. Cette espèce est extrêmement voisine du cupreus Har. (L c.), 
et elle n’en diffère que par sa taille beaucoup plus grande, sa forme 
plus robuste et plus courte, le vertex avec une petite lame dentée sur 
les côtés, prolongée en une courte corne dans son milieu, le prothorax 
fortement déprimé de chaque côté à la base, les élytres plus étroits et 
plus courts que le prothorax, leurs interstries à granules un peu plus 
fins. — Afrique orientale allemande : Mpouapoua (Revoil, coll. du 
Muséum de Paris, un seul exemplaire G). 


O. vestitus (Dejean, Cat.) n. sp. — Niger, interdum capite pro- 
thoraceque aenco-nigris aut viridi-nigris, supra totus setis pallidis, 
longulis ac reclinatis, subdense vestilus. Capite antice granulato,postice 
asperato-punctato: clypeo bidentato; vertice inter oculorum margines 
posticos minute tuberculato. Prothorace subdense granulato, utrinque 
supra angulos posticos abrupte declivi, leviler depresso ac sublaeri, an- 
tice simplici ; lateribus postice vix sinuatis ; basi non marginata. Ely- 
tris late et profunde striatis; intervallis vix convexis, parum dense 
granulatis. Pygidio modice granulato. — Long. 5,5-6,5 mil. 

Noir, parfois tête et prothorax à “léger reflet bronzé ou verdàtre; 
massue des antennes brune. Tête, prothorax, élvtres et pygidium en- 
tièrement garnis d’une assez longue pubescence d’un gris jaunàtre 
clair, couchée et assez serrée, sauf un assez grand espace glabre, de 
chaque côté, au-dessus des angles postérieurs du prothorax ; cette pu- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 117 


bescence formant des bandes longitudinales sur les interstries, et com- 
posée, sur leur seconde moitié, de deux rangées de soies couchées très 
obliquement en arrière et se croisant. Épistome profondément échaneré 
en devant et bidenté; joues assez saillantes, mais arrondies à leur 
côté externe; côtés de la tête très légèrement sinués près des angles 
antérieurs de l’épistome, puis formant une courbe régulière jusque près 
du bord postérieur de l'œil; tête sans carènes, avec seulement un petit 
tubercule situé sur le vertex entre les bords postérieurs des yeux; 
toute sa surface assez densément granulée, sauf la moitié postérieure 
à grosse ponctuation ràpeuse et serrée. Prothorax sans rebord à la 
base; les angles postérieurs très obtus mais assez accusés ; les côtés à 
peine sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; le devant sans saillies ni dépressions; souvent la moitié 
postérieure avec un très léger sillon longitudinal médian; la région des 
angles postérieurs fortement déclive et un peu déprimée ; toute la sur- 
face assez densément granulée, sauf la partie déclive au-dessus des 
angles postérieurs presque lisse. Élytres à peine plus larges que ie 
prothorax, assez fortement arrondis sur les côtés: stries larges et pro- 
fondes: interstries à peine convexes, garnis de granules peu serrés. 
Pygidium garni de granules médiocrement serrés ; la carène de la base 
en arc de cercle. Extrémité interne des tibias antérieurs légèrement 
prolongée en dent, leur éperon simple et un peu dirigé en dehors, &': 
leur extrémité interne obliquement coupée, leur éperon brusquement 
arqué en dedans avant l'extrémité, puis acuminé, ©. — Sénégal (coll. 
Dejean > van Lansberge => R. Oberthür; E. Deyrolle, coll. du Mu- 
séum de Paris) : St-Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür). 


Cet insecte portait dans la collection de Dejean le nom de vestitus 
que je lui conserve. Sa pubescence qui forme sur les élytres des bandes 
longitudinales composées de soies claires, obliquement couchées, le 
distingue des autres espèces noires, ayant le prothorax granulé et sans 
rebord à la base. 


0. brevipennis n. Sp. — Nitidulus; capite prothoraceque aeneo- 
viridibus ; elytris testaceis, epipleuris et intervallo juxtasuturali nigris, 
maculisque nigris, parvis, subquadratis, in duas fascias transversas 
partim dispositis ; pyqgidio nigro aut viridi-nigro:; supra breviter flavo- 
pubescens. Capite modice brevi, granulato; clypeo valde bidentato; genis 
rotundatis, non dilatatis; fronte apud marem lamina erecta, anqusta 
et subquadrata, apud feminam tuberculo transverso, instructa ; vertice 
multo post oculorum marginem posticum tenuiler carinato, apud marem 
saepius carinae medio in laminam parvam, apice truncatam, elevato. 


118 H. D'ORBIGNY. 


Prothorace amplo, uniformiter dense granulato, supra angulos posticos 
non depresso, antice transversim breviter carinato, vel saepius in mare 
leviter bituberculato; lateribus postice valde sinuatis ; basi subangulatim 
producta, non marginata. Elytris prothorace non aut vix longioribus, 
profunde striatis ; intervallis leviter convexis, dense granulatis. Pygidio 
confertim fortiter punctato. — Long. 5-5,8 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d’un vert bronzé: élytres testacés, 
avec les épipleures noirs, l’interstrie juxtasutural noir, sauf le bord 
vert, et deux rangées transverses irrégulières de petites taches noires 
et en partie quadrangulaires, situées l’une vers le premier tiers, l’autre 
vers le deuxième tiers, en outre chacun une petite tache à la base du 
»* interstrie, une autre près de l'épaule, et une avant l'extrémité; 
toutes ces taches assez variables détendue, et tantôt isolées, tantôt re- 
liées par quelques autres petites taches noires; pygidium d'un noir 
souvent verdâtre ; dessous du corps et pattes noirs; massue des an- 
tennes d’un testacé obscur. Tête, prothorax, élytres et pygidium à 
courte pubescence jaune. Tête pas beaucoup plus large que longue; 
épistome très fortement bidenté à son bord antérieur, les dents rappro- 
chées l’une de l’autre; joues peu saillantes et arrondies; front avec une 
petite lame quadrangulaire dressée verticalement, étroite et souvent 
très élevée, située à peine en avant du bord antérieur des yeux et 
n’occupant guère plus du tiers de leur intervalle G, avec un petit tu- 
bercule transverse situé un peu en avant du bord antérieur des yeux 9 : 
vertex avec une très fine carène en are renversé, située bien arrière du 
bord postérieur des yeux et l’atteignant à ses extrémités, souvent G son 
milieu élevé en une petite lame trapézoïdale, légèrement inclinée en ar- 
rière et un peu plus large que la lame frontale ; toute la tête granulée. 
Prothorax très grand, formant dans le milieu de sa base un angle obtus 
très prononcé, sans rebord à la base; les angles postérieurs bien accu- 
sés: les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs ; la moitié postérieure avec un assez 
profond sillon longitudinal médian; la région des angles postérieurs 
régulièrement convexe; le devant avec une carène transverse assez 
courte, souvent G interrompue dans son milieu et divisée en deux petits 
tubercules transverses; toute la surface uniformément garnie de gra- 
nules serrés. Élytres un peu plus étroits et à peu près de même lon- 
gueur que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries médiocrement 
larges, mais profondes; interstries légèrement convexes, entièrement 
couverts de granules serrés. Pygidium à ponctuation très grosse, serrée 
et rugueuse; la carène de la base formant dans le milieu un angle 
bien prononcé et à sommet arrondi. Extrémité des tibias antérieurs 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 119 


presque tronquée droit et ordinairement avec une très longue toufre 
de poils jaunes dirigée en avant &, très obliquement coupée et sans 
touffe de poils 9. — Sénégal (coll. van Lansberge > R. Oberthür), Ca- 
samance (coll. H. W, Bates >> id.). 

Très voisin du Hildebrandti Harold (1878, in Monatsber. Akad. 
Berl., XLIIT, p. 211), décrit du Zanguebar, et qui en diffère par le 
dessus du corps à pubescence argentée, très longue sur les côtés du 
prothorax, assez longue sur le pygidium, la tête au moins aussi longue 
que large, le devant du prothorax avec une longue carène transverse et 
un tubercule de chaque côté, le pygidium à ponctuation granuleuse 
beaucoup moins grosse. 


O6. macrothorax n. Sp. — Nitidulus; capite prothoraceque obs- 
cure cyaneo-viridibus, elytris nigris, basi testaceo-maculata, pygidio 
viridi-nigro; supra brevissime flavo-pubescens. Capite brevissimo, gra- 
nulato; elypeo valde bidendato; genis valde dilatatis, subangulosis : 
fronte carina brevi et arcuatim valde elevata, vertice post oculorum 
marginem posticum carina tenui, instructis. Prothorace amplo, unifor- 
miter dense granulato, supra angulos posticos non depresso, antice 
transversim bituberculato; lateribus postice valde sinuatis ; basi suban- 
gulatim producta, non distincte marginata. Elytris prothorace non 
longioribus, profunde striatis; intervallis planis, dense granulatis. 
Pygidio confertim granulato-punctato. — Long. 6 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d’un vert bleuâtre obscur et très 
légèrement bronzé; élytres noirs, leur base avec une tache testacée 
transverse sur les 2°-4° interstries, une autre plus petite sur les 6°-7e 
interstries, et une sur l’interstrie latéral, un peu au-dessous de l’é- 
paule, contre le bord externe; pygidium noir à léger reflet verdà- 
tre; dessous du corps et pattes noirs, massue des antennes testacée. 
Prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence jaunâtre. 
Tête beaucoup plus large que longue; épistome très fortement bidenté 
à son bord antérieur, les dents très rapprochées l’une de l'autre; 
joues très saillantes, formant en dehors un angle presque droit et ar- 
rondi à son sommet; front avec une forte carène élevée circulaire- 
ment, située entre les bords antérieurs des yeux et n’occupant pas 
beaucoup plus du tiers de leur intervalle: vertex avec une très fine 
carène en are renversé, située en arrière du bord postérieur des yeux 
et l'atteignant à ses extrémités ; toute la tête garnie de granules. Pro- 
thorax très grand, formant dans le milieu de sa base un angle obtus bien 
prononcé : la base très indistinctement rebordée, mais, vue de dessus, 
paraissant complètement sans rebord sauf étroitement dans le milieu ; 


120 H. D'ORBIGNY. 


les angles postérieurs un peu arrondis; les côtés fortement sinués près 
de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; 
la moitié postérieure avec un assez profond sillon longitudinal médian ; 
la région des angles postérieurs régulièrement convexe; le devant 
avec deux tubercules transverses, assez saillants, rapprochés lun de 
l'autre mais complètement séparés: toute la surface uniformément 
garnie de granules assez serrés. Élytres un peu plus étroits et à peine 
aussi longs que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries assez 
étroites mais profondes; interstries plans, uniformément couverts de 
cranules serrés et assez gros. Pygidium à ponctuation fortement gra- 
nuleuse et assez serrée ; la carène de la base formant dans le milieu 
un angle très prononcé. Extrémité des tibias antérieurs avec une très 
longue touffe de poils jaunes dirigée en avant. — Lac Ngami (coll. 
H.-W Bates = R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Voisin du brevipennis n. sp., mais bien distinct par les élvtres ta- 
chés de testacé seulement à la base, la tête plus large, à joues très 
saillantes et anguleuses, la carène frontale circulairement élevée. 


O. obtutus Péringuey, 1901, in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 
1900, p. 177 et 230 (Descr. Cat. Col. S. Aîfr.), décrit de la Colonie du 
Cap et du Transvaal. — Cette espèce est remarquable par la forme des 
joues dont l'angle externe est vif, presque droit, et situé bien plus en 
arrière qu'il ne l’est ordinairement; cette forme ne se retrouve guère 
que chez certains Phalops. — Transvaal (coll. H. W. Bates => R. Ober- 
thür), Orange (coll. Harold >> id.). 


O. foliaceus Lansberge, 1886, in Notes from the Leyd. Mus., VIT, 
p. 81, décrit de l’Angola. — Les G très développés ont seuls la remar- 
quable dilatation des côtés du prothorax que signale van Lansberge, 
les G peu développés et les © ont les côtés du prothorax de conforma- 
tion normale. — Angola : Humpata (type de Lansberge, coll. R. Ober- 
thür). 


O. orthocerus Thomson, 1858, Arch. ent., If, p. 51, décrit du Ga- 
bon. — Il faut ajouter à la description de Thomson que le prothorax 
n'a pas de rebord à la base et qu'il a les côtés longuement sinués entre 
le milieu et les angles antérieurs; ce dernier caractère distingue cette 
espèce de toutes celles qui appartiennent à la même division et ont une 
coloration analogue. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. Con- 
radt, coll. R. Oberthür) ; Congo espagnol : cap San-Juan (Martinez Es- 
calera) Benito {ma coll.), Congo français : Gabon (coll. R. Oberthür). 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 121 


©. trinodosus Fäahræus, apud Bohem., Ins. Caffr., I, p. 290, décrit 
des bords du fleuve Limpopo. — Cette espèce à également la base du 
prothorax sans rebord. — Limpopo (coll. Harold => R. Oberthür), Na- 
tal (coll. van Lansberge © id.). 


O.teitamicus n. sp. — Subnilidus; capite prothoraceque aeneis 
aut viridi-aeneis, elytris nigris, basi late et maculis minutis ad latera 
atque ad apicem testaceis, pygidio nigro ; Supra breviter, in prothoracis 
lateribus et in pygidio paulo longius flavo-pubescens. Capite qranulato, 
maris clypeo medio punctato; clypeo rotundalo aut vix sinuato; [ronte 
tenuiter, interdum parum distincte carinata; vertice inter oculos et 
illorum paulo post medium minute tuberculato. Prothorace uniformiter 
subdense granulato, utrinque supra angulos posticos leviler tmpresso 
el fere lacvi, antice simplici ; lateribus postice sinuatis ; basi non margi- 
nata. Elytris tenuiter striatis ; intervallis fere planis, parum dense et 
sine ordine granulatis. Pygidio parum dense granulato. — Long. 
6-7 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax bronzés ou d’un vert bronzé; 
élytres noirs, avec la base très largement et irrégulièrement tachée de 
testacé, et plusieurs petites taches testacées vers les côtés et vers 
l'extrémité; pygidium, dessous du corps et pattes noirs ; massue des 
antennes noire où brune. Dessus à pubescence jaune, couchée et 
courte, sauf les côtés du prothorax et le pygidium à pubescence un 
peu plus longue. Épistome arrondi, ou en courbe légèrement aplatie 
en devant ou à peine subsinuée; joues peu saillantes et arrondies; 
front avec une fine carène arquée, souvent peu distincte ; vertex avec 
un très petit tubereule situé un peu en arrière du milieu des yeux ; 
l’épistome, au moins dans le milieu, garni de gros points espacés, le 
reste de la tête garni de granules peu serrés, G ; toute la tête couverte 
d'assez gros granules serrés Q. Prothorax sans rebord à la base; les 
angles postérieurs largement arrondis; les côtés sinués près de ces 
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la moitié 
postérieure avec une vague trace d'impression longitudinale médiane ; 
le devant sans saillies ni dépressions: toute la surface uniformément 
garnie de granules assez fins et assez serrés, sauf de chaque côté, au- 
dessus des angles postérieurs, une légère impression oblique presque 
lisse, Élytres notablement plus larges que le prothorax, arrondis sur 
les côtés; stries étroites; interstries presque plans, à granules assez 
fins, peu serrés et irrégulièrement disposés. Pygidium garni de gra- 
nules peu serrés ; la carène de la base très régulièrement en are de 
cercle, — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Teita (coll, H.-W. Bates 


122 H. D'ORBIGNY. 


> R. Oberthür); Zanguebar : Mrogoro (R. P. Commenginger, coll. 
R. ns Zanzibar (ma coll.). 


Ressemble au sansibaricus Harold (1878, in Monatsber. Akad. 
Berl., XLUHI, p. 211), décrit du Zanguebar, et qui en diffère principa- 
lement par tout le dessous du corps à pubescence longue et dressée 
l'épistome nettement sinué à son bord antérieur, les stries des élytres 
très larges. 


Plus voisin du parumnotatus Fahræus (1857, apud Bohem., Ins. 
Caffr., IT, p. 279), décrit de la région du fleuve Orange; mais ce der- 
nier a les élytres noirs, avec seulement quelques petites taches testa- 
cées, le devant du prothorax avec deux petits tubercules bien séparés, 
sa base avec une profonde impression oblique, située de chaque côté 
au-dessus des angles postérieurs. 


O0. rufonotatus n. sp. — Subopacus; capite prothoraceque aeneis 
vel viridi-aeneis; elytris nigris vel fuscis, maculis minutis rufo-testa- 
ceis basi, lateribus atque apice notatis; pygidio nigro-aeneo aut viridi- 
nigro; supra pallido-pubescens. Capite confertim granulato, feminae 
clypeo antice rugoso; clypeo Sinuato; fronte areuatim carinala; ver- 
tice cornu brevi, erecto, vel tuberculo conico, inter oculos et illorum 
fere in medio, instructo. Prothorace tenuiter confertim granulato, 
utrinque supra angulos posticos abrupte declivi, depresso ac laevi, an- 
tice bituberculato; lateribus postice sinuatis: basi, anqguste medio 
excepto, non marginata. Elytris late sed parum profunde striatis ; in- 
tervallis fere planis, subdense granulatis. Pygidio granulato-punctato. 
— Long. 6,5-8 mill. 


Presque mat; tête et prothorax bronzés ou d’un vert bronzé ; élytres 
noirs ou bruns, avec des petites taches d’un testacé rougeàtre, situées 
à la base sur les 2 et 4° interstries, sur l’épaule, et parfois aussi sur 
le 3° interstrie, en outre avec d’autres petites taches sur les côtés et 
à l'extrémité, souvent la suture plus ou moins largement d’un vert 
métallique; pygidium, dessous du corps et patles d’un noir ordinaire- 
ment bronzé ou verdâtre : massue des antennes noire ou brune. Des- 
sus entièrement à pubescence d’une jaune pâle, assez serrée et assez 
courte. Épistome sinuëé à son bord antérieur; joues médiocrement 
saillantes, arrondies à leur partie antérieure et légérement sinuées 
près des yeux; front avec une carène atteignant ou atteignant presque 
la suture des joues; vertex sans carène, avec une petite corne droite, 
souvent remplacée par un tubercule conique, et située entre les mi- 
lieux des veux ou un peu plus en avant; toute la tête garnie de granules 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique, 193 


serrés d, ces granules se transformant en rides transverses sur le 
devant de l’épistome ©. Prothorax sans rebord à la base, sauf très 
étroitement dans le milieu; les angles postérieurs bien accusés; les 
côtés nettement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; la moitié postérieure du disque avec un très 
fin sillon longitudinal médian, souvent indistinct; la région des angles 
postérieurs brusquement déclive et assez fortement déprimée; le 
devant avec deux tubercules un peu transverses et complètement sé- 
parés, parfois sans tubercules ; toute la surface garnie de granules fins 
et serrés sur le disque, un peu plus gros et un peu moins serrés sur 
les côtés. sauf les dépressions des angles postérieurs lisses, et souvent 
S la partie déclive du devant à ponctuation ràäpeuse plus écartée. 
Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés et 
assez rétrécis en arrière; stries très larges mais très peu profondes et 
très distinctement rebordées; interstries à peu près plans, garnis de 
granules assez serrés et irrégulièrement disposés. Pygidium à ponc- 
tuation granuleuse assez serrée; la carène de la base en arc de cercle 
souvent un peu sinué dans le milieu. Métasternum entièrement gra- 
nulé, sauf ordinairement une ligne longitudinale médiane lisse ou 
presque lisse. Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en 
épine, leur éperon presque droit ou un peu arqué en dehors, G'; leur 
angle apical interne obliquement coupé, leur éperon brusquement 
coudé en dedans avant son extrémité, puis longuement acuminé, ©. 
— Sénégal (coll. van Lansberge > R. Oberthür); Sierra-Leone : Rho- 
bomp (coll. Alluaud); Côte de l’Ivoire : Grand-Bassam (Clouet, coll. 
du Muséum de Paris), Bouaké (capitaine Le Magnen, coll. Ph. Francois) : 
Niam-Niam : Semio (Boëndorf, coll. R. Oberthür). 


Très voisin du parumnotatus Fähr. (1. e.), qui en diffère par les 
élytres non tachés à la base, mais avec une rangée transverse arquée 
de petites taches rougeàtres, située vers le tiers antérieur, les granules 
du prothorax beaucoup plus gros sur le disque, ceux des interstries 
disposés en lignes régulières. 


O. fulvocinetus n. sp. — Subopacus ; capile prothoraceque obs- 
cure aeneis, elytris fuscis, testaceo irregqulariter marginalis, pyqidio 
nigro-aeneo; supra breviter, in prothoracis lateribus et praesertin in 
pygidio longius pallido-pubescens. Capite granulato; clypeo sinuato; 
fronte arcuatim carinata ; vertice inter oculos tuberculato. Prothorace 
subtenuiter et subdense granulato, utrinque supra angulos posticos 
abrupte declivi, depresso ac laevi, antice simplici; lateribus postice si- 
nuatis; basi, anguste medio excepto, non marginata. Elytris late sed 


419% H. D'ORBIGNY. 


parum profunde strialis; intervallis planis, parum dense granulatis. 
Pygidio granulato. — Long. 8 mill. 


Presque mat; tête et prothorax d’un bronzé obscur; élytres bruns, 
avec une bordure testacée, irrégulière mais bien délimitée, subinter- 
rompue dans le milieu, se dilatant derrière la partie interrompue, et 
se continuant jusqu'à l'extrémité qui est largement tachée de testacé: 
pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir bronzé; massue des 
antennes noire. Tête, prothorax et élytres à pubescence d’un jaunâtre 
clair, assez courte, sauf les côtés du prothorax à pubescence un peu 
plus longue ; pygidium à pubescence d’un blane jaunâtre, assez longue. 
Épistome sinué à son bord antérieur; joues médiocrement saillantes, 
formant en dehors un angle obtus un peu arrondi; front avec une 
carène arquée atteignant la suture des joues; vertex sans carène, avec 
un tubercule situé à peu près entre les milieux des yeux: toute la 
iète garnie de granules assez gros et assez serrés, se transiormant en 
rides transverses sur le devant de l’épistome. Prothorax sans rebord 
à la base, sauf étroitement dans le milieu : les angles postérieurs bien 
accusés ; les côtés nettement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs: la moitié postérieure avec un très 
léger sillon longitudinal médian peu distinct; la région des angles pos- 
térieurs brusquement déclive et fortement déprimée; le devant sans 
saillies ni dépressions ; toute la surface garnie de granules assez fins 
et assez serrés sur le disque, un peu plus gros et un peu plus écartés 
sur les côtés, sauf les impressions des angles postérieurs lisses. Élytres 
à peine plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries 
larges mais très peu profondes; interstries plans, garnis de granules 
peu serrés et en majeure partie disposés irrégulièrement. Pygidium à 
granules assez serrés; la carène de la base en are de cercle. Métaster- 
num enticrement granulé, sauf une ligne longitudinale médiane lisse 
et sillonnée., Angle apical interne des tibias antérieur simple, leur 
éperon brusquement coudé en dedans avant son extrémité, puis lon- 
guement acuminé, — Afrique orientale allemande : Tabora, dans 
lOunyanvembe (R. P. Hauttecœur, coll. R. Oberthür, un seul exem- 
plaire, très probablement ©). 


Extrêmement voisin du rufonotanus n. sp. et n’en différant guère 
que par les élytres sans taches claires à la base, le prothorax sans 
tubercules en devant et à granules un peu plus gros et un peu moins 
serrés sur le disque, les côtés du prothorax et le pygidium à pubes- 
cence plus longue. La coloration des côtés et de l'extrémité des élvtres 
est presque identique dans les deux espèces. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 125 


O6. parceguttatus n. Sp. — Parum nitidus ; capile prothoraceque 
aeneis, leviter virescentibus ; elytris nigris, maculis rufis minutissimis, 
punctiformibus, basi et arcuatim ad terliam anteriorem transverse 
dispositis, sutura cuprea; pygidio nigro-aeneo : supra parce et brevissime 
flavo-pubescens. Capite granulato-rugoso ; chypeo rotundato; fronte ar- 
cuatim carinata: vertice inter oculos et illorum paulo ante margines 
posticos minute tuberculato, contique post tuberculum obsolete trans- 
versün carinalo. Prothorace dense granulato, utrinque Supra angulos 
posticos abrupte declivi, depresso ac Sparsim punctulato, antice Smplici ; 
lateribus postice sinuatis : basi marginata, utrinque parte prope an- 
quios posticos excepta. Elytris anguste striatis ; intervallis planis, te- 
nuissime ac dense granulatis. Pygidio subtiliter asperato-punctato. — 
Long. 9 mill. 


Peu brillant: tête et prothorax bronzés et à léger reflet verdâtre ; 
élytres noirs, avec le bord sutural assez largement cuivreux, et chacun 
deux petites taches rougetres vers la base des 2 et 4° interstries, et 
une rangée transverse arquée, située sur le tiers antérieur et se diri- 
seant vers l'épaule, composée de très petites taches ponctiformes sur 
les 2°, 4e, 5e et 6° interstries; pygidium, dessous du corps et pattes 
d’un noir bronzé; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élytres 
et pygidium à pubescence jaunâtre, extrêmement courte et rare. Épi- 
stome complètement arrondi; joues peu saillantes, formant en dehors 
un angle très obtus, un peu arrondi à son sommet; front avec une 
carène arquée n’atteignant pas tout à fait la suture des joues et située 
au milieu de la tête; vertex avec un petit tubercule situé entre les 
yeux, un peu en avant de leur bord postérieur, et une carène à peine 
saillante, qui s'étend immédiatement en arrière du tubercule jusqu’au 
bord postérieur de l'œil; toute la tête garnie de granulations ou de ru- 
sosités serrées. Prothorax rebordé à la base, sauf assez largement près 
des angles postérieurs qui sont arrondis ; les côtés sinués près de ces 
angles, en ligne presque droite entre le milieu et les angles antérieurs ; 
la partie postérieure avec une légère impression longitudinale médiane ; 
la région des angles postérieurs brusquement déclive et déprimée; le 
devant sans saillies ni dépressions ; toute la surface garnie de granules 
en majeure partie un peu allongés, très serrés sur le milieu du disque, 
un peu moins serrés vers la base et sur les côtés, sauf les dépressions 
des angles postérieurs finement et très éparsement ponctuées. Élytres 
un peu plus larges que le prothorax, très arrondis latéralement: stries 
étroites ; interstries plans, garnis de très fins granules serrés etirrégu- 
lièrement disposés. Pygidium à ponctuation ràpeuse fine et médiocre- 


126 H. D'ORBIGNY. 


ment serrée; la carène de la base formant dans le milieu un angle ob- 
tus à sommet arrondi. Métasternum presque entièrement garni d’une 
ponctuation très irrégulière et un peu rugueuse. Angle apical interne 
des tibias antérieurs simple, leur éperon presque droit, graduellement 
et faiblement élargi vers son extrémité. — Afrique, sans indication 
de localité (coll. Harold => R. Oberthür, un seul exemplaire, probable- 
ment G). 

Assez voisin des O. parumnotatus Fähr. (L. c.),rufonotatus n. sp. et 
fulvocinctus n. sp., mais très distinet de ces trois espèces par l’épistome 
arrondi, les stries étroites, le prothorax rebordé à la base sur la ma- 
jeure partie de sa largeur; de plus, le paruwmnotatus n’a pas de taches 
à la base des élytres, les deux autres n’en ont pas sur le disque, mais 
ont les côtés en majeure partie testacés. 


O. subhumeralis D. Sp. — Parum nitidus, niger, capite aeneo- 
nigro, elytris utrinque macula testacea subhumerali notatis, supra bre- 
viter flavo-pubescens. Capite confertim granulato, antice rugoso ; clypeo 
profunde exciso : apud marem fronte non carinata, vertice inter oculos 
transversim tuberculato. Prothorace confertim granulato, utrinque 
supra angulos posticos non depresso, antice simplici; lateribus postice 
sinuatis : basi non marginata. Elytris anguste sed profunde striatis ; 
intervallis planis, parum dense granulatis. Pygidio parum dense gra- 
nulato. — Long. 6 mill. 

Peu brillant, noir, la tête légèrement bronzée, les élytres chacun 
avec une petite tache testacée, située près de l'épaule sur la 6€ strie et 
à une notable distance de la base; massue des antennes noire. Tête, pro- 
thorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome pro- 
fondément incisé en devant, ses angles antérieurs dentiformes; joues 
assez saillantes, largement arrondies, et avec une légère sinuosité à leur 
partie postérieure; front sans carène; vertex avee un petit tubercule 
transverse situé un peu en arrière du milieu des yeux; toute la tête 
couverte de granulations serrées, sauf l’épistome rugueux. Prothorax 
sans rebord à la base; les angles postérienrs arrondis mais bien pro- 
noncés ; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitu- 
dinal; la région des angles postérieurs régulièrement convexe et sans 
trace de dépression; le devant sans saillie ni dépression; toute la sur- 
face couverte de granules assez gros et extrêmement serrés. Élytres 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries étroites mais 
profondes et fortement rebordées ; interstries plans, garnis de granules 
assez gros, peu serrés et irrégulièrement disposés. Pygidium à granules 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 127 


assez gros et peu serrés; la carène de Ja base presque en arc de cercle. 
Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en une courte épine. 
— Ajrique orientale allemande (reçu de" MM. Staudinger et Bang-Haas, 
un seul exemplaire G). 

Très voisin de Pobtusicornis Fähræus (1857, apud Bohem., Ins. 
Caffr., II, p. 288), décrit du Natal, et qui en diffère par les élytres sans 
tache testacée, l’épistome simplement sinué ou faiblement échancré, le 
prothorax à granules un peu moins serrés et un peu plus gros, sa base 
brusquement déelive ou légèrement déprimée de chaque côté près des 
angles postérieurs, les élytres à stries plus larges, leurs interstries à 
granules beaucoup plus écartés. 


Je décris ci-dessous plusieurs espèces voisines ayant également une 
tache testacée près de l'épaule, mais chez ces espèces la tache est si- 
tuée tout à fait à la base des élytres ou au moins plus près de la base. 


©. pilicollis n. Sp. — Opacus, ater, saepius elytris utrinque ma- 
cula minuta rufo-testacea suprahumerali, altera anteapicali in sexto in- 
tervallo et interdum altera apicali in secundo intervallo, notatis ; supra 
sat longe, in prothoracis parte antica longius pallido-pubescens. Capite 
confertim granulato ; clypeo parum profunde sinuato; fronte arcuatim 
subtiliter carinata, vel saepius in mare non carinata: vertice apud ma- 
rem tuberculo transverso, apud feminam carina brevissima, medio in- 
terrupta, inter oculos instructo. Prothorace confertim fortiter granulato, 
utrinque supra angulos posticos vix depresso, antice simplici: lateribus 
postice sinuatis; basi non marginata. Elytris parum late striatis; in- 
tervallis planis, subfortiter ac parum dense granulatis. Pygidio granu- 
lato. — Long. 7-8 mill. 

Mat, noir, les élytres ordinairement avec une très petite tache d’un 
testacé rougeàtre, située à la base de la 7° strie et se prolongeant par- 
lois en dehors au-dessus de l'épaule, souvent une autre petite tache si- 
tuée un peu avant l'extrémité sur le 6° interstrie et se prolongeant par- 
fois transversalement en dehors jusqu’au bord latéral, et assez souvent 
encore une petite tache à l’extrémité sur le 2° interstrie, plus rarement 
élytres sans taches; massue des antennes noire. Dessus à pubescence 
assez longue, surtout sur le devant du prothorax, un peu roussâtre sur 
la tête et le prothorax, d’un jaune pale et dressée sur les élytres et le 
pygidium. EÉpistome peu profondément sinué en devant; joues assez 
saillantes, formant en dehors un angle obtus à sommet arrondi; front 
sans carène ou avec une courte trace de carène &, avec une fine ca- 
rène arquée, atleignant où n’atteignant pas la suture des joues @ : 


Le) 


198 H. D'ORBIGNY. 


vertex sans carène, avec un gros tubercule transverse, parfois un peu 
élevé en corne, et situé à peu près entre les milieux des veux &, avec 
une très courte et fine carène un peu en arc renversé, légèrement in- 
terrompue dans son milieu et divisée en deux petits tubereules trans- 
versées, siluée à peu près entre les milieux des yeux et n’occupant guère 
plus du tiers de leur intervalle 9; toute la tête densément garnie de 
granulations un peu irrégulières et médiocrement grosses, se transfor- 
mant en rides transverses sur l'épistome. Prothorax sans rebord à la base ; 
les angles postérieurs un peu arrondis mais bien accusés: les côtés for- 
tement sinués près de ces angles, un peu arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; la région basilaire à peine déprimée de chaque 
côté au-dessus des angles postérieurs; la ligne médiane sans sillon ou 
avec seulement une légère trace de sillon sur la moitié postérieure; le 
devant sans saillies ni dépressions; toute la surface couverte de gros 
granules serrés. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 
sur les côtés; stries peu larges mais nettement rebordées; interstries 
plans, garnis de granules médiocrement gros, très peu serrés et irrégu- 
liérement disposés. Pygidium peu densément granulé: la carène de Ja 
base en arc de cercle, mais très peu arquée. Angle apical interne des 
tibias antérieurs muni d’une très courte épine &, obliquement coupé ©. 
— Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris), Érythrée (coll. 
Théry, ma coll.). 

Extrêmement voisin de l’obtusicornis Fähr. (1. c.), qui en diffère 
par les élvtres toujours entièrement noirs, toute la pubescence du des- 
sus plus courte, surtout sur le prothorax et le pygidium, le vertex avec 
une petite corne située entre les bords postérieurs des yeux ou un peu 
plus en avant G, avec une très courte Carène en arc renversé, non in- 
terrompue dans son milieu ©. 

Également voisin du scaber Roth (1851, apud Wiegm., Arch. Î. Na- 
turg., XVIL I, p. 125), décrit de l'Abyssinie : Tigré (Schimper), et qui 
en diffère par la pubescence courte, l’épistome très profondément in- 
cisé, le prothorax à granules beaucoup plus espacés, avec deux tuber- 
cules en devant, sa région basilaire assez fortement déprimée de 
chaque côté au-dessus des angles postérieurs, les stries des élytres re- 
marquablement larges. J'ai vu dans la collection du Muséum de Paris 
de nombreux exemplaires du scaber provenant, comme le pélicollis, 
de l'Abyssinie {(Schimper). 


6. verrucosus n.Sp.— Subopacus, niger, elytris utrinque macula 
testacea suprahumerali, altera laterali ad tertiam anteriorem et nonnul- 
lis aliis apicalibus, notatis; supra sat longe, in prothorace paulo bre- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 129 


vius pallido-pubescens, prothoracis margine antico longius piloso. Ca- 
pile confertim granulato, antice rugoso :clypeo mediocriter exciso; fronte 
non aut parum distincte carinata;vertice apud marem corniculo erecto, 
apud feminam carina brevisshna, saepius medio interrupta, inter ocu- 
los instructo. Prothorace confertim fortiter granulato, utrinque supra 
angulos posticos non aut parum depresso, antice shnplci ; lateribus pos- 
lice sinuatis; basi non marginata. Elytris parum late striatis ; inter- 
vallis planis, subfortiter ac parce granulatis. Pygidio parce granulato. 
— Long. 6,9-7 mill. 


Presque mat, noir, la tête et le devant du prothorax souvent d’un 
noir bronzé, les élytres avec une petite tache testacée située au-dessus 
de l’épaule à la base des 7°-8e interstries, une autre petite tache bien 
délimitée, ovale où subquadrangulaire, située sur linterstrie latéral 
vers le tiers antérieur, en outre à l’extrémité une petite tache apicale 
sur le 2 interstrie, une autre assez grande s'étendant du 6° interstrie 
au bord externe, et parfois une très petite tache antéapicale sur le 4° in- 
terstrie ; massue des antennes brune. Dessus à pubescence d’un jaune 
pâle, assez courte et un peu couchée sur le prothorax, sauf le devant 
avec d'assez longs poils dressés près du bord antérieur, un peu plus 
longue et dressée sur les élytres et surtout sur le pygidium. Épistome 
médiocrement échancré en devant, joues assez saillantes, formant en 
dehors un angle obtus à sommet arrondi: front sans carène ou avec 
une très fine trace de carène arquée plus ou moins longue; vertex 
avec une petite corne étroite, dressée verticalement et située à peu près 
entre les milieux des yeux &, avec une courte et fine carène située 
entre les milieux des yeux et occupant le tiers de leur intervalle, tan- 
tôt un peu en arc renversé et très légérement échancrée à son bord 
supérieur, tantôt complètement interrompue et divisée en deux petits 
tubercules transverses, ©; la tête garnie de granulations serrées, se 
transformant plus ou moins en rugosités sur lépistome. Prothorax 
sans rebord à la base; les angles postérieurs un peu arrondis ; les côtés 
sinués près de ces angles, légèrement arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la région basilaire non où peu déprimée de chaque 
côté au-dessus des angies postérieurs ; la ligne médiane sans sillon lon- 
gitudinal ou avec seulement une très légère trace de sillon sur la moi- 
tié postérieure; le devant sans saillie ni dépression; toute la surface 
couverte de gros granules serrés. Élytres un peu plus larges que le 
prothorax, arrondis sur les côtés ; stries peu larges mais nettement re- 
bordées ; interstries plans, garnis d'assez gros granules écartés et irre- 
gulièrement disposés. Pygidium à granules écartés; la carène de la base 

Ann. Soc. Ent. Fr., LxXxI, 4902. 9 


130 H. D'ORBIGNY. 


en arc de cercle. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, 
altitude 2.200 à 3.000 mètres (W. Doherty, coll. R. Oberthür). 

Extrêèmement voisin du pilicollis n. sp. dont il ne diffère guère que 
par les élytres plus largement tachés de testacé et notamment avec une 
tache située vers le tiers antérieur de l’interstrie latéral, le prothorax 
à pubescence plus courte, surtout sur le premier tiers. 


©. hirsutus D.Ssp. — Parum nitidus; niger,capite prothoraceque 
subaeneo-nigris, elytris utrinque macula minuta rufo-testacea humerali 
notatis; supra totus pube flava, longula, hirtus. Apud marem capite 
confertim rugoso-punctato, clypeo profunde eæciso, fronte haud cari- 
nata, vertice inter oculos cornuto, cornu angusto, longulo leviter recli- 
nato, gradatim attenuato. Prothorace densissime ac fortiter granulato, 
utrinque supra angulos posticos levissime impresso, antice apud marem 
late subdepresso et in medio fere laevi; lateribus postice valde sinuatis ; 
basi non marginata. Elytris late striatis; intervallis planis, fortiter ac 
subdense biseriatim granulatis. Pygidio: subdense granulato. — Long. 
6,5 mill. 

Peu brillant; noir, la tête et le prothorax à très léger reflet bronzé, 
les élytres avec une petite tache humérale testacée, située sur la 6° strie 
presque à sa base; massue des antennes noire. Tête, prothorax, ély- 
tres et pygidium hérissés de poils jaunes assez longs et dressés. Épi- 
stome profondément incisé en devant; joues médiocrement saillantes, 
arrondies à leur côté externe et légèrement sinuées près des yeux; 
côtés de la tête non sinués à la jonction des joues et de l’épistome ; tête 
sans carènes, avec une assez longue corne étroite, graduellement ré- 
trécie vers son sommet, droite mais un peu inclinée en arrière, située 
entre les yeux et n’occupant à sa base guère plus du tiers de leur in- 
tervalle ; toute la surface à grosse ponctuation fortement rugueuse et 
très serrée. Prothorax sans rebord à la base; les angles postérieurs à 
peine arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis 
entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon lon- 
gitudinal ; la région basilaire avec une très légère impression de cha- 
que côté près des angles postérieurs; le devant assez largement mais 
peu profondément déprimé dans le milieu ; toute la surface couverte de 
gros granules très serrés, sauf le devant dans le milieu avec un espace 
presque lisse. Éiytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 
sur les côtés; stries larges; interstries plans garnis de gros granules 
assez serrés et en partie disposés sur deux rangées, le latéral à grosse 
ponctuation râpeuse. Pygidium garni de granulations assez serrées; la 
carène de la base en arc de cercle, Métasternum et dessous des cuisses 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 121 


entièrement à grosse ponctuation assez serrée. Extrémité interne des 
tibias antérieurs prolongée en épine, — Congo français (Thollon, coll. 
du Muséum de Paris, un seul exemplaire G). 

Voisin du pilicollis n, sp., mais bien distinct par l’épistome profon- 
dément incisé, les granules du prothorax, des élytres et du pygidium 
beaucoup plus serrés, les stries des élytres plus larges, la tête G avec 
une assez longue corne inclinée en arrière, le devant du prothorax G 
déprimé dans le milieu. 


O6. crinitus n. Sp. — Parum nilidus: niger, capite prothora- 
ceque nigro-viridibus, elytris macula minuta rufo-testacea humerali, et 
altera minore anteapicali in sexto intervallo, notatis; supra totus 
pube flava, longula, hirtus. Apud feminam capite confertim granulato, 
lateribus sinuatis, clypeo bidentato, fronte arcuatim tenuiter carinata, 
vertice carina brevissima et vix distincta, medio interrupta, inter oculos 
et illorum in medio sita, instructo. Prothorace confertim ac fortiter 
granulato, supra angulos posticos non impresso, antice apud femi- 
nam simplici; lateribus postice valde sinuatis; basi non marginata. 
Elytris late striatis; intervallis planis, fortiter ac parce granulatis. 
Pygidio parce granulato, — Long. 7,5 mill. 

Peu brillant; noir, tête et prothorax d’un vert noirâtre, les élyires 
avec une petite tache humérale testacée, située sur la 6° strie pres- 
que à sa base, et une autre très petite tache située très peu avant 
l'extrémité sur le 6° interstrie; massue des antennes noire. Tête, pro- 
thorax, élytres et pygidium hérissés de poils jaunes assez longs et 
dressés. Épistome profondément incisé en devant, ses angles anté- 
rieurs dentiformes ; joues assez saillantes, arrondies à leur côté ex- 
terne et légèrement sinuées près des yeux; côtés de la tête forte- 
ment sinués à la jonction des joues et de l’épistome; front avec 
une très fine carène arquée peu distincte, atteignant la suture des 
joues; vertex avec une très fine et courte carène à peine distincte, 
interrompue dans son milieu, située entre les milieux des yeux et 
n’occupant pas plus du tiers de leur intervalle; toute la tête couverte 
de granules serrés. Prothorax sans rebord à la base; les angles Pos- 
térieurs à peine arrondis ; les côtés fortement sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane sans 
sillon longitudinal ; la région basilaire sans dépression de chaque côté 
près des angles postérieurs ; le devant sans saillie ni dépression ; toute 
la surface couverte de gros granules très serrés. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; siries larges: inter- 
stries plans, garnis de gros granules très espacés et en partie disposés 


132 H. D'ORBIGNY. 


sur deux rangées irrégulières. Pygidium garni d'assez gros granules 
écartés ; la carène de la base formant dans le milieu un angle extrème- 
ment obtus. Extrémité interne des tibias antérieurs obliquement cou- 
pée. — Lac Ngami (coll. H. W. Bates > R. Oberthür, un seul exem- 
plaire ®). 

Très voisin du pilicollis n. sp. et de l’hirsutus n. sp.: il en diffère 
par la tête et le prothorax d’un vert noirâtre, les côtés de la tête sinués 
à la jonction des joues et de l’épistome, les angles antérieurs de Pépi- 
stome nettement dentiformes, la base du prothorax sans dépression 
de chaque côté près des angles postérieurs ; il diffère encore du pili- 
collis par les stries des élytres notablement plus larges, de lhèrsutus 
par les granules écartés des élytres et du pygidium. 


Cet insecte portait dans la collection Bates le nom d'axillaris 
Boheman (1860, in Ofvers. Vet-Akad. Fôrh., 1860, p. 114); je le crois 
assez voisin de cette espèce que je n'ai pas encore vue et qui à été dé- 
crite de la région du fleuve Swakop dans le Damara, mais je ne pense 
pas que la description de Boheman puisse s'appliquer à linsecte de la 
collection Bates, car elle indique le corps noir, sauf une tache humé- 
rale, la pubescence courte et grise, les élytres à stries fines, et ne 
mentionne pas l’échancrure de l’épistome. Je ne pense pas non plus 
que cette description puisse s'appliquer à aucune des espèces que j'ai 
décrites ci-dessus et qui ont une coloration analogue. 


O. Escalerai n. Sp. — Parum nitidus, niger, prothoracis parte 
auntica et lateribus cupreis; supra pube rufa, brevi, ad prothoracis 
basim utrinque longiore, hirtus. Capile parum dense punctato, antice 
rugoso: clypeo rotundato; fronte arcuatim carinata, carina utrinque 
angulatim fleza et oblique inter clypeum et genas usque ad marginem 
externum producta; vertice apud marem cornu longo, reclinato, à basi 
gradatim attenuato, apud feminam carma longula, medio subdentata, 
utrinque angulosa, inter oculos et illorum in medio sita, instructo. 
Prothorace fortiter ac parum dense granulato, utrinque supra anqu- 
los posticos leviler impresso, antice apud marem medio late subdepresso 
et fere laevi, apud feminam transversün bicalloso ; lateribus postice si- 
nualis : basi medio distincte marginata, margine utrinque indistincto. 
Elytris fortiter striatis; intervallis planis, parum dense, ad latera 
densius granulatis. Pygidio mediocriter punctato. — Long. 9-9,5 mil. 

Peu brillant: noir, avec le devant et largement les côtés du pro- 
thorax, le métasternum et le dessous des cuisses, souvent aussi la 
partie postérieure de la tête, cuivreux ou au moins à fort reflet cui- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 133 


vreux: massue des antennes tantôt d’un testacé obscur, tantôt brune. 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence dressée el 
d’un jaune légèrement brunâtre, le prothorax avec des soies plus lon- 
gues au-dessus de la déclivité des angles postérieurs. Épistome régu- 
lièrement arrondi en devant; joues médiocrement saillantes et arron- 
dies; front avec une carène arquée atteignant la suture des joues, 
puis se coudant à angle obtus et se prolongeant obliquement en avant, 
entre l’épistome et les joues, jusqu’au bord externe: vertex avec une 
longue corne graduellement rétrécie dès sa base, inclinée en arrière et 
légèrement arquée, située à peu près entre les milieux des yeux &. 
avec une carène légerement dentée dans son milieu, nettement angu- 
leuse à ses extrémités, n’atteignant pas tout à fait les yeux et située 
entre leurs milieux ©; la tête peu densément ponctuée, la ponetuation 
de l’épistome plus où moins rugueuse. Prothorax assez largement re- 
bordé à la base dans le milieu, le rebord nul ou très indistinct près 
des angles postérieurs qui sont arrondis: les côtés sinués près de ces 
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la région ba- 
silaire avec une légère dépression située de chaque côté près des angles 
postérieurs; la moitié antérieure très largement mais faiblement dé- 
primée dans le milieu, cette dépression se prolongeant jusqu’à la base 
en un léger sillon longitudinal médian, G; le devant avec une ca- 
rène transverse occupant près du tiers de la largeur, assez largement 
interrompue dans son milieu et divisée en deux callosités transverses, 
la déclivité antérieure légèrement déprimée dans le milieu en avant de 
la carène, le tiers postérieur avec un léger sillon longitudinal médian. 
9 ; toute la surface garnie de gros granules peu serrés, sauî les parties 
déprimées qui sout finement pointillées, presque lisses. Élytres à peine 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez larges 
et nettement rebordées; interstries plans, garnis de granules irrégulié- 
rement disposés et peu serrés, sauf les côtés plus densément granulés. 
Pygidium à ponctuation médiocrement serrée; la carène de la base 
formant dans le milieu un angle bien prononcé. — Congo espagnol : 
cap San Juan (Martinez Escalera). 

Cette espèce est reconnaissable à son épistome régulièrement ar- 
rondi, Son prothorax cuivreux en devant et sur les côtés, et garni de 
eros granules peu serrés; ces caractères ne se trouvent réunis chez 
aucune des autres espèces noires ayant la base du prothorax sans re- 
bord ou à rebord indistinet, au moins sur les côtés. 


O. pilosus Fähræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., IT, p. 294, 
décrit de la Colonie du Cap : Bushmen. — Transvaal (coll. H. W. 


134 H. D'ORBIGNY. 


Bates => R. Oberthür) : Hamman’s Kraal près de Pretoria (E. Simon, 
coll. Ch. Martin): Zoulouland (coll. H. W. Bates = R. Oberthür), Natal 
(D: Ch. Martin). 


O. lutulentus Harold, 1867, Col. Heîte, IE, p. 48 (lugubris || Fäh- 
ræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., Il, p. 287), décrit du Natal. — 
Diffère du géraffa Hausm. par le prothorax non à ponctuation écartée, 
mais garni de fins granules serrés. La base du prothorax à un rebord 
bien distinct sur une assez grande longueur dans le milieu, indistinct 
ou nul sur les côtés. — Natal (coll. Quedenfeldt = R. Oberthür, ma 
coll.); Colonie du Cap (coll. Harold = R. Oberthür) : Bedford (coll. 
Sharp >> id.). 


O. giraffa Hausmann, 1807, apud Illig., Mag. f. Ins., VE, p. 261, 
décrit du Cap de Bonne-Espérance. — Chez cette espèce la base du 
prothorax est tantôt sans rebord, tantôt avec un fin rebord ordinaire- 
ment interrompu de chaque côté, parfois continu. — Natal (coll. H. W. 
Bates > R. Oberthür); Colonie du Cap : Bedford (coll. Sharp >> id.), 
Cape-Town (E. Simon, coll. Ch. Martin), environs de Cape-Town (Raî 
fray, coll. du Muséum de Paris). 


O. vigens Péringuey, 1901, in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 4900, 
p. 173 et 195, décrit du Transvaal. — Ne diffère guère du géraffa 
Hausm. (1 €.) que par la tête et le devant du prothorax d’un bronzé 
cuivreux obscur, la corne du vertex G située entre les bords posté- 
rieurs des veux ou plutôt un peu plus en arrière, tandis que chez le 
giraffa elle est située entre les milieux ou les bords antérieurs des 
veux, — Transvaal (coll. H. W. Bates = R. Oberthür). 


O0. cribripennis 0. Sp. — Subopacus, niger, interdum protho- 
race antice aeneo-nigro, vel elytris ad humeros minute fusco-notatis ; 
supra breviter flavo-pubescens. Capite confertim asperato-punctato vel 
rugoso-granulato ; clypeo rotundato aut vir sinuato; fronte arcuatim 
carinata ; vertice apud marem cornu longulo, triangulari, inter oculos 
et illorum in medio sito, apud feminam carina brevi, leviter inverso- 
areuata, paulo ante oculorum margines posticos sila, instructo. Pro- 
thorace fortiter, dense ac aspere, in disci tertia posteriore parcius ac 
fere simpliciter punctato, apud marem antice medio subimpresso ; late- 
ribus postice levissime sinuatis ; basi marginata, margine utrinque sae- 
pius interrupto. Elytris mediocriter striatis ; intervallis plants, sim- 
pliciter, fortiter ac parum dense sine ordine punctatis. Pygidio punctato. 
— Long. 6,5-8 mill. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 135 


Peu convexe, presque mat; noir, parfois le devant du prothorax 
bronzé ou les élytres avec une petite tache d’un brun rougeûtre à la 
base des 6°-7° interstries; massue des antennes noire. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à courte pubescence jaune, le prothorax ayant de 
chaque côté du disque, au-dessus et un peu en dedans des angles pos- 
térieurs, une touffe de poils plus longs. Épistome arrondi ou à peine 
sinué en devant; joues assez saillantes, formant en dehors un angle 
obtus à sommet arrondi; front avec une carène arquée atteignant la 
suture des joues, fine G, assez forte © ; vertex avec une corne assez 
longue, en forme de lame triangulaire, un peu inclinée en arrière, si- 
tuée entre les milieux des yeux et n’occupant pas plus du tiers de 
leur intervalle G, avec une courte carène légèrement arquée en sens 
inverse de la carène frontale, située un peu en avant du bord pos- 
térieur des yeux et n’occupant pas beaucoup plus du tiers de leur 
intervalle ©; toute la tête à ponctuation serrée, räpeuse ou ru- 
eueuse, sauf © la seconde moitié de l’épistome et le front densément 
granulés. Prothorax rebordé à la base, le rebord ordinairement inter- 
rompu sur une certaine longueur de chaque côtés entre le milieu et les 
angles postérieurs qui sont arrondis ; les côtés très légèrement sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal ; la région des angles postérieurs 
sans dépression; le devant sans saillies ni dépressions, ou & avec une 
très légère dépression médiane; toute la surface à grosse ponctuation 
rapeuse et serrée, sauf le tiers postérieur du disque à ponctuation 
presque simple et plus écartée, un espace de chaque côté, près 
des angles postérieurs, un peu plus finement et éparsement ponctué. 
Élytres légèrement plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés ; 
stries médiocrement larges: interstries plans, garnis de gros points 
simples, égaux, peu serrés et irrégulièrement disposés. Pygidium pres- 
que aussi long que large G, au moins deux fois aussi large que long ©, 
à ponctuation médiocrement grosse et médiocremement serrée ; la ca- 
rène de la base en arc de cercle &G, formant dans le milieu un angle 
bien prononcé ©. — Afrique australe (Delalande, coll. du Muséum 
de Paris) : Zoulouland (D: Ch. Martin). 

Cette espèce est remarquable par la grosse ponctuation simple et peu 
serrée des élytres; elle ressemble un peu au géraffa Hausmann (I. 
c.), qui en diffère par la taille plus grande, le prothorax bien plus fine- 
ment et moins densément ponctué, les interstries des élytres garnis de 
fins granules écartés. 


O6. decolor n. Sp. — MNitidus, castaneus supra brevissime flaro- 


136 H. D'ORBIGNY. 


pubescens. Capite confertim punctato, punctis magnis, minutis inter- 
mixlis ; clypeo rotundato; fronte haud carinata; vertice lamina parva, 
triangulari, erecta, inter oculorum margines posticos sita, instructo. 
Prothorace dense ac forliter, paucis punctis munutis intermirtis, in 
disco simpliciter, antice et ad latera vix aspere puncetato, antice abrupte 
declivi; lateribus postice non sinuatis: basi, medio excepto, non mar- 
ginata. Elylris mediocriter striatis ; intervallis subconvexis, parum dense 
granulatis. Pygidio dense punctato. — Long. 4,5 mill. 

Brillant; entièrement d’un brun châtain, la tête et le devant du 
prothorax à léger reflet bronzé; massue des antennes testacée. Tête, 
prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence jaune. Épi- 
stome régulièrement arrondi en devant; joues peu saillantes et presque 
arrondies; front sans carène; vertex avec une très petite lame trian- 
gulaire, dressée verticalement, située entre les bords postérieurs des 
yeux et occupant à peine le tiers de leur intervalle; toute la tête à 
ponctuation serrée, composée de points assez gros, mélangés de points 
fins. Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le milieu ; les angles 
postérieurs à peine accusés ; les côtés non sinués mais en pan coupé 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: 
la région basilaire sans sillon longitudinal médian, mais avec une 
légère dépression de chaque côté près des angles postérieurs; le devant 
brusquement et assez largement déclive; toute la surface à ponetuation 
serrée, composée de gros points mélangés de quelques points fins, la 
ponctuation simple sur au moins les deux tiers postérieurs du disque, 
à peine râpeuse en devant et sur les côtés. Élytres un peu plus larges 
que le prothorax, arrondis latéralement; stries médiocrement larges; 
interstries subconvexes, garnis de granules peu serrés et en partie dis- 
posés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation serrée: la carène de 
la base en are de cercle. — Érythrée : pays des Bogos (coll. van Lans- 
berge => R. Oberthür, un seul exemplaire). 

La coloration uniformément d’un châtain brillant, la taille petite, 
l'épistome arrondi, la petite lame triangulaire du vertex, le prothorax 
à ponctuation simple sur la majeure partie du disque, et à côtés non 
sinués près des angles postérieurs, le distinguent des autres espèces 
appartenant à la même division. 


6. derasus n.sp. — Parum nilidus; capite prothoraceque obscure 
viridi-aeneis, elytris viridi-fuscis, apice gradatim et epipleuris rufescen- 
libus, pygidio viridinigro ; supra glaber, pygidio brevissime flavo-seloso. 
Capite fere laevi; clypeo rotundato: fronte subarcuatim subtilissime ac 
parum distincte carinata, carina utrinque angulatim flexa et distinc- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 137 


dius inter clypeum et genas usque ad marginem externum oblique pro- 
ducta; vertice carina recta, inter oculos et illorum paulo post medium 
sila, utrinque retrorsum subangulatim oblique flexa et usque ad oculi 
marginem posticum producta, instructo. Prothorace in disci dimidio 
posteriore laevi, antice et ad latera parce ac tenuiter asperato-punctato, 
antice transtersiüm late calloso; lateribus postice sinuatis; basi tota non 
marginata. Elytris tenuissime strialis: intervallis planis, laevibus, 
postice subtilissime ac parce granulatis, lateribus asperato-punctaltis. 
Pygidio fere laevi. — Long. 5,5 mill. 

Peu brillant; tête et prothorax d’un bronzé verdâtre obseur ; élytres 
d’un brun noir verdâtre, avec les épipleures et graduellement lPex- 
trémité d’un brun rougeûtre plus clair, pygidium et dessous du corps 
d’un noir verdàtre, pattes d’un brun rougeûtre obscur, massue des 
antennes d’un testacé brunätre. Dessus glabre, sauf le pygidium avec 
quelques soies jaunes extrêmement courtes. Épistome en courbe 
aplatie en devant; joues peu saillantes, formant en dehors un angle 
obtus arrondi; front avec une carène située en avant du tiers antérieur, 
à peine arquée, très fine et peu distincte, surtout dans le milieu, attei- 
gnant la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se prolon- 
geant plus distinctement entre l’épistome et les joues jusqu’au bord 
externe; vertex avec une longue carène assez forte, située un peu en 
arrière du milieu des yeux, droite dans son milieu, se courbant angu- 
leusement en arrière à chaque extrémité et se prolongeant jusqu’au 
bord postérieur de l'œil, ses extrémités un peu anguleuses; toute la 
tête lisse, sauf quelques points obsolètes. Prothorax sans rebord à la 
base sur toute sa largeur; les angles postérieurs arrondis; les côtés 
assez fortement sinués près de ces angles, en ligne presque droite entre 
le milieu et les angles antérieurs qui sont largement arrondis ; la moitié 
postérieure du disque largement aplatie dans le milieu et même un 
peu déprimée, avec une très légère trace de sillon longitudinal médian ; 
le devant avec une large et très forte callosité transverse, droite, occu- 
pant à peu près le tiers de la largeur; environ la moitié postérieure 
du disque complètement lisse, sa moitié antérieure à ponctuation 
räpeuse fine et très éparse, les côtés à ponctuation râpeuse un peu plus 
forte et très espacée. Élytres à peine plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries très fines; interstries plans, lisses, sauf 
leur tiers postérieur avec de très fins granules peu serrés, l'interstrie 
latéral à fine ponctuation räpeuse. Pygidium lisse, sauf quelques points 
obsolètes; la carène de la base en arc de cercle anguleusement et 
étroitement échancré dans le milieu. — Gabon (coll. H. W. Bates > 
R. Oberthür, un seul exemplaire). 


138 H. D'ORBIGNY. 


Cette espèce ne ressemble à aucune autre; elle est bien reconnais- 
sable à son prothorax très largement lisse dans le milieu sur sa moitié 
postérieure, les interstries des élytres lisses sur les deux tiers anté- 
rieurs. 


0. erectinasus D. Sp. — Subnilidus; niger, capite viridi-cupreo, 
prothoracis lateribus parteque antica ac basi cupreis, margine antico 
saepius metallico-viridi, pygidio obscure rufo; supra sat breviter flavo- 
pubescens, prothoracis lateribus post medium area longius pilosa notatis. 
Capite subtiliter punctato, feminae clypeo rugoso; apud marem clypeo 
antice medio in laminam erectam, longam, apice truncatam, producto, 
utrinque juxta laminam anguste subsinuato, pone laminam transverse 
depresso, vertice lamina parva, triangulari, inclinata, inter oculos et 
illorum in medio sita, armato; apud feminam clypeo antice exciso et 
obtuse bidentato, vertice inter oculos et illorum in medio transversim 
tubereulato. Prothorace confertim punctato, punctis magnis subtenuiter 
granulosis, minoribus intermixtis, ad latera minus dense granulato, 
antice apud marem medio late producto et valide bituberculato, apud 
feminam vix gibboso; lateribus postice valde sinuatis: basi, medio 
excepto, non marginata. Elytris mediocriter striatis; intervallis planis, 
ad suturam parce, ad latera paulo densius granulatis. Pygidio parum 
dense granulato. — Long. 9-11 mill. 


Médiocrement brillant; tête d’un cuivreux rougeàtre, souvent à 
reflet vert métallique, avec le devant plus ou moins largement noir: 
disque du prothorax noir, sa base, le devant et très largement les 
côtés devenant graduellement d’un cuivreux rougeätre qui tourne 
souvent au vert métallique près du bord externe; élytres noirs, ordi- 
nairement avec le bord sutural légèrement cuivreux; pygidium d’un 
testacé rougeàtre obscur et parfois un peu métallique ; dessous du corps 
et pattes d’un noir fortement cuivreux et à reflets verts; massue des 
antennes testacée. Tête, prothorax, élvtres et pygidium à pubescence 
jaune assez courte, le prothorax ayant de chaque côté après le milieu 
un petit espace garni de poils plus longs et dressés. Épistome prolongé 
dans le milieu de son bord antérieur en une longue lame dressée per- 
pendiculairement, plus longue que la moitié de la tête et beaucoup 
moins large que longue, à côtés parallèles et à sommet tronqué avec 
les angles arrondis, le bord antérieur de l’épistome avec une courte et 
légère sinuosité de chaque côté de cette lame, sa surface transversale- 
ment et fortement déprimée derrière la lame, G ; épistome non prolongé 
en lame, mais assez profondément échaneré à son bord antérieur et 
divisé en deux dents obtuses, rapprochées l’une de l’autre, sa surface 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 139 


sans dépression, 9: joues médiocrement saillantes, formant en dehors 
un angle obtus légèrement arrondi à son sommet; front sans carène ; 
vertex avec une petite lame triangulaire inclinée en avant &, avec un 
gros tubercule transverse dressé verticalement ©, la lame, de même 
que le tubercule, située entre les milieux des yeux et occupant environ 
le tiers de leur intervalle ; toute la tête à ponctuation simple et peu 
serrée, fine dans le milieu, moins fine et mélangée de quelques gros 
points très épars sur le reste de la surface, sauf l’épistome © garni de 
rides transverses. Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le milieu ; 
les angles postérieurs bien accusés; les côtés très fortement sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la 
partie postérieure avec un léger sillon longitudinal médian; la région 
des angles postérieurs régulièrement convexe et sans la moindre dé- 
pression; le devant avec une forte saillie médiane occupant près du 
tiers de la largeur et divisée en deux gros tubercules, la partie anté- 
rieure coupée verticalement entre le sommet de cette saillie et le bord 
antérieur, d'; le devant sans saillie distincte mais assez brusquement 
déclive © ; tout le disque à ponctuation serrée, composée de gros points 
assez finement granuleux, mélangés de points plus petits, cette ponc- 
tuation se transformant sur les côtés en granules moins serrés et assez 
sros. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis latérale- 
ment; stries médiocrement larges; interstries plans, à granules peu 
serrés vers la suture, un peu plus serrés vers les côtés. Pygidium 
garni de fins granules peu serrés; la carène de la base formant dans 
le milieu un angle peu accusé. — Cameroun : Johann-Albrechts 
Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür), Lolodortf (id.); Congo espagnol : 
Benito {ma coll.). 

Cette espèce ne ressemble à aucune autre; la coloration et la ponc- 
tuation du prothorax la distinguent de toutes celles qui ont également 
le prothorax granulé sur les côtés et sans rebord à la base; le & est 
très remarquable par la longue lame dressée du devant de lépistome 
et par la petite lame du vertex inclinée en avant qui n'existent chez 
aucun des Onthophagus que je connais. 


O. miricornis D. Sp. — Subopacus ; capite prothoraceque metal- 
lico-viridibus, prothoracis lateribus late, basi anguste, testaceo-margi- 
natis; elytris testaceis, rare longitudinaliter fusco-lineatis: pygidio 
testaceo, interdum virescente vel utrinque fusco-maculato; supra bre- 
viter flavo-pubescens, elytris brevissime fusco-setosis. Capite subdense 
rugoso, maris medio subtenuiter punctato; clypeo rotundato; fronte ar- 
cuatim carinata; apud marem vertice lamina erecta, in duo cornua di- 


140 H. D'ORBIGNY. 


visa, armato, cornibus stricte contiquis, longissimis, gracilibus, cylin- 
dricis, leviter reclinatis ; apud feminam et saepe etiam apud marem 
vertice duobus corniculis distantibus, vel duobus tuberculis, carina con- 
junctis, instructo. Prothorace parce ac tenuiter asperato-punctato vel 
granulato, apud maren in disco vix punctulato, medio late depresso, 
apud feminam antice transversim carinato; lateribus postice sinuatis ; 
basi, saepius medio excepto, non marginata. Elytris subtilissime stria- 
tis ; intervallis planis aut vix convexis, tenuissime et parum dense sine 
ordine granulatis. Pygidio tenuiter punctata. — Long. 7,5-9 mill. 


Presque mat; tête et prothorax d'un vert métallique, les côtés du 
prothorax avec une large bordure jaune se prolongeant étroitement 
tout le long de la base, et émettant vers le milieu des côtés un rameau 
dirigé obliquement en arrière; rarement prothorax testacé avee une 
grosse tache hexagonale verte sur le disque; élytres entièrement tes- 
tacés, sauf le bord sutural étroitement bronzé ou vert métallique, les 
deux rebords des épipleures bruns, et souvent deux petites taches 
brunes, l’une humérale, l’autre apicale:; très rarement élytres avec 
deslignes longitudinales brunes, situées sur lesstries (var. atrolinea- 
tus var. n0vV.); pygidium testacé, souvent à reflet vert métallique, ou 
avec une tache noirâtre de chaque côté; dessous du corps et pattes 
d'un noir verdètre, sauf les côtés et les angles antérieurs du dessous 
du prothorax, les côtés du métasternum et le dessous des cuisses d’un 
testacé pâle, le reste du métasternum vert métallique; massue des an- 
tennes brune. Tête, prothorax et pygidium à courte pubescence jaune, 
souvent presque nulle sur le disque du prothorax, élvires garnis de 
très courtes soies brunâtres. Épistome en courbe un peu aplatie en 
devant: joues médiocrement saillantes et arrondies; front avec une ca- 
rène arquée, n'atteignant pas la suture des joues G, atteignant cette 
suture & ; vertex avec une lame dressée, située entre les yeux, graduel- 
lement rétrécie dès sa base, et se divisant assez loin de sa base en 
deux très longues cornes grêles, cylindriques, contiguës sur toute leur 
longueur sauf parfois tout à fait à l'extrémité, plus ou moins courbées 
en arrière, tronquées à leur «sommet, G bien développés: vertex avec 
deux petites cornes dressées verticalement, assez éloignées l'une de 
l'autre, parfois remplacées par deux gros tubereules, et reliées par 
une carène située un peu en arriere du bord antérieur des yeux, G 
peu développés et 9; la tête garnie de rugosités assez serrées, sauf le 
milieu & assez finement ponctué. Prothorax sans rebord à la base, 
sauf ordinairement dans le milieu et parfois près des angles postérieurs 
qui sont largement arrondis; les côtés sinués près de ces angles, ar- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 41 


rondis entre le milieu et les angles antérieurs; le milieu du disque 
avec une large impression médiane qui se prolonge postérieurement 
jusqu’à la base en un sillon longitudinal, toute la longueur du disque 
à peine pointillée, presque lisse, les côtés à fine ponctuation ràpeuse 
et écartée, G'; la moitié postérieure avec un léger sillon longitudinal 
médian, le devant avec une carène transverse occupant environ le 
tiers de la largeur et vaguement élevée en tubercule à chaque extré- 
mité, la partie antérieure brusquement déclive entre la carene et le 
bord antérieur, et plus ou moins impressionnée de chaque côté de la 
partie déclive, toute la surface à fine ponctuation ràpeuse ou granu- 
leuse, assez écartée et se transformant souvent en granules, surtout 
en devant et sur les côtés, sauf les impressions du devant et un espace 
dans le milieu de la base, lisses ou presque lisses, 9. Élytres non ou à 
peine plus larges que le prothorax, arrondis latéralement: stries très 
fines sur toute leur longueur; intersiries plans ou à peine convexes, 
garnis de très fins granules irrégulièrement disposés, nombreux mais 
peu serrés. Pygidium à fine ponctuation peu serrée; la carène de la 
base très fine, formant dans son milieu un angie obtus bien prononcé 
et arrondi à sommet. Métasternum lisse dans le milieu et avec un 
sillon longitudinal. Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures 
avec d'assez gros points très écartés et irrégulièrement disposés. — 
Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, altitude 2.200 à 
3.000 mètres (W. Doherty, coll. R. Oberthür). 

Cette espèce est très remarquable par sa coloration et surtout par 
les deux longues cornes contiguës de la tête G:; elle ne ressemble à 
aucune de celles qui ont été décrites, mais elle est très voisine des 
deux espèces suivantes qui en différent par le prothorax rebordé à la 
base, et par suite rentrent dans ma 6° division. 


6° DIVISION. 


O. semiaratus n. Sp. — Subnilidus, prothoracis disco opaco ; 
capile prothoraceque aeneo-viridibus , prothoracis lateribus late flavis , 
basi medio obscure testaceo-marginata; elytris nigris, basi, lateribus 
atque apice testaceo-maculatis; pygidio subviridi-nigro; supra bre- 
viler flavo-pubescens. Apud feminam capite confertim rugoso, clypeo 
rotundato, fronte arcuatim valide carinata, vertice duobus corniculis 
carina conjunctis inter oculos instructo. Prothorace parce ac tenuiter 
granulato-punctato, antice apud feminam arcuatim carinalo; late- 
ribus postice sinuatis; basi tota distincte marginata. Elytris subte- 


142 H. D'ORBIGNY. 


nuiler striatis, Striis basi insigniter profundioribus : intervallis sub 
conveæis, subtiliter et parum dense sine ordine granulatis. Pygidio 
tenuiter punctato. — Long. 7,5 mill. 


Assez brillant, saui le disque du prothorax mat; tête et prothorax 
d'un vert bronzé, le prothorax très largement bordé de jaune sur les 
côtés, étroitement et obscurément bordé de testacé dans le milieu de 
la base; élytres noirs, avec la base, les côtés et l'extrémité tachés de 
testacé; pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir à peine ver- 
dâtre, avec les angles antérieurs et les côtés du dessous du prothorax, 
ainsi que le dessous des cuisses, d’un testacé pâle; massue des an- 
tennes brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubes- 
cence jaune. Épistome en courbe aplatie en devant; joues peu saillantes 
et arrondies; front avec une forte carène arquée atteignant la suture 
des joues; vertex avec deux très courtes cornes situées entre les mi- 
lieux des yeux, et reliées par une carène située un peu en arrière du 
bord antérieur des yeux; toute la tête couverte de rugosités serrées. 
Prothorax très distinctement rebordé à la base sur toute sa largeur; 
les angles postérieurs arrondis; les côtés peu profondément sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; 
la partie postérieure avee une impression longitudinale médiane, 
courte mais assez profonde; le devant avec une forte carène transverse 
régulièrement arquée, occupant environ le tiers de la largeur et va- 
guement élevée en tubercule à chaque extrémité, la partie antérieure 
brusquement déclive entre la carène et le bord antérieur, et impres- 
sionnée de chaque côté de la partie déclive; toute la surface à fine 
ponctuation granuleuse assez écartée, se transformant en granules sur 
le devant et sur les côtés, sauf un assez grand espace dans le milieu 
de la base, et les dépressions du devant, lisses ou presque lisses. 
Élytres à peine plus larges que le prothorax, arrondis latéralement : 
stries assez étroites, très profondément enfoncées à la base; interstries 
subconvexes, garnis de fins granules irrégulièrement disposés et peu 
serrés, Pygidium à fine ponctuation peu serrée; la carène de la base 
très fine et formant dans son milieu un angle obtus bien prononcé, 
arrondi à son sommet. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarp- 
ment, altitude 2,200 à 3,000 mètres (W, Doherty, coll. R. Oberthür, 
un seul exemplaire ©). 


Très voisin du miricornis n. sp.; il ne diffère guère de la © de cette 
espèce que par la base du prothorax nettement rebordée, les élytres 
en majeure partie noirs, à stries très profondément enfoncées à la base, 
tandis que chez le méricornis elles sont très peu profondes sur toute 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 143 


leur longueur. Il est bien probable que Parmature de la tête & est à 
peu près la même dans les deux espèces. 


0. Proteus n. sp. — Nitidulus, interdum subopacus; sive capite 
prothoraceque metallico-viridibus vel rarius obscure cyaneis, prothoracis 
lateribus saepius testaceo-maculatis, elytris testaceis, saepius longitudi- 
naliter fusco-lineatis, interdum uniformiter nigro-fuscis, pygidio tes- 
taceo aut virescente vel nigro-fusco, sive niger, capile prothoraceque 
saepius cyaneo-nigris; supra glaber, pygidio brevissime flavo-pubescente. 
Capite confertim rugoso; clypeo rotundato : fronte arcuatim carinata ; 
apud marem vertice lamina erecta, in duo cornua divisa, armato, cor- 
nibus stricte contiquis, longissimis, gracilibus, cylindricis, leviter recli- 
natis ; apud feminam et saepe etiam apud marem vertice duobus corni- 
culis distantibus, vel duobus tuberculis, carina conjunctis, instructo. 
Prothorace dense ac tenuiter asperato-punctato, apud marem in disci 
medio impresso, vel antice indistincte carinato, apud feminam antice 
arcuatim valide carinato; lateribus postice leviter sinuatis; basi tota 
distincte marginata. Elytris subtenuiter striatis : intervallis planis, te- 
nuiler ac subdense sine ordine granulatis. Pygidio subtenuiter punctato. 
— Long. 7-9,5 mill. 


Ordinairement assez brillant, parfois un peu mat; tête et prothorax 
d’un vert métallique ou rarement d’un bleu foncé, le prothorax plus 
ou moins taché de testacé sur les côtés, élytres testacés, presque tou- 
jours avec des lignes longitudinales brunes situées sur les stries, py- 
gidium tantôt testacé, ou d’un testacé verdâtre, tantôt brun, dessous 
du corps et pattes noirs, sauf les côtés et les angles antérieurs du 
dessous du prothorax, les côtés du métasternum et le dessous des 
cuisses d’un testacé à reflets vert métallique, le reste du métasternum 
d’un vert métallique ({ype); parfois prothorax d’un vert bronzé sans 
taches, élytres entièrement d’un brun noir, le reste du corps d’un noir 
à reflet verdâtre, avec le dessous du prothorax, le métasternum et le 
dessous des cuisses d’un vert obseur (var. inornatus var. nov.); ou 
encore noir, ordinairement avec la tête et le prothorax d’un noir 
bleuàtre, parfois le dessous des cuisses et les côtés de l'abdomen ta- 
chés de rougeâtre (var. fenebricus var. nov.): massue des antennes 
noire, Dessus glabre, sauf le pygidium à très courte pubescence 
jaune, Épistome arrondi en devant; joues médiocrement saillantes 
et arrondies; front avec une forte carène arquée, n’atteignant pas 
ordinairement la suture des joues &, atteignant cette suture 9; ver- 
tex avec une ame dressée, située entre les veux, graduellement 
rétrécie dès sa base, et se divisant assez loin de sa base en deux très 


144 H. D'ORBIGNY. 


longues cornes grêles, cylindriques, contiguës sur toute leur longueur, 
légèrement courbées en arrière, tronquées à leur sommet, (GS bien 
développées): vertex avec une lame se divisant en deux cornes médio- 
crement longues, largement séparées l’une de l'autre, droites et dres- 
sées ou légèrement inclinées en arrière, et graduellement rétrécies, (G 
moins développés); vertex avec deux courtes cornes assez éloignées 
l'une de l’autre et souvent remplacées par deux gros tubercules den- 
tiformes, reliées par une carène située un peu en arrière du bord an- 
térieur des yeux, (G peu développés et 9); la tête garnie de rugosités 
serrées, sauf le front G plus ou moins ponctué, au moins derrière la 
carène. Prothorax nettement rebordé à la base sur toute sa largeur; 
les angles postérieurs très obtus ou arrondis: les côtés légèrement 
sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles an- 
térieurs ; la partie postérieure avec un sillon longitudinal médian plus 
ou moins profond; le milieu du disque avec une impression médiane 
qui se prolonge postérieurement jusqu'à la base en un sillon longitu- 
dinal, (3 bien développés); le devant brusquement déclive et souvent 
un peu déprimé dans le milieu, ou avec une arête émoussée trans- 
verse, droite ou arquée, occupant environ le quart de la largeur, et 
parlois une légère impression en devant, de chaque côté, à l’extré- 
mité de cette arête, (5 peu développés); le devant avec une forte carène 
régulièrement arquée, occupant près du tiers de la largeur, et ordi- 
nairement une impression de chaque côté à l'extrémité de la carène, 9: 
toute la surface à fine ponctuation légèrement râpeuse et serrée, sauf 
la déclivité antérieure plus finement et plus éparsement ponctuée. 
Élytres non ou à peine plus larges que le prothorax, arrondis sur les 
côtés : stries assez fines sur toute leur longueur; interstries plans ou 
presque plans, garnis de fins granules nombreux, assez serrés et irré- 
gulièrement disposés. Pygidium moins d’une fois et demie aussi large 
que long G , deux fois aussi large que long ©, à ponctuation assez fine 
et assez serrée; la carène de la base presque en are de cerele. Méta- 
sternum presque lisse dans le milieu, avec un profond sillon longitu- 
dinal médian atteignant l'extrémité. Dessous des cuisses intermédiaires 
et postérieures lisse, sauf quelques assez gros points épars. — Sud de 
l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, altitude 2.200 à 3.000 mètres 
(W. Doherty, coll. R. Oberthür). 

Très voisin du miricornis n. sp. et du semiaratus n. sp. dont il dif- 
fere principalement par le prothorax à fine ponctuation serrée et légè- 
rement rapeuse, les granules des élytres plus serrés: il diffère encore 
du premier par le prothorax rebordé à la base, du second par les 
stries des élytres non enfoncées à la base. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 145 


O6. bifossus n. Sp. — Parum nilidus, nigro-cyaneus, subvirescens, 
supra glaber, pygidio flavo-pubescente. Capile sublaevi, clypeo rugoso, 
genis sparsim punctatis: clypeo rotundato; fronte arcuatim carinala, 
carina utrinque angulatim flexa atque inter clypeum et genas usque ad 
marginem externum oblique producta; vertice carina longa, valde 
arcuata, utrinque angulosa, inter oculos et illorum paulo ante medium 
sila, instructo. Prothorace fortiter ac parum dense granulato, antice 
medio producto et utrinque profunde impresso; lateribus postice sinua- 
tis; basi marginata. Elytris late striatis ; intervallis planis, ad suturam 
parce, ad latera densius granulatis. Pygidio simpliciter ac fortiter 
punctato. — Long. 7,5 mill. 


Peu brillant: entièrement d’un noir bleuâtre et légèrement verdûtre, 
avec la massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf le pygidium 
à pubescence d’un jaune pâle et assez courte. Épistome arrondi en 
devant; joues peu saillantes et régulièrement arrondies; front avec 
une carène arquée atteignant la suture des joues, puis se coudant à 
angle obtus et se prolongeant obliquement entre l’épistome et les joues 
jusqu'au bord externe; vertex avec une forte carène régulièrement et 
très fortement arquée dans le même sens que la carène frontale, située 
un peu en avant du milieu des yeux, anguleuse à ses extrémités qui 
se prolongent jusqu’au bord postérieur de l’æil; la tête presque lisse, 
sauf l’épistome couvert de rides transverses, les joues avec quelques 
assez gros points. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs 
largement arrondis; les côtés sinués près de ces angles, en ligne 
presque droite entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne mé- 
diane sans sillon longitudinal; le devant avec une forte saillie médiane 
occupant un peu moins du quart de la largeur, arquée à sen bord 
antérieur qui s'élève en deux callosités, en outre avec une impression 
assez étroite mais profonde de chaque côté de cette saillie; toute la 
surface garnie de gros granules peu serrés, sauf un petit espace dans 
le milieu de la base finement et peu densément ponctué, les angles 
antérieurs et les parties déclives ou déprimées du devant presque 
lisses. Élytres à peu près de même largeur que le prothorax, arrondis 
latéralement; stries larges: interstries plans, garnis d'assez gros gra- 
nules très espacés et disposés en deux rangées sur le 2 interstrie, 
irrégulièrement disposés sur les autres interstries et plus serrés sur- 
tout sur les côtés. Pygidium à grosse ponctuation simple et assez 
serrée. — Sénégal (coll. van Lansberge = R. Oberthür, un seul exem- 
plaire probablement ©). 


Ressemble un peu à la © du Proteus n. Sp. var. tenebricus, en diffère 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXxI, 1902. 10 


146 H. D'ORBIGNY. 


principalement par la tête en majeure partie presque lisse, là carène 
du vertex beaucoup plus longue, le prothorax garni de gros granules 
peu serrés, sa saillie médiane plus étroite et ayant de chaque côté une 
profonde impression, les élytres à granules plus gros, bien plus espacés 
sur les premiers interstries. 


0. cornicollis n. Sp. — Subnitidus; obscure aeneo-viridis, pro- 
thoracis lateribus antice testaceo-maculatis, elytris interdum nigris vel 
fuscis, macula parva testacea humerali et saepius nonnullis aliis basi, 
in disco et ante apicem, notatis, pygidio Saepe partim testaceo; supra 
fere glaber. Capite sublaevi aut obsolete asperato, clypeo rugoso, apice 
anguloso vel rotundato: fronte carinata ; vertice carina utrinque apud 
marem dentata, apud feminam subangulosa, instructo. Prothorace basi 
laevi, in disco vel sublaevi, vel punctulato, antice et ad latera plus 
minusve granuloso; antice medio late producto, apud marem in duo 
cornua valida diviso, apud feminam apice sinuato et utrinque tubercu- 
lato; lateribus postice sinuatis: basi marginata. Elytris tenuissime 
striatis : intervallis planis, subtililer sparsim punctulatis. Pygidio spar- 
sum ac tenuiter granulato-punctato. — Long. 14,5-1% mill. 


Médiocrement brillant ; d’un vert bronzé obscur; prothorax taché de 
testacé sur la partie antérieure des côtés; élytres souvent noirs ou 
bruns, ordinairement chacun avec trois petites taches testacées situées 
à la base des ®, 4 et 6°-72 interstries, deux autres petites taches ar- 
rondies situées vers le tiers antérieur sur les 2 et 4° interstries, et 
une petite tache avant l'extrémité, parfois élytres avec seulement quel- 
ques-unes de ces taches, ou avec seulement une petite tache humérale ; 
pygidium souvent testacé ou brunâtre sur les côtés et en arrière; 
cuisses intermédiaires et postérieures testacées, ainsi que la massue 
des antennes ; dessous du corps parfois en partie plus ou moins brun. 
Dessus glabre, sauf ordinairement les côtés du prothorax et des élytres 
à très courte pubescence jaunâtre, le prothorax avec une touffe de 
poils brunâtres assez longs de chaque côté au-dessus des angles pos- 
térieurs, le pygidium à pubescence jaune, dressée et médiocrement 
longue. Épistome formant en devant un angle obtus presque vif à son 
sommet &, formant en devant une courbe presque régulière @ et sou- 
vent S:; joues peu saillantes et arrondies; côtés de la tête ordinaire- 
ment sinués à la jonction des joues et de l’épistome dont les côtés sont 
plus saillants ou presque aussi saillants que les joues; front avec une 
carène assez faible, courte, presque droite et n’atteignant pas à beau- 
coup près la suture des joues ©, forte, plus longue, arquée et atteignant 
cette suture ©: vertex avec une carène n'atteignant pas tout à fait les 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 147 


veux, située entre leurs bords postérieurs ou à peine en avant, droite, 
ou formant dans son milieu un angie à peine accusé et dirigé en 
arrière, tuberculée ou dentée à ses extrémités G, située entre les 
milieux des yeux, légèrement arquée en sens inverse de la carène 
frontale, simplement un peu anguleuse à ses extrémités © ; lépistome 
garni de fines rugosités transverses, le reste de la tête presque lisse 
ou garni de très fines aspérités obsolètes. Prothorax rebordé à la base ; 
les angles postérieurs très largement arrondis; les côtés assez forte- 
ment sinués près de ces angles, plus où moins arrondis entre le milieu 
et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le 
disque prolongé en avant en une très forte saillie médiane qui occupe 
environ la moitié de la largeur, le devant excavé ou fortement déprimé 
de chaque côté; la saillie médiane divisée en deux grosses cornes 
divergentes et souvent très longues S&, simplement sinuée en devant et 
terminée à chaque extrémité par un tubereule dirigé en avant 9 ; toute 
la surface lisse ou très finement pointillée, sauf les cornes granulées, 
et quelques fins granules vers le milieu des côtés, G: la base lisse, le 
milieu du disque et les dépressions finement pointillées, le reste de la 
surface à ponctuation râpeuse ou granuleuse et assez fine, ©. Élytres 
à peu près de la largeur du prothorax, arrondis sur les côtés; stries 
très étroites: interstries plans, très finement et éparsement pointillés, 
sauf l'interstrie latéral à ponctuation un peu plus distincte et légère- 
ment ràäpeuse. Pygidium à ponctuation granuleuse, fine et très éparse ; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle très prononcé et 
à sommet vif ou presque vil. Métasternum très largement lisse dans 
le milieu, éparsement ponctué en devant, sur les côtés et en ar- 
rière. Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures lisse sauf 
quelques points vers l'extrémité. — Sénégal (coll. Alluaud) : S'-Louis 
(Delestre, coll. du Muséum de Paris). 


Ressemble un peu au gazella Fabr. qui en diffère principalement 
par le prothorax bordé de testacé sur toute la longueur des côtés et le 
long de la base, les élytres testacés où d’un brun clair, sans taches 
bien déterminées, l’épistome sinué, la carène frontale bien plus longue, 
le vertex & avec deux cornes. 


Ressemble beaucoup plus au dicella Bates (1888, in The Ent. Mon- 
thly Mag., XXIV, p. 238), décrit de l'Afrique orientale allemande, et 
dont j'ai vu le type dans la collection de M. R. Oberthür; contraire- 
ment à ce qu'indique la description, cet insecte à la base du prothorax 
sans rebord, sauf indistinctement sur les côtés, il appartient donc à la 
. division précédente; il diffère encore du cornicollis par l’épistome forte- 


148 H. D'ORBIGNY. 


ment sinué, la carène du vertex G très courte, les côtés du prothorax 
brusquement sinués près des angles antérieurs, sa base à ponctuation 
serrée se transformant en granules serrés sur le devant et les côtés. 
les élytres à stries larges, les interstries à fine ponctuation se trans- 
formant en granules serrés sur les côtés, le pygidium à ponctuation 
serrée, le métasternum et le dessous des cuisses entièrement ponctués. 


0. atropolitus n. sp. — Nitidissimus, politus, niger, supra glaber, 
pygidio piloso. Capite rugoso, fronte lacvi aut vix rugosa; clypeo ro- 
tundato; fronte arcuatim valde carinata; vertice apud marem aut so- 
lummodo duobus cornibus rectis, aut lamina erecta, utrinque cornicu- 
lata, apud feminam carina valida, medio leviter inflexa, utrinque 
subangulosa, inter oculos armato. Prothorace polito, vix perspicue, antice 
et ad latera distinctius punctulato, punctis simplicibus, in medio late- 
rum subasperatis, antice apud marem abrupte declivi, supra declivitatem 
elevato et interdum medio angulatim leviter producto, apud feminam 
minus abrupte declivi; lateribus postice sinuatis ; basi marginata. Ely- 
tris subtenuiler striatis; intervallis planis, vit perspicue et parum 
dense punctulatis. Pygidio punctis magnis sparsim notato. — Long. 
10-12 mill. 

Très brillant; tête, prothorax et élytres d'un noir d’ébène, rarement 
l'extrémité et les côtés des élvtres un peu brunâtres; pygidium d’un 
noir bronzé, dessous du corps noir, pattes d’un brun rougetre 
obscur, massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf le pygi- 
dium à pubescence jaune. Épistome arrondi à son bord antérieur; 
joues peu saillantes, formant en dehors un angle très obtus et plus ou 
moins arrondi; front avec une très forte carène arquée atteignant 
presque la suture des joues; vertex tantôt sans carène, avec deux 
cornes droites, situées un peu en arrière du bord antérieur des yeux, 
tantôt, chez les petits exemplaires, avec une lame dressée verticale- 
ment et prolongée à chaque extrémité en une petite corne, le bord 
supérieur de la lame un peu plus élevé dans le milieu que près des 
cornes, G; vertex avec une très forte carène n'’atteignant pas tout à 
fait les yeux et située entre leurs milieux, de même hauteur dans 
toute son étendue, un peu sinuée en arrière dans son milieu, légère- 
ment anguleuse à ses extrémités, 9; le front lisse G, finement ru- 
gueux ©, l’épistome entièrement garni de rides transverses, ou souvent 
d ponctué à sa partie postérieure, les joues plus ou moins rugueuses. 
Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs largement arrondis ; 
les côtés assez fortement sinués près de ces angles, arrondis près des 
angles antérieurs; le disque avec un fin sillon longitudinal médian; 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 149 


le devant très élevé au-dessus du bord antérieur, avec une longue 
arête transverse droite, ou, chez les grands exemplaires, formant dans 
son milieu un angle très obtus et dirigé en avant, lintervalle entre 
l’arête et le bord antérieur coupé verticalement ou un peu en surplomb, 
<: le devant moins élevé, l'arête moins accusée, et la partie antérieure 
moins brusquement déclive, @; toute la surface paraissant lisse et 
polie, mais pourtant garnie d’un très fin pointillé assez espacé sur le 
disque, moins finement ponctuée, surtout ©, en devant et sur les côtés, 
la ponctuation simple, sauf vers le milieu des côtés où elle devient 
très indistinctement râpeuse. Élytres à peine plus larges que le pro- 
thorax, arrondis sur les côtés ; stries assez étroites ; interstries plans, 
à peine visiblement et peu densément pointillés. Pygidium lisse, saul 
quelques gros points, surtout sur les côtés ; la earène de la base formant 
dans le milieu un angle très prononcé. Milieu du métasternum très 
largement, et dessous des cuisses intermédiaires et postérieures, lisses. 
— Cafrerie (coll. van Lansberge = R. Oberthür). 

Bien distinct de toutes les autres espèces par sa taille assez grande, 
le dessus du corps d’un noir d’ébène très brillant et paraissant im- 
ponetué, la forte carène frontale et larmature du vertex. 


O6. semichalcites n. Sp. — Nitidulus: capite prothoraceque cu- 
preis, interdum virescentibus; elytris aut testaceis, sutura epipleuris- 
que fuscis, aut fere omnino fuscis ; pygidio aeneo vel nigro-viridi, supra 
breviter flavo-pubescens. Capite punctulato, antice rugoso, genis subru- 
gose punctatis: clypeo rotundato; fronte carinata, carina longa, fere 
recta, utrinque angulatim flera atque inter clypeum et genas usque «d 
marginem externum oblique extensa; vertice carina arcuata, inter ocu- 
los et illorum in medio sita, apud marem arcuata, utrinque in cornu 
quxta oculi marginem posticum producta, apud feminam  simplici, 
utrinque curvcata et saeprus ad oculi marginem posticum extensa, in- 
structo. Prothorace subfortiter ac parum dense, simpliciter, solummodo 
antice et partim ad latera subaspere punctato, antice apud marem 
utrinque late depresso ac sublaevi, medio rotundatim valde gibboso, apud 
feminam medio late gibboso et utrinque leviter tuberculato; lateribus 
postice sinuatis : basi subtilissime marginata. Elytris subtenuiter stria- 
tis; intervallis planis, parum dense granulatis. Pygidio fortiter punc- 
tato. — Long. 5-7 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d'un cuivreux rougeâtre obseur, 
parfois à reflet verdâtre, ou d’un vert souvent cuivreux ; élytres tantôt 
testacés, avec les épipleures d’un brun foncé, l'interstrie juxtasutural 
brun saul le bord bronzé ou vert, et souvent le disque plus ou moins 


150 H. D'ORBIGNY. 


obseur, tantôt presque entièrement bruns ; pygidium bronzé ou d’un 
d’un noir verdâtre; dessous du corps et pattes d’un brun noir, sauf 
les cuisses intermédiaires et postérieures testacées ; massue des anten- 
nes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence 
d'un gris jaunâtre. Épistome arrondi en devant ; joues médiocrement 
saillantes et arrondies ; front avec une carène presque droite, atteignant 
la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se prolongeant 
obliquement entre l’épistome et les joues jusqu’au bord externe; ver- 
tex avec une carène peu élevée, régulièrement arquée et sa convexité 
tournée en avant, se terminant à chaque extrémité par une petite corne, 
ces cornes partant du bord postérieur de l'œil, inclinées en arrière, lé 
gèrement arquées et divergentes, G; vertex avec une carène simple, 
assez élevée, située entre les milieux des yeux, ses extrémités se cour- 
bant un peu en arrière et se prolongeant ordinairement jusque der- 
rière le bord postérieur de l'œil, ©; l’épistome presque lisse dans le 
milieu, à ponctuation rugueuse sur les côtés, le front finement et épar- 
sement pointillé, avec quelques gros points en arrière et sur les côtés, 
G ; l'épistome entièrement ou presque entièrement garni de rides trans- 
verses, le front à ponctuation fine et peu serrée, ordinairement avec 
quelques point plus gros, ?; les joues à ponctuation rugueuse et ser- 
rée, le vertex lisse derrière la carène. Prothorax très finement rebordé 
à la base; les angles postérieurs obtus mais bien prononcés; les côtés 
assez fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; le liers postérieur ou la moitié avec un sillon 
longitudinal médian assez accusé; le devant avec une large dépression 
de chaque côté, la partie médiane formant une assez large gibbosité 
arrondie, G'; le devant avec une petite impression de chaque côté, par- 
fois indistincte, la partie médiane formant une large saillie brusque- 
ment déclive en devant, légèrement tuberculée à chaque extrémité, 9; 
toute la surface à ponctuation assez forte et peu serrée, sauf la saillie 
médiane densément ponctuée vers son sommet, les dépressions et sou- 
vent les angles antérieurs lisses ou presque lisses, toute la ponctuation 
simple, sauf le sommet de la saillie médiane et une partie des côtés à 
ponctuation légèrement et parfois peu distinctement râpeuse. Élytres 
aussi larges ou souvent un peu plus étroits que le prothorax, faible- 
ment arrondis sur les côtés ; stries assez fines ; interstries plans, à gra- 
nules uniformément assez fins, peu serrés et irrégulièrement disposés. 
Pygidium à grosse ponctuation serrée; la Carène de la base non ou à 
peine anguleuse dans le milieu. — Benin (ma coll.). 


L'épistome arrondi, la ponctuation presque simple et peu serrée du 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 151 


prothorax, la forme de la carène frontale, et chez le G les deux cornes 
du vertex, distinguant cette espèce de toutes celles appartenant à la 
même division et ayant le prothorax vert ou métallique. 


®. densipilis D. Sp. Subopacus, fusco-rufus, vel nigro-fuscus, 
prothorace ac pygidio interdum rufis, prothoracis parte antica vires- 
cente; in prothorace toto pube rufo-fusca densissime hirtus, in elytris 
breviter dense nigro-setosus, in pygidio longe flavo-pilosus. Capite dis- 
perse fortiler granuloso-rugoso, fronte fere laevi; clypeo rotundato ; 
fronte arcuatim carinata ; vertice carina longa et alta, medio valde den- 
tata, utrinque subdentata vel angulosa, inter oculos et illorum in medio 
sita, instructo. Prothorace in disco dense, ad latera parcius, antice spar- 
sim granulato, antice duobus tuberculis validis, dentiformibus, valde 
distantibus, armato ; lateribus postice sinuatis; basi marginata. Elytris 
subtilissime striatis; intervallis planis, confertim granulatis. Pygidio 
dense asperato-punctato. — Long. 7,5-8,5 mill. 





Presque mat, d’un brun tantôt clair, tantôt presque noir, le protho- 
rax et le pygidium souvent d’un brun jaunâtre plus clair, le prothorax 
au moins en devant et ordinairement la partie postérieure de la tête à 
reflet vert métallique ou bronzé, le dessous du corps en majeure partie 
et le dessous des cuisses d’un bronzé verdâtre ou d’un noir verdâtre ; 
massue des antennes testacée. Tête à pubescence rare; prothorax en- 
tièrement à pubescence d’un brun jaunâtre très serrée, dressée et assez 
longue; élytres garnis de soies noires acuminées, serrées el assez 
courtes; pygidium à longue pubescence jaune. Épistome complètement 
arrondi; joues peu saillantes, formant en dehors un angle très obtus, 
arrondi à son sommet; front avec une carène arquée; vertex avec une 
haute carène fortement élevée en dent dans son milieu, anguleuse ou 
légèrement dentée à ses extrémités, atteignant les yeux et située entre 
leurs milieux ; le devant de l’épistome assez finement ponctué, le reste 
de l’épistome et les joues avec de grosses rugosités très écartées, le 
front lisse, sauf un pointillé extrêmement fin et, à sa partie postérieure, 
quelques gros points granuleux. Prothorax rebordé à Ja base ; les an- 
gles postérieurs arrondis mais bien accusés; les côtés fortement sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; 
environ les deux tiers postérieurs avec une impression longitudinale 
médiane assez accusée; le devant avec deux très gros tubercules den- 
tiformes, très éloignés l’un de l’autre, et situés à peu près au-dessous 
des yeux, en outre souvent une dépression tantôt légère, tantôt pro- 
fonde, située au côté antéro-externe de chaque tubercule; toute la sur- 
face garnie de granules arrondis, très serrés sur tout le disque, moins 


152 H. D'ORBIGNY. 


serrés sur les côtés, écartés en devant. Élytres un peu plus larges que 
le prothorax, arrondis latéralement; stries étroites, leurs deux rebords 
presque contigus ; interstries plans, densément garnis de fins granules 
irrégulièrement disposés. Pygidium à ponctuation serrée et plus ou moins 
räpeuse ou granuleuse; la carène de la base formant dans son milieu 
un angle très obtus et largement arrondi. Métasternum entièrement à 
ponctuation assez forte et écartée; dessous des cuisses entièrement 
garni de gros points peu serrés. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe 
L. Conradt, coll. R. Oberthür), Lolodorf (id.); Congo espagnol : cap 
San Juan (Martinez Escalera) ; Congo français (Thollon, coll. du Muséum 
de Paris) : Gabon (coll. R. Oberthür). 

J'ai vu un grand nombre d'exemplaires de cette espèce: ils ont tous 
la même armature de tête et de prothorax, et je n'ai trouvé aucun ca- 
ractère qui permette de séparer les sexes. Je ne puis la comparer à 
aucune des espèces décrites ; elle est bien reconnaissable à sa coloration, 
sa pubescence et ses granules serrés, l’épistome arrondi, l’armature 
du vertex, et surtout les deux gros tubercules du prothorax. 


O. indutus n. Sp. — Parum nitidus, testaceus, supra subdense 
flavo-pubescens, elytris breviter fusco-setosis. Capite granulato : clypeo 
rotundato ; fronte arcuatim carinata : vertice carina valida, brevi, inter 
oculos et illorum paulo ante medium sita, apud marem medio emarginata, 
apud feminam medio dentata, utrinque anqulosa, instructo. Prothorace 
in disco subdense, ad latera parcius granulato, antice duobus tuberculis 
minutis, parum distantibus, instruclo; lateribus postice sinuatis; basi 
marginata. Elytris subtilissime striatis ; intervallis subconvexis, medio- 
criler granulatis. Pygidio parum dense granulato. — Long. 6-7 mill. 

Peu brillant; entièrement d’un testacé clair ou parfois légèrement 
brunätre. Dessus à pubescence assez serrée, assez courte, el jaune, 
sauf celle des élytres brune, au moins à un certain jour. Épistome com- 
plètement arrondi en devant; joues médiocrement saillantes et presque 
arrondies ; front avec une carène arquée atteignant la suture des joues; 
vertex avec une très forte carène assez courte, n’atteignant pas à beau- 
coup près les yeux et située un peu en avant de leur milieu, profondé- 
ment échancrée dans son milieu et presque divisée en deux tubereules 
transverses &, finement dentée dans son milieu, anguleuse à ses ex- 
trémités ©; toute la tête uniformément garnie de gros granules très es- 
pacés, se transformant en courtes rides transverses sur l’épistome, 
sauf le vertex lisse derrière la carène. Prothorax rebordé à la base; les 
angles postérieurs très obtus; les côtés nettement sinués près de ces 
angles, en ligne droite ou très peu arrondie entre le milieu et les an- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 153 
oles antérieurs; la partie postérieure avec une impression longitudinale 
médiane peu profonde; le devant avec deux petits tubercules complè- 
tement séparés, mais peu distants et bien plus rapprochés l’un de l'au- 
tre que ne le sont les yeux; toute la surface garnie de granules assez 
serrés sur Je disque, plus écartés sur les côtés. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries très étroites, leurs 
deux rebords presque contigus ; interstries subconvexes, garnis de fins 
eranules médiocrement serrés et irrégulièrement disposés. Pygidium 
à granules peu serrés ; la carène de la base formant dans le milieu un 
angle très obtus et largement arrondi, Métasternum entièrement à ponc- 
tuation écartée et assez forte. Dessous des cuisses intermédiaires et 
postérieures garni de gros points peu serrés. — Congo : Benito (ma 
coll.), Haute-Sanga (P.-A. Ferrière, coll. du Muséum de Paris). 

Très voisin du densipilis n. sp., dont il diffère par la carène du ver- 
tex beaucoup plus courte , le front garni de granules, les deux tuber- 
eules du prothorax beaucoup plus petits et bien plus rapprochés l’un 
de l’autre, les granules du prothorax et des élytres moins serrés, la 
taille plus petite. 


O. picinus Harold, 1886, in Berlin. Ent. Zeitschr., XXX, p. 142, 
décrit de l'Abyssinie. — La description assez détaillée permet de recon- 
naître cette espèce, mais, contrairement à ce que dit Harold, elle n'a 
aucun rapport avec le melanocephalus Klug. — Type de Harold (coll. 
R. Oberthür). 


6. rectilamina 0. sp. — Nitidulus, piceus, pygidio subaeneo, 
supra breviler flavo-pubescens. Capite punctulato, punctis majoribus 
intermirtis, postice laevi, clypeo rugoso, apice rotundato : fronte ar- 
cualim valide carinata, carina utrinque angulatim flexa et subtilius 
inter clypeum et genas usque ad marginem externum oblique producta : 
vertice lamina erecta, angusta, apice emarginata, inter oculorum mar- 
qines anticos sita, instructo. Prothorace subfortiter ac subdense, in disri 
dimidio posteriore simpliciter, ceterum aspere punctato, antice abrupte 
declivi et fere laevi, supra declivitatem breviter transversim carinato ; 
lateribus postice sinuatis ; basi marginata. Elytris late strialis ; inter- 
vallis aut subconveris, aut fere planis, parum dense granulatis. Py- 
gidio fortiter ac subdense punctato. — Long. 6-7 mil. 


Assez brillant, d’un brun de poix, avec le pygidium légèrement 
bronzé; massue des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et 
pygidium à courte pubescence jaune. Épistome en courbe un peu 
aplatie en devant; joues médiocrement saillantes et presque arrondies ; 


154 H. D'ORBIGNY. 


front avec une forte carène arquée atteignant la suture des joues, puis 
se continuant obliquement de chaque côté en une très fine carène, entre 
l'épistome et les joues, jusqu’au bord externe; vertex avec une lame 
dressée verticalement et assez élevée, un peu plus étroite à son sommet 
qu'à sa base, fortement échancrée en arc à son bord supérieur, située 
entre les bords antérieurs des yeux et occupant un peu plus de la moi- 
tié de leur intervalle, G ; la lame moins élevée, simplement sinuée dans 
le milieu de son bord supérieur, et n’occupant pas tout à fait la moi- 
tié de l’intervalle des yeux, ©, ou peut-être S de petite taille; lépi- 
stome entièrement garni de rugosités, le front finement et peu densé- 
ment pointillé et avec quelques gros points épars, le vertex lisse 
derrière la lame, les joues et les tempes à ponctuation fine, plus ou 
moins mélangée de gros points. Prothorax rebordé à la base ; les angles 
postérieurs largement arrondis ; les côtés nettement sinués près de ces 
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; le ticrs pos- 
térieur avec un léger sillon longitudinal médian; le devant avec une 
forte saillie médiane se terminant à sa partie antérieure par une courte 
carène transverse sinuée dans son milieu, l'intervalle entre [e sommet 
de la saillie et le bord antérieur coupé un peu en surplomb, &: la sail- 
lie médiane peu prononcée, se terminant par une courte carène obsolète 
et presque droite, la partie antérieure brusquement déclive en avant de 
la carène, ©, ou peut-être G de petite taille; toute la surface à ponetua- 
tion assez forte et assez serrée, les points simples sur la moitié posté- 
rieure du disque, râpeux en devant et sur les côtés, sauf la partie dé- 
clive du devant presque lisse. Élytres plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries larges: interstries tantôt subeonvexes, 
tantôt presque plans, garnis de fins granules peu serrés et en majeure 
partie disposés irrégulièérement. Pygidium à grosse ponctuation assez 
serrée; la carène de la base en arc de cercle. — Abyssinie (Ch. Michel 
et M. Potter, mission de Bonchamps, coll. du Muséum de Paris, seule- 
ment deux exemplaires). 


Très voisin du fimetarius Roth (1851, apud Wiegm., Arch. Î. Na- 
turg.,X VII, I, p. 126), décrit du Tigré, et qui en diffère seulement par le 
vertex ayant une courte et épaisse corne conique ou triangulaire &, 
une carène atteignant presque les yeux et située entre leurs milieux ©, 
la saillie médiane du prothorax G moins prononcée. Le Muséum de 
Paris possède de nombreux exemplaires du fimetarius provenant, 


comme le type de Roth, du voyage de Schimper. 


Ô. trapezicornis n. Sp. — Nitidulus, piceus, supra breviter flavo: 
pubescens. Capite punctulato, punctis majoribus intermirtis, clypeo ge- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 155 


nisque rugosis ; clypeo leviter sinuato ; fronte arcuatim valide carinata ; 
vertice apud marem lamina erecta, angusta, apice truncata, fere ènter 
oculorum margines anticos sita, apud feminam carina longa, Sinuos«, 
inter oculorum margines posticos sita, instructo. Prothorace subfor- 
titer ac subdense, in disci tertia posteriore simpliciter, ceterum aspere 
punctato, utrinque supra angulos posticos leviter impresso el punctlu- 
lato, antice abrupte declivi et fere laevi, supra declivilatem transversim 
bicalloso : lateribus postice sinuatis; basi subtililer marginata. Elytris 
sat late striatis; intervallis subconvexis, parum dense granulatis. Py- 
gidio fortiter punctato. — Long. à-6 mil. 


Assez brillant; d’un brun de poix souvent plus clair vers l’extré- 
mité des élytres et parfois sur le pygidium ; massue des antennes tes- 
tacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. 
Épistome légèrement sinué en devant; joues très peu saillantes et ar- 
rondies ; front avec une forte carène arquée atteignant la suture des 
joues; vertex avec une petite lame dressée verticalement et ordinaire- 
ment assez haute, trapézilorme, assez fortement rétrécie vers son 
sommet qui est tronqué carrément, située à peine en arrière du bord 
antérieur des yeux et occupant environ la moitié de leur intervalle, 
en outre le bord interne des veux plus ou moins distinctement élevé en 
un petit tubercule, G; vertex avec une longue carène atteignant les 
yeux et située entre leurs bords postérieurs, de même hauteur dans 
toute son étendue, un peu sinuée dans son milieu, légèrement courbée 
en arrière à ses extrémités, © ; l'épistome finement pointillé et avec de 
gros points rugueux peu serrés d, presque entièrement rugueux ?, 
le front finement pointillé et avec de gros points épars, les joues ru- 
gueuses. Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs 
arrondis; les côtés sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu 
et les angles antérieurs; la partie postérieure avee une légère impres- 
sion longitudinale médiane, et de chaque côté près des angles posté- 
rieurs une autre impression longitudinale assez légère ; le devant avec 
une forte saillie médiane terminée à son sommet par deux calus trans- 
verses rapprochés l’un de l’autre mais bien séparés, l'intervalle entre la 
saillie et le bord antérieur coupé verticalement ou un peu en surplomb ; 
ordinairement le sommet de cette saillie très élevé au-dessus du bord 
antérieur G, moins élevé 9 ; toute la surface à ponctuation assez forte, 
assez serrée et râpeuse, sauf environ le tiers postérieur du disque à 
ponctuation simple, la partie déclive du devant presque lisse, les im- 
pressions près des angles postérieurs finement pointillées. Élytres un 
peu plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez 


156 H. D'ORBIGNY. 


larges ; interstries subconvexes, garnis de fins granules peu serrés et 
en majeure partie disposés irrégulièrement. Pygidium à grosse ponc- 
tuation médiocrement serrée ; la carène de la base en arc de cercle ou 
presque en arc de cercle. Angle apical interne des tibias antérieurs 
muni d’une très courte épine G, simple 9. — Abyssinie (Courbon, 
coll. du Muséum de Paris). — Arabie : Aden (Ch. Pérez, coll. Ph. 
François). 

Ressemble beaucoup au rectilamina n. sp., dont il diffère par lépi- 
stome légèrement sinué, les joues beaucoup moins saillantes, la carène 
frontale ne se prolongeant pas entre l’épistome et les joues, mais s’ar- 
rêtant à la suture des joues, la lame du vertex G non échancrée à son 
sommet, le bord interne des veux & élevé en tubercule, la base du pro- 
thorax non régulièrement déclive de chaque côté vers les angles pos- 
térieurs, mais avec une légère impression longitudinale, le devant du 
prothorax avec deux calus transverses bien séparés, la taille un peu 
plus petite. 


Ressemble aussi au fimetarius Roth (1.c.), qui en diffère par lépi- 
stome non sinué, la corne du vertex G conique ou triangulaire, la ca- 
rène du vertex © n'atteignant pas tout à fait les yeux et située entre 
leurs milieux, non sinuée mais un peu plus élevée dans son milieu. 


O. aeneopiceus n. Sp. — Nitidulus, nigro-piceus, capite pro- 
thoraceque leviter aeneis, supra breviter flavo-pubescens. Apud marem 
capite confertim subtililer punctato, punctis majoribus asperatis in 
fronte intermixtis, clypeo parce rugoso, genis densius rugosis, clypeo 
vir sinuato, fronte arcuatim carinata, vertice inter oculos et illorum 
paulo post medium transversün valide tuberculato. Prothorace toto sub- 
fortiter ac subdense asperato-punctato, utrinque supra anqulos posticos 
subimpresso et [ere laevi, antice transversim breviter calloso; lateribus 
postice sinuatis; basi marginata. Elytris late striatis; intervallis fere 
planis, parum dense granulatis. Pygidio subdense punctato. — Long. 
4-5 mill. 


Assez brillant, d’un brun de poix foncé, la tête et le prothorax à re- 
flet bronzé; massue des antennes testacée. Tête, prothorax, élvtres et 
pygidium à courte pubescence jaune. Épistome à peine sinué en de- 
vant, presque arrondi; joues très peu saillantes et régulièrement ar- 
rondies ; front avec une carène arquée atteignant la suture des joues ; 
vertex avec un gros tubercule transverse situé un peu en arrière du 
milieu des yeux et occupant le tiers de leur intervalle ; toute la tête à 
ponctuation serrée, composée de points fins, mélangés de quelques 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 157 


assez gros points ràpeux sur le front, de quelques rugosités sur l'épi- 
stome, sauf les joues garnies de rugosités serrées. Prothorax rebordé à 
la base ; les angles postérieurs très largement arrondis ; les côtés nette- 
ment sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; la partie postérieure avec une légère trace d'impression 
longitudinale médiane, et une autre légère trace d'impression située de 
chaque côté près des angles postérieurs ; le devant avec une petite cal- 
losité transverse indistinctement divisée en deux tubercules; toute la 
surface uniformément à ponctuation très distinctement râpeuse, assez 
forte et assez serrée, sauf de chaque côté près des angles postérieurs 
un petit espace presque lisse, Élytres plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries larges: interstries presque plans, garnis 
de fins granules peu serrés et en majeure partie disposés irrégulière- 
ment. Pygidium à ponctuation assez serrée; la carène de la base en arc 
de cercle. Angle apical interne des tibias antérieurs muni d’une épine 
extrêmement courte, — Érythrée (ma coll., un seul exemplaire &). 

Très voisin du trapezicornis n. sp. dont il diffère par le prothorax 
entièrement à ponctuation râpeuse, sa saillie médiane beaucoup moins 
prononcée, le front bien plus distinctement ponctué, la carène frontale 
moins forte, le vertex avec seulement un tubercule transverse situé 
en arrière du milieu des yeux, le bord des veux non élevé en tuber- 
cule, les stries des élytres notablement plus larges, la taille un peu plus 
petite. 


O. Leroyi n. Sp. — Subnitidus, aeneo-piceus, supra breviter flaro- 
pubescens. Capite subtilissime punctulato, interdum nonnullis punctis 
majoribus sparsis, genis fortius rugoso-punctatis, clypeo antice atque ad 
latera rugoso, apice rotundato ; fronte arcuatim carinata,carina, medio 
subobsoleta, ad latera paulo magis elevata; vertice apud marem lamina 
triangulari, leviter reclinata, apud feminam carina longa, utrinque 
angulosa, in tertia mediana multo magis elevata et recta, inter oculo- 
rum margines anticos instructo. Prothorace subfortiter ac parum dense, 
in disco toto simpliciter, ad latera aspere punctato, antice apud marem 
abrupte declivi et medio fere laevi, supra declivilatem breviter trans- 
versim calloso vel indistincte bicalloso, apud feminam transversim bre- 
viler carinato; lateribus postice leviter sinuatis ; basi marginata. Ely- 
tris mediocriter striatis; intervallis fere planis vel subconvexis, sine 
ordine granulatis. Pygidio subfortiter punctato. — Long. 6,5-7 mill. 

Faiblement brillant ; d’un noir ou d’un brun de poix à léger reflet 
bronzé, surtout sur la tête et le prothorax, élytres souvent un peu plus 
clairs, surtout à l'extrémité; massue des antennes testacée. Tête, pro- 


158 H. D'ORBIGNY. 


thorax, élytres et pygidium à courte et fine pubescence jaunâtre. Épi- 
stome arrondi, ou en courbe un peu aplatie, parfois vaguement subsi- 
nuée en devant; joues médiocrement saillantes, presque régulièrement 
arrondies ; front avec une fine carène légèrement arquée, atteignant la 
suture des joues, obsolète ou peu accusée dans son milieu, plus ac- 
cusée vers ses extrémités ; vertex avec une petite corne peu épaisse, 
en forme de lame triangulaire, dressée et un peu inclinée en arrière, 
située très près de la carène frontale, entre les bords antérieurs des 
veux et n’occupant guère plus du tiers de leur intervalle, SG: vertex 
avec une arène longue mais n'atteignant pas tout à fait les yeux et 
située entre leurs bords antérieurs, assez élevée et droite à son bord 
supérieur sur son tiers médian, abaissée de chaque côté en ligne légè- 
rement concave entre cette partie droite et ses extrémités qui sont 
anguleuses, © ; l’épistome finement pointillé, avec quelques fines rides 
transverses en devant et des rugosités plus ou moins nombreuses sur 
les côtés ; les joues avec des rugosités écartées et quelques points; le 
reste de la tête lisse ou presque lisse G, très finement pointillé et avec 
quelques assez gros points entre les deux carènes et près des yeux ©. 
Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs largement 
arrondis; les côtés légèrement sinués près de ces angles, arrondis 
entre le milieu et les angles antérieurs ; le tiers postérieur avec un très 
léger sillon longitudinal médian; le devant avec deux petits calus indis- 
tincts, rapprochés l'un de l’autre et souvent réunis en une seule cal- 
losité transverse très légère, la partie antérieure largement et brus- 
quement déclive entre ces calus et le bord antérieur, G ; le devant avec 
une courte callosité transverse cariniforme et rapprochée du bord an- 
térieur, sans déclivité bien notable, © ; toute la surface à ponctuation 
assez grosse et peu serrée, les points simples à la base et sur tout le 
disque, räpeux sur les côtés, sauf la partie déclive du devant & lisse 
ou presque lisse dans le milieu. Élytres un peu plus larges que le pro- 
thorax, arrondis latéralement; stries assez larges ; interstries presque 
plans ou parfois un peu convexes, garnis de fins granules médiocre- 
ment serrés et irrégulièrement disposés, se transformant sur l’inter- 
strie latéral en ponctuation granuleuse ou räpeuse. Pygidium à ponc- 
tuation assez grosse et médiocrement serrée ; la carène de la base en 
arc de cercle. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, alti 
tude 2.200 à 3.000 mètres (W. Doherty, coll. R. Oberthür), Mombasa 
(coll. H. W. Bates >> R. Oberthür); Nord de l'Afrique orientate alle- 
mande : Kilima Ndjaro (R. P. Leroy, coll. R. Oberthür). 


Très voisin du fimetarius Roth (I. c.) qui en diffère par la carène 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 159 


frontale bien plus accusée, la corne ou la carène du vertex située entre 
les milieux des yeux, la corne G bien plus épaisse et moins en forme 
de lame, la carène © presque de hauteur uniforme dans toute son 
étendue. 

Également très voisin du cancer Lansberge (1886, in Notes from the 
Leyd. Mus., VIE, p. 84), décrit de l’Angola, et qui en diffère principa- 
lement par le prothorax avec une saillie médiane bien plus prononcée 
et plus anguleuse, la carène frontale bien accusée sur toute sa longueur, 
la carene du vertex © de mème hauteur dans toute son étendue, et si- 
tuée entre les milieux des veux. Jen ai vu le type dans la collection 
de M. R. Oberthür. 


0. Lemagneni n. Sp. — Nilidus, piceo-niger, supra brevissime 
[lavo-pubescens. Apud marem capite tenuiter punctulato, nonnullis punce- 
tis majoribus sparsis, clypeo antice atque ad latera rugoso, apice vix 
sinualo, fronte arcuatim subtiliter carinata, vertice lamina triangu- 
lari, erecta, fere inter oculorum margines posticos sita instructo. Pro- 
thorace in disco parum dense, basi fortiler ac simpliciter, antice atque 
ad latera subfortiter et subaspere punctato, lateribus granulatis, antice 
apud marem abrupte declivi ac fere laevi, supra declivitatem carina 
brevi, inverso-arcuata, instructo ; lateribus postice leviter sinuatis ; basi 
marginata. Elytris subtenuiter striatis; intervallis subconvexis, in 
disco biseriatim ac fere sümpliciter, in lateribus densius et aspere 
punctatis. Pygidio dense punctato. — Long. 6,5 mill. 

Brillant, d’un noir de poix, sauf la massue des antennes testacée, 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence jaune. 
Épistome arrondi et à peine sinué en devant; joues peu saillantes et 
presque arrondies; front avec une fine carène arquée atteignant la su- 
ture des joues; vertex avec une petite corne en forme de lame trian- 
gulaire, dressée verticalement, éloignée de la carène frontale, située à 
peine en avant du bord postérieur des yeux et n’occupant pas tout à 
fait la moitié de leur intervalle; toute la tête à ponctuation très fine et 
peu serrée, mélangée de quelques plus gros points épars, sauf le de- 
vant et les côtés de l’épistome un peu rugueux. Prothorax rebordé à la 
base: les angles postérieurs largement arrondis; les côtés faiblement 
sinués près de ces angles, légèrement arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs: la partie postérieure avee une légère impression 
longitudinale médiane; le devant largement et très brusquement dé- 
clive, et un peu déprimé transversalement, le sommet de la déclivité 
peu élevé au-dessus du bord antérieur et ayant une courte carène trans- 
verse légerement en are renversé; toute la longueur du disque à ponc- 


160 H. D'ORBIGNY. 


tuation peu serrée, les points gros et simples vers la base, devenant 
sraduellement un peu plus petits et légèrement râäpeux en devant et 
vers les côtés qui sont granulés, la déclivité antérieure presque lisse. 
Élytres à peine plus larges que le prothorax, faiblement arrondis la- 
téralement : stries assez fines: interstries légèrement convexes, garnis 
de points à peu près simples, disposés de chaque côté le long des stries 
en une rangée irrégulière, laissant le milieu lisse, sauf la base irrégu- 
lièrement ponctuée, les côtés à ponctuation räpeuse plus serrée. Pygi- 
dium à ponctuation serrée ; la carène de la base à peine anguleuse dans 
le milieu, — Côte d'Ivoire : Bouaké (capitaine Le Magnen, coll. 
Ph. François, un seul exemplaire G). 

Très voisin du cancer Lansb. {1 €.) et du Leroyi n. sp.: il en diffère 
principalement par la corne du vertex G située presque entre les 
bords postérieurs des yeux et éloignée de Ja carène frontale, le front 
à ponctuation fine mélangée de quelques points plus gros, tandis que 
chez les G de ces deux espèces la corne est située entre les bords anté- 
rieurs des veux et très près de la carène frontale, le front est lisse ou à 
peine pointillé. De plus, chez le cancer, la saillie médiane du prothorax 
est beaucoup plus forte et anguleuse ; chez le Leroyi, les interstries 
des élytres sont garnis de fins granules irrégulièrement disposés sur 
presque toute la surface, et non de points à peu près simples dis- 
posés le long des stries. 


O. denticulatus n. Sp. — Nitidulus, piceo-niger, supra breviter 
flavo-pubescens. Capite tenuiter punctato, feminae clypeo genisque ru- 
gosis ; clypeo rotundato ; fronte carinata, carina arcuata, utrinque an- 
gulatim flexa et tenuiler inter clypeum et genas usque ad marginem 
externum oblique producta; vertice apud marem tuberculo conico, apud 
feminam carina brevissima, saepius alta et subtilissime tridentata, inter 
oculos et illorum fere in medio, instructo. Prothorace simpliciter, solum- 
snodo in medio laterum subaspere punctato, punctis valde inaequalibus, 
in disco densis, ad latera magis distantibus, antice carina brevi, recta, 
vel leviter inverso-arcuata, saepius utrinque Subtuberculata, instructo ; 
lateribus postice sinuatis ; basi marginata. Elytris late striatis; inter- 
vallis vix conveæis, biseriatim ac parum dense, ad suturam tenuissime, 
ad latera evidentius granulatis. Pygidio confertèm fortiter punctato. — 
Long. 5-6,5 mill. 

Assez brillant ; entièrement d'un brun ou d’un noir de poix, sauf la 
massue des antennes d’un testacé clair. Tête, prothorax, élytres et py- 
sidium à courte pubescence jaune. Épistome arrondi; joues peu sail- 
lantes et arrondies ; front avec une carène arquée atteignant l'extrémité 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 161 


de la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se continuant 
sur cette suture, mais parfois plus finement, entre l’épistome et les 
joues jusqu’au bord externe; vertex avec un gros tubercule conique 
G, une très courte carène ordinairement élevée en une petite lame 
très finement tridentée à son sommet 9®, cette carène située, de 
même que le tubercule, entre les milieux des veux et n’occupant 
pas plus du tiers de leur intervalle, parfois située un peu plus en 
avant; toute la tête à ponctuation fine, simple et régulièrement espa- 
cée, avec quelques gros points isolés sur l’épistome, les joues et les 
tempes, G; l’épistome et les joues finement rugueux, le reste de la 
tête finement ponctué et avec quelques gros points sur les tempes, 9. 
Prothorax rebordé à la base ; les angles postérieurs obtus ou arrondis; 
les côtés nettement sinués près de ces angles, en ligne presque droite 
ou très peu arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers 
postérieur avec une légère impression longitudinale médiane ; le devant 
avec une carène transverse occupant environ le cinquième de la lar- 
geur, droite ou légèrement en are renversé, ordinairement un peu 
élevée en tubercule à chaque extrémité; toute la surface à ponctua- 
tion composée de gros points mélangés de points fins, cette ponctua- 
tion serrée et simple sur tout le disque, plus écartée sur les côtés, et 
très légèrement räâpeuse sur le milieu des côtés seulement. Élytres 
un peu plus larges que le prothorax, arrondis Jatéralement:; stries 
larges ; interstries à peine convexes, en majeure partie avec deux ran- 
gées de granules peu serrés, très fins vers la suture, devenant gra- 
duellement plus gros vers les côtés. Pygidium à grosse ponctuation 
serrée ; la carène de la base presque en arc de cercle. — Cameroun : 
Johann-Albrechts Hohe (L. Conradt, coll. R. Oberthür); Congo espa- 
onol : Cap San Juan (Martinez Escalera):; Congo français : Gabon (ma 
coll.). 


Ressemble à première vue à latronitidus n. sp. (2° division) 
également du Cameroun, mais s’en distingue par la ponctuation du 
prothorax légèrement râpeuse sur le milieu des côtés et par l’armature 
de la tête très différente. 


Plus voisin des O. fimetarius Roth (1. c.), cancer Lansb. (I. €.), Le- 
royi n. Sp., et Lemagneni n. sp., qui en diffèrent principalement par la 
ponctuation du prothorax composée de points égaux sur le disque. 
L’armature du vertex G rappelle beaucoup celle du fümetarius, mais la 
® se distingue de toutes les espèces voisines par sa très courte carène 
très finement tridentée. 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI, 1902. 11 


162 H. D'ORBIGNY. 


©. laeviceps n. Sp. — Nitidulus, niger,supra aut breviter flavo- 
pubescens, aut fere glaber. Clypeo rotundato ; fronte carinata, carina 
arcuata, utrinque angulatin flexa atque inter clypeum et genas usque 
ad marginem externum oblique producta; apud marem capite [ere laevi, 
nonnullis punctis Sparsis, frontis carina tenuissima et parum distincta, 
vertice inter vel paulo post oculorum margines anticos valide tubercu- 
lato; apud feminam capite punctulato, nonnullis punctis majoribus 
sparsis, frontis carina valida, vertice carina modice longa, subangula- 
tim inverso-arcuata, inter oculos et illorum paulo ante medium sita, ins- 
tructo. Prothorace Simpliciter, solummodo in laterum dimidio anteriore 
aspere punclato, punctis modice densis, magnis, minutis intermirtis, 
antice apud marem abrupte declivi; lateribus postice sinuatis: basi 
marginata. Elytris late striatis ;intervallis saepius subconvexis, partim 
biseriatim granulato-punctatis. Pygidio fortiter punctato. — Long. 
»-9,5 mill. 


Assez brillant; noir, ordinairement avec le bord apical des élvtres et 
parfois les pattes d’un brun rougeäire: massue des antennes brune. 
Dessus tantôt presque entièrement à courte pubescence jaune, tantôt 
glabre, sauf les côtés des élytres et le pygidium. Épistome complète- 
ment arrondi; joues médiocrement saillantes et arrondies; front avec 
une carène arquée atteignant la suture des joues, puis se coudant à 
angle obtus et se prolongeant obliquement en avant entre l’épistome et 
les joues jusqu’au bord externe; cette carène frontale extrêmement fine 
et peu distincte, vertex avec un très gros tubercule conique ou trans- 
verse, situé entre les bords antérieurs ou les milieux des yeux, toute 
la tête lisse sauf un pointillé extrêmement fin et quelques gros points 
très épars, d'; carène frontale forte sur toute sa longueur, vertex avec 
une carène médiocrement longue, subanguleusement arquée en sens 
inverse de la carène frontale, anguleuse à ses extrémités, n’atteignant 
pas à beaucoup près les yeux et située un peu en avant de leur milieu, 
la tête finement ponctuée, avec quelques plus gros points épars et lé- 
pistome rugueux, ?. Prothorax rebordé à la base: les angles posté- 
rieurs un peu arrondis; les côtés nettement sinués près de ces angles, 
légèrement arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie 
postérieure ordinairement avec une impression longitudinale médiane ; 
le devant sans saillie ni dépression, mais brusquement déclive chez le 
d;toute la surface à ponctuation médiocrement serrée, composée de 
gros points mélangés de points fins, cette ponctuation simple, sauf les 
gros points devenant légèrement räpeux sur la moitié antérieure des 
côtés seulement. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 163 


latéralement; stries assez larges; interstries ordinairement subcon- 
vexes, garnis de points granuleux en partie disposés sur deux rangées. 
Pygidium à grosse ponctuation assez serrée; la carène de la base for- 
mant dans le milieu un angle peu prononcé et arrondi, parfois presque 
en arc de cercle, — Fernando-Po (coll. H. W. Bates = R. Oberthür), 
Gabon (coll. R. Oberthür), Angola (coll. H. W. Bates => id.). 

Diffère du denticulatus n. Sp. parle devant du prothorax sans ca- 
rène, la tête GS presque lisse, la carène du vertex ® bien moins courte, 
moins élevée et simple, la taille plus petite. 


O. cyaneoniger n. Sp. — Subnitidus, cyaneo-niger, supra flavo- 
pubescens. Capite fortiter punctato, antice et in genis rugoso; clypeo 
rotundato; fronte maris haud carinata, feminae arcuatim carinata : 
vertice apud marem tuberculo transverso, apud feminam carina brevi, 
recla vel leviter inverso-arcuata, inter oculos et illorum fere in medio, 
instructo. Prothorace subfortiter ac parum dense, antice paulo densius, 
in disci dimidio posteriore simpliciter, ceterum aspere punctato, antice 
simplici; lateribus postice sinuatis ; basi marginata. Elytris late strin- 
tis; intervallis subconvexis, biseriatim granulatis. Pygidio fortiter 
punclato. — Long. 4,5-5,5 mill. 

Peu convexe, assez brillant; d’un noir presque toujours un peu 
bleuâtre, surtout sur le prothorax, rarement avec l'extrémité des 
élytres brunâtre; massue des antennes brune. Dessus à pubescence 
d’un gris jaunâtre, médiocrement longue et dressée sur la tête et le 
prothorax, plus courte sur les élytres, assez longue et dressée sur le 
pygidium. Épistome arrondi; joues peu saillantes et arrondies; front 
sans carène d,avec une carène anguleusement arquée et atteignant la 
suture des joues 9; vertex avec un tubercule transverse G, avec une 
courte carène droite ou légèrement arquée en sens inverse de la carène 
frontale et occupant un peu plus du tiers de l'intervalle des yeux ©, le 
tubercule, de même que la carène, situé à peu près entre les milieux 
des veux; la tête à grosse ponctuation rugueuse et assez serrée sur 
l'épistome et les joues, simple sur le reste de la surface, les points écar- 
tés sur le front, serrés sur les tempes, sauf souvent, surtout &, le mi- 
lieu de l’épistome plus finement et plus éparsement ponctué. Prothorax 
rebordé à la base; les angles postérieurs arrondis ; les côtés nettement 
sinués près de ces angles, en ligne droite entre le milieu et les angles 
antérieurs ; ordinairement le tiers postérieur avec un sillon longitudinal 
médian assez accusé; le devant sans saillies ni dépressions ; toute la 
surface à ponctuation assez grosse et peu serrée, sauf le devant à ponc- 
tuation un peu plus serrée, les points simples sur environ la moitié 


164 H. D'ORBIGNY. 


postérieure du disque, râpeux en devant et sur les côtés. Élytres plus 
larges que le prothorax, légèrement arrondis latéralement ; stries larges ; 
interstries subconvexes, garnis de granules en majeure partie disposés 
sur deux rangées. Pygidium à ponctuation assez serrée: la carène de 
la base formant dans le milieu un angle peu prononcé et largement 
arrondi. Angle apical interne des tibias antérieurs muni d’une très 
courte épine &, simple @. — Transvaal (coll. H. W. Bates = R. Ober- 
thür) : Hamman’s Kraal près de Pretoria (E. Simon, coll. Ch. Martin): 
Bechouana : Vryburg (id.); État d'Orange : Bloemfontein (id.) ; Natal 
(Fritsch, coll. Harold => R. Oberthür). 

Voisin du laeviceps n. Sp., mais bien distinct par sa couleur d'un 
noir bleuâtre, la ponctuation du prothorax räpeuse, sauf sur la moitié 
postérieure, et composée de points égaux, la tête fortement ponetuée, 


©. tripartitus n. Sp. — Subnilidus, castaneus, Supra breviter 
flavo-pubescens. Capite transverso, carinis duabus transversis subae- 
qualiter tripartito, fortiter ac parum dense punctato, genarum punctis 
rugosis, clypeo rugose, apice vix sinuato; carina anteriore arcuata, pos- 
teriore saepius utrinque angulatim fleæa etusque ad carinam anteriorem 
producta. Prothorace subfortiter ac subdense, in basi et'in disco simpli- 
citer, antice atque ad latera aspere punctato, antice simplici; lateribus 
postice leviter sinuatis; basi marginata. Elytris subtenuiter striatis : 
intervallis fere planis, parum dense et partim biseriatim granulatis. 
Pygidio fortiter punctato. — Long. #4-4,5 mil. 

Légèrement brillant, entièrement d’un brun châtain plus ou moins 
clair, parfois avec la suture un peu plus foncée; massue des antennes 
testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence 
jaune. Tête plus large que longue ; épistome étroitement et très légère- 
ment, parfois peu distinetement sinué en devant; joues peu saillantes 
et arrondies; tête avec deux carènes un peu plus courtes que l'inter- 
valle des yeux, la première située à peine au delà du tiers antérieur, 
arquée et atteignant la suture des joues, la seconde située vers le 
deuxième tiers entre les bords antérieurs des yeux ou à peine en ar- 
rière, le plus souvent recourbée anguleusement en avant à chaque ex- 
trémité et se prolongeant presque jusqu'à l'extrémité de la carène anté- 
rieure; l’épistome garni de rugosités transverses, tout le reste de la 
tête à grosse ponctuation peu serrée, les points rugueux sur les joues. 
Prothorax rebordé-à la base; les angles postérieurs arrondis: les côtés 
faiblement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs ; la ligne médiane sans sillon longitudinal ; le devant 
sans saillies ni dépressions; toute la surface à ponctuation assez forte 


…#T0$ 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 165 


et médiocrement serrée, les points simples à la base et sur le disque, 
räpeux en devant et sur les côtés, sauf de chaque côté près des angles 
postérieurs un assez grand espace presque lisse. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement ; stries assez fines ; in- 
terstries à peu près plans, garnis de granules peu serrés et en partie 
disposés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation assez forte et mé- 
diocrement serrée ; la carène de la base en are de cerele, — Sénégal : 
St-Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür), Dakar (coll. H. W. Bates => 
R. Oberthür); Niger : entre Tombouctou et Say (mission Hourst, coll. 
du Muséum de Paris). 

Cette espèce est assez reconnaissable à sa coloration, à sa tête divisée 
par deux courtes carènes en trois parties à peu près égales, et à son 
prothorax sans saillie en devant; elle ressemble un peu à la © du fime- 
tarius Roth (1. c.), mais chez ce dernier l’armature de la tête est très 
différente, le prothorax à en devant une saillie médiane et la taille est 
plus grande. 


O6. coronatus D. Sp. — Parum nitidus, castaneus, supra brevi- 
ler, in prothoracis lateribus longius flavo-pubescens. Capite transverso, 
carinis duabus transversim aequaliter tripartito, fortiter ac parum 
dense, in vertice densius punctato, clypeo rugoso, apice anguste et vix 
perspicue sinualo; carina anteriore arcuata, posteriore inverso-arcuata 
et utrinque ad carinam anteriorem producta. Prothorace fortiter ac 
dense, in dimidio posteriore fere simpliciter, antice atque ad latera 
aspere punctato, antice simplici; lateribus postice leviter sinuatis ; 
basi marginatu. Elytris sSubtenuiter striatis ; intervallis planis, sub- 
dense granulatis. Pygidio subdense punctato. — Long. 4,5 mill. 

Peu brillant, entièrement d'un châtain clair; massue des antennes 
testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence 
jaune, sauf les côtés du prothorax à pubescence assez longue. Tête 
beaucoup plus large que longue; épistome arrondi, mais très étroite- 
ment et à peine visiblement sinué en devant; joues arrondies el 
médiocrement saillantes ; tête avec deux carènes un peu plus courtes 
que l'intervalle des yeux et divisant transversalement la tête en trois 
parties égales, la première carène située sur le front, arquée et attei- 
gnant la suture des joues, la seconde située entre les bords antérieurs 
des yeux, arquée en sens inverse de la première et la rejoignant 
presque à ses extrémités; l'épistome garni de rugosités écartées, le 
reste de la tête garni de gros points peu serrés sur le front et les 
joues. plus serrés sur le vertex, mélangés de quelques points très fins. 
Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs très lar- 


166 H. D'ORBIGNY. 


gement arrondis; les côtés faiblement sinués près de ces angles, à 
peine arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane 
sans sillon longitudinal; le devant sans saillie ni dépression; toute la 
surface à grosse ponctuation serrée, les points presque simples sur la 
moitié postérieure du disque, faiblement râpeux en devant, plus forte- 
ment räpeux sur les côtés, sauf de chaque côté près des angles pos- 
térieurs un petit espace éparsement ponctué, Élytres plus larges que 
le prothorax, arrondis latéralement: stries assez fines; interstries 
plans ; garnis de fins granules assez serrés et en majeure partie dis- 
posés irrégulièrement. Pygidium à ponctuation assez serrée; la ca- 
rène de la base en are de cercle. — Mozambique : Lourenco Marquez 
(D: Ch. Martin, un seul exemplaire). 

Extrêmement voisin du tripartitus n. Sp. dont il ne diffère guère 
que par la carène antérieure de la tête située un peu plus en avant, 
la ponctuation de la tête un peu plus serrée, surtout sur le vertex, 
celle du prothorax beaucoup plus serrée, les granules des interstries 
également plus serrés. 


©. fuscivestis n. sp. — Nitidus, fuscus, prothoracis lateribus, 
elytris et partim pygidio rufescentibus, supra breviter flavo-pubescens. 
Capite sparsim granulato; clypeo rotundato: fronte arcuatim carinata ; 
vertice carina longa, arcuata, inter oculos et illorum in medio sita, ins- 
tructo. Prothorace toto parce ac fortiter asperato-punctato, punctis 
minutissimis intermixtis, antice simplici: lateribus postice levissime 
sinualtis ; basi subtilissime marginata. Elytris late striatis : intervallis 
subconveris, parum dense biseriatim granulatis. Pygidio parce punc- 
tato. — Long. 5,5 mill. 

Brillant; d’un brun foncé, avec les côtés du prothorax, les élytres, 
les côtés et l'extrémité du pygidium d’un brun rougeûtre. Tête, 
prothorax, élvtres et pygidium à pubescence jaune, courte et rare. 
Épistome arrondi; joues peu saillantes et arrondies; front avec une 
carène arquée atteignant la suture des joues; vertex avec une lon- 
oue carène régulièrement arquée dans le même sens que la carène 
frontale, atteignant les yeux et située entre leurs milieux ; toute la 
tête très éparsement granulée, sauf le vertex avec de gros points épars 
derrière la carène. Prothorax très finement rebordé à la base: les 
angles postérieurs très obtus; les côtés très légèrement sinués près 
de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: la 
moitié postérieure avec une assez profonde impression longitudinale 
médiane; le devant sans saillies ni dépressions; toute la surface à 
grosse ponctuation râpeuse écartée et mélangée de points très fins. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 167 


Élytres un peu plus larges et beaucoup plus longs que le prothorax, 
peu arrondis sur les côtés et peu rétrécis en arrière; stries assez 
larges ; interstries subconvexes, garnis de granules peu serrés et en 
majeure partie disposés sur deux rangées, se transformant sur les 
côtés en ponctuation räpeuse, l’'interstrie juxtasutural non enfoncé à 
la base. Pygidium à ponctuation écartée ; la carène de la base en arc 
de cercle. — Afrique orientale allemande : Kilima Ndjaro (R. P. Leroy, 
coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Ressemble un peu au tripartitus n. sp., mais plus grand, plus bril- 
lant, et très distinct par la longue carène du vertex, le prothorax à 
ponctuation bien plus écartée, un peu plus grosse et mélangée de 
points très fins. 


O. nigrivestis n. Sp. — Nitidus, niger, supra breviter cinereo- 
pubescens. Capite in fronte subtiliter punctulato, ad latera rugoso- 
punclato, clypeo-rugoso, apice rotundato; fronte arcuatim carinata ; 
vertice carina brevi, leviter inverso-arcuata, inter oculos et illorum 
fere in medio sita, instructo. Prothorace parum fortiter ac parum dense, 
in disco simpliciter, antice et ad latera aspere punctato,punctis minutis 
intermirtis, antice simplici; lateribus postice valde sinuatis ; basi sub- 
tililer marginata. Elytris late striatis; intervallis subconvexis, trre- 
gulariter biseriatim granulatis. Pygidio fortiter punctato, punctis 
minoribus intermixtis. — Long. 4,5 mill. 

Brillant; noir, sauf une partie des pattes rougeätre; massue des 
antennes brune. Tête glabre, prothorax, élytres et pygidium à courte 
pubescence d’un gris jaunâtre. Épistome arrondi en devant; joues 
très peu saillantes et régulièrement arrondies ; front avee une forte 
carène légerement arquée, atteignant la suture des joues, puis se 
coudant à angle obtus et se prolongeant très finement et obliquement 
entre l’épistome et les joués jusqu’au bord externe; vertex avec une 
assez courte mais forte carène très légèrement arquée en sens inverse 
de la carène frontale, n’atteignant pas à beaucoup près les veux et 
située à peu près entre leurs milieux; l’épistome garni de rides trans- 
verses peu serrées, le front finement et peu densément pointillé, les 
joues et les tempes à ponctuation rugueuse, le vertex finement ponc- 
tué derrière la carène et avec quelques gros points. Prothorax fine- 
ment rebordé à la base; les angles postérieurs arrondis: les côtés 
fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la partie postérieure avec une légère impression 
longitudinale médiane; le devant sans saillies ni dépressions; toute 
la surface à ponctuation peu serrée, composée de gros points mélangés 


168 H. D'ORBIGNY. 


de points fins, la ponctuation simple sur tout le disque, les gros 
points râpeux en devant et sur les côtés. Élytres un peu plus larges 
et pas beaucoup plus longs que le prothorax, arrondis latéralement ; 
stries larges; interstries subconvexes, en majeure partie avec deux 
rangées irrégulières de granules, l’interstrie juxtasutural très profon- 
dément enfoncé à la base. Pygidium à ponctuation médiocrement ser- 
rée, composée de gros points mélangés de points plus fins. — Congo : 
Thoumby (L. Petit, coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Voisin du fuscivestis n. Sp., mais très distinct par sa couleur noire, 
les élytres bien plus courts, la carène du vertex courte, la tête non 
granulée, finement pointillée sur le front, le prothorax à ponctuation 
plus serrée. 


O6. cyanochlorus n. Sp. — Nitidulus ; capite prothoraceque obs- 
cure cyaneo-viridibus vel vèridi-aeneis, elytris pygidioque viridi-fuscis : 
supra breviter flavo-pubescens, pygidio paulo longius albo-setoso. Capite 
fortiler ac parce punclato, clypeo rugoso, apice rotundato; fronte ar- 
cuatim carinata; vertice apud marem lamina triangulari, erecta, apice 
truncata, vel tuberculo transverso, apud feminam carina parum longa, 
inter oculos instructo. Prothorace subdense granulato, antice medio 
leviter producto et apud marem bituberculato; lateribus postice sinua- 
lis ; basi marginata. Elytris late striatis : intervallis dense granulatis. 
Pygidio confertim fortiter punctato. — Long. 4-5,5 mill. 

Médiocrement brillant: tête et prothorax d’un vert bleuàtre obs- 
eur ou d’un bronzé verdätre, le reste du corps d’un brun plus ou 
moins foncé et à reflet verdätre ou bleuâtre; massue des antennes 
brune ou d’un testacé brunätre. Tête, prothorax et élytres à courte 
pubescence jaunâtre; pygidium à pubescence blanche un peu plus 
longue, couchée et assez serrée. Épistome arrondi en devant : joues ar- 
rondies et médiocrement saillantes ; front avec une carène arquée attei- 
gnant la suture des joues: vertex avec une petite lame triangu- 
laire, dressée verticalement, tronquée à son sommet, située entre 
les milieux des yeux où un peu plus en arrière et n'occupant pas plus 
du tiers de leur intervalle, parfois, chez les petits exemplaires, re- 
duite à un tubercule transverse, G; vertex avec une carène n’attei- 
gnant pas à beaucoup près les yeux et Située à peine en arrière de 
leur milieu Q; la tête garnie de gros points plus ou moins serrés et 
souvent rugueux, mélangés de points très fins, l’épistome nettement 
rugueux. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs large- 
ment arrondis; les côtés assez fortement sinués près de ces angles, à 
peine arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers posté- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 169 


rieur ou la moitié avec un sillon longitudinal médian; le devant avec 
une saillie médiane divisée en deux tubercules complètement séparés 
d,avec une saillie médiane très indistinctement divisée en deux callo- 
sités ou même complètement simple, & peu développés et Q ; toute la 
surface assez densément granulée, sauf parfois la moitié postérieure 
du disque à ponctuation fortement granuleuse. Élytres à peu près de 
la largeur du prothorax, arrondis sur les côtés; stries larges; inter- 
stries lantôt plans, tantôt subconvexes, garnis de granules assez gros, 
peu serrés et parfois en partie disposés en deux rangées. Pygidium 
couvert de gros points serrés, voilés par la pubescence à l’état frais; 
la carène de la base presque en arc de cercle. — Sénégal (coll. van 
Lansberge = R. Oberthür); Sierra-Leone : Freetown (A. Mocquerys, 
coll. R. Oberthür); Côte d'Ivoire : Bouaké (capitaine Le Magnen, 
coll. Ph. François). 

A part la couleur, cette espèceest très voisine du mucronatus Thom- 
son (1858, Arch. ent., Il, p. 53), décrit du Gabon et qui en diffère 
principalement par les élvtres testacés, ordinairement avec une grosse 
tache brune. 


O. fossicollis Quedenieldt, 1884, in Berlin. Ent. Zeitschr., XX VIII, 
p. 275, tab. 8, fig. 3, décrit de l’Angola : Malanje, — impressicollis 
Boheman, 1860, in Ofvers. Vet.-Akad. Fôühr., 1860, p. 112, décrit des 
environs du lac Ngami. — Type de Quedenfeldt (coll. R. Oberthür) ; 
Congo français : Diélé (Dolisie et Uzac, coll. du Muséum de Paris); 
État du Congo (coll. van Lansberge => R. Oberthür); Afrique orientale 
allemande : Tabora (R. P, Hauttecœur, coll. R. Oberthür) ; Matébélé 
(coll. H. W. Bates >> id.), Bechouana (id.). 


O0. impressicollis Boheman, 1. €. — Tête et prothorax verts: 
élytres testacés, avec l’interstrie juxtasutural vert obscur ou brun, les 
épipleures bruns, et presque toujours une large fascie noire transverse, 
fortement arquée et se prolongeant souvent jusqu'à l'épaule, très rare- 
ment sàns tache (type); élvtres noirs ou bruns, avec une bordure 
testacée régulière, s'étendant sur les côtés et jusqu'à l'extrémité, sauf 
linterstrie juxtasutural qui reste noir ou brun (var. cireuitus var. 
nov.); un exemplaire cité ci-dessus de l’État du Congo (coll. van 
Lansberge), d’autres exemplaires provenant du Congo (coll. R. Ober- 
thür), et un des exemplaires typiques de la collection Quedenfeldt, ap- 
partiennent à cette variété. 


O. humpatensis Lansberge, 1886, in Notes from the Leyd. Mus., 
VII, p. 89, décrit de PAngola : Humpata. — Cette espèce, dont j'ai 


170 H. D'ORBIGNY. 


vu le type dans la collection de M. R. Oberthür, est très voisine de 
Jl'impressicollis Bohem. (1. c.); elle en diffère par les élytres entiè- 
rement testacés, y compris la suture et les épipleures, la massue des 
antennes noire, la tête G avec une assez forte carène arquée sur le front 
et une très longue corne sur le vertex, le prothorax G avec deux tu- 
bercules situés sur le milieu du disque et séparés par un large sillon 
longitudinal qui s'étend jusqu'à la base, le devant très largement lisse, 
la taille plus grande (8,5 mill.). 

L'impressicollis à toujours au moins linterstrie juxtasutural et les 
épipleures foncés, la massue des antennes testacée, la tête G avec seu- 
lement une courte corne sur le vertex, sans carène frontale, sauf 
parfois chez des exemplaires n'ayant sur le vertex qu'une corne rudi- 
mentaire, le prothorax G sans tubereules, sans partie lisse en de- 
vant ou avec seulement une très petite partie lisse, la taille plus pe- 
lite (4,5 -7 mill.) 


O. albipodex n. Sp. — Parum nitidus: capite prothoraceque 
viridi-aeneis, elytris totis testaceis, pygidio obscure viridi; supra bre- 
viter flavo-pubescens, pygidio dense et longe albo-setoso. Capite punctato, 
clypeo rugoso, apice rotundato; apud marem fronte arcuatim carinata, 
fortiter ac parce punctata, vertice inter oculorum margines anticos cor- 
nuto, cornu gradatim attenuato ac leviter reclinato. Prothorace dense 
granulato, antice apud marem medio leviter depresso et subfortiter parce 
punctato, dorso postice longitudinaliter sulcato ; lateribus postice valde 
sinuatis ; basi marginata. Elytris subtiliter striatis ; intervallis planis, 
tenuiter ac dense granulato-punctatis. Pygidio confertim asperato-punc- 
tato. — Long. 7 mill. 

Peu brillant; tête et prothorax d’un vert à reflets bronzés, élytres, y 
compris la suture et les épipleures, entièrement testacés, sauf le bord 
basilaire très étroitement noir; pygidium, dessous du corps et pattes 
d'un vert assez foncé; massue des antennes testacée. Prothorax et 
élytres à pubescence jaune assez courte, pygidium à pubescence blan- 
che, longue, serrée et couchée. Épistome arrondi en devant ; joues peu 
saillantes, formant en dehors un angle très largement arrondi, puis 
subsinuées entre cet angle et le bord postérieur de l'œil; front avec 
une carène arquée n’atteignant pas la suture des joues; vertex sans 
carène, avec une corne graduellement rétrécie dès sa base, un peu 
inclinée en arrière, et située entre les bords antérieurs des veux ; l'épi- 
stome entièrement garni de rugosités transverses médiocrement 
serrées, le front avec de gros points presque simples et très espacés, 
les joues et les tempes avec de gros points simples un peu plus serrés 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 171 


et quelques points fins. Prothorax rebordé à la base; les angles posté- 
rieurs arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis 
entre le milieu et les angles antérieurs; la moitié postérieure avee un 
sillon longitudinal médian bien prononcé ; le devant légèrement déprimé 
dans le milieu et marqué d’assez gros points espacés, tout le reste de 
la surface garni d'assez gros granules serrés. Élytres à peu près de la 
largeur du prothorax, arrondis sur les côtés; stries fines et peu appa- 
rentes ; interstries plans, garnis de points granuleux assez fins, serrés 
et irrégulierent disposés. Pygidium à ponctuation ràpeuse très serrée; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle très obtus. — 
Lac Ngami (coll. H. W. Bates, un seul exemplaire G). 

Extrèmement voisin du bidens Olivier (1789, Ent., I, gen. 3, p. 130) 
et de l'impressicollis Boheman (1. c.), qui en diffèrent par les élytres 
ayant la suture largement verte où bronzée, et presque toujours le 
disque avec une ou plusieurs taches noires, les stries bien plus accu- 
sées, les interstries à granules assez gros et beaucoup plus distincts. 
De plus dans le G. du bidens la ponctuation du front est plus rugueuse 
et plus serrée, le prothorax à dans le milieu une large partie lisse ou 
finement pointillée chez les exemplaires à longue corne céphalique, 
deux petits tubercules chez ceux à courte corne. L'émpressicollis a les 
épipleures bruns, le sillon du prothorax beaucoup plus large, plus 
profond, et formé par la rencontre de deux plans, tandis que chez l’al- 
bipodex les épipleures sont testacés, le sillon du prothorax est moins 
large et formé par la rencontre de deux surfaces courbes. 

Également voisin du leucopyqus Harold (1867, Col. Heîte, IT, p. 53), 
décrit de l’intérieur du Sud de l'Afrique, et du quadraticeps Ha- 
rold (1. €., p. 52), décrit de l'État d'Orange, mais, entre autres carac- 
ières, le premier en diffère par les interstries des élytres convexes, à 
granules très espacés et en majeure partie disposés sur deux rangées, 
le second a les granules des interstries peu serrés, ceux du prothorax 
très fins et très serrés. Jai vu les {ypes de ces deux espèces dans la 
collection de M. R. Oberthür. 


®. caffrarius D. Sp. — Subopacus; capite prothoraceque obscure 
viridi-aeneis, pallido-pilosis: elytris totis testaceis, brevissime nigro- 
setosis ; pygidio obscure viridi-uenco, longe ac parce pilis albo-flavis hirto. 
Capile granulato-rugoso : clypeo rotundato ; fronte arcuatim carinata : 
vertice carina longa, leviter arcuata, inter oculorum margines posticos 
sila, instructo. Prothorace tenuissime ac densissime, antice et ad latera 
paulo minus tenuiler ac minus dense granulato, utrinque prope anqulos 
posticos abrupte declivi et sublaevi, antice medio longiludinaliter vix 


172 H. D'ORBIGNY. 


distincte calloso; dorso longitudinaliter non sulcato; lateribus postice 
valde sinuatis ; basi marginata. Elytris subtilissime striatis ; intervallis 
planis, uniformiter densissime ac tenuiter punctatis. Pygidio confertim 
asperato-punctato. — Long. 8 mill. 


Presque mat; tête, prothorax et pygidium d’un vert bronzé obscur, 
élytres entièrement testacés, Y compris la suture et les épipleures, 
dessous du corps et pattes noirs, massue des antennes testacée. Tête 
et prothorax à pubescence d’un gris jaunâtre pâle, assez longue et 
dressée sur la tête et le devant du prothorax, longue et couchée sur 
les côtés du prothorax, très courte sur le reste de sa surface; élytres 
garnis de soies noirätres extrêmement courtes et couchées; pygidium 
à longue pubescence d’un blanc jaunâtre, dressée et peu serrée. Épi- 
stome arrondi en devant; joues très peu saillantes, formant en dehors 
une courbe presque régulière et peu prononcée, leur plus grande 
saillie se trouvant vers le milieu; front avec une carène arquée attei- 
gnant la suture des joues; vertex avec une assez forte carène simple 
et longue, légèrement arquée dans le même sens que la carène frontale, 
atteignant les yeux et située entre leurs bords postérieurs; toute la 
tête garnie de rugosités granuleuses médiocrement serrées. Prothorax 
rebordé à la base; les angles postérieurs arrondis: les côtés fortement 
sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs; la région des angles postérieurs très brusquement déclive; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal ; le devant avec une très petite 
callosité longitudinale peu distinete ; toute la surface garnie de granules 
extrêmement fins et extrêmement serrés à la base et sur tout le disque, 
un peu plus gros et un peu moins serrés en devant et sur les côtés, 
sauf au-dessus des angles postérieurs les parties déclives presque 
lisses. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis latérale- 
ment; stries très fines et peu apparentes; interstries plans, entière- 
ment et uniformément couverts d’une fine ponctuation extrêmement 
serrée. Pygidium à ponctuation ràpeuse assez fine et assez serrée; la 
carène de la base formant dans le milieu un angle obtus à sommet ar- 
roudi. Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en une 
vrosse épine. — Cafrerie (coll. van Lansberge == R. Oberthür, un seul 
exemplaire). 


Très voisin du qguadraticeps Har. (1. €.), qui n’en diffère guère que 
par le dessus du corps brillant, les interstries des élytres garnis de 
granules très peu serrés et en majeure partie disposés en lignes longi- 
tudinales, les granules du prothorax un peu moins fins et un peu 
moins serrés, les élytres à très fine pubescence jaune. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 173 
O. pugionatus Fähræus, 1857, apud Boheman, Ins. Caffr., IF, 
p. 286, décrit de la région du fleuve Orange et du Natal. — Tête et 
prothorax d’un vert ou d’un bronzé obscur, élytres noirs, ordinaire- 
ment avec des petites taches rougeàtres à la base, et souvent une tache 
avant l'extrémité, parfois sans taches, pygidium d’un noir verdâtre ou 
bronzé ({ype); élytres d’un testacé rougetre, avee de chaque côté 
une grosse tache brune mal délimitée et plus ou moins distincte, 
située vers le milieu, pygidium souvent en partie, parfois entièrement 
testacé, parfois aussi prothorax un peu rougetre sur les côtés près du 
calus latéral (var. Iatefulvus var. nov.). — Type : Afrique orien- 
tale allemande : Kilima Ndjaro (R. P. Leroy, coll. R. Oberthür); Zan- 
zibar (R. P. Guillemé, id.); Transvaal : Hamman’s Kraal près de 
Prétoria (E. Simon, coll. Ch. Martin); Zoulouland (D° Ch. Martin), 
Natal (id.). — Var. latefulous : Afrique orientale allemande : Mhonda 
dans l’Ouzigoua (A. Hacquard, coll. R. Oberthür), Zanzibar (ex E. Dey- 
rolle, coll. du Muséum de Paris; Raffray, coll. BR. Oberthür); Haut- 
Zambèze (E. Foa, coll. du Muséum de Paris), Nyassa (coll. Harold © 
R. Oberthür), lac Neami (id.). 


Ô. Guillemei n. sp. — Nitidus; capite prothoraceque viridi-nigris, 
elytris totis pygidioque testaceis, leviter metallico-virescentibus ; supra 
breviter, in pygidio paulo longius flavo-pubescens. Capite rugoso, fronte 
tenuiler punctata, punctis majoribus rugosis disperse intermixtis ; clypeo 
rotundato; fronte arcuatim carinata, carma utrinque angulatim flera 
atque inter clypeum et genas usque ad marginem externum oblique 
producta; vertice carina valida, longa, recta, utrinque angulosa, inter 
oculos et illorum in medio sita, instructo. Prothorace fortiter ac dense, 
basi simpliciter, ceterum aspere-punctato, punctis minutis in disco in- 
teymirtis, antice transversim longe carinato, ante carinam medio sub- 
laevi, postice longitudinaliter parum profunde suleato ; lateribus postice 
valde sinuatis; basi late marginata. Elytris late striatis; intervallis 
fere planis, ad suturam sublenuiter ac parum dense, ad latera distine- 
lius ac densius granulatis. Pygidio crebre punctato. — Long. 8 mill. 

Brillant; tête noire, avec quelques parties bronzées ou verdâtres; 
prothorax d’un noir verdàtre; élytres entièrement testacés, y compris 
la suture et les épipleures ; pygidium testacé et à léger reflet métallique 
verdâtre; dessous du corps et pattes noirs; massue des antennes d’un 
testacé obscur. Dessus à courte pubescence jaune, un peu plus longue, 
dressée et peu serrée sur le pygidium. Épistome arrondi en devant; 
joues peu saillantes, formant en dehors une courbe régulière, puis 
sinuées à leur partie postérieure ; front avec une carène arquée attei- 


17% H. D'ORBIGNY. 


gnant la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se pro- 
longeant obliquement entre lépistome et les joues jusqu’au bord 
externe: vertex avec une forte carène simple et droite, anguleuse à 
ses extrémités, atteignant presque les veux et située entre leurs mi- 
lieux; l’épistome garni de rides transverses, les joues rugueuses, le 
front finement et peu densément ponctué et en outre avec quelques 
gros points rugueux. Prothorax largement rebordé à la base; les 
angles postérieurs arrondis; les côtés fortement sinués près de ces 
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: le tiers posté- 
rieur avec un sillon longitudinal médian peu profond; le devant avec 
une forte carène transverse, à peu près droite, et occupant presque le 
tiers de la largeur; la base et le disque à grosse ponctuation profonde 
et serrée, simple à la base, râpeuse, mélangée de points fins et un peu 
rugueuse sur le disque, les côtés à ponctuation serrée et très forte- 
ment ràpeuse, se transformant en granules espacés vers les angles 
antérieurs, la partie déelive du devant presque lisse dans le milieu. 
Élytres à peu près de la largeur du prothorax, arrondis latéralement ; 
stries larges ; interstries presque plans, garnis de granules irréguliè- 
rement disposés, assez fins et peu serrés sur les premiers interstries, 
devenant graduellement plus gros et plus serrés sur les côtés, l’inter- 
strie juxtasutural très profondément enfoncé à la base. Pygidium à 
grosse ponctuation serrée et un peu rugueuse ; la carène de la base 
formant dans le milieu un angle très peu prononcé. — État du Congo : 
région de Mpala, à l’ouest du lac Tanganyika (R. P. Guillemé, coll. 
R. Oberthür, un seul exemplaire très probablement ©). 

Cette espèce est bien reconnaissable à la grosse ponetuation de la 
base et du disque du prothorax, à ses élytres et son pygidium entiè- 
rement testacés, et, au moins pour l’un des sexes, à la longue carène 
du devant du prothorax ; elle ressemble un peu à la © du pugionatus 
Fäbr. (L €.) var. latefulvus var. nov., mais ce dernier a les élytres 
plus ou moins tachés de brun, le prothorax granulé sur toute sa sur- 
face, sauf ordinairement la base à ponetuation nettement granuleuse, 
chez la © la carène du vertex est plus courte que chez le Guillemei et 
indistinctement tridentée, la carène du devant du prothorax est beau- 
coup plus courte. 


0. breviceps n. Sp. — Nitidulus; capite prothoraceque viridi- 
ueneis, elytris rufo-fuscis, pygidio viridi-fusco; supra breviter rufc-pu- 
bescens. Capite transverso, fortiter ac dense punctato, antice subru- 
gos0; clypeo rotundato: fronte haud carinata; vertice lamina parva, 
recta, subquadrata, inter oculorum margines anticos sita, instructo. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 175 


Prothorace in disco subdense punctato, punctis magnis ac sinuatis, ad 
latera granulato, antice medio late producto, apice carinato, carina 
medio interrupta; lateribus postice valde sinuatis; basi subtiliter mar- 
ginata. Elytris late striatis : intervallis fere planis , fortiter, ad sutu- 
ram parce, ceterum densius granulatis. Pygidio subdense punctato. — 
Long. 7 mill. 


Assez brillant; tête et prothorax d'un vert bronzé obseur; élytres 
d’un brun rougeûtre, avec le bord sutural verdâtre ; pygidium, dessous 
du corps et pattes d’un brun-noir verdâtre ; massue des antennes tes- 
tacée. Tête à peu près glabre, prothorax, élytres et pygidium à courte 
pubescence roussâtre. Tête notablement plus large que longue; épi- 
stome complètement arrondi en devant; joues assez saillantes, arrondies 
sur leur moitié antérieure, puis subsinuées près de l'œil; front sans 
carène; vertex avec une petite lame quadrangulaire, dressée vertica- 
lement, située entre les bords antérieurs des yeux et occupant un peu 
plus du tiers de leur intervalle; toute la tête à grosse ponctuation 
serrée, un peu rugueuse en devant, sauf les tempes à ponctuation plus 
écartée. Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs 
arrondis ; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs; le tiers postérieur avec une im- 
pression longitudinale médiane; le devant avec une forte et large sail- 
lie médiane terminée à sa partie antérieure par une carène qui occupe 
environ le tiers de la largeur totale et est interrompue dans son milieu 
par une dépression, l'intervalle entre la carène et le bord antérieur 
brusquement déclive dans le milieu, légèrement déprimé de chaque 
côté; tout le disque assez densément garni de grands points peu dis- 
tinctement räpeux, mais fortement sinués à leur bord antérieur, mé- 
langés de quelques points un peu plus petits, les parties déclives du 
devant moins fortement et moins densément ponctuées, les côtés gra- 
nulés, Élytres beaucoup plus larges et beaucoup plus longs que le 
prothorax, arrondis sur les côtés; stries larges et très distinctement 
rebordées ; interstries à peu près plans, garnis de gros granules très 
espacés et irrégulièrement disposés sur les 2e et 3° interstries, plus 
serrés sur le reste de la surface, et disposés en deux rangées sur les 
4e, 5e et 6° interstries, l’interstrie juxtasutural nullement enfoncé à la 
base. Pygidium assez densément granulé ; la carène de la base presque 
en arc de cercle. Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures 
entièrement à grosse ponctuation peu serrée. — Abyssinie (Schimper, 
coll. du Muséum de Paris, un seul exemplaire probablement GS). 


En outre de l’armature de la tête et du prothorax qui peut varier 


176 H. D'ORBIGNY. 


selon le sexe, cette espèce diffère du Guillemei n. sp. par la coloration, 
la taille plus petite, les élytres beaucoup plus larges et beaucoup 
plus longs, à granules plus espacés, linterstrie juxtasutural non en- 
foncé à la base, le prothorax bien plus finement rebordé à la base, 
sa ponctuation plus grosse et moins serrée sur le disque. 


O. lugubris Roth, 1851, apud Wiegmann, Arch. f. Naturg.. XVII, 
I, p. 126, décrit de l’Abyssinie : Tigré (Schimper), n’est qu'une variété ; 
foncée du lituratus Roth (1. c.. p. 125), de même provenance, — 
Élytres testacés, avec les épipleures et au moins la majeure partie de 
l'interstrie juxtasutural noirs, et des petites taches noires, tantôt isolées, 
tantôt plus ou moins reliées entre elles par d’autres taches en partie 
longitudinales, ou encore réunies en une seule grosse tache commune 
occupant tout le disque (type); élvtres noirs, sauf souvent quelques 
petites taches rougeûtres à l'épaule et vers l'extrémité (var. lugubris 
Roth, var. nov.). — Abyssinie : Tigré (Schimper, coll. du Muséum de 
Paris, un très grand nombre d'exemplaires). 


O. Heynei Lansberge, 1887, in Notes from the Leyd. Mus., IX, 
p. 108, décrit de la Somalie (Heyne) — rufobasalis Fairmaire, août 
1887, in Ann. Soc. Ent. Fr., 1887, p. 113, décrit de la Somalie du 
Sud : Gelidi (Revoil). — Sud de la Somalie : Gelidi (Revoil, type de 
Fairmaire), Ouebi (Revoil, coll. du Muséum de Paris); Afrique orien- 
tale allemande : Kilima-Ndjaro (R. P. Leroy, coll. R. Oberthür), Ta- 
bora (Sacleux, coll. du Muséum de Paris). 


O. liberianus Lansberge, 1883, in Notes from the Leyd. Mus., V, 
p. 15, décrit de Liberia. — Cette espèce est voisine du rufobasalis 
Fairm, (1. € }, mais bien reconnaissable à son prothorax d'un testacé 
rougeàtre métallique, ordinairement avec la base plus ou moins large- 
ment noire ou brune, ses élytres d'un brun de poix, son pygidium 
ordinairement d’un testacé rougeàtre, rarement brun. Contrairement à 
ce qu'indique là description, le prothorax est non ponctué mais gra- 
nulé. Van Lansberge n’a décrit que la © qui à deux carènes sur la tête, 
la postérieure plus ou moins élevée verticalement en lame, et deux tu- 
bercules bien séparés sur le devant du prothorax ; les & peu dévelop- 
pés ne diffèrent guère des © que par la lame du vertex souvent élevée 
en une petite corne. Chez les & bien développés le front n’a pas de 
carène, le vertex à une lame longue et étroite, inclinée en arrière, et 
prolongée en corne dans son milieu, le devant du prothorax n’a pas de 
tubercules, mais seulement une profonde impression médiane. Long. 
8,5-10 mill. — Liberia (type de Lansberge, coll. R. Oberthür), Came- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 177 


roun (Coll. H. W. Bates => R. Oberthür), Gabon (id.); Congo espagnol : 
Benito (Guiral, coll. du Muséum de Paris). 


OÔ. natalicus n. Sp. — Subnilidus; niger, saepius capite protho- 
raceque coeruleo-nigris, elytris fusco-nigris ; supra brevissime flavo-pu- 
bescens. Capite tenuiter punctulato, nonnullis punctis magnis ad latera 
sparsis, feminae clypeo rugoso ; clypeo subtruncalo aut vix subsinuato, 
interdum rotundato ; fronte arcuatim, apud marem saepius indistincte 
carinala: vertice apud marem lamina aut longa, reclinata et in cornu 
producta, aut breviore, erecta, apice rotundata, apud feminam carina 
simplici, inter oculorum margines posticos instructo. Prothorace sub- 
dense granulato, antice valide bituberculato vel apud maren saepius 
medio depresso; lateribus postice valde sinuatis; basi marginata. Ely- 
bris subtenuiter striatis; intervallis planis, ad suturam parce, ad la- 
tera densius granulatis, granulis fere uniformitler modice magnis. Py- 
gidio asperato-punctato. — Long. 7,5 -9,5 mill. 


Médiocrement brillant; d’un noir presque toujours plus ou moins 
bleuâtre sur la tête et le prothorax, brunätre sur les élytres; massue 
des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à très 
courte pubescence jaune. Épistome un peu tronqué en devant ou va- 
euement subsinué, parlois arrondi; joues peu saillantes, formant en 
dehors une courbe peu prononcée, puis légèrement sinuées à leur 
partie postérieure; front sans carène ou avec une carène peu accusée 
g, avec une assez forte carène arquée atteignant la suture des joues @ ; 
vertex avec une lame située entre les bords postérieurs des yeux et 
occupant au moins la moitié de leur intervalle, tantôt longue, inclinée 
en arriere, et prolongée en corne dans son milieu, tantôt courte, 
dressée, et arrondie à son bord supérieur, G; vertex avec une carène 
assez longue, mais n’atteignant pas tout à fait les yeux et située entre 
leurs bords postérieurs, presque droite à son bord supérieur et un 
peu arrondie à ses extrémités, © ; la tête finement pointillée, et avec de 
gros points épars sur les côtés de l’épistome , les joues et les tempes, 
sauf le front G souvent presque lisse, l’épistome © garni de rides 
transverses. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs large- 
ment arrondis: les côtés fortement sinués près de ces angles, en ligne 
presque droite ou très peu arquée entre le milieu et les angles anté- 
rieurs; assez souvent la moitié postérieure avec un très léger sillon 
longitudinal médian; le devant avec une dépression médiane & à longue 
lame céphalique, ou avec deux tubercules complètement séparés et 
souvent très gros G à courte lame céphalique et ©; toute la surface 
garnie d'assez gros granules assez serrés, sauf de chaque côté un es- 

Ann. SOC. Ent. Fr., LXxI, 4902. 12 


178 H. D'ORBIGNY. 


pace lisse ou presque lisse au-dessus des angles postérieurs, la dépres- 
sion ou parfois la déclivité antérieure à ponctuation fine. Élytres plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries assez fines; in- 
terstries plans, garnis de granules écartés sur les premiers interstries, 
devenant graduellement serrés sur les côtés, et tous à peu près unifor- 
mément assez gros. Pygidium à ponctuation granuleuse ou ràpeuse, 
uniforme et assez serrée; la carène de la base formant dans le milieu 
un angle assez prononcé. — Natal (D' Ch. Martin) : Durban (ma coll.) ; 
Fransvaal : Makapan près de Pietersburg (E. Simon, coll. Ch. Martin). 


Très voisin du rufobasalis Fairmaire (1. c.), qui en diffère par les 
élytres tachés de rouge à la base et ordinairement avant l'extrémité, 
les granules des élytres fins sur les premiers interstries, devenant 
sraduellement plus gros sur les côtés, le front à ponctuation beaucoup 
plus forte, sauf chez les & à lame céphalique très développée. 


Également voisin du Sehaufussi Harold (1867, Col. Heîte, II, p. 43), 
décrit de lAbyssinie, et qui a la même coloration, mais en diffère par 
les élvtres plus larges et beaucoup plus longs, à interstries presque 
lisses, sauf vers les côtés, le disque du prothorax à granules beaucoup 
plus écartés. J'ai vu dans la collection du Muséum de Paris de nom- 
breux exemplaires du Schaufussi provenant d’Abyssinie (Schimper). 


Ô. flexicornis n. sp. — Parum nitidus, niger, interdum capite et 
partim prothoracis parte antica subaeneo-nigris, supra brevissime flaro- 
pubescens. Capite punctulato, paucis punctis magnis in genis intermixr- 
tis, feminae clypeo rugoso; clypeo exæciso: apud marem fronte haud 
carinata, vertice lamina angustula, basi leviter reclinata et utrinque 
angulosa, dein flexa, suberecta et in cornu producta, armato; apud 
feminam fronte arcuatim carinata, vertice carina elevata et longula, 
subrecta, fere inter oculorum margines posticos sita, instructo. Protho- 
race mediocriter asperato-punctato, antice et ad latera granulato, antice 
valide bituberculato; lateribus postice leviter sinuatis ; basi marginata. 
Elytris late striatis; intervallis planis, ad suturam sparsim ac tenui- 
ter, ad latera densius ac paulo evidentius granulatis. Pygidio parum 
dense granulato-punctato. — Long. 7-8 mill. 


Peu brillant ; noir, parfois la tête et en partie le devant du prothorax 
à léger reflet bronzé; massue des antennes d’un testacé clair. Tête, 
prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence jaune. Épi- 
stome assez largement échancré en devant; joues peu saillantes et ar- 
rondies; front sans carène G, avec une Carène arquée atteignant la 
suture des joues $; vertex avec une lame assez étroite, n’atteignant 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 179 
pas à beaucoup près les yeux et située entre leurs bords postérieurs, 
un peu inclinée en arrière et anguleuse de chaque côté près de sa base, 
puis redressée et prolongée dans son milieu en une assez longue 
corne, d'; vertex avec une forte carène simple et à peu près droite, 
assez longue, mais n’atteignant pas les veux et située un peu en avant 
de leur bord postérieur, @ ; toute la tête finement ponctuée, en outre 
les joues avec quelques très gros points, l’épistome © plus ou moins 
rugueux. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs très lar- 
gement arrondis et presque nuls; les côtés légèrement sinués près de 
ces angles, faiblement arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; 
la ligne médiane tout au plus avec une très légère trace de sillon lon- 
gitudinal sur la moitié postérieure; le devant avec deux gros tuber- 
cules complètement séparés; le disque à ponctuation räpeuse médio- 
crement grosse et médiocrement serrée, se transformant en granules 
sur le devant et les côtés. Élytres à peine plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries larges ; interstries plans, garnis de gra- 
nules fins et très épars sur les premiers interstries, devenant graduel- 
lement plus serrés et un peu plus gros sur les côtés. Pygidium à ponc- 
tuation granuleuse peu serrée; la carène de la base presque en arc de 
cercle. — Côte d'Or : Accra (coll. H. W. Bates > R. Oberthür). 

Diffère du natalicus n. sp. principalement par sa couleur noire, l’é- 
pistome nettement échancré, le disque du prothorax non granulé mais 
à ponctuation ràpeuse. 


O6. Dbimarginatus n, Sp. — Subnilidus ; obscure cupreus vel aeneo- 
viridis, elytris pygidioque obscurioribus ; supra glaber, prothoracis ely- 
trorumque lateribus ac pygidio breviter flavo-pubescentibus. Capite punc- 
tatovel punctulatoantice aut in medio plus minusve rugoso,non carinato, 
inter oculorum margines posticos lamina leviter reclinata, nunc longula, 
subquadrata et medio in cornu producta, nmunc breviore et subrotun- 
data, instructo; clypeo producto, apice angusto, reflexo et truncato. 
Prothorace granulato, in disco subfortiter ac subdense, postice fere sim- 
pliciter, antice aspere punctato, antice carina transversa, interdum in- 
terrupta, instructo; lateribus postice sinuatis ; basi marginata et utbrin- 
que secundum marginem basalem tenuiter carinata. Elytris late striates ; 
intervallis planis, ad suturam tenuissime et parce, ad latera multo evi- 
dentius et densius granulatis. Pygidio granulato vel granulato-punctato. 
— Long. 8-10,5 mill. 

Assez brillant; d’un cuivreux rougetre obscur, ou d’un vert foncé 
et ordinairement plus ou moins bronzé, avec les élytres, le pygidium, 
le dessous du corps et les pattes plus foncés; massue des antennes tes- 


180 H. D'ORBIGNY. 


tacée. Dessus glabre, sauf les côtés du prothorax, les côtés des élytres 
etle pygidium à courte pubescence jaune. Épistome prolongé en avant, 
étroit et relevé à son bord antérieur qui est tronqué; joues assez sail- 
lantes, formant en dehors un angle obtus un peu arrondi à son sommet, 
puis rétrécies en ligne droite depuis cet angle jusque tout près du bord 
postérieur de l’œil; tête sans carènes, avec seulement une petite lame 
située sur le vertex entre les bords postérieurs des yeux et n’attei- 
gnant pas à beaucoup près les yeux, légèrement inclinée en arrière, 
tantôt assez longue, à côtés parallèles, puis se rétrécissant et se termi- 
nant en corne dans son milieu, tantôt, chez les petits exemplaires, peu 
élevée et se terminant en ogive; toute la tête assez variablement ponc- 
tuée ou pointillée, ordinairement avec de fines rides transverses plus 
ou moins nombreuses sur la moitié antérieure ou seulement vers le 
milieu. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs largement 
arrondis; les côtés nettement sinués près de ces angles, légèrement 
arrondis ou en ligne presque droite entre le milieu et les angles anté- 
rieurs ; assez souvent le tiers postérieur avec une très légère impression 
longitudinale médiane; la base ayant de chaque côté une fine carène 
parallèle au rebord basilaire et très rapprochée de lui, un peu crénelée 
par une rangée de très gros points profonds situés entre le rebord et 
la carène ; le devant avec une carène en arc renversé, souvent un peu 
interrompue dans son milieu, ordinairement bien accusée et occupant 
environ le tiers de la largeur, parfois, chez les petits exemplaires, plus 
courte et à peine accusée, la partie antérieure brusquement déclive en 
avant de la carène; le disque à ponctuation assez grosse et assez serrée, 
simple ou légèrement râpeuse sur la moitié postérieure, devenant net- 
tement ràpeuse ou se transformant en granules sur le devant, les côtés 
granulés, la partie déclive du devant finement ponctuée. Élytres un 
peu plus larges que le prothorax, très arrondis latéralement; stries 
larges ; interstries plans, garnis de granules très fins et écartés sur les 
premiers interstries, devenant graduellement beaucoup plus gros et 
plus serrés sur les côtés. Pygidium garni de granules ou de points gra- 
nuleux médiocrement serrés. Métasternum entièrement ponctué, avec 
un sillon longitudinal occupant la majeure partie de la longueur sans 
atteindre ni la base ni l’extrémité. Dessous des cuisses intermédiaires 
et postérieures entièrement garni d’une ponctuation assez serrée, COM- 
posée de points assez gros, mélangés de points beaucoup plus petits. — 
Sierra-Leone : Freetown (A. Mocquerys, coll. R. Oberthür): Liberia 
(coll. Harold > R. Oberthür), Congo français (Thollon, coll. du Mu- 
séum de Paris). 

Ressemble au naso Fâhræus (1857, apud Boheman, Ins. Caffr., IH, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 181 


p. 271), décrit des bords du fleuve Orange, mais cette espèce ayant le 
prothorax uniformément couvert d’une grosse ponctuation complète- 
ment simple, appartient à la 2° division et non à la 6°; elle diffère en- 
core du bimarginatus par la base du prothorax sans carène parallèle 
au rebord basilaire, les interstries des élytres à ponctuation râpeuse, le 
pygidium à ponctuation simple. 


O. laminidorsis n. Sp. — Subnitidus, obscure aeneo-viridis, 
elytris  pygidioque obscurioribus; supra glaber, prothoracis elytro- 
rumque lateribus ac pygidio breviter flavo-pubescentibus. Capite con- 
fertim punctato, haud carinato, inter oculos transversim depresso, post 
oculos lamina parva, triangulari, erecta, instructo; clypeo producto, 
apice angusto, reflero et truncato. Prothorace granulato, in disci dimi- 
dio posteriore fortiter ac dense asperato-punctato, fere in disci medio 
lamina transversa, erecta, rotundata vel triangulari, armato; lateribus 
postice valde sinuatis : basi marginata et utrinque secundum marginem 
basalem tenuiter carinata. Elytris late striatis ; intervallis planis, ad 
suturam subtenuiter et parce, ad latera evidentius et densius granulats. 
Pygidio dense granulato. — Long. 11-43,5 mill. 

Médioerement brillant; d’un vert bronzé obscur, avec les élytres, le 
pygidium et l'abdomen plus foncés; massue des antennes noire. Des- 
sus glabre, sauf les côtés des élytres, leur extrémité et le pygidium à 
très courte pubescence jaune. Épistome prolongé en avant, étroit et 
relevé à son sommet qui est tronqué; joues assez saillantes, formant 
en dehors un angle obtus légèrement arrondi; tête sans carènes, avec 
une petite lame triangulaire dressée verticalement, située en arrière 
du bord postérieur des veux et n’occupant pas plus du tiers ou de la 
moitié de leur intervalle, cette lame immédiatement précédée d’une 
profonde dépression en ovale transverse, située entre les yeux etayant 
la même largeur que la lame; toute la tête à ponctuation très serrée, 
assez Îorte et un peu rugueuse, sauf la dépression presque lisse. Pro- 
thorax rebordé à la base; les angles postérieurs arrondis ; les côtés 
fortement sinués près de ces angles, à peine arrondis entre le milieu 
et les angles antérieurs: la partie postérieure avec une légère impres- 
sion longitudinale médiane ; la base ayant de chaque côté une fine ca- 
rène parallèle au rebord basilaire et très rapprochée de lui, un peu 
crénelée par une rangée de très gros points situés entre le rebord et 
la carène ; le disque avec une forte lame dressée et un peu inclinée en 
avant, arrondie ou subtriangulaire, située au milieu ou très peu en 
avant du milieu, et occupant le tiers ou le quart de la largeur ; la moi- 
tié postérieure du disque à grosse ponctuation râpeuse et serrée, se 


182 H. D'ORBIGNY. 


transformant en granules sur le reste de la surface, les granules fins 
en devant, assez gros sur les côtés. Élytres plus larges que le protho- 
rax, très arrondis latéralement; stries larges; interstries plans, garnis 
de granules assez fins et écartés sur les premiers interstries, devenant 
eraduellement gros etserrés sur les côtés; la carène de la base presque 
en arc de cercle. Métasternum entièrement ponetué, avec un sillon lon- 
gitudinal médian très profond en arrière. Dessous des cuisses intermé- 
diaires et postérieures entièrement garni d’une ponctuation serrée, com- 
posée de points assez gros, mélangés de points beaucoup plus petits. — 
Alrique orientale allemande : Tabora dans l’Ounyanyembe (Sacleux, 
coll. du Muséum de Paris). 

Très voisin du bémarginatus n. sp, dont il diffère principalement 
par la forte lame située vers le milieu du prothorax, la profonde dé- 
pression en ovale transverse qui précède la lame de la tête, la massue 
des antennes noire, la taille plus grande. 


O6. undaticeps n. Sp. — Subnitidus; capite prothoraceque obscure 
cupreo-aeneis, interdum viridi-aeneis, elytris nigris, saepius ad humeros 
vix distincte fusco-rufo notatis, pyqidio aeneo-nigro vel viridi-nigro; 
supra glaber, prothoracis elytrorumque lateribus ac pygidio breviter flavo- 
pubescentibus. Capite ad apicem rugose, in medio dense, postice sparsim 
punctulalo, punctis majoribus in genis intermixtis, haud carinato, inter 
oculos transversim depresso, inter oculorum margines posticos lamina 
parva, triangulari, erecta, instructo ; clypeo saepius leviter producto, 
apice angusto et sinuato vel truncato. Prothorace granulato, in disci di- 
inidio posteriore fortiter ac subdense, basi simpliciter, ceterum aspere 
punctato, antice nunc transversüm leviter bicalloso, nunc simplici ; late- 
ribus postice sinuatis; basi marginata. Elytris late striatis; intervallis 
planis, ad suturam tenuissime et sparsim, ad latera multo evidentius 
et densius granulatis. Pygidio granulato. — Long. 7,5 -9 mill. 

Assez brillant ; tête et prothorax d’un bronzé rougeätre obscur, ou 
parfois d’un bronzé verdàtre; élytres noirs, le plus souvent très va- 
guement tachés de brun rougeâtre obscur près de l'épaule; pygidium, 
dessous du corps et pattes d’un noir plus ou moins bronzé ou verdà- 
tre; massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf les côtés du 
prothorax, les côtés des élytres et le pygidium à courte pubescence 
jaunâtre. Épistome souvent un peu prolongé en avant, étroit à son bord 
antérieur qui est ordinairement plus ou moins sinué, parfois tronqué ; 
joues assez saillantes, formant en dehors un angle obtus arrondi à 
son sommet, puis rétrécies en ligne droite depuis cet angle jusqu’au 
bord postérieur de l'œil; tête sans carènes, avec seulement une petite 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 183 


lame triangulaire, assez étroite et dressée, située sur le vertex entre 
les bords postérieurs des yeux, cette lame précédée d’une forte dépres- 
sion transverse s'étendant jusqu'aux yeux; les joues garnies de gros 
points mélangés de points fins, le reste de la tête finement ponctué, 
cette ponctuation serrée et plus ou moins mélangée de fines rides sur 
l'épistome et le milieu du front, très éparse et nullement rugueuse sur 
les tempes et la dépression. Prothorax rebordé à la base; les angles 
postérieurs arrondis ou très obtus; les côtés nettement sinués près de 
ces angles, légèrement arrondis entre le milieu et les angle antérieurs ; 
le tiers postérieur environ avec un léger sillon longitudinal médian ; 
le devant tantôt avec deux petites callosités un peu transverses et assez 
éloignées l’une de l’autre, tantôt sans saillies ni dépressions ; la moitié 
postérieure du disque à grosse ponctuation assez serrée, simple à la 
base, râpeuse vers le milieu, le devant et les côtés granulés, sauf sou- 
vent la partie déclive du devant à ponctuation fine et éparse dans le 
milieu. Élytres plus larges quele prothorax, fortement arrondis latéra- 
lement ; stries larges ; interstries plans, garnis de granules extrêmement 
fins et très épars sur les premiers interstries, devenant graduellement 
beaucoup plus gros et plus serrés sur les côtés. Pygidium garni de 
granulations assez serrées; la carène de la base à peine anguleuse 
dans le milieu, ou presque en arc de cercle. Métasternum et dessous 
des cuisses intermédiaires et postérieures entièrement à ponctuation 
uniforme, assez grosse et assez serrée; le métasternum avec un sillon 
longitudinal occupant la majeure partie de la longueur. — Sud de lA- 
rique orientale anglaise : Teita (coll. H. W. Bates => R. Oberthür); 
Afrique orientale allemande : Neourou (R. P. Leroy, coll. R. Oberthür), 
Tabora (R. P. Hauttecœur, id.; Sacleux, coll. du Muséum de Paris). 


Voisin du bimarginatus n. sp. et du laminidorsis n. sp. dont il dif- 
fère principalement par la base du prothorax sans carène parallèle au 
rebord, la tête déprimée transversalement sur toute la largeur entre les 
yeux, tandis que chez le bimarginatus elle n’est pas déprimée, chez le 
laminidorsis elle a une dépression ovale n’atteignant pas les yeux; en 
outre, ce dernier est plus grand et bien distinct par la lame située vers 
le milieu du prothorax. 


D’après la description, le pinguis Gerstæcker (1871, apud Wiegm., 
Arch. f. Naturg., XXX VIE, 1, p. 50), décrit de Zanzibar, parait différer 
de l’undaticeps par la taille beaucoup plus grande (12-13,5 mill.) et 
la tôte sans dépression transverse, du laminidorsis par le prothorax 
ayant près du bord antérieur deux calus transverses; il parait se rap- 
procher davantage du bimarginatus, mais il est beaucoup plus grand. 


18% H. D'ORBIGNY. 


L'O.rufocastaneus Fairmaire (1887, in Ann. Soc. Ent. Fr., 1887, 
p. 112), décrit de l'Afrique orientale allemande : Mpouapoua (Revoil), et 
dont j'ai vu le {ype dans la collection du Muséum de Paris, est entière- 
ment d’un brun rouge clair: à part sa coloration il ne diffère de l’unda- 
ticeps que par les joues un peu plus arrondies, les élytres à interstries 
subconvexes, les premiers interstries lisses, sauf un très fin pointillé. 


O6. ahenicolis D. Sp. — Nitidulus: niger, capite prothoraceque 
aeneis ; supra breviter flavo-pubescens, prothorace utrinque longius fas- 
ciculato. Capite subtiliter punctato : clypeo producto, apice apud marem 
subtruncato, apud feminam exciso; vertice carina brevi, inter vel paulo 
post oculorum margines anticos sita, apud marem interrupta, apud fe- 
minam integra, instructo. Prothorace in disco toto simpliciter ac dense 
punctato, punctis valde inaequalibus, ad latera minus dense granulato ; 
lateribus postice sinuatis ; basi subtilissime marginata. Elytris late 
striatis; intervallis planis, in dorso tenuiter et parum dense, ad latera 
paulo evidentius et densius granulatis. Pygidio subtiliter parce granu- 
lato. — Long. 7-9 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax bronzés; élytres noirs, avec le bord 
sutural cuivreux:; pygidium, dessous du corps et pattes noirs; massue 
des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte 
pubescence jaunâtre, le prothorax ayant de chaque côté une touffe de 
poils brunätres assez longs, située vers le tiers postérieur un peu en 
dedans des angles postérieurs. Épistome prolongé en avant, relevé en 
pointe tronquée et un peu arrondie G, moins prolongé en avant, non 
relevé, étroitement incisé en devant et légèrement bidenté 9; joues 
médiocrement saillantes, formant en dehors un angle obtus très légè- 
rement arrondi à son sommet; tête avec une seule carène occupant 
environ la moitié de l'intervalle des yeux: cette carène très fine, inter- 
rompue dans son milieu et située un peu en arrière du bord antérieur 
des yeux G, plus forte, non interrompue, presque droite et située 
entre les bords antérieurs des yeux ©; toute la tête à ponctuation 
fine et simple, assez serrée sur le front, écartée sur lépistome, 
surtout en devant &G, serrée sur le front et sur l’épistome, sauf 
le devant garni de fines rides transverses ©. Prothorax très fine- 
ment et peu visiblement rebordé à la base; les angles postérieurs 
bien accusés; les côtés fortement sinués près de ces angles, en 
ligne presque droite ou un peu arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs; le tiers postérieur avec un très léger sillon longitudinal 
médian ; le devant sans saillie ni dépression, ou parfois & à peine gib- 
beux dans le milieu; toute la longueur du disque à ponctuation serrée 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 185 


et simple, composée de points assez gros, mélangés de points plus 
fins, les côtés moins densément granulés. Élytres plus larges que le 
prothorax, arrondis latéralement; stries larges ; interstries plans, gar- 
nis de fins granules irrégulièrement disposés et peu serrés, devenant 
un peu plus gros et plus serrés sur les côtés. Pygidium garni de très 
fins granules assez écartés ; la carène de la base formant dans le milieu 
un angle peu prononcé. — Cameroun : Johann-Albrechts Hôhe (L. 
Conradt, coll. R. Oberthür), Lolodorf (id.). 

Voisin du bimarginatus n. sp. et de l’undaticeps n. sp., mais bien 
distinct par le disque du prothorax entièrement à ponctuation simple et 
serrée, composée de points très inégaux, la tête avec une simple ca- 
rène souvent interrompue. 


0. gibbifrons n. sp. — Subnitidus ; capite prothoraceque subae- 
neo-viridibus ; elytris nigris, utrinque macula magna, rufo-testacea, ab 
humero oblique retrorsum extensa, et altera ante apicem, notatis ; pygt- 
dio fusco-rufo; supra glaber, prothoracis lateribus, elytris ac pygidio 
brevissime et parce flavo-pubescentibus. Capite brevi, subtiliter, ad la- 
tera fortius punctato, antice subrugoso, apice anguste subsinuato, paulo 
post medium leviter gibboso, inter oculos transversim depresso, paulo 
post oculos medio lamina parva, triangulari, erecta, armato. Protho- 
race in disci dimidio posteriore simpliciter, fortiter ac dense punctato, 
antice et ad latera granulato; lateribus postice sinuatis ; basi marginata. 
Elytris late striatis ; intervallis fere planis,ad suturam parce, ad latera 
densius, aequaliter granulatis. Pygidio simpliciter ac fortiter punc- 
tato. — Long. 6 mill. 

Assez brillant; tête et prothorax d’un vert légèrement bronzé, avec 
le bord antérieur de l’épistome et des joues largement rougeûtre : ély- 
tres noirs, chacun avec une assez grande tache oblique, d'un testacé 
rougetre, partant de l'épaule, atteignant le 3° interstrie et presque le 
milieu de la longueur, en outre avec une autre tache avant extrémité ; 
pygidium d’un brun rougeâtre obscur, dessous du corps d’un noir bru- 
nâtre, pattes d’un brun rougeàtre, massue des antennes d’un testacé 
brunâtre. Tête et disque du prothorax glabres, côtés du prothorax, 
élytres et pygidium à pubescence jaunâtre, très courte et rare. Tête 
notablement plus large que longue ; épistome étroitement et légèrement 
sinué à son bord antérieur ; joues assez saillantes, formant en dehors 
un angle obtus très prononcé et à sommet légèrement arrondi; front 
sans carène, avec seulement une très légère gibbosité située un peu en 
arrière du milieu de la tête, et suivie d’une dépression transverse si- 
tuée entre les yeux; vertex avec une petite lame triangulaire, dressée 


186 H. D'ORBIGNY. 


verticalement, n’atteignant pas les yeux et située un peu en arrière de 
leur bord postérieur; toute la tête à ponctuation simple et médiocre- 
ment serrée, très fine dans le milieu, plus forte sur le reste de la sur- 
face, sauf le devant de l’épistome avec quelques fines rides près de ses 
bords, la dépression presque lisse. Prothorax convexe, rebordé à Ja 
base; les angles postérieurs très obtus et peu accusés; les côtés assez 
fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les an- 
gles antérieurs; le tiers postérieur avec un faible sillon longitudinal 
médian; le devant sans saillie ni dépression ; la moitié postérieure du 
disque à grosse ponctuation serrée, simple, profonde, ombiliquée et 
régulière, cette ponctuation devenant graduellement râpeuse puis se 
transformant en granules sur le devant et les côtés. Élytres notable- 
ment plus larges que le prothorax, très arrondis latéralement; stries 
très larges ; interstries à peu près plans, garnis de granules uniformé- 
ment assez gros, mais assez espacés sur les premiers interstries, plus 
serrés sur les côtés. Pygidium à grosse ponctuation régulière, simple, 
ombiliquée et médiocrement serrée; la carène de la base presque en 
are de cercle, à peine anguleuse dans le milieu. — État du Congo : 
région de Mpala à l’ouest du lac Tanganyika (R. P. Guillemé, coll. R. 
Oberthür, un seul exemplaire). 

Remarquable par la grosse ponctuation serrée du prothorax et par 
les taches des élytres. Sa tête avec une dépression transverse et une 
petite lame triangulaire rappelle beaucoup celle de l’undaticeps n. sp. 


O0. rubricatus n. sp. — Nitidus; capite prothoraceque aeneo-vi- 
ridibus ; elytris nigris, utrinque macula magna, rufo-testacea, ab hu- 
mero retrorsum oblique extensa, et altera apicali, notatis ;: pygidio viri- 
dinigro; supra glaber, prothoracis elytrorumque lateribus ac pygidio 
breviter flavo-pubescentibus. Capite brevi, subtiliter punctato, antice 
rugoso, apice profunde eæciso et bidentato, inter oculos transversim de- 
presso, inter oculorum margines posticos lamina parva, triangulari, 
erecla, armato. Prothorace in disco toto simpliciter ac parum dense, in 
dimidio posteriore subfortiter, antice subtilius punctato, ad latera gra- 
nulato-punctato; lateribus postice valde sinuatis ; basi marginata. Ely- 
tris late striatis, intervallis ad latera subconvexis, ad suturam sparsim, 
tenuiter ac fere simpliciter, ad latera densius, fortius atque aspere 
punclatis. Pygidio parum fortiter granulato. — Long. 6,6-7,5 mill. 

Brillant ; tête et prothorax d’un vert à reflets bronzés ; élytres noirs, 
avec la suture bronzée, chacun avec une assez grande tache subtriangu- 
laire, d’un testacé rougeûtre, partant de l'épaule et s'étendant jusque 
sur le 4° interstrie, et une autre grande tache transverse, apicale ou 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 187 


subapicale ; pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir verdàtre, 
sauf les pattes en partie d’un brun rougeâtre; massue des antennes 
testacée. Dessus glabre, sauf les côtés du prothorax, les côtés des ély- 
tres et le pygidium à courte pubescence jaune. Tête notablement plus 
large que longue; épistome étroit en devant et profondément échancré, 
ses angles antérieurs formant une dent arrondie ; joues assez saillantes, 
formant en dehors un angle obtus à sommet arrondi; front sans 
trace de carène, un peu convexe dans le milieu; vertex avec une pro- 
fonde dépression transverse, située entre les milieux des yeux, et 
une petite lame triangulaire, dressée verticalement, tronquée ou ar- 
rondie à son sommet, m’atteignant pas les yeux et située entre leurs 
bords postérieurs; le devant de l’épistome garni de fines rides trans- 
verses, le reste de la tête à ponctuation fine et serrée dans le milieu, 
un peu moins fine et écartée sur les joues et sur les tempes, nulle dans 
la dépression. Prothorax peu convexe, rebordé à la base; les angles 
postérieurs obtus mais bien accusés; les côtés fortement sinués près 
de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la 
moitié postérieure avec un sillon longitudinal médian bien prononcé ; 
le devant sans saillie ni dépression; toute la longueur du disque à 
ponctuation simple, peu serrée et un peu inégalement répartie, les 
points assez gros sur la moitié postérieure, plus fins en devant, les 
côtés à ponctuation granuleuse. Élytres beaucoup plus larges que le 
prothorax, arrondis latéralement; stries larges ; interstries subconvexes 
sur les côtés, garnis de points très fins, presque simples et très écartés 
vers la suture, devenant graduellement beaucoup plus gros, ràpeux 
ou granuleux et plus serrés vers les côtés. Pygidium à ponctuation 
très médiocrement grosse, assez serrée et un peu granuleuse; la Ca- 
rène de la base presque en arc de cercle. — Abyssinie (Schimper, 
coll. du Muséum de Paris). 

Ressemble au gibbifrons n. sp., mais en diffère par l’épistome bien 
plus profondément échancré, le disque du prothorax moins convexe, à 
ponctuation beaucoup moins serrée, moins grosse, moins régulière, les 
premiers interstries des élytres garnis de points très fins, très espacés 
et presque simples, la ponctuation du pygidium plus fine, moins ré- 
gulière, plus serrée et un peu granuleuse. 


0. vultuosus (Buquet apud Deij., Cat.) n. sp. — Nitidus; capite 
prothoraceque cupreo-viridibus, elytris rufo-testaceis, praesertim basi 
atque ad suturam virescentibus, pygidio viridi-fusco; supra breviter 
flavo-pubescens. Capite subtiliter punctulato, punctis majoribus ad la- 
tera et postice sparsis, antice rugoso; clypeo apice angusto et leviler 


188 H. D'ORBIGNY. 


exciso ; vertice carina brevi, alta, recta, inter oculos et illorum fere in 
medio sita, instructo, ante carinam transversim subdepresso. Protho- 
race in disco toto simpliciler, fortiter ac regulariter, ad latera aspere 
punctato; lateribus postice sinuatis ; basi marginata. Elytris late stria 
tis: intervallis fere planis, biseriatim granulatis. Pygidio subdense 
punctato. — Long. 4,5-5 mill. 

Brillant; tête et prothorax d’un vert cuivreux; élytres d’un testacé 
rougeàtre, à reflet vert métallique plus prononcé vers la suture et vers 
la base ; pygidium, dessous du corps et pattes d’un brun plus ou moins 
foncé et à reflet vert, sauf une partie des pattes d’un brun rougeûtre 
plus clair; massue des antennes testacée. Prothorax, élytres et pygi- 
dium à courte pubescence jaune, Épistome étroit en devant, légère- 
ment incisé à son bord antérieur ; joues médiocrement saillantes, for- 
mant en dehors un angle obtus à sommet arrondi; tête avec une 
seule carène droite, courte mais assez élevée, située à peu près entre 
les milieux des yeux et occupant environ la moitié de leur intervalle, 
cette carène précédée d’une légère dépression transverse; toute la sur- 
face finement pointillée, avec quelques gros points simples sur les côtés 
et en arrière. Prothorax rebordé à la base ; les angles postérieurs obtus 
et souvent arrondis: les côtés nettement sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; au moins le tiers pos- 
térieur avec une impression longitudinale médiane assez accusée: le 
devant sans saillie ni dépression; tout le disque, depuis la base jus- 
qu'au bord antérieur, à ponctuation simple, régulière, assez grosse 
et médiocrement serrée, la ponctuation devenant graduellement räpeuse 
sur les côtés. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis latérale- 
ment; stries assez larges ; interstries presque plans, garnis de granules 
en majeure partie disposés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation 
assez serrée ; la carène de la base en arc de cercle. — Sénégal (coll. 
Dejean > van Lansherge > R. Oberthür), Haute-Gambie (E. Laglaize, 
coll. R. Oberthür). 

Assez voisin du gébbifrons n. sp. et du rubricatus n. sp., mais plus 
petit, et très distinct de ces deux espèces par les élytres autrement co- 
lorés, la ponctuation du prothorax moins serrée que chezle gébbifrons, 
plus grosse que chez le rubricatus. 


Ô. viridicatus (Buquet apud Dej., Cat.) n. sp. — Nitidulus ; 
capite prothoraceque obscure viridibus vel cupreis aut viridi-cupreis, 
elytris nigris vel fuscis, saepius virescentibus, pygidio nigro; supra 
brevissime flavo-pubescens. Capite subtiliter, ad latera fortius punctato, 
antice apud marem anguste, apud feminam late rugoso; clypeo profunde 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 189 


eæciso : vertice carina brevi, valida, fere recta, inter oculorum margines 
anticos sita, instructo. Prothorace granulato, in disci dimidio posteriore 
simpliciter aut vix aspere, fortiter ac subdense punctato, punctis minu- 
tis praesertim in medio intermixtis ; lateribus postice valde sinuatis ; 
basi marginata. Elytris late striatis; intervallis subconvexis, irregqula- 
riter biseriatim vel triseriatim gramulatis. Pygidio confertim fortiter 
punetato. — Long. 5-6,5 mil. 

Médiocrement brillant; tête et prothorax d’un vert un peu obscur, 
ou d’un cuivreux obscur souvent à reflets verts; élytres noirs ou 
bruns, souvent à reflet verdâtre; pygidium noir; dessous du corps el 
pattes noirs ou bruns ; massue des antennes testacée. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à très courte pubescence jaunâtre. Épistome pro- 
fondément incisé en devant, ses angles antérieurs formant ordinaire- 
ment une petite dent arrondie ; joues médiocrement saillantes, formant 
en dehors un angle obtus à sommet arrondi; tête avec une seule 
carène courte mais assez élevée, presque droite, située entre les bords 
antérieurs des yeux et occupant un peu plus du tiers de leur inter- 
valle ; la tête, en avant de la carène, finement et régulièrement ponetuée 
sauî le devant de l’épistome avec de fines rides transverses G,entière- 
ment garnie de rides transverses sauf un étroit espace ponctué contre 
la carène 9, le reste de la tête à ponctuation fine et éparse, avec de 
oros points rugueux sur les joues et de gros points simples sur les 
tempes. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs bien accu- 
sés; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs ; le tiers postérieur ou la moitié avec 
un sillon longitudinal médian assez prononcé; le devant sans saillie ni 
dépression ; la moitié postérieure du disque à grosse ponctuation simple 
ou à peine ràpeuse, ombiliquée, assez serrée, et mélangée de points 
fins, au moins sur le milieu du disque, cette ponctuation se transfor- 
mant en granules sur le devant et largement sur les côtés. Élytres plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement: stries larges ; inter- 
stries subconvexes, avec deux ou trois rangées irrégulières de gra- 
nules. Pygidium à grosse ponctuation serrée ; la carène de la base en 
arc de cercle. — Sénégal (coll. Dejean => van Lansherge = R. Ober- 
thür) : St-Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür), Mekké (coll. Bu- 
enion) ; Niger : entre Tombouctou et Say (mission Hourst, coll. du 
Muséum de Paris). 

Très voisin du oultuosus n. sp. dont il diffère par les élytres fon- 
cés, le prothorax à ponctuation plus serrée et moins uniforme sur 
le disque, largement granulé sur les côtés, l’épistome plus profondé- 
ment incisé, la taille un peu plus grande. 


190 H. D'ORBIGNY. 


0. ebenicolor n. Sp. — Nitidus, niger ; supra fere glaber, elytro- 
run lateribus apiceque ac pygidio brevissime cinereo-pubescentibus. Ca- 
pite simpliciter ac tenuiter punciato, feminae antice rugoso; clypeo 
producto, apice reflexo et angusto, maris truncato et vix sinuato, femi- 
nae profunde sinuato vel bidentato; fronte haud carinata; vertice inter 
oculos transversim aut utrinque depresso, inter oculorum margines pos- 
ticos lamina parva, erecta, apice truncata vel subrotundata, instructo. 
Prothorace in disco simpliciter et parum dense, antice atque ad latera as- 
pere punctato; lateribus postice valde sinuatis ; basi marginata. Elytris 
late striatis : intervallis subconvexis, ad suturam parce ac tenuiter, ad 
latera densius et paulo evidentius granulatis. Pygidio parum dense 
simpliciter punctato. — Long. 6,5 -7 mil. 


Brillant; d’un noir d’ébène, sauf les pattes parlois légèrement rou- 
geàtres, la massue des antennes testacée. Tête, disque du prothorax 
et région suturale des élytres presque glabres, le reste du prothorax 
et des élytres et le pygidium à très courte pubescence d’un gris jau- 
nâtre. Épistome un peu prolongé en avant, étroit et relevé à son bord 
antérieur qui est tronqué et à peine sinué &, profondément sinué ou 
bidenté 9; joues médiocrement saillantes et presque arrondies; front 
sans carène; vertex avec une petite lame dressée verticalement, assez 
large mais n’atteignant pas à beaucoup près les yeux et située entre 
leurs bords postérieurs, faiblement rétrécie et largement tronquée ou 
un peu arrondie à son sommet, se prolongeant souvent en carène de 
chaque côté jusqu’au bord postérieur de l’œil; la lame assez élevée, la 
tête très légèrement déprimée de chaque côté entre les yeux, entière- 
ment à fine ponctuation simple, peu serrée et régulière, sauf quelques 
points plus gros sur les joues et sur les côtés de l’épistome, G; la lame 
peu élevée, la tête déprimée transversalement entre les yeux sur toute 
la largeur, à fine ponctuation éparse dans la dépression, beaucoup plus 
serrée sur le reste de la surface, en outre l’épistome garni de fines 
rides transverses, les joues avec quelques gros points, 9. Prothorax 
rebordé à Ja base; les angles postérieurs obtus ou un peu arrondis, 
mais bien accusés ; les côtés fortement sinués près de ces angles, arron- 
dis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie postérieure avec 
une légère impression longitudinale médiane ; le devant sans saillie ni 
dépression; tout le disque à ponetuation simple, régulière et peu ser- 
rée, les points assez grands et ombiliqués vers la base, un peu plus 
{ins en devant, la ponctuation devenant finement râpeuse en devant 
sur la partie déclive, fortement râpeuse sur les côtés. Élytres plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries larges; inter- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 191 


stries subconvexes, garnis de granules assez espacés et peu saillants 
sur les premiers interstries, devenant graduellement plus serrés et un 
peu plus saillants sur les côtés. Pygidium aussi long que large G, no- 
tablement plus large que long ©, à grosse ponctuation simple et assez 
serrée; la carène de la base tantôt en arc de cercle, tantôt un peu an- 
guleuse dans le milieu. Métasternum et dessous des cuisses entièrement 
ponctuës. — Afrique orientale allemande (reçu de MM. Staudinger et 
Bang-Haas), Zambèze (Durand, coll. du Muséum de Paris). 

Voisin des espèces précédentes, mais très distinct par sa couleur 
noire, et par le vertex avec une lame tronquée située entre les bords 
postérieurs des yeux. 


O. fasciculiger n. Sp. — Nitidus, niger, supra totus breviter 
cinereo-pubescens, in prothorace utrinque longius fasciculatus. Capite 
uniformiter punctulato, nonnullis punctis majoribus ad latera sparsis, 
clypeo rugoso, producto, apice angusto et truncato; fronte haud cari- 
nata; vertice carina valida, brevi, recta, inter oculorum margines anti- 
cos sita, instructo. Prothorace in disco toto simpliciter ac subdense 
punctato, ad latera antice granulato, postice asperato-punctato; lateri- 
bus postice leviter sinuatis; basi marginata. Elytris late sed parum 
profunde striatis; intervallis planis, dense granulatis. Pygidio confer- 
tim rugoso-punctato. — Long. 5,5 mill. 


Brillant ; entièrement d’un noir d’ébène, sauf la massue des antennes 
d’un testacé obscur. Tête, prothorax, élytres et pygidium à très courte 
pubescence grise, le prothorax avec une petite touffe de poils beau- 
coup plus longs, située de chaque côté vers le tiers postérieur, un peu 
en dedans des angles postérieurs. Épistome un peu prolongé en avant, 
très étroit, tronqué et légèrement relevé à son bord antérieur; joues 
peu saillantes et arrondies; front sans trace de carène; vertex avec 
une forte et courte carène droite, située entre les bords antérieurs des 
yeux et occupant à peine la moitié de leur intervalle; toute la tête à 
ponctuation fine et régulière, avec de fines rides transverses sur lépi- 
stome, quelques gros points sur les joues et sur les tempes. Prothorax 
rebordé à la base; les angles postérieurs largement arrondis; les côtés 
faiblement sinués près de ces angles, brusquement arrondis près des 
angles antérieurs ; la moitié postérieure avec un sillon longitudinal mé- 
dian bien prononcé; le devant sans saillie ni dépression ; toute la lon- 
gueur du disque à ponctuation simple, uniformément assez grosse ct 
assez serrée, sauf le devant à ponctuation un peu plus serrée el mé- 
langée de points plus fins, les côtés à ponctuation ràpeuse se trans- 
formant en granules serrés sur la moitié antérieure, en outre avec une 


192 H. D’ORBIGNY. 


petite série transverse de quelques très gros points serrés et assez lon- 
cuement sétigères, située vers le tiers postérieur, un peu en dedans des 
angles postérieurs. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur 
les côtés : stries très larges mais très superficielles ; interstries plans, 
garnis de granules serrés. Pygidium à ponctuation serrée et un peu 
rugueuse : la carène de la base complètement en arc de cercle. — Congo 
espagnol : Benito (ma coll., un seul exemplaire). 

Voisin de l’ebenicolor n. sp., en diffère par la tête à ponctuation 
uniformément plus serrée, avec une carène située entre les bords 
antérieurs des yeux, le prothorax à ponctuation plus serrée et ayant 
de chaque côté une série de très gros points sétigères, les interstries 
des élytres à granules plus serrés. 


O0. bicavifrons n. Sp. — Subnitidus, niger, interdum fuscus, su- 
pra glaber aut brevissime flavo-pubescens. Capite subfortiter ac subdense 
punetato, clypeo rugoso, apice angustato, truncato vel subsinuato, levi- 
ler recurvo; fronte non aut indistincte carinata; vertice inter oculos 
valide tuberculato et utrinque profunde impresso, impressionibus fere 
laevibus vel sparsim punctatis. Prothorace fortissime ac subdense punc- 
tato, punctis in disco rotundis ac simplicibus, antice atque ad latera sinua- 
lis et vir asperatis, antice utrinque depresso, parte mediana lata, gib- 
bosa, antice declivi. utrinque juxta depressionem oblique breviter cari- 
nata; lateribus postice valde sinuatis; basi marginata et utrinque 
secundum marginem basalem tenuiter subcarinata. Elytris late striatis ; 
intervallis planis, parum dense granulatis, lateribus asperato-punctatis. 
Pygidio subdense asperato-punctato. — Long. 7-10 mill. 


Assez brillant; entièrement noir, rarement d’un brun foncé, sans 
reflet métallique, massue des antennes tantôt entièrement testacée, tan- 
tôt plus ou moins brune. Prothorax, élytres et pygidium à très courte 
pubescense jaunâtre, souvent presque glabres. Épistome un peu pro- 
longé en avant, tronqué ou subsinué et légèrement relevé à son bord 
antérieur ; joues médiocrement saillantes, formant en dehors un angle 
obtus assez largement arrondi; front sans carène, ou avec seulement 
une trace de carène arquée extrêmement fine et atteignant la suture 
des joues: vertex avec un gros tubercule transverse, tronqué ou sub- 
sinué à son sommet, ou, chez les petits exemplaires, moins élevé et 
arrondi à son sommet, situé entre les milieux des yeux et se continuant 
souvent de chaque côté en carène jusque près du bord postérieur de 
l'œil; en outre une profonde impression presque en forme de fossette, 
située de chaque côté entre l'œil et le tubereule, cette impression 
moins accusée chez les petits exemplaires; l’épistome entièrement 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 193 


garni de rides transverses serrées, le reste de Ja tête à ponctuation 
assez forte et assez serrée, sauf souvent les deux impressions presque 
lisses ou à ponctuation écartée. Prothorax finement rebordé à la base 
sur toute sa largeur, mais le rebord, vu de dessus, souvent masqué 
sur une certaine longueur de chaque côté, près des angles postérieurs, 
par un léger et étroit bourrelet cariniforme, parallèle à ce rebord, et un 
peu crénelé par une rangée de gros points situés entre le rebord et 
le bourrelet: les angles postérieurs très obtus et un peu arrondis; les 
côtés fortement sinués près de ces angles, en ligne presque droite 
entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers postérieur ou la 
moitié avec un très léger sillon longitudinal médian; le devant large- 
ment déprimé de chaque côté, cette dépression limitée à son côté pos- 
téro-interne par une courte carène oblique, la partie médiane large, 
plus ou moins gibbeuse et fortement déelive en devant; les dépressions 
et les carènes moins accusées chez les petits exemplaires; toute la sur- 
face à grosse. ponctuation profonde et assez serrée, les points ronds, 
simples et ombiliqués sur tout le disque, irréguliers, sinués ou bilobés 
à leur bord antérieur, et plus ou moins, parfois très peu distinetement 
räpeux en devant et sur les côtés, sauf souvent les dépressions à ponc- 
tuation plus écartée. Élytres notablement plus larges que le prothorax, 
très arrondis latéralement ; stries larges ; interstries plans, garnis de fins 
oranules peu serrés, se transformant sur les côtés en grosse ponctuation 
rapeuse, le 4° interstrie avec seulement deux rangées de granules sur 
ses deux tiers postérieurs, le latéral à ponctuation peu serrée et à 
fond lisse entre les points. Pygidium à ponctuation ràpeuse assez serrée ; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle très obtus et lar- 
gement arrondi. Métasternum avec un sillon longitudinal. Dessous des 
cuisses intermédiaires et postérieures entièrement ponctué, la ponctua- 
tion peu serrée, au moins dans le milieu et sur le côté externe. — 
Afrique orientale allemande : Ouzambara (coll. Sharp => R. Oberthür) ; 
lac Neami (coll. H. W. Bates => id.), Zoulouland (D' Ch. Martin) ; Natal : 
Durban (ma coll). 

Extrèmement voisin de limpurus Harold, 1868, Col. Heîte, IV, 
p. 104 (discolor || Klug, 4855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 655), 
décrit du Mozambique, mais s’en distingue par sa couleur entière- 
ment noire ou rarement brune, sans reflet métallique, tous les inter- 
stries dorsaux des élytres garnis de granules peu serrés, le 4° avec 
seulement deux rangées de granules sur ses deux tiers postérieurs, 
l'interstrie latéral à ponctuation räpeuse peu serrée et à fond lisse 
entre les points, le dessous des cuisses intermédiaires et postérieures 
à ponctuation peu serrée dans le milieu et sur le côté externe. 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXxI, 1902. 13 


19% H. D'ORBIGNY. 


L'impurus a la tête et le prothorax d’un bronzé cuivreux, tout le 
reste du corps d’un noir nettement bronzé, tous les interstries dor- 
saux avec au moins trois ou quatre rangées irrégulières de granules 
serrés, le latéral à ponctuation râpeuse très serrée et à fond fortement 
rugueux entre les points, le dessous des cuisses intermédiaires et 
postérieures à ponetuation uniformément très serrée. Pai vu plusieurs 
exemplaires de cette espèce provenant de l'Afrique orientale : Mombasa 
(coll. H. W. Bates > R. Oberthür), Mrogoro (R. P. Gommenginger, 
coll. R. Oberthür). Kondoa dans lOusagara (Bloyet, coll. du Muséum 
de Paris). 


©. rostratus n. sp.-— Subnitidus, niger, supra glaber, prothoracis 
elytrorumque lateribus ac pygidio brevissime cinereo-pubescentibus. Ca- 
pite subtenuiter ac dense punctato, lateribus subrugosis; clypei margine 
antico medio in dentem magnum, rotundatum, recurvum, producto et 
utrinque sinuato ; fronte haud carinata ; vertice inter oculos transversim 
minute tuberculato. Prothorace in disco simpliciter, fortiter ac parum 
dense punctato, ad latera granulato, antice utrinque depresso, parte me- 
diana lata, gibbosa, utrinque juxta depressionem oblique breviter cari- 
nata ; lateribus postice valde sinuatis ; basi marginata et utrinque secun- 
dum marginem basalem tenuiter subcarinata. Elytris late striatis : 
intervallis planis, parce, ad suturam subtiliter, ad latera distinctius 
granulatis, lateribus asperato-punctatis. Pygidio subtilissime granulato. 
— Long. 6 mill. 


Médiocrement brillant, noir, avec les côtés de la tête d’un brun rou- 
seatre, la massue des antennes d’un testacé pâle. Dessus glabre, sauf 
les côtés du prothorax, les côtés des élytres et le pygidium à pubes- 
cence d’un gris jaunâtre et extrèémement courte. Épistome prolongé 
antérieurement dans son milieu en une grande dent arrondie et un 
peu relevée, avec une sinuosité de chaque côté de cette dent; joues 
peu saillantes, formant en dehors un angle très obtus et largement 
arrondi, puis très légèrement sinuées entre cet angle et l'œil: tête 
sans carènes ni dépressions, avec seulement un petit tubercule trans- 
verse situé un peu en avant du bord postérieur des yeux: toute 
la surface à ponctuation serrée et assez fine, en outre les côtés très 
finement rugueux, Prothorax rebordé à la base qui a de chaque côté 
un fin bourrelet cariniforme, parallèle au rebord et très rapproché de 
lui, crénelé par une rangée de très gros points situés entre le bourre- 
let et le rebord: les angles postérieurs très obtus mais presque vifs; 
les côtés fortement sinués près de ces angles, en ligne presque droite 
entre le milieu et les angles antérieurs: la moitié postérieure avec 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 195 


une fine trace de sillon longitudinal médian; le devant déprimé de 
chaque côté, ces dépressions médiocrement grandes et peu profondes, 
la partie médiane large, gibbeuse, fortement déclive en devant, limitée 
de chaque côté par une courte carène oblique située sur le bord in- 
terne de la dépression; le disque largement et sur toute la longueur 
à grosse ponctuation simple et peu serrée, les points devenant plus 
grands et irrégulièrement sinués vers les côtés, puis se transformant 
en granules sur les côtés. Élytres beaucoup plus larges que le protho- 
rax, arrondis latéralement; stries larges; interstries plans, garnis de 
granules écartés, extrêmement fins près de la suture, devenant gra- 
duellement plus gros vers les côtés, se transiormant sur l'interstrie 
latéral en grosse ponctuation ràpeuse. Pygidium à granules extrême- 
ment fins; la carène de la base presque en arc de cercle, Métasternum 
entièrement ponctué, avec un sillon longitudinal médian. Dessous des 
cuisses intermédiaires et postérieures entièrement ponctué, la ponc- 
tuation composée de gros points mélangés de points fins. — Soudan 
francais : région de Kourousssa (H. Pobéguin, coll. du Muséum de 
Paris, un seul exemplaire). 

Voisin du bicavifrons n. sp. dont il diffère principalement par la 
taille plus petite, l’épistome prolongé dans son milieu en une grande 
dent arrondie, le vertex avec un petit tubercule, sans dépression de 
chaque côté, le prothorax granulé sur les côtés, à ponctuation moins 
grosse et moins serrée sur le disque. 


O6. Schimperi 0. Sp. — Parum nitidus; capite prothoraceque 
obscure aeneo-viridibus, elytris rufo-fuscis, sutura aenea, pygidio nigro ; 
supra brevissime ac parum distincte flavo-pubescens. Capite subtenuiter 
ac dense punctato; elypeo apice angustato, recurvo ac truncato vel sub- 
rotundato; fronte haud carinata; vertice medio longitudinaliter ele- 
vato, inter oculos minute transversim tuberculato et utrinque impresso. 
Prothorace in disco dense simpliciter ac subfortiter punctato, late- 
ribus distincte asperato-punctatis vel granulatis, antice utrinque pa- 
rum profunde depresso vel fere simplici: lateribus postice valde sinua- 
dis; basi marginata et utrinque secundum marginem basalem tenuiter 
subearinata. Elytris late sed parum profunde striatis ; intervallis pla- 
nis, tenuissime ac parce granulatis, lateribus asperalo-punctatis. Pyqgi- 
dio granulato-punctato. — Long. 6,5 mill. 

Peu brillant; tête et prothorax d’un vert bronzé obscur; élytres 
d’un brun légèrement rougeâtre, avec la suture bronzée; le reste du 
corps d’un noir à reflet bronzé ou verdätre, sauf partois les pattes 
rougeàtres ; massue des antennes d’un testacé obscur. Tête, prothorax, 


196 H. D'ORBIGNY. 


élytres et pygidium à pubeseence jaunâtre extrêmement courte et peu 
distincte. Épistome prolongé en avant en pointe tronquée ou légère- 
ment arrondie et un peu relevée; joues peu saillantes et arrondies: 
front sans trace de carène:; vertex élevé longitudinalement entre les 
yeux, avec un petit tubercule transverse cariniforme, situé entre les 
milieux des veux, et de chaque côté une impression assez large mais 
peu profonde, située entre l'œil et le tubercule: toute la tête à ponc- 
tuation très serrée, assez fine et légèrement rugueuse, sauf les impres- 
sions à ponctuation écartée, le vertex peu densément ponctué derrière 
le tubercule, lisse près du bord postérieur. Prothorax rebordé à la 
base sur toute sa largeur, mais le rebord, vu de dessus, masqué sur 
une certaine longueur de chaque côté, près des angles postérieurs, par 
un étroit bourrelet cariniforme, parallèle à ce rebord, et un peu crénelé 
par une rangée de gros points situés entre le bourrelet et le rebord; 
les angles postérieurs arrondis: les côtés très fortement sinués près 
de ces angles, légèrement sinués entre le milieu et les angles anté- 
rieurs qui sont aigus; la partie postérieure avec une impression longi- 
tudinale médiane; le devant déprimé de chaque côté, ces dépressions 
médiocrement larges et peu profondes, situées vers le tiers de la lar- 
seur, la partie médiane assez large et à peine gibbeuse, limitée de 
chaque côté par une courte arête émoussée oblique, qui forme le bord 
interne de la dépression: parlois le devant simple, sauf une très 
vague trace de dépression de chaque côté; toute la surface à ponctua- 
tion serrée, les points simples, assez gros et presque égaux sur le 
disque, nettement ràäpeux ou granuleux sur les côtés, l'intervalle des 
points non rugueux. Élytres beaucoup plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement: stries larges mais peu profondes: interstries 
plans, garnis de très fins granules écartés, en majeure partie disposés 
irrégulièrement, et se transformant sur les côtés en grosse ponctuation 
ràäpeuse. Pygidium à ponctuation granuleuse serrée: la carène de la 
base presque en arc de cercle. Métasternum finement ponctué sur 
toute sa surface, avec un sillon longitudinal médian à sa partie posté- 
rieure. Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures entièrement 
à ponctuation serrée, composée de gros points mélangés de points 
fins. — Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris, deux exem- 
plaires). 


Voisin de l’émpurus Harold (1 €.), mais beaucoup plus petit, la 
ponctuation du prothorax est plus fine, les granules des interstries 
sont bien plus espacés, les dépressions du devant du prothorax 
moins prononcées, 


C7 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 197 


Également voisin du croesulus Bates (4888. in The Ent. Monthl, 
Mag. XXIV, p. 238), décrit du Natal, et qui en diffère principalement 
par la tête et le prothorax cuivreux, les élytres d’un brun cuivreux, le 
vertex sans impression de chaque côté entre l'œil et le tubercule, le 
prothorax ordinairement sans rebord à la base, sauf dans le milieu, sans 
bourrelet cariniforme parallèle au bord basilaire, les élytres à stries 
plus étroites, les interstries garnis de granules serrés et beaucoup 
plus gros: j'en ai vu le type dans la collection de M. R. Oberthür. 

L'O. helciatus Harold (48714, Col. Hefte, VIIL, p. 14), décrit de l'Éry- 
thrée, et que je n’ai pas encore vu, me parait, d'après la description, 
assez voisin du Schimperi, mais il est bien plus grand et doit ressem- 
bler davantage à lémpurus, S'il ne lui est pas identique. 


O6. scapularis n. sp. — Parum nitidus: capite prothoraceque 
obscure cupreo-aeneis, elytris piceo-nigris, utrinque macula testacea 
humerali, imodice magna, notatis, pygidio nigro: supra brevissime 
flavo-pubescens. Capite densissime punctato: clypeo apice angusto et 
truncato: fronte haud carinata: vertice inter oculos brevissime rari- 
nato. Prothorïace densissime ac fortiter punctato, punctis in disco sim- 
plicibus, ad latera levissime asperatis, punctorum interstitiis leviter 
rugosis, antice utrinque depresso, parte mediana lata, utrinque juxta 
depressionem oblique breviter subcarinata: lateribus postice levissime 
sinuatis: basi subtilissime ac, medio ercepto, parum visibiliter margi- 
nata. Elytris tenuiter striatis, intervallis planis, densissime ac for- 
titer asperato-punctatis. Pygidio simpliciter ac dense punctato. — 


= 


Long. 7,5 mill. 

Peu brillant; tête et prothorax d’un bronzé obseur et légèrement 
cuivreux ; élytres d’un noir de poix, avec le bord sutural d’un cui- 
vreux rougetre, et chacun une assez grande tache basilaire testacée, 
située près de l'épaule sur les 6°-7° interstries, en outre les 4° et 5° 
interstries moins distinctement tachés de testacé à la base; pygidium, 
dessous du corps et pattes noirs, sauf une partie des pattes un peu 
rougeätre; massue des antennes d'un testacé obscur. Tête presque 
glabre, prothorax, élytres et pygidium à fine pubescence jaunâtre 
extrêmement courte, Épistome un peu prolongé en avant, étroit en 
devant, tronqué et à peine relevé à son bord antérieur; joues médio- 
crement saillantes, formant en dehors un angle très obtus et large- 
ment arrondi; front sans trace de carène ni de suture transverse: 
verlex avec une très courte carène tuberculiforme, n'occupant pas 
plus du quart de l'intervalle des veux et située à peine en arrière de 
leur bord antérieur; toute la tête à ponctuation extrêmement serrée, 


198 H. D'ORBIGNY. 


les points fins et, surtout en devant, mélangés de fines rides trans- 
verses sur l’épistome et sur le front, plus forts sur les joues et sur 
les tempes. Prothorax très finement rebordé à la base, le rebord peu 
visible, sauf dans le milieu: les angles postérieurs très peu accusés; 
les côtés très légèrement sinués près de ces angles, en ligne presque 
droite entre le milieu et les angles antérieurs ; la ligne médiane sans 
sillon ; le devant déprimé de chaque côté, les dépressions peu pro- 
ondes et médiocrement larges, limitées à leur côté interne par une 
callosité oblique cariniforme, située vers le tiers de la largeur ; toute 
la surface à grosse ponctuation extrêmement serrée, l'intervalle des 
points constituant sur le disque un réseau de fines rides, les points 
simples sur tout le disque, devenant très légèrement ràäpeux sur les 
côtés. Élytres notablement plus larges que le prothorax, très arrondis 
latéralement: stries fines; interstries plans, à grosse ponctuation rà- 
peuse et très serrée. Pygidium à ponctuation simple et serrée; la 
carène de la base presque en arc de cercle. — Colonie du Cap : Port- 
Elizabeth (D° Ch. Martin, un seul exemplaire). 

Extrèmement voisin du cupricollis Péringuey (4888, in Trans. S. 
Aîfr. Phil. Soc., IV, p. 98), décrit du Transvaal, et qui n’en diffère 
guére que par sa coloration d’un cuivreux clair et parfois verdâtre, 
saul les élvtres entièrement testacés, le tubercule cariniforme de la 
tête situé plus en arrière, les joues un peu plus saillantes et moins 
arrondies. ° 

Différe de l’impurus Har. (L. e.), du bicarifrons n. sp. et du Schom- 
peri n. sp. par la coloration des élytres, leurs interstries non granulés 
mais à grosse ponctuation ràpeuse, la ponctuation du prothorax plus 
serrée sur le disque. 


O0. gibbidorsis n. Sp. — Subopacus: nigro-fuscus, capitis dimi- 
dio posteriore ac prothoracis parte antica subaeneis, prothoracis mar- 
gine antico ac lateribus cupreo-testaceis, pygidio testaceo ; supra glaber, 
prothorace utrinque longe fusco-fasciculato, elytrorum lateribus ac py- 
gidio breviter flavo-pubescentibus. Capite subdense punctato, clypeo ru- 
goso, apice subangulatim rotundato ac leviter recurvo; fronte arcuatim 
carinata; vertice inter oculos galide tuberculato et utrinque leviter im- 
presso, fronte inter tuberculum et carinam longitudinaliter elevata. 
Prothorace in disco simpliciter ac fortiter densissime punctato, punc- 
torum interstitiis rugosis, ad latera confertim granulato, antice utrin- 
que depresso, parte mediana lata, gibbosa, antice declivi et in declivi- 
tatis medio longitudinaliter subcarinata, utrinque juxta depressionem 
oblique tuberculata; lateribus postice valde sinuatis, antice leviter si- 


"” 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 199 


nuatis; basi marginata. Elytris late striatis ; intervallis planis, con- 
fertèm, ad suturam parcius granulatis. Pygidio subobsolete granulato- 
punctato. — Long. 410,5 mill. 


Presque mat; d’un brun noir, avee la moitié postérieure de la tête 
légèrement bronzée, le devant du prothorax un peu plus nettement 
bronzé, son bord antérieur étroitement et ses côtés assez largement, 
surtout en devant, tournant graduellement au testacé cuivreux, le 
pygidium, le dernier arceau de l'abdomen et la massue des antennes 
testacés. Dessus glabre, sauf le prothorax avec une touffe de longues 
soies brunätres, située de chaque côté un peu au-dessus et en dedans 
des angles postérieurs, les côtés des élytres et très éparsement le py- 
gidium à courte pubescence jaunâtre. Épistome légèrement en ogive 
arrondie à son sommet qui est un peu relevé; joues peu saillantes et 
arrondies ; front avec une courte carène très arquée, atteignant la su- 
ture des joues et située bien en avant du milieu; vertex avec un gros 
tubereule transverse situé entre les milieux des yeux, et une légère 
impression de chaque côté entre lœil et le tubercule, le front très 
convexe transversalement sur toute sa longueur entre ce tubercule et 
la carène frontale; l’épistome garni de rides transverses, le front à 
ponctuation obsolète, les joues et les tempes à ponctuation assez forte 
et assez serrée. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs 
un peu arrondis mais bien accusés ; les côtés fortement sinués près de 
ces angles, légèrement sinués entre le milieu et les angles antérieurs 
qui sont aigus: la région basilaire avee une légère dépression de 
chaque côté un peu en dedans des angles postérieurs; la moitié pos- 
térieure avec une légère trace de sillon longitudinal médian; le devant 
profondément déprimé de chaque côté, le bord interne de ces dépres- 
sions s’élevant en un tubereule oblique situé vers le tiers antérieur, 
à peu près à égale distance de la ligne médiane et du bord latéral; la 
partie médiane large, fortement gibbeuse entre les deux tubercules, 
la déclivité antérieure avec une fine carène longitudinale médiane : 
tout le disque à grosse ponctuation simple et extrêmement serrée, l'in- 
tervalle des points, surtout vers le milieu du disque, formant des 
rides longitudinales irrégulières et serrées, les côtés largement garnis 
d'assez gros granules serrés, les dépressions finement et très éparse- 
ment granulées. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 
latéralement; stries larges; interstries plans, garnis de granules fins 
et assez serrés sur les premiers interstries, devenant un peu plus gros 
et très serrés sur les autres. Pygidium à ponctuation granuleuse assez 
serrée mais très fine et un peu obsolète; la carène de la base formant 


200 H. D'ORBIGNY. 


dans le milieu un angle peu prononcé. Dessous des cuisses intermé - 
diaires et postérieures entièrement couvert d’une ponctualion serrée 
et assez forte. — Gabon (coll. R. Oberthür, un seul exemplaire). 

Voisin de l’impurus Har. (1. €.) et du bicavifrons n. sp., mais bien 
distinct, entre autres caractères, par les côtés du prothorax testacés et 
granulés, le pygidium testacé. 


@. dorsuosus n. Sp. — Capite prothoraceque subnitidis, testaceo- 
cupreis vel aeneo-cupreis, plus minusve virescentibus, elytris subopacis, 
fusco-rufis, pygidio testaceo; supra breviter flavo-pubescens, prothorace 
utrinque longius fasciculato. Capite confertim punctato, clypeo rugoso, 
apice angustato, rotundato vel subtruncato; apud marem fronte haud 
carinata, vertice inter oculos transrersim minute tuberculato; apud fe- 
minam fronte arcuatim carinata, vertice inter oculos breviter carinato. 
Prothorace in disco simpliciter ac subfortiter densissime punctato, 
punctorum interstiliis rugosis, ad latera Subtenuiter granulato, antice 
utrinque depresso, parte mediana nunc elevata, triangulatim producta, 
apice leviler truncata, nunc gibbosa, latu, antice declivi et in declivita 
tis medio longitudinaliter carinata, utrinque juxta depressionem oblique 
breviter carinata: lateribus postice valde sinuatis, antice sacpius plus 
minusve sinuatis; basi marginata. Elytris parum profunde striatis : 
intervallis planis, densissime granulatis. Pygidio subdense tenuiter gra- 
nulato-punctalo. — Long. 6,5-9,5 mill. 

Tête et prothorax assez brillants, tantôt d’un testacé cuivreux à 
forts reflets verts, tantôt d’un bronzé cuivreux à reflets verts plus ou 
moins prononcés; élvtres presque mats, d'un brun ordinairement un 
peu rougeàtre; pygidium testacé; dessous du corps et pattes d’un 
brun en majeure partie fortement bronzé ou cuivreux; massue des 
antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pu- 
bescence jaune, le prothorax avec une touffe de longues soies dressées, 
située de chaque côté un peu au-dessus et en dedans des angles pos- 
térieurs. Épistome rétréci en devant, arrondi ou un peu tronqué et 
souvent relevé à son sommet; joues peu saillantes et arrondies: front 
sans carène G, avec une carène arquée atteignant la suture des joues 
et située au milieu de la tête © ; vertex avec un petit tubercule trans- 
verse souvent cariniforme g, avee une courte carène occupant environ 
le tiers de l'intervalle des yeux ©, le tubercule, de même que la ca- 
rène, situé entre les milieux des yeux; la tête à ponctuation très 
serrée, fine dans le milieu et en devant, plus forte sur les côtés et en 
arrière, plus ou moins mélangée de fines rides sur l’épistome. Pro- 
thorax rebordé à Ja base; les angles postérieurs bien accusés; les 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 201 


côtés très fortement sinués près de ces angles, en ligne droite ou sou- 
vent plus ou moins sinués entre le milieu et les angles antérieurs ; 
la partie postérieure sans sillon ou avec à peine une légère trace de 
sillon longitudinal médian; le devant très largement déprimé de 
tres chaque côté, les dépressions s'étendant jusqu'aux angles antérieurs 
et se prolongeant en arrière jusqu'au delà du milieu, leur bord interne 
formant une arête oblique, la partie médiane, entre ces dépressions, 
formant une large saillie triangulaire qui occupe à sa base environ la 
moitié de la largeur et est légèrement tronquée à son extrémité, cette 
saillie très élevée au-dessus du bord antérieur et coupée verticalement 
entre son sommet et ce bord, G'; le devant profondément mais moins 
largement déprimé de chaque côté, les dépressions n’atteignant pas 
les angles antérieurs, leur bord interne élevé en carène oblique, la 
partie médiane, entre ces dépressions, formant une large saillie tra- 
pézoïdale qui occupe à sa base environ la moitié de la largeur et est 
encore très large à son sommet, cette saillie assez élevée au-dessus 
du bord antérieur et brusquement déelive entre son sommet et ce 
bord, la partie déelive avec une fine carène longitudinale médiane, © 
et très souvent G; tout le disque à ponctuation assez grosse, simple et 
extrèmement serrée, l'intervalle des points formant un réseau de fines 
rides, les côtés assez finement mais nettement granulés, les dépres- 
sions à ponctuation simple et peu serrée. Élytres notablement plus 
larges et plus longs que le prothorax, très arrondis sur les côtés; 
stries peu profondes, tantôt assez étroites, tantôt larges; interstries 
plans, entièrement couverts de fins granules très serrés. Pygidium à 
fine ponctuation assez serrée et légèrement granuleuse ; la carène de 
la base presque en are de cercle, à peine anguleuse dans le milieu. 
Métasternum entièrement ponctué. Dessous des cuisses intermédiaires 
et postérieures entièrement garni d’une ponctuation très serrée. — 
Congo français (Thollon, coll. du Muséum de Paris) : Bas-Ogooué (E. 
Haug, id.), Gabon (coll. de Mniszech = R. Oberthür). 

Voisin du gébbidorsis n. sp., dont il diffère principalement par sa co- 
loration plus claire, les élytres plus larges et plus longs, la taille moins 
grande, le front non élevé longitudinalement, la carène frontale © 
située beaucoup plus en arrière. 


0. latigibber n. Sp. — Nilidulus: capite prothoraceque subobs- 
cure cupreis vel viridi-aeneis, elytris nigris, pygidio aeneo-nigro : su- 
pra glaber, elytrorum lateribus ac pygidio brevissime flavo-pubescenti- 
bus. Capite simpliciter, subtenuiter ac dense punctato, feminae antice 
rugoso ; clypeo producto, apice angustato, recurvo ac rotundato vel trun- 


202 H. D'ORBIGNY. 


calo; fronte haud carinata: vertice inter oculos tuberculato et utrinque 
profunde impresso. Prothorace in disco simpliciter ac dense punctato, 
punctis magnis, minutis intermirtis, ad latera asperato-punctato vel 
granulato, antice utrinque depresso, parte mediana elevata, lata, an- 
tice abrupte declivi, utrinque juxta depressionem oblique breviter sub- 
carinata; lateribus postice valde sinuatis, antice leviter sinuatis : basi 
marginata et utrinque secundum marginem basalem tenuiter subcari- 
nata. Elytris late striatis; intervallis planis, in disco parce, ad sutu- 
ram tenuissüne, ad latera evidentius granulatis, lateribus fortiter as- 
perato-punctatis. Pygidio parum dense granulato. — Long. 7-8,5 mill. 


Assez brillant; tête et prothorax d’un cuivreux un peu obscur, ou 
d'un vert bronzé obscur, élytres noirs, avec le bord sutural légère- 
ment bronzé, pygidium, dessous du corps et. pattes d’un noir légère- 
ment bronzé, massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf les 
élytres, au moins sur les côtés et le pygidium à très courte pubescence 
jaunâtre. Épistome prolongé en avant, terminé en pointe arrondie ou 
tronquée et assez fortement relevée; joues médiocrement saillantes, 
formant en dehors un angle obtus un peu arrondi; front sans trace de 
carène; vertex avec un petit tubercule situé entre les bords postérieurs 
des yeux et se prolongeant brièvement de chaque côté en carène ar- 
quée &, avec un gros tubercule transverse et situé un peu en arrière 
du bord antérieur des yeux ?, en outre avec une profonde impression 
de chaque côté entre les yeux ; toute la tête à ponctuation simple, serrée 
et assez fine, sauf l'épistome © avec de fines rides transverses. Protho- 
rax rebordé à la base sur toute sa largeur, mais le rebord, vu de dessus, 
un peu masqué sur une certaine longueur de chaque côté, vers les an- 
gles postérieurs, par un léger et étroit bourrelet cariniforme, parallèle à 
ce rebord, et un peu crénelé par une rangée de gros points situés entre 
le bourrelet et le rebord; les angles postérieurs très obtus mais bien 
accusés; les côtés fortement sinués près de ces angles, légèrement 
sinués entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers postérieur ou 
la moitié avec un sillon longitudinal médian; le devant assez profondé- 
ment déprimé de chaque côté, les dépressions n’atteignant pas à beau- 
coup près le bord latéral et se prolongeant jusqu'au delà du tiers de la 
longueur, la partie médiane très élevée entre ces deux dépressions et 
fortement déclive en devant, ayant à son sommet plus du tiers de la 
largeur totale, et limitée de chaque côté par une courte arête oblique 
et plus ou moins cariniforme qui est située sur le bord interne de 
chaque dépression; toute la longueur du disque à ponctuation simple 
et serrée, composée de gros points mélangés de points fins, surtout 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 203 


dans la moitié antérieure, sauf la base dans le milieu uniformément 
garnie de gros points serrés et ombiliqués, les dépressions moins den- 
sément et plus uniformément ponctuées, les côtés à ponctuation nette- 
ment râpeuse ou granuleuse. Élytres notablement plus larges et plus 
longs que le prothorax, arrondis latéralement: stries assez larges ; in- 
terstries plans, garnis de granules espacés et irrégulièrement disposés, 
très fins sur les premiers interstries, devenant un peu plus gros vers 
les côtés, puis se transformant en grosse ponctuation ràpeuse sur l’in- 
terstrie latéral. Pygidium garni de fins granules peu serrés; la carène 
de la base en are de cercle. Métasternum et dessous des cuisses inter- 
médiaires et postérieures entièrement ponctués, la ponctuation com- 
posée de points assez gros, mélangés de points fins. — Sierra-Leone : 
Rhobomp (coll. Alluaud) ; Côte d'Ivoire : Haut-Cavally (Ch. van Cassel, 
mission Weælffel, coll, du Muséum de Paris). 


Extrèmement voisin de lepilamprus Bates (1888, in The Ent. Mon- 
thly Mag., XXIV, p. 239), décrit du Cameroun, et qui n’en diffère 
guere que par le vertex ayant un peu en arriere du bord antérieur 
des yeux une très fine et courte carène légèrement interrompue dans 
son milieu, sans trace d'impression entre les veux, le prothorax sans 
bourrelet cariniforme le long de la base, sa partie médiane, entre les 
deux dépressions, limitée de chaque côté à son sommet par une grosse 
callosité tuberculiforme plutôt que par une carène, sa ponctuation, sur 
la moitié postérieure du disque, médiocrement serrée et composée de 
gros points écartés, mélangés de points beaucoup plus petits et plus 
nombreux, tandis que sur la même partie, chez le latigibber, les points 
sont plus serrés et bien moins inégaux. Jai vu le type de Bates dans 
la collection de M. R. Oberthür. 


O. Mocquerysi n. sp. — Nitidulus; viridi-niger, capite protho- 
raceque cupreis vel cupreo-viridibus ; supra glaber, etytrorum lateribus 
apiceque ac pygidio brevissime flavo-pubescentibus. Capite requlariter et 
tenuiler vel subtenuiter punctato, antice rugoso; clypeo exciso: fronte 
haud carinata: vertice fere inter oculorum margines anticos validissime 
tuberculato. Prothorace in disco simpliciter ac parum dense, basi sub- 
fortiter, antice subtilius punctato, ad latera asperato-punctato vel gra- 
nulato, antice linea transversa, longa, utrinque subtuberculata, in- 
structo, ante lineam abrupte declivi; lateribus postice valde sinuutis : 
basi marginata. Elytris late striatis; intervallis planis, in dorso ad 
suluram tenuissime et parce, gradatim ad latera minus tenuiter et 
minus parce granulatis, lateribus densius asperato-punctatis. Pygidio 
crebre punctato. — Long. 7-7,5 mill. 


20% H. D'ORBIGNY. 


Assez brillant: tête et prothorax d'un cuivreux rougeitre ou d’un 
vert cuivreux, élytres et pygidium d'un noir fortement verdâtre, des- 
sous du corps et pattes d'un noir bronzé ou verdâtre, massue des 
antennes testacée, Dessus glabre, sauf les côtés des élytres, leur extré- 
mité et le pygidium à pubescence jaunâtre extrêmement courte, Épi- 
stome échancré en devant, ses angles antérieurs faiblement dentiformes ; 
joues médiocrement saillantes, formant en dehors un angle obtus à som- 
met arrondi; tête sans carènes, avec un très gros tubercule trans 
verse situé à peu près entre les bords antérieurs des yeux et occupant 
presque la moitié de leur intervalle: ce tubercule tronqué à son 
sommet, toute la tête à ponctuation simple, fine, régulière et médio- 
crement serrée, sauf le devant de l’épistome avec quelques fines rides, 
:; le tubereule arrondi à son sommet, la tête à ponctuation plus forte, 
et son tiers antérieur couvert de rides transverses, ©. Prothorax 
rebordé à la base; les angles postérieurs très obtus; les côtés Torte- 
ment sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles 
antérieurs ; le tiers postérieur avec une légère impression longitudinale 
médiane; le devant avec une longue arête émoussée, transverse, très 
légèrement tuberculée à chaque extrémité; cette arête occupant près 


de la moitié de la largeur et presque droite G, n’occupant pas beau- 
coup plus du tiers de la largeur et légèrement arquée ©; la partie an- 
iérieure brusquement déclive en avant de Parête; tout le disque à 
ponctuation simple et peu serrée, assez grosse à la base, plus fine en 
devant, surtout G, la ponctuation devenant ràpeuse ou se transformant 
en granules sur les côtés. Élytres un peu plus étroits que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries larges; interstries plans, garnis de gra- 
nules extrêmement fins et très espacés vers la suture, devenant gra- 
duellement un peu moins fins et moins espacés, puis se transformant 
sur les côtés en ponctuation ràpeuse plus serrée. Pygidium presque 
aussi long que large &, presque deux fois aussi large que long ©, à 
ponctuation simple et assez serrée; la carène de la base non ou à peine 
anguleuse dans le milieu. — Soudan français : Kayes (coll. Alluaud, 
un exemplaire G); Sierra-Leone : Freetown (A. Mocquerys, coll. 
R. Oberthür, un exemplaire ©). 

Ressemble un peu au latigibber n. sp., mais très distinct par lépi- 
stome échancré, le prothorax ayant en devant une longue arète trans- 
verse, sans dépression de chaque côté, son disque à ponctuation plus 
fine, moins serrée et composée de points égaux. 


O6. laevisutara D. Sp. — Parum nitidus, fusco-niger, saepius 
capite partim et prothoracis parte antica suboirescentibus, supra bre- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 205 


viler flavo-pubescens. Capite valde rugoso, medio fortiter punctato et 
apud marem late depresso: clypeo truncato vel subemarginato: fronte 
haud carinata: vertice carina longa et alta, fere recta, inter oculos et 
illorum in medio vel paululo ante medium sita, instructo. Prothorace 
confertim fortiler asperato-punctato, antice atque ad latera granulato, 
antice transversim carinato et interdum utrinque minute tuberculato : 
lateribus postice sinuatis : basi subtiliter marginata et utrinque secun- 
dum marginem basalem subcarinata. Elytris ad suturam late et parum 
profunde, ad latera angustius et profundius striatis; intervallis con- 
fertim in disco granulatis, ad latera asperato-punctatis, secundo inter- 
vallo parce granulato et saepius in medio late laevi. Pygidio densissime 
ac fortiter wmbilicato-punctato. — Long. 5,5 -6,5 mill. 


Peu brillant, d’un noir brunâtre, ordinairement avec le milieu ou 
la partie postérieure de la tête et le devant du prothorax à reflet 
verdâtre ; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et py- 
gidium à courte pubescence jaune. Épistome tantôt légèrement tronqué 
ou presque arrondi, tantôt, surtout ©, un peu prolongé en avant, assez 
étroitement mais nettement tronqué ou à peine échaneré à son bord 
antérieur et avec les angles très obtusément dentiformes ; joues médio- 
crement saillantes et presque arrondies; front sans trace de carène; 
vertex avec une haute et longue carène presque droite, atteignant où 
atteignant presque les yeux, et située entre leurs milieux ou à peine 
en avant de leur milieu; le devant de l’épistome densément garni de 
rides transverses, tout le milieu de la tête, en avant de la carène, lar- 
sement déprimé, brillant, et garni de gros points très espacés et souvent 
inégaux, G; l’épistome entièrement couvert de rides transverses, la 
tête, devant la carène, avec seulement une bande transverse plus 
brillante, garnie de gros points très espacés et souvent un peu déprimée, 
 ; les joues à très grosse ponctuation très densément et très lorte- 
ment rugueuse, le vertex lisse ou presque lisse dans le milieu derrière 
la carène, densément ponctué sur les côtés. Prothorax finement rebordé 
à la base et ayant de chaque côté, au moins près des angles postérieurs, 
une fine ligne cariniforme, parallèle au rebord et très rapprochée de 
lui, cette ligne et le rebord séparés et légèrement crénelés par une 
rangée de très gros points ; les angles postérieurs obtus mais presque 
vifs ; les côtés sinués près de ces angles, très fortement arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs; assez souvent la partie postérieure 
avec une légère impression longitudinale médiane; le devant, dans 
les deux sexes, avec une forte carène occupant environ le quart &e la 
largeur, tantôt sinuée dans son milieu et accompagnée d’un petit tu- 


206 H, D'ORBIGNY. 


bercule situé de chaque côté beaucoup plus près de l'extrémité de Ja 
carène que du bord externe, tantôt un peu arquée ou presque droite 
et sans tubercule sur les côtés ; toute la surface à grosse ponctuation 
räpeuse très serrée, se transformant en granules sur les côtés. Élytres 
à peine plus larges que le prothorax, arrondis latéralement ; les trois 
ou quatre premières stries larges et peu profondes, les autres plus 
étroites et profondes; interstries plans sur le disque, subconvexes vers 
les côtés, le 2 ordinairement lisse, sauf la base, l'extrémité et souvent 
le côté externe éparsement granulés, rarement garni de granules 
espacés sur toute sa surface, les deux ou trois interstries suivants 
garnis de granules serrés et assez gros, les autres couverts d’une 
grosse ponctuation ràpeuse très serrée. Pygidium très convexe longi- 
tudinalement et pas beaucoup plus large que long &, très peu convexe 
et presque deux fois aussi large que long ©, à très grosse ponctuation 
simple, profonde, ombiliquée et extrêmement serrée, saui les angles 
antérieurs à ponctuation ràpeuse; la carène de la base en arc de cercle. 
— Aïjrique orientale allemande (recu de MM. Staudinger et Bang- 
Haas). 

Cette espèce ne ressemble à aucune autre; elle est remarquable par 
sa tête ayant une seule carène longue et haute, située entre les 
milieux des veux, son prothorax couvert d’une grosse ponctuation 
raäpeuse très serrée se transformant en granules sur les côtés, les pre- 
mieres stries des élvtres larges et superticielles, les autres plus étroites 
et profondes, le 2° interstrie éparsement granulé et presque toujours 
en partie lisse, tandis que les autres sont densément granulés, sauf les 
latéraux à grosse ponctuation râpeuse très serrée. 


O6. asperrimus n.Sp. — Parum nilidus, niger, capite partim et 
prothoracis parte antica suboirescentibus, elytris basi et interdum ante 
apicem testaceo-maculatis, supra breviter flavo-pubescens. Capite valde 
rugoso, medio fortiter punctato et plus minusve depresso: clypeo trun- 
calo; fronte haud carinata; vertice carina longa et alta, fere recta, 
inter oculos et illorum paululo ante medium sita, instructo. Prothorace 
in dimidio posteriore densissime ac fortissime rugoso-punctato, antice 
atque ad latera confertim granulato, antice transversiüm carinato; late- 
ribus postice valde sinuatis: basi marginata. Elytris parum late sed 
profunde striatis: intervallis uniformiter, densissime ac fortissime, 
rugose vel aspere punctatis. Pygidio densissime ac fortiler umbilicato- 
punctato. — Long. 6 mill. 

Peu brillant, noir, le milieu et la partie postérieure de Ja tête et le 
devant du prothorax à léger reflet verdâtre, les élytres avec une petite 


Mémoire sur les Onihophagides d'Afrique. 207 


tache testacée à la base du 2° et du 4° interstrie, une plus grosse à la 
base des 6e-7e interstries, et souvent une autre tache avant l'extrémité 
sur les 3°-4€ interstries; massue des antennes brune. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome assez étroi- 
tement tronqué en devant; joues médiocrement saillantes et presque 
arrondies; front sans trace de carène ; vertex avec une haute et longue 
carène presque droite, atteignant les yeux et située à peine en avant 
de leur milieu ; l’épistome couvert de rides transverses, le milieu de la 
tête plus ou moins déprimé, brillant en avant de la carene et garni de 
gros points souvent inégaux, les joues à très grosse ponctuation très 
densément et très fortement rugueuse, le vertex lisse ou presque lisse 
dans le milieu derrière la carène, densément ponctué sur les côtés. 
Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs obtus mais presque 
vis; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs ; souvent la partie postérieure avec une 
légère trace d'impression longitudinale médiane; le devant avec une 
forte carène presque droite, mais arrondie à ses extrémités, légèrement 
sinuée dans le milieu de son bord supérieur, et occupant un peu 
moins du quart de la largeur ; la moitié postérieure du disque à très 
crosse ponctuation très rugueuse mais non ràäpeuse et extrêmement 
serrée, le reste de la surface garni de granules très serrés, sauf la 
déclivité antérieure et les angles antérieurs moins densément granulés. 
Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries peu 
larges mais profondes; interstries tantôt plans, tantôt subconvexes, 
entierement couverts d’une très grosse ponctuation fortement rugueuse 
ou ràpeuse et extrêmement serrée. Pygidium très convexe longitudi- 
nalement et pas beaucoup plus large que long, à très grosse ponctuation 
simple, profonde, ombiliquée et extrêmement serrée; la carène de la 
base en arc de cercle. — Afrique orientale allemande (reçu de MM. Stau- 
dinger et Bang-Haas, deux exemplaires très probablement &). 

Très voisin du laevisutura n. sp., dont il diffère par les élytres tachés 
de testacé, à stries uniformes, leurs interstries uniformément couverts 
d’une très grosse ponctuation rugueuse ou ràpeuse et extrêmement 
serrée, le prothorax, sur sa moitié postérieure, garni d’une ponctua- 
tion encore plus serrée et non râpeuse mais rugueuse, sa base sans 
ligne cariniforme distincte. 


0. sutiliceps n. Sp. — Winimus, converus; supra subopacus, py- 
gidio nitido; niger, elytris nunce totis testaceis, nunc fuscis, apice et sae- 
pius lateribus late testaceis, pygidio interdum subvoirescente: supra 
brevissüme flavo-pubeseens. Capite confertim granulato ; clypeo sinuato :; 


208 H. D'ORBIGNY. 


fronte arcuatim carinata: vertice carina brevi, inter oculos et illorunr 
in medio sita, utrinque angulatim fleæa et oblique in frontis lateribus 
ac dein inter clypeum et genas usque ad marginem externum producta. 
Prothorace toto densissime ac confluenter asperato-punctato; lateribus 
postice levissime sinuatis: basi tenuissime marginata. Elytris medic- 
criler striatis; intervallis planis, biseriatim granulatis. Pygidio confer- 
Lim punctato. — Long. 2,2 -3 mill. 


Très petit, convexe; presque mat en dessus, sauf le pygidium bril- 
lant; noir, sauf les élytres tantôt entièrement testacés, tantôt bruns 
avec l'extrémité et ordinairement les côtés largement testacés, le py- 
gidium parfois à léger reflet verdâtre; massue des antennes brune. 
Tôte, prothorax, élytres et pygidium à très courte pubescence jaune, 
la pubescence disposée en lignes longitudinales sur les élvtres. Épi- 
stome nettement sinué en devant; joues peu saillantes et arrondies ; 
front avec une carène arquée m’atteignant pas tout à fait la suture des 
joues et située vers le tiers antérieur de la tête; vertex avec une Ca- 
rène très légèrement arquée en sens inverse de la carène frontale, n’at- 
teignant pas à beaucoup près les yeux et située entre leurs milieux, 
vers le deuxième tiers, cette carène se coudant brusquement à chaque 
extrémité et se prolongeant un peu obliquement en avant entre le front 
et les tempes, puis plus obliquement entre lépistome et les joues, jus- 
qu'au bord externe ; toute la tête assez densément garnie de granules 
un peu inégaux, saul la partie postérieure du vertex largement lisse 
ou presque lisse. Prothorax très finement rebordé à la base; les angles 
postérieurs très obtus et peu accusés; les côtés très légèrement sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal ; le devant sans saillie ni dépres- 
sion; toute la surface à ponctuation ràpeuse extrêmement serrée et 
confluente, les points assez grands mais peu profonds, faiblement rà- 
peux sur la moitié postérieure du disque, plus fortement en devant et 
sur les côtés. Élytres un peu plus larges et pas beaucoup plus longs 
que le prothorax, arrondis latéralement ; stries médiocrement larges ; 
interstries plans, garnis de granules disposés en deux rangées sur les 
interstries dorsaux. Pygidium densément garni d'assez grands points 
peu profonds; la carène de la base en are du cercle. — Congo (Dy- 
bowski, coll. du Muséum de Paris); Afrique orientale allemande 
Bagamoyo (H. Schædle, coll. R. Oberthür), Zanzibar (Raffray, id.). 


Bien reconnaissable à sa très petite taille, sa forme convexe, sa 
coloration, la disposition des carènes de la tête, et la ponctuation 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 209 


confluente du prothorax; cette espèce ne ressemble à aucune de celles 
qui ont été décrites. 


O. micros 0. Sp. — Winimus, subnilidus, niger, elytrorum apice 
rufescente, supra breviter flavo-pubescens. Capite toto confertim granu- 
lato; elypeo vix sinuato; fronte arcuatim carinata, vertice non cari- 
nato nec tuberculato. Prothorace toto densissime ac fortiter subasperato- 
punctato: lateribus postice leviter sinuatis ; basi subtiliter marginata. 
Elytris mediocriter striatis ; intervallis fere planis, biseriatimgranulatis. 
Pygidio subdense punctato. — Long. 2,3-2,5 mil. 

Très petit, assez brillant, d’un noir brunâtre, avec l'extrémité des 
élytres, et souvent la partie postérieure de leurs côtés, d’un brun rou- 
geûtre clair, Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence 
jaune. Épistome à peine sinué en devant; joues peu saillantes et pres- 
que arrondies ; front avec une carène arquée atteignant la suture des 
joues et située en avant du milieu de la tête; vertex sans carène ni lu- 
bercule; toute la tête couverte de granules serrés. Prothorax finement 
rebordé à la base; les angles postérieurs largement arrondis ; les côtés 
faiblement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant 
sans saillie ni dépression; toute la surface uniformément couverte 
d’une grosse ponctuation très serrée mais non confluente et à peine 
râpeuse. Élytres notablement plus larges que le prothorax, arrondis sur 
les côtés; stries médiocrement larges: interstries à peu près plans, 
garnis de granules assez serrés et disposés sur deux rangées. Pygi- 
dium à ponctuation assez serrée; la carène de la base formant dans le 
milieu un angle très prononcé mais assez largement arrondi. — Sé- 
négal : St-Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür). 

Très voisin du sutiliceps n. sp. dont il diffère principalement par la 
tête avec une seule carène située en avant du milieu, le prothorax à 
ponctuation uniformément moins serrée et à peine ràpeuse, non con- 
fluente, la carène de la base du pygidium formant un angle très pro- 
noncé. 


O. confluens n. Sp. — Parum nitidus; niger, elytrorum lateri- 
bus et saepius apice obcure testaceis : supra breviter flavo-pubescens. 
Capitle toto uniformiter confertim granulato : clypeo rotundato: fronte 
arcualim carinata; vertice non carinato nec tuberculato. Prothorace 
toto densissime ac confluenter asperato-punctato: lateribus postice si- 
nuatis ; basi subtiliter marginata. Elytris profunde striatis ; intervallis 
subconvexis, confertim asperatis. Pygidio subdense punctato. — Long. 
4-4,5 mil. 


Ann. Soc. Ent. Fr., LxXxXI, 1902. 4% 


210 H. D'ORBIGNY. 


Peu brillant; noir, les élytres graduellement d’un testacé obscur sur 
les côtés et souvent à l'extrémité; massue des antennes brune. Tête, 
prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome 
arrondi; joues très peu saillantes et presque arrondies ; front avec une 
fine carène arquée atteignant la suture des joues et située un peu en 
avant du milieu de la tête; vertex sans trace de carène ni de tubercule: 
toute la tête uniformément couverte de gros granules serrés. Protho- 
rax finement rebordé à la base ; les angles postérieurs arrondis: les 
côtés sinués près de ces angles, très légèrement arrondis entre le milieu 
et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal: le 
devant sans saillie ni dépression; toute la surface couverte d’une ponc- 
tuation räpeuse médiocrement grosse, extrêmement serrée et con- 
fluente. Élytres un peu plus larges que le prothorax, peu arrondis sur 
les côtés el assez fortement rétrécis en arrière; stries assez étroites 
mais profondes ; interstries subconvexes, garnis d’aspérités serrées et 
en majeure partie disposées irrégulièrement. Pygidium à ponctuation 
assez serrée; la carène de la base formant dans le milieu un angle re- 
marquablement prononcé. — Sénégal : St-Louis (V. Planchat, coll. 
R. Oberthür). 

Très voisin du micros n. sp. dont il ne diffère guère que par la 
taille beaucoup moins petite, l’épistome arrondi, la ponctuation du 
prothorax moins grosse, encore plus serrée, confluente et plus nette- 
ment ràpeuse, les élytres bien moins arrondis sur les côtés et plus ré- 
irécis en arrière, leurs interstries subconvexes, garnis d’aspérités ser- 
rées et en majeure partie disposées irrégulièrement. 


O6. serienotatus n. Sp. — Parum nilidus, capite prothoraceque 
obscure aeneis, interdum virescentibus, prothoracis lateribus testaceo 
maculatis ; elytris testaceis, intervallis imparibus nigro bimaculatis, ma- 
culis interdum magis exlensis el in unam fasciam nigram condensatis ; 
pygidio viridi-nigro; supra breviter flavo-pubescens. Capite granulato ; 
clypeo leviter sinuato ; fronte haud carinata; vertice carina parum ele- 
vata, inter oculorum margines posticos sita, instructo. Prothorace 
confertim tenuitler granulato; lateribus postice sinuatis : basi margi- 
nata. Elytris subtililer striatis; intervallis subconvexis, subdense 
granulatis. Pygidio subdense punctato. — Long. 3,5-4,5 mill. 

Peu brillant; tête et prothorax d’un bronzé obscur et souvent ver- 
dâtre, le prothorax taché de testacé vers le milieu des côtés et souvent 
aux angles antérieurs; élytres testacés, ordinairement avec deux pe- 
tites taches noires sur chacun des 3°, à° et 7° interstries, ces taches lor- 
mant deux rangées cransverses, l’une sur le tiers antérieur, l’autre un 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 21L 


peu après le deuxième tiers, en outre l’interstrie juxtasutural sur en- 
viron son tiers antérieur, et étroitement le bord basilaire noirs; tres 
rarement la tache antérieure du 3° interstrie et la tache postérieure du 
7° interstrie nulles: assez rarement les taches plus étendues, formant 
sur les interstries impairs des bandes longitudinales noires, reliées 
transversalement par une ou deux petites taches situées sur les inter- 
stries pairs, et bord basilaire plus largement noir: très rarement ces 
taches encore plus étendues et réunies et une seule grosse tache noire 
occupant tout le milieu du disque; épipleures toujours entièrement 
testacés; pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir verdàtre, 
saul parfois les pattes un peu rougeûtres; massue des antennes noire. 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épi- 
stome large en devant, légèrement sinué à son bord antérieur, ses an- 
gles antérieurs complètement arrondis ; joues très peu saillantes, for- 
mant en dehors une courbe régulière; côtés de la tête fortement et an- 
guleusement sinués à la jonction des joues et de l’épistome:; front sans 
trace de carène; vertex avec une fine carène très peu élevée et sou- 
vent à peine distincte, n’atteignant pas les yeux et située entre leurs 
bords postérieurs; toute la tête uniformément garnie d'assez gros gra- 
nules peu serrés et presque régulièrement espacés. Prothorax fine- 
ment rebordé à la base sur toute sa largeur; les angles postérieurs 
fortement infléchis, obtus mais bien accusés, et vifs à leur sommet: les 
côtés nettement sinués près de ces angles, non sinués près des angles 
antérieurs; la moitié postérieure avec un sillon longitudinal médian 
assez prononcé ; le devant sans saillie ni dépression; toute la surface 
couverte de fins granules très serrés, ces granules beaucoup plus fins 
et beaucoup plus serrés sur tout le disque que ceux de la tête. Élytres 
à peine plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries 
fines ; interstries subconvexes, garnis de fins granules assez serrés : la 
carène de la base formant dans le milieu un angle bien prononcé. Ex- 
trémité interne des tibias antérieurs prolongée en une grosse et longue 
épine G, obliquement coupée 9. — Sénégal : St-Louis (V. Planchat, 
coll. R. Oberthür). 


Ressemble un peu, à première vue, au variegatus Fabr. (venustulus 
Er.) décrit de l'Inde et se trouvant également au Sénégal (1); il s’en 
distingue facilement par Pépistome non bidenté mais légèrement sinué, 
le front toujours sans carène, le vertex sans cornes, avec seulement 
une fine carène simple, la disposition très différente des taches du pro- 


(1) Cf. d'Orbigny, in L’Abeille, XXIX, p. 206 (Onth. pal.) et p. 298 (Suppl. 
Onth. pal.). 


212 H. D'ORBIGNY. 


thorax et des élytres. Je ne connais aucune espèce avec laquelle on 
puisse le confondre. 


0. semiasper n. Sp. — Nilidulus : capite prothoraceque obscure 
aeneis, elytris fusco-nigris, ad humeros atque ad apicem fusco-rufo 
notatis, pygidio nigro: supra breviler flavo-pubescens. Capile apud ma- 
rem subderse punctato, punctis magnis, minutis intermixtis, ad latera 
subrugoso, apud feminam subdense rugoso. vertice fortiter punctato:; 
clypeo rotundato aut vix perspicue sinuato : fronte arcuatim carinata ; 
vertice apud marem lamina brevi, subquadrata, apud feminam carina 
brevi, recta, inter oculorum margines anticos instructo. Prothorace for- 
titer ac subdense punctato, punctis in disco simplicibus, antice et ad la- 
tera asperatis, antice simplici; lateribus postice parum profunde si- 
nuatis ; basi marginata. Elytris late striatis: intervallis nunce planis, 
nunc subconveæis, biseriatim granulatis. Pygidio dense punctato. — 
Long. 4,2-5 mill. 

Peu convexe, assez brillant; tête et prothorax d’un bronzé obscur; 
élytres d’un brun noir, tachés de brun rougeàtre à l'épaule et à l’extré- 
mité, la tache humérale située sur le calus et s'étendant un peu le long 
du bord externe ; pygidium, dessous du corps et pattes noirs; massue 
des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pu- 
bescence jaune. Épistome en courbe largement aplatie en devant et 
parfois vaguement subsinuée; joues médiocrement saillantes et arron- 
dies; front avec une assez forte carène arquée atteignant la suture des 
joues; vertex avec une courte carène ou une petite lame située entre 
les bords antérieurs des yeux et occupant à peine la moitié de leur 
intervalle: cette carène élevée en une petite lame subquadrangulaire 
et légèrement arquée dans le même sens que la carène frontale, toute 
la tête à ponctuation assez serrée, composée de gros points mélangés 
de points fins, un peu rugueuse sur les joues et les côtés de l’épistome, 
3; la carène très peu élevée et droite, toute la tête garnie de rugosités 
assez serrées, saul le vertex simplement garni de gros points, 9. Pro- 
thorax rebordé à la base: les angles postérieurs arrondis ; les côtés peu 
profondément sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs ; environ le tiers postérieur avec une impression lon- 
gitudinale médiane: le devant sans saillie ni dépression; toute la sur- 
face à grosse ponctuation assez serrée, les points simples sur au moins 
les deux tiers postérieurs du disque, ràpeux en devant et sur les côtés. 
Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis latéralement ; 
stries larges: interstries tantôt plans, tantôt subconvexes, garnis de 
granules disposés en deux rangées sur les interstries dorsaux, Pygi- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 213 


dium à ponctuation serrée; la carène de la base presque en arc de 
cercle. Extrémité interne des tibias antérieurs un peu prolongée en 
épine &, simple ®. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, 
altitude 2.200 à 3.000 mètres (W. Doherty, coll. R. Oberthür). 

L'épistome non ou très indistinctement sinué, la courte carène ou la 
petite lame subquadrangulaire du vertex située entre les bords anté- 
rieurs des yeux, et le prothorax à ponctuation simple sur la majeure 
partie du disque, distinguent cette espèce de toutes celles appartenant 
à la même division et ayant une coloration analogue. 


O. inaequalis n. Sp. — Nitidulus; capite prothoraceque subue- 
neo-nigris, prothoracis lateribus gradatim fusco-rufis ; elytris aut totis 
rufis, aut fusco-nigris, macula basali ad latera, epipleuris atque apice 
rufis; pygidio aut toto fusco-rufo, aut fusco-nigro, apice rufescente ; 
supra breviler flavo-pubescens. Capite fortiter ac parce asperato-punc- 
tato, clypeo rugoso, apice rotundato ; fronte arcuatim carinata; vertice 
carina medio fere recta, utrinque retrorsum curvata, inter oculos 
et illorum paulo post marginem anticum sita, instructo. Prothorace 
fortiter ac parce, in disco toto simpliciter, ad latera aspere punctato, 
punctis minutis intermixtis; lateribus postice leviter sinuatis; basi 
marginata. Elytris late striatis: intervallis subconvexis, partim bise- 
riatim granulatis. Pygidio fortiter ac parum dense punctato. — Long. 
o-6 mill. 

Assez brillant: tête et prothorax d’un noir légèrement bronzé, tour- 
nant graduellement au brun rougeàtre sur les côtés du prothorax: 
élytres tantôt entièrement d’un brun rougeûtre clair,-y compris les 
épipleures, tantôt d’un brun noir, avee une tache basilaire transverse, 
d’un brun rougeûtre clair, s'étendant du 4° interstrie au bord inférieur 
des épipleures, se continuant latéralement sur l’épipleure et la partie 
postérieure des côtés, puis s'étendant assez largement sur toute l’ex- 
trémité, sauf l’interstrie juxtasutural qui reste brun foncé; pygidium 
tantôt entièrement d’un brun rougeûtre, tantôt d’un brun noir, avec 
l'extrémité d’un brun rougeûtre obscur; dessous du corps et pattes 
d’un brun noir, sauf les cuisses d’un brun rougeàtre clair; massue 
des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pu- 
bescence jaunâtre, très rare sur la tête et le prothorax. Épistome régu- 
lièrement arrondi en devant: joues médiocrement saillantes et arron- 
dies; yeux larges; front avec une forte carène arquée atteignant la 
suture des joues; vertex avec une carène n'atteignant pas tout à fait 
les yeux et située un peu en arrière de leur bord antérieur, presque 
droite ou à peine sinuée en arrière dans son milieu, un peu courbée 


214 H. D'ORBIGNY. 


en arrière à ses extrémités; la tôte avec de gros points räpeux assez 
espacés, sauf l’épistome rugueux, le vertex largement lisse sur sa par- 
tie postérieure. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs ar- 
rondis: les côtés faiblement sinués près de ces angles, plus ou moins 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la moitié postérieure 
avec une profonde impression longitudinale médiane; le devant sans 
saillie ni dépression; toute la surface garnie de gros points écartés, 
mélangés d'une fine ponctuation écartée, ces points simples sur tout le 
disque, ràpeux sur les côtés, leur intervalle très légèrement rugueux. 
Élytres notablement plus larges que le prothorax, arrondis latérale- 
ment; stries larges; interstries subconvexes, garnis de granules en 
partie disposés sur deux rangées. Pygidium à grosse ponctuation peu 
serrée ; la carène de la base en arc de cercle. — Sud de lAfrique 
orientale anglaise : Mombasa (coll. H. W. Bates = R. Oberthür). 

Assez voisin du semiasper n.sp., mais bien distinet par le prothorax 
rougeàtre sur les côtés, les élytres plus largement tachés de brun rou- 
geàtre ou entièrement d'un brun rougeàtre, la tête à ponctuation plus 
écartée, la carène du vertex courbée en arrière à ses extrémités, le 
prothorax à ponctuation composée de points beaucoup plus gros et 
beaucoup plus écartés, mélangés de points fins. 


O. cincticoilis n. Sp. — Parum converus, parum nitidus ; capite 
prothoraceque obscure viridi-aeneis, prothoracis margine anteriore et 
basi anguste, lateribus latius testaceo-marginatis ; elytris testaceis, lon- 
gitudinaliter fusco-lineatis ; pygidio testaceo, basi fusea ; supra breviter 
flavo-pubescens. Capite fortiter punctato, punctis minutis intermixrtis ; 
clypeo vix sinuato; fronte transversim vix perspicue tuberculata ; vertice 
carina brevissima, recta, inter oculos et illorum in medio sita, instructo. 
Prothorace subfortiter ac subdense punctato, punctis simplicibus, antice 
vir asperatis, solummodo in laterum dimidio anteriore distincte aspera- 
tis, antice simplici; lateribus postice parum profunde: sinuatis : basi 
subtiliter marginata. Elytris subtenuiter sed profunde striatis ; inter- 
vallis subconvexis, sine ordine granulatis. Pygidio fortiter punctato. — 
Long. 4 mill. 

Peu convexe, peu brillant: tête et prothorax d’un bronzé verdâtre 
obscur, le prothorax étroitement bordé de testacé en devant et à la 
base, beaucoup plus largement sur les côtés; élytres testacés, avec 
des lignes longitudinales brunes situées sur les stries et n’atteignant 
ni la base ni l'extrémité; pygidium testacé, avec la base brunûtre ; des- 
sous du corps brun, pattes et massue des antennes testacées. Tête, pro- 
thorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome à 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 215 


peine sinué en devant; joues très peu saillantes et arrondies: front avec 
seulement une très légère trace de tubercule cariniforme extrêmement 
petit et à peine visible; vertex avec une très courte carène droite, si- 
tuée entre les milieux des veux et n’occupant pas plus du tiers de leur 
intervalle; la tête à ponctuation assez serrée, composée de gros points 
mélangés de points fins, sauf le vertex garni seulement de gros points 
peu serrés. Prothorax très finement rebordé à la base; les angles pos- 
térieurs largement arrondis ; les côtés faiblement sinués pres de ces 
angles, en ligne presque droite entre le milieu et les angles antérieurs ; 
la partie postérieure avec une très légère trace d'impression longitu- 
dinale médiane; le devant sans saillie ni dépression; toute la surface 
à ponetuation assez grosse et assez serrée, les points simples, devenant 
à peine ràäpeux sur le tiers antérieur dans le milieu, distinctement 
rapeux sur la moitié antérieure des côtés. Élytres un peu plus 
larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries assez étroites mais 
profondes; interstries subconvexes, garnis de granules médiocrement 
serrés et irrégulièrement disposés. Pygidium à grosse ponctuation mé- 
dioerement serrée; la carène de la base presque en arc de cercle. — 
Abyssinie (Schimper, coll. du Muséum de Paris, un seul exemplaire). 
Cette petite espèce est bien reconnaissable à son prothorax bordé de 
testacé sur tout son pourtour, ses élytres testacés, avec des lignes lon- 
gitudinales brunes situées sur les stries, la ponctuation du prothorax 
distinctement räpeuse sur la moitié antérieure des côtés seulement. 


O. sellatulus n. Sp. — Nitidulus; niger, capite prothoraceque 
partin nigro-aeneis, prothoracis lateribus et margine anteriore fusco- 
rufis, elytrorum basi et apice ac pygidio testaceis : Supra breviter flavo- 
pubescens. Capite apud marem toto punctulato, punctis majoribus spar- 
sim intermirtis, clypeo vir sinuato, fronte arcuatim indistincte carinata, 
vertice inter oculos valide tuberculato. Prothorace subfortiter ac sub- 
dense punctato, punctis in disco simplicibus, antice et ad lateru leviter 
asperatis, antice apud marem transversim breviter calloso; lateribus 
postice parum profunde sinuatis ; basi tota distincte marginata. Elytris 
mediocriter striatis; intervallis subconvexis, 2, 4° ac 6° biseriatim, ce- 
teris densius et sine ordine granulatis. Pygidio subfortiter punctato. 
— Long. 4,5 mill. 

Légèrement brillant; tête et prothorax noirs; le milieu de la tête et 
le devant du prothorax à reflet bronzé, le prothorax teinté de brun 
clair sur les côtés et étroitement le long du bord antérieur; élytres 
noirs, avec la base et l'extrémité testacées, sauf l’interstrie juxtasutu- 
ral qui reste noir sur toute sa longueur ; pygidium entièrement testacé ; 


216 H. D'ORBIGNY. 


dessous du corps et pattes d’un brun foncé, sauf les cuisses d’un tes- 
tacé rougeûtre; massue des antennes lestacée. Tête, prothorax, élytres 
et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome à peine sinué en 
devant; joues peu saillantes et arrondies ; front avec une légère trace 
de carène arquée ; vertex sans carène, avec un gros tubercule trans- 
verse situé un peu en avant du bord postérieur des veux ; toute la tête 
à ponctuation fine, mélangée de gros points épars. Prothorax très dis- 
tinctement rebordé à la base sur toute sa largeur; les angles posté- 
rieurs peu accusés ; les côtés assez faiblement mais très distinctement 
sinués près de.ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs; le tiers postérieur avec une légère impression longitudinale 
médiane; le devant avec une faible et courte callosité transverse; 
toute la surface à ponctuation assez grosse et assez serrée, les points 
simples à la base et sur le disque, légèrement râäpeux en devant et sur 
les côtés. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis laté- 
ralement; stries médiocrement larges ; interstries subconvexes, garnis 
de granules disposés en deux rangées sur les 2, 4° et 6° interstries, 
plus nombreux et disposés sans ordre sur les autres interstries. Pygi- 
dium à ponctuation simple, assez grosse et assez serrée; la carène de 
la base formant dans le milieu un angle peu-prononcé et largement 
arrondi. Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en une très 
courte épine.— Sierra-Leone : Rhobomp (coll. Alluaud,un seul exem- 
plaire G). 

Ressemble beaucoup au sellatus Klug (pygialis Thoms.: ef d'Orbi- 
gny, in L’Abeille XXIX, p. 298) qui en diffère par le front entièrement à 
ponctuation fine, sans gros points, le prothorax à rebord basilaire plus 
ou moins largement interrompu ou indistinct de chaque côté près des 
angles postérieurs, à ponctuation nettement ràpeuse sur toute ou 
presque toute sa surface ; de plus, sauf chez les exemplaires immatures, 
le prothorax est entièrement noir. (Voir 5° division.) 


®. ochropygus n. Sp. — Subnilidus; capile prothoraceque nigris, 
interdum aeneo-nigris aut viridi-nigris, elytris nigris, ad apicem et sae- 
pius ad humeros testaceo-maculatis, pygidio testaceo; supra breviter 
flavo-pubescens. Capite toto fortiter ac sparsim punctato: fronte arcua- 
tm carinata; apud marem clypeo sinuato, vertice lamina erecta, an- 
qusta et alta, subquadrata, apice emarginata, inter vel paulo ante ocu- 
lorum margines anticos sita, armato : apud feminam clypeo profunde 
emarginato, vertice carina elevata et longa, inter oculorum margines 
posticos sita, instructo. Prothorace granulato, in disci dimidio posteriore 
granulato-punctato, antice apud mare abrupte declivi, sublaevi et in- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 217 


terdum in medio leviter depresso, supra declivitatem longe ac recte vel 
inversum arcuatüm subcarinato, apud feminam longe arcuatim subcari- 
nato : lateribus postice non aut vix sinuatis ; basi tota distincte marçi- 
mata. Elytris mediocriter striatis; intervallis subconveæis, biseriatim 
granulatis. Pygidio fortiter punctato. — Long. 4-5 mil. 


Assez brillant; tête et prothorax noirs, souvent à léger reflet bronzé 
ou verdâtre: élytres noirs, avec l'épaule et largement l'extrémité testa- 
cées, sauf l’interstrie juxtasulural qui reste noir ou brun jusqu’à l’extré- 
mité, très rarement élytres sans tache humérale; pygidium testacé ; 
dessous du corps et pattes noirs ou d’un brun foncé, les pattes parfois 
d’un brun rougeàtre ; massue des antennes testacée. Tête, prothorax, ély- 
tres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome plus ou moins 
profondément sinué en devant &, fortement échancré Q ;joues peu sail- 
lantes et arrondies ; front avec une carène arquée atteignant la suture 
des joues; vertex avec une lame dressée verticalement ou à peine in- 
clinée en arrière, assez étroite et souvent beaucoup plus haute que 
large, à côtés presque parallèles, ou légèrement élargie vers son som- 
met, fortement échancrée en arc à son bord supérieur, n’atteignant 
pas à beaucoup près les yeux et située entre leurs bords antérieurs 
ou un peu en avant, tout près de la carène frontale, G; vertex avec 
une très forte carène parfois élevée en lame, de même hauteur dans 
toute son étendue, atteignant les veux et située entre leurs bords pos- 
térieurs, ©; toute la tête avec de gros points épars, l'intervalle des 
points presque lisse, à peine pointillé. Prothorax très distinctement 
rebordé à la base sur toute sa largeur ; les angles postérieurs presque 
nuls; les côtés non ou à peine sinués près de ces angles, arrondis 
entre le milieu et les angles antérieurs; la moitié postérieure avec un 
sillon longitudinal médian assez accusé; le devant très largement et très 
brusquement déclive sur toute la largeur et parfois un peu déprimé 
dans le milieu, la partie déclive limitée à sa partie supérieure par une 
arête vive ou une carène occupant au moins le tiers de la largeur, et 
tantôt droite, tantôt en arc renversé, d': le devant avec une saillie mé- 
diane large mais peu prononcée, terminée à sa partie antérieure par 
une arête en are de cercle et occupant environ le tiers de la largeur, 9: 
la moitié postérieure à ponctuation granuleuse assez serrée, le reste de 
la surface à peine plus densément granulé, sauf la partie déclive du 
devant G ordinairement presque lisse, parfois plus ou moins ponctuée. 
Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries mé- 
diocrement larges: interstries subconvexes, garnis de granules dispo- 
sés en deux rangées sur tous les interstries dorsaux. Pygidium à 


218 H. D'ORBIGNY. 


grosse ponctuation simple et assez serrée; la carène de Ja base formant 
dans le milieu un angle peu prononcé. — Congo français (Guiral, 
coll. du Muséum de Paris): Haute-Sanga (P. A. Ferrière, id.), Braz- 
zaville (E, M. J. Regnier, id.); Congo (coll. R. Oberthür) ; Angola : Ma- 
lanje (major von Mechow, coll. Quedenfeldt = R. Oberthür). 


Cette espèce, est, je crois, très voisine du lamelliger Gerstæcker 
(1871, apud Wiegm., Arch. f. Naturg., XXX VII, À, p. 52), décrit de 
l'Afrique orientale, et Quedenfeldt (in Berl. Ent. Zeitschr., XX VIT, 
p. 272) l’a signalée sous ce nom, de l’Angola; mais, d’après la descrip- 
tion de Gerstæcker, le lamelliger est presque mat et n’a pas le pygidium 
testacé, la lame du vertex est en carré transverse, le devant du pro- 
thorax est profondément excavé, et anguleusement prolongé au-dessus 
de la partie excavée. 


Le G de l’ochropyqus est bien reconnaissable à l’armature de la tête 
et à la large partie déclive du prothorax, mais la © ressemble beau- 
coup à celle du sellatus Klug (1. c.).Ce dernier en diffère par le front 
linement ponctué, sans gros points, le prothorax à rebord basilaire 
interrompu ou indistinct de chaque côté près des angles postérieurs, 
le devant avec souvent deux petits tubercules, mais jamais avee une 
arête en arc de cercle, la partie postérieure sans sillon longitudinal 
médian, ou avee seulement une faible trace de sillon, toute ou presque 
toute sa surface à ponctuation ràpeuse. 


O. frontalis Raffray, 1877, in Rev. et Mag. de Zool., 1877, p. 323, 
décrit de l'Érythrée : Samahr, — Contrairement à ce qu'indique 
M. Raffray, cette espèce n’a pas de carène sur le vertex, je crois donc 
utile de rectifier et de compléter sa description. 


Très peu convexe, peu brillant, noir, massue des antennes brune. 
Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épi- 
stome assez largement échancré en devant: joues peu saillantes et ar- 
rondies; front avec une courte trace de carène ou parfois sans carène &, 
avec une fine carène arquée atteignant Ja suture des joues ©; vertex 
sans carène ; toute la tête garnie de granules peu serrés ©, assez serrés 
©. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs peu accusés; 
les côtés non ou à peine sinués près de ces angles, souvent un peu si- 
nués près de angles antérieurs; la partie postérieure tantôt avec une 
impression longitudinale médiane, tantôt sans impression ; ie devant 
sans saillie ni dépression; toute la surface couverte de granules serrés, 
sauf largement le milieu de la région basilaire garni de très grands 
points très superficiels s’élevant en un très petit granule à leur partie 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 219 


antérieure. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; 
stries profondes et assez larges: interstries plans, garnis de granules 
assez serrés et en majeure partie disposés sur deux rangées. Pygidium 
garni de très gros points peu serrés; la carène de la base en arc de 
cercle. — Long. 2,5-3,2 mill. — Érythrée : région désertique du Sa- 
mahr entre Massaoua et Saati (type de Raffray, coll. R. Oberthür), 
Bogos (coll. Harold = R. Oberthür). 

Sa petite taille, sa tête granulée avec seulement une carène frontale 
ou sans carène, le distinguent des autres espèces noires appartenant à 
la même division et ayant également l’épistome échancré, le prothorax 
granulé; il est encore remarquable par les grands points granuleux de 
la base du prothorax. 


O. inermifrons n. sp. — Subopacus, niger, Supra breviter, in 
elytris seriatim flavo-pubescens. Capite fortiter granulato; clypeo exciso : 
fronte haud carinata; vertice apud marem lamina parva triangulari 
vel tuberculo transverso, apud feminam carina brevissima, inverso-ar- 
cuata, inter vel paulo ante oculorum margines posticos instructo. Pro- 
thorace toto confertim granulato; lateribus postice sinuatis ; basi mar- 
ginata. Elytris profunde striatis: intervallis vix conveæis, biseriatim 
granulatis. Pygidio subfortiter punctato. — Long. 3,5-4,5 mill. 

Un peu mat; entièrement noir, sauf le devant de la tête ordinaire- 
ment d’un brun plus ou moins rougeûtre, parfois aussi les élytres 
d’un brun rougeàtre, surtout vers l'extrémité et sur les côtés; massue 
des antennes d’un jaune pâle. Tête, prothorax , élytres et pygidium à 
courte pubescence jaune, disposée sur les élvtres en lignes Jongitudi- 
nales régulières. Épistome incisé en devant, ses angles antérieurs plus 
ou moins arrondis; joues peu saillantes et complètement arrondies ; 
front sans carène, ou rarement avec une vague trace de carène ar- 
quée ; vertex avec une petite lame corniforme, triangulaire, un peu 
inclinée en arrière, parfois réduite à un petit tubercule transverse, si- 
tuée entre les bords postérieurs des yeux et n’occupant que le tiers ou 
le quart de leur intervalle, G ; vertex avec une fine et courte carène ré- 
gulièrement en arc renversé, située un peu en avant du bord postérieur 
des veux et n’occupant pas beaucoup plus du tiers de leur intervalle, 
@; toute la tête garnie de gros granules peu serrés. Prothorax fine- 
nement rebordé à la base; les angles postérieurs très obtus et ordi- 
nairement un peu arrondis, mais accusés; les côtés assez nettement 
sinués près de ces angles, en ligne droite ou à peine arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs; parfois la partie postérieure avec une 
légère impression longitudinale médiane ; le devant sans saillie ni dé- 


2920 H, D'ORBIGNY. 


pression; toute la surface garnie de fins granules serrés. Élytres plus 
larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries médiocrement 
larges mais profondes ; interstries à peine convexes, en majeure partie 
avec deux rangées de granules serrés. Pygidium à ponctuation assez 
grosse et assez serrée ; la carène de la base en arc de cercle. — Sé- 
négal (coll. Dejean = van Lansberge = R. Oberthür) : Saint-Louis 
{V. Planchat, coll. R. Oberthür). 

Cette espèce est l'O. confusus (Dej. Cat.); sa tête entièrement garnie 
de gros granules peu serrés, sans carène sur le front dans les deux 
sexes, avec une petite lame triangulaire ou une courte carène sur le 
vertex, la distingue des autres petites espèces noires appartenant à la 
même division et ayant l’épistome échancré. 


O. merus Péringuey, 1901,in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 1900, 
p. 475 et 210 (Descr. Cat. Col. S. Afr.), décrit de la Colonie du Cap et 
de la Rhodesia méridionale. — Bechouana : Vryburg (E. Simon, coll. 
Ch. Martin). 


O. rubenticollis n. Sp. — Convexus, nilidus: niger, prothora- 
cis lateribus late rubro maculatis, elytris macula rubra juxtahumeral, 
transversa, et altera anteapicali, notatis, pygidio fusco-aeneo ; supra bre- 
viler flavo-pubescens. Apud marem capite subtiliter punctulato et parce 
fortiter granulato-punctato, clypeo emarginato, fronte arcuatim breviter 
carinata, vertice cornibus duobus intus dentatis armato. Prothorace 
granulato, apud marem antice utrinque subdepresso : lateribus postice 
nullomodo sinuatis, antice valde rotundatis ; basi marginata. Elytris 
subtilissime striatis; intervallis planis, biseriatim granulatis. Pygidio 
fortiter ac parce punctato. — Long. 4,5 mill. 

Convexe et assez court, brillant; noir, le devant et les côtés de la 
tête légèrement rougeäires, le prothorax largement taché de rouge sur 
les côtés, les élytres chacun avec une assez grande tache rouge, trans- 
verse, située près de l'épaule à la base des 5°-7e interstries, et une 
autre tache rouge avant l'extrémité, pygidium d’un brun bronzé, pattes 
en partie rougeätres, massue des antennes testacée. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome largement 
mais peu profondément échancré en arc de cercle, ses angles anté- 
rieurs très obtus mais presque vifs et non dentiformes ; joues assez 
saillantes, arrondies sur leurs deux tiers antérieurs, puis légèrement 
sinuées près des yeux; front avec une courte carène arquée peu sail- 
lante et n’atteignant pas la suture des joues: vertex sans carène, avec 
deux petites cornes droites et légèrement inclinées en arrière, dentées 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 221 


à leur base au côté interne, et situées un peu en arrière du bord 
postérieur des yeux; toute la tête très finement pointillée et avec de 
gros points granuleux très espacés. Prothorax rebordé à la base ; les 
angles postérieurs arrondis; les côtés nullement sinués mais plutôt 
très légèrement arrondis près de ces angles, brusquement arrondis 
près des angles antérieurs ; la partie postérieure avec une faible im- 
pression longitudinale médiane; le devant légèrement déprimé de 
chaque côté derrière les cornes du vertex; loute la surface garnie de 
granules médiocrement serrés, sauf les dépressions finement ponce- 
tuées. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés et 
peu rétrécis en arrière ; stries très fines ; interstries plans, garnis de 
eranules peu serrés et disposés sur deux rangées. Pygidium à grosse 
ponetuation très écartée; la carène de la base en are de cercle. — 
Afrique orientale allemande : Mpouapoua (Revoil, coll. du Muséum 
de Paris, un seul exemplaire G). 

Sa forme convexe et assez courte, le dessus du corps brillant, le 
prothorax largement taché de rouge sur les côtés qui ne sont nulle- 
ment sinués près des angles postérieurs, les élytres très finement striés 
et n'ayant à la base qu'une seule tache rouge assez large et transverse, 
distinguent cette espèce de toutes celles appartenant à la même divi- 
sion et ayant l’épistome échaneré. 


@. flaviclava n. Sp. — Nitidulus: niger, capite prothoraceque 
cupreo-nigris, antennarum clava pallido-testacea: supra breviter flavo- 
pubescens. Capile subtilissime punctulato, punctis magnis sparsis; cly- 
peo profunde exciso; fronte arcuatim carinata; vertice carina fere 
recta, parum elevata et parum longa, inter oculorum margines posticos 
sita, instructo. Prothorace subdense granulato, basi, praesertim in im- 
pressionc longitudinal et utrinque prope angulos posticos, ocellato- 
punclata, antice simplet: lateribus postice leviter, prope angulos anticos 
levissime sinuatis; basi marginata. Elytris late striatis : intervallis 
planis, partim biseriatim granulatis. Pygidio punctis magnis, vadosis, 
subdense notato. — Long. 3,5-4,2 mill. 

Assez brillant; noir, la tête et le prothorax à reflet cuivreux, massue 
des antennes d’un testacé pâle. Tête, prothorax, élytres et pygidium à 
courte pubescence jaune. Épistome profondément incisé en devant, 
ses angles antérieurs dentiformes; joues peu saillantes et presque ar- 
rondies ; front avec une carène arquée atteignant la suture des joues; 
verlex avec une carène très peu élevée, presque droite ou à peine 
arquée dans le même sens que la carène frontale, n’atteignant pas à 
beaucoup près les yeux et située entre leurs bords postérieurs ; toute 


292 H. D'ORBIGNY, 


la tête garnie de gros points ràpeux très épars, mélangés d'un pointillé 
extrêmement fin. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs 
largement arrondis; les côtés légèrement sinués près de ces angles, 
très faiblement mais brusquement sinués près des angles antérieurs 
qui font un peu saillie en dehors; la moité postérieure avec une im- 
pression longitudinale médiane: le devant sans saillie ni dépression; 
toute la surface garnie de fins granules assez serrés, saui l'impression 
postérieure, une assez large bande le long de la base, et un assez grand 
espace de chaque côté près des angles postérieurs, garnis de grands 
points ocellés. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis 
latéralement; striès larges; interstries plans, à granules en majeure 
partie disposés sur deux rangées. Pygidium couvert de grands points 
plats, assez serrés; la carène de la base en arc de cercle. — Sierra- 
Leone : Freetown (A. Mocquerys, coll. R. Oberthür), Rhobomp (coll. 
Alluaud) 


La massue des antennes d’un testacé clair, le vertex avec une assez 
courte carène peu élevée et presque droite, les grands points ocellés 
de la base du prothorax et les grands points plats du pygidium, dis- 
linguent cette espèce des autres petites espèces noires appartenant à 
la même division et ayant l’épistome profondément incisé. 


O. sugillatus Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 654, 
id. 1862, apud Peters, Reise nach Mossamb., p. 235 et 236, décrit du 
Mozambique : Inhambane. — D'après la taille qu'il indique pour cette 
espèce, Klug n’a eu sous les veux que de petits exemplaires, et il dit 
{apud Peters) n'avoir vu qu’une seule ©. L’O. mactatus qu'il décrit 
très sommairement (1. ©.) de la même localité et dont il n’a vu égale- 
ment qu'un seul exemplaire est vraisemblablement une © de grande 
taille ; dans ce cas, il aurait pris pour la © du sugillatus le G très peu 
développé qui en diffère seulement par la carêne du vertex plus 
arquée. Le sugillatus est décrit comme ayant seulement une tache 
humérale testacée et une tache apicale, tandis que très souvent les 
élytres ont d’autres taches à la base, sur le disque et sur les côtés; ce 
sont peut-être ces exemplaires à élytres beaucoup plus largement tes- 
tacés que Klug (L c.) a décrits de la même provenance et tout aussi 
sommairement sous le nom de suffusus. — Mozambique (type de 
Klug, coll. Harold > R. Oberthür) : Lourenço-Marquez (D° Ch. Mar- 
tin), Delagoa (H. Junod, coll. Bugnion); Transvaal : Hamman’s Kraal 
près de Pretoria (E. Simon, coll. Ch. Martin); Natal (reçu de MM. Stau- 
dinger et Bang-Haas); Colonie du Cap : Cradock (D° Ch. Martin), Port- 
Élisabeth (id., et coll. H. W. Bates > R. Oberthür). 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 223 


O. JSunodi n. sp. — Subnilidus, niger, elytrorum humeris, apice 
et saepius basi lateribusque testaceo-maculatis, supra breviter flavo- 
pubescens. Capile parce granuloso, clypeo apud marem in medio toto, 
apud feminam solummodo antice laevi, apice exciso; fronte arcuatim 
carinata: vertice carina longa, fere recta, inter oculorum marqines 
posticos sita, instructo. Prothorace subfortiter ac subdense subasperato- 
punctato, antice atque ad latera asperius punctato vel granulato, antice 
apud marem late declivi, apud feminam simplici; lateribus postice si- 
nuatis; basi marginata. Elytris mediocriter strialis : intervallis planis, 
parum dense et partim biseriatim granulatis. Pygidio fortiter punctato, 
punctis minoribus intermixtis. — Long. 4,5-5,5 mil 


Assez brillant, noir, les élytres ordinairement avec l'épaule, les côtés 
et largement l'extrémité testacés, sauf linterstrie juxtasutural qui est 
noir ou brun jusqu’à l'extrémité, et chacun une petite tache testacée 
à la base du 2%, du 3° et du 4° interstrie, celle du 3° interstrie courte 
ou indistincte, les autres assez longues, parfois élytres avec seulement 
la tache humérale et la tache apicale; pattes souvent en partie rou- 
geàtres ; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élvtres et pygi- 
dium à courte pubescence jaune. Épistome peu profondément échancré 
en devant G ; plus profondément ©, ses angles antérieurs à peine den- 
tilormes:; joues très peu saillantes, formant en dehors une courbe 
presque régulière; côtés de la tête nettement sinués à la jonction des 
joues et de l’épistome; front avec une carène arquée, fine &, forte et 
atteignant la suture des joues Q; vertex avec une longue carène 
presque droite, peu élevée, légèrement arrondie à ses extrémités, mat- 
teignant pas tout à fait les yeux et située entre leurs bords postérieurs ; 
toute la tête éparsement garnie de grosses granulations irrégulières, 
sauf l’épistome largement lisse dans le milieu sur toute sa longueur ©, 
lisse seulement en devant ©. Prothorax rebordé à la base; les angles 
postérieurs très obtus mais bien accusés ; les côtés nettement sinués 
près de ces angles, non sinués près des angles antérieurs ; ordinaire- 
ment la partie postérieure avee une légère impression longitudinale 
médiane ; le devant très largement déclive &, simple 9; les deux tiers 
postérieurs du disque à ponctuation uniformément assez grosse, assez 
serrée et légèrement râpeuse, la ponctuation devenant fortement räpeuse 
ou se transformant en granules sur le devant et surtout sur les cotés. 
Élytres à peine plus larges que le prothorax, arrondis latéralement; 
stries médiocrement larges ; interstries plans, garnis de fins granules 
peu serrés et en majeure parlie disposés sur deux rangées. Pygidium 
presque aussi long que large G, presque deux fois aussi large que 


224 H. D'ORBIGNY. 


long ©, à ponctuation assez serrée, composée de gros points mélangés 
de points plus petits: la carène de la base formant dans le milieu un 
angle très prononcé. — Mozambique : district de Delagoa (H. Junod, 
coll. Bugnion), Delagoa-Bay (ma coll.). 


Ressemble au sugillatus Klug (1. €.) qui en diffère principalement 
par les joues assez saillantes et moins arrondies, les côtés de la tête 
non sinués à la jonction des joues et de l’épistome, le vertex G ordi- 
nairement avec deux cornes dentées à leur base et un tubercule dans 
le milieu en avant de ces cornes, le vertex © avec une carène légère- 
ment arquée et située bien en arrière du bord postérieur des yeux, le 
prothorax entièrement granulé. 


La description plus que sommaire du mactatus Klug (1. ce.) s'applique 
sous certains rapports à l'espèce que je décris, mais elle indique la 
ponctuation du prothorax comme exactement semblable à celle du su- 
gillatus ; je ne pense donc pas que le Junodi puisse s’y rapporter. 


O. aethiopieus n. sp. — Parum nitidus: niger, elytrorum sae- 
pius apice et interdum basi plus minusve rubro-testaceo notatis, pygidio 
rarius obscure testaceo: Supra breviter, in prothoracis parte antica 
longius flavo-pubescens. Clypeo profunde eæciso: apud marem capite 
fortiter ac parce punctalo, fronte non aut tenuiter carinata, vertice 
nunc duobus cornibus saepius intus dentatis et interdum tuberculo 
paulo ante cornua in medio sito, nunc carina brevi, valde arcuata, 
medio interdum tuberculata, utrinque inter oculorum margines posticos 
dentata vel angulosa, armato: apud feminam capite subdense rugoso, 
fronte arcuatim distinctius carinata, vertice carina longa, valida, fere 
recta aut leviter arcuata, utrinque subrotundata, paulo post oculos 
sita, instructo. Prothorace toto parce granulato, antice Saepius apud 
marem abrupte declivi et interdum subdepresso, apud feminam subcal- 
loso; lateribus postice vix sinuatis, prope angulos anticos saepius leviter 
sinuatlis ; basi marginata. Elytris late striatis ; intervallis planis, partim 
biseriatim granulatis. Pygidio punctis insigniter magnis, vadosis, sub- 
dense notato. — Long. 3,5-5 mill. 


Peu brillant; noir, la tête souvent en partie bronzée, les élytres 
tantôt entièrement noirs ou très rarement bruns, tantôt avec une 
tache d’un testacé rougeâtre apicale ou subapicale, et souvent une 
tache près de l'épaule à la base des 6°-7e interstries, une plus petite à 
la base du 4° interstrie, et rarement une autre petite à la base du 2°, 
pygidium parfois d’un testacé obscur, massue des antennes brune. 
Tête et surtout devant du prothorax à pubescence ässez longue, le 


ni 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 225 


reste du prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune. 
Épistome profondément incisé en devant, ses angles antérieurs ordi- 
nairement dentiformes; joues peu saillantes et arrondies; front sans 
carène ou plus souvent avec une fine carène arquée G, avec une assez 
forte carène arquée atteignant la suture des joues © ; vertex avec deux 
petites cornes ordinairement assez longues et dentées à leur base au 
côté interne, parfois courtes et non dentées, situées entre les bords 
postérieurs des yeux ou un peu plus en arrière, et souvent un tuber- 
cule médian situé un peu en avant de ces cornes, à peu près entre les 
milieux des veux, chez les exemplaires peu développés vertex avec 
une courte carène très fortement arquée dans le même sens que la 
carène frontale, située à peu près entre les milieux des yeux, dentée 
ou anguleuse à ses extrémités entre les bords postérieurs des yeux ou 
un peu plus en arrière, et parfois élevée en tubereule dans son milieu, 
la tête avec de gros points très épars et souvent râpeux, mélangés 
d’un fin pointillé, sauf ordinairement le milieu de l’épistome seulement 
pointillé et parfois le front garni d’aspérités, G; vertex avec une 
longue et forte carène presque droite, ou légèrement arquée dans le 
même sens que la carène frontale, située un peu en arrière du bord 
postérieur des yeux et aussi longue que leur intervalle, légèrement 
arrondie à ses extrémités, la tête entièrement garnie de fortes aspé- 
rités ou rugosités assez serrées, ©. Prothorax rebordé à la base: les 
angles postérieurs très largement arrondis; les côtés à peine sinués 
près de ces angles, presque toujours légèrement sinués près des 
angles antérieurs; environ la moitié postérieure avec un sillon longi- 
tudinal médian; le devant brusquement déclive et parlois un peu 
déprimé dans le milieu &, avec une faible callosité transverse terminée 
à sa partie antérieure par une arête très émoussée et légèrement arquée 
qui occupe souvent près du tiers de la largeur 9, très souvent le de- 
vant simple ou presque simple dans les deux sexes chez les exemplaires 
peu développés; toute la surface garnie de granules écartés. Élytres 
un peu plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés: stries 
larges ; interstries plans, à granules assez espacés et en partie disposés 
sur deux rangées. Pygidium garni de très grands points plats assez 
serrés; la carène de la base en arc de cerele ou à peine anguleuse 
dans le milieu. Angle apical interne des tibias antérieurs droit et ordi- 
nairement muni d’une très courte épine G, obliquement coupé et sans 
épine @. — Érythrée (coll. Théry, ma coll.) : région désertique du 
Samahr entre Massaoua et Saati (Raffray, coll. R. Oberthür) ; Abyssinie 
(Raffray, id. et coll. du Muséum de Paris); Somalie : Berbera (co. 
Argod). 
Ann. Soc. Ent. Fr,, LXXI, 1902. 15 


296 H. D'ORBIGNY. 


Très voisin du sugillatus Klug (1. €.) qui en diffère ‘par les ély- 
tres plus largement tachés de testacé à la base et à l'extrémité, et très 
souvent avec quelques taches sur le disque, le prothorax à reflet ver- 
dâtre ou bronzé, parfois obscurément taché de testacé sur les côtés, 
et garni de granules plus serrés, le pygidium très finement granulé 
à la base, au moins vers ses angles antérieurs, à ponctuation relati- 
vement assez fine sur le reste de sa surface. 


O6. omostigma D. Sp. — Subnitidus: niger, elytris macula testa- 
cea juxtahumerali et alia apicali transversa, notatis, pygidio interdum 
obscure testaceo; supra breviter, in prothoracis parte antica longius 
flavo-pubescens. Apud feminam capite asperato, clypeo bidentuto, fronte 
arcuatim carinata, vertice carina valida, arcuata, utrinque angulosa, 
paulo post oculos sita, instructo. Prothorace toto subdense granulato, 
antice sümplici; lateribus postice parum sinuatis, antice subrotundatis ; 
basi marginata. Elytris subtenuiter striatis: intervallis vix converis, 
partim biseriatim granulatis. Pygidio subfortiter ac profunde punctato. 
— Long. 3,5-4 mill. 

Assez brillant; noir, les élytres avec une assez grande tache testacée 
près de l'épaule à la base des 6°-7€ interstries, et une grande tache 
transverse apicale ou subapicale, pygidium parfois d’un testacé obseur, 
pattes en partie ou entièrement d'un brun rougeâtre, massue des an- 
tennes brune. Tête et surtout devant du prothorax à pubescence assez 
longue, le reste du prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence 
jaune. Épistome profondément ineisé en devant, ses angles antérieurs 
dentiformes ; joues peu saillantes et arrondies ; front avec une forte ea- 
rène arquée atteignant la suture des joues; vertex avec une forte ca- 
rene fortement arquée dans le même sens que la carène frontale, située 
un peu en arrière du bord postérieur des yeux et presque aussi lon- 
eue que leur intervalle, anguleuse à ses extrémités; la tête garnie de 
grosses aspérités peu serrées, sauf celles de l’épistome plus serrées. 
Prothorax rebordé à la base ; les angles postérieurs largement arrondis ; 
les côtés faiblement sinués près de ces angles, non sinués mais légè- 
rement arrondis entre le milieu etles angles antérieurs ; la moitié pos- 
térieure avec une impression longitudinale médiane assez profonde; 
le devant sans saillie ni dépression; toute la surface garnie de granules 
assez serrés. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis sur 
les côtés; stries assez fines; interstries à peine convexes, garnis de 
granules en partie disposés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation 
assez grosse, assez profonde et peu serrée; la carène de la base en arc 
de cercle. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : Mombasa (coll. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 227 


ni ji 


H. W. Bates = R. Oberthür) ; Nord de l'Afrique orientale allemande : 
Kilima-Ndjaro (R. P. Leroy, coll. R. Oberthür). Les exemplaires que 
j'ai vus me paraissent être des Q. 

Très voisin du sugillatus Klug (1. c.) et de l’aethiopicus n. sp.; l’ar- 
mature de la tête © est presque identique et la même ressemblance 
existe probablement chez les G. Il diffère de ces deux espèces par 
l'assez grande tache humérale des élytres, les côtés du prothorax non 
sinués près des angles antérieurs, le pygidium à ponctuation assez 
grosse et assez prolonde; il diffère encore de laethiopicus par le 
prothorax à granules assez serrés, sans callosité en devant. 


©. Fritschi n. sp. — Parum nilidus; niger, interdum capite pro- 
thoraceque aeneo-nigris, vel elytrorum apice rufescente ; supra breviter 
flavo-pubescens. Capite asperato-punctato ; clypeo profunde exciso ; fronte 
apud marem non aut indistincte, apud feminam arcuatim carinata : 
vertice inter vel paulo post oculorum margines anticos minute tubercu- 
lato, praeterea apud marem in laminam longulam, reclinatam, utrinque 
corniculatam, inter cornicula saepius transversim subluberculatam, re- 
trorsum producto, apud feminam non carinato, sed paulo post oculos 
utrinque tuberculato. Prothorace parum dense granulato, antice medio 
apud marem saepius depresso et fere laevi, apud feminam arcuatim bre- 
viter cœ@rinato; lateribus postice leviler aut vix perspicue, prope anqulos 
anticos saepe sinuatis: basi marginata. Elytris subtenuiter striatis : 
intervallis planis, parce granulatis. Pygidio parce asperato-punctato. — 
Long. 5-6 mill. 

Peu brillant; noir, parfois tête et prothorax à léger reflet bronzé, 
assez souvent bord apical des élytres rougeâtre; massue des antennes 
noire ou brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubes- 
cence jaune, Épistome profondément échancré en devant, ses angles 
antérieurs dentiformes; joues assez saillantes, formant en dehors un 
angle obtus plus où moins arrondi; front sans carène ou parfois avec 
une carène peu acçusée cd, avec une carène arquée bien prononcée et 
atteignant la suture des joues ®; vertex avec une assez longue lame 
inclinée en arrière et partant du bord postérieur des yeux, prolongée à 
chaque extrémité en une courte corne et souvent très légèrement éle- 
vée en tubercule transverse dans le milieu de son bord supérieur, en 
outre avec un petit tubercule situé dans le milieu un peu en arrière du 
bord antérieur des veux, plus près de la carène ou suture frontale que 
du sommet de la lame, et de chaque côté une carène oblique, parfois 
peu distincte, partant du tubercule et se dirigeant vers le sommet de 
la corne, toute la bête garnie de gros points écartés et plus ou moins 


228 H. D'ORBIGNY. 


räpeux, d; vertex sans lame ni carènes, avec seulement un petit tu- 
bercule situé dans le milieu entre les bords antérieurs des yeux, et de 
chaque côté un autre petit tubercule situé un peu en arrière du bord 
postérieur des yeux, toute la tête garnie de gros points räpeux assez 
serrés et mélangés de points fins, Ç. Prothorax très finement rebordé 
à la base : les angles postérieurs presque nuls: les côtés légèrement ou 
à peine sinués près de ces angles, tantôt légèrement sinués près des 
angles antérieurs, surtout &, tantôt non sinués; ordinairement la moi- 
té postérieure avec un léger sillon longitudinal médian ; le devant avec 
ou sans dépression médiane G, avec une légère saillie médiane se ter- 
minant à sa partie antérieure par une fine carène régulièrement arquée 
et occupant un peu moins du quart de la largeur ©; toute la surface 
varnie de fins granules peu serrés, sauf le devant G lisse dans le mi- 
lieu. Élytres à peine plus larges que le prothorax, arrondis sur les 
côtés; stries assez fines; interstries plans, à granules fins et très écar- 
tés, en majeure partie disposés sur deux rangées. Pygidium à ponc- 
tuation écartéeet finement granuleuse ou ràpeuse; la carène de la base 
en arc de cercle. Extrémité interne des tibias antérieurs prolongée en 
une petite dent ou une courte épine &, obliquement coupée ©. — Afri- 
que australe (Fritsch, coll. Harold © R. Oberthür). 

Cette espèce est bien reconnaissable au petit tubereule qui se trouve 
chez les deux sexes entre les bords antérieurs des veux ou un peu plus 
en arrière; d’autres espèces voisines ont bien un tubercule médian, 
mais n’existant que chez le G, et situé très peu en avant des cornes, 
tandis que chez le Fritschi & il est très éloigné du sommet de la lame 
et de la naissance des cornes ; la © estencore remarquable par le vertex 
sans carène. 


O. temporalis n. Sp. — Paruin nilidus, niger, Supra breviter 
flavo-pubescens. Apud feminam capite parum dense granulato, clypeo 
genisque fortiler ac parce rugoso-punclatis, punctis minutis in- 
termixtis, clypeo profunde exciso, fronte arcuatim carinata, vertice 
carina longula, parum elevata, valde arcuata, multo post oculorum 
margines posticos sita, instructo. Prothorace parce granulato, antice 
apud feminam medio arcuatim producto ; lateribus postice vix sinuatis ; 
basi marginata. Elytris late striatis ; intervallis planis, biseriatim gra- 
nulatis. Pygidio parum dense granulato. — Long. 6 mill. 

Peu brillant, noir; massue des antennes noire. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome profondément 
incisé en devant, ses angles antérieurs un peu dentiformes; joues très 
saillantes et presque arrondies; front avec une carène arquée attei- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 229 


gnant la suture des joues et très rapprochée à ses extrémités du bord 
antérieur des yeux; vertex avec une carène peu élevée, régulièrement 
et fortement arquée, située très en arrière du bord postérieur des yeux 
et à peu près aussi longue que leur intervalle; lépistome et les joues 
garnis de gros points rugueux écartés, mélangés de points très fins, le 
reste de la tête peu densément granulé. Prothorax rebordé à la base; 
les angles postérieurs très largement arrondis et très peu accusés; les 
côtés à peine sinués près de ces angles, légèrement arrondis entre le 
milieu et les angles antérieurs ; la moitié postérieure avec un léger sil- 
lon longitudinal médian; le devant avec une saillie médiane régulière- 
ment arquée à son bord antérieur et occupant environ le quart de Ja 
largeur ; toute la surface uniformément garnie de granules assez espa- 
cés. Élytres à peine plus larges que le prothorax, arrondis sur les cô- 
tés; stries larges, interstries plans, garnis de granules disposés sur les 
interstries dorsaux en deux rangées assez serrées. Pygidium peu den- 
sément granulé; la carène de la base presque en arc de cercle. Angle 
apical interne des tibias antérieurs simple et un peu obliquement coupé. 
— Afrique australe (Fritsch, coll. Harold => R. Oberthür, un seul exem- 
plaire ©). 


Ressemble à la © du Fritschi n. sp., mais en diffère par le front sans 
tubercule, le vertex avec une assez longue carène fortement arquée et 
située très en arrière du bord postérieur des yeux, la saillie médiane 
du prothorax un peu plus large, les interstries des élytres à granules 
plus serrés, 


Cet insecte est reconnaissable à la forte saillie de ses joues, ses 
tempes longuement prolongées en arrière par suite de la position de la 
carène du vertex, les yeux se trouvant très éloignés de l’extrémité 
de cette carène et très rapprochés de l’extrémité de la carène frontale. 


O. lamnifer n. Sp. — Parum nitidus, niger, interdum capite 
prothoraceque aenec-nigris vel elytrorum apice rufescente, supra bre- 
oiler flavo-pubescens. Capite asperato-punctato; clypeo profunde exciso : 
apudmarem fronte haud carinata, vertice in laminam latam et longar, 
reclinatam, apice arcuatim emarginalam et utrinque corniculatan, 
ante apicem medio minute tuberculatam, producto ; apud feminam fronte 
arcuatim carinata, vertice carina valde arcuata, utrinque paulo post 
oculos dentata, instructo. Prothorace parce granulato, antice apud 
marem abrupte declivi et in medio fere laeri, apud feminam arcuatim 
breviter carinato; lateribus postice levissime, prope anqgulos anticos 
indistincte sinuatis; basi marginata. Elytris late striatis ; intervallis 


230 H. D'ORBIGNY. 


planis, parce granulatis. Pygidio parce granulato vel subtenuiter 
granulato-punctato. — Long. 5-5,5 mill. 


Peu brillant, noir, la tête et le prothorax souvent à léger reflet bronzé 
ou verdàtre, parfois extrémité des élytres obseurément d’un brun rou- 
geàtre; massue des antennes noire. Tête, prothorax, élytres et pygi- 
dium à courte pubescence jaune. Épistome profondément incisé en de- 
vant, ses angles antérieurs dentiformes ; joues assez saillantes, formant 
en dehors un angle obtus arrondi à son sommet, puis légèrement si- 
nuées près des yeux; front sans carène G, avec une fine carène arquée 
atteignant la suture des joues ©: vertex prolongé en arrière à partir du 
bord postérieur des yeux en une longue lame inclinée occupant tout leur 
intervalle, puis s’élargissant légèrement en se redressant, échancrée en 
are à son sommet et se prolongeant à chaque extrémité en une courte 
corne un peu arquée en dedans, en outre avec un très petit tubercule 
peu distinct, situé dans le milieu un peu avant le sommet de la lame, 
et de chaque côté une trace de carène oblique partant du tubercule et 
se dirigeant vers la base de la corne, la tête à grosse ponctuation rà- 
peuse écartée, sauf l’épistome largement lisse dans le milieu sur toute 
sa longueur, les joues à ponctuation un peu plus serrée, la lame gra- 
nulée, G; vertex avec une forte carène très fortement et un peu angu- 
leusement arquée dans le même sens que la carène frontale, située 
entre les milieux des yeux et se terminant à chaque extrémité, un 
peu en arrière du bord postérieur des yeux, par une grosse dent si- 
tuée assez loin de l'œil, la tête à grosse ponctuation râpeuse assez 
serrée, sauf le front à ponetuation écartée, le vertex presque lisse der- 
rière la carène, Q. Prothorax finement rebordé à la base ; les angles 
postérieurs très largement arrondis; les côtés très légèrement sinués 
près de ces angles, indistinctement sinués près des angles antérieurs; 
environ la moitié postérieure avec une faible impression longitu- 
dinale médiane; le devant brusquement déclive et souvent un peu 
déprimé dans le milieu &G, avec une forte saillie médiane occupant 
à peu près le quart de la largeur, terminée à sa partie antérieure 
par une carène presque régulièrement arquée et un peu plus saillante 
vers ses extrémités que dans le milieu ©: toute la surface garnie 
de granules très écartés sur la moitié postérieure, peu serrés en 
devant et sur les côtés, sauf la partie déclive du devant G presque 
lisse dans le milieu. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arron- 
dis latéralement: stries assez larges; interstries plans, tous, même le 
latéral, garnis de granules très espacés. Pygidium presque aussi long 
que large &, beaucoup plus large que long ©, garni de granules 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 231 


ou d'assez fins points granuleux très espacés ; la carène de la base en 
arc de cercle. Angle apical interne des tibias antérieurs presque droit et 
muni d’une très courte épine &, très obtus et simple ©. — Transvaal 
(coll. H. W. Bates > R. Oberthür). 

Voisin du Fritschi n. sp., mais bien distinct par la lame du vertex 
g avec un tubercule situé beaucoup plus en arrière, près du sommet 
de la lame, le vertex @ avec une carène dentée à ses extrémités, sans 
tubercule dans le milieu entre les bords antérieurs des yeux. 


O. taboranus D. Sp. — Parum nitidus: niger, elytris ad apicem 
rufo-maculatis; supra brevissime flavo-pubescens. Capile fortiter ac 
parce punctato, feminae clypeo dense rugoso-punctato ; clypeo profunde 
eæciso ; apud marem fronte haud carinata, vertice lamina lata et alta, 
leviter reclinata, inter oculorum margines posticos sita, utrinque in corni- 
culum producta, inter cornicula transversim tuberculata, armato ; apud 
feminam fronte arcuatim carinata, vertice carina longa, arcuata, paulo 
post oculorum margines posticos sita, instructo. Prothorace parce gra- 
nulato, antice apud marem late subdepresso et sparsim punctato, apud 
feminam arcuatim breviter calloso; lateribus postice vix perspicue, 
prope angulos anticos interdum leviter sinuatis ; basi subtiliter margi- 
nata. Elytris late striatis : intervallis biseriatim parce granulatis. Py- 
gidio punctis magnis parce notato. — Long. 4-4,5 mill. 

Peu brillant; noir, la tête et le devant du prothorax parfois à léger 
reflet bronzé, les élytres tachés de rouge avant l'extrémité; massue 
des antennes tantôt noire, tantôt d’un testacé obscur. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à pubescence jaunâtre, très courte et rare. Épi- 
stome profondément incisé en devant, ses angles antérieurs dentitor- 
mes; joues peu saillantes et complètement arrondies : front sans carène 
distincte G, avec une forte carène arquée atteignant la suture des 
joues ©; vertex avec une lame large et haute, partant du bord posté- 
rieur des veux et un peu inclinée en arrière, se prolongeant à chaque 
extrémité en une petite corne légèrement arquée en dedans, en outre 
s’élevant dans le milieu de son bord supérieur entre les cornes en un 
petit tubercule transverse lamelliforme, G ; vertex avec une forte ca- 
rène régulièrement et assez faiblement arquée dans le même sens que 
la carène frontale, un peu arrondie à ses extrémités, située un peu en 
arrière du bord postérieur des yeux et aussi longue que leur inter- 
valle, © ; l’'épistome garni de points gros, simples et écartés &, très gros, 
rugueux et serrés ©, le front avec de gros points très écartés et un peu 
rapeux, les joues avec quelques gros points fortement rugueux ou gra- 
nuleux et quelques points fins. Prothorax très finement rebordé à la 


232 H. D'ORBIGNY. 


base: les angles postérieurs très largement arrondis et presque nuls: 
les côtés à peine sinués près de ces angles, non sinués près des angles 
antérieurs, où, chez les G très développés, légèrement sinués ; la moitié 
postérieure avec un sillon longitudinal médian bien prononcé; le de- 
vant largement mais faiblement déprimé G, avec une légère callosité 
médiane occupant à peine le quart de la largeur et se terminant à sa 
partie antérieure par une carène indistincte régulièrement arquée en 
arc de cercle ©; toute la surface garnie d'assez gros granules écartés, 
sauf la dépression G très éparsément mais fortement ponctuée. Élytres 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés ; stries larges: in- 
terstries à peu près plans, en majeure partie avec deux rangées irrégu- 
lières d'assez gros granules très écartés. Pygidium garni de très gros 
points écartés ; la carène de la base presque en arc de cercle. Extrémité 
interne des tibias antérieurs formant un angle droit muni à son sommet 
d’une petite epine extrêmement courte G, formant un angle obtus et 
simple ©. — Afrique orientale allemande : Tabora dans lOunyanyembe 
(BR. P. Hauttecœur, coll. R. Oberthür). 


Diffère de laethiopicus n. sp. par le vertex G avec une forte lame 
entre les cornes, le front © garni non de rugosités serrées mais de 
gros points très épars, les granules des élytres et les gros points du 
pygidium plus écartés. 


Diffère du Fritschi n. sp. principalement par l'absence de tubereule 
entre les bords antérieurs des yeux, la lame du vertex 3 beaucoup 
plus large, les cornes bien plus écartées, le vertex $ avec une ca- 
rene. 


Diffère du lamnifer n. Sp., par la lame du vertex G moins inclinée 
en arrière et tuberculée non avant son sommet, mais dans le milieu 
de son bord supérieur entre les cornes, la carène du vertex © située 
beaucoup plus en arrière, plus longue, bien moins fortement et non 
anguleusement arquée, un peu arrondie à ses extrémités. 


Parait très voisin du ganalensis Gestro (1895, in Ann. Mus. civ. di 
Genova, XX XV, p.320 et fig.), décrit du pays Galla et de la Somalie, et 
qui, d’après la description et la figure, en diffère par sa couleur d’un 
bronzé obscur, les élytres tachés de rougetre non seulement à l'extrémité 
mais à l'épaule, le front avec une carène faiblement arquée dans les 
deux sexes; de plus chez le G les cornes de la lame du vertex sont un 
peu divergentes à leur naissance et se recourbent en dedans vers leur 
extrémité seulement, tandis que celles du taboranus se recourbent lé- 
gèrement en dedans dès leur naissance. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 233 


6. excisiceps n. sp. — Parum nilidus, niger, saepius elytris ad 
apicem rufo-testaceo maculatis, supra breviter flavo-pubescens. Capite 
punctis magnis parum dense notalo, punctis minutis intermirtis ; clypeo 
profunde exciso ; fronte arcuatim valide carinata ; vertice apud marem 
lamina erecta, lata, inter oculos et illorum in medio sila, utrinque in 
corniculum vel in dentem elevata, inter cornicula recta vel circulatim 
elevata, armato, apud feminam carina valida, longa, leviler arcuata, 
inter oculorum margines posticos sila, instructo. Prothorace discrete 
granulato-punctato, antice et praesertim ad latera distinctius granulato, 
antice arcuatim late lobato et in declivitate laevi, apud marem supra 
declivitatem valde elevato sub apicem Saepius cavato, apud feminam 
supra declivitatem parum elevato, sub apicem abrupte declivi; lateribus 
postice levissime sinuatis, antice non sinuatis ; basi subtiliter mar- 
ginata. Elytris late striatis ; intervallis fere planis, parce granulatis. 
Pygidio subfortiter punctato. — Long. #-5 mill. 


Peu brillant: noir, la tête et le prothorax parfois à très léger reflet 
bronzé, les élytres ordinairement avec une tache apicale ou subapicale 
d’un testacé rougeûtre, parfois peu distincte, très rarement élytres 
sans taches, le pygidium parfois plus ou moins brun, les pattes sou- 
vent d’un brun rougeàtre; massue des antennes testacée. Tête, pro- 
thorax, élytres et pygidium à pubescence jaunâtre courte et peu serrée. 
Épistome profondément échancré en devant, ses angles antérieurs for- 
mant une petite dent arrondie; joues peu saillantes et arrondies; front 
avec une forte carène arquée atteignant la suture des joues et presque 
le bord antéro-interne de Pœæil; vertex avec une lame située entre les 
milieux des yeux et occupant tout leur intervalle, dressée: verticale- 
ment et ordinairement assez élevée, se prolongeant à chaque extré- 
mité en une petite corne assez grosse mais courte et un peu arquée en 
arrière, cette corne parfois réduite à une simple dent, le bord supé- 
rieur de la lame droit ou le plus souvent un peu élevé circulairement 
entre les cornes, mais sans trace de tubercule dans le milieu, G : vertex 
avec une forte carène située entre les bords postérieurs des yeux et 
occupant tout leur intervalle, légèrement et régulièrement arquée dans 
dans le même sens que la carène frontale, et de hauteur uniforme dans 
toute son étendue, ®; la tête garnie de gros points épars sur le front, 
peu serrés sur le reste de la surface, mélangés de points fins. Prothorax 
très finement rebordé à la base; les angles postérieurs très largement 
arrondis et peu accusés; les côtés très légèrement sinués près de ces 
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs: le tiers posté- 
rieur avec un sillon longitudinal médian peu profond, le devant avec 


234 H. D'ORBIGNY. 


une large saillie médiane occupant ordinairement près du tiers de la 
largeur, se terminant à son bord antérieur par une fine carène régu- 
liërement en arc de cercle, ou parfois GS un peu sinuée dans son 
milieu; le sommet de cette saillie très élevé au-dessus du bord an- 
térieur, l'intervalle entre la carène et le bord antérieur ordinaire- 
ment coupé en surplomb, G: le sommet peu élevé au-dessus du bord 
antérieur, l'intervalle coupé verticalement ou simplement déclive, © ; 
toute la surface à ponctuation médiocrement serrée, régulièrement es- 
pacée etgranuleuse, se transformant en granules plus distincts sur le de- 
vant et surtout sur la région antérieure des côtés, saufles parties déclives 
du devànt qui sont lisses. Élvtres un peu plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries assez larges: interstries presque plans, en 
majeure partie avec deux rangées irrégulières de granules assez écar- 
tés. Pygidium à ponctuation assez forte et médiocrement serrée: la 
‘arène de la base en arc de cercle. — Cameroun : Johann-Albrechts 
Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür), Lolodorf (id.); Afrique orientale 
allemande : Tabora dans lOunyanyembe (R. P. Hauttecœur, coll. R. 
Oberthür). 

Diffère du taboranus n. sp. par le disque du prothorax non simple- 
ment garni de granules écartés, mais à ponctuation granuleuse médio- 
crement serrée, le devant avec une forte saillie médiane dans les deux 
sexes, les élytres à granules moins gros et moins écartés, le front avec 
une carène bien prononcée même chez le G, la lame du vertex G 
dressée verticalement, située entre les milieux des veux, et non tuber- 
culée dans son milieu, la carène du vertex @ située entre les bords 
postérieurs des yeux. : 

Également voisin du furcatoides Lansberge (1886, in Notes from the 
Leyd. Mus., VIII, p. 82), décrit de l’Angola, et qui en diffère par le 
prothorax non à ponctuation granuleuse, mais simplement granulé, le 
devant avec une courte callosité transverse indistinetement divisée en 
deux tubercules, la carène du vertex © située en arrière du bord pos- 
térieur des veux, et non régulièrement arquée, mais plus ou moins si- 
nueuse. J'ai vu le type du furcatoides dans la collection de M. R. Oberthür. 


O. immundus Boheman, 1858, in Eugen. Res., Col., p. 49, décrit 
du Cap de Bonne-Espérance. — Cette espèce porte dans la collection 
de Harold le nom de vitulus Fabr. et figure dans son catalogue sous ce 
nom avec l'indication de Cap de Bonne-Espérance. Le vitulus || Fabr. 
(1798, Suppl. Ent. Syst., p. 32) — Fabricii d'Orbigny (1898, in Bull. 
Soc. Ent. Fr., 1898, p. 480) est décrit non du Cap de Bonne-Espérance, 
mais de l'Inde. Péringuey (in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 1900, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 239 


p. 220) à mis #mmundus en synonymie de vitulus; ces deux noms 
s'appliquent bien à la même espèce, mais c’est le nom donné par Bohe- 
man qui doit être conservé. 


L'immundus diffère des espèces précédentes par le prothorax entie- 
rement garni de grands points plats ombiliqués, extrêmement serrés 
vers la base, un peu moins serrés en devant, se transformant par places 
sur le devant et les côtés en ponctuation räpeuse ou granuleuse, sauf 
ordinairement le devant avec une impression médiane presque lisse; 
de plus le vertex a chez les deux sexes une lame prolongée en corne 
à chaque extrémité, — Colonie du Cap (coll. Harold => R. Oberthür, 
coll. du Muséum de Paris) : Cape-Town (E. Simon, coll. Ch. Martin). 


©. bifidus Reiche, 4850, apud Ferret et Galinier, Voyage en Abyss., 
HI, Ent. p. 324, décrit del’Abyssinie. — Ressemble à l’inmundus Bohem. 
(1. €.) par le prothorax couvert de très grands points ocellés un peu iné- 
gaux et extrêémementserrés, l'intérieur de ces points s’élevant par places 
en points ràpeux où en granules, surtout en devant, mais il en diffère 
par les points encore plus grands, les stries des élytres beaucoup plus 
larges, le vertex avec une large lame se rétrécissant fortement, puis se 
bifurquant à son sommet G, avec une carène simple @. — Abyssinie 
(coll. R. Oberthür) : Tigré (Schimper, coll. du Muséum de Paris; Ral- 
fray, id.). 


O0. bifidicornis n. sp. — Subnitidus, niger, capite et interdum 
prothoracis parte antica aeneo-nigris, supra breviter flavo pubescens. 
Clypeo profunde exciso; apud marem capite laevi, nonnullis punctis 
sparsis, genis densius punctatis, fronte haud carinata, vertice lamina 
angusta et longa, inter oculorum margines posticos sita, paulo supra 
basim angulatim subdilatata, dein valde angustata et apice bifida, ar- 
mato: apud feminam capite simpliciter punctato, punctis magnis, in 
fronte parum densis, in clypeo atque in genis densis et rugosis, fronte 
areuatim carinata, vertice carina longa, recta aut vix arcuala, perpa- 
rum post oculorum margines posticos sita, instructo. Prothorace confer- 
tim punctis magnis ocellatis, antice atque ad latera subtiliter granulo- 
sis, punctato, antice abrupte declivi et apud marem medio depresso; 
lateribus postice leviter sinuatis, antice rotundatis, angulis anticis sae- 
pius in denticulum extrorsus productis; basi marginata. Elytris late 
striatis: intervallis planis, parum dense granulatis. Pyqidio punctis 
magnis ocellatis parce punctato. — Long. 4,5-5,7 mill. 


Assez brillant, noir, la tête et parfois le devant du prothorax légère- 
ment bronzés ; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et 


236 H,. D'ORBIGNY. 


pygidium à courte pubescence jaune, sauf le devant du prothorax à 
pubescence un peu plus longue, Épistome profondément et largement 
incisé en devant, ses angles antérieurs dentiformes ; joues assez sail- 
lantes, formant en dehors un angle bien prononcé et à sommet arrondi, 
puis sinuées entre cet angle et le bord postérieur de l'œil: front sans 
carène, vertex avec une longue lame assez étroite, située entre les 
bords postérieurs des yeux et occupant environ la moitié de leur inter- 
valle, légérement inclinée en arrière, se dilatant faiblement mais angu- 
leusement assez près de sa base, puis se rétrécissant fortement en se 
redressant, et se bifurquant assez longuement à son sommet, en outre 
le bord interne des yeux élevé en une petite carène longitudinale un 
peu tuberculiforme,toute la tête lisse, sauf quelques gros points à peu 
près simples et quelques points fins, les joues garnies de gros points 
plus serrés, G ; front avec une forte carène arquée atteignant la suture 
des joues, vertex avec une très forte carène droite ou à peine arquée, 
située très peu en arrière du bord postérieur des yeux et presque aussi 
longue que leur intervalle, en outre le bord interne des veux élevé en 
une petite carène longitudinale un peu tuberculiforme, toute la tête 
garnie de très gros points profonds et simples, peu serrés et mélangés 
de points fins sur le front, serrés et mélangés de rugosités sur lépi- 
stome et sur les joues, ©. Prothorax rebordé à la base; les angles pos- 
térieurs très obtus; les côtés légèrement sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs qui forment ordinaire- 
ment une petite dent brusquement saillante en dehors ; la moitié posté- 
rieure avec une légère impression longitudinale médiane ; le devant 
largement et brusquement déclive, le sommet de la déclivité formant 
une arête émoussée mais bien prononcée; la partie déclive avec une 
impression médiane qui échancre largement l’arête, G ; la partie déclive 
moins grande et sans impression, l’arête arquée, un peu sinuée dans 
son milieu, © ; toute la surface couverte de grands points ocellés, serrés 
et un peu inégaux, le bord antérieur de ces points s’élevant sur le de- 
vant el les côtés en un fin granule, sauf la déclivité antérieure presque 
lisse &, assez éparsement granulée ©. Élytres ordinairement un peu 
plus étroits, ou, chez les petits exemplaires, un peu plus larges que le 
prothorax, arrondis latéralement ; stries très larges ; interstries plans, 
à granules peu serrés. Pygidium garni de grands points ocellés écartés ; 
la carène de la base en arc de cercle. — Sud de l'Afrique orientale 
anglaise : Escarpment, altitude de 2.200 à 3.000 mètres (W. Doherty, 
coll. R. Oberthür). 


Extrêmement voisin du bifidus Reiche (1. c.) qui en diffère par la 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 237 


lame du vertex G beaucoup plus large et occupant à sa base tout l’in- 
tervalle des yeux, la carène du vertex © très arquée et située bien en 
arrière du bord postérieur des Yeux, le bord interne des yeux non dis- 
tinctement élevé, la tête © sans grands points simples, mais avec des 
points médiocrement gros et fortement räpeux ou granuleux sur le 
front, de simples rugosités sur l’épistome, la ponctuation du prothorax 
beaucoup plus fortement granuleuse en devant et sur les côtés, la taille 
un peu plus petite. 


®. ocellifer n. sp. — Parum nilidus, niger, saepius capite 
nigro-aeneo, elytrorum apice subrufescente, supra breviter flavo-pubes- 
cens. Capite maris parce, feminae densius asperato-punctato; clypeo 
profunde exciso; apud marem fronte non aut indistincte carinata, ver- 
tice duobus cornibus erectis, basi latis et parum distantibus, intus angu- 
losis, armato, et ante cornua medio inter oculorum margines anticos 
valide tuberculato: apud feminam fronte arcuatim carinata, vertice 
carina modice longa, recta vel leviter arcuata, utrinque angulosa, pau- 
lulo post oculorum margines posticos sita, instructo. Prothorace sub- 
dense punctis maÿnis ocellatis punctato, antice et ad latera granulato, 
antice apud marem abrupte declivi et saepius medio subdepresso, apud 
feminam simplici: lateribus postice leviter, prope angulos anticos vix 
perspicue sinuatis ; basi subtiliter marginata. Elytris late striatis ; in- 
tervallis planis, parce granulatis. Pygidio parum dense punctis magnis 
umbilicatis punctato. — Long. 3,5-5 mill. 


Peu brillant: noir, ordinairement la tête et parlois le devant du 
prothorax d'un noir bronzé, souvent aussi l'extrémité des élytres d’un 
brun rougeûtre; massue des antennes brune. Tête, prothorax, élytres 
et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome profondément incisé 
en devant, ses angles antérieurs dentiformes; joues peu saillantes et 
arrondies ; front sans carène ou parfois avec une carène peu accusée, 
vertex avec deux cornes assez longues, dressées presque verticalement, 
larges et très rapprochées l’une de l’autre à leur base, anguleuses à 
leur côté interne avant le milieu, et situées entre les bords postérieurs 
des yeux ou un peu plus en arrière, en outre avec un gros tubercule 
médian situé en avant des cornes, à peu près entre les bords antérieurs 
des yeux, rarement vertex avec seulement deux très courtes cornes 
simples et un tubercule transverse situé en avant de ces cornes, d'; 
front avec une carène arquée atteignant la suture des joues, vertex 
avec une carène droite ou légèrement arquée, anguleuse à ses extre- 
mités, n’atteignant pas à beaucoup près les yeux et située à peine en 
arrière de leur bord postérieur, © ; la tête à grosse ponctuation ràpeuse, 


238 H. D'ORBIGNY. 


A 


très écartée &, plus serrée ©. Prothorax finement rebordé à la base; 
les angles postérieurs largement arrondis; les côtés légèrement sinués 
près de ces angles, à peine sinués près angles antérieurs ; ordinairement 
la moitié postérieure, avec un très léger sillon longitudinal médian: le 
devant brusquement déclive et souvent un peu déprimé dans le milieu 
5, complètement simple ©; toute la surface couverte de grands points 
ocellés assez serrés et un peu inégaux, se transformant en granules sur 
le devant et les côtés. Élytres un peu plus larges que le prothorax, 
arrondis latéralement; stries larges: interstries plans, à granules très 
espacés. Pygidium garni de très grands points ombiliqués et peu ser- 
rés; la carène de la base en arc de cercle. — Abyssinie (Schimper, coll. 
du Muséum de Paris: Raffray, coll. R. Oberthür); Érythrée : Bogos 
{ma coll.). 


Voisin du bifidus Reiche (I. €.) qui a presque la même ponctuation 
du prothorax, mais en diffère par le vertex G avec une lame fortement 
rétrécie puis bifurquée à son sommet, la carène du vertex © située très en 
arrière du bord postérieur des veux, plus longue et ordinairement plus 
arquée, le prothorax à ponctuation plus serrée, ayant en devant © une 
faible callosité médiane terminée à sa partie antérieure par une arête 
régulièrement arquée. 

La © de l’ocellifer ressemble beaucoup à celle du bifidicornis n. sp. : 
elle en diffère par la tête sans grands points simples, mais avec des 
points médiocrement gros et très nettement räpeux, le prothorax simple 
en devant, à ponctuation bien plus fortement granuleuse en devant et 
sur les côtés. 


O. semiopacus | Lansberge, 1886, in Notes from the Leyd. Mus., 
VIII, p. 85, décrit de lAngola. — Le nom de semiopacus avant été 
antérieurement employé par Harold (1869, in Ann. Soc. Ent. Fr., 
1869, p. 509) pour une espèce du Mexique, je propose pour l’insecte 
décrit par M. van Lansberge le nom de seminitens nom. nov. qui 
lui convient aussi bien. 


O. exiguus | Péringuey, 1901, in Trans. S. Afr. Phil. Soc.. XII, 
1900, p. 475 et 215 (Descr. Cat. Col. S. Aîr.), décrit de l’'Ovampoland. 
— Le nom d’exiguus ayant été antérieurement employé par Raf- 
fray (1877, in Rev. et Mag. de Zool., 1877, p. 320) pour une espèce 
de l'Afrique orientale, je propose pour lespèce décrite par Périn- 
guey le nom de rubens nom. nov. 


O. incertus | Péringuey, 1904, L c., p. 177 et 230, décrit de l'Ovam- 
poland. — Le nom d’éncertus ayant été employé par moi antérieure- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 239 


ment (1898, in Ann. Soc. Ent. Fr., 1897, p. 241) pour une espèce asia- 
tique, je propose pour linsecte décrit par Péringuey le nom de 
dubius nom. nov. 


O. urus | Harold, 1867, Col. Heîte, IT, p. 49, décrit du Cap de Bonne- 
Espérance. — Le nom d’urus, que Péringuez (L c., p. 219) à conservé 
quoiqu'il ait été employé antérieurement par Ménétriés pour une es- 
pèce du Lenkoran, a été changé en celui de cameloides d'Orbignv, 
1900, in l’Abeiïlle, XXIX, p. 293, note (Suppl. Onth. paléarct.). 


O0. quadricallosus n. Sp. — Opacus, niger, supra breviter 
flavo-pubescens. Apud feminam capite rugoso, fronte parce asperato- 
punetata, clypeo truncato, fronte arcuatim valide carinata, vertice ca- 
rina valida, longa, viæ arcuata, paulo post oculos sita, instructo. Pro- 
thorace confertim granulato, postice parum dense asperato-punctato, 
secundum marginem basalem laevi, in disci medio linea longitudinali 
laevi, subcariniformi, instructo, antice apud feminam in medio trans- 
versim bicalloso, utrinque subcalloso : lateribus postice et iterum prope 
angulos anticos sinuatis ; basi marginata, regqulariter rotundata. Elytris 
subtenuiter striatis ; intervallis planis, subdense et sine ordine granu- 
latis. Pygidio subdense punctato; carina basali medio valde angulata. 
— Long. 8,5 mill. 


Mat, noir, massue des antennes noire. Tête, prothorax, élytres et 
pygidium à courte pubescence jaune. Épistome tronqué en devant: 
joues assez saillantes, formant en dehors un angle obtus à peine 
émoussé; front avec une forte carène arquée atteignant la suture des 
joues; vertex avec une très forte carène à peine arquée, située un peu 
en arrière du bord postérieur des yeux et aussi longue que leur inter- 
valle, anguleuse à ses extrémités ; l'épistome densément rugueux, les 
joues moins densément rugueuses, le reste de la tête à ponctuation 
ràpeuse très écartée et médiocrement grosse. Prothorax régulièrement 
arrondi à la base qui est rebordée; les angles postérieurs arrondi ; 
les côtés sinués près de ces angles, distinctement sinués près des an- 
gles antérieurs qui font saillie en dehors; la ligne médiane sans sillon 
longitudinal, mais avec une courte ligne longitudinale lisse, un peu 
cariniforme, sur le milieu du disque; le devant avec une saillie me- 
diane divisée en deux callosités transverses, et de chaque côté une 
autre callosité moins prononcée; environ le tiers postérieur à ponc- 
tuation ràpeuse assez forte et peu serrée, sauf une bande lisse le 
long de la base, le reste de la surface densément granulé, sauf la dé- 
clivité antérieure à ponctuation presque simple. Élytres à peine plus 


240 H. D'ORBIGNY. 


larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez fines; 
interstries plans, garnis de granules assez serrés et irrégulièrement 
disposés. Pygidium presque deux fois aussi large que long, à ponc- 
tuation assez serrée; la carène de la base formant dans le milieu un 
angle très prononcé. — Cap de Bonne-Espérance (coll. van Lansberge 
= R. Oberthür, un seul exemplaire ©). 

Ressemble beaucoup à la © du cameloides d'Orb. (urus || Har.), IL. €., 
quien diffère par l’épistome sinué, le front garni d’aspérités assez 
serrées, le prothorax plus nettement et moins densément granulé, 
sans ligne longitudinale cariniforme sur le milieu du disque, sa base 
non régulièrement arrondie mais un peu anguleuse dans le milieu, ses 
côtés non sinués près des angles antérieurs, les interstries des élytres 
à granules beaucoup plus écartés, la taille plus grande. 


O. gonopygus n. Sp. — Parum nitidus, niger vel fuscus, inter- 
dum elytris et prothoracis lateribus parteque postica rufescentibus, su- 
pra brevissime ac parce flavo-pubescens. Clypeo sinuato : apud marem 
capite fortiter ac rugose, punctis minutis intermirtis, antice et in 
medio subtiliter punctato, fronte haud carinata, vertice lamina recli- 
nata, lata, medio arcuatim excisa, utrinque in cornu producta, inter 
oculorum margines posticos sila, armato, cornibus longis, basi latis, 
intus prope medium angulosis, ante apicem arcuatis; apud feminan 
capile granulato, antice rugoso, fronte arcuatim breviter carinata, ver- 
lice carina medio excisa, inter oculorum margines posticos sila, ins- 
tructo. Prothorace subdense asperato-punctato, punctis valde inaequa- 
libus, antice apud marem utrinque late depresso et tenuiter ac parce 
punctato, apud feminam indistincte medio calloso: lateribus postice 
valde sinuatis; basi marginata. Elytris late striatis: intervallis con- 
vexis, irregqulariter ac parce granulatis. Pygidio sparsim granulato : 
carina basali medio insigniter angulata. — Long. 8-9 mill. 

Peu brillant; noir ou d’un brun noir, parlois avec les élytres, la 
partie postérieure et les côtés du prothorax d’un brun rougeûtre ; 
massue des antennes brune. Tête, prothorax, élytres et pygidium à 
pubescence jaunâtre, extrêémement courte et rare. Épistome sinué à 
son bord antérieur ; joues peu saillantes, formant en dehors un angle 


” 


obtus à sommet arrondi: front sans carène G, avec une courte 
carène arquée n'atteignant par la suture des joues 9; vertex avec une 
large lame partant du bord postérieur des yeux et inclinée en arrière, 
largement échanerée circulairement dans son milieu dès sa base, et 
se divisant en deux longues cornes larges et aplaties à leur base, for- 
tement anguleuses à leur côté interne vers le milieu, légèrement 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 241 


divergentes, puis un peu arquées l’une vers l’autre, G: vertex 
avec une carène située entre les bords postérieurs des yeux et 
occupant tout leur intervalle, un peu plus élevée dans son milieu 
qui est échancré ei divisé en deux petites dents arrondies, rappro- 
chées l’une de l’autre, 9; la tête à fine ponctuation simple et écartée 
sur le milieu du front, plus serrée sur le devant de l’épistome, à 
grosse ponetuation rugueuse, mélangée de points fins sur le reste 
de sa surface, G'; la tête entièrement garnie d'assez gros granules se 
transformant en rugosités irrégulières sur le devant de Pépistome, 
©. Prothorax rebordé à la base: les angles postérieurs arrondis: 
les côtés fortement sinués près de ces angles, non ou très indis- 
tinctement sinués pres des angles antérieurs; la ligne médiane sans 
sillon longitudinal: le devant avec deux larges et profondes dépres- 
sions séparées par un pli longitudinal saillant S, avec une légère 
callosité médiane peu distincte 9: toute la surface à ponctuation rà- 
peuse assez serrée et composée de points assez grands, mélangés de 
points beaucoup plus petits, sauf le devant G éparsement et fine- 
ment ponctué dans le milieu ainsi que dans les dépressions. Élytres 
plus larges que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries assez 
larges : interstries nettement convexes, garnis de granules assez gros, 
très espacés et inégalement répartis, mélangés de granules extrème- 
ment fins. Pygidium au moins aussi long que large G, beaucoup plus 
large que long et en losange presque régulier ©, lisse saul quelques 
granules très épars; la carène de la base formant dans le milieu un 
angle remarquablement prononcé, un peu obtus mais se rapprochant 
beaucoup de l'angle droit. Extrémité interne des tibias antérieurs pro- 


longée en dent ou en épine G, obliquement coupée ©. — Côte du 


Congo (Mouïflet, coll. du Muséum de Paris); Angola : Benguella (coll. 
de Mniszech > R. Oberthür, coll. H. W. Bates => id.). 


La carène de la base du pygidium, qui forme un angle remarqua- 
blement prononcé, l'armature du vertex &, la carène du vertex @ qui 
est semblable à celle de la plupart des © de Phalops, la ponctuation 
du prothorax composée de points inégaux, les interstries des élvtres 
fortement convexes, distinguent cette espèce de toutes celles qui ont 
également le prothorax à ponctuation ràpeuse et l’épistome sinué ou 
échancré. 


O. depressus Harold, 1871, Col. Hefte, VIT, p. 116, décrit de la 
Caîrerie. — Il faut rapporter à cette espèce, qu'a omise Péringuey (in 
Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 1900, Descr. Cat. Col. S. Afr.) l’insecte 
qu'il décrit (1. c., p. 178 et 236) sous le nom de laceratus Gerstaecker 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXxXI, 1902. 16 


289 H. D'ORBIGNY. 


(1871, apud Wiegm., Arch. f. Naturg., XXX VII, 1, p. 50), décrit de 
Zanzibar. Il est vrai que M. Péringuey indique les élytres tantôt en 
partie testacés (ce qui s'applique au laceratus et non au depressus), 
tantot entièrement noirs (ce qui s'applique au depressus), mais il 
ajoute que tous les exemplaires provenant du Natal, les seuls qu'il ait 
vus, sont entièrement noirs. 


2. Subg. PHALOPS Er. 


Les Phalops forment un sous-genre bien homogène et je ne pense 
pas qu'il y ait lieu de les diviser en plusieurs groupes. Je signale seu- 
lement quelques caractères communs à plusieurs espèces et facilitant 
beaucoup leur détermination. 

Van Lansberge (in Stettin. Ent. Zeit., 44, 1883, p. 169) dans son 
travail sur les Phalops, à indiqué la fossette située vers l'extrémité du 
métasternum chez un certain nombre d’entre eux; la plupart de ceux 
qui n’ont pas cette fossette ont une strie transverse très rapprochée 
du bord postérieur du métasternum et garnie d'assez longs poils: 
chez ces espèces l'extrémité des élytres a de longs poils dressés, tandis 
qu'elle a seulement une courte pubescence chez celles qui ont une 
fossette. 

Un autre caractère important est la forme des côtes de la tête qui 
chez beaucoup de Phalops ont une forte sinuosité à la jonction de l'é- 
pistome et des joues, tandis que chez d’autres ils forment une courbe 
régulierement convexe entre le devant de l’épistome et l’angle externe 
des joues. 

Pour la détermination des espèces on ne peut tenir aucun compte 
de la coloration foncière qui est extrêmement variable, mais un certain 
nombre d’entre elles ont des taches testacées situées symétriquement 
sur les deux élytres, d’autres ont sur les élytres des petites taches 
irrégulières et complètement asymétriques; cette symétrie ou cette 
asymétrie est un très bon caractère spécifique. 


O. (Phal.) sulcatus Lanshberge, 1883, L. c., p. 164, 166 et 169, dé- 
critdu Sénégal. — Bronzé ou d’un cuivreux bronzé, souvent avec les 
élytres d’un vert plus ou moins bronzé, parfois entièrement d’un vert 
bronzé (type), ou entièrement d’un bleu obscur et un peu brunàtre 
(var. fuscocyaneus var. n0v.). — Type : Sénégal ({ype de Lans- 
berge, coll. R. Oberthür; Deyrolle, coll. du Muséum de Paris); Gambie 
(coll. Sharp. = R. Oberthür). — var. fuscocyaneus : Kordofan (coll. 
Harold => id.), sous le nom inédit d'exaratus Kollar qui est indiqué 
comme nom spécifique dans le catalogue Harold. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 213 


O. (Phal.) boschas Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, 
p. 653, décrit du Mozambique. — Ordinairement d’un bronzé assez 
foncé, parlois presque noir, où même complètement noir, ou d’un 
noir à léger reflet bleuâtre ou verdâtre, rarement avec les élytres 
d’un brun noir (fype): très rarement d’un vert assez foncé et un peu 
bleuâtre (var. ehiloronotus var. nov.) — Type : Nyassa (coll. 
Sharp = R. Oberthür, coll. H. W. Bates >- id.), Zambèze (Bradshaw, 
coll. R. Oberthür), lac Ngami (coll. H. W. Bates => id., coll. van Lans- 
berge => id.); Mozambique (coll. Quedenfeldt => id.) : Delagoa-Bay (coll. 
R. Oberthür); lac Ngami (Devrolle (coll. du Muséum de Paris), Be- 
chouana (ma coll). — var, chlonorotus : État du Congo : région de 
Mpala à l’ouest du lac Tanganvika (R. P. Guillemé, coll. R. Oberthür) 


O. (Phal.) Batesi Harold, 1867, Col. Heîte, II, p. 58, décrit de 
l'embouchure du Niger. — D'un bleu foncé, ordinairement violacé, 
parfois légèrement verdâtre (type), ou plus rarement d’un bronzé un 
peu cuivreux ou verdâtre (var. aereocupreus var. NOV.). — 
Type : embouchure du Niger (type de Harold, coll. R. Oberthür; coll. 
H. W. Bates = R. Oberthür )}; Haut-Niger : Segou-Sikoro (coll. V. 
Mayet); Niam-Niam : Semio (Bændorf, coll. R. Oberthür). — var. 
aereocupreus : Gambie (coll. Sharp => R. Oberthür), Niger (coll. H. W. 
Bates >> id.). 


©. (Phal. ardea Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, 


p. 692, décrit du Mozambique. — D'un cuivreux rougeûtre, rarement 
à reflet verdàtre (fype), ou d’un beau vert, ou parfois plus ou moins 
bleu (var. chloritis var. nov.) — Type : Afrique orientale alle- 


mande : Bagamovo (Oscar, coll. du Muséum de Paris); Nyassa (coll. 
Sharp => R. Oberthür), Zambèze (coll. H. W. Bates = id.), Matébélé 
(id.), Mozambique (coll. Hareld => id.), Natal (coll. van Lansberge => 
id.). — var. chloritis : Afrique orientale anglaise : Mombasa (coll. 
H. W. Bates => id.); Afrique orientale allemande : Kilima-Ndjaro (R. P. 
Leroy, coll. R. Oberthür), Dar-es-Salam (ma coll.); lac Ngami (coll, 
H. W. Bates = R. Oberthür). 


O. (Phal.) Iphis Olivier, 1789, Ent. I, gen. 3, p. 190, tab. 27, 
fig. 232, décrit du Sénégal. — D'un bleu parlois violacé ou verdûtre, 
rarement vert ({ype), où d’un cuivreux rougeàtre (var. ciconia 
Fabr.), ou encore d’un bronzé parfois obscur ou verdâtre (var. chal- 
cosomus var. nOV., du Sénégal); très rarement tête et prothorax 
d'un bleu violacé, élytres entièrement d’un testacé rougeàtre (var. 
dichrous var. nov.), cette dernière variété dont je n'ai vu qu'un 


244 H. D'ORBIGNY. 


seul exemplaire provient du Sénégal (Banon, coll. du Muséum de 
Paris). — Sénégal (coll. Harold => R. Oberthür, coll. H. W. Bates > 
id., Coll. van Lansberge = id., coll. du Muséum de Paris, coll. Fair- 


maire) : St Louis (V. Planchat, coll. R. Oberthür); Casamance : Sed- 
hiou (coll. Alluaud); Niger (coll. H. W. Bates = R. Oberthür). 


O. (Phal.) barbicornis Lansberge, 1883, 1. c.. p. 164, 167 et 
170, décrit de l'Abyssinie, — D'un cuivreux rougeâtre (type), où d’un 
bleu légérement verdâtre (var. eyaneotinetus var. nov.), les ély- 
tres avec de petites macules testacées, irrégulières, non situées sy- 
métriquement sur les deux élvtres, et souvent une bande latérale tes- 
tacée plus ou moins nette, se prolongeant jusqu'à l'extrémité. — 
Abyssinie (type de Lansberge, coll. R. Oberthür), Kordofan (coll. Ha- 
rold = R. Oberthür); Soudan égyptien : environs de Khartoum (coll. 
du Muséum de Paris); Sénégal (Bocandé, id.) : Galam (Leprieur, id.). 


O. (Phal.) vanellus Lanshberge, 1883, L. c., p. 164, 166 et 170, dé- 
crit du Mozambique. — Les exemplaires de la collection de M. van 
Lansberge ne portent pas d’étiquette indiquant leur provenance: pour 
ma part, je n'ai vu jusqu'ici aucun exemplaire de cette espèce ayant 
été trouvé dans l'Est de l'Afrique, tandis que j'en ai vu un grand 
nombre provenant de diverses parties de l'Afrique occidentale; lindi- 
cation de Mozambique me parait done assez douteuse. — D'un cui- 
vreux rougeatre où parfois bronzé (type). ou d'un bleu plus ou moins 
foncé, violacé ou verdâtre (var. coeruleatus var. no0v.), les élytres 
avec de petites macules testacées irrégulières, non situées symétri- 
quement sur les deux élytres, et le plus souvent une bande latérale 
testacée se prolongeant jusqu'a l'angle sutural, ces taches parfois peu 
apparentes. — Type : ? Mozambique ({ype de Lansberge, coll. R. Ober- 
thür), Sénégal (ma coll. ; ex Audouin, coll. du Muséum de Paris): Casa- 
mance : Sedhiou (E. Laglaize, coll. R. Oberthür); Ashanti : Bondou- 
kou (coll. H. W. Bates = R. Oberthür). — var. coeruleatus : Niger 
(id); Ashanti : Bondoukou (id.). 

Péringuey in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 4900, .p. 267, Descr. 
Cat. Col. S. Afr.), après avoir vu le {ype de Lansberge, réunit cette 
espèce à l'ardea Klug (1. €.); je suppose qu'il n’a pas eu le temps de 
rétudier suffisamment, car les deux espèces, tout en se ressemblant 
beaucoup, sont bien distinctes: entre autres caractères, le vanellus à 
toujours sur les élytres de petites taches testacées irrégulières qui 
n'existent pas chez lardea. 


O. (Phal.) Iutatus n. Sp. — Subopacus; obscure aeneus, protho- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 249 


racis marginibus anguste testaceis, elytris testaceo-marginalis et irre- 
quiariter adspersis ; supra breviter flavo-pubescens. Apud feminam capite 
granulato, lateribus sinuatis, genis valde lobatis, clypeo leviler sinuato, 
fronte fere recte carinata, vertice carina brevissima, multo post oculos 
sita, medio indistincte bidentata, instructo. Prothorace in disco, prae- 
sertim postice, tenuitler ac parce, ad latera distinctius ac densius gra- 
nulato, antice apud feminam transversim breviter subealloso ; lateribus 
postice parum profunde sinuatis; basi marginata. Elytris subtiliter 
striatis ; intervallis subconvexis, tenuiter et irregqulariter parce granu- 
latis. Pygidio parce granulato. Metasterno postice fossulalo. — Long. 
7,5 mill. 


Presque mat; d’un bronzé obscur se fondant étroitement en testagé 
sur les côtés et la base du prothorax, les élytres avec de petites 
macules testacées, irrégulières, non situées symétriquement sur Îles 
deux élytres, et avec une bande latérale testacée qui se continue sur 
l'extrémité jusqu'à l'angle sutural: les derniers arceaux de l'abdomen 
tachés de testacé sur les côtés; massue des antennes noire. Tête, pro- 
thorax, élvtres et pygidium à pubescence jaunâtre assez courte, sauf 
les côtés du prothorax et la partie postérieure des élytres à pubescence 
un peu plus longue, mais l'extrémité des élytres sans longs poils; le 
rebord de lépistome bordé intérieurement d’une frange de poils 
serrés et dressés. Épistome légèrement sinué en devant; joues très 
saillantes, fortement dilatées en lobe, leurs bords externes parallèles ; 
côtés de la tête formant, entre les angles antérieurs de l’épistome et 
l'angle antéro-externe des joues, une courbe sinueuse, à peine convexe 
en avant, fortement concave en arrière; front avec une carène presque 
droite et atteignant la suture des joues; vertex avec une très courte 
carène arquée, située bien en arrière du bord postérieur des yeux, 
indistinctement élevée en deux petites dents rapprochées l’une de 
l’autre; toute la tête garnie de granules, sauf le devant de l’épistome 
linement ponctué. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs 
légèrement arrondis: les côtés assez faiblement sinués près de ces 
angles, non sinués près des angles antérieurs; le milieu du disque 
avec une vague trace de sillon longitudinal médian; le devant avec 
une courte et très légère callosité transverse ; toute la surface garnie 
de granules extrêmement fins et très espacés dans le milieu près de la 
base, fins et un peu moins écartés sur tout le disque, plus gros sur 
les côtés et plus serrés sur leur moitié antérieure. Élytres à stries 
lines; interstries faiblement convexes, à surface très égale, garnis de 
fins granules très espacés et très inégalement répartis. Pygidium garni 


246 H. D'ORBIGNY. 


d'assez gros granules écartés. Métasternum lisse dans le milieu, avec 
une profonde fossette et quelques points vers l'extrémité, sans strie 
transverse ni frange transverse de poils près du bord postérieur. Tarses 
postérieurs diminuant graduellement de largeur vers l'extrémité, le 
dernier article beaucoup plus étroit que le 2°, tous plus longs ou au 
moins aussi longs que larges. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : 
Teita (coll. H. W. Bates = R. Oberthür, un seul exemplaire ©). 


Ressemble pour la coloration du prothorax et des élytres aux Ph. 
rufosignatus Lansb. et euplynes Bates (voir ci-dessous), mais chez 
ces deux espèces les joues ne sont pas dilatées en lobe avec leurs bords 
externes parallèles, les côtés de la tête forment une courbe presque 
régulièrement convexe, l'extrémité des élytres à de longs poils dressés, 
le métasternum n’a pas de fossette. 


Plus voisin du vanellus Lansb. (L c.), quien diffère par le protho- 
rax non testacé sur ses bords, presque uniformément garni d'assez gros 
cranules plus serrés sur toute sa surface, les élytres à pubescence plus 
courte, leurs interstries à surface plus ou moins inégale, garnis de 
granules plus gros et presque uniformément répartis, les derniers 
articles des tarses postérieurs plus larges, le 4° au moins aussi large 
que long. 


O. (Phal.) Beccarii Harold, 1875, Col. Hefte, XIII, p. 88, décrit 
de l'Érythrée : Bogos (Beccari).— D'un bronzé parfois un peu cuivreux 
ou légèrement verdàtre ({ype), où d'un bleu plus ou moins foncé ou 
verdâtre (var. semicyaneus var. n0v.), les élytres avec de petites 
macules testacées, irrégulières, non situées symétriquement sur les 
deux élytres. — Érythrée : Keren (Beccari, type de Harold, coll. 
R. Oberthür); Soudan égyptien : environs de Khartoum (coll. du Mu- 
séum de Paris); Abyssinie (coll. van Lansberge > R. Oberthür; Raf- 
iray, coll. du Muséum de Paris). 


O.(Phal.) prasinus Erichson, 1843, apud Wiegm., Arch. Î. Naturg., 
I, p. 232, décrit de l’Angola. — Ordinairement vert, parfois d’un vert 
bleuâtre, ou avec les élytres d’un bleu violacé (type), plus rarement 
bronzé (var. aeraneus var. n0v.), les élytres avec une bande laté- 
rale testasée se prolongeant sur l'extrémité jusqu'à l'angle sutural, et 
de petites macules testacées irrégulières, non situées symétriquement 
sur les deux élytres, tantôt extrêmement éparses, tantôt très nom- 
breuses. — Angola (coll, Harold = R. Oberthür, coll. van Lansberge 

id., coll. H. W. Bates => id.); Gabon (coll. Sharp :- id.). 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 247 
paaq 1 


O. (Phal.) guttulatus Fairmaire, 1887, in Ann. Soc. Ent. Fr., 
1887, décrit de Tabora. — II faut ajouter à la description de Fairmaire 
que les petites taches rondes testacées des élytres ne sont pas situées 
symétriquement sur les deux élytres, dont l'extrémité est garnie 
de très longs poils dressés, et que le métasternum à une strie trans- 
verse rapprochée du bord postérieur et garnie d’une frange de poils 
très serrés, assez longs et dressés. — Afrique orientale allemande 
Tabora (Revoil, type de Fairmaire, coll. du Muséum de Paris, un seul 
exemplaire). 


O. (Phal.) adspersipennis Boheman, 1860, in Ofvers. Vet.-Akad. 
Fôrh., 1860, p. 412, décrit de la région du fleuve Svakop. — Périn- 
guey (in Trans. S. Afr. Phil. Soc., XII, 1900, p. 268, tab. 5, fig. 5,5 «a 
et 6, Descr. Cat. Col. S. Afr., tab. 35) réunit à tort sous ce nom les P. 
Dregei Har., Wittei Har., boschimanus Péring. et euplynes 
Bates ; aucune de ces espèces n’est l’adspersipennis: je rétablis plus 
loin comme distinctes trois d’entre elles et je donne la synonymie de 
la quatrième. Haroïd (Col. Heîte, IX-X, p. 206), après avoir vu le 
type de Boheman, a réuni l’adspersipennis au prasinus Er. (1. c.), et, 
au moins pour le moment, je ne vois pas à quelle autre espèce sa 
description pourrait s'appliquer. Quant à l’insecte décrit par Péringuey 
sous le no m d’adspersipennis, c’est en partie le Dregei, en partie le 
Witlei. 


O. (Phal.) rufosignatus Lansberge, 1885, in Notes from the Leyd. 
Mus., VII, p. 19, décrit du sud de l'Afrique. — Le nom de rufosigna- 
tus ayant été employé antérieurement par Mac Leay (1864, in W. 
Trans. Soc. N. S. Wales, 1864, I, p. 122) pour une espèce d'Australie, 
je propose pour linsecte décrit par M. van Lansherge le nom de 
Lansherges nom. nov. 

Jai étudié le type du rufosignatus dans la collection de M. R. Ober- 
thür où il est représenté par un exemplaire G et un exemplaire Q : ce 
dernier est bien une espèce distincte, mais le G est un Dregei Har. et 
sa description s'applique parfaitement au Dregei. 


©. (Phal.) euplynes Bates, 1888, in The ent. Monthly Mag., XXIV, 
p. 241, décrit du Damara. — Péringuey (1. c.) a réuni cette espèce à 
l'adspersipennis Bohem. (1. c.); la description de ce dernier ne peut 
s'appliquer au {ype de Bates, que j'ai étudié dans la collection de 
M. R. Oberthür, et l’espèce doit être rétablie. 


©. (Phal.) Dregei Harold 1867, Col. Heîte, Il, p. 54, décrit du Cap 


248 H. D'ORBIGNY. 


de Bonne-Espérance. — Péringuey (1 €.) a également réuni cette espèce 
à l’adspersipennis Bohem. (L. e.); elle doit de même être rétablie, la des- 
cription de Boheman ne s'appliquant évidemment pas à l’insecte décrit 
par Harold. 


O. (Phal.) boschimanus Péringuey, 1888, in Trans. S. Afr. Phil. 
Soc., IV, 1888, p. 95, décrit de l'Afrique australe : Bushmen, — Dre- 
gei Harold, 1867, I. €. 


O. (Phal.) congenitus Péringuey, 1904, 1. c., XIT, 1900, p. 267 et 
270, Descr. Cat. Col. S. Aîfr., décrit du Transvaal, du Bechouana an- 
glais et de la Rhodesia méridionale — Dregei Harold, 4867, I. €. 


O. (Phal.) Wittei Harold, 1867, Col. Heîte, IL, p. 56, décrit de lO- 
vampo. — Péringuey (19014,1. c., p. 268) a réuni cette espèce à l'adsper- 
sipennis Bohem. (1 €.) et au Dregei Har. (L. e.); la description de 
l’adspersipennis ne lui convient évidemment pas ; quant au Dregei, 
Harold à très bien indiqué les caractères qui le distinguent du Wäittei, 
et que, d’après les types (coll. R. Oberthür) et un grand nombre 
d'exemplaires de diverses provenances, j'ai constaté être parfaitement 
exacts. 


O. (Phal.) rufatus D. Sp. — Subopacus; capite fusco-nigro, pro- 
thorace rufo-testaceo, macula magna fusco-nigra antice notato, elytris 
lotis testaceis, pygidio nigro : supra breviter, in prothoracis parte antica 
longius flavo-pubescens, elytrorum apice longe piloso. Apud feminam ca- 
pile toto confertim granulato, lateribus sinuatis, genis in lobum dilata- 
tis, clypeo sinuato, fronte arcuatim carinata, vertice carinula brevi, 
medio leviter excisa, multo post oculos sita, instructo. Prothorace parce, 
antice densius granulato, postice in medio laevi, antice late depresso ; 
lateribus postice valde sinuatis, prope angulos anticos subsinuatis : basi 
marginata. Elytris tenuiter striatis: intervallis fere planis, laeribus, 
nonnullis granulis postice et ad latera sparsis. Pygidio laevi, nonnullis 
granulis sparsis. Metasterno laevi, prope marginem posticum transverse 
strialo et in stria piloso. — Long. 11 mill. 

Presque mat; tête noire, avec la moitié postérieure d’un brun noir; 
prothorax d’un testacé rougeàtre, avec une grosse tache noire, se fon- 
dant en brun à sa partie postérieure, occupant environ le tiers de la 
largeur sur les deux tiers antérieurs ; élytres, y compris les épipleures, 
entièrement d'un testacé un peu plus clair; pygidium, dessous du 
corps et pattes noirs; massue des antennes brune. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à courte pubescence jaune, sauf le devant du pro- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 249 


thorax à pubescence plus longue, l'extrémité des élytres avec de longs 
poils dressés. Épistome sinué en devant; joues très saillantes et dilatées 
en lobe; côtés de la tête fortement sinués à la jonction des joues et de 
l'épistome ; front avec une carène arquée atteignant la suture des joues ; 
vertex avec une fine carène extrêmement courte et très peu saillante, 
légèrement échancrée dans son milieu, et située bien en arrière du 
bord postérieur des yeux; toute la tête couverte de grosses granula- 
tions irrégulières et très serrées. Prothorax rebordé à la base; les an- 
gles postérieurs arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, 
légèrement sinués près des angles antérieurs qui font un peu saillie 
en dehors; la moitié postérieure avec une légère impression longitudi- 
nale médiane; le devant avec une large et assez profonde dépression 
médiane ; le milieu de la base avec un assez grand espace lisse, le reste 
de la surface garni de granules très écartés, sauf environ le tiers anté- 
rieur du disque plus densément granulé. Élytres à stries très fines; in- 
terstries presque plans, complètement lisses, sauf quelques granules 
très épars vers les côtés et vers l'extrémité. Pygidium lisse, sauf quel- 
ques granules épars; la carène de la base formant dans le milieu un 
angle très prononcé. Métasternum très largement lisse dans le milieu, 
sans fossette, mais avec une strie transverse très rapprochée du bord 
postérieur et garnie d'assez longs poils serrés et dressés. Angle apical 
interne des tibias antérieurs obliquement coupé. Tarses postérieurs 
graduellement et fortement rétrécis vers l'extrémité, leur dernier ar- 
ticle très étroit. — Angola : Benguella (coll. de Mniszech = R. Ober- 
thür, un seul exemplaire ©). 

Extrêmement voisin du Wéttei Har. (I. c.), qui en diffère seulement 
par les côtés de la tête non sinués. mais formant une courbe régulière 
entre le devant de l’épistome et l'angle externe des joues, le vertex 
ayant dans les deux sexes une lame fendue où échancrée dans son mi- 
lieu, et terminée de chaque côté par une épine dentée à sa base au côté 
interne, la tête, même chez la ©, garnie de granulations peu serrées, 
sauf largement le devant de l’épistome finement pointillé, le prothorax 
bien moins largement testacé sur les côtés et surtout à la base, ou en- 
tièrement noir ou brun, les élytres souvent avec des lignes longitudi- 
nales brunes, ou entierement bruns, parfois noirs. 


O. (Phal.) inermis Lansherge, 1883, in Stettin. Ent. Zeit., XLIV, 
p. 168 et 170, décrit de l'Abyssinie (Raffray). — D'un vert métallique 
brillant, souvent plus ou moins bronzé où bleuûtre, les élvtres ordi- 
nairement chacun avec une bande latérale testacée, une petite tache si- 
tuée près de la suture bien avant l'extrémité, et parfois une petite tache 


250 H. D'ORBIGNY. 


humérale, rarement avec seulement une vague trace de ces taches 
(type): très rarement élytres testacés, avec linterstrie juxlasutural, 
les 3e et 5° interstries, la base et l'extrémité d’un vert métallique (var. 
lineolatus var. nov.) — Abyssinie (Raffray, type de Lansberge, 
coll. R. Oberthür; Raffray, coll. du Muséum de Paris, type et variété). 


O. (Phal). flavocinctus Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 
1855, p. 653, décrit du Mozambique. — Van Lansberge (1. €. p. 168) à 
réuni avec raison à cette espèce l'O. praeustus Fähræus (1857, apud 
Bohem., Ins. Caffr., Il, p.272), décrit de la région du fleuve Limpopo ; 
mais la coloration étant différente, je pense que le nom donné par Fàh- 
ræus doit être conservé comme nom de variété, — Dessus du corps 
d'un cuivreux rougeûtre, parfois à léger reflet verdâtre (type), ou 
d’un vert parfois légèrement bronzé ou ‘bleutre, ou d’un bleu plus 
ou moins foncé (var. praeustus Fähr. var. nov.), les élytres 
ordinairement chacun avec une bande latérale testacée et une tache 
apicale, parfois en outre avec quelques petites taches à la base, rare- 
ment sans tache apicale ou complètement sans taches; très rarement 
élytres testacés, avec des taches longitudinales d’un noir verdàtre 
situées sur les stries, le milieu du disque d'un brun verdätre métal- 
lique, et l’interstrie juxtasutural d’un vert métallique (var. nigro- 
striatus var. nov., du Transvaal, coll. H. W. Bates = R. Oberthür). 
— Zambèze (Bradshaw, coll. Ch. Martin), Matébélé (coll. H. W. Bates => 
R. Oberthür), lac Ngami (id.), Limpopo (id.); Transvaal (id.): Natal 
(ex. Deyrolle, coll. du Muséum de Paris) : Ladysmith (D'Ch. Martin). 


O. (Phal.) smaragdinus Harold, 1875, Col. Heîte, XIV, p. 138, dé- 
crit de l'Abyssinie australe. — Dessus du corps vert métallique, parfois 
légèrement doré ou bleutre (type), ou d’un cuivreux rougeàtre (var. 
cuprinus var, n0v.), ou nettement bleu où d’un noir bleuûtre (var. 
coerulosus var. n0v.), les élytres ordinairement chacun avec une 
bande latérale testacée plus où moins longue, et une petite tache tes- 
tacée triangulaire, située à l'angle apical, parfois complètement sans ta- 
ches. — Type : Sud de l'Abyssinie (type de Harold, coll. R. Oberthür), 
Mätébélé (coll. H. W. Bates = R. Oberthür); Bechouana : Kuruman 
(coll. Alluaud) ; Transvaal (coll. R. Oberthür, ma coll.), Natal (coll. van 
Lansberge = R. Oberthür), — var. cuprinus : Zanzibar (ma coll.;. — 
var. coerulosus : Transvaal (coll. H. W. Bates => R. Oberthür). 


O. (Phal.) tarsatus Péringuey, 1888, in Trans. S. Afr. Phil. Soc., 
IV, 1888, p. 96, décrit du Transvaal, — smaragdinus Harold, 1875, 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 251 


1. c., que Péringuey (1904, 1. c., XIT, 1900, Descr. Cat. Col. S. Aîr.) n’a 
pas compris dans son travail. 


O. (Phal.) sublaevis n. Sp. — Nitidus; supra metallico-viridis 
vel viridi-cyaneus, elytris utrinque vitta testacea laterali et inter dum 
intra apicem macula minuta triangulari ornatis : supra fere glaber, ca- 
pile et prothoracis parte antica lateribusque pubescentibus, elytrorum 
apice longe pallido-piloso, pygidio dense ac longe argenteo-setoso. Capite 
granulato, lateribus ad apicem clypei sinuatis, dein usque ad fere rec- 
tum genarum angulum regulariter arcuatis : clypeo producto, apice an- 
gustato et truncato; fronte arcuatim carinata : vertice in laminam 
fissam et utrinque spinosam retrorsum producto, Spinis apud marem 
basi parum distantibus et vix dentatis, dein valde divaricatis, apud fe- 
minam basi magis distantibus et valde dentatis, dein vix divaricatis : 
interdum in utroque sexu verticis lamina brevi, medio triangulariter 
excisa, utrinque bidenticulata, denticulo externo majore. Prothorace 
sublenuiter punctulato, antice et ad latera parce granulato, postice 
tongitudinaliter profunde sulcato, antice interdum depresso: lateribus 
postice sinuatis ; basi marginata. Elytris subtilissime et parum distincte 
striatis ; intervallis planis, interdum subconcavis, fere laevibus. Pygidio 
densissime punctato. Metasterno laevi, prope marginem posticum trans- 
verse strialo et in stria piloso. — Long. 10-12 mill. 


Brillant; dessus du corps d’un vert métallique parfois bleuûtre, les 
élytres avec une bande latérale testacée plus ou moins longue, ne dé- 
passant pas la 7e strie, et parfois une petite tache testacée triangulaire 
à l’angle apical; dessous du corps et pattes noirs, avec quelques parties 
de la couleur du dessus ; massue des antennes noire. Tête à pubescence 
dressée et d'un brun jaunâtre, le rebord antérieur de l'épistome bordé 
intérieurement par une frange de poils serrés et dressés; prothorax 
olabre, sauf le devant et les côtés à courte pubescence jaunâtre ou 
brunâtre ; élytres glabres, sauf l'extrémité garnie de longs poils blan- 
châtres dressés sur la partie déclive, et parfois une pubescence blan- 
châtre très courte et éparse vers extrémité en avant de la partie 
déclive, et sur les côtés; pygidium couvert de longues soies argentées 
serrées et couchées. Épistome prolongé en avant, surtout G,et terminé 
en pointe relevée, largement tronquée et parfois indistinctement sinuée ; 
joues très saillantes, formant en dehors un angle presque droit où à 
peine obtus, presque vif à son sommet; côtés de la tête plus où moins 
sinués près des angles antérieurs de Pépistome, formant ensuite une 
courbe presque régulière et sans sinuosité jusqu'à l'angle desjoues ; front 
avec une carène arquée atteignant la suture des joues; vertex prolongé 


252 H. D'ORBIGNY. 


en arrière à partir des yeux en une large lame assez longue, fendue lon- 
gitudinalement dans son milieu, et terminée de chaque côté de la fente 
par une épine; ces deux épines très rapprochées et à peine dentées à 
leur base, puis fortement divergentes G, assez éloignées et fortement 
dentées à leur base, puis à peine divergentes ©; assez souvent la lame 
courte, échancrée triangulairement dans son milieu, et, de chaque côté 
de l’'échancrure, avec deux petites dents dont lexterne est plus sail- 
lante G 9; toute la tête garnie d’assez gros granules, sauf le devant et 
en partie le milieu de lépistome fortement ponctués ou finement gra- 
nulés. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs largement 
arrondis ; les côtés nettement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs ; la moitié postérieure avec un profond 
sillon longitudinal médian ; le devant avec ou sans dépression; toute la 
surface assez finement pointillée, avec de gros granules très espacés 
sur la partie antérieure seulement, quelques autres sur les côtés et 
au-dessus des angles postérieurs. Élytres à stries très fines et peu dis- 
tinctes; interstries plans ou parfois un peu concaves, lisses, sauf des 
petits points granuleux, assez nombreux mais extrêmement fins et à 
peine visibles, quelques grosses rides transverses et quelques gros 
granules extrêmement épars. Pygidium à fine ponctuation extrème- 
ment serrée. Métasternum sans fossette, lisse dans le milieu jusqu'à 
l'extrémité, avec une strie transverse rapprochée du bord postérieur 
et garnie d’une frange de poils très serrés, assez longs et dressés. 
Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en une assez grosse 
épine G, obliquement coupé ©. Tarses postérieures à articles tous à 
peu près de même largeur et non ou très peu plus larges que longs. 
— Afrique orientale allemande : Tabora (R. P. Hauttecœur, coll. R. 
Oberthür), Mpouapoua (coll. Quedenfeldt = R. Oberthür), Ngourou 
(coll. H. W. Bates >> id.). 


Extrèmement voisin du smaragdinus Har.(l.c.),qui en diffère par 
les élytres à pubescence bien visible sur presque toute leur surface, à 
stries fines mais bien distinctes, les interstries garnis de nombreux 
granules assez gros et partiellement disposés en lignes longitudinales , 
en outre avec de nombreuses rides transverses et presque toujours des 
strioles supplémentaires longitudinales ou obliques, le prothorax tantôt 
entièrement garni de granules, tantôt avec la moitié postérieure du 
disque sans ou presque sans granules, lépistome © échancré à son 
bord antérieur. 


0. (Phal.) sinuaticeps n. Sp.— Nitidus ; metallico-viridis ;inter- 
dum cyanescens vel aeneus, elytris utrinque vitta testacea laterali orna- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 293 


tis: supra glaber, capite longe argenteo-setoso, prothoracis elytrorumque 
lateribus breviter pubescentibus, elytrorum apice longe pallido-piloso, 
pygidio dense ac longe argenteo-setoso. Capite granulato, lateribus ad 
apicem clypei et iterum ante genarum rotundatum lobum sinuatis : 
clypeo maris producto, apice anqustato, truncato et subsinuato vel sub- 
rotundato, feminae non producto, apice exciso ; fronte recte vel fere recte 
carinata; vertice apud marem in laminam fissam et utrinque spinosam 
retrorsum producto, spinis basi contiquis, nec dentatis, dein divaricatis, 
apud feminam carina brevi, integra, post oculos sita, instructo. Pro- 
thorace granulato, postice aut in disco fere toto laevi vel subtiliter punc- 
tulato, longitudinaliter non aut vix sulcato, antice apud marem abrupte 
declivi, apud feminam simplici: lateribus postice sinuatis, saepius prope 
angulos anticos subsinuatis : basi marginata. Elytris subtiliter striatis : 
intervallis planis, vel subdense, vel sparsim granulatis. Pygidio den- 
sissime punctato, apice laevi. Metasterno in medio laevi, postice punctato. 
prope marginem posticum transverse striato et in stria piloso, stria 
medio indistincta. — Long. 8-12 mill. 


Brillant ; d’un vert métallique parfois bleuâtre, rarement avec la tête 
et le prothorax légèrement dorés ({ype), ou d’un bronzé plus ou moins 
foncé et souvent légèrement violacé ou rougeûtre (var. aereus var. 
nov.), les élytres avec une bande latérale testacée à peu près régulière, 
n'atteignant ni la base ni l'extrémité et ne dépassant pas où dépassant 
à peine la 7° strie; dessous du corps et pattes de la couleur du dessus, 
avec diverses parties plus foncées; massue des antennes noire. Tête, 
chez les exemplaires frais, presque entièrement garnie de longues soies 
argentées, couchées et ordinairement peu serrées, le rebord antérieur 
de l’épistome bordé intérieurement par une frange de poils jaunâtres 
serrés et dressés ; prothorax et élytres glabres, sauf leurs côtés à courte 
pubescence blanchâtre, la partie postérieure des élytres avec de longs 
poils blanchätres dressés ; pygidium couvert de longues soies argentées, 
serrées et couchées. Épistome prolongé antérieurement en une pointe 
fortement relevée, ordinairement tronquée et légèrement sinuée, par- 
fois arrondie, souvent avec une légère dépression en devant &, non 
prolongé en avant, assez étroitement échancré en devant, ses angles 
antérieurs formant chacun une petite dent ©; joues très saillantes, di- 
latées en dehors, surtout G, en un lobe arrondi; côtés de la tête très 
nettement sinués près des angles antérieurs de l’épistome, puis à la 
jonction des joues et de lépistome; front avec une carène droite ou 
presque droite, atteignant la suture des joues; vertex prolongé en 
arrière à partir des yeux en une large lame assez longue, fendue lon- 


254 H. D'ORBIGNY. 


oitudinalement dans son milieu, et divisée en deux grosses épines 
contiguës et non dentées à leur base, puis divergentes, et arrondies à 
leur sommet, ; vertex avec une carène simple, non échanerée et 
assez courte, située en arrière du bord postérieur des yeux, 9 ; toute la 
tète garnie de granules assez gros et médiocrement serrés, sauf le quart 
interne des joues, et G le devant de l’épistome ainsi que le milieu de la 
partie postérieure de la lame, finement pointillés. Prothorax rebordé à 
la base: les angles postérieurs très obtus; les côtés nettement sinués 
près de ces angles, le plus souvent avec une très petite sinuosité près 
des angles antérieurs qui font légèrement saillie en dehors; la ligne mé- 
diane sans sillon longitudinal où tout au plus avee une légère trace de 
sillon; le devant brusquement déclive et avec une arête émoussée 
transverse qui occupe un peu plus du tiers de la largeur G, le devant 
simple © ; le disque très largement lisse dans le milieu et jusqu’au re- 
bord basilaire, sauf un fin pointillé ou quelques très fins granules dans 
le milieu G, bien moins largement lisse, et parfois seulement sur la 
partie postérieure ©, le reste de la surface garni d'assez gros granules. 
Élytres à stries fines mais bien distinctes ; interstries plans, garnis de 
fins granules tantôt assez serrés, tantôt très écartés, parlois même les 
interstries dorsaux presque sans granules, sauf vers l'extrémité. Pygi- 
dium à fine ponctuation très serrée et presque entièrement voilée par 
la pubescence, sauf l'extrémité lisse ou presque lisse. Métasternum 
sans fossette, lisse dans le milieu, irrégulièrement ponetué vers l’extré- 
mité, avec une strie transverse rapprochée du bord postérieur et gar- 
nie d’une frange de poils très serrés, assez longs et dressés, assez dis- 
tincte sur les côtés, indistincte dans le milieu. Extrémité interne des 
tibias antérieurs formant un angle aigu, leur éperon presque droit ou 
un peu arqué en dessous, ©; leur angle apical interne obtus, l’éperon 
brusquementarqué en dedans avant l'extrémité, puis acuminé, ©. Tarses 
postérieurs à peine rétrécis vers l'extrémité, leur dernier article à peine 
plus étroit que les autres. — Afrique orientale anglaise : Teita (coll. 
H. W. Bates > R. Oberthür). 


Voisin des P. smaragdinus Mar. (1. c.), sublaevis n. Sp., fim- 
briatus Klug (voir ci-dessous) et aurifrons Fairm. (id.), qui en 
diffèrent principalement par les joues formant un angle droit ou à 
peine obtus, vif ou presque vif à son sommet, les côtés de la tête non 
sinués à la jonction des joues et de l’épistome; en outre les deux pre- 
miers cnt sur le prothorax un profond sillon longitudinal médian, les 
deux autres ont la bande latérale des élytres dilatée en tache avant le 
milieu, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 299 


O. (Phal.) Bonhourei n. Sp. — Nifidus, aeneco-viridis, elytris 
utrinque vilta testacea laterali et saepius macula parva anteapicali 
ornatis : supra glaber, capite, prothoracis parte antica lateribusque ac 
pygidio breviter pubescentibus, elytrorum apice longe flavo-piloso. Capite 
confertim subfortiter granulato-rugoso, genis mullo subtilius rugosis, 
maris clypeo antice punctulato et in medio parce rugoso : lateribus ante 
genas Saepius sinuatis ; maris clypeo apice attenuato, reflexo ac rotun- 
dato, genis in lobum subrotundatun dilatatis, feminae clypeo angulatim 
rotundato, vel sublruncato, genis in angulum fere rectum valde pro- 
ductis : fronte arcuatim carinata; vertice apud marem in laminam fis- 
san, utrinque rotundatim valide dentatam et intus denticulatam re- 
trorsum producto, apud feminam carina medio emarginata, post oculos 
sita, instructo. Prothorace subdense simpliciter punctato, punctis mi- 
nutis, minutlissimis intermirtis, in declivitate antica et anguste in late- 
ribus granulato, longitudinaliter non sulcato, antice apud marem 
abrupte declivi et-semicirculariter depresso, apud feminam simplici : 
lateribus postice leviter et iterum prope angulos anticos distincte sinuu- 
is; basi marginata. Elytris longulis, tenuiter sed distincte striatis : 
intervallis planis, subtilissime ac subdense granulatis. Pygidio parum 
distincte punctato et Sparsim granulato. Metasterno postice laevi, prope 
marginemn posticum transverse striato et in stria piloso, stria in medio 
late interrupta. — Long. 9,5-14,5 mill. 


Brillant; d’un vert bronzé, les élytres avec une bande latérale testacée, 
régulière, assez longue mais n’atteignant ni la base ni l'extrémité etne 
dépassant pas ou dépassant à peine la 7° strie, parfois un peu dilatée à son 
extrémité, en outre ordinairement une petite tache testacée antéapicale, 
située sur le 2° ou les 2°-3° interstries au commencement de la partie 
déclive; pygidium d’un vert bleuàtre ; dessous du corps et pattes d’un 
noir verdätre où bleuâtre, parfois avec le métasternum un peu plus 
clair; massue des antennes noire. Tête à pubescence grisätre, assez 
courte et dressée, le rebord de l’épistome bordé intérieurement par 
une frange de poils serrés et dressés; prothorax et élytres glabres, 
sauf le devant et les côtés du prothorax à courte pubescence jaunâtre, 
l'extrémité des élytres avec de longs poils jaunâtres dressés; pygidium 
et dessous du corps à pubescence blanchâtre, courte et rare. Épistome 
rétréci en avant et formant une pointe relevée et arrondie G, rétréci en 
ogive où un peu tronqué $; joues très saillantes, dilatées extérieure- 
ment en un lobe un peu arrondi G, formant en dehors un angle presque 
droit et à sommet légèrement arrondi ©; côtés de la tête ordinaire- 
ment plus ou moins sinués à la jonction des joues et de l’épistome; 


256 H. D'ORBIGNY. 


front avec une carène arquée atteignant la suture des joues ; verlex 
prolongé en arrière à partir des yeux en une large lame assez longue, 
fendue longitudinalement dans son milieu et divisée en deux grosses 
dents arrondies, légèrement dentées à leur côté interne vers la base, 
d: verlex avec une carène légérement échancrée dans son milieu et 
située en arrière du bord postérieur des yeux 9; toute la tête couverte 
de granulations où de rugosités très serrées et assez fortes, sauf les 
joues garnies de rugosités également très serrées mais beaucoup plus 
fines, l’épistome & finement ponetué en avant, à rugosités écartées 
dans le milieu. Prothorax rebordé à la base: les angles postérieurs 
largement arrondis; les côtés faiblement sinués près de ces angles, 
assez nettement sinués près des angles antérieurs qui font un peu 
saillie en dehors: la ligne médiane sans sillon longitudinal: le devant 
brusquement déclive, et avec une large dépression sémicireulaire près 
du bord antérieur, G; le devant simple ©; toute la surface à ponetua- 
tion fine etassez serrée, composée de points assez fins, mélangés de points 
beaucoup plus petits, sauf la partie déclive du devant et étroitement les 
côtés granulés, cette ponctuation simple sur tout le disque,devenant fine- 
ment râpeuse près de la partie granulée. Élytres relativement allongés : 
stries fines mais très distinctes; interstries plans, garnis de très fines 
granulations assez serrées, ordinairement presque nulles ou très indis- 
linctes près de la suture. Pygidium presque aussi long que large &, 
deux fois aussi large que long ©, garni d’une fine ponctuation peu ap- 
parente, mélangée de granules très épars; la carène de la base for- 
mant un angle légèrement curviligne et à sommet arrondi. Méta- 
sternum sans fossette, largement lisse à extrémité, tantôt lisse, tantôt 
plus ou moins ponctué dans le milieu, avec une strie transverse rap- 
prochée du bord postérieur et garnie d'assez longs poils dressés, bien 
distincte sur les côtés, largement et complètement interrompue dans le 
milieu, Extrémité interne des tibias antérieurs prolongée en une grosse 
épine, leur éperon simple, un peu arqué en dehors, G'; leur extrémité 
interne simple, leur éperon brusquement coudé en dedans avant lex- 
trémité, puis acuminé, ©. Tarses postérieurs très larges, faiblement ré- 
trécis vers l'extrémité. — Somalie éthiopienne : Lasarrat, ligne du 
Harrar, 163 kil. de Djibouti, altitude 860 mètres (D° Ch. Martin). 


Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à notre collègue M. Al- 
phonse Bonhoure, gouverneur de la Cote française des Somalis, en 
souvenir du bon accueil qu'il a fait à M. le docteur Charles Martin. 
Elle est voisine du sinuaticeps n. sp. mais très distincte par ses élv- 
tres plus longs qu'ils ne le sont chez la plupart des Phalops, la fine 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 297 
ponctuation double du prothorax qui n'existe pas chez les autres es- 
pèces: il diffère encore du sinuaticeps, entre autres caractères, par la 
courte pubescence de la tête et du pygidium, la lame du vertex & di- 
visée en deux dents munies chacune d’un denticule, l’épistome © non 
échancré, le métasternum lisse à l’extrémité. 


O. (Phal.) laminifrons Fairmaire, 1882, in Comptes rend. Soc. 
Ent. Belg.. XX VI, p. 46, décrit de l'Afrique orientale : entre Zanzibar 
et les grands lacs de l’intérieur. — M. Fairmaire a bien voulu me com- 
muniquer le {ype de cette espèce; chez l'unique exemplaire qu'il pos- 
sède et qui est un &, la lame du vertex est brisée vers l'extrémité de 
la fente, ce qui explique le « lamina apice truncata » de la description. 
D’après ce qu'il en reste, la lame paraît se terminer, de chaque côté de 
la fente, par une épine légèrement dentée à sa base intérieurement. 
Cette espèce diffère du smaragdinus Har. et du sublaevis n. sp. par le 
prothorax sans sillon longitudinal, du sinuaticeps n. sp. par les côtés 
de la tête non sinués, les joues formant un angle presque droit, la ca- 
rène frontale arquée, du Bonhourei n. sp. par le pygidium avec de lon- 
gues soies argentées, le prothorax lisse sur tout le disque, sauf un fin 
pointillé, les élytres plus courts, à stries moins distinctes, le métas- 
ternum à strie transverse non interrompue dans le milieu. 


O. (Phal.) fimbriatus Klug, 1835, apud Erman, Reise, p. 33, dé- 
crit de l'Ile du Prince. — Noir, parfois avec les élytres bruns ({ype), 
ou noir, avec le prothorax et les élytres d’un vert bronzé, obscur 
sur les élytres (var. ehaleeovirens var. nov.), tout le milieu 
de la tête doré ou verdâtre, les élytres chacun avec une tache 
latérale testacée, située un peu avant le milieu, s'étendant jusqu’à 
la 6° strie, se prolongeant postérieurement en bande plus étroite, 
puis se dilatant de nouveau un peu avant l'extrémité, en outre 
avec une autre petite tache testacée, située à l'angle apical, ordinaire- 
ment un peu triangulaire, et parois reliée à la tache latérale par une 
étroite bande qui s'étend le long du bord apical: le dessus des cuisses 
et le dessus des tibias postérieurs d’un beau vert métallique. — Type : 
Sénégal (coll. du Muséum de Paris, coll. Harold = R. Oberthür, coll. 
van Lansberge => id.), Haut-Soudan (ma coll.); Casamance : Sedhiou 
(coll. Alluaud). — var. chalceovirens : Sénégal (coll. van Lansberge > 
R. Oberthür). 


O. (Phal.) aurifrons Fairmaire, 1884, in Comptes rend. Soc. Ent, 
Belg., 1884, p. 122, décrit de la Somalie du Sud : Magdochou (Revoil). 
— Noir ou d’un brun noir, avec le milieu de la tête doré ({ype), ou 

Ann. SOC. Ent. Fr., LxXxI, 1902. 17 


2358 H. D'ORBIGNY, 


d’un beau vert métallique souvent bleuâtre, parfois avec les élytres 
d’un bleu violacé, dessous du corps et pattes en majeure partie plus 
joncés (var. wiridans var. n0v., de Somalie), ou d’un cuivreux rou- 
veàtre, parlois légèrement verdûtre, avec le devant de l’épistome et une 
partie du dessous et des pattes presque noirs (var. ditissimus Fairm., 
I. c.), les élytres chacun avec une tache latérale testacée, assez courte, 
située un peu avant le milieu, s'étendant jusqu'à la6° strie, et ne se pro- 
longeant pas ou se prolongeant à peine en bande plus étroite le long du 
rebord marginal, en outre avec une autre tache testacée, ronde, située 
bien avant l'extrémité, au commencement de la partie déclive., — Sud 
de la Somalie : Magdochou (Revoil, type de Fairmaire, sa coll.; coll. 
du Muséum de Paris, coll. van Lansberge = R, Oberthür); Sud de 
l'Afrique orientale anglaise : Teita (coll. H, W. Bates © id.). 

Le sous-vcenre Phalops comprend encore l'O. plancus Erichson, 
1843, apud Wiegm., Arch. f. Naturg., I, p. 232, décrit de l’Angola, 
et que je n’ai pas encore vu. 


3, Subg. PROAGODERUS Lansh. 


Shipp (4895, in The Entomologist, XXVIII, p. 179) à créé, pour 
l'O. rangifer Klug, le genre Tauronthophagus qu'il caractérise par 
la tête ayant deux longues cornes rameuses, dilatées à leur extrémité, 
et une petite dent entre ces cornes, les épaules accusées par une forte 
dent, la base du prothorax prolongée en lame dans le milieu. Les 
cornes de la tête et la dent humérale n'existent que chez les SG bien dé- 
veloppés; quant à la forme de la base du prothorax, c’est le caractère 
sur lequel van Lansberge (1883, in Notes from the Leyd. Mus., V, 
p. 14) a établi le sous-genre Proagoderus, et YO. rangifer est une des 
espèces chez lesquelles il est le plus accentué. Je pense donc que le 
nom de Tauronthophagus doit être mis en synonymie de Proagoderus. 

Ce sous-genre comprend d'assez nombreuses espèces qui paraissent 
devoir se diviser en plusieurs groupes, mais la plupart de ces groupes 
se relient tellement les uns aux autres que je n’ai pu encore en pré- 
ciser les limites. 


O. (Proag.) rangifer Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, 
p. 652, décrit du Mozambique. — D'un cuivreux rougeätre brillant, 
parfois à léger reflet verdâtre (type), plus rarement d'un beau vert 
parfois légèrement bleuâtre ou métallique (var. viridicoeruleus Kolbe, 
1897. in Deutsche-Ost-Afrika, IV, vi, p. 149). — Type : Zanzibar (ma 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 299 


col), Mozambique (coll. du Muséum de Paris. coll. R. Oberthür), 
Zambèze (coll. R. Oberthür); Matébélé (coll. H, W. Bates => id., coll. 
Ch. Martin); Penda-ma-Tenka (E. Holub, coll. du Muséum de Paris); 
Transvaal (coll. R. Oberthür), lac Ngami (coll. H. W. Bates => id.), 
Damara (id.). — var. véridicoeruleus : Zanzibar (coll. Harold > R. 
Oberthür), Zambèze (coll. Bugnion), Matébélé (coll, H. W, Bates > R. 
Oberthür). 


0. (Proag.) ramosicornis 0. sp. — Nifidus, metallico-viridis, 
interdum leviter cyanescens ; supra [ere glaber, prothoracis lateribus 
distinctius pallido-pubescentibus, clypeo pygidioque longe argenteo-se- 
tosis. Capite granulato ; clypeo rotundato; apud marem fronte minute 
tuberculata vel interdum arcuatim carinata, vertice carina alta, medio 
dentata, utrinque in cornu producta, armato, cornibus saepius longis- 
simis, reclinatis et arcuatis, intus ramosis, ante apicem in lobun dila- 
tatis, interdum brevibus et simplicibus; apud feminam et interdum 
etiam apud marem fronte arcuatim carinata, vertice carina medio den- 
tata, utrinque saepius angulosa vel subdentata, post oculos sila, ins- 
tructo. Prothorace in dorso fere toto vel solummodo postice laert aut 
sublaevi, ceterum granulato, longitudinaliter late sulcato, antice apud 
marem quadritubereulato, tuberculis subquadratim dispositis, interdum 
solummodo bitubereulato, apud feminam carina cérculatim vel trianqu- 
latim elevata instructo et saepius pone carinam depresso; lateribus pos- 
tice sinuatis: basi haud marginata, medio angulatim producta et expla- 
nata. Elytris subtilissime et vix distincte, basi non aut vix profundius 
striatis: intervallis planis, vel totis sublaevibus, vel solummodo basi 
atque ad suturam laevibus, ceterum parce granulatis. Pygidio sub- 
tenuiler punctato. — Long. 8-14,5 mill. 


D'un beau vert métallique brillant, parfois légèrement bleuàtre, 
souvent avec le dessous du corps et les pattes entièrement où en partie 
d'un bleu foncé; massue des antennes noire. Épistome garni de 
longues soies argentées serrées et couchées; prothorax glabre, saul 
les côtés et souvent le devant à pubescence blanchâtre médiocrement 
longue; élytres à pubescence blanchâtre extrêmement courte et rare, 
souvent presque glabres; pygidium, épisternes métathoraciques el 
flancs du métasternum couverts de longues soies argentées, couchées 
et serrées. Épistome arrondi en devant; joues peu saillantes, formant 
en dehors une courbe régulière; front avec un petit tubercule G, avec 
une assez forte carène arquée SG de petite taille et © ; vertex avec une 
carène très élevée, située entre les yeux, fortement dentée dans son 
milieu et prolongée en corne à chaque extrémité, ces cornes ordinai- 


260 H. D'ORBIGNY. 


rement très longues et dépassant souvent le deuxième tiers des élytres, 
dirigées en arrière et arquées, émettant un rameau à leur côté interne 
vers le tiers antérieur, assez fortement dilatées en lobe à leur côté ex- 
terne avant l'extrémité, parfois, chez les petits exemplaires, courtes, 
simples et acuminées, G; vertex avec une carène fortement dentée 
dans son milieu, souvent anguleuse ou légèrement dentée à ses extré- 
mités, et située en arrière du bord postérieur des yeux, G de très 
petite taille et ©: toute la tête granulée. Prothorax formant dans le 
milieu de sa base un angle dirigé en arrière et bien prononcé: la base 
sans rebord, explanée en lame dans le milieu; les angles postérieurs 
peu accusés; les côtés plus ou moins sinués près de ces angles, arron- 
dis entre le milieu et les angles antérieurs; toute la longueur avec un 
large et profond sillon longitudinal médian, le devant ayant de chaque 
coté du sillon vers le tiers antérieur un gros tubercule dentiforme, 
suivi d’un autre tubercule plus petit et un peu plus rapproché de la 
ligne médiane, G ; un peu plus de la moitié postérieure avec un assez 
profond sillon longitudinal médian, le devant avec deux petits tuber- 
cules rapprochés du bord antérieur, G de petite taille, où avec une 
carène élevée circulairement ou parfois en triangle, et souvent suivie 
d'une dépression, ©; toute la surface lisse, sauf la moitié postérieure 
finement et très éparsement pointillée au-dessus de la lame basilaire, 
les parties déclives du sillon à ponctuation räpeuse dans le milieu, 
quelques granules extrêmement fins de chaque côté de ce sillon vers 
le milieu du disque, et d'assez gros granules sur une partie des côtés, 
g: toute la surface granulée, sauf dans le milieu, au-dessus de la 
lame basilaire lisse, un espace plus ou moins grand, finement et très 
éparsement pointillé, G de petite taille et ©. Élytres un peu plus 
étroits que le prothorax, très rétrécis en arrière, leurs côtés formant 
une ligne presque droite: l'épaule élevée en un gros tubercule, sur- 
tout chez les grands &'; stries extrêmement fines et à peine distinctes, 
toutes, même la juxtasuturale, non ou à peine enfoncées à la base; in- 
terstries plans, tantôt entièrement lisses, sauf des granules extrème- 
ment fins, presque imperceptibles, et quelques granules plus gros très 
épars, tantôt plus où moins largement lisses à la base et vers la suture, 
plus ou moins garnis de granules assez fins et peu serrés sur le reste 
de la surface. Pygidium assez finement ponctué. Métasternum large- 
ment lisse dans le milieu, fortement ponctué sur les côtés et en ar- 
rière; le devant avec un très léger pli longitudinal médian. Dessous 
des cuisses intermédiaires presque lisse sur la moitié basilaire, forte- 
ment ponctué sur la seconde moitié; dessous des cuisses postérieures 
lisse dans le milieu, fortement ponctué sur les côtés. Tibias antérieurs 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 261 


prolongés en une courte épine à leur angle apical interne, leur éperon 
simple, &; leur angle apical interne simple, leur éperon brusquement 
coudé presque à angle droit avant l'extrémité, puis longuement acu- 
miné, @. — Afrique orientale allemande (ma coll., reçu de MM. Stau- 
dinger et Bang-Haas) : Ngourou (coll. H. W. Bates = R. Oberthür), 
Mpouapoua dans lOusagara (id.). 

Extrèmement voisin du rangifer Klug (L c.), et de même couleur 
que la variété véridicoeruleus Kolbe (1. c.); il n’en diffère que par les 
interstries des élytres presque lisses, au moins à la base et vers la su- 
ture, et les stries, même la juxtasuturale, non ou à peine enfoncées à 
la base, tandis que chez le rangifer tous les interstries sont uniformé- 
ment garnis de granules, toutes ou presque toutes les stries. et notam- 
ment la juxtasuturale, sont très enfoncées à la base; de plus les gra- 
nules des interstries sont sensiblement plus gros que ceux du 7amosi- 
cornis. Chez ce dernier les & bien développés ont les cornes de la tête 
au moins aussi longues que celles du rangifer, mais elles sont moins 
fortement et moins anguleusement dilatées à l'extrémité. 

Également voisin du Kachowskyi Olsoufiev (1900, in Ann. Mus. 
Zool. Acad. Sc. St-Pétersbourg, V, p. 271), décrit de la Somalie, et du 
Revoili Lansberge (1882, in Comptes rend. Soc. Ent. Belg., XXVI, 
p. 22), décrit aussi de la Somalie ; mais le premier a sur les côtés des 
élytres une grande tache de pubescence blanche: chez le Revoili le pro- 
thorax a un sillon bien moins profond et s'étendant moins en arrière, 
il n’a jamais G que deux tubercules, la carène du devant © est de 
même hauteur dans toute son étendue et souvent interrompue dans 
le milieu. 


0. (Proag.) violaceus D. Sp. — Nitidus, Lotus violaceus, Saepius 
capite prothoraceque cyaneo-virescentibus : supra glaber, prothoracis et 
interdum elytrorum lateribus pallido-pubescentibus, clypeo pygidioque 
longe argenteo-setosis. Capite granulato: clypeo rotundato : apud marem 
fronte transversim tuberculatu vel tenuiter carinata, vertice carina 
alta, medio dentata, ulrinque in cornu producta armato, cornibus sae- 
pius longissimis, reclinatis et arcuatis, intus ramosis, ante apicem le- 
viter dilatatis, interdum brevibus et simplicibus vel in dentem reductis : 
apud feminam et interdum etiam apud marem fronte arcuatim cari- 
nata, vertice carina medio dentata, utrinque subdentata, paulo post 
oculos sita, instructo. Prothorace in dorso [ere toto vel solummodo pos- 
tice laevi aut sublaevi, ceterum granulato, longitudinaliter late sulcato, 
antice apud marem quadrituberculato, tuberculis subquadratin dispo « 
silis, interdum solummodo bituberculato, apud feminam carina sub- 


262 H. D'ORBIGNY. 


triangulatim elevata, apice angustissime eæcisa, instructo et pone cari- 
nam leviter depresso; lateribus postice sinuatis; basi non mdrginata, 
medio angulatin producta et explanata. Elytris subtilissime et vix 
distincte striatis: intervallis planis, totis fere laevibus. Pygidio subte- 
nuiter punctato. — Long. 7-12 mill. 


Brillant, avee les élytres ordinairement un peu plus ternes; entière- 
ment dun beau violet plus ou moins foncé, sauf souvent la tête et le 
prothorax à reflet bleu verdâtre; massue des antennes noire. Épistome 
garni de longues soies argentées serrées et couchées; prothorax gla- 
bre, sauf les côtés à pubescence blanchâtre assez courte; élytres gla-- 
bres, sauf parfois les côtés à pubescence blanchâtre extrêmement 
courte et rare; moitié antérieure au moins du pygidium, épisternes 
métathoraciques et flancs du métasternum couverts de longues soies 
argentées, serrées et couchées. Épistome arrondi en devant; joues très 
peu saillantes, formant en dehors une courbe régulière: front avec 
une carène peu arquée, tantôt très courte ou réduite à un petit tuber- 
cule transverse, tantôt assez longue et fine G, toujours assez longue 
et un peu plus forte Q; vertex avec une carène très élevée, située 
entre les yeux, fortement dentée dans son milieu et prolongée en corne 
à chaque extrémité, ces cornes inclinées en arrière, ordinairement très 
longues et atteignant parfois le milieu des élytres, émettant un rameau 
à leur côté interne vers le tiers antérieur, plus ou moins élargies et 
légèrement renflées un peu avant l'extrémité mais non dilatées en 
dent, assez souvent courtes, simples ou légèrement dentées, et gra- 
duellement acuminées, parfois, chez de petits exemplaires, réduites à 
une dent, G; vertex avec une carène assez fortement dentée dans 
son milieu, indistinctement dentée à ses extrémités, et située un peu 
en arrière du bord postérieur des yeux, G de très petite taille et ©: 
toute la tête granulée. Prothorax formant dans le milieu de sa base 
un angle dirigé en arrière et bien prononcé: la base sans rebord, ex- 
planée en lame dans le milieu; les angles postérieurs peu accusés; 
les côtés sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les an- 
gles antérieurs; toute ou presque toute la longueur avec un large et 
assez profond sillon longitudinal médian, le devant ayant de chaque 
coté du sillon vers le tiers antérieur un tubereule dentiforme, suivi 
d’un autre tubercule plus petit et plus rapproché de la ligne médiane, 
ces deux tubercules tantôt séparés, tantôt réunis par une carène longi- 
tudinale et plus ou moins rapprochés l’un de l’autre, G: ou le sillon 
peu prononcé, le devant ayant de chaque côté un seul tubercule, ces 
deux tubercules parfois transverses, ou se transformant en une carène 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 263 


transverse interrompue dans son milieu, & de très petite taille; la 
moitié postérieure avec un large et profond sillon longitudinal médian, 
le devant avec une forte carène très rapprochée du bord antérieur, 
élevée un peu triangulairement, très étroitement échanerée à son 
sommet qui est divisé en deux très petits denticules, cette carène 
suivie d’une assez légère dépression, ©: toute la surface lisse, sauf 
dans le milieu les parties déclives du sillon garnies de points rapeux, 
le reste du disque éparsement et très finement ponctué ou granulé, 
un espace plus ou moins grand près des angles postérieurs garni d’as 
sez gros granules, et quelques autres petits groupes de granules sur 
les côtés, parfois quelques points en devant dans le milieu, G: toute 
la surface garnie de granules très serrés en devant dans le milieu, 
écartés sur les côtés, sauf les angles antérieurs et souvent le devant 
lisses, et, à la partie postérieure dans le milieu, au-dessus de la lame 
lisse, un assez grand espace finement pointillé, se prolongeant plus ou 
moins de chaque côté de la partie sillonnée, G de petite taille et Q. 
Élytres un peu plus étroits que le prothorax, très rétrécis en arrière, 
leurs côtés formant une ligne presque droite; l'épaule fortement éle- 
vée en tubereule, surtout chez les grands exemplaires & ; stries extré- 
mement fines et peu distinctes; interstries plans et, même le latéral, 
paraissant presque lisses, mais pourtant garnis d’assez nombreux 
granules extrêmement fins, à peine saillants et très peu visibles, en 
outre ordinairement quelques granules épars beaucoup plus gros. 
Pygidium assez finement ponctué en arrière, la ponctuation de la 
partie antérieure voilée par la pubescence. Métasternum largement 
lisse dans le milieu, fortement ponctué sur les côtés et en arrière; 
le devant avec un très léger pli longitudinal médian. Dessous des 
cuisses intermédiaires lisse sur leur moitié basilaire, fortement ponc- 
tué sur la seconde moitié; dessous des cuisses postérieures lisse dans 
le milieu, garni de gros points sur les côtés. Tibias antérieurs pro- 
longés en une très courte épine à leur angle apical interne, leur épe- 
ron simple, G'; leur angle apical interne simple, leur éperon brusque- 
ment coude presque à angle droit avant l'extrémité, puis longuement 
acuminé, @. — Afrique orientale anglaise : Oukamba (coll. H, W. Bates 
> R. Oberthür), Teita (id.). 

Extrèmement voisin du ramosicornis n. sp.; en dehors de la colo- 
ration les deux espèces ne diffèrent guère que par les cornes de la 
tête &, qui dans le ramosicornis, sauf chez les exemplaires peu déve- 
loppés, sont dilatées en lobe arrondi un peu avant l'extrémité, tandis 
que dans le violaceus, même chez les exemplaires les plus développés, 


26% H. D'ORBIGNY. 


elles sont seulement un peu élargies, la carène du devant du protho- 
rax ©, qui dans le violaceus est étroitement échancrée à son sommet 
et suivie d'une dépression plus faible. 

Également voisin du Revoili Lansb. (1. e.), qui en diffère par sa co- 
loration d'un vert bronzé, rarement bleuâtre, le prothorax plus faible- 
ment sillonne, n'ayant jamais en devant G que deux tubercules plus 
éloignés l'un de l’autre que ceux du violaceus, ayant en devant 9 une 
carène transverse nullement élevée en triangle, mais simple et souvent 
interrompue dans le milieu, linterstrie latéral des élvtres garni d’une 
ponctuation ràpeuse bien distincte, tandis qu'il est lisse ou presque 
lisse chez le violaceus. 


O0. (Proag.) euchlorus n. Sp.— Nitidus, totus metallico-viridis : 
supra glaber, prothoracis elytrorumque lateribus pallido-pubescentibus, 
clypeo pygidioque longe argenteo-setosis. Capite granulato : clypeo rotun- 
dato: fronte subarcuatim carinata: apud marem vertice carina alta, 
medio dentata, utrinque in cornu producta, armato, cornibus saepius 
longis, reclinatis et arcuatis, intus valde dentatis, ad apicem simplici- 
bus: apud feminam vertice carina medio dentata, utrinque rotundata, 
post oculos sita, instructo. Prothorace in dorso fere toto vel solummodo 
postice laevi, ceterum granulato, longitudinaliter parum profonde sul- 
cato, antice apud marem bituberculato, apud feminam carina longa, 
medio subarcuatim retrorsum angulata, instructo et ante carinam levi- 
ter depresso: lateribus postice sinuatis : basi non marginata, medio an- 
gulatim producta et explanata. Elytris subtilissime striatis : intervallis 
planis, totis parum dense granulatis, basi anguste tenuiter punctulata. 
Pygidio subfortiter punctato. — Long. 8-9 mill. $ 

Entièrement d'un beau vert métallique brillant: massue des an- 
tennes noire, Devant de l’épistome garni de longues soies argentées 
serrées et couchées; prothorax glabre, sauf les côtés à pubescence 
blanchâtre médiocrement longue; élytres glabres, sauf les côtés à très 
courte pubescence blanchätre: moitié antérieure du pygidium, épi- 
sternes métathoraciques et flanes du métasternum couverts de longues 
soies argentées, serrées et couchées. Épistome arrondi en devant; 
joues peu saillantes et arrondies; front avec une carène faiblement 
arquée, line ©, plus forte Ç : vertex avec une carène très élevée, forte- 
ment dentée dans son milieu et prolongée en corne à chaque extré- 
mité, ces cornes longues, inclinées en arrière et arquées. longuement 
dentées à leur côté interne assez loin de la base, simples à leur som- 
met, d: vertex avec une carène élevée dans son milieu en une grande 
dent, arrondie à ses extrémités, et située notablement en arrière du 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 265 


bord postérieur des yeux,  ; la tête granulée, sauf le devant de lé- 
pistome plus ou moins ponctué. Prothorax formant dans le milieu de 
sa base un angle dirigé en arrière et très prononcé ; la base sans re- 
bord, largement explanée en lame dans le milieu; les angles posté- 
rieurs arrondis ; les côtés fortement sinués près de ces angles, à peine 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; au moins la moitié 
postérieure avec un léger sillon longitudinal médian; le DU à avec 
deux gros tubercules dentiformes situés vers le tiers antérieur G; le 
devant avec une forte carène occupant près du tiers de la mue 
formant dans son milieu un angle dirigé en arrière, très prononcé, 
largement arrondi à son sommet, l'intervalle entre la carène et le bord 
antérieur légèrement déprimé, ®; toute la surface lisse, sauf les côtés 
earnis de fins granules ré RAqus par places, et l'intervalle des tuber- 
cules à ponctuation râpeuse, G; la moitié postérieure lisse dans le 
milieu sur à peu près la moitié de la largeur, le reste de la surface 
peu densément granulé, Q. Élytres plus étroits que le prothorax, très 
rétrécis en arrière, leurs côtés formant une ligne presque droite: 
l'épaule plus où moins élevée en un pli saillant; stries extrêmement 
fines : interstries plans, tous garnis de granules peu serrés et relative- 
ment assez gros, sauf étroitement la base finement pointillée. Pygidium 
à ponctuation assez forte et assez serrée. Métasternum lisse dans le 
milieu, garni de gros points sur les côtés et en arrière: le devant avec 
un pli longitudinal saillant et une dépression de chaque coté. Dessous 
des cuisses intermédiaires lisse sur plus de leur moitié basilaire, avec 
de gros points vers l'extrémité; dessous des cuisses postérieures lisse 
dans le milieu, fortement ponctué sur les côtés. Tibias antérieurs pro- 
longés en épine à leur angle apical interne, leur éperon simple, 6; 
leur angle apical interne simple, leur éperon brusquement coudé en 
dedans avant l'extrémité, puis acuminé, 9. — Sud de la Somalie : 
Magdochou (Revoil, coll. Fairmaire: id., coll. du Muséum de Paris). 


C'est l’insecte que Fairmaire (in Ann. Soc. Ent. Fr., 1887, p. 112) à 
signalé de Magdochou sous le nom de Revoëli een (lc) etrje l'ai 
moi-même (in 1/Abeille, XXIX, p. 220, Onth. pal.) rare avec ce 
dernier. Il en diffère par ses interstries tous garnis de granules, le 
devant du prothorax © avec une carène relativement longue, formant 
dans son milieu un angle arrondi très prononcé et dirigé en arrière, 
cette carène précédée d’une dépression, tandis que le Revoili a les deux 
premiers interstries lisses, les autres tantôt lisses, tantôt avec quelques 
fins granules très épars, le latéral à fine ponctuation räpeuse, le devant 
du prothorax @ avec une carène transverse assez courte et presque 


io 


66 H. D'ORBIGNY. 


droite, souvent interrompue dans son milieu, et non précédée d’une 
dépression. Tous les Reroili que j'ai vus proviennent du nord de la 
Somalie : Ouarsangueli (Revoil, coll, du Muséum de Paris; id., {ype 
de Lansberge, coll. R. Oberthür). 

L'euchlorus se rapproche du rangifer var. viridicoeruleus Kolbe (1. €.) 
par ses interstries tous garnis de granules, mais il est plus petit, son 
prothorax est bien plus largement lisse et moins profondément sillonné : 
le rangifer S'en distingue encore par les stries des élytres profondément 
enfoncées à la base, les cornes de la tête G dilatées en une grande 
dent vers l'extrémité, le prothorax & ordinairement avec quatre tuber- 
cules, le devant du prothorax © avec une petite lame triangulaire et 
suivie d’une dépression. 


6. (Proag.) albicapillus n. sp. — Nitidulus, niger, interdum 
elytris nigro-fuscis ; supra breviter, in elytris brevissime et parce albido- 
pubescens, prothoracis disco glabro, clypeo pygidioque longe argenteo- 
setosis. Capile granutato; clypeo rotundato : fronte arcuatim carinata ; 
apud marem vertice carina alta, medio dentata, utrinque in cornu 
producta, armato, cornibus longulis, leviter reclinatis, intus valde den- 
tatis, ad apicem non dilatatis, interdum brevibus ac simplicibus ; apud 
feminam et interdum etiam apud marem vertice carina medio fortiter, 
utrinque leviter dentata, paulo post oculos Sita, instructo. Prothorace 
in dorso toto vel solummodo postice laevi, ceterum granulato, longitu- 
dinaliter sulcato, antice apud marem bituberculato, apud feminam 
carina circulatim elevata, apice angustissime sinuata, instructo; late- 
ribus postice sinuatis ; basi non marginata, medio angulatim producta 
el'explanata. Elytris subtilissime sed distincte striatis; intervallis pla- 
nis, fere laevibus, lateribus saltem ad basim subtenuiter asperato-punc- 
tatis. Pygidio asperato-punctato. — Long. 8,5-10 mill. 

Assez brillant, entièrement d’un noir d’ébène, souvent avec les ély- 
tres d’un brun noir; massue des antennes noire. Épistome couvert de 
longues soies argentées serrées et couchées ; le reste de la tête, les 
côtés et souvent le devant du prothorax à pubescence blanchätre assez 
courte, le reste du prothorax glabre; él\tres à pubescence blanchâtre 
très courte et rare; base du pygidium, épisternes métathoraciques et 
flancs du métasternum couverts de très longues soies argentées, très 
serrées et couchées. Épistome arrondi en devant; joues très peu sail- 
lantes et formant en dehors une courbe régulière; front avec une 
carène arquée, fine &, plus forte @ ; vertex avec une carène très élevée, 
située entre les yeux, fortement dentée dans son milieu, prolongée en 
corne à chaque extrémité, ces cornes tantôt assez longues, atteignant 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 267 


environ la moitié de la longueur du prothorax, inclinées en arricre, 
fortement dentées à leur côté interne vers le milieu, non élargies à 
leur extrémité, tantôt courtes, simples et graduellement acuminées, «: 
vertex avec une carène fortement dentée dans son milieu, plus faible- 
ment dentée à ses extrémités, et située un peu en arrière du bord posté- 
rieur des yeux, G de petite taille et @ ; toute la tête granulée. Prothorax 
formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière et bien 
prononcé: la base sans rebord, explanée en lame dans le milieu; les 
angles postérieurs assez accusés ; les cotés sinués près de ces angles, 
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; presque toute la 
longueur avec un sillon longitudinal médian assez profond, le devant 
avec deux petits tubercules arrondis, situés un peu en avant du tiers 
antérieur et éloignés l’un de l’autre chez les grands exemplaires, plus 
rapprochés du bord antérieur, plus rapprochés l'un de lautre et sou- 
vent transverses chez les petits exemplaires, G ; les deux tiers posté- 
rieurs avec un sillon longitudinal médian assez profond, le devant avec 
une forte carène élevée circulairement, très étroitement et impercepti- 
blement sinuée dans son milieu, © ; toute la surface lisse, sauf les côtés 
eranulés, G de grande taille ; toute la surface assez fortement granulée, 
sauf les angles postérieurs lisses, un assez grand espace lisse dans le 
milieu de la base, et ordinairement un espace plus ou moins grand, 
finement et obsolètement granulé, sur la partie postérieure du disque, 
de chaque côté du sillon, & de petite taille et ©. Élytres à peine plus 
étroits que le prothorax, très rétrécis en arrière, leurs côtés formant 
une ligne presque droite; l'épaule élevée en une callosité plus ou 
moins forte; stries extrêmement fines mais distinctes; interstries 
plans, lisses, sauf des granules extrêmement fins et à peine visibles, 
et quelques plus gros granules très épars, le latéral, au moins à 
la base, garni d’une ponctuation räpeuse assez fine et peu serrée. 
Pygidium à fine ponctuation rapeuse et peu serrée. Métasternum 
largement lisse dans le milieu, fortement ponctué sur les cotés et en 
arrière ; le devant avec un très léger pli longitudinal médian. Dessous 
des cuisses intermédiaires lisse sur leur moitié basilaire, fortement 
ponctué sur la seconde moitié; dessous des cuisses postérieures lisse 
dans le milieu, avec de gros points sur les cotés. Tibias antérieurs pro- 
longés en une très courte épine à leur angle apical interne, leur éperon 
simple, G ; leur angle apical interne simple, leur éperon brusquement 
coudé presque à angle droit avant l'extrémité, puis longuement acu- 
miné, ©. — Somalie (Revoil 1881, coll. du Muséum de Paris). 


Les G que j'ai étudiés ont les cornes de la tête moins longues et les 


268 H. D'ORBIGNY. 


tubercules du prothorax plus petits qu'ils ne le sont ordinairement 
chez les espèces voisines, mais je ne sais si c’est un caractère spécifique 
ou si je n'ai vu que des exemplaires peu développés. 

Voisin des 0. ramosicornis n. Sp., violaceus n. sp. et Revoili Lansb. 
(1. c.), mais il diffère de ces trois espèces par sa couleur noire; 
il se distingue encore du ramosicornis par les parties presque lisses 
du prothorax, au-dessus de la lame basilaire, obsolèétement et fine- 
ment granulées, au lieu d’être distinctement pointillées, les stries plus 
distinctes; il diffère du violaceus par linterstrie laléral nettement 
ponctué, au lieu d’avoir seulement quelques granules:; enfin le sillon 
du prothorax est plus profond que chez le Revoili, et ce dernier a sur 
le devant du prothorax © une carène non élevée circulairement, mais 
de même hauteur dans toute son étendue et souvent interrompue dans 
le milieu. 


Cet insecte ressemble un peu au Gerstaeckeri Harold (1867, Col. 
Helte, IE, p.42), décrit de l’Abyssinie, et qui en diffère principalement par 
les élytres ayant sur les côtés une grosse tache de pubescence blanche, 
l'interstrie latéral lisse, sauf sur l'emplacement de la tache blanche, le 
prothorax © avant en devant une carène fortement sinueuse et de 
hauteur uniforme. 


®. (Proag.) sexcornutus n.sp.— Nitidus vel subnitidus, nigro- 
viridis vel nigro-cyaneus, in capite flavo-pubescens, in prothorace ely- 
trisque brevissime nigro-setosus, in pygidio longe et parce flavo-pilosus . 
Capite granulato; clypeo rotundato; fronte arcuatim carinata: apud 
marem vertice lamina inter oculorum margines anticos sita, utrinque 
in cornu producta, armato, cornibus longis, arcuatis, intus ramosis, 
ramis verticaliter ad apicem dilatatis et apice bifidis ; apud feminam 
verlice carina valida, inter oculorum margines anticos sita, utrinque in 
spinam horizontaliter extrorsum direclam, producta. instructo. Pro- 
thorace postice tenuiter ac parce punctato, apud marem ceterum saepius 
fere laevi, lateribus sparsim granulatis, antice late et longe excavato, 
ercavationis marginibus utrinque longiludinaliter in dentem magnum 
el in cornu longum, compressum, elevatis, apud feminam antice et ad 
latera granulato, in disco asperato-punctato, antice arcuatim carinato : 
lateribus postice sinuatis; basi utrinque marginata, medio angulatim 
producta et explanata. Elytris subtilissime striatis ; intervallis plants, 
simpliciter ac parum dense punctulatis. Pygidio tenuiter punctato. — 
Long. 40-4% mill. 


Brillant &, plus terne ©; d’un vert obscur ou d’un bleu violacé 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 269 


obseur, ou d’un noir verdâtre ou bleuätre ; massue des antennes brune. 
Tête à pubescence jaune écartée, sauf souvent l’'épistome © couvert 
de longues soies serrées et couchées:; prothorax, au moins en partie, 
et élytres garnis de soies noires acuminées et extrêmement courtes ; 
pygidium avec de longs poils jaunes dressés et très écartés. Épistome 
régulièrement arrondi en.devant, ou parfois © un peu en ogive arrondie 
à son sommet; front avec une carène le plus souvent anguleusement 
arquée et natteignant pas la suture des joues G, toujours régulière- 
ment arquée et atteignant la suture des joues 9; vertex avec une 
lame qui part du bord antérieur des yeux et se prolonge à chaque 
extrémité en une longue corne émettant un rameau à son côté interne 
dès sa base, ces rameaux plus rapprochés lun de lautre que ne le 
sont les veux, dirigés en arrière et presque parallèles, un peu élargis 
dans le sens vertical à leur extrémité qui est profondément incisée 
dans le milieu et brièvement bifide, les deux pointes exactement de 
mème longueur, les cornes fortement dentées au côté externe de leur 
base au-dessus de lœæil, un peu inclinées en arrière et régulièrement 
arquées l’une vers l’autre, grèles dans-toute leur longueur, sauf leur 
extrémité qui est fortement renflée et arrondie en massue, parfois, 
chez les petits exemplaires, les cornes courtes et graduellement acu- 
minées, les rameaux réduits à une forte dent, G3; vertex avec une 
forte carène située entre les bords postérieurs des yeux et occupant 
tout leur intervalle, terminée à chaque extrémité par une grosse épine 
dirigée horizontalement en dehors, & de très petite taille et 9; toute 
la tête garnie de granules ordinairement épars &, toujours serrés Q. 
Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière 
et très prononcé, un peu arrondi à son sommet: la base à rebord 
étroit sur les côtés, s’explanant largement en lame dans le milieu; les 
angles postérieurs arrondis ; les cotés sinués près de ces angles, non 
ou très indistinctement sinués près des angles antérieurs; le plus 
souvent, surtout ©, la partie postérieure avec une courte impression 
longitudinale médiane; le devant avec une très profonde excavation 
médiane qui occupe ordinairement plus de la moitié de la longueur et 
plus du tiers de la largeur, les bords latéraux de cette excavation 
élevés de chaque côté en une longue lame tranchante longitudinale 
qui se découpe en une forte dent suivie d’une longue corne en forme 
de lame de sabre dressée verticalement et située vers le milieu de la 
longueur, parfois, chez les exemplaires de petite taille, lexcavation 
moins grande ou remplacée par une simple dépression, et ses bords 
élevés de chaque côté en une lame simple ou en un tubercule longi- 
tudinal, chez les très petits exemplaires simplement le devant avec 


2,0 H. D'ORBIGNY. 


deux petits tubercules, &: le devant avec une assez courte carène lor- 
tement arquée, plus élevée à ses extrémités que dans son milieu, et 
avec une assez large dépression en avant de cette carène, 9; la base, 
au moins dans le milieu et jusqu’à Lextrémité de la lame, à fine ponc- 
tuation simple et très écartée ; le reste de là surface presque lisse sauf 
quelques granules sur les côtés chez les grands exemplaires, ou à fine 
ponctuation ràpeuse et écartée sauf les côtés peu densément granulés 
chez les exemplaires plus petits, G; le reste de la surface garni de 
granules serrés se transformant en ponctuation räpeuse peu serrée 
vers la partie postérieure du disque, sauf la région des angles anté- 
rieurs et la dépression du devant plus éparsement granulées, GS de 
très petite taille et Q. Élytres un peu plus larges que le prothorax, 
arrondis sur les côtés et assez fortement rétrécis en arrière; stries 
extrèmement fines; interstries plans, à fine ponctuation simple et peu 
serrée, Pygidium à fine ponctuation peu serrée; la carène de la base 
formant dans le milieu un angle bien prononcé, arrondi à son sommet. 
Métasternum très éparsement ponctué, le devant simple ou avec un 
pli longitudinal médian peu saillant. Dessous des cuisses intermédiaires 
et postérieures entièrement à ponctuation assez grosse et peu serrée. 
Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en épine, leur 
éperon presque droit ou un peu dirigé en dehors, G: leur angle 
apical interne simple, leur éperon brusquement coudé en dedans avant 
l'extrémité, puis acuminé, 9. — Sud de l'Afrique orientale anglaise : 
Escarpment, altitude 2.200 à 3.000 mètres (W. Doherty, coll. R. Ober- 
thür). 


Cette espèce est jusqu'ici la seule qui ait chez le G simultanément la 
tète avec deux cornes ramifiées, le prothorax avec une profonde exca- 
vation médiane et une corne de chaque côté sur le bord de cette 
excavation, chez la @ le vertex avec une cCarène terminée à chaque 
extrémité par une épine dirigée horizontalement en dehors; elle est 
encore remarquable par les très courtes soies noires acuminées du 
prothorax et des élytres, et par le rameau des cornes S bifide à son 
sommet dans le sens vertical. 


0. (Proag.) gibbiramus n. Sp. — Parum converus, vix niti- 
dus, nigro-coeruleus vel obscure aeneus, interdum leviter virescens, 
supra breviter cinereo-pubescens. Capite confertim granulato : clypeo 
rotundato ; fronte fere recte carinata; apud marem vertice carina alta, 
medio non aut vix perspicue dentata, utrinque in cornu producta, ar- 
mato, cornibus longis, reclinatis et arcuatis, intus basi ramosis, ante 
apicem dilatatis, ramis supra ante apicem gibbosis vel subdentatis : 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 271 


apud feminam vertice post oculos transversim carinato et in medio ca- 
rinae cornu tuberculiformi instructo. Prothorace toto confertim tenuiter 
granulato, apud marem paulo ante medium tuberculato, ante tubercu- 
lun late depresso, lateribus fere regqulariler arcuatis, angulis posticis 
in spinam retrorsum productis, apud feminam antice transversim bre- 
viler carinato, lateribus postice vix sinuatis, angulis posticis obtusis : 
basi marginata et medio angulatim producta, margine utrinque brevi- 
ter juxla angulos posticos nullo, ad latera angusto, ad medium grada- 
tim latiore et suberplanato. Élytris subtilissime striatis : intervallis 
planis, tenuissime ac parum dense granulatis. Pygidio tenuiter ac sub- 
dense granulato. — Long. 16,5 -19 mill. 


Très peu convexe, à peine brillant; entièrement d’un noir bleuàtre 
ou verdâtre ({ype), ou d’un bronzé un peu obscur et plus ou moins 
verdàtre, parfois avec la suture cuivreuse (var, aeneovirens var. 
nov.) ; massue des antennes brune. Tête et prothorax ciliés de noir; 
tête, prothorax, élytres et pygidium à pubescence grisàtre extrême- 
ment courte, sauf les côtés de la base du prothorax à pubescence un 
peu plus longue, Épistome largement arrondi en devant &, en ogive Q; 
joues assez saillantes, formant en dehors un angle obtus largement 
arrondi, puis sinuées entre cet angle et le bord postérieur de l'œil; 
lront avec une carène presque droite, située à peine en avant du bord 
antérieur des yeux, assez longue mais n’atteignant pas la suture des 
joues: vertex avec une très forte carène laminiforme, non ou imper- 
ceptiblement dentée dans son milieu, prolongée en corne à chaque ex- 
trémité, ces cornes longues, dépassant souvent la base du prothorax, 
dirigées en arrière et arquées, émettant un rameau dès leur base, ren- 
flées un peu avant leur sommet, les rameaux fortement gibbeux ou 
subdentés à leur partie supérieure avant l'extrémité, un peu inclinés 
en arrière, presque parallèles, et beaucoup plus rapprochés lun de 
l’autre que le sont les veux, G'; vertex avec une petile corne tubercu- 
liforme, et une carène transverse s'étendant jusqu'à la corne et si- 
tuée en arrière du bord postérieur des veux, 9 ; toute la tête garnie 
de granules serrés. Prothorax formant dans le milieu de sa base un 
angle dirigé en arrière, bien prononcé et à sommet arrondi; la base 
à rebord étroit sur les côtés, sauf un très petit espace sans rebord près 
des angles postérieurs, le rebord s’élargissant en s’explanant faible- 
ment dans le milieu ; les angles postérieurs prolongés en arrière en 
une longue dent spiniforme, les côtés ayant leur plus grande saillie 
près de cette dent et formant une courbe presque régulière jusqu'aux 
angles antérieurs, le disque avec un assez gros tubercule situé un peu 


21 


10 


H. D’'ORBIGNY. 


en avant du milieu et précédé d'une large dépression médiane qui s'é- 
tend jusqu’au bord antérieur, G ; les angles postérieurs formant un 
angle obtus un peu arrondi, les côtés ayant leur plus grande saillie 
bien au-dessus de cet angle, à peine sinués postérieurement, en ligne 
presque droite entre leur dilatation et les angles antérieurs, le devant 
avec une assez courte carène transverse, © ; la moitié postérieure avec 
un très léger sillon longitudinal médian ; toute la surface garnie de fins 
eranules en majeure partie un peu plus longs que larges, très serrés 
mais tous bien séparés. Élytres plus étroits que le prothorax &, ou 
aussi larges que lui ©, peu rétrécis en arrière: stries extrêmement 
lines; interstries plans, garnis de nombreux granules très fins et peu 
serrés. Pygidium garni de fins granules assez serrés. Métasternum fi- 
nement ponctué sur toute sa surface, le devant sans saillie ni dépres- 
sion. Dessous des cuisses entièrement à fine ponctuation serrée. Angle 
apical interne des tibias antérieurs ordinairement aigu, leur éperon 
simple, G; leur angle apical interne presque droit, leur éperon muni à 
son extrémité d’une grande dent dirigée en dedans, 9. — Congo fran- 
cais (Thollon, col. du Muséum de Paris) : Haute-Sanga (P. A. Ferrière, 
id.), Haut-Ogooué (Guiral, id.). 

Extrèmement voisin du rarus Guérin (1829-1838, Icon. du Règne 
anim., Ins., p. 77, tab. 21, fig. 6), décrit du Sénégal, et qui en diffère 
seulement par le vertex & à carène nettement dentée dans le milieu, 
le rameau des cornes simple et réguliérement acuminé, le vertex © 
ayant de chaque côté une courte carène qui ne se prolonge pas à beau- 
coup près jusqu'à la corne, les élytres un peu plus ternes, à granules 
un peu moins fins et un peu plus serrés. 


O. (Proag.) furcifer Boheman, 1860, in Ofvers. Vet.-Akad. Fôrh., 
1860, p. 111, décrit des bords du lac Ngami. — Péringuey (in Trans. 
S. Afr. Phil. Soc.. XIE, 1900, p. 251) a réuni à cette espèce le Plato 
Bates, 1888, in The ent. Monthl. Magaz., XXIV, p. 203, décrit du Da- 
mara. Je n'ai vu que le type de Bates (coll. R, Oberthür); cet insecte est 
très voisin du rarus Guér.{l. €.); ilen diffère par sa couleur complè- 
tement d'un noir mat, les cornes de la tête émettant un rameau non à 
leur base, mais vers le premier tiers, le disque du prothorax avec 
deux tubercules très éloignés lun de l'autre et situés un peu après le 
milieu de la longueur, ces tubercules précédés d’une dépression mé- 
diane Jarge mais très peu profonde. 


O6. Proag. furciramus n. Sp. — Subnilidus, niger, prothorace 
salltem ad latera nigro-cyaneo : in capite breviter rufo-pubescens, in pro- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 273 


thorace elytrisque brevissime nigro-setosus, in pygidio longe sed parce 
rufo-pilosus. Capite granulato ; clypeo rotundato; apud marem fronte 
transversün tuberculata, vertice lamina inter oculorum margines an- 
ticos sila, utrinque in cornu producta, armato, cornibus longis, recli- 
natis et valde arcuatis, intus ramosis, ramis verticaliter ad apicem 
dilatatis et apice bifidis ; apud feminam fronte breviter et fere recte ca- 
rinata,vertice carina tridentata, inter oculos et illorum in medio sila, 
instruclo. Prothorace granulato, postice Subtenuiter ac parum dense 
asperato-punctato, apud marem paulo post medium in cornu compres- 
sum producto, ante cornu late et profunde excavato, parte excavata 
parce punctata, apud feminam antice carina valde arcuata instructo, 
ante carinam leviter depresso ; lateribus postice valde sinuatis: basi 
medio angulatim producta, tota regulariter marginata. Elytris late 
sed parum profunde striatis : intervallis planis, tenuissime granulatis. 
Pygidio fortiter asperato-punetato, — Long. 42,5 - 13,5 mill. 


Médiocrement brillant, noir, le prothorax d’un noir bleuàtre, au 
moins sur les cotés, massue des antennes noire. Tête à pubescence 
d’un brun jaunètre et assez courte, prothorax et élytres garnis de très 
courtes soies noires, pygidium à longue pubescence d’un brun 
jaunâtre et très écartée. Épistome arrondi en devant; joues peu 
saillantes et arrondies; front avec un tubercule transverse G, avec 
une courte carène presque droite, assez élevée et n’atteignant pas à 
beaucoup près la suture des joues ©: vertex avec une lame qui part 
du bord antérieur des yeux et se prolonge en corne à chaque extré- 
mité, ces cornes longues, inclinées en arrière et fortement arquées, 
émettant un rameau à leur côté interne vers le quart antérieur, et de 
largeur régulière jusqu’à leur extrémité, les rameaux élargis dans le 
sens vertical à leur extrémité qui est brièvement bifide, les deux 
pointes exactement de même longueur, G; vertex avec une carène 
tridentée, n’atteignant pas tout à fait les yeux et située entre leurs mi- 
lieux, © ; toute la tête granulée, sauf l’épistome © à grosse ponctuation 
fortement rugueuse et extrêmement serrée. Prothorax formant dans le 
milieu de sa base un angle dirigé en arrière, très prononcé et à sommet 
presque vif; la base avec un rebord étroit sur toute la largeur: les an- 
eles postérieurs très largement arrondis ; les côtés fortement sinués 
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal ou tout au plus avec une très 
légère trace de sillon ; le disque avec une corne comprimée latéralement 
et laminilorme dans le sens vertical, dirigée en avant et un peu dressée, 
et située légèrement en arrière du milieu, la partie antérieure du pro- 

Ann. Soc. Ent., Fr., LxXI, 1902, 18 


274 H. D'ORBIGNY. 
thorax largement et profondément excavée en avant et au-dessous de 
cette corne, G': le devant avec une forte carène très arquée, occupant 
environ le tiers de la largeur, le bord supérieur de cette carène forte- 
ment sinué dans le milieu, l'intervalle entre la carène et le bord anté- 
rieur légerement déprimé, © ; la moitié postérieure du disque à ponc- 
tuation râpeuse assez fine et peu serrée, l’excavation éparsement ponc- 
tuée, les cotés peu densément granulés, G; le milieu de la base avec 
un assez grand espace à ponctuation ràpeuse assez fine et peu serrée, 
tout le reste de la surface granulé, les granules serrés sur le disque. 
moins serrés sur les côtés, très espacés en devant, ©. Élytres un peu 
plus étroits que le prothorax &, un peu plus larges que lui ©, arron- 
dis latéralement: stries larges mais très peu profondes, la juxtasutu- 
rale nullement enfoncée à la base; interstries plans, garnis de très fins 
granules très nombreux mais peu serrés. Pygidium à grosse ponetua- 
tion ràpeuse; la carène de la base formant dans le milieu un angle 
très prononcé et un peu curviligne. Métasternum entièrement à forte 
ponctuation écartée, saufle milieu assez étroitement lisse ; le devant avec 
un léger pli saillant longitudinal. Dessous de toutes les cuisses en- 
tièrement garni de gros points peu serrés. Angle apical interne des 
tibias antérieurs prolongé en épine G, simple @.— Afrique orientale 
allemande : Oukami (ma coll., recu de MM. Staudinger et Bang-Haas,. 

Cette espèce, par son aspect général, ainsi que par l’armature de la 
tête et du prothorax G, se rapproche du porrectus Reiche (1850, 
apud FerretetGalin., Voy. en Abyss., II, Ent., p. 318), décrit de l’Abyssi- 
nie,et du rectefurcatus Fairmaire (1891,in Ann. Soc. Ent. Fr., 1891, 
p. 237), décrit de l'Afrique orientale : Mrogoro. Ces deux derniers en 
différent principalement par les interstries des élytres garnis non de 
granules, mais de points simples, le métasternum et le dessous des 
cuisses en majeure partie lisses, les cornes de la tête G avec un ra- 
meau simplement acuminé, le vertex @ avec une lame cariniforme an- 
guleuse à ses extrémités chez le porrectus, sans carène mais avec 
deux petites cornes droites chez le rectefurcatus. 

Reiche (1. ec.) n’a décrit que le G du porrectus. Les exemplaires que 
j'ai vus proviennent du sud de l'Afrique orientale anglaise : Teita (coll. 
H. W. Bates > R. Oberthür). 

Fairmaire (1. €.) n’a décrit que la © du rectefurcatus. Les exemplaires 
que j'ai vus proviennent de l’Afrique orientale (coll. van Lansberge = 
R. Oberthür) : Mrogoro (type de Fairmaire), de la rivière Loudjenda 
dans le nord du Mozambique (coll. H. W. Bates > R. Oberthür), et du 
lac Neami (id.). 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 275 


O. (Proag.) prostans Reiche, 1850, apud Ferretet Galinier, Voy.en 
Abyss., IT, Ent., p. 320, décrit de l’'Abyssinie.— Reiche n’a décrit que 
le G de cette espèce ; la © n’en diffère guère que par les cornes de la 
tête plus courtes et plus divergentes, le devant du prothorax sans corne 
comprimée, avec seulement une saillie médiane fortement arquée à son 
bord antérieur, l’éperon des tibias antérieurs dilaté en une forte dent 
à l'extrémité de son côté interne. — Abyssinie (coll. du Muséum de 
Paris, coll. R. Oberthür); Somalie éthiopienne : Lasarrat, ligne du 
Harrar, kilom. 163 de Djibouti (D' Ch. Martin), Addagalla, id., kilom. 
201 (id.). 

O. (Proag.) nigricornis Fairmaire, 1887, in Ann. Soc. Ent. Fr.. 
1887, p. 112, décrit de l’Afrique orientale allemande : Tabora (Revoil). 
— Jai vu dans la coll. du Muséum de Paris le type de cette espèce qui 
est un exemplaire ©; un autre exemplaire & se trouve dans la collec- 
tion de M. R.Oberthür avec lindication de Somalie (Revoil}. Cet insecte 
ressemble beaucoup à la @ du prostans Reiche (1. €.); il en diffère 
principalement par la saillie médiane du prothorax moins fortement 
arquée, le vertex avec une lame partant du bord postérieur des yeux, 
non dentée dans son milieu, prolongée à chaque extrémité en une 
courte corne presque droite, ces cornes à peu près parallèles, tandis 
que chez le prostans la lame part du bord intérieur des yeux et est 
fortement dentée dans son milieu, les cornes sont divergentes. 


O (Proag.) quadriarmatus Fairmaire, 1892, in Rev. d’'Entom., 
XI, p. 91, décrit d'Obock. — J'ai donné (in L’Abeille, XXIX, p. 169 et 
294) la description de cette espèce; elle est voisine du prostans Reiche 
(L. €.) et en diffère principalement par le prothorax à ponctuation 
beaucoup plus grosse, ses angles postérieurs non dentiformes, la taille 
moins grande. 

O6. (Proag.) nuba n.Sp.— Subopacus, nigro-fuscus, capile protho- 
raceque ac pyqidio fusco-cyaneis ; supra brevissime, in capite paulo lon- 
qrus flavo-pubescens. Capite granulato : clypeo rotundato : fronte arcua- 
tèm carinata; vertice lamina inter vel paulo ante oculorum margines 
anticos sita, utrinque in cornu producta, prope oculum non dentata, ar- 
mato:; apud marem lamina medio non dentata, cornibus longulis, apice 
truncalis et excisis ; apud feminam lamina medio leviter dentata, cor- 
nibus brevioribus, acuminatis. Prothorace granulato, apud marem paulo 
post medium in cornu compressum producto, ante cornu late et pro- 
funde excavato, parte excavata laevi, apud feminam paulo ante medium 
carina longitudinali, brevi, acuta, instructo et utrinque calloso, antice 
depresso, parte depressa sparsim ac subtilissime granulata; lateribus 


276 H. D'ORBIGNY. 


postice valde simuatis: basi medio angulatim producta, tota requiariter 
marginata. Elytris subtiliter striatis; intervallis planis, tenuiter ac 
parum dense granulatis. Pygidio tenuissime ac parce granulato. — Long. 
12-16 mill. 


Un peu mat; d’un brun noir, la tête, le prothorax et le pygidium à 
léger reflet bleuètre; massue des antennes d’un testacé obscur. Des- 
sus à pubescence jaune, médiocrement longue et peu serrée sur la 
tête, très courte et écartée sur le prothorax, les élytres et le pygidium. 
Épistome arrondi en devant; joues peu saillantes et arrondies; front 
avec une çarène arquée située peu en avant du bord antérieur des yeux ; 
vertex avec une forte lame située contre la carène frontale, prolongée 
en corne à Chaque extrémité, et non dentée à sa base de chaque côté 
au-dessus de lPœil; la lame située un peu en avant du bord antérieur 
des yeux et presque aussi large que leur intervalle, dressée verticale- 
ment, non dentée dans le milieu, les cornes assez longues, peu éloi- 
gnées l’une de l’autre à leur base, puis légèrement divergentes, un peu 
arquées en arrière, tronquées et faiblement échancrées à leur sommet, 
gd; la lame partant du bord antérieur des yeux et occupant tout leur 
intervalle, inclinée en arrière, légèrement dentée dans son milieu, les 
cornes courtes, éloignées l’une de l’autre et graduellement acuminées, 
® ; la tête et sa lame garnies de gros granules assez serrés. Prothorax 
formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière et très 
prononcé: la base avec un rebord bien distinct et à peu près de lar- 
geur uniforme dans toute son étendue; les angles postérieurs un peu 
arrondis ; les côtés fortement sinués près de ces angles, légèrement ar- 
rondis entre le milieu et les angles antérieurs: la ligne médiane sans 
sillon longitudinal; le disque avec une forte saillie médiane prenant 
naissance un peu en arrière du milieu, se terminant par une corne 
comprimée latéralement, laminiforme et fortement dilatée à son som- 
met dans le sens vertical, dirigée en avant, mais un peu redressée à 
son extrémité, la partie antérieure du prothorax largement et profon- 
dément excavée en avant et au-dessous de cette saillie médiane, G; le 
disque ayant un peu avant le milieu une courte carène longitudinale 
tranchante, et de chaque côté de cette carène une assez grosse callosité, 
la partie antérieure du prothorax légèrement déprimée en avant de la 
arène et des callosités, @ ; toute la surface garnie de gros granules 
peu serrés, sauf la partie postérieure avec une étroite ligne longitudi- 
nale médiane lisse, l’excavation G lisse ou presque lisse, la dépres- 
sion & très éparsement et très finement granulée. Élytres plus larges 
que le prothorax, arrondis sur les côtés ; stries fines; interstries plans, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 277 
garnis de fins granules très peu serrés et disposés sans ordre. Pygidium 
avec de très fins granales très espacés; la carène de la base formant 
dans le milieu un angle très prononcé, Métasternum entièrement à 
longue pubescence jaune et garni de gros points peu serrés, sauf une 
étroite ligne longitudinale médiane lisse; le devant simple, ou très in- 
distinctement déprimé de chaque côté. Dessous des cuisses intermé- 
diaires et postérieures à grosse ponctuation écartée, sauf le milieu des 
cuisses intermédiaires presque lisse. — Nubie (Botta, coll. du Muséum 
de Paris). 


Extrêmement voisin du pyramidalis Klug (4855, in Monatsber. 
Akad. Berl., 1855, p. 652), décrit du Mozambique, et qui en diffère seu- 
lement par sa couleur d’un brun foncé, à reflet bronzé, au moins sur la 
tête et le prothorax, la lame du vertex G dentée dans le milieu entre les 
cornes, et avec une forte dent arrondie, située de chaque coté à sa 
base sur son bord inféro-externe, tout près de l'œil, la lame du vertex 
© plus fortement dentée dans le milieu, la corne comprimée du pro- 
thorax &G bien moins dilatée dans le sens vertical à son extrémité, 
l’excavation ou la dépression antérieure du prothorax garnie de gros 
points ràäpeux dansles deux sexes, tandis que chez le nuba l'exeavation G 
est lisse ou presque lisse, la dépression © est très éparsement et très 
finement granulée. 


O. (Proag.) panoplus Bates, 1888, in The ent. Month]. Magaz.. 
XXIV, p. 237, décrit de l'Afrique orientale allemande. — Bates n’a dé- 
crit que le & qui est bien reconnaissable à l’armature de la tête et du 
prothorax. La © n’a pas de cornes sur le vertex, mais seulement une 
forte carène tridentée; elle n’a pas non plus de corne sur le disque du 
prothorax, mais seulement en devant une forte saillie médiane assez 
large, profondément sinuée à son bord antérieur. — Afrique orientale 
allemande : Mamboia (type de Bates, coll. R. Oberthür) ; État du Congo : 
région de Mpala à l’ouest du lac Tanganyika (R. P. Guillemé, coll. R. 
Oberthür). 


O0. (Proag.) cavidorsis n. Sp. — Parum nilidus, nigro-fuscus , 
capile prothoraceque obscure aeneis, supra breviter flavo-pubescens. Ca- 
pile granulato:; clypeo rotundato: fronte arcuatim carinata: vertice 
apud marem lamina reclinata, inter oculorum margines anticos sita, 
medio spinosa, utrinque in cornu longulum producta et saepius inter 
spinam et cornu longe dentata, armato. Prothorace granulato, apud 
marem antice late et longe excavato, excavatione laevi et in sulcum pos- 
tice usque ad basim producta, excavationis marginibus utrinque longi- 


278 H. D'ORBIGNY. 


tudinaliter in dentem magnum ad medium elevatis: lateribus postice 
valde sinuatis; basi medio angulatim producta, tota regulariter margi- 
nata. Elytris subtilissime striatis; intervallis planis vel subconveris, 
tenuissime ac parce ‘granulatis. Pygidio tenuissime ac parce granulato. 
— Long. 16-17 mill. 


Peu brillant; d’un brun noir, parfois à très léger reflet bronzé, avec 
la tête et le prothorax d’un bronzé obseur, la suture des élytres bron- 
zée, la massue des antennes d’un testacé brunâtre. Tête, prothorax, 
élytres et pygidium à courte pubescence jaune. Épistome régulièrement 
arrondi; joues assez saillantes et arrondies; côtés de la tête légèrement 
sinués à la jonction des joues et de l’épistome; front avec une carène 
arquée; vertex avec une lame partant du bord antérieur des yeux, 
inclinée en arrière, munie d’une forte épine dans son milieu et d’une 
longue dent aiguë de chaque côté, puis prolongée en une longue corne 
à chaque extrémité, les dents un peu plus rapprochées l’une de l’autre 
que le sont les veux, les cornes très arquées l’une vers l’autre, et gra- 
duellement acuminées; parfois la lame avec seulement une longue 
épine dans son milieu, sans dent de chaque côté, les cornes plus courtes, 
divergentes et à peine arquées l’une vers l’autre; toute la tête couverte 
de gros granules assez serrés. Prothorax formant dans le milieu de 
sa base un angle dirigé en arrière et bien prononcé; la base avec un 
large rebord dans toute son étendue; les angles postérieurs arrondis : 
les côtés fortement sinués près de ces angles, non sinués près des 
angles antérieurs; le devant avec une large et profonde excavation oc- 
cupant à sa partie antérieure plus du tiers de la largeur, se rétrécis- 
sant faiblement en se prolongeant jusqu’au delà du milieu de la lon- 
gueur, puis se transformant graduellement en un sillon longitudinal 
médian qui s'étend jusqu’à la base, les bords latéraux de cette excava- 
tion élevés presque graduellement en lame tranchante longitudinale 
depuis le bord antérieur jusque vers le milieu, et formant en ce point 
une grande dent triangulaire comprimée ; toute la surface garnie de 
gros granules assez serrés, sauf les parties excavées ou sillonnées, et 
un très petit espace dans le milieu de la base, lisses, la région des an- 
gles antérieurs très éparsement granulée. Élytres à peu près de la 
largeur du prothorax, arrondis sur les côtés; stries très fines: inter- 
stries tantôt plans, tantôt subconvexes, garnis de très fins granules écar- 
tés. Pygidium également garni de très fins granules écartés: la carène 
de la base formant dans le milieu un angle très prononcé. Métasternum 
entièrement à grosse ponctuation éparse et à longue pubeseence jaune ; 
le devant simple. Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures 


: Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 279 


lisse dans le milieu, avec de gros points sur les côtés. Angle apical in- ” 
terne des tibias antérieurs avec une très courte épine à peine visible, 
leur éperon courbé en dedans et acuminé. — Haut-Niger : Siguiri 
(Lallier, coll. Alluaud, deux exemplaires GS). 


Ressemble au peu au pyramidalis Klug (l.e.)et au nwuba n. sp. par 
sa couleur, les gros granules du prothorax, sa base rebordée, non ex- 
planée en lame, mais il s’en éloigne par le prothorax G avec une excava- 
tion médiane se prolongeant postérieurement en sillon jusqu’à la base, 
et avec une grande dent longitudinale située de chaque côté sur le bord 
de l’excavation, la lame du vertex 5 avec une épine dans le milieu et 


souvent une grande dent de chaque côté entre les cornes. 


O. (Proag.) Blanchardi Harold, 1869, Col. Heîte, V, p. 67, dé- 
crit de l'Abyssinie (coll. du Muséum de Paris).— Brillant, tête et protho- 
rax d’un vert bronzé ou d’un bronzé légerement verdâtre, élytres 
d’un testacé bruntre à reflet vert métallique, pygidium, dessous du 
corps au moins en majeure partie, et cuisses, d’un vert métallique 
foncé (type); à peine brillant, tête et prothorax d’un vert bronzé 
obscur, élytres entièrement testacés, sans reflet vert métallique sauf 
sur l’interstrie juxtasutural, pygidium d’un noir bronzé, dessous du 
corps et pattes complètement noirs sans reflet vert (var. nigriven- 
tris var. nOv.). — Type : Abyssinie (type de Harold, coll. du Muséum 
de Paris: Raffray, id.) : Addis-Abbema (coll. Olsoufiew) ; Soudan égyp- 
tien : environs de Khartoum (coll. du Muséum de Paris). — var. nigri- 
ventris : Sud de l'Afrique orientale anglaise : Escarpment, altitude 
2.200 à 3.000 mètres (W, Doherty, coll. R. Oberthür). 


0. (Proag.) atrosetosus n.sp. — Capile prothoraceque nitidis, 
metallico-viridibus, prothoracis disco obscuriore, elytris subopacis, tes- 
taceis, basi subvirescente, sutura metallico-viridi, pygidio rufo-viridi : 
in capile longe flavo-setosus, in prothoracis disco medio glaber, ad latera 
breviler fusco-setosus, lateribus breviter pallido-pubescentibus, in elytris 
breviter fusco-setosus, apice et pygidio longe flavo-pilosis. Capite granu- 
lato, clypeo rotundato; apud marem fronte non carinata, vertice cor- 
nuto, cornu longo, erecto et leviter arcuato, subtus non dentato. Protho- 
race apud marem ad latera granulato, medio longitudinaliter late laevi 
et prope partem laevem fortiter asperato-punctato, pone angulos anticos 
in dentem magnum utrinque elevato, in disco ad tertian anteriorem 
biltuberculato, utrinque inter dentem et tuberculum depresso, medio 
inter tubercula longitudinaliter depresso, depressione in sulcum usque 
ad basim relrorsum producta: lateribus postice valde sinuatis ; basi 


280 H. D'ORBIGNY. sk 


utrinque tenuiter marginata, medio explanata el angulatim producta. 
Elytris subtiliter striatis ; intervallis planis, simpliciter ac dense punc- 
tatis, tertio et quinto non elevatis nec distincte angustioribus. Pygidio 
fortiter punctato. — Long. 12 mill. 


Tête et prothorax brillants, d’un vert métallique, avec le disque du 
prothorax d’un vert olivätre obscur sur environ les deux tiers posté- 
rieurs et le tiers de Ja largeur; élytres mats et d’un testacé légérement 
brunätre, sauf l'interstrie juxtasutural d’un vert métallique brillant, la 
base, surtout vers l'épaule , et les épipleures à léger reflet vert métal- 
lique; pygidium d’un brun clair à reflet vert métallique; dessous du 
corps d’un vert métallique, sauf l'abdomen d’un vert noiràtre; massue 
des antennes brune. Moitié antérieure de la tête garnie de longues 
soies jaunes couchées; prothorax largement glabre dans le milieu sur 
toute sa longueur, garni de courtes soies brunes et acuminées près de 
cette partie glabre, à courte pubescence d’un jaune pâle sur les côtés ; 
élytres densément garnis de soies brunes assez grosses mais très 
courtes et très brusquement acuminées, l'extrémité avec de longs poils 
dressés et d’un jaune pâle; pygidium garni de longs poils jaunes. 
Épistome arrondi en devant: joues peu saillantes et arrondies; front 
sans carène; vertex avec une longue corne dressée et légèrement ar- 
quée en arrière, nullement dentée en dessous ; la tête granulée, sauf 
les tempes couvertes de gros points serrés, Prothorax formant dans 
le milieu de sa base un angle dirigé en arrière, très prononcé et à 
sommet arrondi; la base à rebord très étroit sur les côtés, s’explanant 
largement en lame dans le milieu ; les angles postérieurs arrondis ; les 
côtes fortement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; le devant avec deux grandes dents presque lon- 
gitudinales, situées derrière les angles antérieurs, le disque avec deux 
gros tubercules situés vers le tiers antérieur et séparés par une dé- 
pression sulciforme, large mais peu profonde, qui se transforme posté- 
rieurement en un sillon longitudinal s'étendant jusqu’à la base, en outre, 
de chaque côté une assez forte dépression entre la dent et le tubereule ; 
le disque largement lisse dans le milieu depuis le bord antérieur jus- 
qu'au sommet de la lame basilaire,le reste du disque à grosse ponctua- 
tion râpeuse, les côtés granulés. Élytres à peu près de la largeur du pro- 
thorax, assez fortement rétrécis en arrière et très peu arrondis latéra- 
lement; stries très fines; interstries plans, les 3° et 5° pas sensiblement 
plus étroits que les autres et pas plus élevés, tous garnis d’une ponc- 
tuation simple, serrée et assez forte. Pygidium à grosse ponctuation assez 
serrée; la carène de la base formant dans le milieu un angle bien pro- 


LE 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 281 


noncé et à sommet arrondi. Métasternum lisse dans le milieu, ponctué 
sur les côtés et en arrière; le devant à peu près simple, Dessous des 
cuisses intermédiaires et postérieures avec quelques points assez gros 
dans le milieu, des points plus nombreux vers l'extrémité ou sur les 
côtés. Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en une forte 
épine, leur éperon droit, arrondi à son sommet. — Haut-Niger : Si- 


guiri (Lallier, coll. Alluaud, un seul exemplaire &) 


Extrêmement voisin du negus Raffray (1882, in Bull. Soc. Ent. 
Fr., 1882, p. 71), décrit de l’Abyssinie, et qui en diffère seulement, au 
moins chez le G, par le prothorax entièrement d’un vert métallique, 
sans tache foncée sur le disque, les élytres brillants, tantôt glabres. 
tantôt garnis de soies brunes acuminées et peu serrées, la corne de la 
tête dentée en dessous, et arquée en arrière sur son deuxième tiers 
seulement, les tubercules du disque du prothorax moins gros et un 
peu plus rapprochés l’un de l’autre, les interstries des élytres à ponc- 
tuation un peu moins serrée, les 3° et 5° beaucoup plus étroits que les 
autres. 


0. (Proag.) tersidorsis n.sp. — Totus nitidus; capite prothora- 
ceque cyaneo-viridibus : elytris rubro-testaceis, basi fusca et viridi- 
cyanescente, sutura viridi, lateribus apiceque metallico-virescentibus : 
pygidio metallico-viridi aut viridi-testaceo : in capitis parte antica longe 
pallido-setosus, in prothorace glaber, parte antica lateribusque pallido- 
pubescentibus, in elytris brevissime fusco-setosus, apice et pygidio longe 
pallido-pilosis. Capite granulato, clypeo rotundato ; apud marem fronte 
non aut indistincte carinata, vertice cornuto, cornu longo, erecto et 
leviler arcuato, interdum brevi; apud. feminam fronte carinata, ver- 
lice carina angulatim inverso-arcuata, utrinque angulosa, inter ocu- 
loruin margines anticos sita, instructo. Prothorace laevi, soluminodo 
antice parce asperato-punctato, ad latera granulato, longitudinaliter 
non sulcato, apud marem pone angulos anticos in dentem magnum 
utrinque elevato, in disco ante medium minute bituberculato, utrinque 
inter dentem et tuberculum depresso, interdum antice quadritubercu- 
lato, tuberculis medianis depressione ab externis separatis, apud femi- 
nan antice ad latera utrinque tuberculato, medio parum late anguloso- 
arcuatèm producto; lateribus postice valde sinuatis; basi utrinque 
tenuiler marginata, medio explanata et angulatim producta. Elytris 
subliliter striatis ; intervallis planis, sompliciler ac subdense punctatis, 
tertio el quinto angustioribus, subconveris el parce punctatis. Pygidio 
fortiter punctato. — Long. 14,5 -13 mill. 

Entièrement brillant ; tête et prothorax d’un beau vert à reflets bleus ; 


282 H. D'ORBIGNY. 


élytres d’un testacé rougeûtre, avec la suture verte, la base large- 
ment brune et à reflet vert bleuâtre, les côtés et l'extrémité à fort reflet 
vert métallique; pygidium, dessous du corps et pattes vert métallique, 
le pygidium parfois d’un testacé à reflet vert métallique; massue des 
antennes d’un testacé pâle. Épistome seulement en devant &, ou en- 
tiérement ©, garni de longues soies d’un blanc jaunâtre, serrées et 
couchées, le reste de la tête à pubescenee écartée; prothorax glabre, 
sauf le devant et les côtés à courte pubescence blanchôtre, et quelques 
longs poils en devant: élytres garnis de soies brunes acuminées et ex- 
trèmement courtes, leur extrémité avec de longs poils blanchätres: py- 
gidium garni de longs poils d’un blanc jaunâtre, médiocrement serrés et 
un peu dressés. Épistome arrondi en devant; joues peu saillantes et 
arrondies ; front sans carène ou avec une légère trace de carène angu- 
leusement arquée G, avec une assez forte carène un peu anguleusement 
arquée ®; vertex avec une corne ordinairement très longue, dressée 
presque verticalement, puis légèrement arquée en arrière sur sa seconde 
moitié, parfois courte G, avec une carène située entre les bords anté- 
rieurs des yeux, formant dans son milieu un angle dirigé en arriere 
etarrondi à son sommet, fortement anguleuse à ses extrémités ©: toute 
la tête granulée, sauf les tempes garnies de gros points serrés, le vertex 
® lisse derrière la carène, à part quelques gros points et quelques 
points fins. Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé 
en arrière, très prononcé et à sommet plus ou moins arrondi; la base 
à rebord étroit près des angles postérieurs, s’élargissant graduellement 
et s’'explanant largement en lame dans le milieu; les angles postérieurs 
arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, arrondis entre 
le milieu et les angles antérieurs: la ligne médiane sans sillon longitu- 
dinal: le devant avec deux grandes dents tuberculiformes situées der- 
rière les angles antérieurs, le disque avec deux petits tubercules peu 
distincts situés un peu avant le milieu, en outre, de chaque côté une 
dépression peu profonde entre la dent et le tubercule, G ; le devant 
avec quatre tubereules médiocrement gros, les externes situés un peu 
en dedans des angles antérieurs, les deux du milieu situés un peu 
plus en arrière, et à peine plus rapprochés l’un de lautre que des 
tubercules latéraux dont ils sont séparés par une légère dépression, © 
de petite taille; le devant avec une saillie médiane assez étroite, se ter- 
minant en ogive à sa partie antérieure, et de chaque côté un assez gros 
tubercule situé au-dessous du bord latéral de la tête, © ; toute la sur- 
face lisse, sauf un espace éparsement ponctué de chaque côté de la 
base, quelques points et quelques granules sur les côtés, et le devant 


très éparsement ponctué, d'; les deux tiers postérieurs sur au moins 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 283 


la moitié de la largeur complètement lisses ou impereeptiblement 
pointillés, le reste de la surface à ponetuation râpeuse écartée, sauf 
les côtés granulés, G de petite taille et Q. Élytres à peu près de la 
largeur du prothorax, un peu arrondis latéralement et rétrécis en 
arrière; stries très étroites: interstries à ponctuation simple et assez 
forte, à fond lisse entre les points, les 3° et 5° plus étroits, un peu 
convexes et à ponctuation écartée, les autres plans et à ponctuation 
assez serrée. Pygidium à grosse ponctuation serrée, Métasternum 
largement lisse dans le milieu, ponctué sur les côtés et en arrière; 
le devant avec une forte saillie longitudinale médiane. Dessous des 
cuisses intermédiaires et postérieures à grosse ponctuation très inéga- 
lement répartie. Tibias antérieurs prolongés en épine à leur angle 
apical interne, leur éperon large, arrondi à son sommet, G; leur angle 
apical interne légèrement denté, leur éperon étroit, brusquement 
arqué en dedans et acuminé, ©. — Natal (coll. van Lansberge = R. 
Oberthür). 

Extrèmement voisin de lextensus Harold (4878, in Mittheil. Münch. 
Ent. Ver., Il, 2, p. 101), décrit de lAngola, et qui en diffère par les 
élytres moins brillants, bien plus étroitement bruns à la base, et à 
reflet vert moins prononcé, le prothorax bien moins largement lisse sur 
le disque, la partie lisse, même chez le G, n’occupant pas plus du tiers 
de la largeur, les 3° et 5° interstries beaucoup plus convexes que chez 
le tersidorsis, les autres à ponctuation plus forte que chez ce dernier 
et très serrée, à fond rugueux entre les points, le devant du pro- 
thorax © sans tubereule de chaque côté, sa saillie médiane plus large. 

Cette espèce, de même que la précédente, est encore voisine des 
0. subextensus Kolbe (1895, in Stettin. Ent. Zeit., LVI, p. 340), dé- 
crit de l'Afrique orientale allemande, Lujendae Bates (1888, in The 
ent. Monthl. Magas., XXIV, p. 203), décrit de la rivière Loudjenda 
dans le nord du Mozambique, insignis Péringuey (1896, in The Trans. 
ent. Soc. Lond., 1896, p. 157), décrit du Zambèze, et lanista Castel- 
nau (1840, Hist. nat. Col., Il, p.84), décrit du Cap de Bonne-Espérance. 
Les & bien développés de ces diverses espèces sont assez faciles à dé- 
terminer d’après les descriptions, mais les G peu développés et surtout 
les © se ressemblent beaucoup. 


O. (Proag.) tuberculicollis Castelnau, 1840, Hist. nat. Col., IT, 
p. 84, décrit du Cap de Bonne-Espérance. — Tête et prothorax d’un 
vert parlois légèrement bronzé ou bleuâtre (type), où d’un bronzé 
cuivreux (var. chalcothorax var. n0V.), où d'un bleu plus ou 
moins violacé (var. eyanothorax var. no0v.): élytres testacés, ra- 


284 ; H. D'ORBIGNY. 


rement un peu brunâtres, avec le bord sutural vert, et parfois quel- 
ques parties à très léger reflet verdâtre; pygidium vert où bronzé. — 
Érythrée (coil. Théry); Abyssinie (coll. Alluaud) : Tigré (Schimper, 
coll, du Muséum de Paris: Raffray, coll. R. Oberthür). 


O. (Proag.) Worsissa Roth, 1851, apud Wiegm., Arch. f. Naturg., 
X VIE, LE, p. 124, décrit du Tigré (Schimper). — Cette espèce est souvent 
confondue avec le tuberculicollis Casteln. (L. e.): elle s’en distingue 
très facilement par les interstries des élytres qui sont tous plans, tandis 
que chez le tuberculicollis les 3° et 5° interstries sont notablement plus 
élevés et plus étroits que les autres. — Abyssinie (Raffray, coll. du 
Muséum de Paris et coll. R. Oberthür) : Tigré (Schimper, coll. du 
Muséum de Paris); Soudan égyptien : environs de Khartoum (coll. du 
Muséum de Paris). 


©. (Proag.) Smithi Shipp, 1897, apud Donaldson Smith, Through 
unkn. Afr. Countr., p. 450, décrit du Galla : Aimola en Higo, — Bot- 
tegoi Gestro, 1895, in Ann. Mus. civ. di Genova, XXXV, p. 515 et 
tig., décrit du Galla : rivière Aouta, Ces deux descriptions se rappor- 
tent évidemment à la même espèce. 


O6. (Proag. somalieus n. Sp. — Nitidus, obscure violaceo-coeru- 
leus, capite, prothoracis parte antica lateribusque et pygidio virescen- 
tibus, elytrorum apice rufescente; supra glaber, clypeo longe pallido- 
setoso, setis reclinatis, capitis parte postica et prothoracis parte antica 
pallido-hirtis, prothoracis elytrorumque lateribus vix pubescentibus, 
elytrorum apice el pygidio longe pallido-pilosis. Apud feminam capite 
granulato, clypeo rotundato, fronte arcuatim carinata, tertice carina 
calida, inverso-arcuata, fere inter oculorum margines anticos sita, 
instructo. Prothorace laevi, apud feminam antice atque ad latera gra- 
nulato, postice longiludinaliter indistincte sulcato, antice medio anguste 
et longe producto, apice supra bidentato, dentibus convergentibus, 
utrinque depresso et tuberculato ; lateribus postice sinuatis ; basi utrin- 
que tenuiler marginata, medio explanata et angulatün producta. Ely- 
tris subtiliter striatis; intervallis fere planis, simpliciter ac dense 
punctatis, tertio et quinto angustioribus, valde convezxis et parce punc- 
tatis. Pygidio confertim asperato-punctato. — Long. 42 mill. 

Brillant: d’un bleu violacé obscur, la tête, le devant du prothorax, 
ses côtés et le pygidium à reflets verts, l'extrémité des élytres légère- 
ment rougeàltre: massue des antennes noire, Épistome garni de lon- 
gues soies d'un blanc jaunâtre, serrées et couchées; le reste de la tête 
et le devant du prothorax avec d'assez longs poils blanchätres dressés ; 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 285 


le reste du prothorax et les élvtres glabres, sauf quelques courtes 
soies blanchâtres près de leur bord latéral, l'extrémité des élytres avec 
de longs poils blanchâtres dressés ; pygidium à très longue pubescence 
d’un blanc jaunâtre, serrée et couchée, Épistome arrondi en devant ; 
joues peu saillantes et arrondies ; front avec une forte carène arquée 
atteignant la suture des joues; vertex avec une très forte carène 
arquée en sens inverse de la carène frontale, n’atteignant pas, à beau- 
coup près les yeux et située à peine en arrière de leur bord antérieur ; 
toute la tête granulée. Prothorax formant dans le milieu de sa base un 
angle dirigé en arrière, très prononcé et à sommet arrondi; la base à 
rebord très étroit sur les côtés, largement explané en lame dans le 
milieu; les angles postérieurs un peu arrondis; les côtés assez forte- 
ment sinués près de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et 
les angles antérieurs; la moitié postérieure avec une légère trace de 
sillon longitudinal médian; le devant avec une saillie médiane longue 
et étroite, élevée à son sommet en deux dents tubereuliformes un peu 
arrondies et Convergeant en avant, en outre, de chaque côté un tu- 
bercule situé au-dessous du bord latéral de la tête et séparé de la saillie 
médiane par une forte dépression; la lame basilaire et tout le disque 
lisses sauf un fin pointillé, cette partie lisse occupant sur le milieu du 
disque presque les trois quarts de la largeur, beaucoup plus étroite 
à la base, s'étendant en avant jusqu'aux dépressions latérales et sur 
la moitié basilaire de la saillie médiane; le sommet de la saillie mé- 
diane à forte ponctuation ràpeuse, le reste de la surface granulé, les 
granules assez serrés sur les côtés, épars en devant. Élytres un peu 
plus larges que le prothorax, à peine arrondis latéralement et assez 
rétrécis en arrière: stries étroites mais profondes ; interstries à ponetua- 
tion simple et assez forte, les 3° et 5° plus étroits, fortement convexes 
et à ponctuation peu serrée, les autres à peu près plans et à ponctuation 
serrée. Pygidium à ponctuation râpeuse et serrée. Métasternum lar- 
gement lisse dans le milieu, ponctué sur les côtés et en arrière; le 
devant avec un pli saillant longitudinal. Dessous des cuisses inter- 
médiaires presque lisse sur la moitié basilaire, fortement ponctué sur 
la seconde moitié; dessous des cuisses postérieures presque lisse dans 
le milieu, fortement ponctué sur les côtés. Angle apical interne des 
tibias antérieurs simple, leur éperon fortement courbé en dedans et 
acuminé, — Nord de la Somalie : Ouarsangueli (Revoil 1881, coll. 
du Muséum de Paris, un seul exemplaire 9). 

A part la coloration, ressemble à la © du tersidorsis n.sp., mais le 
prothorax est encore plus largement lisse sur le disque, sa saillie mé- 
diane est plus étroite, plus longue et bitubereulée à son sommet, la 


286 H. D'ORBIGNY. 


carène du vertex n’est pas anguleuse dans le milieu, mais arquée, les 
3e et » interstries des élytres sont plus convexes. 

Cet insecte me semble très voisin du kilimanus Kolbe (1891, in 
Stettin. Ent. Zeit., LIL, p. 22), décrit du Kilima-Ndijaro, et qui, d'après 
la description, en diffère par sa couleur d'un vert métallique bleutre, 
la carène du vertex @ profondément et anguleusement échancrée, le 
prothorax bien moins largement lisse sur le disque. 


O. (Proag. Lallieri D. Sp. — Nitidus, elytris subopacis, inter- 
vallo juxtasuturali et utrinque duabus costis nitidis; capite prothora- 
ceque metallico-viridibus, subcyanescentibus, prothoracis disco violaceo : 
elytris obscure violaceis, lateribus metallico-viridibus et vitta testacea 
ornatis ; pygidio cyaneo-viridi; in capite parce flavo-pubescens, in pro- 
thorace glaber, in elytris brevissime et vix perspicue nigro-setosus, 
prothoracis elytrorumque, lateribus breviler flavo-pubescentibus, ely- 
trorum apice et pygidio longe flavo-pilosis. Capite granulato; clypeo 
rotundato ; apud marem fronte non carinata, vertice inter oculos cor- 
nuto, cornu valido, longo, erecto et ad medium subangulatim recurvo : 
apud feminam fronte arcuatim carinata, vertice carina brevi, inverso- 
arcuata, inter oculorum margines anticos sita, instructo. Prothorace 
apud marem fere laevi, ad latera vix granulato, in disci dimidio poste- 
riore late depresso, utrinque antice valide dentato, postice juxta depres- 
sionem longe cornuto, apud feminam granulato, medio longitudinaliter 
basi laevi, in disco multo subtilius granulato, antice arcuatim breviter 
carinalo, carina semicirculari, medio anguste interrupta, utrinque 
longitudinaliter retrorsum in costam producta; lateribus postice valde 
sinuatis ; basi utrinque tenuiter marginata, medio explanata et anqgu- 
latin producta. Elytris subtenuiter striatis ; intervallis planis, simpli- 
citer ac tenuiler punctatis, tertio et quinto angustioribus et in costam 
elevatis. Pygidio fortiter punctato. — Long, 12,5 -13 mill. 

Brillant, sauî les élvtres un peu mats, avec l’interstrie juxtasutural 
et chacun deux étroites côtes brillants: tête et prothorax d’un beau 
vert métallique légèrement bleuâtre, avec des reflets violets sur le 
disque du prothorax; élytres d’un violet foncé, passant au vert métal- 
lique sur les côtés et souvent à l'extrémité, avec une bande latérale 
testacée, assez large sur la moitié postérieure, se prolongeant étroite- 
ment et peu distinctement en avant presque jusqu'à la base, et en ar- 
rière jusqu’à l'angle sutural: pygidium d'un vert métallique souvent 
bleuâtre; dessous du corps et pattes d’un bleu noir à reflets verts ou 
violels; massue des antennes brune. Tête et côtés du prothorax à 
courte et rare pubescence jaune, le reste du prothorax glabre: élytres 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 287 


garnis de soies noires acuminées extrêmement courtes et à peine visi- 
bles, avec une courte pubescence jaune sur les côtés et de longs poils 
jaunes dressés à l'extrémité; pygidium garni de longs poils jaunes 
couchés et peu serrés. Épistome arrondi en devant; joues peu saillantes 
et presque arrondies ; côtés de la tête anguleux à la jonction des joues 
et de l’épistome qui est légèrement sinué de chaque côté près de ce 
point; front sans carène, vertex avec une très grosse et très longue 
corne dressée presque verticalement sur la moitié de sa longueur, 
puis se recourbant brusquement en arrière presque à angle droit, 
toute la tête éparsement granulée, G; front avee une forte ca- 
rène arquée, vertex avec une courte carène arquée en sens inverse de 
la carène frontale, anguleuse à ses extrémités, située entre les bords 
antérieurs des yeux et occupant à peine la moitié de leur intervalle, 
la tête garnie de granules peu serrés, sauf l’épistome couvert de rugo- 
sités granuleuses extrêmement serrées, Q. Prothorax formant dans le 
milieu de sa base un angle dirigé en arrière, très prononcé et à sommet 
arrondi; la base à rebord très étroit sur les côtés, s’explanant large- 
ment en lame dans le milieu; les angles postérieurs arrondis; les côtés 
fortement sinués près de ces angles, arrondis, entre le milieu et les 
angles antérieurs; la moitié postérieure du disque très largement dé- 
primée jusqu’à la lame basilaire, les bords de cette dépression s’éle- 
vant de chaque côté en une assez grande corne située vers le tiers 
postérieur, à peu près à égale distance de la ligne médiane et du 
bord latéral, en outre le devant ayant de chaque côté une grande dent 
oblique, située vers le quart antérieur, beaucoup plus près du bord la- 
téral que de la ligne médiane, et un peu prolongée en carène postérieu- 
rement, toute la surface lisse, sauf quelques gros points en devant el 
vers les angles postérieurs, quelques parties granulées sur les côtés, 
et quelques autres finement pointillées, G: le devant avec une carène 
arquée en demi-cerele, très étroitement interrompue dans son milieu, 
occupant moins du quart de la largeur, et se prolongeant postérieure- 
ment, de chaque côté du disque, en une grosse callosité longitudinale 
qui s'élargit et s’atténue graduellement en arrière, le disque avec un 
sillon longitudinal médian qui part de la carène et se transforme sur Ja 
moitié postérieure en une large dépression sulciforme, en outre le 
devant avec une grosse callosité peu prononcée, située de chaque côté 
à peu près à égale distance de la ligne médiane et du bord latéral, et 
une dépression peu profonde mais assez longuement prolongée en 
arriere et située au côté externe de chaque callosité, toute la surface 
très inégalement garnie de gros granules en général peu serrés, sauf 
le tiers médian de la largeur lisse à la base, cette partie lisse se prolon- 


288 H. D'ORBIGNY. 


geant en avant sur les callosités longitudinales et leur intervalle 
jusqu’à la carène arquée, mais avec un espace finement pointillé et 
très finement granulé vers le milieu, et avec quelques granules assez 
gros sur la partie antérieure, de chaque côté du sillon, @. Élytres plus 
étroits que le prothorax, fortement rétrécis en arrière, leurs côtés for- 
mant une ligne droite sur une notable partie de la longueur; stries 
assez fines ; interstries plans, sauf les 3° et 5° plus étroits que les autres 
et très fortement élevés en une fine côte longitudinale, tous garnis 
d’une fine ponctuation simple et peu serrée. Pygidium environ une 
lois et demie aussi large que long G, plus de deux fois aussi large 
que long ©, garni de gros points médiocrement serrés; la carène de la 
base formant dans le milieu un angle très prononcé. Métasternum 
lisse, le devant avec un pli saillant longitudinal bien prononcé et une 
dépression de chaque côté. Dessous des cuisses intermédiaires et pos- 
térieures lisse, sauf quelques gros points vers l'extrémité ou sur les 
côtés. Angle apical interne des tibias antérieurs prolongé en épine, 
leur éperon droit, arrondi à son sommet, G ; l'angle apical interne 
seulement un peu dentiforme, l’éperon brusquement coudé en dedans 
bien avant l'extrémité, puis longuement acuminé, ©. — Haut-Niger : 
Siguiri (Lallier, coll. Alluaud). 


Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre ; elle est 
très remarquable par sa coloration, les étroites côtes brillantes des 
élytres, l’armature de la tête et du prothorax. 


O. (Proag.) auratus Fabricius, 1801, Syst. Eleuth., p.33, décrit de 
Guinée. — Dessus du corps entièrement doré, cuivreux, bronzé ou d’un 
bronzé verdâtre, sauf le pygidium d’un beau vert, dessous d'un vert 
foncé (type); dessus du corps et pygidium d’un bleu violacé, sauf par- 
fois la tête et le prothorax plus ou moins verdâtres, dessous d’un bleu 
violacé plus foncé (var. cyanesthes var. nov.). — Type : Sénégal 
(coll. H. W. Bates = R. Oberthür, coll. van Lansberge => id.); Haut- 
Niger : Siguiri (Lallier, coll. Alluaud); Guinée (coll. Harold = R. Ober- 
thür). — var. cyanesthes : Haut-Niger : Siguiri (Lallier, coll. Al- 
luaud); Niger (coll. H. W. Bates > R. Oberthür) ; Guinée (id.):; Hinter- 
land libérien : en dessous des postes de Kissidougou et de Beyla 
(D: Pauly, coll. du Muséum de Paris); Achanti : Bondoukou (coll. 
H. W. Bates = R. Oberthür); Assinie (Alluaud); Congo français 
Haute-Sanga (A. Ferrière, coll. du Muséum de Paris). 


O.(Proag. lancearius n.Ssp.-- Subopacus; capile prothoraceque 
aeneo-cupreis, elytris aeneo-testaceis, interdum leviler virescentibus, 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 289 


pygidio véridi; supra breviter flavo-pubescens. Capile granulato, clypeo 
rotundato, fronte arcuatin carinata: apud marem vertice inter oculos 
cornuto, cornu erecto, angusto el longulo, utrinque ante medium den- 
tato: apud feminam et interdum etian apud marem vertice inter ocu- 
lorum margines posticos in tres dentes contiquos elevato, dente inter- 
medio majore, denticulis externis interdum indistinctis. Prothorace 
confertim granulato, in medio dense ac fortiter, postice parcius ac sub- 
tilius punctato, antice leviter depresso et Saepius bicalloso, postice lon- 
gitudinaliter sulcato : lateribus postice Sinuatis ; basi utrinque tenuiter 
marginata, medio explanata et angulatim producta. Elytris subtilis- 
sime striatis ; intervallis fere planis, subdense ac tenuiter granulatis. 
Pygidio confertim ac tenuiter asperato-punctato. — Long, 11-43 mill. 


Presque mat en dessus, surtout sur les élytres; tête et prothorax 
d’un bronzé souvent cuivreux; élytres entièrement d’un testacé un 
peu obseur et légèrement bronzé ou en partie à léger reflet vert mé- 
tallique, sauf la suture d’un bronzé cuivreux brillant: pygidium vert: 
dessous du corps et pattes d’un noir violacé brillant, avee une partie 
des pattes à fort reflet vert, parfois le dessous et les pattes entièrement 
d’un vert obscur: massue des antennes noire. Tête et prothorax ciliés 
de noir; tête, prothorax, élytres et pygidium à courte pubescence d’un 
jaune pâle. Épistome arrondi en devant: joues peu saillantes, formant 
en dehors un angle très obtus et arrondi; front avec une carène arquée 
située au milieu de la tête et atteignant la suture des joues, peu dis- 
tincte &, assez forte Q ; vertex avec une corne ordinairement assez lon- 
gue, située entre les yeux, presque droite mais un peu inclinée en ar- 
rière, étroite dès sa base, fortement dentée de chaque côté un peu 
avant le milieu, et souvent carénée longitudinalement dans le milieu 


sur sa face antérieure, GS; vertex élevé sur son tiers médian, entre les 


bords postérieurs des veux, en trois petites dents contiguës, celle du 
milieu beaucoup plus grande, les latérales parfois indistinctes, & de pe- 
tite taille et ©; toute la tête granulée. Prothorax formant dans le mi- 
lieu de sa base un angle dirigé en arrière, très prononcé et à sommet 
largement arrondi: la base à rebord très étroit sur les côtés, s’expla- 
nant tres largement en lame dans le milieu: les angles postérieurs ar- 
rondis:; les côtés assez fortement sinués près de ces angles, à peine ar- 
rondis entre le milieu et les angles antérieurs ; la moitié postérieure 
avec un sillon longitudinal médian assez prononcé; le devant avec une 
petite dépression médiane et ordinairement deux faibles callosités as- 
sez rapprochées: toute la surface densément granulée, sauf la moitié 
postérieure dans le milieu à grosse ponctuation très serrée et légèrement 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXxI, 1902. 19 


290 H. D'ORBIGNY. 


raäpeuse, la lame basilaire, et souvent au-dessus de cette lame un es- 
pace plus ou moins grand, peu densément et plus finement ponctués, 
souvent G un espace brillant et lisse ou finement pointillé, situé en de- 
vant dans le milieu de la partie déclive. Élytres à peu près de même 
hrgeur ou un peu plus étroits que le prothorax, assez fortement rétrécis en 
arrière, leurs côtés formant une ligne droite sur une partie de la lon- 
sueur: stries très fines; interstries presque plans, à surface très égale, 
garnis de fins granules très nombreux et assez serrés. Pygidium à fine 
ponctuation räpeuse et très serrée, Métasternum très largement lisse 
dans le milieu, éparsement ponctué sur les côtés et en arrière; le tiers 
postérieur avec une forte carène longitudinale médiane; le devant avee 
un pli saillant longitudinal. Dessous des cuisses intermédiaires et pos- 
térieures à ponctuation peu serrée et assez inégalement répartie. Ti- 
bias antérieurs prolongés en une courte épine à leur angle apical in- 
terne, leur éperon régulièrement élargi et un peu recourbé en dessous, 
d': l’angle apical interne simple, l’éperon brusquement eoudé en de- 
dans à son extrémité, puis acuminé, 9. — Congo français : Haut- 
Ogooué (Guiral, coll, du Muséum de Paris), Franceville (coll. R. Ober- 
thür). 

Très voisin de lauratus Fabr. (1. e.), qui en diffère seulement par le 
dessus du corps brillant, les élytres jamais testacés, leurs interstries à 
surface un peu inégale et avec de très lègères strioles obliques, surtout 
à la base et vers l'extrémité, le vertex Q avec une petite corne conique 
ou un tubercule, rarement avee un petit denticule presque impercep- 
tible, de chaque côté, à la base de cette corne ou de ce tubercule. 

La forte carène longitudinale qui, chez Pauratus et le lancearius, oc- 
cupe la moitié postérieure du métasternum, n'existe que chez deux 
autres Proagoderus bien reconnaissables à leur prothorax largement 
bordé de testacé, leurs élytres entièrement testacés, le loricatus Klug 
(4855, in Monatsber. Akad. Berl., p. 653), décrit du Mozambique, et 
l'harpax Fabricius (1801, Syst. Eleuth., p. 32), décrit de la Guinée, 
mais chez ce dernier elle s'étend sur toute la longueur du métaster- 
num. Ces quatre espèces forment un petit groupe bien caractérisé par 
cette carène. 


O. (Proag.) alcyon Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, 
p. 653, décrit du Mozambique. — D'un bleu violacé foncé, parfois 
presque noir, entièrement (fype), ou avec la tête et parlois le devant 
du prothorax d’un vert métallique (var. wiridiceps var. nov.), où 
entièrement d'un beau vert métallique parfois un peu bleuûtre, ou d’un 
vert foncé (var. wirens var. nov.), plus rarement dessus du corps 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 291 


d'un cuivreux rougeâtre à très léger reflet vert, pygidium, dessous du 
corps et pattes verts (var. chalcoides var. n0V.). — Type : Mozam- 
bique : Delagoa-Bay (ma coll.), Natal (coll. Harold © R. Oberthür). — 
var. véridiceps : Afrique orientale anglaise : Oukamba (coll. H. W. 
Baies = R. Oberthür), Teita (id.). — var. virens : Afrique orientale 
allemande : Mpouapoua (id.); nord du Mozambique : rivière Loudjenda 
(id.); Zambèze (Bradshaw, coll. R. Oberthür), Bechouana (coll. H. W. 
Bates => id.); Natal : Ladysmith (D° Ch. Martin); Colonie du Cap : 
Port Élizabeth (coll. H. W. Bates => R. Oberthür). — var. chalcoides : 


Zambèze (Bradshaw, coll. R. Oberthür). 


O6. (Proag.) nigroviolaceus n. Sp. — Minulus, vix converus, 
nilidus, nigro-violaceus, capite interdum virescente, supra pallido-se- 
tosus. Capite subfortiter ac parum dense rugoso-punctato, clypei medio 
longitudinaliter laevi: clypeo rotundato: apud marem fronte indis- 
tincte carinala, vertice lamina parum lata, inter oculorum margines 
anticos Sila, erecta, gradatim à basi attenuata, apice in cornu subcylin- 
dricum producta, armato; apud feminam fronte arcuatim carinata, 
vertice carina valida, inter oculos et illorum in medio sita, instructo. 
Prothorace fortissime ac parce, in disco toto simpliciter, antice et ad 
latera aspere punctato, antice apud imarem late subimpresso, apud fe- 
minam somplici; lateribus postice non sinuatis ; basi ad latera tenuis- 
sûme marginata, medio subexplanata et angulatim producta. Elytris 
prothorace fere angustioribus, ab humeris ad apicem valde et fere recte 
attenuatis, mediocriter striatis : intervallis fere planis, parce granu- 
latis. Pygidio dense subasperato-punctato. — Long. 5,5 -6,5 mill. 


Taille petite. A peine convexe, brillant, entièrement d’un noir vio- 
lacé ou d’un violet foncé, sauf souvent la moitié antérieure ou le mi- 
lieu de la tête verdâtre; massue des antennes noire. Dessus à pubes- 
cence d’un blanc jaunâtre, assez courte sur la tête et le prothorax, un 
peu plus longue et dressée sur les élytres et le pygidium. Épistome 
arrondi en devant: joues très peu saillantes et régulièrement arrondies : 
front avec une carène arquée, peu distincte G, bien accusée & ; vertex 
avec une petite lame située entre les bords antérieurs des yeux et oc- 
cupant environ le tiers de leur intervalle, rapprochée de la carène 
frontale, graduellement rétrécie dès sa base, et se terminant par une 
petite corne presque cylindrique, droite mais un peu inclinée en ar- 
rière, d; vertex avec une forte carène matteignant pas à beaucoup 
près les yeux et située entre leurs milieux, 9; l’épistome lisse dans le 
milieu sur toute sa longueur, sauf un fin pointillé, le reste de la tête 
garni d'assez gros points peu serrés et légèrement rugueux. Prothorax 


2992 H. D'ORBIGNY. 


formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière et bien 
prononcé; la base très finement rebordée, sauf dans le milieu qui est 
un peu explané: les angles postérieurs arrondis et peu accusés: les 
côtés non sinués mais en pan coupé près de ces angles, arrondis entre 
lemilieu etles angles antérieurs ; la ligne médiane sans sillon longitudinal : 
le devantavee une assez large impression médiane &, simple © : toute la 
surface à très grosse ponctuation assez écartée, les points simples, pro- 
fonds et ombiliqués sur tout le disque, ràäpeux en devant et sur les 
côtés. Élytres à peine aussi larges que le prothorax, très fortement ré- 
trécis en arrière, leurs côtés formant une ligne presque droite ou légè- 
rement concave; interstries presque plans, garnis de granules très es- 
pacés. Pygidium à ponctuation serrée, assez grosse et légèrement ràpeuse ; 
la carène de la base formant dans le milieu un angle bien prononcé. 
Métasternum lisse, sauf le devant et les côtés assez fortement ponctués. 
le devant sans saillie ni dépression. Dessous des cuisses intermédiaires 
et postérieures lisse, sauf quelques points épars, surtout sur les côtés 
et à extrémité. — Sénégal (coll. Aubert); Casamance : Sedhiou (E. La- 
glaize, coll. R. Oberthür; coll. Alluaud). 

Voisin de lPalcyon Klug (1. c.), qui a la même forme, mais en diffère 
par le prothorax presque entièrement, et les interstries des élytres, 
lisses ou imperceptiblement pointillés, la taille plus grande. 


O. (Proag.) bicallosus Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 
1855, p. 653, décrit du Mozambique.— Dessus du corps d’un cuivreux 
rougeatre, pygidium, dessous du corps et pattes d’un bronzé plus ou 
moins foncé ou verdâtre ({ype): rarement dessus du corps d'un vert 
olivätre, pygidium, dessous du corps et pattes d'un noir verdâtre (var. 
olivicolor var. n0V.). — Type: Sud de Afrique orientale anglaise : 
Teita (coll. H. W. Bates => R. Oberthür); Mozambique (coll. Harold © 
id.), Zambèze (ma coll.), Natal (coll. Thorey > R. Oberthür). — var. 
olivicolor : région du lac Tanganyika (R. P. Depaillat, coll. R. Ober- 
thür). 


6. (Proag.) incostatus D. Sp. — Parum converus, nitidus, ob- 
secure aeneus vel obscure cyaneo-viridis, Supra glaber, lateribus, capite, 
elytrorum apice et pygidio brevissime flavo-pubescentibus. Capite granu- 
lato, antice rotundato, ad medium subarcuatim transverse carinato, linea 
longitudinali fere laevi a carina ad marginem posticum extensa, vertice 
fortiter punctato et utrinque area transversa laevi notato. Prothorace 
ad latera confertim granulato, in medio longitudinaliter late depresso 
et a basi usque ad marginem anticum latissime laevi, parte laeri antice 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 293 


el apud marem postice angustiore ; lateribus postice sinuatis ; basi utrin- 
que tenuiter marginata, medio explanata et angulatim producta. Elytris 
subtilissime striatis ; intervallis tenuissime confertim granulatis, planis, 
tertio et quinto angustioribus et subconvezris. Pygidio fere laevi, lateri- 
bus parum dense granulatis. — Long. 9-9,5 mill. 

Très peu convexe, brillant; d’un bronzé obscur (fype), ou d’un vert 
bleuàtre obscur (var. ehlorochrous var. n0v.):; massue des antennes 
noire, Dessus glabre, sauf la tête, les côtés du prothorax, très étroite- 
ment les côtés et l'extrémité des élytres, et le pygidium, à pubescence 
jaunâtre extrêmement courte, Épistome arrondi en devant; joues peu 
saillantes et arrondies ; tête granulée, avec une fine carène frontale 
transverse, à peine arquée et située vers le milieu, une trace de ligne 
longitudinale cariniforme, presque lisse, s'étendant de la earène fron- 
tale au bord postérieur, le vertex garni de grands points profonds, 
sauf de chaque côté un espace transversal lisse, le devant de lépistome 
Q transversalement rugueux, Prothorax formant dans le milieu de sa 
base un angle dirigé en arrière eU {très prononcé; la base à rebord très 
étroit sur les côtés, très largement explané en lame dans le milieu; les 
angles postérieurs très obtus: les cotés sinués près de ces angles, en 
ligne presque droite entre le milieu et les angles antérieurs; environ 
les deux tiers postérieurs avec une dépression longitudinale médiane 
très large mais peu profonde; le devant sans saillies ni dépressions ; 
toute la longueur complètement lisse dans le milieu, là partie lisse 
occupant vers le milieu au moins les deux tiers de la largeur, plus 


étroite à la base et en devant S, occupant le tiers de la largeur, se ré- 
trécissant antérieurement en ogive 9, le reste de la surface densément 
granulé. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, rétrécis en ar- 
rière et faiblement arrondis sur les côtés: stries tres fines ; interstries 
garnis de très fins granules très serrés, les 3° et 5° beaucoup plus étroits 
et légerement convexes, les autres plans. Pygidium presque aussi long 
que large SG, presque deux fois aussi large que long ©, finement et peu 
densément granulé sur la partie antérieure des côtés, lisse sur le reste 
de sa surface, sauf une fine ponctuation obsolète. Métasternum lisse 
sur toute sa longueur: le devant avec un pli longitudinal médian et 
une dépression de chaque côté. Dessous des cuisses intermédiaires 
lisse, saui quelques points vers l'extrémité; dessous des cuisses pos- 
térieures lisse, sauf les côtés éparsement ponetués. Tibias antérieurs 
simples à leur angle apical interne ; leur éperon simple et un peu dirigé 
en dehors G, muni d’une grande dent aiguë et dirigée en dedans à lex- 
trémité de son côté interne @.— Sud de la Somalie : Magdochou (Re- 
voil, coll. du Muséum de Paris). 


294 H. D'ORBIGNY. 

Voisin des Proag. laticollis Klug (1835, apud Erman, Reise, p. 33), 
décrit de l'ile du Prince, bicallosus Klug (1. c.), et boranus Gestro 
(4895, in Ann. Mus. Civ. di Genova, XXXV, p. 317), décrit du Galla; 
mais il est plus petit, et bien distinet par le prothorax complètement 
lisse dans le milieu sur toute la longueur et simplement déprimé longi- 
tudinalement, sans trace de côtes, tandis que chez ces trois espèces, 
surtout les deux dernières, le prothorax a, deux côtes longitudinales 
séparées par une partie granulée; le laticollis, qui se trouve au Sénégal, 
en diffère encore par sa couleur complètement noire, 


6. (Proag.) aureiceps n. sp. — Nitidus, metallico-viridis, capite 
aurato, prothoracis medio postice atque elytris cyaneo-violaceis, elytro- 
rum sutura apiceque virescentibus ; supra breviter flavo-pubescens, pro- 
thoracis disco glabro, elytris brevissime nigro-setosis. Capite granulato, 
antice rotundato, ad medium transversim fere recte carinato, linea lon- 
gitudinali subelevata, laevi, à carina ad marginem posticum extensa, 
inter oculos utrinque minute sed acute, interdum indistincte tuberculato. 
Prothorace ad latera granulato, in medio a basi usque ad marginem 
anticum laeri, parte laevi in disco lata, antice multo angustiore et lon- 
gitudinaliter subdepressa, depressione punctata ; lateribus postice sinua- 
tis: basi non distincte marginata, medio explanata et angulatim pro- 
ducta. Elytris parum late striatis: intervallis plans, fortiter ac 
subdense,antice ad suturam sparsim asperato-punctatis. Pygidio fortiter 
ac fere simpliciter parce punctato. — Long. 8-10,5 mill. 

Brillant: tête d'un cuivreux doré; prothorax dun vert métallique, 
parfois un peu cuivreux en devant, avec le milieu d'un bleu violacé 
sur son tiers postérieur; élytres d’un bleu violacé, avec la suture et 
l'extrémité plus ou moins verdâtres; pygidium, dessous du corps et 
pattes d’un vert métallique, souvent avec diverses parties bleuâtres ; 
massue des antennes testacée. Tête, devant et côtés du prothorax 
à pubescence jaune assez courte, le reste du prothorax glabre; 
élytres garnis de soies noires acuminées extrêmement courtes; 
pygidium à pubescence jaune, courte, couchée et très espacée. Épi- 
stome arrondi en devant; joues assez saillantes, formant en dehors un 
angle largement arrondi; tête garnie d'assez gros granules, avec une 
carène frontale transverse presque droite ou à peine arquée et située 
vers le milieu, un bourrelet longitudinal médian, lisse ou éparsement 
pointillé, s'étendant de la carène frontale au bord postérieur, et deux 
petits tubercules aigus, parfois très indistincts, situés entre les yeux. 
Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière 
el très prononcé; la base sans rebord distinct, largement explanée en 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 295 


lame dans le milieu; les angles postérieurs arrondis ; les cotés fortement 
sinués près de ces angles, plus ou moins arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs ; la partie postérieure sans sillon longitudinal; le mi- 
lieu lisse sur toute la longueur, sauf souvent un fin pointillé ou de 
gros points épars, cette partie lisse occupant sur la moitié postérieure 
environ le tiers de la largeur, se rétrécissant fortement en devant et se 
divisant plus ou moins distinctement en deux bourrelets longitudinaux 
à peine saillants, rapprochés l’un de l'autre, se réunissant en avant, et 
séparés par une légère dépression; cette dépression tantôt avec seule- 
ment quelques gros points enfoncés, tantôt garnie de gros points plus 
nombreux, le reste de la surface granulé, sauf de gros points râpeux et 
écartés près de la partie lisse, Élytres à peu près de la largeur du pro- 
thorax, assez arrondis sur les côtés; stries étroites mais profondes; in- 
terstries plans, de largeur égale, à surface à peine rugueuse, garnis de 
gros points râpeux très espacés sur le 2° interstrie, surtout vers sa base 
qui est parfois presque lisse, moins espacés à la base du 3°, assez serrés 
sur le reste de la surface, sauf vers Pextrémité. Pygidium garni de gros 
points profonds, très espacés et à peu près simples. Métasternum lisse 
dans le milieu; le devant avec une forte gibbosité médiane. Dessous 
des cuisses intermédiaires et postérieures à grosse ponctuation très 
inégalement répartie. Tibias antérieurs prolongés en dent à leur angle 
apieal interne, leur éperon un peu élargi régulièrement et tronqué à son 
sommet, G; l'angle apical interne simple, l'éperon élargi à son extrémité 
et un peu dilaté en dent à son côté interne, ©.— Mozambique : district 
de Delagoa (H. Junod, coll. Bugnion), Delagoa-Bay (coll. H. W. Bates © 
R. Oberthür) ; Afrique, sans indication de localité (coll. van Lansberge 
id.; coll. Ch. Martin). 


Extrèmement voisin du speculicollis Quedenfeldt (188%, in Berlin. 
Ent. Zeitschr., XXVIIL, p. 274), décrit de l’Angola, et qui en diffère 
par le pygidium à pubescence assez longue et ordinairement plus ser- 
rée, le prothorax à partie lisse bien plus nettement délimitée par des 
granules serrés, à bourrelets longitudinaux ordinairement plus accusés, 
et séparés par une dépression non garnie de gros points mais assez den- 
sément granulée, le 2 interstrie des élytres toujours lisse sur au 
moins son tiers antérieur, les autres interstries à surface nettement 
rugueuse et garnis de granules ou d’une ponctuation fortement granu- 
leuse, le pygidium à ponctuation distinctement ràpeuse ou granuleuse, 
plus fine et beaucoup plus serrée. J'ai vu le type de Quedenfeldt dans 
la collection de M. R. Oberthür. 


O. (Proag.) sapphirinus Fähræus, 1857, apud Bohem., Ins, 


296 H. D'ORBIGNY. 


Calfr., IL, p. 278. décrit des bords du fleuve Limpopo. — Appartient 
au même groupe que l’espèce précédente. — Zambèze (Bradshaw, coll. 
van Lansberge = R. Oberthür), Limpopo (coll. Harold > id.), Natal 
(recu de MM. Staudinger et Bang-Haas). 


O. (Proag.) dives Harold, 1877, in Mitth. Munch. Ent. Ver. I. 
p. 98, décrit du Nyassa. — Harold (1880, 1. c., IV, p. 154) a réuni avec 
raison à cette espèce le Deyrotlei Raffray (1877, in Rev. et Mag. de 
Zool., 1877, p. 315, tab. 1, fig. 1), décrit de l'Afrique orientale alle- 
mande : Bagamoyo; mais la coloration étant très différente, le nom 
donné par Raffray doit être conservé comme nom de variété. — En- 
üèrement d’un cuivreux rougeàtre, parfois avec les élytres à très léger 
reflet verdatre (fype); d'un beau vert, parfois avec la tête dorée, ou 
plus rarement avec une tache à la base du prothorax, les élytres, le 
pygidium et le dessous du corps plus ou moins bleuâtres (var. Dey- 
rollei Raffr. var. nov.); rarement en entier d’un noir brillant (var. 
funereus var. nov.) — Type : Nyassa (type de Harold, coll. R. 
Oberthür); Afrique orientale allemande : Bagamoyo (H. Schædle, id.), 
M'honda dans l'Ouzigoua (A. Hacquard, id.). — var. Deyrollei : Afrique 
orientale allemande : Kilima Ndjaro (R. P. Leroy, id.)}, Mpouapoua 
(coll. Quedenfeldt = id.), Bagamoyo (coll. Harold > id.; H. Schædle, 
id. ; Oscar, coll. du Muséum de Paris); M'honda dans l’Ouzigoua (A. 
Hacquard. coll. R. Oberthür). — var. funereus : Mhonda dans l'Ouzi- 
goua (id.). 


O. (Proag.) suspectus Péringuey, 1892, in Trans. S. Afr. Phil. 
Soc., VI, 1892, p. 29, décrit de l'Ovampoland, — unidens Quedenfeldt, 
1884, in Berlin. Ent. Zeitschr., XX VIII, 1884, p. 275, tab. 8, fig. 2, dé- 
crit de l’Angola. — Péringuey (1904, 1. c., XII, 1900, p. 254, tab. 6, 
lig. 13, Deser. Cat. Col. S. Afr., tab. 36) indique en note seulement et 
avec doute cette synonymie ; quant à moi, après avoir étudié le type de 
Quedenfeldt (coll. R, Oberthür), je ne la crois pas douteuse. 


0. (Proag.) Katualensis (Quedenfeldt, 1888, in Berlin. Ent. Zeil- 
schr., XXXIT, p. 163, décrit de l'Afrique centrale : village de Cha-Ka- 
tuala près du fleuve Luschika. — Ressemble un peu par la forme de 
l’épistome à l’unidens Quedenf. (I c.). mais bien distinct par la tête 
avec une petite corne conique, le rebord de la base du prothorax se 
continuant sur toute la largeur et nullement explané dans le milieu, la 
ponctuation du prothorax et des élytres beaucoup plus serrée. — 
Congo français (Thollon, coll. du Muséum de Paris, un seul exem- 
plaire). 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 297 


0. (Proag.) aciculatus Fäahræus, 1857, apud Bohem., Ins. Caffr., 
Il, p. 274, décrit du Natal et du fleuve Limpopo. — Dessus du corps 
tantôt noir ou d'un bleu violacé ({ype), tantôt d’un bronzé parfois 
verdàtre, souvent avec les élytres plus foncés (var. ahenus var. 
nov.). — Mozambique : Delagoa-Bay (coll. H. W. Bates = R. Ober- 
thür); Natal (D' Ch. Martin). 


O0. (Proag.) Lucasi (Raffray in lit.) n. sp. — Nitidus, aeneus, 
interdum viridi-aeneus, supra mediocriter longe, in pygidio longius, se- 
cundum prothoracis basiüm longissime flavo-pubescens. Capite granulato, 
antice subangulatim rotundato, ad medium transverse subarcuatim, in- 
terdum vir distincte carinato, linea longitudinali tenuiter ac parce 
punctata, a carina ad marginem posticum ertensa, antice angusta et ca- 
riniformi, postice latiore et plana, instructo. Prothorace antice et ad 
latera granulato, in disco subfortiter ac parum dense, postice medio te- 
nuissime ac parce punctato, antice area angusta longitudinali, laevi aut 
sparsüm punctulata, postice transversüm secundum basim punctis insi- 
gniter magnis, densis, in medio fere Simplicibus, ad latera asperatis, no- 
tato, postice longitudinaliter subsulcato ; lateribus postice sinuatis : basi 
non marginata, medio erplanata et angulatim producta. Elytris subtili- 
ter striatis : intervallis planis, subdense granulatis vel granulato-punc- 
tatis. Pygidio granulato vel granulato-punctato. — Long. 8,5-10,5 mil. 

Brillant, entièrement bronzé, parfois à reflet verdàtre; massue des 
antennes testacée, Dessus du corps à pubescence jaune, médiocrement 
longue, sauf le pygidium à pubescence plus longue, le prothorax avec 
une étroite bande de très longues soies dressées, située le long de la 
base et brièvement interrompue dans le milieu. Épistome arrondi en 
devant et le plus souvent un peu en ogive; joues peu saillantes et 
largement arrondies ; tête garnie d'assez gros granules, avec une carène 
frontale transverse, légèrement arquée et située vers le milieu, sou- 
vent à peine distincte, et une ligne longitudinale médiane, finement 
et éparsement ponctuée, étroite el cariniforme en avant, plus large el 
plate en arrière, s'étendant de la carène frontale au bord postérieur. 
Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arriere 
et très prononcé; la base sans rebord distinet, largement explanée en 
lame dans le milieu; les angles postérieurs peu accusés; les côtés 
sinués près de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et les 
angles antérieurs; la partie postérieure du disque avec un très léger 
sillon longitudinal médian ; le devant avec un étroit et assez court es- 
pace longitudinal médian lisse ou éparsement pointillé, le reste du 
devant et largement les côtés granulés, le disque garni de points assez 


298 H. D'ORBIGNY. 


gros et peu serrés, sauf le milieu de sa moitié postérieure à ponctua- 
tion très fine et éparse, la partie déclive de chaque côté, au-dessus des 
angles postérieurs, garnie de très gros points ràpeux, serrés et longue- 
ment séligeres, se prolongeant le long du bord basilaire en une étroite 
bande de gros points à peu près simples, brièvement interrompue 
dans le milieu. Elytres non ou à peine plus larges que le prothorax, 
assez arrondis sur les côtés; stries étroites mais bien distinctes; in- 
terstries plans, garnis de granules assez serrés où à ponctuation gra- 
nuleuse, Pygidium moins d’une fois et demie aussi large que long &, 
presque deux fois aussi large que long ©, assez densément granulé ou 
à ponctuation granuleuse: la carène de la base formant dans le milieu 
un angle bien prononcé. Métasternun lisse dans le milieu; le devant 
avec une gibbosité médiane souvent peu prononcée. Dessous des cuisses 
intermédiaires et postérieures à grosse ponctuation presque uniformé- 
ment répartie. Tibias antérieurs munis d’une épine à leur angle apical 
interne, leur éperon un peu courbé en dessous, tronqué à son som- 
met, &:; leur angle apical interne simple, l’éperon brusquement coudé 
en dedans avant l'extrémité, puis acuminé, 9. — Afrique orientale al- 
lemande : Zanzibar (É. Deyrolle, coll. du Muséum de Paris), Bagamoyo 
(Oscar, id., H. Schædle, coll. R. Oberthür), Saadani (coll. Queden- 
feldt = R. Oberthür), Mhonda dans lOusigoua (A. Hacquard, coll. 
R. Oberthür). 


Très voisin de l'aciculatus Fahr. (1 c.), qui en diffère par le pro- 
thorax ayant sur toute sa longueur une ligne longitudinale lisse, bien 
délimitée par une grosse ponctuation s'étendant sur tout le disque 
jusqu'à la base, les élytres à pubescence très courte, le vertex Q avec 
deux petits tubercules. 


\ 


6. (Proag.) iricolor n. sp. — Nitidus; capile prothoraceque au- 
ralo-cupreis, interdum partim virescentibus, prothorace postice macula 
magna, atro-coerulea, metallico-viridi antice et lateraliter marginala, 
ornato; elytris pygidioque atro-coeruleis: supra breviter, in pygidio 
longius flavo-pubescens, elytris brevissime nigro-setosis. Capile granu- 
lato: clypeo rotundato, interdum subsinuato vel subtruncato: fronte 
arcuatinm carinata; vertice carina parum longa, arcuatim excisa, utrin- 
que valde dentata, inter oculos sita, instructo. Prothorace antice atque 
ad latera granulato, in medio saepius apud marem à basi usque «dl 
marginem anticum laevi, parte laeri in disco lata, antice multo anqus- 
liore et longitudinaliter punctis asperatis divisa, interdum, praeser- 
Lin apud feminam, postice solum medio laevi, antice plus minusve 
punctato: lateribus postice sinuatis; basi utrinque subtiliter margi- 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 299 


nata, medio eæplanata et angulatim producta. Elytris tenuiter stria- 
is; intervallis vir convexis, fortiler ac subdense rugoso-punctatis, se- 
cundo intervallo antice laevi, illius reliqua parte tertioque intervallo 
parcius punctatis. Pygidio subdense asperato-punctato. — Long. 10- 
43 mill. 

Brillant ; tête et prothorax d’un ecuivreux doré ou rougeâtre, parfois 
en partie d’un vert métallique, sauf le devant de lépistome plus ou 
moins noiràtre, la partie postérieure du prothorax avec une grosse 
tache d’un bleu foncé, se fondant en beau vert métailique sur ses bords 
latéraux et son bord antérieur: élytres d'un bleu foncé ou violacé, 
parfois avec la région suturale antérieure verdätre: pygidium, dessous 
du corps et pattes d'un bleu foncé ou d'un noir plus ou moins bleuà- 
tre; massue des antennes testacée. Tête et prothorax à courte pubes- 
cence jaunâtre, élytres garnis de soies noirätres extrêmement courtes 
et peu visibles, pygidium à pubescence jaune, assez longue, couchée 
et peu serrée. Épistome arrondi en devant, ou souvent vaguement 
subsinué €, un peu prolongé en ogive tronquée à son sommet 9; 
joues peu saillantes, formant en dehors un angle obtus plus ou moins 
arrondi; front avec une assez forte carène arquée: vertex avec une 
‘arène transverse atteignant pas à beaucoup près les yeux, profon- 
dément échancrée en are à son bord supérieur, ses extrémités for- 
mant une assez grosse dent arrondie à son sommet; toute la tête gra- 
nulée, sauf le devant de l’épistome rugueux. Prothorax formant dans 
le milieu de sa base un angle dirigé en arrière et bien prononcé; la 
base à rebord très étroit sur les côtés, s’élargissant graduellement, 
puis s’explanant en lame dans le milieu: les angles postérieurs mé- 
diocrement accusés: les côtés fortement sinués près de ces angles, ar- 
rondis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie postérieure 
presque toujours avec un sillon longitudinal médian plus ou moins 
prononcé, et toujours avec un espace lisse s'étendant jusqu’au sommet 
de la lame basilaire mais variant beaucoup de forme et d’étendue ; ordi- 
nairement cet espace lisse occupant sur le disque la moitié de la lar- 
geur, se rétrécissant légèrement à la base, très fortement en devant, 
où il se divise en deux larges bourrelets très aplatis qui se réunissent 
en un seul bien avant le bord antérieur, et sont séparés par un espace 
plus ou moins garni de gros points râpeux, g: l'espace lisse moins 
erand, les gros points râpeux s'étendant sur toute où presque toute la 
partie antérieure du disque et recouvrant les bourrelets qui ne sont 
plus distincts qu’en devant, ou même disparaissent complètement, € 
et souvent G; tout le reste de la surface granulé. Élytres aussi larges 
ou un peu plus étroits que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries 


300 H. D'ORBIGNY. 


fines mais très distinctes: interstries à peine convexes, mais à surface 
inégale, garnis d’une grosse ponetuation mélangée de fortes rugosités 
et assez serrée, sauf environ le tiers basilaire du 2° interstrie lisse ou 
presque lisse, le reste de cet interstrie et le 3° à ponctuation plus 
écartée. Pygidium à ponctuation räpeuse assez serrée, Métasternum 
lisse dans le milieu; le devant avec une très forte gibbosité médiane. 
Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures à grosse ponctua- 
tion très inégalement répartie, leur milieu imponctué. Tibias antérieurs 
munis d'une épine à leur angle apical interne, leur éperon presque 
droit, tronqué à son sommet, G: l'angle apical interne simple, léperon 
légèrement recourbé en dedans à son extrémité, puis brusquement et 
brièvement acuminé, @. — État du Congo : région de Mpala à l'ouest 
du lac Tanganyika (R. P. Guillemé, coll. R. Oberthür). 

Ressemble un peu au speculicollis Quedenf. (1. c.), qui en diffère 
principalement par la tête sans carène transverse sur le vertex, mais 
avec une ligne longitudinale médiane lisse , s'étendant du bord posté- 
rieur à la carène frontale. 

Plus voisin du semiiris Thomson (1858, Arch. ent., Il, p.53), décrit 
du Gabon, et qui s’en distingue par le prothorax et les interstries des 
élytres sans espace lisse, la tache du prothorax et les élytres verts. 


O. (Proag.) Ritsemai Lansberge, 1883, in Notes from the Leyd. 
Mus., V. p. 14, décrit de Liberia. — Cette espèce sur laquelle van 
Lansberge (1. €.) a établi le sous-genre Proagoderus, est à peine dis- 
tincte du semiiris Thoms. (1. c.), décrit du Gabon et dont j'ai vu au 
moins une centaine d'exemplaires provenant du Cameroun et du Congo 
francais: elle en diffère seulement par le dessus du corps très brillant, 
la tête et le prothorax entièrement d’un beau cuivreux rougeàtre, 
parfois à très léger reflet vert, les élytres d’un vert clair et à ponetua- 
tion peu serrée, tandis que le semitris a le dessus du corps peu bril- 
lant, le prothorax plus ou moins largement taché de vert foncé sur sa 
partie postérieure, les élytres d’un vert assez foncé et à ponetuation 
un peu plus serrée. Je n'ai vu jusqu'ici que deux exemplaires du Ritse- 
mai, provenant lun de Liberia (type de Lansberge, coll. R. Ober- 
thür), l'autre d’Assinie (Chaper, coll. du Muséum de Paris). 

6. (Proag.) opulentus n. sp. — Nitidus; capile prothoraceque 
cupreis, prothoracis parte postica atque elytris obscure viridibus, py- 
güulio laetius viridi, lateribus cupreis: supra flavo-pubescens, elytris 
brevissime nigro-setosis. Capite granulato, clypeo rotundato, fronte 
haud carinata, vertice inter oculos tuberculato. Prothorace fortiler ac 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 301 


subdense, simpliciter, prope declivilatem antican aspere punctato, de- 
clivitate antica et lateribus granulatis, longitudinaliter fere toto sub- 
sulcato, antice indistincte bicalloso; lateribus postice sinuatis; basi 
utrinque tenuiter marginata, margine angulum posticum non attin- 
gente, medio explanata et angulatim producta. Elytris subtiliter stria- 
lis: intervallis subconvexis, ad suturam simpliciter ac parum dense, 
ad latera Subaspere ac densius punctatis. Pygidio fortiter asperato- 
punctato. —- Long. 43 mill. 

Brillant; tête et prothorax d’un cuivreux rougeûtre, avee environ le 
tiers postérieur du prothorax d'un vert foncé, la teinte cuivreuse 
s'étendant en arrière de chaque côté au-dessus des angles postérieurs ; 
élytres d’un vert foncé et légèrement bleuâtre; pygidium d'un vert 
un peu plus clair, avec les côtés cuivreux; dessous du corps et pattes 
d'un cuivreux rougetre, avec lPabdomen et quelques autres parties 
d’un noir verdâtre; massue des antennes brune. Tête et prothorax à 
courte pubescence jaune, le prothorax ayant de chaque côté une bande 
de soies plus longues située au-dessus de la déclivité basilaire ; élytres 
garnis de très courtes soies noires acuminées; pygidium à pubescenee 
jaune, dressée et médiocrement longue. Épistome régulièrement ar- 
rondi en demi-cercle; joues peu saillantes et arrondies; front sans 
trace de carène; vertex sans carène, avec un assez gros tubercule 
situé entre les milieux des yeux; toute la tête garnie de gros granules 
assez serrés, sauf le devant de l’épistome rugueux. Prothorax formant 
dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière, très prononcé el 
à sommet légèrement arrondi; la base sans rebord sur les côtés entre 
les angles postérieurs et la 5° strie des élytres, puis avee un rebord 
étroit, s’élargissant graduellement et s’explanant en lame dans le 
milieu ; les angles postérieurs très obtus; les côtés fortement sinués 
près de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et les angles anté- 
rieurs; presque toute la longueur avec un léger sillon longitudinal 
médian ; la région des angles postérieurs très brusquement déclive ; 
le devant avec une faible callosité peu distincte de chaque côté du 
sillon ; tout le disque à grosse ponctuation simple et assez serrée, de- 
venant râpeuse en devant près de la déclivité antérieure, la lame basi- 
laire plus finement et éparsement ponctuée, la déclivité antérieure et 
les côtés granulés. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, ar- 
rondis latéralement; stries fines; interstries subeonvexes, à ponctua- 
tion assez forte, les points simples et peu serrés sur les premiers 
interstries, très légèrement râpeux et plus serrés vers les côtés. Pygi- 
dium deux fois aussi large que long, à grosse ponctuation finement 
räpeuse et assez serrée; la carène de la base formant dans le milieu 


302 H. D'ORBIGNY. 


un angle très peu prononcé. Métasternum lisse dans le milieu, éparse- 
ment ponctué sur les côtés, densément ponctué vers l'extrémité: le 
devant avec une très forte gibbosité médiane. Dessous des cuisses 
entièrement à grosse ponctuation serrée. Extrémité interne des tibias 
antérieurs simple, leur éperon courbé en dedans avant l'extrémité et 
acuminé., — Congo français : Ggooué N’Kogo (J. Bouyssou, coll. du 
Muséum de Paris, un seul exemplaire très probablement ©). 

Ressemble beaucoup au semiiris Thoms. (1. c.) qui a la même co- 
loration, la même forme, et n’en diffère guère que par le front avec une 
carène, le vertex avec deux tubercules, la massue des antennes tes- 
tacée. 

Également très voisin du cometes Bates (4888, in The ent. Monthly 
Mag., XXIV, p. 238), décrit du Gabon, et qui en diffère par le pro- 
thorax cuivreux, avec le devant et les côtés à reflet vert, la partie 
postérieure obseure sur le disque, les élytres d’un noir bronzé, le 
pygidium d'un bronzé obscur, la massue des antennes testacée, les 
élytres à pubescence jaune, le vertex avec un gros tubercule dans le 
milieu, et de chaque côté, assez près de l'œil, un autre tubercule très 
petit et parfois peu visible, la ponctuation du prothorax plus serrée 
sur la partie postérieure du disque, celle des élytres fortement rà- 
peuse et serrée sur toute la surface. Tous les exemplaires du cometes 
que j'ai vus proviennent du Congo français : Gabon (type de Bates, 
coll. R. Oberthür), et du Congo espagnol : Benito (coll. Alluaud, ma 
coll.). 


O. (Proag.) Brucei Reiche, 1850, apud Ferret et Galin., Voy. en 
Abyss., IT, Ent., p. 316, tab. 19, fig. 6-6 «, décrit de PAbyssinie. — Le 
plus souvent dun vert métallique parfois un peu bronzé, entièrement, 
ou avec les élytres plus foncés, bleuâtres où brunâtres, ou avec la tête 
et quelques parties du prothorax dorées (fype); parfois d’un bleu 
foncé, tantôt violacé, tantôt verdâtre ou brunâtre, entièrement, ou 
avec la tête et le devant du prothorax plus ou moins verts (var. 
cyanostoilus var. nov.); rarement en entier d’un cuivreux rou- 
getre (var. chalcostolus var. n0v.). — Type : Transvaal (coll. 
R. Oberthür), Zoulouland (D° Ch. Martin), Natal (id.), Congo français 
(Thollon, coll. du Muséum de Paris); Angola : Malanje (major von 
Mechow, coll. Quedenfeldt = R. Oberthür), Humpata (Ritsema, coll. 
R. Oberthür). — var. cyanostolus : Abyssinie (Schimper, coll. du 
Muséum de Paris) Érythrée (Raffray, coll. R. Oberthür); État du 
Congo : région de Mpala à l’ouest du lac Tanganvika (R. P. Guillemé, 
id.); Angola : Humpata (Ritsema, id.). — var. chalcostolus : Natal 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 303 


(coll. H. W. Bates > R. Oberthür, coll. van Lansberge > id.), Cap de 
Bonne-Espérance (E. Deyrolle, coll, du Muséum de Paris). 


0. (Proag.) hemicyanus D. Sp. — Subnilidus, viridi-niger vel 
cyaneo-niger, elytris cyaneis, Supra rufo-pubescens, elytris nigro-seto- 
sis. Capile granulato : clypeo rotundato ; fronte apud marem tenuissime 
tuberculata, apud feminam brevissime carinata: vertice utrinque in 
corniculum juxta oculum elevato. Prothorace toto subdense granulato, 
antice longitudinaliter minute tuberculato: lateribus postice et ilerum 
prope angulos anticos sinuatis ; basi medio angulatim producta, tota 
marginata. Elytris mediocriter striatis : intervallis fere planis, fortiter 
subrugoso-punctatis. Pygidio granulato. — Long. 11-42 mill. 

Assez brillant; d’un noir verdätre ou bleutre, avec les élytres d’un 
bleu violacé foncé; massue des antennes d’un testacé obscur, Tête et 
prothorax à pubescence d’un brun jaunàtre, dressée et assez longue, 
beaucoup plus longue sur le devant du prothorax et de chaque côté 
de sa base: élvtres garnis de soies noirâtres, acuminées, dressées et 
assez longues; pygidium à longue pubescence d’un brun jaunâtre, 
couchée et peu serrée. Épistome régulièrement arrondi en devant ; 
joues peu saillantes et arrondies; front avec un très petit tubercule 
arrondi G, avec une très courte carène presque en forme de tubercule 
transverse ©, le tubercule, de même que la carène, situé vers le mi- 
lieu de la tête; vertex sans carène, avec deux petites cornes dressées 
verticalement, très légèrement arquées lune vers l’autre, et situées 
sur le bord interne des yeux; toute la tête couverte d'assez gros 
eranules serrés, sauf l’épistome © densément garni de rugosités 
irrégulières. Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle 
dirigé en arrière, très prononcé et à sommet presque vif; la base à 
rebord bien distinct sur toute la largeur, étroit sur les côtés, à peine 
plus large dans le milieu; les angles postérieurs légèrement arrondis; 
les côtés assez fortement sinués près de ces angles, légèrement sinués 
entre le milieu et les angles antérieurs qui sont arrondis en lobe; la 
ligne médiane sans sillon longitudinal; le devant avec un petit tuber- 
eule longitudinal situé vers le tiers antérieur et se prolongeant plus 
ou moins en carène antérieurement; toute la surface garnie de gra- 
nules serrés. Élytres à peine plus larges que le prothorax, arrondis 
sur les côtés; stries médiocrement larges: interstries presque plans, 
à grosse ponctuation assez serrée et mélangée de nombreuses rugosités 
obliques. Pygidium garni de granules médiocrement serrés. Métaster- 
num assez étroitement lisse dans le milieu, ponctué sur les côtés et 
en arrière: le devant avec une très forte saillie médiane formant une 


2 


304 H. D'ORBIGNY. 


pointe dirigée en avant. Dessous des cuisses intermédiaires et poste- 
rieures entièrement à grosse ponctuation peu serrée. — Afrique orien- 
tale allemande (recu de MM. Staudinger et Bang-Haas). 

Voisin du chrysopes Bates (1888, in The ent. Monthly Mag., XXIV, 
p. 238), décrit de lAfrique orientale allemande : Ngourou, et qui en 
differe principalement par la tête et le prothorax d’un cuivreux rou- 
goatre, le vertex avec une courte carène élevée en tubercule à chaque 
extrémité, le petit tubercule du prothorax beaucoup plus rapproché 
du bord antérieur, les stries des élytres extrêmement fines. Outre le 
type de Bates (coll. R. Oberthür), j'ai vu plusieurs exemplaires du 
chrysopes provenant de Kondoa dans l’Ousagara (Bloyet, coll. du 
Muséum de Paris). 


4. Subg. DIASTELLOPALEPUS Lansh. 


Van Lansberge (in Notes from the Leyd. Mus., VII, p. 91) ne dit 
pas positivement que les Diastellopalpus doivent constituer un genre, 
et pour ma part je pense qu'ils doivent être considérés seulement 
comme un sous-genre des Onthophagus. Par l'ensemble de leurs carac- 
tères, et notamment par la forte saillie médiane du métasternum, ils 
se rapprochent beaucoup des derniers Proagoderus décrits ou cités ci- 
dessus, la forme des antennes diffère à peine de celle de certaines es- 
pèces appartenant à d’autres sous-genres, et quant aux palpes labiaux, 
leur dilatation est évidemment un caractère important, mais ces 
palpes étant en partie cachés par les poils de la bouche, leur forme 
est extrèmement difficile à voir chez la plupart des Onthophagus, sur- 
tout chez les insectes de petite taille; je n'ai done pu vérifier le carac- 
tère que sur un nombre d'espèces assez restreint, et il n’est pas im- 
possible que quelques-unes de celles appartenant à d’autres sous- 
genres aient également les palpes labiaux dilatés. 


O. (Diast.) tridens Fabricius, 1781, Spec. Ins., p. 29, décrit de 
l'Afrique équatoriale. — Harold (col. Heîte, V, p. 66) a réuni avec 
raison à cette espèce le scotias Thomson (1858, Arch. ent., IL, p. 52), 
décrit du Gabon, mais le nom donné par Thomson peut être conservé 
comme nom de variété. — Tête et prothorax cuivreux ou bronzés, 
rarement d’un noir bronzé (type), ou d’un vert ordinairement plus ou 
moins bronzé (var. seotias Thoms. var. nov.), élytres noirs ou parfois 
d'un brun foncé, assez souvent avec le bord sutural bronzé ou vert, 
pygidium, dessous du corps et pattes ordinairement d’un vert obscur 
ou bronzé, sauf l'abdomen noir; très rarement l’insecte én entier com- 


— smsidtiitils 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 305 


plètement noir (var. niger Kolbe, 1887, in Nov, Act. Acad. Nat. Cur., 
L., p. 247, décrite de la Côte d'Or : Akouapem). — En général les 
exemplaires du Cameroun et du Congo francais appartiennent à la 
variété scotias, je n'ai vu que deux exemplaires de la variété niger, 
l'un provenant de FHinterland libérien (coll. du Muséum de Paris), 
l'autre de la Côte d'Or : Addah (coll. Alluaud). 


O. (Diast.) Thomsoni Bates, 1888, in The ent. Monthly Mag., XXIV, 
p. 240, décrit de l'Afrique orientale : Taveta dans le Kilima-Ndjaro. — 
L'insecte décrit de Afrique orientale par Fairmaire (in Comptes ren- 
dus Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891, p. 285) comme étant le G du tri- 
dens Fabr. (1 c.), est le G du Thomsoni dont j'ai vu le type dans la 
collection de M. R. Oberthür. Le {ridens ne se trouve pas dans PA- 
irique orientale, le G à sur le vertex non une corne ainsi que le dit 
M. Fairmaire, mais une carène tridentée comme celle de la ©, enfin la 
tête et le prothorax sont cuivreux, bronzés ou verts, parfois noirs, 
mais jamais bleus comme ils le sont souvent chez le Thomson. 


O. (Diast.) Murrayi Harold, 1868, Col. Heîte, IV, p. 83, décrit du 
Vieux Calabar. — Cette espèce dont j'ai vu le type dans la collection 
de M. R. Oberthür, doit être rétablie comme distincte du noctis Thom- 
son, 1858, Arch. ent., Il, p. 52, décrit du Gabon. C’est à tort que Ha- 
rold (1869, Col. Hefte, V, p. 66) a réuni ces deux espèces: entre autres 
caractères, comme Pindique la deseription de Thomson, chez le noctis 
toute la partie postérieure du disque du prothorax est fortement ponc- 
tuée, tandis qu'elle est lisse ou imperceptiblement pointillée chez le 
Murrayi, Varmature de la tête est analogue à celle du tridens Fabr., 
tandis qu'elle est très différente chez l'espèce de Harold. Le Murrayi 
est très voisin du sulciger Kolbe (1893, in Sitz.-Ber. Ges. naturl. 
Freunde zu Berlin, 1893, p. 150), du Cameroun et du Congo français, 
mais il n’a pas comme lui l'angle basilaire du prothorax profondément 
sillonné et anguleusement caréné. 


O. (Diast.) acuminicollis Quedenfeldt, 1888, in Berlin. Ent. 
Zeitschr., XXXIE, p. 162, décrit de l'Afrique centrale, — Murrayi 


Harold (L. €.), d'apres le type de Quedenfeldt (coll. R. Oberthür) et le 
type de Harold (id.). 


O. (Diast.) nigerrimus Kolbe, 1893. in Sitz.-Ber. Ges. naturi. 


Freunde zu Berlin, 1893, p. 147, décrit du Cameroun, — Murrayi 
Harold Alec; 


O. (Diast.) bidentulus Kolbe, 1. c., p. 149, décrit du Cameroun, — 
Murrayi Harold, 1. €., ©. 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXxI, 1902. 





20 


306 H. D'ORBIGNY. 


Cette espèce a été trouvée au Cameroun par M. L. Conradt (coll. 
R. Oberthür). 


0. (Diast.) ebeninus Bates, 1888, in The ent. Monthly Mag., XXIV, 
p. 240, décrit du Cameroun et du Vieux Calabar, et dont j'ai vu le type 
dans la collection de M. R. Oberthür, — noctis Thomson, 1858, Arch. 
ent., Il, p. 52, décrit du Gabon. 


O6. (Diast.) Hauseri 0. Sp. — Nitidus ; capile, prothorace pygi- 
dioque rubro-cupreis, elytris nigris ; supra fere glaber, pygidio breviter 
pallido-pubescente, Capite granulato, antice rugoso; clypeo rotundato : 
apud marem fronte arcuatim carinata, vertice cornuto, cornu brevi, 
basi angusto, apice paulo angustiore, late truncato et leviter emargi- 
nato; apud feminam fronte recte carinata, vertice carina brevissima, 
bidentata, inter oculoruwm margines posticos sita, instructo. Prothorace 
fortiter rugoso-punctato, antice et ad latera granulato, declivitate an- 
tica laevi, antice apud marem in medio late et valde producto, parte 
producta apice arcualim emarginata, utrinque profunde depresso et 
juxta depressionem ad latera valde dentato, apud feminam in medio late 
subsinuatim carinato et utrinque depresso : lateribus postice fortiter et 
iterum prope angulos anticos distincte sinuatis ; basi medio angulatim 
producta, tota regulariter marginata. Elytris tenuiter strialis : inter- 
vallis planis, subtiliter ac parce punctatis. Pygidio parce granulato- 
punctato. — Long. 19-20 mill. 

Brillant; tête, prothorax et pygidium d’un beau rouge cuivreux, 
sauf le devant de la tête noir: élytres d’un noir d’ébène ; dessous du 
corps d’un brun foncé à léger reflet cuivreux, avec les cuisses, une 
partie des pattes et le dessous des côtés du prothorax d’un brun-rouge 
clair et fortement cuivreux : massue des antennes d’un testacé obscur. 
Dessus glabre, sauf la tête à courte pubescence d’un brun jaunâtre, 
quelques soies de même couleur et assez longues au-dessus des angles 
postérieurs du prothorax, le pygidium à courte et rare pubescence d’un 
jaune pâle; dessous à pubescence d’un brun jaunâtre clair. Épistome 
arrondi en devant; joues très peu saillantes, formant en dehors une 
courbe très peu prononcée; front avec une carène située vers le milieu 
de Ja tête et n'atteignant pas la suture des joues: carène frontale 
courte, légerement arquée, arrondie à ses extrémités, vertex avec une 
corne grosse mais courte, située à peu près entre les bords antérieurs 
des yeux, étroite à sa base, graduellement et faiblement rétrécie vers 
le sommet qui est largement tronqué et un peu échancré, G: carène 
frontale un peu plus longue, complètement droite, anguleuse à ses ex- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 307 


trémités, vertex avec une très courte carène élevée en une petite dent 
à chaque extrémité, n’occupant pas plus du tiers de l'intervalle des 
veux et située entre leurs bords postérieurs, ©; la tête garnie de gros 
granules peu serrés, se transformant en grosses et courtes rugosités 
transverses sur le devant de lépistome et sur les joues €, en fortes 
rugosités irrégulières et serrées sur tout lépistome et sur les joues Q. 
Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en ar- 
rière, bien prononcé et à sommet presque vif: la base avec un large 
rebord qui se prolonge jusqu’au sommet: les angles postérieurs très 
obtus mais presque vifs: les côtés très fortement sinués près de ces 
angles, nettement sinués près des angles antérieurs qui font saillie en 
dehors; la ligne médiane sans sillon longitudinal ; le devant avec une 
très forte saillie médiane occupant près du tiers de la largeur totale, 
légèrement échancrée en are à son bord antérieur, anguleuse à ses 
extrémités, en outre avec une forte dépression de chaque coté de cette 
saillie, puis une grande dent longitudinale située sur le bord externe de 
chaque dépression, &'; le devant avec une longue carène transverse, 
presque droite dans son ensemble mais pourtant tres légèrement bisi- 
nuée, et oceupant presque le tiers de la largeur, en outre avec une 
forte dépression de chaque côté à l'extrémité de la carène, sans tuber- 
cules, 9; le disque à grosse ponctuation rugueuse assez serrée, se 
transformant en gros granules sur le devant et les cotés, sauf les par- 
lies déclives ou déprimées du devant, les angles antérieurs, etles par- 
lies déclives au-dessus des angles postérieurs, lisses ou finement poin- 
tillés. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, arrondis sur les 
cotés; stries fines: interstries plans, à ponctuation fine et écartée, mé- 
langée de rides obliques très obsolètes. Pygidium à ponetuation granu- 
leuse très écartée, avec une trace de carène longitudinale médiane. 
Devant du métasternum avee une forte saillie médiane longitudinale et 
cariniforme. — Nyassa (coll. R. Oberthür, reçu de M. Hauser). 
Extrèmement voisin du Thomsoni Bates (L. €.), qui en diffère seu- 
lement par la tête, le prothorax et le pygidium bleus ou verts, le des- 
sous du corps et les pattes d’un noir bleuätre ou violacé, sauf parfois 
les cuisses d'un brun rougeätre obscur, le dessus et le dessous du 
corps à pubescence noire, la carène frontale légèrement arquée dans 
les deux sexes, la corne du vertex G large et dentée de chaque côté à 
sa base, puis lortement acuminée, la carène du vertex © relative- 
ment assez longue et munie de quatre petites dents, les angles pos- 
térieurs du prothorax très largement arrondis, sa saillie médiane & un 
peu plus étroite et n’occupant guère plus du quart de la largeur, la 
carène du devant ©, également un peu plus courte et régulièrement 


308 H. D'ORBIGNY. 


en arc renversé, les interstries des élytres à ponctuation beaucoup plus 
erosse et un peu plus serrée. 





O®. Diast.) Conradti n. Sp. Subnitidus, niger, Supra nigro- 
selosus, pygidio rufo-piloso. Capite parum dense punctato, clypeo genis- 
que rugosis, temporibus [ere laevibus; clypeo rotundato; fronte fere 
recte carinata: vertlice carina valida, tridentata, inter oculorum mar- 
qines posticos Sita, instructo. Prothorace in disco usque ad basim for- 
tiler ac dense punctato, antice et ad latera granulato, in declivitate 
antica parcius, Supra angulos posticos sublilius punctato, postice lon- 
giltudinaliter impresso, antice transrersin carinato et utrinque apud 
marem depresso ac calloso : lateribus postice valde sinuatis : basi medio 
angulatim producta elusque ad anguli apicem marginata, marqine ad 
latera parum distincto. Elytris tenuiter striatis: intercallis plants, 
uniformiter fortiler ac dense punctatis. Pygidio fortiter ac subdense 
punctato. — Long. 11-1% mill. 

Assez brillant; entièrement noir, sauf parfois les hanches antérieures 
el une partie du métasteroum d'un brun rougeàtre; massue des an- 
tennes testacée, Tête, prothorax et élytres garnis de soies noires acu- 
minées, très longues à la partie postérieure du prothorax au-dessus 
des angles postérieurs, assez courtes sur le reste de sa surface, courtes 
sur les élvtres; pygidium à fine pubescence roussâtre, assez longue el 
peu serrée; dessous du corps à pubescence roussàätre où en partie 
noire, Épistome arrondi en devant; joues médiocrement saillantes el 
arrondies ; front avec une forte carène presque droite, située vers le 
milieu de la tête et atteignant la suture des joues; vertex avec une 
forte carène n’atteignant pas tout à fait les yeux et située entre leurs 
bords postérieurs, munie de trois dents dont celle du milieu est plus 
erande; l’épistome garni de rides transverses, les joues rugueuses, le 
front à ponctuation tantôt fine et écartée, tantôt assez grosse et un peu 
plus serrée, les tempes lisses sauf quelques points très fins et en ar- 
rière quelques gros points. Prothorax formant dans le milieu de sa base 
un angle dirigé en arrière, bien prononcé et à sommet presque vif; la 
base avec un rebord assez étroit, se prolongeant dans le milieu jusqu'au 
sommet de l'angle, presque nul sur les cotés: les angles postérieurs 
arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, non sinués près 
des angles antérieurs ; au moins la moitié postérieure avec une impres- 
sion longitudinale médiane assez prononcée; le devant avec une carène 
transverse à peu près droite et occupant un peu plus du tiers de la 
largeur, en outre avec une dépression de chaque côté à l'extrémité de 
la carène, puis une callosité plus ou moins forte, souvent encore dans 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 309 


le milieu une dépression entre la carène et le bord antérieur, C: le de- 
vant avec une carène légèrement sinueuse, sans dépressions ni callo- 
sités, @: toute la région postérieure du disque à grosse ponctuation 
serrée et simple, s'étendant dans le milieu presque jusqu’au sommet de 
l'angle, saui de chaque côté, au-dessus des angles postérieurs, la partie 
déclive plus finement ponctuée; le reste du disque à grosse ponctua- 
tion serrée et râäpeuse, se transformant en granules sur le devant et les 
cotés, sauf un espace éparsementet irrégulièrement ponctuéen avant de 
la carène, Élytres à peu près de la largeur du prothorax, largement ar- 
rondis sur les côtés: stries étroites mais bien distinctes; interstries 
plans, uniformément à grosse ponctuation simple et serrée, Pygidium 
à grosse poneluation assez serrée, Métasternum ayant en devant une 
forte saillie médiane terminée en avant par un tubercule aigu, — Ca- 
meroun (L. Conradt, coll. R. Oberthür) ; Congo espagnol : Benito (coll. 
Alluaud, ma coll.). 

Ressemble beaucoup au tridens var. niger Kolbe (1 €.), qui en 
diffère par le front rugueux, les tempes garnies d'assez gros granules 
espacés, le prothorax sans sillon longitudinal médian ou tout au plus 
avec une légère trace de sillon, sa région basilaire ayant dansle milieu 
un assez grand espace finement et éparsement ponctué, les interstries 
des élytres à ponctuation peu serrée. 

Ressemble également au noctis Thoms. (1. c.), quien diffère par les 
tempes garnies d'assez grosses rugosités, la base du prothorax à rebord 
ne se prolongeant pas dans le milieu jusqu’au sommet de l'angle, mais 
s’arrétant en face de la 2° strie des élytres contre la partie médiane qui 
est un peu plus élevée etsans rebord, les élytres à stries peu distinctes, 
leurs interstries à ponctuation peu serrée et ordinairement assez fine 
sur les premiers interstries, surtout à la base, devenant graduellement 
plus serrée et plus grosse sur les côtés. 


©. (Diast.) tridepressus n. Sp. — Parumnilidus, piceo-niger, 
interdum elytris rufo-fuscis, flavo-pubescens. Capite rugoso, fronte parce 
rugoso-punctala; clypeo rotundato; fronte recte carinata, carina apud 
mare tn laminam subtriangularem elevata, apud feminan sümplici : 
vertice carina longa, valida, simplici, inverso-arcuata, inter oculorum 
margines posticos sita, instructo. Prothorace granulato, postice aspe- 
rato-punclato et medio area laevi, in lineam laevem ante producta, no- 
Lato, in declivilate anticaet utrinque supra angulos posticos subtenuiter 
punctato, longitudinaliter non sulcato, vel solummodo in disci parte 
anteriore subsulcato, antice tridepresso, pone depressionem medianam 
late carinato, utrinque ad latera tuberculato; lateribus postice valde si- 


310 H. D'ORBIGNY. 


nualis; basi lola marginata, medio angulatim producta, anguli apice 
saepius rotundato. Elytris subliliter striatis ; intervallis planis, subfor- 
liter ac subdense punctatis. Pygidio subfortiter punctato. — Long. 
15-20 mill. 


Peu brillant; entièrement d'un noir brunâtre, parfois avec les élvtres 
d’un brun rougeñtre obscur; massue des antennes testacée. Tête, pro- 
thorax, élytres et pygidium à courte pubescence jaune, le prothorax 
avec une bande oblique de pubescence un peu plus longue, située de 
chaque coté au-dessus de la déclivité des angles postérieurs; dessous 
du corps à pubescence jaune. Épistome arrondi en devant; joues peu 
saillantes et arrondies; front avec une carène droite, située vers le mi- 
lieu de la tête et n’atteignant pas tout à fait la suture des joues: cette 
carène élevée verticalement en une lame triangulaire qui est faiblement 
dentée à sa base de chaque côté, puis légérement bisinuée sur ses côtés 
entre la dent et le sommet, ou parfois, chez les petits exemplaires, seu- 
lement un peu élevée circulairement dans son milieu, G'; la carène à 
peu près de même hauteur dans toute son étendue, anguleuse à ses ex- 
trémités, @ ; vertex avec une carène atteignant les yeux et située entre 
leurs bords postérieurs, fortement arquée en are renversé, et de même 
hauteur dans toute son étendue, ordinairement très haute, coupée à 
angle droit à chaque extrémité, parfois, chez de petits exemplaires, 
moins haute, moins nettement anguleuse à ses extrémités; l’'épistome 
couvert de rides transverses serrées, les joues garnies de grosses rugosi- 
tés, le front à ponctuation écartée, assez fine et plus ou moins rugueuse. 
Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière, 
bien prononcé et à sommet ordinairement arrondi; la base à rebord assez 
étroit, surtout sur les côtés, mais bien distinct et se prolongeant jus- 
qu'au sommet de l'angle apical; les angles postérieurs arrondis ; les 
côtés très fortement sinués près de ces angles, en ligne à peu près 
droite entre le milieu et les angles antérieurs: le devant avec une forte 
saillie médiane qui occupe près de la moitié ou au moins le tiers de la 
largeur, et se termine à sa partie antérieure par une carène transverse, 
droite ou en arc renversé, précédée d’une dépression, en outre, de 
chaque côté, aux extrémités de la carène, une autre profonde dépres- 
sion, puis un gros tubercule; les deux dépressions latérales, vues de 
devant, séparées de la dépression médiane par un pli saillant presque 
vertical et souvent cariniforme; le disque sans sillon longitudinal mé- 
dian, ou avec un léger sillon sur la partie antérieure seule, derrière la 
carène ; le milieu de la région basilaire avec un espace lisse ou obso- 
lètement ponctué qui se prolonge antérieurement en une ligne longi- 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 11 


tudinale lisse, le reste de Ia surface garni d'assez gros granules se 
transformant le plus souvent en grosse ponctuation ràpeuse vers la 
base, sauf les parties déclives au-dessus des angles postérieurs, les par- 
lies déprimées du devant et les angles antérieurs, à ponctuation assez 
fine et simple. Élytres à peu près de la largeur du prothorax, très ar- 
rondis sur les côtés; stries fines; interstries plans. entièrement à ponc- 
tuation simple, assez forte et assez serrée. Pygidium à ponctuation 
simple ou à peine ràpeuse, assez grosse et assez serrée, Devant du mé- 
tasternum avec une forte gibbosité médiane formant un angle dirigé en 
avant. — État du Congo : région de Mpala à l’ouest du lac Tanganyika 
(R. P. Guillemé, coll. R. Oberthür); Nyassa (R. P. Guillet, id.); Nord 
du Mozambique : rivière Loudjenda (coll. H. W, Bates = R. Oberthür). 


Cette espèce est remarquable par la-carène frontale G élevée en lame 
triangulaire; elle ressemble un peu comme faciès au lamellicollis 
Quedenfeldt (188%, in Berlin. Ent. Zeitschr., XX VII, p. 273), décrit de 
l'Angola, et au quinquedens Bates (1888, in The ent. Monthly Mag., 
XXIV, p. 239), décrit de l'Afrique centrale orientale, mais elle en dif- 
fère principalement par le devant du prothorax avec trois dépressions 
bien distinetes, tandis que ces deux espèces n’ont qu'une seule dépres- 
sion en avant de la carène. 


La conformation du devant du prothorax est analogue à celle du 
monapoides Bates (1888, L. c., p. 241), décrit de l'Afrique centrale 
orientale, mais ce dernier à la pubescence noire, l’armature de la tête 
très différente, les interstries des élytres très convexes. 

Le D. infernalis Lansberge (1887, in Notes from the Leyd.Mus.,IX, 
p. 109), décrit de lAngola, et que je n’ai pas encore vu, paraît assez 
voisin de cette nouvelle espece: d’après la description il en diffère 
par sa couleur d’un noir brillant, la carène frontale arquée et subtri- 
dentée, les interstries des élytres convexes, 





O6. (Diast.) laevibasis 0. Sp. — Subopacus, niger, Supra nigro- 
setosus. Capite rugoso, fronte subtilius rugoso-punctata; clypeo rotun- 
dato vel subtruncato; fronte recte carinata; vertice carina longa, 
valida, Simplici, inter oculorum margines posticos sita, recta vel 
inverso-arcuata, instructo. Prothorace subdense granulato, postice me- 
dio area laevi notato, in declivitate supra angulos posticos late sed non 
profunde, in declivitate antica aspere punctato, longitudinaliter non 
sulcato, antice transversim late carinato, utrinque depresso atque ad la- 
tera tuberculalo vel calloso, ante icarinam declivitatis medio longitu- 
dinaliter ac tenuiter carinato: lateribus postice valde sinuatis: basi 


312 H. D'ORBIGNY. 


tota marginata, medio angulatim producta, anguli apice vie aut parum 
rotundato. Elytris subliliter striatis ; intervallis planis, subfortiler ac 
subdense punctatis. Pygidio subfortiter punctato. — Long. 45-20 mil]. 


Un peu mat, entièrement noir; massue des antennes noire, avec 
quelques parties testacées. Tête, prothorax et élytres garnis de très 
courtes soies noires, en outre le prothorax avec une étroite bande 
oblique de soies beaucoup plus longues, située de chaque côté, au- 
dessus de la déclivité des angles postérieurs: pygidium à pubescence 
noire assez longue: dessous du corps entièrement où au moins en mä- 
jeure partie à pubescence noire. Épistome arrondi en devant ou un 
peu tronqué; joues peu saillantes et arrondies : front avee une ecarène 
droite n’atteignant pas tout à fait la suture des joues: vertex avec une 
forte carène simple, atteignant ordinairement les yeux et située entre 
leurs bords postérieurs, tantôt droite, tantôt en are renversé; lépi- 
stome couvert de rides transverses, les joues garnies de fortes rugosi- 
tés, le front à ponctuation assez fine et plus ou moins rugueuse, les 
tempes finement ponctuées et avec quelques granules ou quelques gros 
points ràäpeux. Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle 
dirigé en arrière, bien prononcé, à sommet presque vif ou très peu 
arrondi, avec une légère sinuosité de chaque côté de l'angle: la base 
avec un rebord étroit, surtout sur les côtés, mais bien distinet et se 
prolongeant jusqu’au sommet de l'angle apical: les angles postérieurs 
arrondis: les côtés très fortement sinués près de ces angles, en ligne 
presque droite entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane 
sans sillon longitudinal; le devant avec une carène occupant environ 
le tiers de la largeur, presque droite, ou formant dans son milieu un 
angle très peu prononcé et dirigé en avant, un peu recourbée en ar- 
rière à ses extrémités, en outre avec une profonde dépression de 
chaque côté aux extrémités de la carène, puis un assez gros tubercule 
situé sur le bord externe de chaque dépression, G: les dépressions 
plus faibles et parfois presque nulles, les tubercules plus petits ou 
remplacés par une simple callosité, ©; la partie déclive du devant avec 
une fine carène longitudinale médiane qui part de la carène transverse 
et se prolonge souvent jusqu'au bord antérieur; la région basilaire 
ayant dans le milieu un assez grand espace lisse ou indistinctement 
pointillé, le reste de la surface garni de granules assez gros et assez 
serrés, sauf les parties déclives, au-dessus des angles postérieurs, gar- 
nies de grands points plats très superficiels, une bande oblique de 
gros points râpeux au-dessus de cette déclivité, les parties déclives ou 
déprimées du devant, ainsi que les angles antérieurs, à ponctuation 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 313 


serrée, assez forte et plus où moins räpeuse ou granuleuse, les dépres- 
sions & restant lisses. EL tres à peu près de la largeur du prothorax, 
très arrondis sur les côtés: stries fines mais bien distinctes; interstries 
plans, à ponctuation unilormément presque simple, assez forte et assez 
serrée, Pygidium à ponctuation à peu près simple, assez grosse el 
assez serrée, Devant du métasternum avec une forte gibbosité médiane 
qui forme une pointe dirigée en avant. — Cameroun : Johann-Albrechts 
Hôhe (L. Conradt, coll. R. Oberthür); Congo français (Thollon , coll. du 
Muséum_de Paris). 


Ressemble un peu au {ridepressus n. sp., mais en diffère principa- 
lement, par le devant du prothorax ayant, entre la carèene transverse 
et le bord antérieur, une carène longitudinale médiane, tandis que le 
tridepressus à une dépression médiane. 


La partie lisse de la base du prothorax est beaucoup moins étendue 
que chez le Murray Mar. (L ce.) et le sulciger Kolbe (L €.), qui du 
reste ne lui ressemblent pas. Cette partie lisse le distingue du noctis 
Thoms. (1. c.), du Conradti n. sp. et du tridens var. niger Kolbe 
(1. €.), qui en différent encore par la carène du vertex plus ou moins 
nettement tridentée. 


O6. (Diast.) basilobatus n.sp. — Parum nilidus, rufo-fuscus, 
supra fere glaber, pygidio longe et parce fusco-piloso. Apud maren ca- 
pile confertim rugoso, clypeo rotundato, fronte recte carinata, tvertice 
breviter inter oculorum margines posticos cornuto. Prothorace granu- 
lato, postice medio area laevi notato, in declivitate supra angulos pos- 
ticos laevi, in declivilate antica punctulato, in disco antice longitudi- 
naliter subsulcato, apud marem antice transversim carinato et utrinque 
depresso; lateribus postice fortiter et iterum prope angulos anticos le- 
citer sinuatis; basi tota marginata, medio in lobum late rotundatum 
producta et utrinque valde sinuata. Elytris subtenuiter striatis : in- 
tervallis planis, subfortiter ac parce punctatis. Pygidio fortiter ac parce 
subasperato-punctato, punctis minoribus intermirtis. — Long. 18 mill. 

Peu brillant, d’un brun rougeûtre obscur, avec les cuisses un peu 
plus claires, la massue des antennes testacée. Dessus glabre, sauf les 
côtés du prothorax et les élytres avec quelques très courtes soies 
noires, et quelques soies noires un peu plus longues au-dessus de la 
partie déclive des angles postérieurs du prothorax, le pygidium à pu- 
bescence brune, rare mais longue et dressée: dessous du corps à pu- 
bescence d’un brun foncé. Épistome arrondi en devant; joues peu 
saillantes et arrondies; front avec une carène droite atteignant presque 


314 H. D'ORBIGNY. 


la suture des joues: vertex avec une courte corne dressée verticale- 
ment, rétrécie graduellement, tronquée et un peu arrondie à son som- 
met, et située entre les bords postérieurs des veux; la tête densément 
garnie de granulations ou de rugosités se transformant en rides trans- 
verses irrégulières sur l’épistome, sauf le devant assez fortement ponc- 
tué. Prothorax prolongé en arrière dans le milieu de sa base en un 
lobe largement arrondi et assez court, avec une forte sinuosité de 
chaque coté de ce lobe; la base avec un rebord bien distinct sur toute 
la largeur: les angles postérieurs arrondis: les côtés fortement sinués 
près de ces angles, légèrement sinués près des angles antérieurs qui 
font un peu saillie en dehors: le devani avec une carène transverse 
qui occupe environ le tiers de la largeur et forme dans son milieu un 
angle obtus peu prononcé et dirigé en avant, en outre avec une dé- 
pression de chaque côté de la carène; la partie antérieure du disque 
avec un très léger sillon longitudinal médian partant de la carène et 
dépassant la moitié de la longueur; la région postérieure dans le milieu 
avec un assez grand espace complètement lisse, les parties déclives 
au-dessus des angles postérieurs également lisses, le reste de la surface 
garni de gros granules médiocrement serrés, sauf les parties déclives 
ou déprimées du devant, et les angles antérieurs, finement pointillés, 
et quelques granules dans les dépressions. Élytres à peu près de la 
largeur du prothorax, très arrondis sur les côtés: stries assez étroites 
mais bien accusées: interstries plans, à ponctuation presque simple, à 
peine ràpeuse, assez forte et très peu serrée. Pygidium à grosse ponc- 
tuation légèrement räpeuse et écartée, mélangée de points plus fins. 
Devant du métasternum avec une forte gibbosité médiane qui forme 
une pointe dirigée en avant. — État du Congo : région de Mpala à 
l’ouest du lac Tanganyika (R. P. Guillemé, coll. R. Oberthür, un seul 
exemplaire G). 

Diffère de tous les autres Diastellopalpus par la base du prothorax 
qui forme dans son milieu non un angle parfois un peu arrondi à son 
sommet, mais un lobe largement arrondi, avec une forte sinuosité de 
chaque côté de ce lobe; il existe bien chez quelques autres espèces 
une sinuosité de chaque côté de l'angle médian, mais elle est beaucoup 
moins prononcée. 


Diffère encore de la plupart des Diastellopalpus par le vertex & muni 
d’une corne; les seuls qui aient également une corne sur le vertex 
sont le Thomsonti Bates(l. e.),le Hauserin.sp.,etle monapoides 
Bates (1, €.), mais chez ces trois espèces le prothorax n’a pas d'espace 
lisse à sa partie postérieure, chez les deux premières il est bleu, vert 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 319 


ou cuivreux, chez le monapoides il à en devant quatre gros tubercules 
dentiformes. 


O0. (Diast.) Pluton n. Sp.— Nitidus, nigerrimus, supra fere qla- 
ber, prothorace utrinque supra angulos posticos longe nigro-setoso, 
pygidit lateribus nigro-pilosis. Capite rugoso, feminae fronte laeri; 
clypeo subrotundato; apud marem fronte sinuatin carinata, vertice 
carina gradatin in corniculum elevata, inter oculorum margines pos- 
ticos sila, armato; apud feminam fronte recte carinata, vertice carina 
longa, fere recta, levier tridentata, inter oculos et illorum paulo post 
medium sila, instructo. Prothorace fere laevi, vix perspicue ac parce 
punctulato, solummodo ad latera granulato, prope marginem anteriorem 
et utrinque in declivitate supra angulos posticos distinctius punctulato, 
antice carina inverso-arcuata, utrinque Ssubtubereulata, instructo, 
ante carinam medio profunde sed anguste impresso: lateribus postice 
fortiter et iterum prope anqgulos anticos leviter sinuatis ; basi utrinque 
marginata, medio angulatim acute producta, subelerata nec marginata. 
Elytris subtilissime striatis ; intervallis planis, vix perspicue ac parce 
punctulatis. Pygidio subobsolete punctato, lateribus subfortiter punc- 
tatis. — Long. 18-19 mill. 


Brillant: entièrement d’un noir d’ébène, sauf la massue des antennes 
au moins en partie testacée, Dessus glabre, sauf la tête, les côtés du 
prothorax, les côtés et l'extrémité des élytres avec quelques courtes 
soies noires, la base du prothorax avec une série oblique de longues 
soies noires, située de chaque côté au-dessus de la déclivité des angles 
postérieurs, les côtés du pygidium à pubescence noire assez longue ; 
dessous du corps à pubescence noire. Épistome arrondi et un peu 
tronqué en devant; joues peu saillantes et arrondies, sauf une légère 
sinuosité près des yeux; front avec une carène atteignant la suture 
des joues, un peu sinueuse, très faiblement en arc renversé dans son 
milieu, à peine arquée en arrière à ses extrémités qui sont légèrement 
anguleuses, vertex avec une carène située entre les bords postérieurs 
des yeux et s’élevant graduellement en une petite corne triangulaire 
légèrement tronquée à son sommet, toute la tête couverte de grosses 
rugosités assez serrées, G; front avec une carène droite, non angu- 
leuse à ses extrémités et atteignant la suture des joues, vertex avec 
une longue carène presque droite, atteignant presque les yeux et située 
un peu en arrière de leur milieu, légèrement dentée dans le milieu et 
à chaque extrémité, l’'épistome et les joues couverts de grosses rugo- 
sités serrées, le reste de la tête lisse, sauf quelques gros granules sur 
les côtés du front, quelques gros points râpeux sur les tempes, ©. 


316 H. D'ORBIGNY. 


Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière, 
très prononcé el à sommet vif; la base nettement sinuée de chaque 
coté de cet angle, et avec un rebord ne se prolongeant pas dans le 
milieu jusqu'au sommet de l'angle, mais s’arrêtant à peu près en face 
de la 2° strie des élytres contre la partie médiane qui est un peu plus 
élevée et sans rebord; les angles postérieurs arrondis: les côtés très 
fortement sinués près de ces angles, légèrement sinués près des angles 
antérieurs qui font saillie en dehors: la ligne médiane sans sillon lon- 
gitudinal; la région des angles postérieurs très brusquement déclive, 
cette déclivité se prolongeant le long de la base, tout en diminuant 
de hauteur, jusqu'à la partie sans rebord de l'angle basilaire médian ; 
le devant avec une carène en arc renversé, n’occupant pas plus du 
quart de la largeur, légèrement élevée à chaque extrémité en un tu- 
bercule qui se prolonge sur la déclivité antérieure en une grosse 
callosité longitudinale, ces callosités séparées par une étroite mais pro- 
fonde dépression médiane dont le fond est occupé par une très fine 
carène longitudinale médiane S'étendant jusqu’au bord antérieur ; toute 
la surface paraissant lisse, mais pourtant imperceptiblement et épar- 
sement pointillée, sauf largement les côtés garnis de gros granules 
espacés et inégalement répartis, une étroite bande de granules au- 
dessus des déclivités basilaires, une large bande irrégulière le long 
du bord et des angles antérieurs, et de chaque côté les parties déclives 
de la base, plus distinctement pointillées. Élytres un peu plus larges 
que le prothorax, arrondis sur les côtés; stries extrêmement fines: 
interstries plans, lisses, sauf un pointillé extrêmement fin et espacé, 
le latéral un peu plus distinctement ponctué à la base et le long du 
bord externe, Pygidium à peine une fois et demie aussi large que long 
<,au moins deux fois aussi large que long ©, avec une légère trace 
de carène longitudinale médiane, à ponetuation un peu obsolète, sauf 
les cotés assez fortement et éparsement ponctués; la carène de la base 
formant dans le milieu un angle très prononcé. Métasternum à peine 
pointillé dans le milieu, fortement ponctué sur les côtés et en arrière: 
le devant avec une forte saillie médiane longitudinale et cariniforme. 
Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures lisse, sauf lextré- 
mité garnie de gros points. — Sierra-Leone (recu de MM. Stau- 
dinger et Bang-Haas); Côte d'Ivoire : Haut-Cavally {Ch. van Cassel, 
mission Woëelffel, coll. du Muséum de Paris). 


Ressemble un peu, par son prothorax très largement lisse, au John - 


stoni Watcrhouse (1885, in Proced. Zool. Soc. Lond., 1883, p. 232), 
décrit du Kilima-Ndjaro, mais ce dernier a l’armature de la tête très 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 317 


différente, la carène du devant du prothorax beaucoup plus longue et 
autrement conformée, sa base rebordée sur toute la largeur, ses cotés 
sans sinuosité distincte près des angles antérieurs, les interstries des 
élvtres beaucoup plus fortement ponctués vers les côtés. 

Distinet de tous les autres Diastellopalpus par les interstries des 
élytres lisses, sauf un pointillé à peine visible. L'espèce dont il se 
rapproche le plus est le Murrayi Har. (1. €.), qui en diffère par le 
vertex avec une carène peu élevée et sinueuse G, avec une lame 
étroite et haute, échancrée à son sommet ©, le prothorax bien moins 
largement lisse sur le disque, ayant en devant une forte saillie mé- 
diane prolongée en un lobe étroit divisé par un sillon longitudinal &, 
une carène formant un angle obtus dirigé en avant ©, en outre ordi- 
nairement de chaque côté une dépression, puis un assez gros tubercule, 
les interstries des élytres à ponctuation très distincte. 


Outre celles décrites ou citées ci-dessus, le sous-genre Diastello- 
palpus comprend deux espèces que je n'ai pas encore vues : balu- 
banus Kolbe (1893, in Sitz.-Ber. Ges. naturf. Freund. Berl., 1893, 
p.148), décrit du Congo central,et castaneus Kolbe (1897, in Deutsche 
Ost-Aîrika, IV, vi, p. 148), décrit du Kilima-Ndjaro. 


TABLE ALPHABÉTIQUE 


des CACGCOBIUS et ONTHOPHAGUS 


DÉCRITS OU CITÉS. 


aciculatus Fähr., 297, 298. 
acuminicollis Quedenf., 305. 
adspersipennis Bohem., 247. 
aeneopiceus n. Sp., 156. 
aeneovirens var. n., 274. 
aeraneus var. n., 246. 
aereidorsis n. sp., 91. 
aereocupreus var. n., 243. 
aereus var. n., 299. 
aeruginosus Roth, 20, 21, 22. 
aethiopicus n. sp., 224. 
africanus Lansb., 26. 
ahenicollis n. sp., 18%. 
ahenomicans n. sp., 32. 
ahenus var. n., 297. 
albicapillus n. sp., 266. 
albipodex n. sp., 170. 
alcyon Klug, 290, 292. 
Alluaudi n. sp., #3. 
alternans d'Orb., 47. 
alternans Raffr., 34. 
alternatus nom. n., 47. 
ambiguus Péring.. 57. 
anomalipes n. sp., 29. 
apicalis Fabr., 20. 
apiciosus n. sp., 92. 
ardea Klug, 243, 244. 
asper n. Sp., à. 
asperipennis n. Sp., 393. 
asperrimus n. sp., 206. 
aterrimus Gerst., 98. 
atridorsis n. sp., 98. 
atrolineatus var. n., 140. 
atronitidus n. Sp., 74. 
atropolitus n. Sp., 148. 


atrosetosus n. sp., 279. 
Auberti n. sp., 6. 

auratus Fabr., 288, 290. 
aureiceps n. sp., 294. 
auriculatus Klug, 48. 
aurifrons Fairm., 254, 257. 
axillaris Bohem., 432. 


balubanus Kolbe, 317. 
barbicornis Lansb., 24%. 
basilobatus n. sp., 313. 
Batesi Har., 243. 

Beccarii Har., 246. 
bicallifrons n. sp., 30. 
bicallosus Klug, 292. 
bicavifrons n. sp., 192. 
bicolor Raffr., 104, 105, 106, 
bidens OI., 174. 

bidentifrons n. sp., 31. 
bidentulus Kolbe, 305. 
bifidicornis n. sp., 239. 
bifidus Reiche, 235, 236, 238. 
bifossus n. sp., 145. 
bimarginatus n. sp., 179. 
biplagiatus Péring., 103. 
biplagiatus Thoms., 145. 
birugatus n. sp., 90. 
biseriatus n. Sp., 44. 
Blanchardi Har., 279. 
Bonhourei n. sp., 255. 
boranus Gestro, 294, 
boschas Klug, 243. 
boschimanus Péring., 247, 248. 
Bottegoi Gestro, 284. 
breviceps n. sp., 174. 


Memoire sur les Onthophagides d'Afrique. 319 


brevicornis Fähr., 9, 97. 
brevigena n. sp., 36. 
brevipennis n. sp., 147. 
Brucei Reiche, 302. 


Caccobius Thoms., 1, 
Cacconemus Jek., 2. 
Caccophilus Jek., 4. 
catfrarius n. sp., 474. 
cameloides d'Orb., 239, 240. 


cancer Lansb., 159, 160, 161. 


‘arbonarius Klug, 58. 
carcharias Har29720: 
carinicollis Raffr., 96. 
castaneus Klug, 317. 
castaneus Kolbe, 4, 3. 
cavidorsis n. Sp., 277. 
cavifrons Har., 114: 
chalceovirens var. n., 257. 
chalcoides var. n., 291. 
chalcosomus var, n., 243. 
chalcostolus var. n., 302, 
chalcostomus Fähr., 21. 
chalcothorax var. n., 283. 
chloritis var. n., 243. 
chlorochrous var. n., 293. 
chloroderus var. n., 114. 
chloronotus var. n., 243. 
chlorophanus n. sp., 26. 
chrysopes Bates, 504. 
ciconia Fabr., 243. 
cincticollis n. sp., 214. 
cinctifrons n. Sp., 69. 
cinctipennis Quedenf., 35. 
cineraceus n. Sp., 71. 
cireuitus var. n., 169. 
coeruleatus-var. n., 244. 
coerulosus var. n., 250. 
columella Fahr,, 47. 
comatus n. Sp., 93. 
cometes Bates., 302. 


confluens 0. sp., 209. 
confusus Dej., 220. 
congenitus Péring., 248. 
Conradti n. sp., 308. 
cornicollis n, sp., 146. 
corniculatus Reiche, 409, 141. 
cornifrons Thoms., 67. 
coronatus n. Sp., 165, 
crassus n. Sp., 2. 

cretus Péring.. 74. 
cribellum n. Sp., 25. 
cribripennis n. sp., 134. 
crinitus n. sp., 131. 
croesulus Bates, 197, 
cupreus Har., 146. 
cupricollis Péring., 198. 
cuprinus var. n., 250. 
cyaneoniger n. sp., 163. 
Cyaneotinctus var. n., 244. 
cyanesthes var. n., 288. 
Cyanochlorus n. sp., 168. 
cyanomelas var, n., 416. 
Cyanostolus var. n., 302. 
Cyanothorax var. n., 283. 


decipiens Péring., 109. 
declivicollis n. sp., 72. 
decolor n. sp., 135. 
densipilis n. sp., 451. 
denticulatus n. sp., 460. 
denudatus n. sp., 38. 
depilis n. sp., 37. 
depressus Har., 241, 
derasus n. sp., 136. 
Deyrollei Raffr., 296. 
Diaglypous sube. n., 15. 
Diastellopalpus Lansb., 18, 
304. 
diadematus n. sp., 108. 
dicella Bates, 147. 
dichrous var. n., 243. 


320 


discolor Klug, 193. 
discovirens n. sp., 86. 
distichus Roth. 115. 
ditissimus Fairm., 258. 
dives Har., 296. 
Dohertyi n. Sp., 79. 
dorsalis Har., 4. 
dorsuosus n. sp.,200. 
Dregei Har., 247, 248. 
dubius nom. n.,239. 
Dybowskii nu. Sp., 43. 


ebenicolor n. sp., 190. 
ebeninus Bates, 306. 
elegans Klug, 115. 
epilamprus Bates, 203. 
erectinasus n. Sp., 138. 
Escalerai n. sp., 132. 
euchlorus n. sp., 26%. 
cuplynes Bates, 246, 247 
exaratus Kollar, 242. 
exasperatus Fairm., 116. 
exasperatus Gerst., A6. 
eXCISICEPS n. Sp. ).,233. 
exiguus Péring., 238. 
exiguus Raffr., 238. 
extensus Har., 283. 
lasciculiger n. sp.. ie 
ferrugineus Fähr., 
fimbriatus Klug, 254, 257. 


H. D'ORBIGNY. 





fimetarius Roth, 154,156, 158,161. 


flaviclava n. sp., 291. 
flavimargo n. sp., 59. 
favocinctus Klug, 250. 
flavolimbatus Klug, 104. 
flexicornis n. sp., 178. 
foliaceus Lansb., 120. 
loliiceps Quedenf., 114. 
foraminosus n. D 100. 
lossicollis Quedenf., 169. 
lossifrons n, sp., 104. 


Fritschi n. sp., 227. 
frontalis Raffr., 248. 
fuliginosus Roth. 4, 
lulvocinctus n. sp., 123. 
funereus var. n.,296. 
furcatoides Rs , 294: 
furciler Bohem., 272. 
fureciramus n. sp., 272. 
fuscidorsis n. sp., 42. 
luscivestis n. sp., 166. 


fuscocyaneus var. n., 242. 


ganalensis Gestro, 232, 
gazella Fabr., 447 
Gerstæckeri Har., 268. 
gibbidorsis n. sp., 198. 
gibbifrons n. sp., 185. 
gibbiramus n. sp. 270. 
giraffa Hausm., 134, 135. 
olaber Bohem.,58. 
glaucus n. sp., 64. 
gonopyeus n. sp., 240. 
gracilicornis Raffr., 85. 
granum n. Sp., 3). 


graphicus Wallengr., 114. 


Guillemei n. sp.. 173. 


guttatus Bohem., 46, 100. 


guttulatus Fairm., 247 


Haroïdi Péring., 109. 
harpax es ! 290. 
Hauseri n. sp., 306. 
Hector Ship, 109. 
helciatus Har., 197. 
hemicyanus np. sp., 303. 
Heynei Lansb., 176. 
Hildebrandti Har., 419. 
hinnulus Klug, 57, 60, 
birsutus n. sp., 430. 
hirtus Ilig., 44%. 
histerinus Fahr., 4. 
histrio n. Sp., 84. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 321 


humilis n. sp., 11. 
humpatensis Lansh., 169. 
hyaena Fabr., 71, 73. 


inberbis n. sp., 66. 
immundus Bohem., 234. 
impictus Fabhr., 71. 
impressicollis Bohem., 169, 170, 
Ur le 
impurus Har., 193. 
inaequalis n. sp., 243. 
incertus Péring., 4, 238. 
inconspicuus Fähr., 4. 
incostatus n. sp., 292. 
indutus n. sp., 152. 
ineptus Har., 88. 
inermifrons n. sp., 219. 
inermis Lansb., 249. 
infernalis Lansb., 311. 
inornatus var. n., 143. 
insignis Péring., 283. 
intermixtus n. sp., 68. 
interstitialis Fähr., 58, 66. 
Iphis OI., 243. 
iricolor n. sp., 298. 


janthinus var. n., 20. 
Johnstoni Waterh., 316. 
jugicola n. sp., 82. 
Junodi n. sp., 223. 
juvencus Klug, 113. 


Kachowskvyi Olsouf., 264. 
Katualensis Quedenf., 296. 
Kilimanus Kolbe, 286. 


laceratus Gerst., 241. 
lacustris Har., 20. 
laevatus n. sp., 69. 
laevibasis n. sp., 311. 
laeviceps n. sp., 162. 
laevisutura n. sp., 204. 
Lallieri n. sp., 286. 
Ann. SOC. Ent. Fr., LXXI, 1902. 


lamellicollis Quedenf., 311. 
lamelliger Gerst., 218. 
laminicornis Lansb., 11%. 
laminidorsis n. sp., 184. 
laminifrons Fairm., 257. 
lamnifer n. sp., 229. 
lancearius n. Sp., 288. 
lanista Casteln., 283. 
Lansbergei nom. n., 247. 
latefulvus var. n., 173. 
laticollis Klug, 29%. 
latigibber n. sp., 204. 
latipennis d’'Orb., 109. 
latissimus nom, n., 116. 
Lemagneni n. sp., 199. 
Leroyi n. sp., 157. 
leucopygus Har., 171. 
liberianus Lansb., 176. 
lineolatus var. n., 250. 
lioides n. sp., 106. 
lituratus Roth, 176. 
lobigena n. sp., 53. 
loricatus Klug, 290. 
Lucasi n. sp., 297. 
lugens Fabr., 71, 75. 
lugubris Fähr., 134. 
lugubris Roth, 176. 
Lujendæ Bates, 283. 
lutatus n. Sp.,244. 
lutulentus Har., 134. 


macrothorax n. sp., 119. 
mactatus Klug, 222, 224. 


maculatus Fabr., 114. 


maki Ilig., 11%. 
Martini d’Orb., 104. 
medioniger Ancey, 3. 
merus Péring., 220. 
metasternalis n. sp., 15. 
micros n. sp., 209. 
Milichus Péring., 20. 


322 H. 


Millingeni d’'Orb., 77. 
minutulus Har., 96. 

minutus Hausm., 70, 72. 
miricornis n. Sp., 139. 
Mocquervysi n. sp., 203. 
modestus Har., 25. 
monapoides Bates, 314, 31%. 
montivagus n. Sp., 22. 
muecronatus Thoms., 169. 
Murravi Har., 305, 317. 


naso Fabr., 180. 

natalicus n. sp., 177. 
negus Raffr., 281. 

uiger Kolbe, 305, 309. 
nigerrimus Kolbe, 305. 
nigrescens n. Sp., 21. 
nigricornis Fairm., 279. 
nigritulus Klug, 5, 6,7. 
nigriventris var. n., 279. 
nigrivestis n. Sp., 167. 
nigrostriatus var. n., 290. 
nigroviolaceus n. sp., 2941. 
nilicola n. sp., 49 
niloticus Har., 50. 

noetis Thoms., 305, 306, 309 
notatus n. sp., 105. 


9: 


nuba n. sp., 279. 


obliquus OL, 58. 
obtusicornis Fähr., 127, 128. 
obtutus Péring., 120. 
ocellifer n, sp. a 
ochropygus n. sp., 216. 
olivicolor var. n., 292. 
omostigma n. sp., 226. 
Onthophagus Latr., 16. 


Onthophagus s. str., 17, 18. 


opacus Fähr., 70. 
opulentus n. sp., 300. 
orthocerus Thoms., 120, 
ovulum Gerst., 96, 





D'ORBIGNY. 


pallidipennis Fâhr., 10%. 
panoplus Bates, 277. 
parceguttatus n. sp., 129. 
parumnotatus Fähr., 122,123, 126. 
pauxillus n. sp., 97. 
pedestris Fähr., 71. 
Peringuevi Shipp, 103. 
Phalops Er. 17, 242. 
picatus n. sp., 89. 
piceus Fäbr., 74. 
picinus Har., 153. 
picipennis var. n., 9. 
picticollis Gerst., 20. 
pictipodex n. sp., 111. 
pictisternum n. sp., 64. 
pilicollis n. sp., 127. 
pilosus Fahr., 133. 
pinguis Gerst., 18 
Pipitzi Ancey, 115. 
plancus Er., 258. 

Plato Bates, 272. 
plebejus Klug, 61. 
Pluton n. sp., 315. 
polystigma n. sp., EE 
porrectus Reiche, 274 
praeustus Fäbr., 250. 
prasinus Er., 246. 
Proagoderus La 
prostans Reiche, 275. 
Proteus n. sp., 143. 
puberulus n. sp., #1. 
pugionatus Fähr., 173, 174. 
pullus Roth, 97, 98 
punetatissinmus Har., 4 
punctatus Illig., 30. 
pusillus Fähr., 25. 
pygialis Thoms., 216. 
pyramidalis Klug, 277. 


17, 258. 


quadraticeps Har., 171, 172. 
quadriarmatus Fairm., 275. 


Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 323 


quadricallosus n. sp., 239. 
quadrilunatus n. sp., 99. 
quadrimaculatus Ratfr., 35. 
quadrinodosus Fäahr., 413. 
quinquedens Bates, 311. 


Raffrayi Har., 85, 87. 
ramosicornis n. Sp., 299, 
rangiler Klug, 258, 261, 266. 
rarus Guér., 272. 
rectelurcatus Fairm., 274. 
recüilamina n. sp., 193. 
reticulatus n. Sp., 59. 


Revoili Lansb.,261, 264, 265. 


Ritsemai Lansb., 300. 
rostratus n. sp., 194. 
Rothi var. n., 145. 
rotundibasis n. Sp., 52. 
rubens nom. n.,238. 
rubenticollis n. sp., 220. 
rubricatus n. sp., 186. 
rufatus n. sp., 248. 
rufobasalis Fairm., 176, 178. 
rufocastaneus Fairm., 18%. 
rufonotatus n. sp., 122. 
rufosignatus Lansb., 246, 2. 


rululus n. sp., 39. 


sanguineus n. Sp., 102. 
sansibaricus Har., 122. 
sapphirinus Fähr., 295. 
scaber Roth, 128 
scabrosus Fahr., 74. 
scapularis n. sp., 197. 
Schædlei n. sp., 40. 
Schaufussi Har., 178. 
Schimperi n. sp., 195. 
Schreberi Lin., 4. 
scotias Thoms., 304. 
secundarius Roth, 87. 
sellatulus n. sp., 215. 





sellatus Klug, 115, 216, 218. 
sermiaratus n. sp., 444. 
semiasper n. sp., 212. 
semichalcites n. sp., 449. 
semicireulifer n. sp., 56. 
semicyaneus var. n., 246. 
semiflavus Bohem., 10%. 
semiris Thoms., 300, 302. 
seminitens nom. n., 238. 
seminulum Klug, 14, 12. 
semiopacus Lansb.,238. 
semisetosus n. Sp., 63. 
semivirescens n. sp., 90. 
senegalensis n. sp., 109. 
serienotatus n. s 
setosus Fahr., 71. 
sexcornutus n. Sp., 268. 
signaticollis n. sp., 9. 
signatipennis Le OL 

Simoni n,.Sp., 2 

simplex Raffr., 9, 95. 
sinuaticeps n., Sp. 252 
smaragdinus Har., 250, 959, 294. 
Smithi Shipp, 284. 

somalicus n. sp., 28%. 
speculicollis Quedenf., 295 
stercorarius Fähr., 64. 
stigmosus n. Sp., 77. 
subalternans var. n.. 39. 
subextensus Kolbe, 283. 
subglaber n. sp., 88. 
subhumeralis n. sp.,126. 
sublaevis n. sp., 251. 
subnudus n. sp. 40. 
subplanus n. sp., 59. 
suffusus Klug, 222. 

sugillatus Klug, 222, 224, 226. 
sulcatus Lansb., 242. 
sulciger Kolbe, 305. 
sulcipennis n. sp., 6%. 
suspectus Péring., 296. 


324 H. D'ORBIGNY. — Onthophagides d'Afrique. 


sutiliceps n. sp.,207. 
suturalis Péring., 103, 108. 


taboranus n. sp., 231. 
talpa Fähr., 46. 
larsatus Péring., 250. 


Tauronthophagus Shipp, 258. 


laurus Schreb., 47. 
teitanicus n. sp., 121. 
temporalis n. sp., 228. 
tenebricus var. n., 143. 
tersidorsis n. Sp., 281. 
tersipennis n. sp., 10%. 
tessulatus Har., 77. 79, 81. 
Thomsoni Bates, 305, 307, 314. 
tigreanus Har., 4. 

tonsus n. Sp., 94. 
trapezicornis n, sp. 154. 
iriacanthus Casteln., 143. 
tricariniger n. Sp., Æ7. 
tridens Fabr., 304, 305. 309. 
tridentipes n. sp., 28. 
tridepressus n. sp., 309. 
trinodosus Fähr., 121. 
tripartitus n. sp., 164. 
tuberculifer n. sp., 7. 


tuberculicollis Casteln., 283, 284. 


tuberifrons n. sp., 8. 
umbratus n. Sp., 45. 


undaticeps n. sp., 182. 
unidens Quedenf., 296. 
ursinus n. sp., 112. 
urus Har., 239. 


validicornis Quedenf., 9%. 
vanellus Lansb., 24%, 246. 
variatus n. sp., 81. 
variegatus Fabr., 211. 
variegatus Roth, 85. 
variolosus n. sp., 76. 
venustulus Er., 211. 
verrucosus n. sp, 128. 
verticalis Fäbr., 109. 
vestitus n. sp., 116. 
vicarius Péring., 98. 
vigens Péring., 134. 
vinctus Er., 97. 

violaceus n. sp.,261. 
virens var. n., 290. 
viridans var. n., 258. 
viridicatus n. sp., 488. 
viridiceps var. n., 290. 
viridicoeruleus Kolbe, 258. 
viridicollis Fähr., 9, 10, 11. 
vitulus Fabr., 234. 
vultuosus n. sp., 187. 
Wittei Har., 247, 248, 249. 
Worsissa Roth, 284. 


MATÉRIAUX 


POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE 
DE LA RÉGION MALGACHE 


Par L. FAIRMAIRE. 


12e Note (!). 


EROTYLIDAE 
Triplax basalis n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Ressemble à un 


petit T. Perrieri Fairm. mais un peu plus atténué en arrière, d’un 
bleu noirâtre avec la tête et le corselet plus fortement ponctués, les 
antennes plus grêles, les articles du funicule courts, mais non transver- 
saux, le 3° pas plus long que le 4°; le corselet est moins court, plus 
atténué en avant; la partie basilaire rouge des élytres est semblable 
avec un petit nuage autour de l’écusson, mais la ponctuation est bien 
plus fine, presque effacée en arrière avec des lignes de points qui ne 
forment pas de stries et qui sont plus distinetes à la base; la poitrine 
est aussi très ponctuée et l'abdomen est rougeàtre sur les cotés; les 
tarses sont roussatres. 


Environs de Suberbieville (H. Perrier); un individu. 


ENDOMYCHIDAE 
Encymon scutatus n. sp. — Long. 6 1/2 mill. — Ressemble 


extrêmement à l'E. armipes Fairm., du même pays, en diffère par le 
corps plus étroit, non élargi en arrière, la coloration peu brillante, 
presque noire, l’écusson convexe, plus arrondi, lisse, brillant, les an- 
tennes foncées, comme la massue, à 3° article un peu moins long et 
les fémurs antérieurs inermes. 

Betsiléo; ma collection. 


Haploscelis metallescens n. Sp. — Long. 15 mill. — Voisin à 
la fois de l'atratus et du columbinus, moins rétréci en arrière que 


1. Notes 1 à 8 in Ann. Soc. ent. Belg., 1896 à 1899. — Note 9 in Ann. 
Soc. ent. Fr., 1899. — Note 10 in Ann. Soc. ent. Belg., 1901. — Note 11 in 
Rev. d'Ent., 1901. 


326 L. FAIRMAIRE. 


le premier, mais plus que le second, d'un brun faiblement bronzé, peu 
brillant; le corselet est faiblement rétréci d’arrière en avant, les côtés 
à peine arqués, les angles antérieurs assez larges et assez obtus, les 
sillons basilaires assez courts, profonds, le sillon basilaire très marqué, 
se prolongeant jusqu'aux angles qui sont médiocrement pointus: les 
élytres légèrement rétrécies après le milieu, assez arrondies à l'extré- 
mité, à ponctuation extrêmement fine, assez serrée, plus distincte vers 
la suture en avant, la suture elle-même étroitement lisse. 
Madagascar; ma collection. 


Se rapproche assez de la description de VH. nitidus Csiki, mais 
chez ce dernier les angles antérieurs du corselet sont plus aigus que 
chez l'atratus, et ici c’est le contraire, et les côtés sont subarrondis, 
tandis qu'ici ils sont presque droits. 


Haploscelis coerulescens n. sp. — Long. 9 à 10 mill. — Oblongo- 
ovatus, sat converus, fuscus, paulo coerulescens, modice nitidus ; antennis 
sat gracilibus, clava abrupta, apice truncatula; prothorace paru 
transverso, a basi leviter attenuato, lateribus fere rectis, antice modice 
emarginato, angulis productis, apice oblusis, sulcis basalibus parum 
impressis, basi sat profundis, sulco marginali fere nullo, angulis pos- 
licis acutis : elytris ovatis, postice paulo attenuatis, apice obtusis, dor- 
so tir perspicue punctulatis, subtiliter marginatis ; sublus cum pedibus 
fuscus, modice nitidus. 

Baie d’Antongil: ma collection. 


Forme intermédiaire entre l'atratus et les espèces suivantes, moins 
rétrécie en arrière que le premier, moins arrondie à l'extrémité que 
les autres ; la ponctuation des élytres n’est visible qu'à un fort gros- 
sissement. 


Haploscelis cyanipennis n. sp. — Long. 10 mill. — Oblongo- 
ovatus sat fortiter conveæus, fusco-metallescens, modice nitidus, elytris 
coeruleis, paulo magis nitidis ; antennis sat elongalis, parum gracilibus, 
articulo 8° praecedente paulo majore, ultimo fere Eruncato, apice ru- 
fescente; prothorace antice profunde emarginato, angulis valde pro- 
ductis, apice obtusis, lateribus fere parallelis, antice tantum arcuatis, 
sulcis lateralibus parum tmpressis, sed basi profundis, sulco basali 
parum impresso, anqgulis posticis acutis: elytris ovatis, èndistincte 
punctulatis, suturam versus paulo evidentius; libiis anticis arcuatis, 
apice cum tarsis subtus ruforillosis. 


Ankarahitra (H. Perrier). 


PRE 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 927 


Forme du Perrieri, mais plus grand, plus convexe, d’une colora- 
tion différente avec un corselet très profondément échaneré en avant. 


Haploscelis Perrieri n. sp. — Long. 7 mill — Oblongo-ovatus, 
fuscopiceus, modice nitidulus, converus, elytris utrinque maculis 2 rufis, 
L humerali, 2 ante apicem ornatis ; capile Sat parvo, antennis sat bre- 
vibus, fuscis, basi rufopiceis, clava nigra; prothorace transterso, elytris 
vix angustiore, lateribus parallelis, antice breviter arcuatis, basi mar- 
ginato et utrinque Stria sat longe signato: elytris ovatis, postice vir 
ampliatis, ad humeros paulo convexis, dorso laevibus, apice rotundatis : 
subtus cum pedibus concolor, his validiusculis. 

Ankarahitra (H. Perrier). 

Cette nouvelle espèce est remarquable par sa petite taille et sa colo- 
ration; c'est la première du genre ayant des taches. Elle se distingue 
de ses congénères, en outre de la couleur, par sa forme oblongue, un 
peu parallèle. 

J'ajoute à ces descriptions les suivantes, extraites d’un travail de 
Csiki : Coleoptera nova in Mus. Nat. Hungar. 1900, et que je ne puis 
rapporter à aucune de celles que je connais. 


2. (!) Hapzoscenis Niripus Csiki, p. 400. — Long. 114 à 12 mill — 
fLatrato KI similis ; differt colore nigro-aeneo ; prothorace planato, in 
medio parum convero, antice angustato, angulis anticis magis, posticis 
minus acutis, lateribus Subrotundis, sulcis basalibus brevibus profun- 
disque, linea media obsoleta. Elytris subtiliter minus dense punctato- 
coriaceis, fortiler contexis. Mesosterno angustiore, acule pentagono. 
Femina a feminis H. atrati differt : corpore noulto majore, elytris fortiter 
convexis, prothorace antice multo angustiore, angulis anticis magis 
porrectis, angulatis. 


Tananarive. 


3. HAPLOSCELIS NOSSIBEANUS Csiki, p. 400. — Long. 9 mill. — Oblongo- 
ovatus, Subnilidus, niger, supra metallice violascens, subliliter spar- 
sim  punctato-coriaceus.  Prothorace longitudine plus quam duplo 
latiore, lateribus antice parum angustatis, in medio subrotundis, ante 
angulos posticos leviter sinuatis, angulis anticis porrectis obtuseque 
rotundatis, imo marginibus lateribus elevato-converis, sulcis basalibus 
sat profundis, abbreviatis. Antennis proportionaliter bretibus, arti- 


1. Le n° 1 du Mémoire est la description d'un Trycherus elegans Csiki, 
qui ne diffère pas du Zonganimis Th. in Arch. ent. II, 358, du Gabon. 


328 L. FAIRMAIRE. 


eulis crassiusculis, 3° sequentibus duobus simul sumptis longitudine 
aequali, 4 quinto longiore, 6° et7° quinto tantum brevioribus, 8 quinto 
aequali, planato et latiore triangularique, ultimo apice rufescente. Pe- 
dibus nigris, tarsis rufo-piceis & et Q. 


Nossi-Bé. 


Me paraîtrait identique au curtulus Fairm., de Nossi-Bé, mais ce der- 
nier n’a que 8 mill., il est noir, et le corselet n’est pas plus de 2 fois 
aussi large que long. 


4. HAPLOSCELIS MADECASSUS Csiki, p. 404. — Long. 12 mill, — 77. co- 
lumbino pariter Similis; niger, nilidus, antennis pedibusque conco- 
loribus, thorace supra elytrisque aeneo-nigris subtilissime coriaceis 
sparsimque punctulatis. Prothorace longitudine duplo latiore, antice 
fortiter angustato, sulco transrerso basali nullo, sulcis lateralibus bre- 
vibus profundisque, disco subconvero, ad basin tantum vestigio lineae 
medianae. Elytrorum tertia parte basali latissima, inde incipiente for- 
titer angustata. 


Madagascar. 
Enfin voici la diagnose d’une espèce assez curieuse et que je ne 
connais pas : 


HAPLOSCELIS ABDOMINALIS Waterh., Trans. Soc. London, 1877, 13. — 
Long, 40 mill. — Ovalis, atratus, subnitidus, laevis: thorace leviter 
convexo, basi medio haud marginato, elytris convexis, apicem versus 
arcuatin. angustatis; tibiis anticis intus dente acuto armatis; abdo- 
mine medio impressione magna. 


96 


Cette impression profonde occupe les 2%, 3° et 4° segments, entamant 
le 4°; les bords en sont élevés. 


HETEROMERA 


Selinus abacoides n. sp. — Long. 11 1/2 mill — Ressemble 
beaucoup au $. trivialis Gerst.; à peine plus petit, mais plus large. 
notamment pour le corselet dont les angles antérieurs sont bien moins 
saillants, un peu obtus; les stries des élytres sont plus étroites, moins 
profondes, et les intervalles sont moins convexes:; l'abdomen est fine- 
ment striolé et impressionné sur les côtés, et les pattes sont plus ro- 
bustes. 

Plateau de lAndroy (Decorse); Andrahomana, sud de Madagascar 
(Alluaud). 


Faune coléopterique de la région Malgache. 329 


Selinus punctipennis n. Sp. — Long. 9 mill — Ressemble au 
S.elevatus Gerst., de Zanzibar, mais un peu plus grand et plus large; 
en diffère notablement ainsi que des autres Selinus par les stries des 
élytres peu marquées, à points assez gros, assez profonds, peu serrés, 
les intervalles presque plans, la suture un peu convexe; le corselet 
est presque aussi large en avant qu’à la base, celle-ci est largement 
bisinuée et assez fortement impressionnée sur ces sinuosités; les bords 
latéraux sont assez fortement marginés, les angles antérieurs assez ob- 
tus; les tibias et les tarses sont d’un brun de poix, les tarses anté- 
rieurs larges, les antennes en paraissent plus larges vers l'extrémité 
qui est roussätre. 

Ankarahitra (7. Perrier). 


Melanocratus amplicollis n. sp. — Long. 22 mill. — Oblongus, 
modice converus, niger, nilidus ; prothorace transversim subquadrato, 
elytris vix angustiore, antice et postice aequilato, lateribus leviter ar- 
cualis, fortiter marginatis, postice haud Sinuatis, dorso polito, basi 
recta, marginata,; angulis acute productis; scutello breri, basi trans- 
versim elevato, apice deflexo ; elytris sat brevibus, modice striatis, striis 
2 Ftque basi conjunctis, intervallis planiusculis, alutaceis ; sublus laevis, 
prosterno et abdomine basi lateribusque subtililer strigosulis, pedibus 
validis, tibiis anticis leviter arcuatis, sat latis, apice et ante apicem 
dente valido armatis, tibiis intermediis fere rectis, medio obtusissime 
angulatis, apice dente valido acuto armatis, posterioribus rectis, apice 
ertus acute angulatis, intus bispinosulis. 


Plateau de lAndroy (Decorse). 


Ressemble assez au M. major Fairm., mais plus grand, moins dé- 
primé, plus brillant, avec les côtés du corselet moins arrondis, non 
sinués à la base et les tibias postérieurs droits, les tibias antérieurs 
n’ont qu'une dent avant l’apicale. La place de ce genre est bien près 
des Stiropus, comme lindique Champion dans son supplément au Ca- 
talogue Gemminger et Harold et non près des Trigonopus comme je 
l'avais pensé. 


Melanocratus ovoideus n. sp. — Long. 18 mill. — Oblongo-ovu- 


tulus, modice converus, niger, nitidulus ; capite minulo, coriaceo, cly- 
peo arcualim emarginato ; prothorace transrerso, elytris angustiore, 
antice quam basi paulo angustiore, lateribus sat fortiter rotundatis, 
angulis anticis oblusis, posticis vix rectis, basi recta, marginata : scu- 
tello brevi, [ere truncato: elytris ovatis, ad humeros oblusis, [ere ro- 


tundatis, lateribus leviter arcuatis, dorso sat fortiter striatis, inter- 


390 L. FAIRMAIRE. 


vallis leviler converis, apice obtuse subproductis: abdomine basi et 
lateribus subtiliter striolato, tibiis 4 posticis rectis, apice angulatis, 
«anticis ? 

Plateau de l'Androy (Decorse). 

Remarquable par son corselet étroit, très arrondi sur les côtés, et 
ses élytres courtes, ovalaires, arrondies aux épaules et sur les côtés. 


Melanocratus neuter n. sp. — Long. 12 à 16 mill. — Cet insecte 
ressemble au Trigonopus platyderus Muls. et semblerait établir 
une transition entre les 2 genres; en effet il ne diffère guère des Tri- 
gonopus que par les tibias antérieurs moins élargis vers l'extrémité, un 
peu angulés au milieu, tronqués très obliquement à l'extrémité dont 
l'angle externe forme une dent assez aiguë, et le {°° article des tarses 
n’est pas plus long que les 2 suivants réunis: on peut ajouter que le 
chaperon et le labre sont plus fortement échancrés. Cet insecte est 
moins large et plus parallèle que le T. platyderus, entièrement noir, lisse 
et assez brillant au-dessus, mais plus brillant au-dessous; le corselet 
a les côtés presque parallèles, arqués en avant avec les angles assez 
saillants, déclives, sa surface est lisse, la base marginée avec les angles 
droits, l’écusson très court, les élytres angulées aux épaules, peu for- 
tement siriées, les stries lisses, les intervalles presque plans, la saillie 
intercoxale est plus large, tronquée, le 2 segment ventral est aussi 
long que les 2 suivants réunis. 


avs Androy-nord (Alluaud). 


Melanocratus convexicollis n. sp. — Long. 16 à 18 mill. — 
Ressemble à Povoideus Faïrm., mais un peu plus petit, plus étroit, 
avec le corselet un peu moins court, presque aussi large que les ély- 
tres, moins arrondi sur les côtés qui sont aussi assez fortement mar- 
ginés, les angles antérieurs moins obtus, les postérieurs presque droits, 
le disque plus convexe; lPécusson est moins obtus; les élytres sont à 
peine ovalaires, presque parallèles chez les G, moins arrondies aux 
épaules, striées de même avec les intervalles aussi peu convexes, plus 
faiblement cicatrisées : les tibias antérieurs sont assez fortement biden- 
tés en dehors chez le G, presque unis et élargis vers l'extrémité chez 
la ©, les intermédiaires rugueux, un peu arqués à la base chez le &, 
droits chez chez la ©, les postérieurs droits & et @ et s’élargissant vers 
l'extrémité avec une forte dent aiguë apicale, 

Andrahomana, Madagascar-sud (Alu). 


Cet insecte, comme le M. neuter, dun noir plus brillant, surtout en 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 331 


avant, a beaucoup d'affinités avec les Trigonopus à raison de la con- 
formation des pattes postérieures dont les tibias sont droits; mais les 
tibias antérieurs sont également différents, échancrés à l'extrémité 
avec l'angle apical acuminé. Il ne diffère du neuter que par la taille un 
peu plus forte, le corps plus allongé, le corselet moins court, plus at- 
ténué en arrière avec les côtés plus fortement marginés; la suture 
clypéale, également faible, n’est pas arquée, mais angulée de chaque 
côté; les élytres sont plus longues. 

Alphitobius (?) cinctellus n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Oblon- 
qus, subparallelus, modice convexus, piceus, nilidulus, capite, protho- 
racis marginibus anguste, scutello elytrorumque marginibus piceo- 
rufescentibus; capite subtilissime punctulato, brevi, inter antennas 
transversim sulcato, his sat brevibus, rufis, sat latis, articulis 4-10 for- 
titer transversis, utrinque dentatis, ultimo fere rotundo; prothorace 
transterso, longiludine fere duplo latiore, elytris haud angustiore, la- 
teribus parum arcuatis, antice magis rotundatis, angulis anticis obtu- 
sissünis, dorso laevi, basi fere recta, utrinque obsolete impressiuscula : 
scutello minuto, subogivalis ; elytris oblongis, apice conjunctim rotunda- 
tis, dorso fere obsolete punctulato-striatulis, intervallis planiusculis , 
laevibus ; subtus cum pedibus rufus. 


Environs de Suberbieville (H. Perrier). 


Ressemble assez à l'A. viator Muls. (Uloma rufula Fairm.), mais 
bien plus petit et plus étroit, plus convexe, brunätre avec les bords 
latéraux roux, les élytres à peine striolées, à interstries presque plans: 
la tête est fortement bi-impressionnée en avant, les yeux sont gros, les 
antennes courtes, à articles 5-10 transversaux, dentés. C’est avec doute 
que je classe cet insecte dans le G. Alphitobius. 


Palorus quadricollis n. sp. — Long. 5 mill. — Ressemble assez à 
l'Hypophloeus validipes Fairm., des Comores (1), mais plus petit. 
plus parallèle, moins convexe, d’un brun plus noirâtre, avec le corselet 
en carré transversal, nullement rétréci en arrière, plus fortement marginé 
sur les côtés et non rebordé à la base dont les angles sont tout à fait 
droits, les antérieurs un peu obtusément saillants, la ponctuation est 
indistinete ; les élytres ont les épipleures étroites, entières, elles sont 
faiblement striées avec les intervalles à peine convexes, un peu plus 
fortement sur les côtés; les antennes sont plus courtes, moins larges, 
presque cylindriques. 


Andrahomana, Madagasear-sud (Alluaud). 


(1) Ann. Soc. ent. Belg. 1893, 341. 


332 L. FAIRMAIRE. 


Cedrosius n. £g. 


Genre voisin des Derosphaerus bien que fort différent en appa- 
rence. Le corselet court, très arrondi sur les côtés avec la base droite, 
les angles postérieurs très obtus, les antérieurs arrondis, les élytres 
plus larges, angulées aux épaules, fortement striées, lui donnent un 
autre faciès. La tête est plus petite, les yeux sont plus gros, rapprochés 
en avant; les antennes sont semblables, le prosternum est étroit, ca- 
réné, bisillonné, et non défléchi à l'extrémité; les fémurs sont assez 
épais, à peine claviformes, les tarses plus étroits, moins densément 
villeux en dessous. 

Quand l’insecte est frais, il est garni en dessus de poils roussâtres 
hérissés, très fins, au moins sur le corselet et la base des élvtres. 


Cedrosius calosomoides n. sp. — Long. 1% à 16 mill. — Ohlon- 
qus, conveæus, niger, nitidus: capite brevi, prothorace angustiore, 
fronte impressiuscula, inter oculos punctata, vertice et clypeo tenuiter 
punctulatis, hoc arcuatin fortiler ümpresso, oculis magnis, grosse gra- 
nulatis, fortiter et late emarginatis, antennis apice compresso-latiori- 
bus, articulis 6-10 ertus angulatis, ultümo breviter ovato, 5° praeceden- 
Libus paulo latiore: prothorace valde transterso, elytris angustiore, 
lateribus fortiter rotundato, antice et basi aequilato, hac marginata, 
dorso sat fortiter laxe punctato, angulis anticis fere rotundatis, pos- 
ticis obtusis: scutello lato, quadrato-semirotundato: elytris oblongo- 
ovatis, ad humeros angulato-rotundatis, postice S paulo ampliatis, for- 
titer et sat late punctulato-striatis, intervallis converis, laxe subtiliter 
punctulato-asperulis : metasterno lateribus fortiler punctato, melapleu- 
ris minus punctatis, abdomine basi vir perspicue striatulo; pedibus 
mediocribus, anticis paulo longioribus et femoribus magis incrassatis. 


Plateau de l’Androy (Decorse). 


Damatris retrogranatus n. Sp. — Long. 7 mill. — Forme, taille 
et coloration semblables à celles de D. acidiferus Coq.; en diffère par 
le corselet dont les côtés sont moins arrondis en avant avec les angles 
plus saillants, et le disque un peu moins convexe ; les élytres surtout 
sont très différentes par leur sculpture, les stries sont profondes, les 
intervalles assez convexes, à bandes cuivreuses et bleuâtres moins ré- 
eulièrement alternées, formant à l'extrémité quelques tubérosités cui- 
vreuses assez remarquables; les élytres sont un peu plus étroites que 
chez acidiferus et plus atténuées en arrière ; les pattes sont d’un brun 
rougeätre, les fémurs plus foncés. 


Faune coléoptérique de la region Malgache. 339 
Forêt Tanala, centre-sud de Madagascar (Alluaud). 


La sculpture de lextrémité des élytres est assez curieuse. 


Chemolanus laeviceps n. Sp. — Long. 10 mill. — Ovatus, sat 
fortiter conveæus, fusco-metallescens, capite leviler coerulescente, pro- 
thorace Subopaco, elytris aeneis, nitidis: capile fere laevi, sutura cly- 
peali viæ impressa: prothorace transvterso, lateribus antice rotundato, 
dorso subtilissime punctulato, basi medio subliliter marginato: elytris 
ovatis, sat fortiter striatis, strüs lacvibus, apice profundioribus, inter- 
rallis paulo conteæis, postice magis eleratis ; sublus opacus. 


Baie d’Antongil; ma collection. 


Ressemble beaucoup au GC. consobrinus Fairm.; même forme et 
même coloration; en diffère par la tête plus unie, sans trace bien sen- 
sible de la suture clypéale, teintée de bleuâtre ; le corselet moins arrondi 
sur les côtés en avant; les élytres moins larges, à stries plus profondes 
avec les intervalles convexes surtout à l'extrémité ; tes fémurs posté- 
rieurs sont plus Courts. 


Pseudocamaria attenuata n. sp. — Long. 13 à 14 mill. — Res- 
semble assez à Palternata Fairm., mais sensiblement plus petite, 
d’une coloration bronzée, plus foncée, un peu cuivreuse, moins brillante, 
et d'une forme plus ovalaire, atténuée en arrière presque dès la base 
des élytres: celles-ci sont en outre médiocrement striées avec les in- 
tervalles faiblement et également convexes, non alternativement rele- 
vés, mais un peu plus convexes à l'extrémité; la tête est un peu moins 
courte, le chaperon non transversalement concave, les yeux moins 
rapprochés, le corselet a la même forme, mais les angles antérieurs sont 
assez saillants et pointus; l’écusson est plus étroit, moins obtus à l’ex- 
trémité ; le dessous est d’un bleu foncé presque mat et les pattes sont 
d'un bleu brillant, le prosternum est plus horizontal, plus acuminé, le 
mésosternum un peu plus largement ouvert, les métapleures sont plus 
étroites et les pattes plus courtes. 


Baie d’Antongil; ma collection. 


P. consobrina Bates (Soc. Ent. Lond., 1879, 288) est bien plus 
grande (42 mill.), et se distingue en outre de ses deux congénères par la 
sculpture des élytres dont les interstries sont plus ou moins fortement 
rugueux transversalement: sa coloration est verte ou d’un vert bronzé. 
passant au doré et au pourpre sur les côtés, sur la base et sur l’extré- 
mité; le prosternum et le métasternum sont d’un noir brillant sans 


394 L. FAIRMAIRE. 


aucune teinte de violet tandis que chez alternata ils sont noirs avec 
des reflets violets distincts. 


Pseudocamaria oblongula n. sp. — Long. 48 mill. — Forme 
plus oblongue que celle de ses congénères et corps très faiblement 
gibbeux, coloration analogue à celle de la précédente espèce, mais un peu 
plus cuivreuse et plus brillante : la tête est très courte en avant, sa 
suture clypéale est arquée et assez profonde, le bord antérieur est lé- 
serement sinué; les yeux sont gros, très rapprochés, plus que chez 
l'alternata; les antennes atteignent le bord postérieur du corselet et 
s’élargissent peu à peu à partir du 6° article; le corselet, notablement 
plus étroit que les élytres, est à peine plus étroit en avant qu'à la base, 
arrondi sur les côtés qui sont plus marginés et couvert d’une ponctua- 
tion serrée, extrêmement fine, le bord postérieur assez fortement bisi- 
nué, un peu marginé de chaque côté, les angles postérieurs droits, les 
antérieurs obtus, lécusson plus triangulaire, bleu foncé; les élvtres 
oblongues, presque parallèles, se rétrécissant vers l'extrémité, à stries 
assez profondes, intervalles médiocrement convexes, mais se relevant 
alternativement après le milieu ainsi que la suture; le dessous lisse, 
d’un bleu un peu brunàtre, médiocrement brillant, les pattes assez 
longues, d'un bleu brillant. 

Fort-Dauphin (Cotta); un seul individu. 


Camaria Perrieri n. Sp. — Long. 30 mill. — Oblonga, postice 
leviter ampliata, convex«a, fusco-aeneo-coerulescens, sat nitida; capite sat 
lato, laevi; sutura clypeali tenuiler tmpressa, arcuata, antennis breri- 
bus, prothoracis basin haud superantibus, crassiusculis, apicen versus 
paulo latioribus, rubiginosis et opacis, basi metallicis ; prothorace trans- 
cerso, elytris haud angustiore, dorso laevi, lateribus sat tenuiter mar- 
ginato, angulis anticis paulo obtuse productis, basi fere recta, subtiliter 
marginata, angulis rectis; scutello late triangulari, laerri: elytris 
oblongo-ovatis, amplis, fortiter striatis, striis laetibus, apicem versus 
magis impressis, intercallis leviter convexis, laevibus, postice vir magis 
elevatis ; subtus cum pedibus concolor, paulo nitidior, laevis; prosterno 
inter coxas arcuato et obsolete bistriato, tarsis sublus dense rufovil- 
losis. 


Ankarabitra (H. Perrier). 


Cette belle Camaria ressemble assez à lobscurina Fairm., mais elle 
est plus ample, le corselet plus large, les élvtres plus courtes, plus élar- 
gies en arrière avec les stries plus profondes et les intervalles con- 
vexes, les antennes sont plus courtes et la coloration plus foncée. 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 339 


Camaria blapoides n. sp. — Long. 20 à 28 mill. — Ressemble 
assez à la précédente; même forme, mais plus étroite, plus convexe, 
coloration plus foncée, plus noire, non bronzée, mate sur la tête et le 
corselet, ce dernier notablement plus étroit, nullement marginé à la 
base, l’écusson est plus petit, les antennes sont plus longues, enfin l’é- 
chancrure du mésosternum est un peu arrondie au fond au lieu d’être 
nettement triangulaire et les pattes sont aussi foncées que le reste du 
corps au lieu d’être un peu d’un brun-marron. 


Plateau de l'Androy (Decorse). 


Camaria Cottae n. sp. — Long. 31 mil. — Très voisine de ja C. 
blapoides dont elle offre la coloration, mais d’une plus grande taille 
avec les élytres plus amples, plus longues, un peu moins fortement 
striées; le corselet est très différent, plus large avec les côtés presque 
droits et parallèles, les angles antérieurs plus saillants, moins obtus à 
l'extrémité, les angles postérieurs sont simplement droits; lécusson 
est plus large, plus arqué;: la tête est plus courte, les antennes sont 
plus courtes, n’atteignant pas la base du corselet, les cinq derniers ar- 
ticles forment une massue allongée, d’un noir mat, le 6° est un peu 
moins large et luisant; le dessous est plus brillant que le dessus ; le 
prosternum est plus angulé à l'extrémité et les bords du mésosternum 
sont aussi plus angulés. 


Ampasimena, vallée d’'Ambolo (Cotta). 


Je dois cet insecte intéressant à l'obligeance de notre collègue M. l'abbé 
Carret. 


Callimaria granulata n. Sp. — Long. 8 milll — Ovuta, sat 
fortiler convexa, fusco-metallescens, parum nitida: fronte impressius- 
cula, clypeo nitido, sutura clypeali profunde arcuata, antennis sat bre- 
vibus, prothoracis basin vir superantibus , fuscis, apicem versus leviter 
crassioribus ; prothorace longitudine duplo latiore, elytris valde anqus- 
liore, lateribus parallelis, antice tantum arcuatis, dorso subtilissime 
punctulato, basi medio arcuatim impresso, margine antico medio ar- 
cuato, utrinque sinuato, anqgulis anticis productis sed obtusis, posticis 
acutiusculis ; scutello triangulari laeri: elytris fere subquadratis, basi 
truncatis, ad humeros sat angulatis, apice tantum angustatis et oblusis, 
dorso subtiliter striatis, intervallis planis, sat irregulariter granatis, 
postice paulo densius, stria marginali profunda et grosse punctata : 
subtus cum pedibus nitidior, pectoris lateribus opacis. 


Montagne d’Ambre (Alluaud); un seul individu. 


330 L. FAIRMAIRE. 


Cet insecte est assez remarquable par les petits tubercules qui 
ornent les élytres. 


Suarezius ovipennis n. Sp. — Long. 9 mill. — Ovalaire, d’un 
brun bronzé médiocrement brillant, distinct de ses congénères par sa 
taille, sa forme plus oblongue, son corselet très arrondi sur les côtés, 
assez fortement rebordé à la base, avec tous les angles obtus, le disque 
convexe, lisse, marqué de deux petites fossettes arrondies; les élvtres 
sont ovalaires, un peu élargies au milieu, moins fortement déclives à 
l'extrémité, marquées de fossettes en séries formant des stries assez 
larges, mais peu enfoncées, les intervalles convexes, surtout sur les 
côtés; la tête est presque lisse comme le corselet, le chaperon est un 
peu ponctué, la suture clypéale est arquée et profonde. 


Andrahomana, Madagascar-sud (Alluaud). 


La forme un peu oblongue du corps et celle du corselet, fortement 
arrondi sur les côtés, donnent à cette espèce un faciès assez différent 
des autres Suarezius. 


Osdara hovana n. sp. — Long. 42 mill. — Ovala, conrexa, 
fusco-picea, opaca, granulis minutis sat dense vestita el granis majori- 
bus politis sparsuta: capile rugosulo, sutura clypeali sat fortiter im- 
pressa, arcuala, antennis sat gracilibus, articulis 4 ullümis crassiorti- 
bus, ultimo majore, subrotundato ; prothorace parum transverso, basi 
elytris haud angustiore, medio valde rotundato ampliato, lateribus 
medio obtuse angulatis, dorso inaequaliter granuloso, spatio medio lon- 
gitudinali laeri et utrinque plagula ovali sublaeri paulo depressis : 
elytris fere globosis, granulis concoloribus sat dense vestilis, qranis 
majoribus nitidis sparsutis et apice tuberculis utrinque 3 vel 4 instruc- 
tis, lateribus densius ac grossius granatis ; subtus cum pedibus subtiliter 
asperul«. 


Forêts au nord de Fort-Dauphin (Alluaud). 


Le G. Osdara ne comprend encore que quelques espèces de Ceylan 
et de la Nouvelle-Guinée ; la découverte d’un insecte de ce genre à Mada- 
vascar est fort intéressante. Celui-ci ressemble beaucoup à FO. picipes 
Westw. et n’en diffère que par la taille plus forte, la tête non impres- 
sionnée en avant, le corselet moins court, à angles antérieurs très obtus, 
avec l'impression médiane plus longue, non relevée sur les côtés, et 
les élytres plus globuleuses, densément granuleuses-et sans séries ré- 
gulières. 


Osdara brevipes n. sp. — Long. 8 mill. — Ressemble extrème- 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 397 


ment au précédent, mais la taille est bien plus faible, le corselet est 
simplement arrondi sur les côtés, non anguleux, sa surface est régu- 
lièrement convexe, sans dépressions lisses, la granulation est plus fine, 
plus serrée, plus régulière; au milieu de la base on distingue à peine 
la trace d'une ligne plus lisse; les élytres ont la même forme, un peu 
plus arrondie aux épaules, la granulation est également double, mais 
plus fine; les pattes sont plus courtes, les fémurs postérieurs n’attei- 
gnent pas l'extrémité des élytres qu'ils dépassent chez la précédente 
espèce, 
Mêmes localités (Alluaud). 


Sphaerocaulus Perrieri n. sp. — Long. 8 mil. — Ressemble 
beaucoup au $S. graniger Fairm., mais bien plus grand, avec les 
élytres également couvertes de grains serrés, lisses, mais moins globu- 
leuses, moins fortement arrondies à l'extrémité; le corselet a la même 
forme, il est couvert de granulations fines, assez inégales, bien dis- 
tinctes, il est un peu plus rétréci en avant avec les angles antérieurs 
moins saillants ; la tête est un peu plus rugueuse, bisillonnée transver- 
salement en avant, le sillon antérieur plus profond; les antennes sont 
peu épaisses, d’un roux brunûtre. 


Ankarahitra (H. Perrier). 


Amarygmus tarsatus n. sp. — Long. 7 mill. — Oblongo-ovatus, 
modice converus, coeruleus, nilidus, subtus cum pedibus fuscus, tarsis 
rufescentibus ; capite dense subtilissime punctulato, oculis approæimatis, 
antice transversim profunde sulcato, labro piceo, antennis parum gra- 
cilibus, piceis, corporis medio paulo brevioribus ; prothorace brevi, trans- 
verso, antice sat fortiter angustato, dorso laevi, basi utrinque late si- 
nuate et obsolete impressiusculo ; elytris ovatis, parum fortiter striatis, 
striis punctulatis, intervallis converiusculis, laevibus, strüis externis 
fortius punctatis; tibiis posticis sat latis, sed basi angustatis, tarsis 
posticis paulo compressis, articulo 1° ceteris conjunctis aequali, anticis 
sat latis ; sublus villosus, articulo ultimo ceteris conjunctis aequali. 


Madagascar (Raffray). 


Très différent des deux espèces malgaches déjà décrites, funera- 
rius Fairm., Ann. Fr. 1868, 800, et cuproaeneus Fairm., I. c., 70. 


Hyperchalca rudicollis n. sp. — Long. 8 1/2 à 10 mill. — Plus 
peüte et plus étroite que l'A. fusco aenea Fairm. (Nesogena id. olim), 
avec la même coloration d’un bronzé foncé, brillant sur les élytres mais 
presque mat sur la tête et le corselet qui sont couverts d’une ponc- 

Ann. Soc. Ent. Fr. LxXXI, 1902. 22 


338 L. FAIRMAIRE. 


tuation assez forte, très serrée, un peu rugueuse; le corselet est aussi 
fortement arrondi sur les côtés, presque aussi large en avant qu’en 
arrière, la base est à peine marginée, sans point enfoncé de chaque 
côté: les élvtres plus étroites, sont striées de la même maniere, les 
stries paraissent plus ponctuées, les intervalles sont plus convexes et 
plus ponctués, le prosternum et les métapleures sont densément ponc- 
tués, l'abdomen est presque lisse, sauf sur la saillie intercoxale. 


Environs de Suberbieville (H, Perrier). 
La Nesogena fuscoaenea appartient au G. Hyperchalca et est iden- 
tique à AH. Humbloti Fairm. 


Diastanus D, £. 


Ce nouveau genre est très voisin des Nesotaurus, le faciès est Ie 
même, mais la tête forme un museau assez long, les yeux ne touchent 
pas le bord antérieur et sont déprimés, le dernier article des palpes 
maxillaires est plus long, la base du corselet est finement rebordée, le 
corselet régulièrement triangulaire, les pattes sont grèles, les tarses 
postérieurs sont aussi longs que les tibias avec le 4e article aussi long 
que les suivants réunis, le 3° faiblement lamellé. 


Diastanus nitidiventris n.sp. — Long.8 mill. — Oblongus, sat 
converus, fuscus, vir nilidulus, subtus valde nitidus, pedibus rufis, ti- 
biis tarsisque obscurioribus ; capite angusto, antice producto, dense sub-° 
tiliter punctato, antice transversim impresso, apice truncato, labro lato, 
punctulato, antice levissime sinuato, oculis sat magnis, depressis, an- 
tennis sat gracilibus, fuscis, basi testaceo-flavidis, prothoracis basin 
superantibus, articulo 1° duobus Ssequentibus conjunctis longiore, 
3° quarto haud sensim longiore; prothorace parum transcerso, elytris 
haud angustiore, antice fere a basi angustato, subtilissime ac densissime 
punctulato, elytris paulo obscuriore, basi fere recta, subtiliter margi- 
nata; scutello triangulari, converiusculo; elytris oblongis, subtiliter ac 
densissime punctulatis, sat fortiter striatis, intervallis paulo convertis, 
postice alternatim magis elevatis et paulo latioribus; sublus nitidus, 
pectore punctulato, abdomine fere laevi, pedibus sat validis, tarsis pos- 
ticis articulo 1° quarto longiore, unquibus brevissime pectinatis. 

Plateau de l’'Ankara (H. Perrier). 

Cet insecte ressembleextrèmementau Nesotaurus dermestoides Fairm., 
la forme de la tête, des yeux et de l’écusson le distinguent facilement. 


Faune coléopterique de la region Malgache. 399 


Viriathus n. 2. 


Genre de Cistelide très rapproché des Cistelida vraies, n’en différant 
guère que par un corps très allongé, de longues antennes atteignant 
l'extrémité du corps chez le &, n’atteignant pas le milieu chez la 9, 
nullement en scie, le 3° article aussi court que le 4°", un peu plus 
court que le 4, les autres subégaux; la tête est plus large, les yeux 
sont également échancrés, le dernier article des palpes maxillaires est 
cultriforme, acuminé, celui des labiaux en triangle oblong renverse ; la 
tête est plus large, ne formant pas un museau en avant, le corselet 
est trapézoidal, notablement plus étroit que les élytres, rétréei en 
avant, faiblement bisinué à la base; les élytres sont presque parallèles, 
assez angulées aux épaules, assez fortement striées ; le prosternum est 
très étroit entre les hanches, l'abdomen est composé de à segments 
dans les 2 sexes, la saillie intercoxale est également courte, les pattes 
sont assez courtes et grêles, le 1° article des tarses postérieurs est moins 
long que les suivants réunis; il n’y a pas trace de lamelle sous les 
tarses. 


Viriathus strigipennis n. sp. — Long. 9 à 10 mil. G, 4% mill. 9. 
— Elongatus, piceus, subopacus, pube subtili cinerea dense vestitus, 
sutura interdum paulo rufescente, pedibus dilutioribus; capite subtili- 
ter punctulato, oculis sat distantibus, sat grossis, antennarum arti- 
culis oblongis, apice paulo latioribus et leviter angulatis, apicenr versus 
minus evidenter; prothorace transverso, antice arcuatim angustato, 
subtilissime coriaceo, angulis posticis fere rectis; scutello triangulart ; 
elytris elongatis. fere parallelis, sat fortiter striatis, indistincle punc- 
tulatis, extus paulo minus tmpressis, intervallis vix converiusculis, 
indistincte coriaceis ; subtus laevis, abdomine nitido, fere nudo, obscu- 
riore; G minor, antennis longioribus, segmentis ventralibus subtiliter 
dense punctulatis, apice rufulo-marginatis, ultimo apice truncato et 
rufo-villoso; © major, antennis brevibus, elytris amplis, segmentis 
ventralibus apice anguste et valde nitidis, ultimo apice obtuso. 

Plateau de l'Androy (Decorse et Alluaud). 


Le faciès de cet insecte rappellerait plutôt un Synchroa où un Mé- 
landryide, abstraction faite des antennes. 


Strongylium aenescens n. sp. — Long. 48 mill. — Elongalum, 
conveæum, aeneo-coerulescens, modice nitidum; capite punctato, antice 
densius, vertice spatio minuto laevi, oculis antice approrimatis, an- 


340 L. FAIRMAIRE. 


tennis sat brevibus, piceis, articulis 4-10 opacis, latioribus, angulatis, 
ultimo ovato; prothorace transverso, elytris angustiore, sat dense parum 
fortiter punctato, basi sat fortiter marginato; elytris oblongis, paralle- 
lis, fortiter sulcatis, sulcis fundo subtiliter crenulatis, erternis paulo 
fortius, intervallis convexis, laevibus; subtus paulo nitidior, pedibus 
coeruleis, punctulatis. 


Pays Androy (Alluaud). 


Ressembie extrêmement à un petit individu du S. cupripenneMakl., 
mais d’une coloration bien différente, d’un bronzé bleuätre moins bril- 
lant; la ponctuation de la tête et du corselet est notablement plus fine, 
l’écusson est à peine ponctué, presque mat, en dessous la saillie anté- 
rieure du métasternum est plus étroite, moins arrondie, les pattes 
sont concolores et paraissent plus finement ponctuées. 


Mordella semiluctuosa n. sp. — Long. 9 à 6 mill. — Oblonga, 
postice attenuata, modice convexa, nigra, opaca, elytris utrinque quttis 
4 albidis utrinque ornatis, 1° basali, paulo oblonga, 2 externa mi- 
nuta, 3° ante medium ovata, 4 post medium subrotunda, prothorace 
vitta basali, ante angulos dilata, cum marginali conjuncta, hac antice 
dilatata et maculam nigram includente, ad marginem anticum angus- 
tissima, disco vittula ferrum-equinum simulante niveis ; capite minus 
dense albido-pubescente, subtus pectore late niveo, abdomine medio et 
lateribus niveo-maculoso, pedibus griseo-pubescentibus. 


Plateau de l’Ankara (H. Perrier). 


Ressemble extrêmement à M. octoquttata Montr., de la Nouvelle- 
Calédonie, mais plus petite avec la tête et le corselet différemment 
colorés, les élytres presque identiques et le dessous du corps largement 
maculé de taches plus blanches. 


Pelecotoides minor n. sp. — Long. à mill. — Ressemble extrê- 
mement au P. simplicicornis Fairm., mais beaucoup plus petit, 
plus court, plus rougeätre, la tête est de couleur foncée, avec les yeux 
distants, les antennes plus courtes, à articles non angulés, le corselet 
moins conique, plus arrondi sur les côtés, plus convexe au milieu de 
la base qui n’est pas échancrée devant l’écusson, ce lobe médian étant 
plus large, mais moins saillant; lécusson est un peu plus court; les 
élytres sont un peu moins longues; la coloration et la pubescence sont 
à peu près les mêmes, la première un peu plus rougeûtre. 


Ankarahitra (27. Perrier). 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 341 


Nemognatha proboscidea n. sp. — Long.8 1/2 mill. — Oblonga, 
convexra, rufa, nitida; capite, palpis, antennis, elytris pedibusque ni- 
gris; capite reclinato, antice prolongato, ruguloso-puncetato, inter an- 
tennas transtersim plicato et sulcato, clypeo antice attenuato, labro 
elongato, palpis maxillaribus modice elongatis, antennis parum graci- 
libus, corpore paulo brevioribus, articulo 1° tertio fere aequali; protho- 
race elytris angustiore, longitudine parum latiore, antice a medio an- 
gustato, dorso lare punctato, antice utrinque impressiusculo, basi 
marginato; scutello rufo, apice obtuso, basi medio sulcatulo ; elytris 
paulo elongatis, subparallelis ad humeros rotundato angulatis, apice 
paulo dehiscentibus, rotundatis, dorso dense subtiliter punctato-coria- 
ceis, apice laetioribus, basi prope scutellum levissime convexioribus ; 
sublus laevis, femoribus rufis, genubus exceptis. 

Diégo-Suarez; donné par M. Clavareau. 

Ressemble beaucoup à N. bicolor Le Conte, de l'Amérique boréale ; 
la coloration est la même, sauf pour la tête, mais le corps est plus 
étroit, plus petit, le corselet est plus rétréci en avant, les élytres sont 
coriacées et les filets maxillaires sont très courts. Ce genre n’a pas été 
signalé encore à Madagascar. 


Zonitis Perrieri n. sp. — Long. 9 mill. — Oblonga, antice atte- 
nuata, rufa, nitida, elytrorum parte dimidia basali fusca, palpis an- 
tennisque larticulis 2 primis exceptis) fuscis ; capite ovato, antice an- 
gustato et producto, sat dense punctato, vertice medio laeviore, palpis 
marillaribus crassiusculis, sat elongatis, labialibus multo brevioribus, 
antennis medium corporis parum superantibus, modice gracilibus, basi 
paulo crassioribus: prothorace sat parvo, elytris dimidio angustiore, 
antice « medio angustato, laxe punctato, basi medio sulcatulo, basi fere 
recta, angulis acutiusculis ; scutello minuto, sat fortiter impresso ; ely- 
tris ad humeros angulatis, postice leviter ampliatis, apice abrupte ro- 
tundatis, sat dense asperulo-punctatis, postice tenuius ; pedibus graci- 
libus. 

Ankarahitra (7. Perrier). 

Ressemble au Z. sellata Fähr., de Natal, mais ce dernier est plus 
grand, plus convexe, les élytres sont plus élargies en arrière, elles ont 
une bande noire transversale médiane, les antennes sont plus épaisses 
avec les articles un peu angulés à l'extrémité et l'extrémité des tibias 
est brune ainsi que les tarses. 


Macratria impressicollis n. sp. — Long. 6 mill. — Plus grande 


349 L. FAIRMAIRE. 


et plus robuste que W. hovana Fairm., d'un brun foncé, couverte 
d'une fine pubescence serrée, cendrée: la tête est plus large, plus 
carrée en arrière, moins convexe avec le bord postérieur un peu 
échancré au milieu, les antennes sont plus rousses, plus longues, attef- 
onant presque le milieu du corselet, les avant-derniers articles plus 
triangulaires: le corselet a la même forme, plus nettement impres- 
sionné longitudinalement; les élytres sont striées de même, assez fai- 
blement, plus fortement sur les côtés, elles sont plus largement arron- 
dies à l'extrémité; les pattes sont rousses, les fémurs plus robustes, 
plus claviformes. 


Ankarahitra (A. Perrier). 

Ananca fuscipennis n. sp. — Long. 7 12 à 8 mill. — Oblonga, 
rufa, nitidula, elytris ardesiaco-fuscis, subtiliter dense fulvo-pubes- 
centibus, antennis pedibusque fuscis ; capite haud distincte punctulato, 
inter oculos impressiusculo, palpis fuscis, antennarum articulo 1° dense 
griseo-sericante, 3° 4°que subaequalibus ; prothorace oratulo, postice sat 
fortiler angustato, dorso antice transversim tmpresso, basi medio fo- 
veolato, basi modice marginato ; scutello truncato, rufo; elytris oblongo- 
elongatis, vix perspicue dense punctulatis; subtus rufa, femoribus basi 
rufescentibus. 


Pays Androy-nord (Alluaud). 


Ressemble extrêmement à l'A. bicolor Fairm., de Taiti, mais cette 
dernière a la tête brune, le corselet n’a pas d'impression antérieure, 
les élytres ont une coloration plus sombre, sans reflet bleuätre, et le 
dessous du corps est de même couleur que les élytres. 


Ananca elegans n. sp. — Long. 8 à 9 mill. — Elongata, postice 
levissime attenuata, convera, fusca, nitidula, pube cinerea tenui vestila ; 
capite prothoraceque rufis, hoc fusco trivittato, illo vitta media breri 
‘usca Signato; elytris sutura et margine laterali anguste rufis ; capite 
subtiliter dense punctato, inter antennas leviter transtersim tmpresso, 
antennis rufis, sat gracilibus, corporis medium superantibus ; protho- 
race oblongo, elytris valde angustiore, antice rotundatim ampliato, 
alutaceo, basi medio tmpressiuseulo ; elytris elongatis, ad humeros sat 
rotundatis, fere a basi postice leviler attenuatis, apice conjunctim 
paulo acuminatis, dense subtilissime coriaceo-punctulatis, haud costu- 
latis; subtus fusca, pubescens, segmento ventrali ultimo lateribus ru- 
lescente, pedibus rufis, sat elongatis. 


Bassin du Mandraré, sud de Madagascar (Aluaud). 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 343 


Très voisine de strigicotlis Fairm., mais plus petite, plus étroite, 
la tête ayant au milieu une tache ou bande très courte brune, le cor- 
selet de même forme, mais plus étroit, bordé de brun latéralement, la 
bande médiane non impressionnée avec une petite fossette à la base et 
les élytres plus parallèles avec les bandes suturale et marginales plus 
étroites et plus nettement limitées, 


ELMIDAE 


Elmis fuligineus n. sp. — Long. 2 à 2 12 mill. — Ressemble 
assez au Perrieri pour la forme et la taille, mais le corps est très 
finement et densément coriacé, couvert le plus souvent d’un enduit 
fuligineux qui voile la sculpture réelle; le corselet est aussi large que 
les élytres avec les côtés légèrement arrondis, nullement redressés à 
la base, aussi large en arrière qu’en avant, avee un faible sillon de 
chaque côté à la base, ayant parfois au milieu une courte strie, mais 
sans plis en avant et en arrière, les bords latéraux sont également mar- 
ginés, les angles postérieurs à peine saillants en arrière; les élytres, 
‘quand elles sont dénudées, présentent de fines lignes ponctuées, et 
sur le côté une ou deux lignes médiocrement saillantes, les bords 
latéraux marginés et tranchants ; les antennes sont très grèles, rous- 
sâtres ainsi que les tarses. 


Plateau de Ankara (H. Perrier). 


Elmidola pinguis n. sp. — Long.2 mill, — Ressemble assez à l'E. 
biapicata Faïrm., au moins pour la taille et la forme, mais bien plus 
large, d’un brun noirâtre brillant: le corselet est aussi large que les 
élytres, ce qui le fait paraître plus court, le disque est plus convexe, 
les côtés sont plus déprimés, les sillons basilaires sont plus marqués, 
les élytres sont fortement striées-ponctuées, les intervalles presque 
plans et lisses: les pattes sont ordinaires avec les tarses roussàtres 
comme les antennes, 


Environs le Suberbieville (H. Perrier); un seul individu. 


Elmidola striolata n. sp. — Long. 2 mil. — Ressemble à l'E. 
pinguis Fairm., la coloration est la même, d’un brun foncé très fai- 
blement métallique, mais le corps est bien plus petit, plus étroit, assez 
parallèle, moins convexe longitudinalement, les élytres sont moins 
courtes, striées de même ; le corselet n’est pas fortement rétréci en 


(1) Ann. Belg. 1897, 980, 


344 L. FAIRMAIRE. 


avant, son bord antérieur n’est pas lobé au milieu, sa surface est aussi 

très finement ponctuée avec une courte strie de chaque côté à la base 

et une très petite fosselte vis-à-vis de l’écusson; les élytres sont assez 

faiblement striées, les stries à peine ponctuées, les intervalles plans. 
Environs de Suberbieville (H. Perrier). 


Elmidola lateritia n. sp. — Long. 1 1/2 mill. — Oblonga, sat 
convexa, fusco-aenescens, sat nitida, elytris lateribus late umbrinis ; 
capite medio impressiusculo, antennis fulvis ; prothorace parum trans- 
verso, antice leviter angustato, dorso subsericeo, medio antice striola 
brevi tmpresso, basi medio breviter biplicalulo et utrinque stria sat 
profunda, extus carinata, medium haud superante, signato ; elytris sub- 
parallelis apice rotundatis, punctulato-substriatis, intervallis planius- 
culis ; tibiis tarsisque fulvis. 

Bélumbé (H. Perrier). 


Ressemble à certaine variété d'E. biapicata Fairm., chez laquelle 
les taches apicales roussàtres remontent vers la base ; mais ici le corps 
est plus étroit, plus parallèle, le corselet a 2 petits plis au milieu de la 
base et, en avant, une strie médiane bien visible; sur les élytres 
les points sont plus gros, ne forment pas de véritables stries et les in- 
tervalles sont plans; les tibias et les tarses sont d’une coloration plus 
claire. 


Pachyelmis interstitialis n. sp. — Long. 1 mill. — Breviter ova- 
tus, postice ampliatus, fusco-subaenescens, vix nitidulus, prothorace 
paulo nitidiore ; capite reclinato, antennis rufulis; prothorace paruwm 
transverso, antice compressiusculo-angustato, margine antico arcua- 
tüm producto et rufescente, dorso postice utrinque stria sat profunda, 
medio abbreviata, impresso; elytris brevibus, sat fortiter striatis, tn- 
tervallis converiusculis ; pedibus rufescentibus. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Ressemble beaucoup à P. validipes Faïirm., mais plus large et 
moins dilaté en arrière avec les élytres plus fortement striées, à inter- 
stries convexes, le corselet non relevé sur le disque, plus comprimé 
sur les côtés en avant et les pattes d’une couleur plus claire. 


Limnius lineicollis n. Sp. — Long. À mill. — Oblongus, parum 
conveæus, aenescente-fuscus, nitidus, elytris umbrinis, antennis, tibiis 
tarsisque fulvis ; prothorace transverso, elytris haud angustiore, antice 
a medio parum angustato, lateribus leviter arcuatis, margine antico 
arcuato, anguste rufescente, disco subtilissime punctulato, linea media 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 349 


tenuiter ac breviter tmpressa, basi utrinque sat fortiter striato-costa- 
ta, medio ad seutellum obsolete impressiuscula; elytris ovatis, subpa- 
rallelis, basi truncatis, punctato-lineolatis, vix substriatulis, utrinque 
bicostulatis. 


Bélumbé (H. Perrier). 


Plus grand que le L. Ikopae, d'une coloration différente, avec le 
corselet marqué sur le disque d’une ligne finement enfoncée. 


Limnius bothrideres n. sp. — Long. véx À mill. — Ovatus, pa- 
rum convexus, fusculo-aenescens, nilidus; antennis, tibiis tarsisque 
fulvescentibus ; antennis gracilibus, medium prothoracis attingentibus, 
apice paulo crassioribus, articulo 1° ceteris longiore, apicali acutius- 
culo; prothorace transverso, elytris haud angustiore, antice medio 
arcuatim angustato, paulo compresso-elevato et lateribus subtiliter 
rubiginoso-pubescente, disco medio fovea sat magna ümpresso, basi 
utrinque sat breviter striata; elytris ovatis, dorso nitidis, lateribus 
fuliginoso-pubescentibus, dorso vix perspicue subseriatin punctulatis, 
extus sat acute costulatis. 

Bélumbé (H. Perrier). 

Cette espèce est remarquable par la fossette du corselet qui est 
assez grande et un peu en croissant; deux individus présentaient 
cette impression, mais par malheur un d'eux à été brisé. Le corps est 
plus large que chez le précédent et la coloration est d’un brun bronzé 
brillant. 


BUPRESTIDAE 


Polybothris (Coccinellopsis) transversa n.sp.—Long.25 mill. 
— Forme de C. lamina, mais un peu plus grande et plus elliptique, 
d'une couleur médiocrement brillante, d’un brun faiblement bleuâtre 
en dessus; le corselet plus large, à ponctuation fine, écartée, uni, le 
sillon médian peu profond, les sillons obliques à peu près effacés, les 
côtés assez arrondis en avant; les élytres sans sillon ni côtes vers la 
suture, ayant seulement 3 lignes un peu saillantes et 3 impressions 
dorées, la 4'e assez petite, derrière l'épaule, la 2° assez grande, trans- 
versale, au milieu, la 3° formée de plusieurs petites, irrégulières, Pan- 
térieure un peu transversale en dehors, l'extrémité est tronquée, rou- 
geatre, cette couleur remontant un peu sur le côté, non comprimée, 
ni pubescente; le dessous est d’un cuivreux doré, grossièrement pone- 
tué, mais peu densément, les côtés du pro- et du mésosternum sont 


346 L. FAIRMAIRE. 


d'un brun bleuàtre ainsi que les épipleures, sauf l'extrémité; les 
pattes sont d’un brun verdâtre avec le fémur cuivreux: les segments 
abdominaux sont étroitement bordés de bleu à la base et à l'extrémité, 
le dernier segment a quelques gros points, une bordure bleue à lex- 
trémité, une petite fossette bleue au milieu de la base. 


Fort-Dauphin ‘Cotta). 


Polybothris inclyta n. sp. — Long. 26 mill. — Ressemble beau- 
coup au P. Lelieuri Buquet, figuré dans les Annales de la Soc. ent. 
de France, 1854, pl. IL, fig. 4 et dans l'Atlas Grandidier, pl. 40, fig. 4. 
Il en diffère par la taille bien plus faible, les élytres plus larges, plus 
brièvement rétrécies en arrière, moins prolongées: elles sont plus 
arrondies aux épaules, les stries sont plus régulières, les intervalles 
alternativement étroits, convexes et larges, déprimés, remplis de fines 
squamules serrées d’un bronzé doré, la bande transversale postérieure 
d'un brun foncé moins brillant, plus large, plus entière, la tache 
blanche postérieure ne s’étalant pas sur le bord externe, la suture 
non accompagnée d’une dépression longitudinale, plus marquée vers 
l'extrémité; le corselet est plus court, moins largement canaliculé au 
milieu ; la tête est presque trisillonnée; l'abdomen à peu d'impressions 
de tomentosité rousse, les fémurs sont bleus, les tibias et tarses d’un 
roux doré, 

Plateau de l’Ankara (Z7. Perrier); un seul individu. 

Se rapproche du P. Perrieri Fairm. pour la forme et la taille, 
mais la sculpture est fort différente ainsi que la vestiture. 


Polybothris rugosa n. sp. — Long. 14 mill. — Ressemble au 
P.chalcochrysa Klug pour la taille, la forme et la coloration, mais 
un peu plus large, surtout en arrière, d’une coloration moins sombre, 
plus bronzée, les impressions des élytres moins nombreuses, 2 margi- 
nales seulement, la 4'° avant le milieu, l’autre avant l'extrémité et 
une sur le 3° intervalle, presque au milieu, suivie de 2 plus petites 
en arrière; la tête est également très rugueuse, très ponctuée, bleue 
le long des yeux et en avant, le labre très bleu, très brillant, ainsi 
que les antennes et les pattes ; le corselet à la même forme, mais plus 
rugueux, plus ponctué, avec un faible sillon médian, s'élargissant en 
fossette à la base, sans traces d’impressions obliques sur les côtés: 
les élytres sont un peu plus courtes, à lignes de fossettes formant 
presque des stries bien marquées jusqu'à l'extrémité qui est obtuse, 
non tronquée, les intervalles très étroits formant de légères côtes; le 
dessous est d’un bronzé à reflets de laiton, très brillant, à gros points, 


Faune colcopltérique de la région Malgache. 347 


la poitrine plus rugueuse, les 2 derniers segments ventraux lisses, 
d’un bleu d'azur très éclatant, l’avant-dernier avant la base très étroi- 
tement cuivreux et ponctué. 


Ampasimena, vallée d’Ambolo (Cotta. 


Polybothris Coindardi n. sp. — Long. 13 1/2 mill. — Ressemble 
aussi beaucoup au chalcochrysea, mais plus court, avec les élytres 
plus élargies à la base, se rétrécissant presque dès le milieu; la colo- 
ration est semblable: le corselet un peu plus étroit, moins fortement 
rugueux avec quelques petits reliefs bleus sur les côtés et en avant. 
le sillon médian se terminant à la base par une impression moins large, 
les élytres sont un peu cordiformes, avec les cotés plus arrondis à la 
base, le lobe posthuméral plus arrondi, sans impression; les lignes 
de gros points sont semblables et, ainsi que les intervalles, plus régu- 
lières sur les côtés et vers l'extrémité qui est tronquée et qui ne porte 
que 2 impressions sur les bords: le dessous est coloré de même, 
mais avec des plagules et des taches bleues sur les côtés et sur 
l'abdomen, la sculpture est bien plus grosse et plus serrée; le seg- 
ment anal est lisse, d’un bleu d'azur brillant, le milieu en ogive poin- 
tue, bordé latéralement d’une bande étroite impressionnée fauve, les 
pattes bleues, très ponetuées. 


Ampasimena, vallée d’'Ambolo (Cotta). 


Icaria Cottae n. sp. — Long. 15 à 17 mill. — Ressemble à l’Zca- 
ria alata GC. G. pour la forme, mais un peu plus petite, moins 
rugueuse, plus brillante ; le corselet est plus trapézoïdal, plus large en 
arrière, plus étroit en avant avec les côtés presque droits, sa surface 
est plus lisse, à ponctuation écartée, surtout au milieu, sa couleur 
est d’un bronzé verdâtre plus brillant; les élytres ont les stries fine- 
ment ponctuées, les intervalles presque plans avec 3 ou 4 petites im- 
pressions peu distinctes, les côtés sont aussi finement épineux vers 
l'extrémité; le dessous est d’un bleu verdàtre clair, plus finement 
ponctué, avec des plaquettes lisses, d’un brun bronzé, au milieu et 
sur les côtés de l’abdomen: les pattes sont colorées et ponctuées 
comme l'abdomen. 


Ampasimena, vallée d'Ambolo (Cotta). 


Ptosima Perrieri n. sp. — Long. 8 mill. — Oblonga, subparallela, 
antice el apice similiter angustata, viridi-metallica, nitida, glabra, 
prothorace capiteque aurosa cupreolis; capile convexo dense  punc- 
tato, clypeo apice anguste coeruleo; prothorace transterso, lateribus 


348 L. FAIRMAIRE. 

basi parallelis, antice arcuatis, dorso dense punctulato, margine pos- 
tico fere recto, punctis 3 distantibus impresso, angulis posticis rectis, 
anticis obtusis ; scutello minuto, depresso ; elytris basi plicatis et supra 
humeros impressis, dense punctulatis, postice leviler rugulosis, vage 
striatulis, Suturam versus evidentius, stria suturali impressa: subtus 
dense sat Subtiliter punctata, pedibus anticis coerulescentibus. 


Ankarahitra (H. Perrier). 


Ressemble à P. sericea Kerr., mais plus petite, glabre, d’une colo- 
ration plus claire, d’un vert métallique, avec la tête et le corselet d’un 
cuivreux doré. À l'exemple de Kerremans, je range cet insecte dans le 
G. Plosima, mais son faciès est plutôt celui de Polyctesis Rhois, et 
surtout de quelques Sphenoptera de la Russie méridionale, telles que 
S. Karelinii, cupraria, ete. 


Acmaeodera amplicollis n. Sp. — Long. 10 mill. — Ressemble 
beaucoup à l'A. sparsuta Fairm., mais plus grande et plus robuste, 
avec le corselet plus ample, plus convexe, plus uni sur le dos, avec 
une très faible fossette au milieu de la base qui est fortement margi- 
née, moins court et plus arrondi sur les côtés; les élytres sont à peine 
calleuses au bord externe avant l'extrémité, plus fortement calleuses 
aux épaules, finement striées, les stries finement ponctuées, mais 
plus fortement à la base et à lextrémité, les intervalles faiblement 
convexes, un peu plus à l'extrémité, moins finement et moins densé- 
ment ponctuées, garnies de soies blanchâtres moins nombreuses, 
ayant quelques petites taches jaunes, une punctiforme de chaque côté 
de l’écusson et une autre près de l'épaule, une plus grande au milieu 
du côté, et plusieurs petites avant l’extrémité, ces taches variables et 
peu régulièrement placées, sauf la marginale : le dessous est d’un brun 
plombé avec de nombreuses soies grises, ainsi que les pattes, et très 
ponctué. 


Environs de Suberbieville (Z. Perrier); un seul individu. 


Acmaeodera apicalis n. sp. — Long. 6 1,2 mill. — Ressemble 
un peu à l'externa Fairm. par la maculation des élytres et à la spar- 
suta pour la forme générale; mais elle est plus petite, d’un brun 
bronzé obscur avec quelques petites taches jaunes sur les côtés des 
élytres et sur les côtés du corselet; mais elle se distingue des deux 
par sa teinte sombre, à peine brillante, couverte de fines aspérités, 
comme la peau de chagrin, avec de fines stries assez confuses en avant, 
plus marquées en arrière avec les intervalles un peu relevés alterna- 
tivement à la base, effacés sur les taches jaunes et devenant presque: 


Faune coléopterique de la région Malgache. 349 


costiformes à l'extrémité; le corselet est court, très rétréci en avant, 
arrondi sur les côtés en arrière, son disque à ponctuation assez fine, 
serrée, presque ruguleuse; la tête est plane, rugueusement ponctuée, 
sans impression médiane; le dessous du corps est un peu mélangé de 
roux, très ponctué. 


Plateau de lAnkara (H. Perrier); un seul individu. 


Agrilus Perrieri n. sp. — Long. 7 1/2 à 9 mill. — Même forme 
et même coloration que PA. areolatus Fairm.; en diffère par la taille 
un peu plus forte, les tubercules frontaux moins ronds en dedans, le 
chaperon uni, non échancré anguleusement en avant du front, plus 
élargi en avant, les antennes sont plus longues, moins en scie, le cor- 
selet porte sur le disque 2 fossettes bien marquées, l’une plus grande 
en arrière et 2 fortes impressions latérales sur chaque côté, toutes assez 
cuivreuses au fond, avec les bords relevés, le bord postérieur est assez 
fortement bisinué; l’écusson est semblable, les élytres ont le même 
genre de sculpture, mais les côtes sont très Saillantes, la discoïdale 
atteint l'extrémité de l’élytre, entre elle et la suture se trouve une côte 
également saillante mais ne dépassant guère le milieu et épaissie à la 
base: de chaque côté il y a 8 impressions plus marquées que chez 
areolatus et teintées de même; les côtés sont débordés par l'abdomen 
et l'extrémité est brièvement épineuse; le dessous et les pattes sont 
semblables. 

Environs de Suberbieville (7/7. Perrier); assez commun, tandis 
qu'areolatus est fort rare. 


Agrilus quadraticollis n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Plus petit 
et plus étroit que loctosignatus, même coloration d’un brun bronzé 
avec les impressions à peine cuivreuses; la tête est de même peu 
échancrée, le corselet est plus carré, presque parallèle sur les côtés qui 
s’arrondissent tout à fait en avant, ayant sur le disque un sillon lon- 
gitudinal légèrement élargi à la base au lieu de 2 fossettes, surface 
plus finement striolée en travers, base fortement échancrée de chaque 
côté près des angles qui sont un peu corénés, les élytres sont plus 
finement rugueuses, à peine débordées par l'abdomen, terminées par 
une très courte pointe peu aiguë, elles ont une forte impression de 
chaque côté à la base et sur chacune une côte longitudinale à peine 
saillante doublée en dedans par une autre plus courte, s’arrêtant à une 
impression postmédiane, une autre impression allongée se trouve 
entre la précédente et la base, et enfin une autre encore moins marquée 
avant l'extrémité; les 2 côtes sont presque effacées à la base: le 


390 L. FAIRMAIRE, 


dessous est couvert d'une pubescence grise avec des taches dénudées 
sur les côtes de l'abdomen. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier) ; un seul individu. 

Agrilus frontalis n. Sp. — Long. 4 à 5 mill. — Parum elongatus, 
postice leviter attenuatus, obscuro-aeneus, modice nitidus, impressio- 
nibus subtiliter griseopubescens; capite subtilissime dense punctulato, 
densius pubescente, Sumino medio sat fortiter et late sulcato, lateribus 
sulci elevatis sed non angulatis, antice anguste cum clypeo cuprino, 
nitido, et medio impressiusculo, antennis medium prothoracis haud 
superantibus, haud serratis; prothorace basi elytris haud angustiore, 
antice paulo angustato, lateribus antice leviter arcuatis, dorso subtilis- 
sûme dense coriaceo-punctato, medio linea vir tmpressa, basi paulo 
foveolata signato, utrinque fortiter ac late impresso; scutello transrersün 
elevato, apice acuto ; elytris simililer coriaceo-punctatis, postice angu- 
statis, apice subtiliter ac brevissime denticulatis, basi utrinque late 
impressis, dorso linea media paulo elevata, medio interrupta, sutura 
postice elevata, interstitiis oblonge impressiusculis et plus minusre pu- 
bescentibus; subtus converus, simililer coriaceus, metapleuris et abdo- 
mine acute carinatis, metasterno paulo laeviore, et cum femoribus 
leviter et abdomine cuprino, pedibus brevibus. 

Madivalo (1. Perrier). 

Ressemble assez à l'A. lituratus KI. d'Égypte, mais plus grand, 
avec la tête plus excavée, le corselet plus étroit, n'ayant qu’une fossette 
au milieu de la base, bien plus rugueux et les élytres débordées par 
l'abdomen, plus rugueuses, à nervures. 


Agrilus obsoletus n. sp. — Long. 6 mill. — Ressemble au pré- 
cédent, mais un peu plus grand, d’un bronzé plus clair; le front est 
plus largement creusé, le corselet plus large, striolé en travers, à peine 
rétréci en avant, ayant également à la base 2 fossettes, l’une devant 
l’autre, la postérieure plus large, l’écusson brillant, les élvtres unies, 
n'ayant qu'une faible côte discoïdale, un peu plus marquée à la base 
en obliquant sur l'épaule, presque effacée en arrière, un peu débor- 
dées aussi par l'abdomen; le dessous est finement et densément 
ruguleux, avec une pubescence grise plus serrée. 

Belumbé (H, Perrier); un seul individu. 

Discoderes granulum n. sp. — Long. vér 3 mill. — Ressemble 


pour la forme, la sculpture et la coloration au D. deformis Fairm., 
mais bien plus petit, un peu plus étroit; d’un noir assez brillant avec 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 39 1 


un très faible reflet purpurin ; la tête est moins large, moins largement 
impressionnée entre les yeux; le corselet a la même forme, mais il est 
plus étroit et sa face ne déborde pas celle des élytres, en avant 2 tu- 
bercules arrondis, assez gros, de chaque côté à la base un pli très 
oblique et de fortes impressions sur les côtés; l’écusson est plus petit 
et plus étroit: les élytres sont plus étroites, moins élargies en arrière, 
plus rétrécies à l'extrémité qui est obtuse et non brusquement tron- 
quée, les épaules sont bien moins relevées, la surface est très ponctuée 
avec quelques tubercules ovalaires et un pli oblique assez court par- 
tant presque de l'épaule et un autre plus court près de la suture à la 
base : il n'y a pas de linéole pâle; le dessous est densément ponctué, 
faiblement bronzé. | 
Ankarabitra (H. Perrier). 


Pachyschelus hovanus n. sp. — Long. 3 1/4 mill. — Brevissine 
ovatus, antice et postice fere aequaliter angustatus, modice convexus, 
fusco-aeneus, valde nitidus, cupreolo-micans ; capite planiusculo, dense 
punctulato, antice subtiliter rugosulo et leviter inflexo; prothorace 
lato, brevi, antice profunde emarginato et caput includente, margines 
posticos elytrorum basi paulo amplectante, antice valde angustato, late- 
ribus a basi fortiter arcuatis, disco subtilissime punctulato ; scutello 
triangulari, acuto, laevi; elytris brevissünis, postice a medio angustatis, 
dorso subtiliter laxe punctatis, ad latera tmpressis, apice obtuse rotun- 
datis: subtus fusco-metallicus, parum nitidus, abdomine et pectoris 
medio coerulescens, pectore fortiter punctato, pedibus compressis, re- 
tractis. 

Diego-Suarez; un seul individu communiqué obligeamment par mon 
ami Kerremans. Sans l'affirmation de ce dernier, j'aurais eu peine à 
introduire cet insecte dans un genre purement américain. 


STENIANTHE CRASSULA Fairm., Rev. d’Entom. 1901, 166. — Cette 
espèce a été décrite sur un seul individu entièrement vert métallique 
avec les épaules cuivreuses; un autre individu, recueilli récemment 
par M. Perrier à Ankarahitra, est bleu avec les élytres cuivreuses à la 
base, passant peu à peu au vert métallique dès le milieu. 

Le facies est assez différent à raison de cette coloration, mais il n'\ 
a pas d’autres dissemblances, 


392 L. FAIRMAIRE. 


CURCULIONIDAE 


Blosyrus Perrieri n. Sp. — Long. 7 mill. (rostr. incl.). — Brevis, 
converus, elytris fere globosis, fuscus, indumento subtilissime squamo- 
sulo fuliginoso vestitus, prothoracis lateribus et elytrorum maculis 
minutis griseis; capite brevi, fronte ante oculos transversim profunde 
sulcata, inter oculos fortiter et longitudinaliter trisulcata, rostro bre- 
vissimo, late et angulatim emarginato, dense ciliato, antennis gracilibus 
sat brevibus, clava crassa terminatis; prothorace transverso, elytris 
angustiore, lateribus fortiter rotundato, punctis grossis inaequaliter 
perforato, paulo inaequali, medio obsolete breviter carinulato; elytris 
valde convexis, subglobosis, basi fere truncatis, ad humeros oblique 
rotundatis, crenato-striatulis, striis parum impressis sed fortiter cre- 
natis, intervallis leviler convexis, alternatim et apice praesertim 
magis elevatis, parte deflexa parum regulariter laxe punctata; pedibus 
validis, libiis rectis, intus subtiliter Setulosis. 

Plateau de l’Ankara (A. Perrier); un seul individu. 

Ressemble extrêmement au B. globulipennis Fairm., de Mayotte, 
mais d’une coloration assez différente, avec le corselet plus fortement 
arrondi. Sur les côtés, les intervalles des élytres sont alternativement 
plus convexes et les points des stries plus transversaux. 

Proictes longehirtus n. Sp. — Long. 3 mill. — Ressemble extré- 
mement à l’hystrix Fairm., même forme, même taille, coloration et 
vestiture analogue; mais la tête et le rostre sont bien plus larges, hé- 
rissés de soies plus nombreuses, plus longues, les yeux plus écartés; 
le corselet paraît moins court, la bande dorsale est obsolète, les laté- 
rales sont bien marquées; les élytres sont plus unicolores, sans tache 
blanche sous l’épaule, elles sont moins courtes et plus hérissées de 
soies; enfin les tarses paraissent plus grêles. 

Fort-Dauphin; ma collection. 

Platycopes latipennis n. Sp. — Long. 5 mill. — Ovatus, con- 
vexus, fuscus, indumento lutoso dense vestitus; fronte et rostro sulca- 
tis, hoc lato, ad antennarum insertionem levissime angustato, apice 
truncatulo, sulco mediano ante apicem abbreviato, oculis modice con- 
veris, antennis validiusculis, scapo crasso, letiter arcuato, oculum fere 
superante ; prothorace transverso, basi el antice fere aequilato, lateri- 
bus rotundato, subtiliter dense punctato, medio vage striato, breviter 
asperulo ; scutello inconspicuo ; elytris fere globatis, ad humeros paulo 
obliquatis, punctulato-striatis, intervallis convexiusculis, striis apice 
et lateribus profundioribus ; pedibus sat validis, tibiis asperatis. 

Baie d’Antongil; ma collection. 


Faune coléoptérique de la region Malgache. 393 


Platycopes madagascariensis n. Sp. — Long. à mill. — Même 
vestiture que le latipennis, mais corps plus étroit, corselet moins 
court, plus étroit, plus anguleusement arrondi sur les côtés, plus ré- 
tréci en avant; élytres bien plus ovalaires, plus étroites, à stries plus 
profondes, à peine ponctuées, à intervalles convexes, couverts d’aspé- 
rités ruguleuses ; les pattes sont assez robustes et le sillon médian du 
rostre traverse la tête et le front et se termine en s’élargissant à l’ex- 
trémité du rostre. 

Madagascar ; un individu provenant de Goudot. 


Platycopes submaculatus n. Sp. — Long. 4 12 à 5 mill. — 
Ressemble au latipennis mais avec les élytres moins courtes et 
moins arrondies, la coloration est plus grise, notamment sur la tête, le 
corselet et les côtés des élytres, celles-ci ont le dos un peu enfumé 
avec une ou deux taches en dehors sur la limite de la partie grise mar- 
cinale, parfois les intervalles sont alternativement plus clairs; la tête 
et le rostre ont un sillon médian entier, ce dernier est échancré à 
l'extrémité, le scape des antennes dépasse un peu le bord postérieur 
de l'œil; le corselet a quelques squamules courtes, hérissées et une 
ligne médiane brune; les stries des élytres sont plus marquées vers la 
suture et plus effacés en dehors ; les tibias sont plus lisses. 


Mayotte (Coquerel), Nossi-Bé, Baie d’Antongil; ma collection. 


Platycopes lateritius n. Sp. — Long. #4 1/2 mill. (rostr. excl.), — 
Ovatus, elytris globosis, fuscus, indumento griseo-cinerascente dense 
vestitus, prothorace vittulis 3 (mediana fere obsoleta) et elytris disco 
maculis sat minutis piceolis, utrinque post medium macula transrer- 
sali externa grisea, parum distincta ; capite lato, medio cum rostro sul 
cato, hoc brevi, à basi antice angustato, apice paulo declivi, fortiter 
emarginato et squamulis minutis viridibus sparsuto, intus barbato, ocu- 
lis distantibus, converis, antennis parum gracilibus, scapo oculum paulo 
superante, à basi gradatim incrassato, funiculi articulis 2 prümis 
aequilongis, ceteris paulo longioribus, clara ovata; prothorace trans- 
verso, basi elytris vix angustiore, antice vix angustato, lateribus levi- 
ter arcuatis, dorso laxe punctulato; elytris basi sinuatis, ad humeros 
obliquis, fere globosis, apice obtusis, dorso leviter punctulato-striolatis, 
intervallis vix convexiusculis, 4-6 post medium vix converioribus, gri- 
seo-transrersim maculatis, hac macula antice et postice leviter dentata 
et piceo anguste marginata, extus cum colore laterali confusa : femori- 
bus posterioribus clavatis, piceo maculosis. 

Madivalo (1. Perrier). 


Ann. Soc. Ent. Fr., Lxx1, 1902. 93 


394 L. FAIRMAIRE. 


Diffère des précédents par la coloration, la forme plus courte, les 
élytres plus globuleuses, hérissées de soies assez courtes: les élytres 
ont, à la base, en dehors, une teinte grise qui rejoint la bande médiane 
par le bord externe et qui est surmontée d’une tache brune sur l’é- 
paule. 


Platycopes pictidorsis n. sp. — Long. 3 1/2 mill. (rostr. ercl.). 
— Ovatus, conveæus, piceolo-cervinus, setulis brevibus hirtulus, maculis 
piceis variegatus, elytris macula circa-scutellari et post medium vitta 
Luniformi commauni griseis, hac piceo marginata, interdum medio in- 
terrupta; capite cum rostro plano et medio sulcato, hoc apice angula- 
Lim emarginato, fronte a rostro linea picea transtersim separata : 
prothorace transterso, lateribus pallido et sat rotundato, dorso grosse 
sparsim punclato, medio striato, antice obsolete transtersim impresso : 
elytris brevissime ovatis, converis, magis hirtulis, punctato-striatulis, 
intervallis vix converis, parte apicali pallido qguttulata: subltus griseo- 
variegatus, pedibus sat validis, femoribus apice et tibiis basi interdum 
griseis. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Plus court que les précédents et d’une coloration très différente ; 
s'éloigne un peu des Platycopes par son rostre assez fortement échan- 
cré et par les courtes soies des élytres. 


Barianus D. £. 


Ce nouveau genre, très voisin des Platycopes, en differe par le 
rostre allongé, atténué en avant, largement sillonné au milieu, rétréci 
légèrement en avant au-dessus des scrobes, presque fovéiformes, qu'il 
découvre, par les yeux peu convexes, plus rapprochés, moins laté- 
raux; le scape est plus long, plus étroit, non déprimé, atteignant le 
bord antérieur du corselet, le funicule, presque de la même grosseur 
que le scape, est cylindrique, 4 article à peine plus long que le 2e, 
massue ovalaire-acuminée, guère plus épaisse que le funicule. Les 
autres caractères sont semblables. 


Barianus uniformis n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Ressemble ex- 
trèmement au Platycopes madagascariensis pour la forme et la 
vestiture; seulement les élytres sont un peu plus courtes, ce qui les 
fait paraitre plus arrondies; mais le rostre est bien différent, allongé, 
largement sillonné, rétréei au-dessus de l'insertion des antennes et les 
yeux sont rapprochés, presque frontaux, moins convexes: le corselet 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 309 


est un peu moins dilaté au milieu des côtés, un peu moins rétréei en 
avant; enfin les élytres sont moins fortement striées. 


Mayotte (Coquerel). 


Barianus Coquerelii n. sp. — Long. 4 1/2 mill. (rostr. except.). — 
Oblongo-ovatus, converus, lateribus paulo compressus, piceus, indu- 
mento cinereo-cervino vestitus, capile et prothorace lateribus, elytris 
vitta lata externa et linea marginali brevi squalide griseis, prothorace 
elytrisque vage rubiginoso viltatis ; rostro antice attenuato, medio for- 
titer sulcato, supra scrobes constricto, scrobibus foveatis, apertis, apice 
leviter emarginato, antennis sat validis; prothorace longitudine vix la- 
tiore, lateribus leviter arcuatis, basi transversim obsolete impresso, 
dorso alutaceo ; elytris ovatis, ad humeros late rotundatis, lateribus com- 
pressis, dorso leviter punctato-striatulis, ad latera profundius, inter- 
vallis vir converiusculis, alternatin paulo magis convexis : subtus cum 
pedibus concolor, immaculatus. 


Mayotte (Coquerel). 


La bande päle qui entoure les élytres rend cet insecte assez remar- 
quable. 


Tanysomus D). £. 


Corps oblong-ovalaire, atténué en avant, convexe. Tête assez courte, 
front marqué d'un sillon qui se prolonge sur le rostre, ce dernier aussi 
large que la tête dont il est séparé par une ligne arquée, à peine plus 
long, parallèle, largement échancré à l'extrémité ainsi que le labre, 
scrobes courts, s’effacant avant les yeux, antennes apicales, grêles, 
scape n’atteignant pas le bord postérieur des veux, funicule plus long 
que le scape, grêle, 4° article pas plus long que le 2, mais un peu plus 
épais à l'extrémité qui porte une soie, lessuivantssubégaux,massue ovale, 
acuminée ; corselet pas plus large que la tête, à peine transversal, pas 
plus large à la base que celle des élytres ; celles-ci ovalaires, obtusé- 
ment acuminées et un peu comprimées à l'extrémité; pattes assez ro- 
bustes, fémurs épais à peine claviformes, pénultième article des tarses 
largement bilobé, crochets soudés. 

Genre assez voisin des Platycopes, à corps plus oblong, avec des 
antennes grêles, y compris le scape, et insérées à l'extrémité du rostre 
qui est largement échancré, et les élytres ovalaires, moins arrondies 
sur les côtés et à l'extrémité. 


390 L. FAIRMAIRE. 


Tanysomus frenatus n. sp. — Long. 5 à 61/2 mill. (rostr. excl.). 
— Oblongus, antice attenuatus, converus, piceus, indumento subtiliter 
squamosulo cinereo-griseo dense vestlilus, prothorace utrinque vitta sat 
lata, elytris utrinque maculis 3 oblique dispositis fusculis, intervallis 
alternatim paulo obscurioribus : capite squamulis minutissimis Ssmaraq- 
dulis interdum sparsuto, basi et lateribus setulis brevibus erectis mu- 
nito, antennis gracilibus, Scapo apice tantum crassiore, funiculè arti- 
eulo 1° sequenti haud longiore, apice paulo crassiore el unisetoso ; 
prothorace parum transverso, lateribus leviter rotundato, antice paulo 
angustato et capite haud latiore, dorso paulo rugoso et setulis brevibus 
plus minusve sparsuto; elytris ovatis, medio leviter ampliatis, modice 
punctulato-striatis, intervallis, leviter conveis, allernatim dilutiori- 
bus, setulis erectis uniseriatis hirtulis; pedibus sat validis, femoribus 
basi apiceque et tibiis apice infuscatis. 

Plateau de l'Androy (Decorse). 

Le labre est parfois couvert de petites écailles d’un vert métallique. 

Le faciès de cet insecte est un peu celui de Peritelus prolirus KsSW., 
de l'Espagne. 


Polycleis uniformis n. sp. — Long. 13 mill. (rostr. excl.) — 
Fuscus, modice nitidus, sat dense cinereo-pubescens, unicolor : capite 
rostroque medio fortiter sulcatis, illo paulo rugosulo, fronte strigosula, 
ad oculos impressa; prothorace trapeziformi, ad basin latiore, hac late 
sinuata, angulis retroductis, dorso subtiliter coriaceo-punctulato, basi 
medio obsolete impresso: elytris oblongis, ad humeros rotundato-angu- 
latis, apice mucronatis, parum fortiter punctulato-striatis, punctis 
apice obsoletis ; subtus cum pedibus obsolete pubescens. 


Plateau de l'Ankara (A. Perrier). 

Ressemble au plumbeus pour la couleur et la vestiture, mais plus 
étroit, se rapprochant du Bohemani, dont il diffère notablement par la 
orme du corselet élargi à la base, avec les angles postérieurs saillants, 
comme chez l'equestris. 


Polycleis trapezicollis n. Sp. — Long. 12 à 1% mill. (rostr. 
eæel.). — Ressemble à l’uniformis pour le faciès, la forme et la 
sculpture du corselet; mais le corps est plus étroit, presque parallèle, 
plus brillant, la pubescence est moins dense, moins uniforme avec des 
teintes rubigineuses assez vagues, plus distinctes vers l'extrémité; le 
rostre est moins carré, un peu plus ruguleux, le sillon médian est 
moins large en avant, les antennes sont moins longues: le corselet a la 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 357 


même forme et est également très finement ponctué, plus brillant; 
les élytres sont un peu plus fortement striées, les stries plus fortement 
ponctuées, surtout à la base, leur vestiture n’est pas pubescente, mais 
formée de très petites écailles d’un gris cendré avec des macules assez 
vagues d’un enduit terreux. 

Plateau de lAndroy (Decorse). 


Cimbus sulphureus n. Sp. — Long. 43 mill. {rostr. ercl.), — 
Oblongus, conveæus, fuscus, capite prothoraceque nitidulis, squamulis 
minutissimis et pilis minutis griseis vestitis, elytris opaculis, subtiliter 
sulphureo-pubescentibus, basi ad  marginem externum et utrinque 
plagis 2 sulphureo-floccosis ; capite sat lato, rostro plano, subtiliter ru- 
gosulo, medio modice sulcato, apice subtruncato, antennis fuscis, brevi- 
bus, prothoracis basin haud attingentibus; prothorace transversim 
subquadrato, elytris valde angustiore, antice leviter attenuato, dorso 
subtiliter coriaceo, rugosulo, basi medio et ante angulos impressiusculo ; 
scutello oblongo, albido-pubescente; elytris ovato-oblongis, ad humeros 
rotundato-angulatis, apice breviter mucronatis, dorso parum distincte 
striatulis, suturam versus evidentius ; subtus cum pedibus minutissime 
squamosulus, his magis piceis, segmento 1° ventrali medio sat fortiter 
oblonge impresso. 


Plateau de PAndroy (Decorse). 


Antistius D. £. 


Genre voisin des Stigmatrachelus qu’il semble remplacer à l’île 
Maurice ; il en diffère par la tête et le rostre non canaliculés, ce dernier 
plus court que la tête, dont il n’est pas séparé par un sillon transver- 
sal, fortement déclive à l'extrémité; les antennes sont très grêles, y 
compris le scape qui est faiblement épaissi à l'extrémité et atteint le 
bord antérieur du corselet, les 2 premiers articles du funicule sont 
également allongés, les suivants assez courts, la massue ovalaire, 
oblongue, acuminée; le corselet est transversal, tronqué à la base, 
assez rétréci en avant; l’écusson est carré avec les angles arrondis, les 
élytres sont oblongues, ovalaires, légèrement élargies en arrière, un 
peu acuminées à l'extrémité, tronquées à la base, avec les épaules an- 
guleusement arrondies ; les hanches antérieures sont épaisses, contiguës, 
le mésosternum est étroit, les 3 premiers segments abdominaux sont 
égaux, le 4° aussi très court, la saillie intercoxale est large, tronquée, 
les pattes antérieures sont plus grandes que les autres, leurs fémurs 
plus épais avec une très petite dent en dessous, tous sont claviformes, 


398 L. FAIRMAIFE. 


les 4 tibias antérieurs sont un peu arqués à l'extrémité, le 3° article 


des tarses est fortement élargi, entier, le 4° long, assez grêle, les cro- 
chets sont soudés à la base. 


Antistius Desjardinsii n. Sp. — Long. 8 mill. — Ohlongus, sat 
converus, fuscus, indumento setosulo lutoso dense vestitus, elytris an- 
tice et postice obscurioribus, fascia mediana lata grisea, antice male 
determinata: capite rostroque punctulatis, setulis minutis fulvo-metal- 
licis munitis, hoc antice linea brevi obsoleta impresso, antennis squalide 
rufescentibus, clava vix obscuriore ; prothorace elytris valde angustiore, 
antice a medio angustato, postice lateribus sat rotundato, dorso granu- 
lis denudatis laxe sparsuto ; scutello haud granulato ; elytris subtilissime 
substriato-punctulatis, intervallis planis, granulis denudatis sparsutis, 
his in vitta transversali raris et minoribus, striis ad latera eviden- 
tioribus; subtus similiter coloratus, metapleuris solis granulatis, 


femoribus anticis inflatis, dente valido armatis, tibiis subtilissime den- 
ticulatis. 


Ile Maurice, un seul individu (Desjardins, coll. R. Oberthür); Cure 
pipe (Aluaud). 


Brachyleptops globipennis n. sp. — Long. 6 mill. (rostr. erel.). 
— Breviter ovatus, antice angustatus, fuscus, leviter fuliginosus, sub- 
opacus ; capite plano, oculis distantibus, rostro capite longiore, sat an- 
qusto, apicem versus dilatato, medio sulcatulo, apice late sinuato, 
scrobibus fere foveatis, antennis elongatis, sat gracilibus, scapo protho- 
racis marginem anticum superante, recto, gracili, apicem versus paulo 
crassiore, funiculi articulis 2 primis ceteris valde longioribus, 2 quam 
primo longiore, clava crasse fusiformi; prothorace transverso, antice a 
medio angustato, laxe rugosulo ; elytris subglobosis, basi prothorace 
haud latioribus, humeris nullis, dorso sat regulariter foveolato-seriatis, 
intervallis plicatulis, lateribus sat irregulariter, alternatim paulo ma- 
gis convexris, leviter tuberculatis, apice similiter, sutura basi elevata ; 
pedibus mediocribus, tibiis elongatis, rectis, femoribus clavatis. 


Plateau de l’Androy (Decorse). 

Diffère de B. murezæ Fairm. par les élytres plus globuleuses, à tu- 
bereules peu saillants, le scape des antennes plus long, et les pattes 
plus longues, à tibias droits. 

Soranus D. £. 


Genre voisin des Anaptoplus dontil diffère par le rostre anguleuse- 
ment échancré à l'extrémité avec une courte fissure médiane, les scrobes 


Faune coléoptérique de la région Malqache. 399 


s’arrêtant un peu au-dessous des yeux, le scape des antennes plus 
grêle, non déprimé, se rétrécissant vers la base, ne dépassant pas le 
bord postérieur de l’æil, le funieule un peu plus grêle; les élytres sont 
plus courtes, subglobuleuses, moins nettement obliques aux épaules 
et sans renflement ; les pattes sont également courtes et robustes. Le 
dessus du corps est hérissé de soies, plus longues et plus nombreuses 
sur les élytres. 

Ce genre diffère aussi notablement des Brachycyrtus par les 
scrobes arqués en dessous, les antennes plus grêles, le corps non tuber- 
culé et hérissé de soies plus ou moins longues. 

Le B. apicicornis Fairm. (Soc. Ent. Belg., 1901, 220) doit rentrer 
dans ce nouveau genre. 


Soranus erinaceus n. Sp.— Long. 6 mill. (rostr. incl). — Ovatus, 
valde converus, elytris globatis, piceis, opacus, capite cum rostro, pro- 
thoracis lateribus et elytrorum maculis utrinque 3 (1° humerali, ® me- 
diana transversali, suturam haud attingente, 3° apicali, intus cruciata) 
squalide albido-squamosulis, undique setis piceis hispidus, prothoracis 
lateribus et elytrorum maculis exceptis, parce hispidulo, medio setis 
prothoracis multo brevioribus ; capite summo denudato, strigosulo, 
fronte lata, inter oculos utrinque breviter ac fortiter sulcata, et utrin- 
que strigosula, rostro brevi, crasso, apice medio inciso, antennis piceo- 
rufescentibus, pilosulis; prothorace parum transverso, elytrorum basi 
haud angustiore, lateribus rotundato, antice paulo angustiore, laxe 
punctato, inaequali, medio obscuriore ; elytris globatis, basi late si- 
nuatis, parum fortiter striatis, striis subtiliter punctulatis, intervallis 
converiusculis, squanulis virescentibus et griseis parce adspersis ; subtus 
cum pedibus grisescens, femoribus brunneo-maculosis, pedibus hirsu- 
tulis. 


Madivalo (H. Perrier). 


Anaptoplus vagefasciatus n. Sp. — Long. à mill. — Ressemble 
extrêmement àlAnaptoplus Cottae Fairm. (Ann. Belg. 1901, 221), 
mais bien plus petit avec le corselet plus court, plus large, moins ré- 
tréci à la base; les élytres sont coupées moins nettement aux épaules 
qui forment seulement un angle très arrondi; elles sont atténuées en 
arrière presque dès cet angle et non largement arrondies; la colora- 
tion est d’un gris cendré, avec 3 bandes un peu brunâtres, peu mar- 
quées, sur le corselet; les élytres sont aussi parsemées de points bruns 
et présentent au milieu une bande transversale brunâtre, très den- 
telée, plutôt formée de taches, agrégées, suivie en arrière d’une teinte 


360 L. FAIRMAIRE. 


grise assez claire ; l'extrémité est plus ou moins teintée de brunätre; 
les stries sont moins marquées, plus finement et plus densément ponc- 
tuées, les pattes sont mélangées de gris et de brun. 

Plateau de lAndroy (Decorse). 


Phellocaulus seriegranosus n. Sp. — Long. 6 mill. (rostr. excl.). 
— Ovatus, converus, fuscus, indumento rubiginoso dense tectus ; rostra 
medio leviler sulcatulo, apice truncatulo, levissime reflero, denudato, 
antennis crassiusculis, parum elongatis; prothorace transverso, antice 
angustato, lateribus leviter rotundato, dorso haud gibbosulo, granato- 
rugoso, medio leviter sulcatulo; elytris ovatis, ad humeros obliquatis, 
utrinque tuberculis triseriatis, plus minusve denudatis, intervallis bi- 
lineato-punctatis, lateribus paulo plicatulis, sutura subtiliter granu- 
lata ; pedibus crassis, sat brevibus. 

Plateau de l'Androy (Decorse). 

Diffère de P. gibbicollis Fairm. (Ann. Belg. 1904, 214) par la 
taille plus faible, le corselet non gibhbeux, les élytres moins convexes, 
à séries de tubercules ; les antennes et les pattes sont plus courtes et 
plus épaisses. 

Pseudiphisus D. 0. 


Ce nouveau genre comprend des insectes qui ressemblent, pour la 
forme, aux {phisomus dont ils different essentiellement par je rostre 
presque carré, fortement échancré en avant, ayant un sillon médian 
bien net, les yeux globuleux et proéminents, et les pattes dont les 
fémurs sont fortement claviformes, mais minces à Ja base et les an- 
tennes très grêles, longues, le scape atteignant presque le bord posté- 
rieur du corselet; aussi grêle que le funicule et renflé seulement un 
peu à l'extrémité, les 2 premiers articles du funicule sont de longueur 
égale et très allongés; le corselet est à peu près semblable, mais non 
brusquement rétréci avant le bord postérieur qui n’est pas marginé ; 
les élytres sont presque semblables, ayant parfois de nombreuses pe- 
tites taches d’un vert gai, mais elles ne sont pas rebordées à la base 
qui ne forme pas d’angles saillants; les tibias antérieurs sont presque 
droits, inermes ou faiblement denticulés au bord interne. 


Pseudiphisus guttulatus n. sp. — Long. 6 à 7 mill. (cwin rostro). 
— Sat elongatus, valde convezus, fuscus, opaculus, maculis minutis 
laete Squamoso-viridibus dense ornatus; rostro planato, medio fortiter 
sulcato, antice valde emarginato, oculis prominulis, antennis gracil- 
lômis medium corporis attingentibus; prothorace subgloboso, granulis 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 301 


umbilicatis dense munito, basi sat fortiter marginato, anqgulis pro- 
ductis ; elytris ovato-oblongis, basi et postice fere aequaliter angustatis, 
humeris nullis, dorso parum fortiter punctulato-striatis, intervallis 
planiusculis, impressionibus minutis viridi-squamosis numerosis, disco 
transversim plicatulis et striis grosse punctatis ; sublus magis viridi- 
squamosus, abdomine minus, pedibus interdum rufescentibus, femoribus 
viridi-squamosis, tibiis villosis, sulcatulis. 


Plateau de Ankara (H. Perrier). 


Lithinus spinicollis n. sp. — Long. 18 mill. (rostr. ercl.). — Res- 
semble tellement au L. sepidioides Fairm., qu’au premier abord on 
croit voir à peine une variété; le corps a la même forme, il est cou- 
vert d’un enduit semblable, d’un roussâtre sale et mat, avec des sail- 
lies pileuses et ses pattes antérieures sont aussi épaisses; mais le front 
est largement impressionné avec un petit pinceau roux de chaque 
côté et il est limité en avant par un filet noir presque droit; le corselet 
a la même forme, sa surface est à peine ruguleuse, le bord antérieur 
porte des pinceaux minces, noirs, ressemblant à des épines, suivis en 
arrière sur les côtés d’un faisceau de poils roux comprimé; le milieu 
du disque postérieur est brun renfermant à la base une petite tache 
rousse, et en avant 2 petits pinceaux noirs de chaque côté, au milieu 
une fine ligne un peu saillante; au milieu des côtés du corselet 2 pin- 
ceaux; les élytres sont plus convexes, leur base est fortement lobée et 
porte une tache scutellaire d’un brun noir; les épines sont plus fines, 
plus noires, le relief roux foncé du disque n'existe pas, la tache noire 
postérieure est commune au lieu d’être partagée par la suture et la 
partie déclive est unie ; en dessous le corps est plus noir, l'abdomen 
ayant aussi de petites taches, et le 4 segment une grande plaque 
formées d’écailles d’un fauve très pâle ; les pattes sont plus grandes. 
d’un brun foncé, les fémurs annelés de pale, les pattes antérieures 
également épaisses et chargées de squames. 


Madagascar. Centre-sud (Alluaud) 


J° 


Lithinus cretaceus n.sp. — Long. 9 mill. (rostr. eæcl.). — Elon- 
gatus, compressus, piceo-cervinus, supra indumento cretoso vestitus, cer- 
vino-pallido mixtus, tuberculis, prothoracis macula media baseos et scu- 
tello cervinis; capite inaequali, tuberoso, cervino variegato, rostra 
brevissimo, capite haud angustiore, apice sulcato ; prothorace oblongo, 
parallelo, elytris angustiore, antice paulo angustato, apice tuberculis 
2 pilosulis approrimatis, crassis signato, dorso postice rugosulo, medio 
bituberculato, lateribus tuberculis minimis utrinque notato; elytris 


362 L. FAIRMAIRE. 


elongatis, compressis, ad humeros valde angulatis, dorso cervino pallido 
marmoratis, utrique tuberculis 3 sat crassis, 3° subapicali magis pro- 
ductis, ad Suturam postice tuberculis approrimatis, apice fere trun- 
cato, utrinque biangulato; margine erterno prothoracis et elytrorum 
albo-cretaceo; metasterno, abdomine pedibusque albomaculatis, femo- 
ribus anticis sat crassis, subtus dentatis. 


Andrahomana, Madagascar-sud (Alluaud). 


Se rapproche beaucoup du L. niveus Coq., mais ce dernier est plus 
grand, les élytres sont plus convexes, moins comprimées, les tuber- 
cules bien plus saillants, le corselet est largement impressionné au 
bord antérieur avec des saillies latérales écartées, courtes, un peu di- 
vergentes et enfin le rostre est très différent, assez allongé et rétréci à 
l'extrémité. 


Achynius n.£. 


Genre voisin des Cycloteres par son corps brièvement ovale, à ély- 
tres presque globuleuses, son rostre assez robuste, à peine arqué, ses 
scrobes étroites et longues, conniventes en dessous, son corselet sans 
oreillettes, mais différent par ses antennes courtes, surtout le funi- 
cule qui est à peine plus long que la massue, celle-ci oblongue, acu- 
minée; le corselet est très différent, à peine plus étroit que les élytres, 
brusquement rétréci en avant, les côtés presque parallèles de la base 
au rétrécissement; les élytres sont presque tronquées à la base ; pres- 
que droites sur les côtés, arrondies seulement à l'extrémité ; les pattes 
sont assez différentes, les antérieures plus grandes avec les fémurs 
renflés, dilatés en une lame triangulaire avec les tibias arqués, les 
4 autres pattes assez courtes et assez grêles, les tarses assez épais, le 
3° article fortement bilobé, le dernier assez long; les crochets petits, 
soudés. 


Achynius Alluaudi n.sp. — Long. à mill. (rostr. excl.). — Ova- 
tus, crassus, piceus, setulis griseo-lutosis adpressis dense vestitus, et 
pilis similiter coloratis minus dense hirtulus, plagulis et tuberculis de- 
nudatis magis rufo-piceis sparsutus ; capite inter oculos impressiusculo, 
rostro crasso, [ere cylindrico, apice declivi, supra piceolo bifasciolato, 
antennis piceis, clava obscuriore; prothorace valde transverso, elytris 
parum angustiore, antice fere a medio valde constricto et utrinque trans- 
versim sulcatulo, margine antico plicato-granulato, disco medio convero, 
utrinque  depresso et exrtus tuberoso, lateribus ante partem constric- 
tam angulatis, margine postico late bisinuato: scutello minuto, truncato, 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 303 


pallido ; elytris brevibus, basi leviter arcuatis, fere a basi postice leviter 
attenuatis, apice rotundatis, subtiliter punctulato-striatulis, inter- 
vallis alternatim tuberculis oblongis distantibus ornatis, basi raris, 
postice magis granatis et setosulis, ante apicem fascia transversa palli- 
diore vir distincta; pedibus concoloribus, femoribus anticis inflatis et 
intus laminato-angulatis, tibiis valde arcuatis. 


Diégo-Suarez, trouvé et communiqué par M. Alluaud. 


Aclees floccosus n. sp. — Long. 9 mill. — Oblongus, converus, 
fusco-niger, subopacus, prothorace utrinque et elytris post medium 
albofloccosis ; capite ruguloso-punctato, rostro crasso, serie punctulato, 
medio fere carinulato; prothorace elytris valde angustiore, lateribus 
rotundato, antice angustato, dorso grosse rugoso-punctato; scutello brevi ; 
elytris paulo brevioribus, ad humeros sat angulatis, punctis grossis re- 
qulariter seriatis, intervallis paulo converis, laevibus, 4° et 5° ante 
apicem conjunctim callosis et longe floccosis, apice extremo paulo pube- 
rulo, intervallis lateralibus sat costulatis ; pedibus validis, femoribus 
subtus paulo dentatis. 


Plateau de l'Androy (Decorse). 


Plus petit et un peu plus court que l'A. hovanus Fairm., et remar- 
quable par les flocons blancs qui forment une grande tache sur les 
côtés du corselet et une autre sur les élytres, à filaments plus longs 
soit près de la suture, soit sur les calus postérieurs ; les fémurs sont 
faiblement dentés. 


Desmidophorus pictipennis n. sp. — Long. 7 à 8 mill. (rostr. 
ercl.). — Ovalus, convexus, piceus, prothorace maculis rufo-pilosis varie- 
gato, elytris utrinque fasciis 3 transverso-subarcuatis rufo-pilosis, an- 
qustis, anticis ad suluram coeuntibus et paulo antice productis, punctis 
albidis intermirtis, apice breviter rufo-pilosis, margine externo rufo- 
piloso; capite dense rogosulo-punctato, rostro polito, basi punctato, supra 
fortiler carinato, antennis piceis; prothorace lateribus rotundato, an- 
tice sat abrupte constricto, punctato-rugoso, antice transversim im- 
presso, pleuris rufo-pulosis; elytris a basi leviter attenuatis, apice 
abrupte rotundatis, ad humeros crasse angulatis, dorso striato-punc- 
tatis, punctis grossis, clathratis, intervallis fere planis, coriaceis, sub- 
tus cum pedibus punctatus et rufo-pilosulus, pedibus validis, femoribus 
omnibus dentatis. 


Plateau de l’Ankara (H. Perrier). 


Onychogymnus Perrieri n. sh. — Long. 9 mill. (rostr. ercl.). — 


36% L. FAIRMAIRE. 


Oblongus, sat fortiter converus, indumento lutoso dense vestitus, capite 
basi griseo, transtersim vittulato, prothorace lateribus paulo dilutiore, 
elytris leviler griseo et albido maculosis, et tuberculis plurimis piceo- 
setulosis ornatis; capile convexo, oculis parum converis, prothoracem 
attingentibus, rostro brevisssimo, capite vix angustiore, apice truncato, 
scrobibus obliquis, ab oculis distantibus, antennis brevibus, funiculo 
tenui, clava crasse ovata; prothorace parum transterso, elytris angus- 
tiore, antice a medio leviter angustato, dorso subtiliter asperulo, disco 
paulo obscuriore, punctis grossis lare vmpresso, intervallis rugosis, 
antice transversim levissime impresso, margine postico medio obtuse 
angulato, angulis acute rectis: scutello ovato, plano, pallido: elytris 
oblongo-ovatis, ad humeros oblique rotundatis, apice late rotundatis, 
fortiter punctato-substriatis, intervallis alternatim paulo elevatis, 3 
et 5° magis convexis, tuberculis sat minutis piceo-setosulis 4 ornatis, 
intervallis pallido sub-maculosis, ceteris postice punctis similibus mino- 
ribus sparsutis ; subtus cuin pedibus griseus, lutoso maculatus, pedibus 
brevibus, validis, femoribus subtus denticulo munitis, tarsis latis, sub- 
tus dense pilosulis, articulo 3° lato, integro, unqguibus nullis. 


Plateau de l'Ankara (I. Perrier); un seul individu. 


Cet insecte intéressant fait partie d’un groupe peu nombreux dont 
le genre Diabathrarius est le type et chez lequel le dernier article des 
tarses est avorté tandis que le pénultième est large, presque rond. 


Une espèce du G. Onychogymnus Qued. à été déjà signalée à Mada- 
gascar. C’est 0. ursulus Roelofs, Notes Leyd. Mus., XIV, 50. Voici le 
résumé de cette description : 


Long. 9 mill. {rostr. ercl.). — Ovalaire, d'un brun noirätre, densé- 
ment garni d’écailles piliformes brunes. Rostre plan en avant, dénudé 
à l'extrémité, ayant au milieu une fine ligne peu marquée. Tête aplatie 
sur le front. Prothorax aussi long que large, bisinué à la base, presque 
droit sur les côtés en arrière, sa partie antérieure rétrécie et assez for- 
tement séparée du reste, à grosse ponctuation irrégulière, avec une 
fine ligne médiane, garni d’écailles brunes, un peu plus sombres devant 
l’'écusson; une touffe peu élevée d’écailles d’un brun sombre vers les 
côtés près de la partie rétrécie antérieure. Élytres ovales, un peu dé- 
hiscentes à l'extrémité de la suture, à stries ponetuées peu profondes, 
couvertes d’écailles piliformes brunes plus ou moins claires, la teinte 
claire formant derrière le milieu une faible bande transversale arquée, 
intervalles alternativement un peu relevés, surtout les 3° et à, por- 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 309 


tant des touffes d’écailles dressées d’un brun foncé. Dessous et pattes 
garnis d’écailles d’un brun pâle. 
Madagascar. 


La nouvelle espèce diffère de la précédente d’abord par la vestiture 
qui est formée de petites écailles couchées, par la tête convexe, par le 
corselet un peu transversal, sans touffes squamuleuses en avant et par 
les élytres fortement striées; les pattes sont robustes, les fémurs sont 
armés en dessous d’une dent assez saillante aux antérieurs, peu dis- 
tincte aux autres, les tibias sont terminés par deux dents dont l’une 
antéapicale, entourée de poils raides; l'abdomen est largement et fai- 
blement impressionné à la base, le 2° segment est presque plus long 
que les deux suivants réunis et séparé du premier par une suture à 
peine arquée, effacée au milieu. 


Alcides lobipennis n. sp. — Long. 8 mill. (rostr. excl.). — Res- 
semble à PA. curtirostris Fairm. pour la forme générale, la sculpture 
et la coloration, mais plus petit, plus court, avec le rostre moins épais, 
légèrement arqué, le corselet plus conique, plus rétréci de la base en 
avant, la granulation moins fine et moins régulière, le lobe postérieur 
plus étroit, les élytres plus arrondies aux épaules également très lo- 
bées en avant, à fossettes bien plus grandes, disposées en séries moins 
régulières, les intervalles plus convexes, très irréguliers sur les côtés, 
ayant chacune après le milieu 2 ou 3 petites taches formées de soies 
squamuleuses blanchâtres, parlois 1 ou 2 côtes vers la suture formées 
d'intervalles plus réguliers ; les flanes du corselet, les métapleures et 
quelques taches sur les côtés de l'abdomen couverts d’une pubeseence 
d’un gris sale ou roussàtre ; pattes robustes, fémurs armés en dessous 
d’une dent peu aiguë, tibias également munis d’une dent au milieu du 
bord interne. 


Environs de Suberbieville (A. Perrier). 


Alcides oxyomus n. sp. — Long. 7 1/2 mill. (rostr. ercl.). — Ova- 
tus, paulo compressus, valde convexrus, parum nitidulus, elytris casta- 
neis, penicillis griseis minutis angustis sparsutis, prothorace antice 
villoso ; capite convexo, laevi, rostro crasso, vix arcuato, rugosulo, basi 
griseo-squamosulo ; prothorace transverso, elytris haud angustiore, an- 
tice valde angustato, dorso sat subtiliter dense granulato, antice vitta 
longitudinali fulro-pilosa, pilis sat longis adpressis, et utrinque oblique 
producta, margine postico utrinque valde sinuato, medio anguloso-pro- 
ducto; scutello minuto, rotundato, nitido; elytris ovatis, ad humeros 


3066 L. FAIRMAIRE. 


acute ‘angulatis, postice rattenuatis, dorso punctis grossis subquadratis 
substriatis, intervallis vir convexis, postice magis elevatis, subtiliter 
ruguloso-punctulatis, utrinque penicillis 3 angustis, sat longe pilosis 
griseis ornatis, humeris leviter albido-pubescentibus ; subtus sat subti- 
liter punctato-rugosulus, cum pedibus piceus, nitidus, parce griseo- 
pubescens, pedibus validis, rugosulo-punctatis, femoribus subtus dente 
valido armatis. 


Plateau de l'Ankara (H. Perrier). 

Ressemble assez à l'A. cultrirostris Th., de lOgooué, mais plus ro- 
buste, plus large, avec les élytres percées de gros points, à épaules très 
angulées et à pinceaux de poils gris. 


Alcides pubicollis n. Sp. — Long. 5 mill. (rostr. ercl.). — Res- 
semble extrêmement au précédent, mais plus petit et un peu plus court, 
élytres également d'un brun noirâtre ornées chacune après le milieu de 
2 ou 3 petites taches de pubescence squamuleuse blanchätre ; les gros 
points des élytres sont bien plus petits, avec les intervalles étroits, peu 
convexes, assez fortement ruguleux, formant alternativement 2 ou 3 côtes 
médiocrement saillantes ; les flancs du corselet sont saupoudrés d’une 
fine pubescence gris-blanchâtre devenant plus serrée et plus blanche 
en dessous, ainsi qu'une tache sur les métapleures ; le lobe médian du 
corselet est plus large, un peu relevé; les pattes sont aussi robustes, 
les fémurs et les tibias armés en dessous d’une forte dent. 

Bélumbé (H. Perrier). 

Ces 3 insectes sont voisins de l'A. fasciger Faust., Stett. ent. Zeit. 
1889, 101, dont voici la diagnose : 

Oblongo-ovatus, convexus, niger, elytris piceis, undique Ssparsim 
cinereo-pubescens et supra flavido-fasciculatus ; rostro subrecto, femo- 
ribus anticis nonnihil longiore tibiisque aequilatis, supra minus dense 
punctato; prothorace sat dense tenuiter granulato, fasciculis à trans- 
versim positis ; elytris ad humeros coriaceos angulato-rotundatis, punc- 
tato-substriatis, interstitiis paulo convexis, vir punctatis sed nonnullis 
plurifasciculatis; pedibus brevioribus, femoribus paulo clavatis, 2 an- 
ticis, bireliquis unidentatis. 

Nossi-Bé. 

Chez les espèces suivantes les épaules sont plus ou moins obtuses. 


Alcides maculosus n. Sp. — Long. 4 mill. (rostr. excl.). — Ovatus, 
conveæus, piceus, opaculus, prothorace lateribus late et elytris fasçiis 
2 latis, 1* ante medium externa, sub humerum extus producta, ? ma- 


Faune coléopterique de la région Malgache. 307 


jore apicali, rubiginoso-pubescentibus, hac piceo maculosa; capite vix 
perspicue punctulato, rostro sat valido, recto, indistincte punctulato, 
medio leviter carinulato ; prothorace elytris vix angustiore, antice atte- 
nuato, lateribus parum arcuatis, dense subtilissime coriaceo, pleuris 
antice paulo compressis, margine postico medio obtuse angulato ; scu- 
tello minutissimo; elytris ovatis, ad humeros leviter attenuatis, his 
obtusis, dorso sat subtiliter striatis, striis punctatis, basi et ad sutu- 
ram fortius, intervallis plantusculis, sublilissime coriaceis, 1°, 3° et 
5° basi paulo convexis; subtus subliliter coriaceus, rubiginoso-pubes- 
cens, pedibus sat validis, dense punctatis, parcius pubescentibus, an- 
ticis paulo longioribus, femoribus modice dentatis. 


Plateau de l'Androy (Decorse). 
Cet insecte a un peu le faciès d’un Larinus. 


Alcides musculus n. sp. — Long. à mill. (rostr. ercl.). — Oblongo- 
elongatus, subcylindricus, piceo-rufus, subopacus, prothorace obscu 
riore et lateribus late griseo-pilosulo, elytris post medium vitta trans 
versa griseo-pilosula sat obsolete fasciatis, undique pilis griseis minutis 
sparsutis ; rostro sat valido, elongato, vix arcuato, subtiliter punctu- 
lato, apice fere laevi; prothorace transverso, antice angustato, dorso sat 
dense punctulato, linea media griseo-pilosula, lateribus antice com- 
presso-unpressis, margine postico ad scutellum valde producto ; hoc mi- 
nutissimo;: elytris oblongis, basi fortiter lobatis, ad humeros haud 
productis, dorso fortiter substriato punctatis, punctis grossis sat 
distantibus, intervallis planis, subtiliter coriaceis ; subtus punctatus, 
prosterno griseo-pilosulo, pedibus validis, punctato-rugulosis, anticis 
longioribus, femoribus omnibus dente valido acuto sublus armatis, 
tibiis 4 posticis paulo arcuatis. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Ressemble à PA. Zeopardus OI. du Bengale, mais plus élroit, avec 
les élytres plus longues, ornées d’une bande transversale avant l'ex- 
trémité, plus parallèle et sans saillie aux épaules. 


= 


Alcides androycus n. sp. — Long. mill. (rostr. ercl.). — Res- 
semble extrêmement à l'A. maculosus, même coloration, mais forme 
un peu moins allongée, surtout pour les élytres; le rostre est plus court 
et plus épais, non caréné au milieu; le corselet est moins fortement 
ponctué, la tache blanche du milieu de la base est plus marquée; les 
élytres ont la même forme, mais plus courte, avec les lobes aussi sail- 
lants, mais les épaules tout à fait effacées; la couleur est plus bru- 
nâtre, rougeatre à la suture, la tache blanchâtre postérieure est un 


308 L. FAIRMAIRE. 


peu moins en arrière, les stries sont plus fortement ponctuées et les 
intervalles un peu convexes; les pattes antérieures sont un peu plus 
longues, les fémurs plus claviformes, armés d’une forte épine. 


Plateau de l'Androy (Decorse). 


Alcides tomentosus n. sp. — Long. 4 mill. (rostr. exel.). — Res- 
semble à l'A. maculosus pour la forme, mais la coloration est diffé- 
rente, d'un brun foncé avec des bandes blanches tomenteuses, une très 
large sur les côtés du corselet, et, sur chaque élytre, une bande 
semblable partant de lécusson et obliquant presque jusqu’au milieu 
du bord externe, et une plus grande, un peu transversale, dentée, 
se prolongeant en arrière en formant une tache plus ou moins séparée, 
ces bandes également d’un blanc tomenteux; le rostre est presque 
droit, finement ponctué, couvert à la base de pubescence roussâtre ; 
le corselet est faiblement rétréci en avant, non étranglé, densément 
ponctué, le bord postérieur est peu fortement bisinué, à peine angulé 
au milieu de la base; les élytres ont les épaules effacées, les stries sont 
assez fortement ponctuées, les intervalles assez convexes, moins vers 
la suture; les côtés de la poitrine et le milieu de l'abdomen sont aussi 
couverts de la même tomentosité, mais plus roussâtre ; les pattes sont 
robustes, les fémurs très claviformes, armés d’une forte épine. 


Plateau de l'Androy (Decorse). 


La tomentosité est souvent presque effacée, et d’un blanc plus ou 
moins sale. 


Alcides oblongulus n. Sp. — Long. mill. (rostr. excl.). — Forme 
des deux précédents, mais un peu plus grand et plus oblong, la pu- 
bescence est plus fine, plus grise, elle couvre moins les côtés du cor- 
selet et forme sur chaque élvtre une bande commencant un peu au- 
dessous de l'écusson, se dirigeant obliquement en arrière, en se re- 
courbant vers le bord externe qu’elle n’atteint pas; après le milieu, 
une autre bande à peu près semblable; la partie postérieure tachetée 
de gris cendré; le rostre est presque droit, caréné, le front fovéolé ; 
le corselet a la mème forme, mais moins court, également impres- 
sionné sur les flancs, mais un peu étranglé en avant, le bord extérieur 
est fortement sinué de chaque côté, anguleusement saillant au milieu, 
la surface très finement coriacée ; l’écusson à peine distinct; les élytres 
ovalaires, oblongues, un peu rebordées à la base, à peine obtuses aux 
épaules, atténuées à partir du milieu, stries ponctuées avec les inter- 
valles à peine convexes, un peu plus à la base et vers la suture, par- 


Faune coleoptérique de la région Malgache. 309 


fois un point de pubescence rousse près de l’écusson ; dessous à pu- 
bescence grisätre, pattes semblables. 
Plateau de l'Androy (Decorse). 


Megamastus costipennis n. sp. — Long. 7 mill. (rostr. eæcl.). — 
Oblongus, converus, griseus, piceolo-variegatus et setulis rubiginosis 
brevibus, subopacus, prothorace maculis 2 baseos dilutioribus, elytris 
macula scutellari obscuriore, medio et postice latius maculatis, punctis 
lineolisque intermixtis ; capite valde convexo, utrinque cervino macu- 
loso, inter oculos vitta transversim impressa picea, oculis fere occultis, 
rostro piceo, crasso, dense punctalo, opaco, linea tenui media polita, 
antennis gracilibus, piceis, clava oblonga triarticulata, apice obtusa : 
prothorace haud transverso, elytris angustiore, medio dilatato et ro- 
tundato, antice sat fortiter angustato, asperulo-punctato, basi utrin- 
que et antice transversim impressiusculo, ad marginem anticum setulis 
aggregatis rubiginosis biornato : scutello convexo, diluto: elytris ovatis, 
ad humeros paulo angulatis et depressis, utrinque tricostatis, costis 
sat elevatis, plus minusve interruptis, interstitiis biseriatim punctu- 
tis, costis 2 prinais ante apicem compressis et paulo angulatis, 1° apice 
angulatin producta, sutura parum convceæa; pedibus validis, femori 
bus subtus dente acuto armatis. 

Plateau de Ankara (H. Perrier). 

Ressemble assez à quelques Camptorrhinus, mais le sillon rostral 
ne dépasse pas les hanches antérieures et les pattes postérieures sont 
moins longues. 


Megamastus minor n. Sp. — Long. 4 1/2 mill. (rostr. excel). — 
Oblongus, subparallelus, convezus, squalide fulvescens, granulis et 
lineolis elevatis fuscis variegatus, elytris post medium vitta arcuata, 
transversali pallida signatis ; capite convexo, fulvido, rostro crassiusculo, 
denudato; prothorace haud transverso, medio ampliato, antice vix 
angustiore, villa media griseo-squamosa cruciformi impresso, utrinque 
vittis fulois et fuscis alternatis; scutello minuto, albo; elytris ad 
humeros ampliatis, apice conjunctim rotundatis, subliliter striatulis, 
intervallis alternatin paulo convexis, tuberculis fuscis distantibus 
elevatis, regione suturali usque ad vittan transversalem posticam pal- 
lidiore, parte apicali infuscata, punctis fulvis sparsula; subtus qri- 
seus, abdomine utrinque fusco maculato, pedibus griseo et fulro tinctis, 
femoribus tibiisque annulo fusco ornatis, lis elytrorum apicen ‘haud 
attingentibus et subtus dente minuto armatis. 

Environs de Suberbieville (Æ. Perrier). 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI, 1902. 


19 
red 


370 | L. FAIRMAIRE. 


Ressemble assez au Camptorrhinus Perrieri Fairm., mais les 
élytres ont des séries de tubercules saillants, la bande postérieure est 
arquée en sens inverse et les fémurs postérieurs sont plus courts. 


Pachyonyx concavicollis n. sp. — Long. 7 mill. (rostr. ercl.). 
Ressemble beaucoup au P. Perrieri Fairm., en différe notablement 
par le corselet qui est fortement déprimé avec les impressions peu pro- 
fondes et dont les bords latéraux se relèvent antérieurement en lobes 
épais, presque arrondis, avec la partie antérieure fortement rétrécie 
et portant deux tubercules squamuleux; les élvtres sont plus larges, 
plus courtes, coupées plus obliquement aux épaules, paraissant un 
peu déprimées sur la suture par un relief discoïdal formé, de chaque 
côté, par 2 gros tubercules bruns garnis de soies squamuleuses et 
fuligineuses; elles sont assez fortement mais irrégulièrement ponc- 
tuées, ruguleuses, avec quelques stries sur les côtés, la partie posté 
rieure est couverte de nombreux tubercules assez petits, à squa- 
mules cendrées, les bords latéraux sont garnis de soies squamuleuses 
assez serrées, formant quelques touffes vers l'extrémité: la coloration 
est d’un cendré faiblement roussàtre, avec une teinte brune sur les 
côtés des élytres, remontant sur le 2° tubercule ; lécusson est brun, 
brillant, lisse; sur le corselet on voit sur le milieu quelques squamules 
hérissées qui forment, à la base, 4 pinceaux extrêmement petits, 
presque noirs: les pattes sont très robustes, hérissées de soies squa- 
muleuses brunes. 


Majunga (H. Perrier). 


Haplocorynus rotundicollis n. sp. — Long. 6 1/2 à 7 mill. 
(rostr. excl.). — Ressemble à Z.compressicauda ®, mais un peu plus 
petit et plus large, la coloration générale est assez semblable, seule- 
ment les 2 grandes taches brunes de chaque élytre sont moins nette- 
ment tranchées ; le corselet est plus large, plus globuleux, très arrondi 
sur les côtés avec 2 petites saillies au bord antérieur, sa surface est 
régulièrement convexe avee un fin sillon longitudinal à peine marqué 
et il est couvert de très petites soies dressées, les élytres sont striées 
de la même manière avec les intervalles alternativement convexes, 
mais très interrompus:; les pattes sont semblablement colorées, les fé- 
murs également armés d’une épine en dessous. 


Baie d’Antongil; ma collection. 


Osphilia semicristata n. sp. — Long. 6 à 6 4 2 mill. — Oblongo- 
ovata, supra planiuscula, subtus valde convexæa, fusca, opacula, setulis 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 371 


griseis et ferrugineis aggregatis maculosa; oculis magnis, caput fere Lo- 
tum occupantibus, fere conjunctis, rostro tenui, arcuato, laevi, basi la- 
teribus strigosulo; prothorace parum transverso, antice angustato, basi 
elytris angustiore, dense subtiliter ruguloso-punctato, paulo impres- 
siusculo, medio antice paulo costulato, margine postico medio anqulatim 
lobato, utrinque leviter sinuato; scutello minuto; elytris sat brevibus, 
a basi attenuatis, apice [ere conjunctim rotundatis, dorso planatis, sub- 
tiliter punctulato-striolatis, intervallis planis, subtilissime dense rugo- 
sulis ; subtus unicolor, nitidula, dense subtiliter rugosulo-punctata, se- 
tulis minutis sparsa, femoribus et tibiis apice griseopilosulis, pedibus 
posticis rugatis, apice crassatis, tibiis compressis, posticis intus pilosis, 
Larsis supra qriseis. 
Bélumbé (77. Perrier). 


Ressemble beaucoup à Metialma scaeva Faust, du Darchilling, 
mais un peu plus grande avec la carène prothoracique moins saillante, 
effacée en arrière, le lobe préscutellaire et l’écusson concolores, le des- 
sous du corps et les pattes unicolores, les postérieures un peu plus 
longues; le rostre est bien plus grêle. 


Se trouvent sur les troncs d'arbres abattus, en plein soleil, et s’en- 
volent comme des mouches à l'exemple des Buprestides. 


Metialma Perrieri Fairm. doit rentrer dans le G. Osphiliades Heller. 





Balaninus sericans n. Sp. — Long. 4 mill. (rostr. ercl.). — Sat 
breviter ovatus, converus, indumento pubescente cervino densissime ves- 
titus, prothorace linea media leviter elevata albida, scutello angusto, 
albo, elytris maculis minutis longius et dilutius pubescentibus sparsu- 
tis, sutura basi dilutiore; capite convexo, subtiliter punctulato, inter 
oculos griseo-pubescente, rostro tenui, parum arcuato, modice elongato, 
rufo, nitido, laëvi, antennis gracillimis, rufis, ante medium rostri in- 
sertis, funiculi articulis 2 primis elongatis, primo paulo longiore, clava 
ovata; prothorace parum transverso, elytris paulo angustiore, antice 
angustato et breviter constricto, dorso tenuissime et densissime punctu- 
lato-coriaceo, linea media paulo elevata, margine postico ad angulos 
obliquato, his valde obtusis; elytris brevibus, ad humeros postice an- 
gustatis, subtiliter punctulato-striatulis, punctis oblongis, distantibus, 
intervallis fere planis, subtilissime dense punctulatis, subtus qriseo-pu- 
bescens, pedibus qriseo et cervino variegatis, femoribus inermibus cla- 
vatis. 


Plateau de Ankara (H. Perrier); un seul individu. 


312 L. FAIRMAIRE. 


Remarquable par la pubescence serrée d’un roux obscur qui couvre 
le dessus du corps avec une ligne plus pâle sur le milieu du corselet 
et l’écusson blanc. 


Gen. PSEUDOBALANINUS: 
A. Élytres à 2 taches. 


Pseudobalaninus tetragrammus n. sp. — Long. 4 12 mill. — 
Ovatus, paulo oblongus, ater, breviter nigrohirtus, prothorace maculis 
2 basalibus, scutello et elytris utrinque maculis 2 sat magnis externis, 
1® medio, 2 ante apicem niveis ; capite subtiliter punctulato, rostro sat 
brevi, apice rufo-piceo, basi crassiore, punctato et linea tenuiter elevata 
signato, apice laevi, antennis rufo-piceis, tenuibus, clara oblonga, paulo 
acuminata; prothorace a basi antice gradatim attenuato, dorso subtili- 
ter anguloso-punctato, antice haud constricto ; elytris cuneato-oblongis, 
punctato-striatis, punctis grossis, distantibus, intervallis minus plana- 
lis, coriaceis, maculis paulo transversis, marginem fere attingentibus ; 
coæis anticis et macula magna metasterni niveis; capite sublus, pro- 
sterno antice et lateribus et pedibus griseo-pilosulis, segmento 1° ventrali 
albo, pedibus sat validis, femoribus inermibus, tarsis rufescentibus. 


Plateau de lAndroy (Decorse). 
Cet insecte est d’une forme un peu oblongue; les 2 grandes taches 
de chaque élytre le font reconnaitre facilement. 


Pseudobalaninus striatipennis n. Sp. — Long. à mill. (rostr. 
eæcl.).—Formeetcoloration de P. leucocomusFaust (niphades Fairm.) 
mais beaucoup plus petit avec les taches du corselet plus arrondies et 
moins prolongées en avant et celles des élytres plus courtes dans les 
deux sens, surtout plus étroites en dehors; les élytres sont un peu 
moins cunéilormes, plus arrondies sur les côtés, les stries sont bien 
plus marquées, fortement ponctuées, les intervalles moins plans: la 
bande blanche subjugulaire ne rejoint pas les taches du corselet, le 
métasternum à une large tache de chaque côté et la base de l'abdomen 
est blanchätre au milieu; les pattes sont d’un brun roussâtre, couvertes 
d’une fine pubescence cendrée, les fémurs sont faiblement dentés, les 
tarses larges. 

Madagascar (Perrot), coll. Oberthür et la mienne. 


Les taches du corselet s'étendent un peu sur la base des élytres 
comme chez le P. leucocomus. Celle de l’écusson est très petite et dispa- 
rait chez les individus trouvés aux environs de Suberbieville par 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 373 


M. H. Perrier, variété curieuse qu’on peut désigner sous le nom de 
nigroscutatus. 


Pseudobalaninus rufipes n.sp. — Long. 2 1/2 mill. (rostr. excl.). 
— Ressemble au précédent, mais beaucoup plus petit et plus étroit, 
lun noir foncé avec les mêmes taches au corselet et aux élytres, et 
une faible teinte grisätre, transversale vers la base de ces dernières ; 
le rostre est rougeûtre ainsi que les antennes et les pattes, la massue à 
peine plus foncée; le rostre est assez court, ponctué à la base; le 
corselet se rétrécit peu à peu depuis la base, ses côtés sont à peine 
arqués, sa surface parait lisse; les élytres sont bien cunéiformes, fine- 
ment striées-ponctuées ; en dessous une bande transversale au pros- 
ternum sous la tête, un point sur les hanches antérieures et une grande 
tache sur les flanes du métasternum blancs: le corps est couvert de 
poils noirs, courts, dressés obliquement: les pattes sont assez robustes, 
les fémurs inermes. 


Plateau de l’Androy (Decorse). 


Pseudobalaninus albogriseus n.sp. — Long. 4 à à mill. (rostr. 
excl.). — Ovatus, ater, pube cinerea dense vestitus, prothorace basi 
utrinque macula rhomboidea et elytris utrinque extus tir post medium 
macula paulo transversa niveis ornatis, his maculis annulo denudato 
nigro circumcinctis, scutello niveo, metasterno macula magna utrinque 
et abdomine vitta basali niveis; rostro arcuato, piceolo-rufo, nitido, 
apice paulo planiore, antennis rufis, gracilibus, clava breviter ovata, 
crassa ; prothorace a basi antice leviter angustato, basi elytris haud an- 
gustiore, dense subtiliter rugosulo-punctato, antice transversim sat for- 
titer impresso, elytris cuneatis, magis oblongis, subtiliter striatis, 
strüs vit impressis, intervallis planis, punctis grossis seriatim signa- 
tis; subtus cuin pedibus griseo-villosus, tibiis apice tarsisque rufis, f[e- 
moribus omnibus minute subtus dentatis. 


Environs de Suberbieville (/7. Perrier). 
La pubescence grise est très serrée sur les élytres, laissant à peine 


un espace noir à la base et un autre entre les 2 taches des élytres. Ces 
taches, comme celles du corselet, sont entourées d’un anneau dénudé. 


B. Élytres à 4 taches. 


Pseudobalaninus griseopilosus n. sp. — Long. 2 à 3 12 mill. 
— Ressemble extrêmement au précédent, mais plus petit, plus étroit 
avec les élytres moins cunéiformes ; les taches sont également entou- 


3174 L. FAIRMAIRE. 


rées d’un cercle noir, mais elles sont plus rondes, les élytres en ont 
chacune deux, la 4re au milieu sur le bord, la 2° avant l'extrémité; le 
corselet est couvert de gros points peu serrés; les élytres ont la même 
sculpture; le métasternum a une grande tache de chaque côté, le 
dessous du corps est couvert comme les pattes, d’une pubescence 
orise, la moitié apicale des tibias et les tarses sont roux, il y a des 
points blancs sur les 4 hanches antérieures comme chez le précédent; 
le disque du corselet présente une ligne médiane à peine saillante. 


Plateau de lAndroy (Decorse); forêts au nord de Fort-Dauphin (A1- 
luaud). 


C. Élytres à 6 taches. 


Pseudobalaninus quadrillus n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Ova- 
tus, modice conveæus, ater, pube tenui grisescente indutus, et pilis nigris 
sat dense hirtus, prothorace maculis 2 basalibus, scutello, et elytris 
utrinque maculis 2 discoidalibus niveis, his lateribus utrinque punctulo 
niveo; capile subtilissime punctato, rostro arcuato, piceo, apice dilu- 
tiore, antennis rufopiceis ; prothorace ruguloso-punctato, a basi antice 
angustato, haud constricto; elytris cuneatis, sat subtiliter striato- 
punctatis, punctis sat grossis et distantibus, intervallis planis, coria- 
ceis, parte apicali longius ac densius griseo-pubescente, pilis griseis et 
nigris mirta; metasterno utrinque macula magna nivea  signato, 
abdomine lateribus albopunctato, femoribus inermibus, tarsis rufes- 
centibus. 


Plateaux de l’Ankara (H. Perrier) et de l’Androy (Decorse). 


Les taches discoïdales des élytres forment un carré :: coupé par la 
suture; les taches marginales sont très irrégulières. 


D. Élytres à 5 taches et à longues soies. 


Pseudobalaninus hirtulus n.sp. — Long. 2 1/2 mill. (rostr. 
excel). — Ressemble au P. griseopilosus pour la forme et la taille, 


mais bien différent par les taches et la vestiture; également noir avec 
une assez grande tache de chaque côté à la base du corselet, lécusson 
est blanc, mais les élytres ont 5 taches blanches, dont une commune 
au milieu de la suture et 2 de chaque côté, la 1"e discoïdale, avant le 
milieu, avec un très petit point blanc en dedans, la 2° sur le côté, avant 
l'extrémité et plus grande, ces taches non crétacées, mais squamu- 
leuses ; le corps est couvert de poils assez longs, hérissés, noirs, sauÎ 
sur les taches postérieures où ils sont blancs; la tête est finement et 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 379 


densément ponctuée, le rostre est roux, couvert de poils blancs dans 
sa moitié basilaire; le corselet et très finement et densément ponctué, 
non étranglé en avant, les élytres sont assez cunéiformes, finement 
striées-ponctuées ; en dessous le devant du prosternum est couvert de 
soies blanchàätres, une tache blanche sur les épisternums mésothora- 
ciques, une plus grande sur les métapleures, l'abdomen couvert de 
soies blanchâtres peu serrées ; les pattes sont assez robustes et rougeà- 
tres, les fémurs avec une raie blanche en dedans et inermes ; quelques 
soies blanchàâtres sur l'extrémité des élytres. 
Plateau de l'Androy (Decorse). 


Pseudobalaninus longehirtus n. sp. — Long. à mill. (rostr. 
eæcl.). — Ovatus, sat converus, niger, opacus, pilis longis griseis et 
nigris parum dense hirtus, prothorace basi utrinque puncto niveo sig- 
nato, scutello niveo, elytris macula media communti et utrinque fasciis 
2 sat lare albopilosis; capile punctulato, inter oculos impresso, rostro 
arcuato, laevi, antennis minus gracilibus, scapo apice sat subilo cras- 
siore, clava oblonga, sat acuminata, griseo-sericante ;prothorace convezro, 
dense subtiliter asperulo, antice sat abrupte constricto: elytris sat bre- 
vibus, cuneatis, Subtiliter striatis, sed Sstriis grosse et laxe punctatis, 
intervallis planis subtiliter coriaceis; metasterno et abdomine albis, 
pedibus sat gracilibus, femoribus denticulo subtus armatis, lineola nivea 
ornatis. 

Antsianaka (Perrot), coll. Oberthür et la mienne. 


Cette espèce est bien distincte par les 2 bandes de poils blancs peu 
serrés des élytres et les 2 points basilaires du corselet. 


E. Élytres sans taches, à longues soies. 


Pseudobalaninus penicillatus n. sp. — Long. 4 à 4 1/2 mill. 
— Sat brevis, niger, fere opacus, cinereo-villosulus, prothorace basi 
utrinque striga nivea transversim signata, scutello niveo, elytris fasciis 
3 cinereo-villosis ornatis, 1° antebasali, 2 fere mediana cum praecedente 
per suturam conjuncta, 3* apicali, lateribus cum praecedente conjuncta ; 
capite convero, dense punctulato, antice nigro-piloso, rostro arcuato, 
laevi; prothorace convero, lateribus sat rotundato, dense rugosulo- 
punctato, pilis longis dorso hirsulto; elytris minus cuneatis, punctato- 
striatulis, punctlis sat distantibus, intervallis planis, subtiliter coriaceis, 
dorso longe griseo et nigro-pilosis, utrinque ad humeros penicillo nigro 


376 L. FAIRMAIRE. 


sat longo erecto ornatis; metapleuris vittula nivea signatis, metasterno 
lateribus similiter plagiato, femoribus supra niveo-lineatis, muticis. 

Environ de Suberbieville (H. Perrier): plateau de l'Androy (Decorse) ; 
forêts au nord de Fort-Dauphin (A/luaud). 

La villosité varie du gris au roussâtre; parfois les lignes blanches de 
la base du corselet disparaissent. 

Cet insecte est bien remarquable par les deux pinceaux noirs qui 
se dressent à la base des élytres. 


AVIranus n.£. 


Ce nouveau genre est très voisin des Balaninus dont il diffère par 
le rostre aussi grêle et arqué, mais plus court et se prolongeant dans 
la ligne du front, comme chez les Pseudobalaninus. H diffère des deux 
par les antennes dont le funicule est moins grêle, la massue plus 
longue, le corselet presque globuleux, les élytres non cunéiformes, 
légèrement atténuées en arrière, arrondies à l’extrémité, les pattes sont 
assez semblables avec les fémurs moins claviformes, inermes; les 
crochets sont soudés et fortement appendiculés, presque bitides au moins 
chez l’elegans. 

L'insecte décrit comme Heteronus elegans Fairm. (Ann. Soc. ent. 
Belg. 1901, 240) doit rentrer dans ce nouveau genre. 


Aviranus pictor n. sp. — Long. 3 mill. (rostr. excl.). — Ovatus, 
valde converus, rufus, paulo nitidulus, pilosus, elytris nigris, utrinque 
ante medium fascia transvcersali ad suturam interrupta ct parte api- 
cali antice ad suturam acute producta griseo-cinerascente, dense squa- 
muloso-setosis, setis adpressis, hac parte apicali medio fumata, longe 
griseo-hirta, parte basali fusco hirta antice rufescente; capite dense 
punctulato, rostro modice elongato, tenui; arcualo, basi paulo cras- 
siore, apice late infuscato, antennis basi rufescentibus, clara elongata, 
cinereo-pubescente; prothorace subgtoboso, lateribus rotundato, basi 
elytris valde angustiore, sat fortiter punctato-rugosulo, cum capite 
nigro-hirto; scutello oblongo, cinereo; elytris haud cuneatis, ad humeros 
angulatis, postice leviter attenuatis, apice rotundatis, punctulato- 
striatulis, intervallis planis, laxe punctulatis, subtus qriseo-setosulus, 
metapleuris latis, dense albido-setosis, pedibus validis, griseo-setosulis, 
femoribus parum clavatis, sat crassis, inermibus. 


Plateau de l’'Androy (Decorse). 


È 
4 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 371 


La bande grise antérieure des élytres à parfois une teinte un peu 
roussâtre. 


Baris griseopubens n. sp. — Long. 3 mill. (rostr. excl.) — 
Oblonga, sat convera, rufa, squamulis griseis minutis prothoracis ad 
latera, elytris disco haud maculatim parum dense vestita; capite con- 
vero et rostro nudis, hoc arcuato, crasso, basi punctulato et a capite 
distincte separato; prothorace transverso, elytris parum ançqustiore 
antice vix attenuato, lateribus fere rectis, dorso dense punctulato et 
subtiliter rugosulo, margine postico medio obtuse angulato; scutello 
minuto; elytris ovatis, ad humeros angulatis, subparallelis, apice tan- 
tum angustatis et obtusis, dorso parum profunde punctato-striatis, 
intervallis planis dense subtiliter punctulato-rugosulis; subtus cum 
pedibus sat dense punctulata et pilis griseis adspersa, segmentis ven- 
tralibus 2 ultimis dense ac fortius punctatis. 


Madivalo (H. Perrier) ; un seul individu. 

Se rapproche de B.suturata Fairm., mais plus étroit et d’une co- 
loration plus uniforme, roussâtre, couvert de fines écailles grises for- 
mant vaguement des taches. 


Heteronus costicollis n. sp. — Long. 6 mill. (rostr. eæcl.). — 
Oblongus, supra planiusculus, fuscus, opacus, subtiliter rubiginoso- 
pubescens, elytris post medium fascia transversali fuliginoso-pubescente 
ornatis, rostro gracili, arcuato, oculis sat convexis, approæimatis ; pro- 
thorace transterso, elytris vir sensim angustiore, lateribus vir arcuatis, 
antice sat abrupte constricto, dorso subtilissime alutaceo, medio sat 
fortiter castato et utrinque depresso, margine postico utrinque levissime 
sinuato; elytris sat brevibus, ad humeros angulato-productis, post 
medium attenuatis, subtiliter striatis, striis vir punctulatis, intervallis 
planis, externo ab humero carinato, post medium obsolescente ; disco 
medio tuberculo parum convexo signato, sutura postice sat elevata : 
subtus rubiginoso-pubescens, pedibus sat validis, femoribus acute den- 
tatis. 


Baie d’Antongil; ma collection. 

Ressemble en petit au à l’H. quadricollis Fairm. mais moins large, 
moins déprimé, avec les élytres moins promptement rétrécies en ar- 
rière, moins déprimées, moins fortement carénées en dehors, un peu 
fasciées de pubescence rubigineuse et ayant sur le disque un tubercule 
peu saillant. 

Le petit tubercule du disque des élytres rappelle la description de 
lEpiphylax binodulus Boh., dont voici la diagnose : 


378 L. FAIRMAIRE. 


Ellipticus, niger, opacus, parce laete silaceo-squamosus, antennis 
femorumque medio rufo-ferrugineis, capite elongato, confertim rugoso- 
punctato; thorace subconico, dorso parum convexo, confertim rugoso- 
punctato, utrinque longitudinaliter depresso, medio elevato: elytris 
mediocriler punctato-striatis, interstiliis rugulosis, 2 in medio tuber- 
culo parum elerato instructo. 


La taille indiquée du Sphenophorus meridionalis, la ponctuation 
rugueuse du corselet, les épaules des élytres non saillantes en avant, 
l'absence d’une tache commune sur la suture, ne permettent pas 
d'identifier cette espèce avec l’Heteronus costicollis ; il rentrerait pro- 
bablement dans le même genre. 


Epiphylax planicollis n. sp. — Long. 6 mill. — (rostr. ercl.). — 
Ressemble à FE. ephippiger Boh., également d'un brun noirâtre 
presque mat, mais sans tache pâle sur la suture et ayant, de chaque 
côté du corselet, la trace d’une ligne fauve, parallèle au bord externe, 
à peine distincte sauf à la base et à l'extrémité; le corps est un peu plus 
étroit, le corselet plus atténué en avant, uni, sans carène médiane, à 
ponctuation très fine, serrée, un peu coriacée; le milieu du bord pos- 
térieur est un peu plus lobé ; les élytres sont également planes, un peu 
plus atténuées en arrière; les pattes sont semblables pour la forme et 
l’armature. 

Baie d’Antongil ; ma collection. 


2 


Epiphylax cribricollis n. sp. — Long. 7 mill (rostr. ercl.). — 
Forme intermédiaire entre les E. punctulicollis et aurolineatus; 
se rapproche du premier par la forme et la vestiture des élvtres, en 
diffère par le corselet plus allongé, à côtés presque parallèles, s’arron- 
dissant tout à fait en avant, à ponctuation forte, serrée, rugueuse, sans 
ligne médiane, avec le bord postérieur droit, à peine saillant au milieu 
avec une tache de pubescence rubigineuse, et une autre de chaque 
côté; et par les élytres plus prolongées en arrière, à stries bien mar- 
quées, non distinctement ponctuées, avec les intervalles assez fortement 
convexes; se rapproche de l'E. aurolineatus par la forme du corselet, 
en diffère par la taille bien plus forte, le corselet rugueusement ponc- 
tué, et les élytres presque carénées. 

Baie d’Antongil; ma collection. 


Epiphylax griseostriatus n.sp.— Long. 3 mill. (rostr. excl.). — 
Ressemble beaucoup à VE. lineicollis Fairm., même forme et même 
genre de coloration, mais les squamules grises sont plus nombreuses 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 379 


sur le corselet et sur la base du rostre et les linéoles grises des ély- 
tres forment de courtes bandes et de vagues fascies; le rostre est plus 
épais, le corselet plus parallèle et plus brusquement rétréci en avant, 
la ponctuation est moins forte, moins serrée et il n’y à pas une ligne 
médiane lisse un peu saillante; les élytres ont la même forme, sont un 
peu plus angulées aux épaules et un peu plus fortement striées ; les 
pattes sont un peu plus longues et les fémurs postérieurs atteignent 
l'extrémité des élytres. 
Baie d’Antongil; ma collection. 


Epiphylax tenuis n. Sp. — Long. 4 mill. (rostr. ercl.). — Elon- 
gatus, rufo-piceus, setulis griseis minutis in prothorace vage fasciato- 
aggregatis, in elytris lineolatis, utrinque fasciis 3 denudatis paulo 
interruptis; capite, fronte et circa oculos griseo, rostro rufescente; 
prothorace ovato, elytris vire angustiore, lateribus fere parallelis, antice 
breviter angustato, dense Ssubtiliter rugosulo-punctato, antice trans- 
versim ünpresso, dorso medio impressione paulo transversa et medio 
postice paulo producta signato; elytris paulo oblongis, postice parum 
angustatis, striatulis, dorso paulo depressis, postice haud callosis et py- 
gidium haud occultantibus ; ano rufo; subtus griseo fasciatus, pedibus 
paulo longioribus, femoribus inermibus, valde clavatis. 

Madivalo (H. Perrier); un individu. 

Ressemble un peu à l'E. griseostriatus Fairm., mais bien plus 
étroit et allongé, un peu plus grand avec le corselet à côtés presque 
parallèles, rétréei tout à fait en avant, impressionné au milieu, les ély- 
tres plus longues et le pygidium découvert. 

Les insectes de ce genre paraissent vivre spécialement dans les 
lianes à caoutchouc et le nombre des espèces devra s’augmenter nota- 
blement. 


Epiphylax punctulicollis n.sp. — Long. à 1/2 mill. (rostr. excl.). 
— Ressemble assez à VE. cervinopictus Fairm., mais un peu plus 
grand etun peu plus large ; le rostre est également assez grêle et arqué, 
le corselet à la même forme, mais plus finement et plus densément 
ponctué avec une ligne médiane lisse, étroite, faiblement saillante, les 
bandes latérales sont semblables, le bord postérieur est un peu moins 
saillant au milieu; les élytres ont la même forme, mais sont plus con- 
vexes, un peu déprimées sur la base de la suture, avec les épaules 
presque effacées, les stries plus fortement ponctuées, un peu crénelées, 
les intervalles également plans et lisses, à pubescence d’un roussâtre 
sale, formant une espèce de fascie basilaire et une autre après le 


380 L. FAIRMAIRE. 


milieu : les fémurs sont bien claviformes, armés en dessous d’une épine 
aiguë les postérieurs atteignant presque l'extrémité des élytres, avec les 
tibias légerement arqués. 

Baie d’Antongil: ma collection. 


Aphiocephalus decem-maculatus Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr.. 
1895, Bull. 280. 


Trois exemplaires provenant d’Ampasimena (Sikora) et communi- 
qués par le Musée de Vienne se rapportent à cette espèce, avec quelques 
variations. L'un est d’un velouté mat avec les parties saillantes lisses, 
brillantes, le corselet est fortement concave avec les bords latéraux 
épais, relevés, et un petit relief au milieu du bord antérieur; le 2° 
et le 3° sont brillants, lisses, le premier avec le corselet faiblement 
concave, le dernier avec le corselet plan. Leur taille est de 2% mill. 
(30 mill, avec le rostre), et non de 30 et 44 mill., comme je l'ai indiqué 
par erreur. 


Cossonus planatus n. sp. — Long. 6 à 40 mill. (rosfr. erel.). — 
Elongatus, depressiusculus, nigro-fuscus, nitidus: capite  subtiliter 
punctulato, rostro planiusculo, parallelo, apice vir sensim latiore, pa- 
rum dense punctate, subopaco, antennis piceolo-rufis, clara elongata, 
pubescente ; prothorace transverso, elytris vix angustiore, lateribus sat 
rotundato, antice coarctato, dorso utrinque fortiler impresso, impres- 
sionibus fortiter ac dense punctatis, intervallis sat subtiliter punctatis, 
parte laterali incrassata; scutello concavo, subrotundato ; elytris pro- 
funde striatis, striis fundo laxe punctatis, intervallis leviler conteris, 
subtiliter punctatis, apice magis elevatis; subtus nitidissimus, pectore 
lateribus punctulato, basi late sed leviter impresso, pedibus modice va- 
lidis, femoribus clavatis, anterioribus dente acuto, 4 ceteris dente ob- 
tuso armatis. 

Madagascar (Sikora), Musée de Vienne. 

Remarquable par la taille de certains individus, par les 2 fortes im- 
pressions oblongues du corselet dont les bords latéraux renflés rappel- 
lent ceux du C. Coquerelii Faïrm., et par les élytres profondément 
striées. 


Cossonus crenulatus n. sp. — Long. à mill. (rostr.ercl.). — Res- 
semble beaucoup au C. suturalis Boh., mais un peu plus grand et en- 
tierement d’un brun noir brillant; le rostre est semblable, il présente 
aussi un gros point entre les yeux, mais il n’a pas un léger sillon lon- 
gitudinal; le corselet a la même forme et la même impression longitu- 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 381 


dinale fortement ponctuée, mais moins élargie à la base et avec une 
ligne médiane plus marquée; les élytres ont la même forme, mais les 
stries sont bien plus fortement ponctuées et jusqu'à l'extrémité, les 
points sont presque carrés et les intervalles étroitement mais forte- 
ment carénés; les pattes ne diffèrent guère, les fémurs sont moins 
claviformes. 

Plateau de l’Androy (Decorse). 


Cossonus fortipes n. sp. — Long. 6 à 7 mill. — Elongatus, paral- 
lelus, converiusculus, nigro-piceus, parum nitidus, capile convexo, laevi, 
fronte inter oculos punctato et oblonge impr'esso; rostro crasso, apicem 
versus latiore, ruguloso-punctato, antennis validis, scapo apice incras- 
sato, funiculo sat crasso, articulis 4-10 transversis, 11° pyriformi sat 
acuminato: prothorace latitudine longiore, ovatulo, antice attenuato, 
postice brevius angustato, lateribus leviter arcuatis, dorso medio sat 
dense punctato et linea longitudinali leviter elevata signato, lateribus 
subtiliter punctatis: scutello fere rotundato, plano, nitidulo; elytris 
elongato-oblongis, basi truncatis, ad humeros obtuse angulatis, dorso 
late punctulato-striatis, intervallis anguste elevatis, carinatis, sutura 
sat late convera; subtus punctatus, pedibus validis, femoribus com- 
presso-subclavatis, anticis crassioribus, tibiis apice unco valido armatis. 


Baie d’Antongil; ma collection. 

Se distingue de ses congénères par son Corps épais, moins déprimé, 
le rostre épais, le funicule des antennes à articles courts, transversaux, 
les intervalles des stries élytrales carénés et les pattes robustes. 


Catolethrus intermedius 0. sp. — Long. 2 1,2 à 3 1/2 mill. (rostr. 
excl.). — Ressemble au C. subcaudatus Fairm., mais plus petit, plus 
étroit et moins convexe; le rostre est plus arqué, plus étroit et ne s’é- 
largit pas vers l'extrémité, la tête à un sillon transverse bien marqué 
derrière les yeux; le corselet est plus finement ponctué, aussi large à 
la base que les élytres; celles-ci ont les stries plus fines, plus finement 
ponetuées et ne sont pas sinuées au bord externe avant l'extrémité ; 
enfin les 2 pattes postérieures sont d’un roux testacé un peu brillant. 


Ile de La Réunion (Coquerel). 


Proeces rufipes n. sp. — Long. 3 1/2 mill. (rostr. excl.). — Plus 
petit et plus courtquele P,subaeneus Fairm., d'un brun de poix assez 
brillant avec les pattes rougeàtres; le rostre est également allongé, 
assez grêle, indistinctement élargi à l'extrémité ; le corselet est moins 
long, distinctement et assez densément ponctué; les élvtres sont pro- 


382 L. FAIRMAIRE. 


portionnellement plus striées et les stries plus ponctuées; elles sont 
aussi plus courtes, plus parallèles et ne se rétrécissant que tout à fait 
à l'extrémité; les pattes sont plus rougeûtres que le corps. 


La Digue, îles Séchelles: trouvé et donné par notre collègue, M. Ch. 
Alluaud. 


Cybebus Perrieri n. sp. — Long. 2 mill. (rostr. excl.).— Oblongus, 
valde convexus, lateribus compressus, castaneus, nitidus, glaber ; capite 
subtilissime punctulato, rostro laevi, dilutiore, nitidiore, oculis globosis ; 
prothorace elytris plus dimidio angustiore, latitudine vix longiore, an- 
tice haud sensim angustato, lateribus fere rectis, dorso sat dense subti- 
diter ruguloso; elytris ovatulis, longitudinaliter valde converis, lateri- 
bus compressis, ad humeros angulatis, punctulato-striolatis, punctis basi 
evidentioribus, intervallis planis, fere laevibus; pedibus gracilibus, 
tarsorum articulo 1° duobus sequentibus confunctis aequali, 3° lato. 


Environs de Suberbieville (H. Perrier); un seul individu. 


Un peu plus petit, plus convexe et plus comprimé latéralement que 
le C. castaneus auquel il ressemble et dont il diffère surtout par les 
élytres à épaules saillantes et à stries fines, finement ponctuées, mais 
distinctes, elles sont aussi plus fortement convexes. 


Lagenoderus coniferus n. sp. — Long. 7 mill. (rostr. eæcl.). — 
Ovalus, conveæus, piceus, terrulento mixtus, opacus; capite oblongo, 
rugoso, vertice fortiter oblonge impresso, oculis a prothorace distanti- 
bus, rostro capite paulo breviore, crasso, rufo-piceo, apice paulo dilatato, 
antennis sat brevibus, gracilibus, clava crassa, obscuriore; prothorace 
transverso, elytris angustiore, postice fortiter rotundato, antice cons- 
tricto, dorso tuberculato; elytris brevibus, basi truncatis, prothorace 
latioribus, ad humeros angulatis, medio transversim impressis, utrinque 
tuberculis 2 magnis, conicis, paulo compressis ; 5° ante, 2 post medium, 
hoc majore, lateribus et postice tuberculis minoribus sparsutis, inter- 
vallis rugosulis, parce punctatis, inaequalibus, subtus vage coerulescens : 
coæis rufescentibus, pedibus validis, anticis longioribus, apice subtus 
dente valido lato, et intus denticulo armatis, ferrugineo vage annulatis, 
tibiis apice tarsisque rufescentibus. 

Baie d’Antongil; ma collection. 


Ressemble aux © de L. gnomoides White, en diffère par les tuber- 
cules coniques des élytres, et par le rostre plus épais, à peine arqué: 
les élytres ne se retrécissent pas en arrière, mais sont assez brusque- 
ment arrondies. 


Faune coléoptérique de la région Malqache. 389 


Apoderus foveicollis n. sp. — Long. 10 mill. (rostr. incl). — 
Forme et coloration de VA. ardea OI., dont il diffère par la tête plus at- 
ténuée en arrière, portée sur un col plus long, ayant une forte impres- 
sion sur le vertex, par le corselet ayant sur le disque une grande 
fossette ovalaire dont les bords sont nettement relevés ; les élytres sont 
aussi presque lisses avec la base impressionnée de même, la suture 
n'est pas déprimée et la strie suturale est plus faible; les fémurs 
antérieurs sont plus larges, les tibias et tarses ne sont pas plus pâles 
que les fémurs. 


Baie d’Antongil; ma collection. 


Apoderus semiruber n. sp. — Long. 10 à 11 mill. (rostr. incl.). — 
Ressemble à l'A. femoralis pour la forme et la sculpture des élytres, 
mais d’un brun rougeûtre foncé avec la moitié postérieure des élytres 
rouge lie de vin, la séparation des deux teintes peu tranchée: la tête 
est cylindrique, épaisse et assez courte chez la ©, allongée et atténuée 
en arrière chez le G, avec un col médiocre et une petite fossette sur le 
vertex ; les antennes, courtes chez la ©, sont longues chez le & avec 
les avant-derniers articles dentés ; le corselet forme de chaque côté du 
bord antérieur un tubereule saillant, sur le disque une forte impres- 
pression en V, et un sillon en avant, la base est plissée en travers; la 
forme est conique avec les côtés droits; les élytres sont striées-ponc- 
tuées, les stries ne s’effacent que tout à fait à l'extrémité, les points 
s’affaiblissent dès le milieu, les intervalles sont convexes, les 2° et 4° 
plus fortement à la base où le 9° est au contraire déprimé, l’impres- 
sion transversale ordinaire n'existe pas. 


Baie d’Antongil; ma collection. 


= 


Apoderus holoxanthus n. sp. — Long.7 à 8 mill. (rostr'. incl). — 
Très voisin de l'A. femoralis Jék., mais entièrement d’un rouge un peu 
plus elair ; Le col est plus étroit, plus long, parallèle, la tête est allongée, 
atténuée en arrière, les yeux tout à fait en avant, le rostre aussi très 
court, bien moins épais et moins convexe, les antennes, grêles et non 
dentées, atteignent le bord antérieur du corselet, la massue est brune, 
allongée, de 3 articles, le dernier acuminé ; le corselet est plus régulière- 
ment conique, les impressions transversales sont semblables ; l'écusson 
est semblable, large, court, obtusément tronqué; les élytres ont la 
même forme, les stries sont plus fortement ponctuées, les 3° et 5e in- 
tervalles sont également plus relevées à la base, mais plus régulière- 
ment, et sont plus convexes en dehors et à l'extrémité; les pattes sont 
plus grèles et entièrement rougeûtres. 


384 L. FAIRMAIRE. 
Environs de Suberbieville (H. Perrier). 
La structure des antennes fait croire que ce sont des 9. 


Apoderus flaviventris n. sp. — Long. 6 mill. (rostr. incl). — 
Piceo-fuscus, nitidus, abdomine, tibiis, tarsis femorumque basi rufo- 
lestaceis, antennis piceis, basi paulo dilutioribus; capite oblongo-ovato, 
postice attenuato, collo sat longo, fronte inter oculos striola brevi si- 
gnata, rostro brevi, apice dilatato, inter antennas paulo elevato ; anten- 
nis apice gradatim clavatis, articulo ultimo acuto ; prothorace elytris 
valde angustiore, conico, medio transversüm fortiter impresso, apice 
transversim profunde sulcato et strangulato, basi transtersim sat for- 
titer sulcato et antice subtiliter striolato ; scutello late truncato; elytris 
ovato-subquadratis, apice separatim rotundatis, dorso basi plicatulis, 
medio impressiusculis, subtiliter lineato-punctulatis, punctis postice 
obsoletis ; pygidio punctato, biimpresso; pedibus gracilibus. 

Madagasear ; ma collection, un seul individu. 


Remarquable par sa petite taille et la coloration de l'abdomen: cette 
dernière se retrouve chez une autre espèce de Madagascar (A. abdomi- 
nalis Boh.), mais plus grande de moitié que l'A. camelus OI., avec une 
profonde fossette en croissant sur le corselet et les élytres finement 
striées, ayant une impression transversale près de la base avec un tu- 
bercule en dedans et une côte courte partant du milieu de la base, 
allant obliquement sur le disque ; les pattes sont rousses. 


Cylas nigrocoerulans n. Sp. — Long. 6 1/2 mill. (rostr. inel.). — 
Elongatus, valde convexus, ater, sat nitidus, plus minusve coerulescens ; 
capile inter oculos sulcato, his minus approximatis, parum convexis, 
rostro recto, punctato, antennis piceis, clava minus elongata, valde 
crassa; prothorace angusto, oblongo, convexo, basi constricto, supra 
depresso et transversüm bisulcatulo ; elytris elongatis, ad humeros obtuse 
angulatis, apice angustatis, dorso indistincte, lateribus evidentius punc- 
tatis; subtus subtiliter punctulatus, pedibus piceis. 

Suberbieville (ZZ. Perrier). 

Ressemble, pour la coloration, au C. brunneus, du Sénégal, mais 
les yeux sont très peu convexes, ce qui le distingue aussi du €. {ur- 
cipennis; en outre, la massue de l'antenne est un peu plus courte, 
mais plus massive, les élytres sont plus courtes et plus convexes 
dans le sens de la longueur. 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 389 


CERAMBYCIDAE 
Paratoxotus farinosus n. sp. — Long. 17 mill — Ressemble 


beaucoup au P. Argodii Fairm. (Rev. d'Ent., 1901, 213), mais d’un 
brun assez foncé, saupoudré d’une efflorescence farineuse sur la tête et 
le corselet avec les élytres fauves, rembrunies tout à fait à la base et très 
finement saupoudrées de blanc; les antennes sont semblables, un peu 
comprimées, les articles épineux à l'extrémité, le 3° plus court que le 
4e, celui-ci et les suivants subégaux ; elles sont d’un fauve roussâtre ; 
le corselet est assez fortement déprimé dans sa partie antérieure ; les 
élytres, peu convexes, se rétrécissent assez notablement à l'extrémité 
qui est un peu tronquée; le dessous est brun, à pubescence blanche, 
serrée, l'abdomen roussâtre, plus finement pubescent, les tarses d’un 
fauve brunâtre, le 1° article des postérieurs pas plus long que les 
deux suivants réunis. 

Madagascar ; communiqué par notre collègue, M. Villard. 

PARATOXOTUS ARGODI Fairm. — L’individu d’après lequel j'ai décrit 
cet insecte est un G; la © est un peu plus grande, avec les élytres plus 
amples, les antennes plus courtes, grêles, non comprimées, leurs arti- 
cles à peine angulés à l'extrémité, les yeux sont moins gros, plus écartés. 


Artelida diversitarsis n. sp. — Long. 41 à 14 mill. — Ressem- 
ble à À. crinipes Th., mais d’un roux foncé, à reflets très soyeux, 
presque dorés, le corselet brun sauf le disque, la tête au contraire plus 
dorée, les élytres brunètres sauf la base, le dessous brun assez bril- 
lant, couvert d'une fine pubescence rousse, soyeuse, avec quelques 
taches plus marquées sur les côtés de la poitrine, les pattes brunes, 
les tarses postérieurs d’un roux pâle et les antennes entièrement 
brunes; les yeux sont plus saillants, le corselet est plus rétréci en 
avant, moins inégal, paraissant impressionné au milieu, les élytres 
sont fortement déprimées vers la suture, indistinctement ponctuées 
sous la vestiture soyeuse ; les tibias postérieurs sont aussi brusquement 
élargis à l'extrémité, mais simplement bordés de fins poils noirs. 

Fianarantsoa (Perrot); coll. R. Oberthür et la mienne. 


Artelida holoxantha n. sp. — Long. 15 mill. — Espèce très voi- 
sine des À. pernobilis Neerv. etaurosericea Waterh. : la coloration 
est semblable pour le dessous du corps, d’un roux soyeux brillant, sans 
nuances obcures; en dessous elle est semblable au dessus, ce qui la 
distingue de pernobilis qui est d’un brun noir; elle diffère de l’'auro- 
sericea par la taille plus faible, le corselet plus court, plus large, à 

Ann. SOC. Ent. Fr., LXxI. 14902, 95 


386 L. FAIRMAIRE. 


peine plus étroit en avant, plus angulé sur les côtés, convexe sur le 
dos, n'ayant que 2 tubercules médiocres, la base fortement déprimée 
en travers, les élytres un peu tronquées à l'extrémité; les fémurs 
postérieurs dépassent les élytres, les tibias postérieurs s’élargissent 
assez fortement vers l'extrémité dont les côtés sont finement velus; 
enfin les antennes sont entièrement rousses. 

Ampasimena, Vallée d’Ambolo (Cotta). 


Aliturus D. £. 


Ce nouveau genre se rapproche des Jcariotis et surtout du G. Lep- 
turasta, dont il diffère notablement par son corps allongé, ses pattes 
grèles, les fémurs à peine plus épais que les tibias, nullement elavi- 
formes, inermes, ses antennes très grêles, pas plus longues que le 
corps, s'atténuant encore vers l'extrémité, les articles non épaissis, ni 
angulés à leur extrémité, la tête non prolongée en avant, avec les 
yeux échancrés et les antennes insérées presque dans l’échancrure ; 
le pénultième article des tarses est bilobé, mais assez étroit, et les mé- 
tapleures sont fortement rétrécies en arrière. Le corps est remarquable 
par les élytres allongées, les antennes et les pattes très grêles et le cor- 
selet non tuberculé, ni angulé sur les côtés. 


Aliturus gracilipes n. sp. — Long. 12 mill. — ÆElongatus, pos- 
tice leviter attenuatus, fulvus, subtilissime pubescens, capite prothora- 
ceque vix obscurioribus, pedibus antennisque paulo dilutioribus, arti- 
culis apice vix fumatis; capite antice parum producto, transversim 
fortiter impresso, mandibulis valde carinatis, oculis a prothorace dis- 
tantibus, fortiter emarginatis, palpis gracilibus, maxillaribus elongatis, 
articulo ultimo paulo crassiore, impresso, antennis gracilibus, articulo 
1° crassiusculo, ceteris (2 excepto) aequilongis ; prothorace elytris valde 
angustiore, capite haud latiore, longitudine haud latiore, antice vix sen- 
sim attenuato, lateribus fere rectis, dorso basi transversüm et antice 
utrinque sat fortiter impresso, postice utrinque vage anguloso, basi 
recta; scutello late ogivali, impressiusculo ; elytris elongatis, a basi pos- 
tice leviter attenuatis, ad humeros sat angulatis et impressis, alutaceis, 
obsoletissime suturam versus lineolatis, elevatis, apice conjunctim ro- 
tundatis : pedibus sat elongatis, gracilibus, femoribus vix crassioribus. 


Ankarabhitra (H. Perrier); un seul individu. 
Minutius D. £. 


Genre voisin des Anisogaster dont il diffère par un corps étroit 
presque filiforme, les yeux plus gros, les antennes moins rapprochées, 


Faune coléoptérique de la région Malgache. 387 


le corselet oblong, presque parallèle, uni sur le dos et sur les côtés, les 
élytres un peu plus larges que le corselet, allongées, parallèles, obtu- 
sément acuminées; les antennes sont aussi plus longues que le corps, 
grèles, finement ciliées, le 2° article est presque aussi long que le 4°, 
le 3e à peine plus long que le 4°, et celui-ci que le 5, les autres subé- 
gaux; la saillie prosternale est étroite, presque carénée, le mésoster- 
num plan, médiocrement large, la saillie intercoxale assez étroite, ob- 
tuse; les pattes sont assez longues et grêles, les fémurs un peu 
claviformes, comprimés ; l'abdomen est normal. 


Minutius tenuis n. sp. — Long. 6 à 8 mill. — Valide elongatus, 
modice convexus, obscure fulvescens, pube cinerea tenui vestitus, capite 
prothoraceque fumatis; capite dense punctulato, antice declivi, antennis 
sat distantibus, cum mandibulis rufescentibus : prothorace elongato, sub- 
cylindrico, haud Tuberoso; scutello subrotundo, pallido-pubescente ; 
elytris elongatis, parallelis, apice tantum angqustatis, subtilissime punc- 
tulatis ; abdomine obscuro, nitido, apicem versus attenuato. 


Plateau de PAnkara (H. Perrier). 
Le faciès de cet insecte est celui de la Gracilia pygmaea. 


Callidium scutellare n. sp. — Long. à 1/2 à 8 mill. — Oblon- 
qum, piceum, vèx nitidulum, griseo-villosulum, elytris sat nitidis, scu- 
tello dense albido-pubescente, medio linea tenui signato; capite asperulo, 
brevi, ante antennas fere verticali, labro rufescente, villoso, antennis 
elytrorun medium vit attingentibus, castaneis, villosulis, basi crassius- 
culis, apicem versus paulo attenuatis, articulo 1° crasso, 2 minuto, di- 
lutiore, ceteris subaequalibus ; prothorace transverso, elytris angustiore, 
lateribus valde rotundato, subtiliter dense asperulo, medio longitudi- 
naliter et basi fere arcuatim impressiusculo, disco medio tuberculis 2 mi- 
nutis parum converis laevioribus, margine externo subtiliter granuloso ; 
seutello Semirotundato, medio impresso : elytris oblongis, ad humeros 
sat angulatis, sat dense punctato-rugosulis, supra humeros fortiter, 
ante basin vage et oblique impressis; pedibus castaneis. 
 Madivalo (H. Perrier). 

Diffère du C. subcostatum Fairm. par la taille plus faible, la colora- 
tion plus sombre, les antennes atténuées vers l'extrémité, le corselet 
avec 2 petits tubercules dorsaux, l’écusson pâle, sillonné et les élytres 
sans côtes distinctes. 


Eumimetes tenuepunctatus n. sp. — Long. 11 à 15 mill. — Res- 
semble beaucoup à PE. attenuatus Fairm., en diffère par les élytres 


388 L. FAIRMAIRE. — Coléopt. de la région Malgache. 


plus courtes, moins atténuées en arrière, à coloration moins uniforme, 

à nombreuses taches d'un fauve pâle; les gros points noirs sont plus 

petits, entourés d’un orbite plus faible ; l'écusson est moins carré, lecor- 

selet est semblable; le reste du corps n'offre pas de différences notables. 
Madivalo (H. Perrier). 


Praonetha vagefasciata n. sp. — Long. 5 à 7 mill. — Oblonga, 
subparallela, picea, indumento lutoso cervino dense vestila, elytris 
punctis fuscis sparsutis el medio maculatim transrersin plus minuste 
aggregatis, interdum obsolete ; capite cum oculis prothorace fere latiore, 
medio late ac leviter depresso, parum dense punctato, labro et mandi- 
bularum basi rufis, antennis gracilibus, corpore longioribus, articulo 
1° crassiore, subtus parce ciliatis, articulis squalide castaneis, basi dilu- 
tioribus, 3° quarto multo breviore ; prothorace parum transverso, antice 
et postice aequilato, lateribus vix arcuatis, ante medium denticulo ar- 
matis, dorso laxe punctato, basi transtersim impresso, ante basin plus 
minusve piceo transtersim fasciato; scutello pallido, vilta media picea ; 
elytris oblongis, ad humeros paulo angulatis, apice fere recte trunca- 
tulis, substriatulo-punctatis, punctis postice obsoletis, sutura et inter- 
vallis alternis paulo convexis ; pedibus sat brevibus, piceo maculatis. 

Plateau de l’Ankara (H. Perrier). 

Ressemble à la P. lineigera pour la forme et pour la troncature des 
élytres, mais celles-ci n’ont que des lignes à peine distinctes et leur 
coloration est différente; chez un petit individu, le dessin est effacé. 


Diadelia iners n.sp. — Long, 9 mill. — Sat elongata, picea, niti- 
dula, indumento pubescente cinereo dense vestita, elytris basi et medio 
oblique denudatis; antennis corpore parum longioribus, articulis 3-10 
carneis, apice piceolis, Subtus tenuiter ciliatis; prothorace vir trans- 
verso, lateribus dente brevi armato, lineis 3 pallidis ornato, lateralibus 
brevioribus ; elytris postice leviter attenuatis, apice oblique truncatulis, 
angulo externo haud acuto, dorso sat dense punctatis, punctis postice 
obsolescentibus, basi ad scutellum utrinque converis, ad suturam longe 
impressiusculis, hac sat fortiler elevata; sublus cum pedibus griseo-ci- 
nereo pubescens, piceo variegata. 

Ankarahitra (H. Perrier); un seul individu. 

Ressemble assez à D. nebulosa Fairm., mais plus petite, plus étroite 
avec les élytres tronquées un peu obliquement, à angle externe 
émoussé, non élargies aux épaules, sans côtes, impressionnées le long 
de la suture; le corselet plus étroit, à peine transversal, n’ayant 
qu'une petite dent sur les côtés. 


Lee 


ÉTUDES ARACHNOLOGIQUES 


32° Mémoire (!) 


LI 


DESCRIPTIONS D'ESPÈCES NOUVELLES DE LA FAMILLE 
DES SALTICIDAE 


(Suite) 
Par EUGÈNE SIMON. 


Sandalodes calvus, sp. nov. — SG long. 8-10 mill. — Cephalo- 
(horax altus, utrinque ample rotundus, antice attenuatus, obscure 
fuseo-castaneus, fulvo-rufulo-pubescens, parte cephalica macula fron- 
tali, thoracica vitta media sat angusta et abbreviata, vittaque margi- 
nali latiore albido-pilosis decoratus. Pili oculorum fulvo-rufuli. Clypeus 
in medio setis albis paucis munitus. Abdomen oblongum, supra Îus- 
cum, fulvo-rufulo-pubescens, vitta media sat lata integra dilutiore, 
albido-pilosa sed postice leviter luteo-tincta ornatum, subtus atrum 
albo-testaceo-marginatum. Chelae validae, longae et parallelae, fuseo- 
castaneae, nitidae, parce et subtiliter striatae, intus parce albido-seto- 
sae, marginibus sulei longis, dentibus parvis remotis. Partes oris 
fusco-castaneae, laminae sat longae, extus angulosae. Sternum nigrum, 
albo-pilosum. Pedes longi, valde et longe albo nigroque hirsuti, qua- 
tuor antici obscure fusci, femoribus nigris, tarsis ad basin fulvis, 
quatuor postici paulo dilutiores, femoribus subtus infuscatis. Pedes 
maxillares graciles et longi, femore patellaque supra albido-crinitis ; 
femore leviter curvato: tibia patella breviore, subtus praesertim intus, 
convexa, extus apophysi tenui, antice, Secundum tarsum directa, ar- 
mata: tarso angusto et longo; bulbo ad basin transversim convexo, 
extus obtusissime turbinato, ad apicem depresso et longe fisso, ramulo 
exteriore obtuso, interiore acuminato et stylo recto munito. 

© long. 10 mill. Cephalothorax niger, rubro-pubescens, vitla media 
latiore, marginem frontalem attingente, vittaque marginali albo-pilosis 
ornatus. Pili oculorum et elypei longi et densi albi, supra oculos me- 
dios rufuli. Abdomen majus, nigrum, obscure rubro-pubescens, vitta 
media albida antice acuminata, postice utrinque profunde tridentata 
supra ornatum. Pedes, praesertim antici, breviores. 

Queensland : Cooktown. 


(1) Voir pour les Mémoires 1 à 31, I à L, Annales de 1873 à 1901. 


390 E. SIMON. 
Gangus (!) longulus, Sp. n0v. — G long. 5,5 mill. — Cephalotho- 


rax obscure fulvo-rulescens, parte cephalica nigra, thoracica prope mar- 
ginem infuscata, supra crebre et longe albido-pilosus, utrinque prope 
oculos atque in medio pilis fulvis paucis munitus, parte thoracica in 
declivitate fere glabra sed linea marginali albo-pilosa cineta. Pili oculo- 
rum aurantiaci, supra oculos medios albi. Clypeus angustus parce 
albo-pilosus. Oculi antici maximi, inter se contigui, apicibus in lineam 
rectam. Quadrangulus sat longus, parallelus, oculi parvi ser. 2* longe 
ante medium siti. Abdomen angustum et longum, supra luteo-testa- 
ceum, vittis binis fuscis marginatum, albido-pilosum et hirsutum, 
subtus olivaceo-nitidum, glabrum. Chelae nigro-nitidae, coiraceea. 
Sternum fuscum, in medio dilutius. Pedes antici robusti, femoribus 
clavatis, fusco-castanei, coxis-femoribus, übiis utrinque nigricantibus, 
metatarsis ad basin tarsisque luteis. Reliqui pedes obscure fulvi, coxis 
nigricanti vittatis, femoribus tibiisque utrinque ad apicem nigricanti- 
notatis, cuncti valde albo-pilosi et hirsuti. Pedes-maxillares sat gra- 
ciles, fusei, albo-hirsuti; bia extus ad apicem apophysi nigra valida 
et acuta, antice directa, armata; tarso ovato; bulbo magno, haud lon- 
giore quam latiore, ad basin breviter attenuato et producto, ad apicem 
oblique secto et stylo brevi munito. 


® Long. 6-7 mill. — Cephalothorax luteo-rufescens, parte cephalica 
leviter olivaceo-tincta, utrinque prope oculos nigra et maeulis binis 
fuseis confusis notata, sed crebre albo-pilosa, utrinque sub oculis pilis 
fulvis munita et fasciculo longo ornata, parte thoracica antice, pone 
oculos, lineola transversa reeurva et sinuosa, praeterea lineolis tenui- 
bus radiantibus, saepe vix expressis, fuscis, notata. Pi oculorum el 
elypei albi, densi et longi. Area oculorum dorsalium vix latior postice 
quam antice, Abdomen longum et angustum, albido-testaceum, supra, 
utrinque crebre nigro-striolatum et clathratum, vitta media lata, antice 
linea nigra exillima secta, notatum, subtus linea media nigra, saepe an- 
tice evanescente, notatum. Chelae, partes oris, sternum pedesque om- 
nino flavido-testacea. 


Queensland : Cooktown. 


G. decorus, sp. nov.— © long. 8,5 mill. Cephalothorax niger, parte 
cephalica in medio dilutiore et rufescenti-tincta, parte thoracica vitta 


(1) Gangus, nov. gen. A Sandalodi differt sterno antice acuminato et 
coxis 1' paris a sese parum distantibus (fere Marpissae), quadrangulo oculo- 
rum longiore, 1/5 tantum latiore quam longiore. — Typus : G (Acompse) con- 
cinnus Keyserling. 


Études arachnologiques. 391 


marginali lata vittaque media crebre albo-pilosis ornata. Pili oculorum 
pauci cinerei. Clypeus pilis albis densis et longissimis hirsutus. Abdo- 
men longe oblongum, supra nigrum, antice areu transverso, dein 
vitta longitudinali leviter sinuoso-angulosa et postice segmentata, 
utrinque maeulis trinis obliquis niveo-pilosis ornatum, subtus atrum, 
vitta media postice attenuata, dilutiore et albo-pilosa et postice, prope 
mamillas, utrinque macula parva alba ornatum. Chelae robustae et 
convexae, nigro-aeneae, nitidae. Partes oris, sternum pedesque nigri- 
cantia, tarsis cunctis ad basin luteo-annulatis. Plaga genitalis subro- 
tunda, nigra, leviter depressa et coriacea. 


Queensland : Cooktown. 


Hyllus argyrotoxus, sp. nov.— G Long. 8-9 mill. — Cephalotho- 
rax nigerrimus, parte Cephalica, paulo ante oculos posticos, linea trans- 
versa sat angusta leviter flexuosa et saepe tripartita, parte thoracica, 
prope medium, utrinque vitta arcuata atque ad marginem Jinea sat an- 
gusta niveo-pilosis, struete decoratus. Pili oculorum et elvpei breves, 
cinereo-albidi. Abdomen sat angustum, nigrum, supra intense nigro- 
velutinum et linea media, apicem baud attingente et interrupta, niveo- 
pilosa ornatum, subtus utrinque albo-marginatum. Sternum nigrum, 
albo-pilosum. Chelae longae, parallelae, antice deplanatae, nigro-opaceae 
et valde coriaceae, ad basin setis validis erectis et inordinatis sordide 
albidis munitae, praeterea minutissime et parce albo-pilosae. Pedes 
longi, nigri, larsis posticis fulvis, femoribus posticis annulo medio 
albo-piloso ornatis, patellis tibiisque cuncetis superne albo-lineatis. Pedes 
maxillares sat graciles, nigri, femore patellaque supra crebre niveo- 
squamulatis; tibia patella paulo breviore et paulo latiore, utrinque 
longe crinita, extus apophysi conica subacuta, recte divaricata, armata ; 
tarso breviter ovato; bulbo ovato, in conum submembranaceum et 
obtusissimum elevato, intus stylo libero marginato. 


Africa austro-orient. : Zululand (D° Ch. Martin). 


H. brevitarsis, sp. nov. — & long. 12-14 mill. — Cephalothorax 
altus, utrinque ample rotundus, antice valde attenuatus, niger, in de- 
clivitate leviter rufescenti-tinctus, pilis brevibus pronis cinereo-sericeis 
crebre vestitus et setis longissimis erectis albis conspersus, parte tho- 
racica linea media lineaque marginali confusa albidioribus notata. Pili 
oculorum et clypei crassi et densi, albido-lutei, inter oculos medios 
fulvi. Abdomen longe oblongum, nigrum, supra pilis brevibus cine- 
reo-sericeis crebre vestitum, subtus vitta media nigra notatum, Che- 
lae verticales et parallelae, antice convexae et valde rugatae, setis 


392 E. SIMON. 


albidis erassis, ad basin longis, apicem versus sensim minoribus, 
crebre vestitae, marginibus sulci brevibus, dentibus parvis, ad radicem 
unguis parum distantibus munitis. Partes oris sternumque nigra, 
laminae extus dilatato-angulosae. Pedes, praesertim antici, longi, ni- 
gricantes, (praesertim subtus in patellis tibiisque anticis) valde et longe 
albo-nigroque hirsuti, antici, saltem in femoribus utrinque, breviter 
rubro-pubescentes, postici parcius rubro-pilosi, minute et parce albo- 
squamulati, metatarsis anticis insigniter brevibus. Pedes-maxillares 
mediocres, nigri; hirsuti femore curvato; tibia patella breviore, extus 
ad apicem apophysi depressa antice oblique directa, haud attenuata, 
apice obtuse truncata et minute serrulata, armata; tarso sat anguste 
ovato; bulbo ovato, elevato et turbinato, stylo libero omnino circum- 
dato. 

@ Long. 45 mill. — Cephalothorax niger, pilis albis fulvisque mixtis 
crebre vestitus, vitta media latissima et confusa albidiore notatus, 
setis albis longissimis et erectis conspersus, utrinque, sub oculis ser. 
2e, fasciculo setarum nigrarum ornatus. Pili oculorum, elvpei et che- 
larum densi et longi, albidi. Abdomen cerasse ovatum, supra fuscum, 
vitta media lata abido fulvoque pilosa, utrinque dentata et ramulos 
emittente, notatum, utrinque fuscum et maculis niveis trinis, anticis 
binis angustis altera ovata, ornatum, subtus vitta lata nigra, postice, 
prope mamillas, lineolis parvis fulvis binis segmentata, nolatum. 
Pedes breviores, fusci, valde albo-hirsuti. 

Africa austr. : Prom. Bonae Spei, P‘-Elizabeth, Transvaal! 


H. aurantiacus, Sp. nov. — SG long. 8-9 mill. — Cephalothorax 
rubro-castaneus, utrinque late nigro-marginatus, aurantiaco-pubescens. 
Pili oculorum breves, supra aurantiaci, inter oculos et subtus albi. 
Clypeus ere glaber, ad marginem pilis albis uniseriatis munitus. Oculi 
postici magni. Abdomen breviter ovatum, supra rubrum, laete auran- 
tiaco-nitido-pubescens et vittis nigricantibus binis dentalis, saepe 
confusis et extremitates haud attingentibus, notatum, subtus luteo-tes- 
taceum parce aurantiaco-pilosum. Chelae robustissimae, divaricatae, 
intus deplanatae et prope basin carinulatae, extus valde convexae, 
aeneo-nitidae, intus et subtus rufulae, marginibus sulci longis et de- 
pressis, dentibus remotis, superiore, angulari, longo et obtuso, inferiore 
minore oblique truneato, armatis. Partes oris castaneae, laminae apice 
dilutiores. Sternum coxaeque lutea. Pedes 1 paris fusco-castanei, re- 
liqui fulvo-rufuli, femoribus ad basin, metatarsis tarsisque luteis, 
iWetatarso 2 paris aculeis lateralibus binis intus armato, melatarso 
4 paris aculeis apicalibus verticillatis, aculeis subbasilaribus binis, 


Études arachnologiques. 393 


submediis binis instrueto sed aculeis inferioribus carente. Pedes-maxil- 
lares graciles et longi, rubro-castanei; tibia patella paulo breviore, 
angustiore, apophysi apicali longa, gracili, antice directa et leviter 
flexuosa armata: tarso anguste ovato, sed tibia multo longiore ; bulbo 
ovato, ad basin vix producto, apice truncato et stylo longo, cireulum 
magnum formante, munito. 


Africa austro-or. : Natal, Zululand (D' Ch. Martin). 


H. flavescens, Sp. nov. — Long. 6-7 mil. — Cephalothorax 
laevis et fere glaber, fulvo-testaceus, parte cephalica rubro-tineta et 
maçulis ocularibus nigris notata, antice rubro utrinque albo-pilosa. 
Pili oculorum supra oculos aurantiaci, inter oculos et subtus albi. 
Clypeus fere glaber, parcissime albo-pilosus. Abdomen albido-testaceum 
subelabrum. Chelae fusco-rufulae, glabrae, leviter coriaceae, validae, 
convexae et leviter divaricatae, marginibus sulci sat longis ut in prae- 
cedenti armatis. Partes oris, sternum pedesque luteo-testacea, pedes 
1’ paris (coxis femoribusque exceptis) paulo obscuriores et rufescenti- 
tincti, aculeis ut in praecedenti ordinatis, sed metatarso 4 paris aculeo” 
inieriore submedio munito. Pedes-maxillares fulvo-rufuli, graciles et 
longi, supra parce albo-squamulati: tibia patella fere aequilonga, tereti, 
apophysi apicali longa gracili, intus (in parte apicali) minute granulosa, 
extus armata: tarso angusto ; bulbo longe ovato, ad basin attenuato et 
breviter producto, ad apicem stylo libero, cireulum formante, munito. 


Natal (D' Ch. Martin). 


Corrhotus scriptus, Sp. nov. — G long. 7-8 mill. — Cephalo- 
thorax niger, obscure fulvo-olivaceo-pubescens, parte thoracica li- 
nea media abbreviata vittaque marginali lata albo-pilosis ornata. Pili 
oculorum rubri. Clypeus utrinque robro-pilosus, in medio fere glaber, 
setis longis conspersus. Abdomen supra nigrum, obscure olivaceo- 
pubescens, vitta media leviter lanceolata, apicem haud attingente, pos- 
tice utrinque macula longa, punectoque apicali albo-pilosis decoratum, 
subtus albo-pilosum, regione epigasteris coriacea rugoso-Striata. Chelae 
sat debiles, parallelae, fusco-rufulae, laeves et subglabrae, marginibus 
sulci brevibus, declivibus, haud prominulis. Partes oris, sternum 
(postice paulo dilutius) pedesque nigra, metatarsis ad basin tarsisque 
cunctis fulvo-rufulis et tibiüis 4 paris annulo medio rufulo notatis, 
nigro-hirsuti, lemoribus 4 paris intus rubro-pilosis, reliquis femoribus 
supra macula magna niveo-pilosa ornatis, metatarsis anticis tibiis multo 
brevioribus, tarsis haud longioribus, posticis tibiis saltem aequilongis, 
aculeis validis et longis ordinariis armati. Pedes-maxillares sat breves, 


39% E. SImMox. 


fulvo-rufuli, longe albo-hirsuti; tibia patella breviore, apophysi exte- 
riore divaricata, gracili, apice minute curvata, armata; tarso ovato; 
bulbo ovato, ad basin sat longe et oblique retro-producto, intus stylo 
libero curvato munito. — Oculi antiei apicibus in lineam rectam. Qua- 
drangulus oculorum, superne visus, parallelus vel fere parallelus. 


Africa occid. : Gabon. 


C. taprobanicus, sp. n0v. — © long. 6,5 mill. — Cephalothorax 
niger, supra obscure aeneo-squamulatus, in declivitate fere glaber, sed 
vitta marginali latissima albo-pilosa cinctus. Pili oculorum et clypei 
breves, fulvo-rufuli nitidi. Abdomen breviter ovatum, postice acumi- 
natum, supra atrum, in parte basali omnino aeneo-nitido-squamulatum 
et linea marginali angusta alba cinctum, in parte altera vitta media 
lala aeneo-squamulata, utrinque macula obliqua punetoque, atque ad 
apicem, supra mamillas, puncto parve albo-pilosis decoratum, subtus 
fusco-testaceum, nigro-punctatum et utrinque late albo-marginatum. 
Sternum nigrum, albo-pilosum. Chelae sat longae, antice planae, gla- 
brae, aeneae, valde coriaceae et transversim rugatae, extus dilatatae, 
intus emarginatae, utrinque carinulatae, intus ad apicem dilatato-angu 
losae, margine sulci superiore dentibus parvis binis, inleriore dente 
majore armatis. Pedes antici nigricantes, metatarsis, apice excepto, 
tarsisque dilutioribus, tibiis metatarsisque subtus sat crebre nigro- 
ciliatis, patellis intus albo-pilosis. Pedes postici fusci, coxis trochante- 
ribus metatarsis tarsisque luteis sed metatarsis apice fusco-annulatis, 
aculeis numerosis ut in C. viduo C. Koch ordinatis. Pedes-maxil- 
lares graciles et longi, fusci, nigro-setosi: tibia patella paulo longiore 
et graciliore, tereti, intus longissime crinita, extus apophysi apicali 
brevi, conica sed apice minute unçata armata ; tarso tibia vix longiore, 
haud angustiore; bulbo parvo et longo ad basin vix producto, ad api- 
cem longe et sensim acuminato. 

® Long. 7-8 mill. — Cephalothorax niger, supra aeneo-subaureo 
squamulatus, utrinque, sub oculis, fulvo-rufulo-pilosus, dein in decli- 
vitate subelaber sed vitta marginali alba cinctus. Abdomen latius, in 
parte basali aeneo-micanti-squamulatum et linea alba anguste cinctum, 
in parte altera nigrum, vitta media micanti-squamulata, prope medium 
punctis binis longis, dein linea transversa procurva et leviter sinuosa, 
punctis binis obliquis, postice punetis similibus obliquis et supra ma- 
millas puncto parvo albo, laete decoratum. 


ns. Taprobane : Colombo! Kandy! 
AC. viduo C. Koch, cui affinis est, differt abdomine haud vittato 


Études arachnologiques. 395 


chelis antice valde rugatis, pedum-maxillarium bulbo minore postice 
vix producto etc. F 


C. singularis, sp. nov. — © long. 4 mill. — Cephalothorax sat: 
longus, modice altus, niger, pilis obscure rubris vestitus, villa media 
pallide luteo-pilosa, antice marginem frontalem haud attingente, pos- 
tice sensim attenuata, viltaque marginali lata niveo-pilosa ornatus. 
Pili oculorum crassi, inter oculos albi, supra rufuli, genis lineis albis 
obliquis sectis. Clypeus pilis albis crassis et obtusis fere bacilliformibus 
et inordinatis conspersus. Area oculorum vix latior postice quam an- 
tice, oculi par vi ser. 2° vix ante medium siti. Oculi antici inter se sub- 
contigui, in lineam subrectam. Abdomen oblongum, atrum, supra obs- 
cure rubro-pubescens, vitta media lata parallela et integra albo-luteo 
pubescenti, ornatum, subtus albo-pubescens. Sternum nigrum, albo- 
pilosum. Chelae longae, verticales, angustae et leviter incurvae, intus 
carinulatae, usque ad angulum convexae et obtusae, antice deplanatae, 
fusco-rufulae, coriaceae et pilis albis crassis et obtusis conspersae. 
Pedes nigricantes, valde nigro alboque hirsuti et parce rufo-pilosi, 
metatarsis tarsisque, praesertim posticis, dilutioribus et rufescentibus. 
Pedes-maxillares sat graciles, fulvo-rufescentes, valde albo-hirsuti ; 
tibia patella circiter aequilonga, extus apophysi apicali gracili et acuta, 
oblique divaricata, armata; tarso sat anguste ovato: bulbo ovato, pos- 
tice sub tibia obtuse producto, ad apicem stylo munito. 


Africa austr. : Bloemifontein! 


EuGaAsuiA (!)BARBATA Karsch (Eris) Zeitschr.f.d.ges. Naturwiss., LIT, 
1880, p. 397. — G long. 7-8 mill. — Cephalothorax niger, antice et in 
medio viridi-aureo-pubescens, vittis dorsalibus binis latissimis, postice 
convergentibus et coronam ovatam designantibus vittaque marginali 
paulo angustiore, niveo-pilosis decoratus. Pili faciei et oculorum bre- 
ves, obscure fulvo-aenei, pili elypei densissimi nivei. Abdomen ova- 
tum, atrum supra viridi-aureo-pubescens, antice linea marginali ar- 
cuata, propre medium punetis binis vel quatuor, dein linea transversa 
recurva, in medio interrupta, postice, prope mamillas, lineolis parvis 
binis niveo-pilosis, decoratum, subtus atro-testaceum. Sternum nigrum 
albo-pilosum. Chelae longae, fere parallelae, antice nigrae et valde co- 
riaceae, in parte basali creberrime, inordinate et longissime albo-hir- 


(1) Eugasmia, nov. gen. — A Corrholo differt oculis anticis majo- 
ribus a sese subcontiguis, apicibus in lineam subrectam, clypeo chelisque 
antice creberrime albo-hirsutis. — Typus : £. (Plexippus) sannio Thorell. 


396 E. SIMON. 


sutae, apice haud productae, marginibus sulei brevibus, haud promi- 
nulis. inferiore dente valido armato, ungue ad basin crasso, nigro et 
supra convexo, apice rufulo et arcuato. Pedes parce aeneo-pilosi et 
‘longissime albo-hirsuti, nigricantes, metatarsis, apice excepto, tarsisque 
fulvo-rululis, metatarsis anticis tibiis vix brevioribus, aculeis numerosis 
ut in ÆE. sannioni Th. ordinatis. Pedes-maxillares longi, nigri, nigro- 
hirsuti: femore sat robusto, eurvato ; patella robusta, saltem duplo 
longiore quam latiore ; Gibia patella saltem aequilonga, multo graci- 
liore, tereti, leviter curvata, intus longissime crinita, extus ad apicem 
apophysi parva et acuta, antice directa, armata; tarso minutissimo, 
tibia saltem 14/3 breviore et haud latiore, apice obtuso et leviter in- 
flexo:; bulbo parvo simplici. 


Ins. Luzonia ! 


Diagondas (!) viridiaureus, sp. n0v.— G long. 6-6,5 mill. — Ce- 
phalothorax niger, laevis, pilis pronis rufulo-aureis nitidis crebre ves- 
titus et vitta marginali latissima albo-pilosa cinctus. Pili oculorum 
supra rufuli subtus et inter oculos albi. Clypeus pilis albis longis uni- 
seriatis munitus. Abdomen oblongum, atrum, splendide viridi-mi- 
canti-squamulatum, in parte secunda utrinque puncto niveo punc- 
toque apicali simili ornatum, subtus atrum cinereo-pubescens et antice 
utrinque albo-marginatum. Chelae longissimae, porrectae, attenuatae, 
nigrae, ad basin et extus laeves et parce crinitae, subspinulosae sed in 
parte apicali deplanatae, coriaceae et utrinque carinulatae. Sternum ni- 
erum, parce albo-pilosum. Pedes nigri, tarsis anticis metatarsisque pos- 
ticis ad basin tarsisque posticis totis dilutioribus et fulvis. Pedes-maxil- 
lares graciles et longi nigri; tibia patella longiore, tereti, apophysi 
apicali brevi sed valida et compressa armata; tarso tibia vix latiore 
haud longiore; bulbo parvo simplici. 

© long. 6 mill — Cephalothorax fere maris sed paulo angustior. 
Pili oculorum rufuli, elypei longi albi. Chelae robustae sed breves et 
verticales, fusco-rufulae, antice, praesertim intus, crebre et longe al- 
bido-crinitae. Abdomen majus, nitido viridi-squamulatum, antice linea 
mareinali arcuata, in medio punetis parvis quatuor, in parte secunda 
utrinque vitta obliqua abbreviata punetoque apicali albido-luteo-pilosis 
ornatum. Pedes breviores, nigricantes, annulis albo-pilosis ornati, me- 


(1) Diagondas, nov. gen. — A Philaeo differt oculis anticis a sese sub- 
contiguis, in lineam subrectam, tegumentis micanti-squamulatis, chelis maris 
longis, attenuatis et proclivibus, bulbo maris £ugasmiae, — Typus : P. viri- 
diaureus E. Sim. 


Études arachnologiques. 397 


tatarsis tarsisque cunctis, tibiisque posticis ad basin dilutioribus et ru- 
fescentibus. 
Brasilia : Le Para (de Mathan). 


D. micans, sp. nov. — 9 long. 3,5 mill. — Cephalothorax niger, in 
medio dilutior et rufescens, squamulis aeneo-viridi roseoque-mican- 
tibus obtectus, vitta marginali albo-Squamulata latissima cinctus, 
supra macula frontali parva, vitta lanceolata et utrinque, prope ocu- 
lum posticum, puncto, albis decoratus. Pili oculorum rufo-coccinei. 
Pili clypei crassi nivei. Abdomen oblongum, aeneo-micanti-squamu- 
latum, antice vitta transversa lata, dein vittis transversis angustio- 
ribus, in medio interruptis, albo-squamulatis et nigro-marginatis, el 
prope apicem maculis longitudinalibus nigris, albo-unipunctatis, laete 
decoratum, subtus in medio obscurius et parce micanti-squamulatum 
sed utrinque erebrius sordide albido-squamulatum. Sternum fuscum, 
albido-squamulatum. Chelae breves, fusco-rufulae, subtiliter et remote 
rugatae atque ad basin squamulis albis paucis munitae. Pedes fulvi, 
albido aeneoque pubescentes, leviter fusco-variati et subannulati. Plaga 
genitalis laevis, fusca, subcordiformis, postice fovea parva subqua- 
drata impressa. 


Paraguay (Germain). 


Evarcha |!) Kochi, sp. nov. G. — Long. 6 mill. — Cephalothorax 
laevis, fulvo-rufescens, parte cephalica nigro-aenea, vitta lata trans 
versa niveo-pilosa antice marginata, parte thoracica versus marginem 
sensim infuscata, vitta lata areuata semicirculari vittaque marginali 
albo-pilosis decorata. Pili oculorum supra albidi, subtus fulvi. Clypeus 
nudus. Abdomen atrum, supra vitta media lata integra et utrinque 
vitta marginali testaceis et albo-pilosis ornatum, subtus atrum, tes- 
taceo-marginatum. Chelae longae, sat angustae, glabrae, nigro-niti- 
dae, apice leviter rufescentes, transversim valde striatae. Sternum et 
partes oris nigra. Pedes 1ï paris reliquis robustiores, nigricantes, 
crebre et longe nigro-hirsuti, tarso luteo. Pedes 3' paris femore nigro, 
patella tibia metatarsoque ad basin late dilutioribus et olivaceis. 
Pedes 4 paris fulvi, femore, tibia metatarsoque apice infuscatis. Pedes- 


(4) Evarcha, nov. gen. — Ab Eugasmia differt oculis parvis ser. 2* 
vix ante medium sitis, metatarsis anticis, tarsis haud vel vix longioribus, acu- 
leis inferioribus munitis sed aculeis lateralibus carentibus, pedibus 3° paris 
pedibus 4' paris evidenter longioribus. — Typus : Araneus flammatus (fal- 
calus) Clerck. 


398 E. SIMox. 


maxillares nigri, nigro-hirsuti, tarso apice dilutiore et albo-piloso: 
tibia patella breviore, latiore quam longiore, extus apophysi minutis- 
sima, apice trunçata, armata: tarso late ovato, sed apice sat longe 
attenuato; bulbo disciformi, simplici, stylo omnino cireumdato. 


Java : Palabuan, Teugger. — Lombok (Fruhstorfer). 


E. natalica, sp. nov. — G long. 6 mill. — Cephalothorax nigro- 
‘astaneus, parte thoracica antice leviter dilutiore et rufescenti-tincta, 
rubro-pilosus (fere omnino depilis). Pili oculorum supra oculos fulvi, 
subtus albidi. Clvpeus parce et longe albo-pilosus. Abdomen breviter 
ovatum, atrum, vitta media dilutiore supra notatum, pilis simplicibus 
flavo-nitidis subaureis vestitum, subtus fere glabrum. Chelae robus- 
tae, ad basin convexae, leviter coriaceae et rugatae, nigrae, apicem 
versus leviter rufulo-tinctae. Pedes robusti, fusci vel nigricantes, 
coxis, praesertim posticis, dilutioribus, metatarsis sex posticis luteis, 
metatarsis anticis aculeis inferioribus longis 2-2 aculeisque interiori- 
bus binis minoribus munitis. Pedes-maxillares fusco-rufuli; tibia pa- 
tella paulo breviore et paulo angustiore, apophysi apicali gracili et 
acuta, sat longa et antice oblique directa, extus armata; tarso sat 
longo; bulbo ovato, ad basin levitér attenuato sed obtuso, ad apicem 
stylo longo, cireulum formante, munito. 


Natal (D' Ch. Martin). 


Poessa (!) argenteo-frenata, Sp. nov. — G long. 4,5 mill — 
Cephalothorax laevis, parte cephalica nigro-nitida utrinque fulvo-ru- 
fulo-pilosa et inter oculos macula albo-pilosa ornata, thoracica castanea 
antice vitta lata semicireulari dilutiore lineaque marginali angustiore 
albo-pilosis notata. Pili oculorum laete rubri. Clypeus angustus, ad 
marginem vitta angusta crebre niveo-barbata marginatus. Abdomen 
nigrum, supra fulvo-olivaceo-pubescens et vittis binis integris et pa- 
rallelis laete albo-argenteo-squamulatis, decoratum, subtus parce 
cinereo-pilosum. Chelae laeves, nitidae et glabrae, nigrae apice rufulae. 
Partes oris sternumque castanea, parce albo-pilosa, laminae extus 
minute dentatae. Pedes 1 paris nigro-castanei, femore patella tibiaque 
supra dilutioribus et subvittatis, metatarsis tarsisque luteis. Reliqui 
pedes lutei, coxis femoribusque obscurioribus, utrinque fere nigris. 
Pedes-maxillares fusei, albo-pilosi et hirsuti: tibia patella breviore, 


(1) Poessa, nov. gen. — A Viciria praesertim differt pedibus quatuor 
posticis inter se subæqualibus, tibia 3° paris teretriuscula. — Typus : P. ar- 
genteo-frenata E. Simon. 


Études arachnologiques. 399 


extus ad apicem apophysi acuta oblique divaricata armala: tarso 
ovato, apice longe attenuato; bulbo ad basin obtuse producto, apice 
late et oblique secto, stylo valde curvato munito. 


Madagascar : Tamatave (Camboue). 


Pachypoessa (!) albimana, sp. n0v. —S long. 5 mill. — Cepha- 
lothorax niger, fulvo-pubescens (fere omnino depilis), ad marginem 
frontalem pilis albis paucis munitus, parte thoracica vitta media paulo 
dilutiore, postice albo-pilosa, ornata. Pili oculorum fulvo-rufescentes. 
Clypeus fere nudus. Abdomen breviter ovatum, fuscum, laete fulvo- 
nitido-pubescens, ad marginem anticum pilis albis munitum et vitta 
media dilutiore lata, postice tenuiter fusco-segmentata notatum. Chelae 
verticales et parallelae, nigrae, opacae et rugosae, marginibus sulci 
brevibus, inferiore dente mediocri, ad radicem unguis parum dis- 
tante, munito. Partes oris fusco-castaneae, testaceo-marginatae. Ster- 
num fulvum, longe albido-pilosum. Pedes antici reliquis robustiores, 
nigricantes. metatarsis castaneis, tarsis fulvis, longe et parce albo- 
criniti haud ciliati. Pedes postici fusco-rufuli, femoribus tibiisque 
utrinque obscurioribus. Pedes-maxillares parum longi, robusti, niger- 
rimi sed tarso lato, crebre et longe niveo-hirsuto; femore curvato; 
tibia patella breviore, apophysi crassa sed apice breviter acuta et 
antice arcuata extus armata ; tarso late ovato, obtuso, depressiusculo 
bulbum parum superante; bulbo magno sed simplici, disciformi et 
subrotundo, apice oblique secto et stylo brevi munito. 


Aîrica occidentalis : Sierra-Leone (Mocquerys). 


P. lacertosa, sp. n0v. — SG long. 8-9 mill. — Cephalothorax niger, 
parte thoracica in medio late dilutiore et lineolis nigris obliquis et 
biseriatis, antice convergentibus notata, (fere omnino depilis) saltem 
utrinque rubro-pubescens. Pili oculorum supra oculos et extus rubri, 
subtus albi. Clypeus sat angustus, setis albis paucis longissimis et 
biseriatis, marginalibus decumbentibus, ornatus. Abdomen longum, 
supra fuscum, luteo-pubescens et lineolis quatuor rubro-pilosis or- 
natum, subtus atrum et parce cinereo-pilosum. Chelae sublaeves, vix 
striatae, nigrae, apice dilutiores et rululae, Partes oris sternumque 
fusco-castanea. Pedes quatuor antici nigricantes, coxis castaneis, tarsis 
luteis, patellis tibiis metatarsisque subtus crebre et longe nigro-fim- 


(1) Pachypoessa, nov.gen. — À Phiale differt metatarsis anticis tarsis 
baud longioribus, oculis posticis majoribus fere Plexippi. — Typus : P. la- 
cerlosa E. Simon. 


400 E. SIMON. 


briatis. Pedes quatuor postici castanei, coxis metatarsisque dilutioribus, 
tarsis luteis. Pedes-maxillares fusci, nigro-setosi; patella tereti, paulo 
longiore quam latiore; tibia breviore et paulo latiore, extus ad mar- 
ginem apicalem, apophysi brevi, robusta et dentiformi armata; tarso 
sat longe ovato, teretiusculo; bulbo ad basin crassissimo, convexo et 
oblique truncato, ad apicem profunde fisso, ramulo interiore depresso 
et obtuso, exteriore fere parallelo sed apice abrupte acuto. 


Africa austro-orient. : Natal (D' Ch. Martin). — Madag. : Diego-Suarez 
(Ch. Alluaud). 


Brancus (!) muticus, Sp. nov. — G long. 6-7 mill. — Cephalo- 
thorax laevis, niger, parte thoracica antice vix dilutiore, (fere omnino 
depilis) parte cephalica utrinque rubro-pilosa. Pili oculorum breves 
albidi extus fulvi. Clypeus angustus, ad marginem pilis albis squami- 
formibus uniseriatis ornatus. Abdomen sat angustum et longum, su- 
pra nigerrimum, sed vitta media integra, postice sensim attenuata, 
crebre luteo-squamulata ornatum, subtus atrum, parce albo-pilosum. 
Chelae nigrae, validissime transversim plicatae et parce albo-squa- 
mulatae. Sternum et partes oris nigra, laminae intus anguste testaceo- 
marginatae. Pedes quatuor antici nigri, tarso 2i paris luteo, tibiis sub- 
tus extus muticis intus aculeis minutissimis binis tantum armatis, 
parum dense nigro-ciliatis, metatarsis aculeis 2-2 minutissimis muni- 
tis. Pedes quatuor postici castanei, femoribus nigris, metatarsis ad 
apicem tarsisque luteis. Pedes-maxillares nigri, nigro-pilosi; tibia 
paulo latiore quam longiore apophysi submedia divaricata sat gracili 
atque acuta extus armata; tarso sat longe ovato; bulbo magno, ad 
basin convexo et oblique truncato, ad apicem depresso et obtuso. 


Africa occid. : Congo. 


B. Blaisei, sp. nov. — © long. à mill. — Cephalothorax niger et 
nitidus (fere depilus) utrinque, pone oculum posticum, macula albido- 
luteo-squamulata ornatus. Pili oculorum lacte rubri. Clypeus angustus 
nudus. Oculi antici magni à sese contigui, apicibus in lineam rectam. 
Abdomen anguste ovatum, supra nigrum, obscure rubro-pubescens, 
vitla media integra laete albo-luteo-squamulata et nitida ornatum, 
subtus fusco-testaceum, vitta media obseuriore notatum, parce albo-pi- 
losum. Chelae breves, sat latae et leviter divaricatae, nigro-nitidae, 
marginibus sulci sat longis, superiore ad angulum prominulo et den- 

(1) Branceus, nov. gen. — Ab Eugasmia et Evarcha imprimis differt ti- 


biis anticis subtus aculeis interioribus parvis 2 vel 3 munitis sed aculeis exte- 
rioribus carentibus. — Typus : Z. mulicus E. Simon. 


: Études arachnologiques. 401 


tibus parvis binis a sese remotis munito, inferiore dente sat longo sed 
gracili armalo, ungue longo. Pedes parum longi, nigricantes, tarsis 
cunetis, metatarsisque quatuor posticis fulvis. Pedes Li paris reliquis 
robustiores, femore clavato et compresso, tibia subtus nigro-piloso, 
aculeis interioribus trinis uniseriatis, brevibus et robustis, subtus ar- 
mata, melatarso brevi, tarso haud longiore, aculeis validis et obliquis 
2-2 subtus munito. Pedes-maxillares nigri; femore sat gracili; tibia 
patella breviore, extus ad apicem apophysi tenui, longa, oblique diva- 
ricata et recta armata; tarso longo, late ovato, supra plano; bulbo ma- 
gn0, subrotundo, in tuberculo obtuso extus arcuato elevato, stylo rufulo 
tenui, cireulos duos formante circumdato. 


Africa occid., prope amnem « Komo » dictum (lieut. Blaise). 


Sigytes ! paradisiacus, sp. nov. —long.ÿmill. — Cephalothorax 
niger, fulvo-rufulo-pubescens, parte thoracica antice vitta semicirculari 
latissima fusco-rufula, albo-pilosa et linea marginali exili albo-pilosa 
ornata. Pili oculorum obseure rufuli. Clypeus fere glaber, setis longis 
paucis cinereo-nigris tantum munitus. Abdomen breve, fusco-testaceum 
fulvo-nitido-pubescens, antice linea arcuata albo-pilosa marginatum, 
dein vitta longitudinali obscure fulva, postice sensim dilutiore et nigri- 
canti-marginata ornatum, subtus pallide luteum utrinque parcissime 
fusco-punetatum. Chelae sat longae, nigrae, opacae et transversim ru- 
gatae. Partes oris castaneae, laminae latae, extus turbinatae. Sternum 
coxaeque posticae lutea, femora nigra quatuor postica ad basin late 
lutea, reliqui articuli pedum fulvi, tibiae metatarsique, praesertim an- 
tici, late fusco-annulati et parce albo-pilosi, aculei ordinarii numerosi. 
Pedes-maxillares breves nigricantes, patella Iutea, femore ad apicem 
patella supra, tibia intus, crebre et crasse niveo-hirsutis : tibia apophysi 
gracili et subrecta extus armata; tarso ovato; bulbo nigro, magno, ad 
basin attenuato et sat longe retro-producto, ad apicem stylo valido, 
circulum formante, munito. 

Ins. Taprobane : Galle ! 


AS. scutlato {Ergane) L. Koch, cui affinis est, imprimis differt clypeo 
subglabro, pedum-maxillarium tarso bulboque multo majoribus, etc. 


Plexippus redimitus, sp. nov. — G long. 6-8 mill.— Cephalotho- 
racis pars cephalica nigra, albido fulvoque pilosa, thoracica in medio 


(1) Sigytes, nov.gen. (Ergane L. Kocb, ad part.) — À Thiraloscyrlo dif- 
fert melatarsis anticis aculeis lateralibus binis intus munitis, quadrangulo 
oculorum, superne viso, parallelo, — Typus : $. paradisiacus E. Simon. 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI, 1902. 26 


402 E. SIMOx. : 


… 


atque ad marginem late fulvo-rufula et albo-pilosa, sed tenuiter nigro- 
cincta, utrinque, in declivitate, intense nigro-velutina. Pili oculorum 
albidi, utrinque genis albis, vittis binis fusco-rubris sectis. Clypeus 
creberrime et longe albido-luteo-barbatus. Abdomen supra nigrum, 
vitta media lata, prope apicem linea exiliore transversa cruciata, lutea 
et albo-pilosa, ornatum, subtus atrum, utrinque late albido-marginatum. 
Chelae verticales et parallelae, nigrae, valde coriaceae, intus, fere usque 
ad apicem, erebre et longe albido-luteo-hirsutae. Partes oris fusco- 
castaneae. Sternum coxaeque lutea, albo-pilosa. Pedes modice longi, 
robusti, fulvo-rufuli, femoribus patellis tibiisque fusco-variatis et sub- 
lineatis, femoribus 4 paris subtus, tibiis metatarsisque 1! paris fere 
omnino nigris, nigro-hirsuti et parce albo-pubescentes, femoribus 
anticis pilis elaviformibus albis subtus parce ornatis. Pedes-maxillares 
fulvi, femore intus infuscato, extus fasciculo apicali setarum ornato : 
patella vix aeque longa ac lata: tibia patella breviore, apophysi longa, 
recta, antice directa et dimidium tarsum superante extus armala ; tarso 
lato.apice breviter sed valde attenuato ; bulbo magno, fusco, paulo latiore 
quam longiore, intus stylo longo et subrecto munito. 


Ins. Taprobane : Kandy ! 


P. tortilis, sp. nov. — SG long. 9 mill. — Cephalothorax laevis, 
fusco-castaneus, parte cephalica nigra, utrinque atque ad marginem 
frontalem fulvo-pilosa, postice macula transversa maxima albo-pilosa 
ornata, thoracica linea media exili fulvo-pilosa et antice, pone oculos, 
maçulis parvis trinis albo-pilosis, transversim ordinatis, notata. Pili 
oculorum fulvo-rufuli. Clypeus fere nudus, parce cinereo-setosus. (Ab- 
domen fere detritum.) Chelae longaëe, parallelae, sat angustae, nigro- 
castaneae, coriaceae et parce granulosae, glabrae, marginibus sulei sat 
brevibus, superiore ad angulum dentibus binis subgeminatis, 1° majore, 
inferiore dente sat forti, armatis. Partes oris castaneae ad marginem 
dilutiores. Sternum luteum, antice sensim infuseatum. Pedes longi, 
fulvo-rufuli, quatuor antici leviter infuscati, sed coxis metatarsis tar- 
sisque eunctis dilutioribus, metatarsis anticis tibiis non multo brevio- 
ribus, aculeis 2-2 subtus armatis et metatarsis 2! paris aculeo laterali 
interiore apicali munitis. Pedes-maxillares lutei, parce albo-pilosi, mo- 
dice longi sed robusti; femore apice inerassato ; patella parallela, cireiter 
aeque longa ac lata; tibia patella paulo breviore, ad basin paulo angus- 
tiore, apophysi exteriore nigra, sat longa, gracili et depressa, divaricata 
sed antice valde sinuoso-recurva armata; tarso sat lato, sed apice 
longe attenuato; bulbo magno, depresso, circiter aeque lato ac longo, 


Études arachnologiques. 103 


ad basin breviter producto, ad apicem profunde diviso, ramulo exte- 
riore late rotundo, interiore longe producto atque acuto. 


Africa occid. : Gabon. 


P. coccineus, sp. nov. — © long. 6 mill. — Cephalothorax sat 
longus, parte cephalica nigra, crebre coccineo-pubescente, thoracica 
fulvo-rufula, parce albo-pilosa, vittis duabus latis et ovatis fuscis et 
coccineo-pilosis notata. Pili oculorum laëete coccinei. Pili elypei longi et 
densi albido-lutei, Oculi antici inter se subcontigui, apicibus in lineam 
subrectam. Abdomen oblongum, supra luteo-testaceum, sat late fusco- 
marginatum, rubro-pubescens, subtus fulvum. Chelae sat angustae et 
parallelae, nigrae, praesertim intus ad basin, crebre et longissime al- 
bido-luteo-hirsutae, marginibus sulci brevibus, dentibus, ad radicem 
unguis parum distantibus. Partes oris coxaeque anticae fusco-castaneae. 
Sternum et reliquae coxae fulva. Pedes quatuor antici nigricantes, 
femoribus subtus dilutioribus, tarsis luteis. Reliqui pedes obscure 
fulvi, valde nigricanti-variati et sublineati, cuncti pilis albis, lineas 
formantes, ornati. Pedes-maxillares robusti, pallide Tutei, crasse albido- 
luteo-hirsuti, femore ad basin infuscato, extus ad apicem fasciculo 
setarum munito; tibia patella breviore, apophysi apicali antice directa, 
sat longa, gracili et acuta, apice nigra et leviter incurva, extus ar- 
mata; tarso late ovato; bulbo magno, nigro, ad basin Conico, intus 
stylo valido et subrecto munito. 


Turcomania. 


P. rubrogularis, Sp. nov. — & long. 5 mill. — Cephalothorax 
niger, pilis fulvo-rufulis vestitus, parte thoracica linea media exili 
abbreviata, utrinque vitta lata arcuata lineaque marginali exili albo- 
pilosis decorata, Pili oculorum et clypei creberrimi coccinei. Abdo- 
men oblongum, supra nigrum, albo-marginatum et vitta media an- 
gusta et integra alba ornatum, subtus atrum, vitta media albo-pilosa 
latiore sed postice attenuata notatum, Sternum fuscum, parce albo-pi- 
losum. Chelae sat breves, leviter coriaceae, fulvo-rufulae, intus ad 
basin crebre et grosse luteo-squamulatae. Pedes obscure fulvi, albo 
nigroque pilosi, antici, tarsis exceptis, valde infuseati, tibiis subtus 
crebrius sed breviter pilosis, postiei femoribus ad apicem, tibiis meta- 
tarsisque ad basin atque ad apicem, fusco-annulatis. Pedes-maxillares 
fulvi, albo nigroque hirsuti; tibia patella breviore et paulo angustiore, 
apophysi apicali crassa sed attenuata et apice minutissime bifida, extus 
armata; tarso sat anguste ovato; bulbo simplici, postice breviter pro- 
ducto atque acuminato. 


h 


40% E. SIMON. 
Transvaal : Makapan! 


Artabrus [!) Jolensis, sp. nov. — G long. 43 mill. — Cephalotho 
rax crassus et altus, fusco-castaneus, parte cephalica nigra, parce ru- 
bro-pilosa, utrinque sub oculis et antice pone oculos medios, albo-luteo- 
pilosa subsquamulata. Pili oculorum rubri. Clypeus fere glaber, parce 
nigro-setosus. Abdomen longum, teretiusculum (fere omnino depile) 
supra fuseum, duriusculum et nitidum, sed antice late dilutius et tes- 
taceum, in medio albo-nitido utrinque fulvo squamulatum, subtus 
fusco-testaceum. Chelae validissimae, attenuatae et divaricatae, antice 
nigrae, opacae et parce striolatae, subtus in medio convexae et valde 
striatae, marginibus sulei longis, depressis et obtuse carinatis, inle- 
riore dente longo et acuto remotissimo armato, ungue longissimo, 
valde curvato fere semicirculari. Partes oris nigrae et opacae. Ster- 
num pedesque fulvo-rufula, patellis tibiisque quatuor anticis, meta- 
tarsoque 4: paris apice late nigricanti-annulatis, patella tibiaque 3° paris 
apice leviter infuscatis. Pedes-maxillares graciles et longi, lutei; tibia- 
patella paulo longiore, tereti, extus, ad apicem, apophysi nigra parva 
et acuta, antice directa, armata; tarso tibia vix longiore et vix latiore; 
bulbo simplici, disciformi, subrotundo, nigro. 


Ins. Jolo. 


Pseudamycus protervus, Sp. nov. — G long. 9 mill. — Cepha- 
lothorax niger, fulvo-nitido pubescens, utrinque, in declivitate vitta 
latissima postice incurva albo-pilosa ornatus. Pili oculorum laete rubro 
coccinei. Clypeus sub oculis crebre et inordinate albo-barbatus, ad 
marginem pilis albis longioribus crebre seriatis ornatus. Abdomen 
fusco-testaceum, supra parce nigricanti-variatum in albido-pubescens, 
subtus vitta media lata nigra notatum. Chelae fusco-rufulae, leviter 
striatae, ad basin albo-crinitae, convexae et leviter ineurvae, intus ad 
apicem dente parvo armatae, marginibus sulci brevibus, inferiore dente 
valido compresso leviter oblique secto instructo. Pedes fusco-castanei 
rubro-pilosi, albo nigroque hirsuti, tarsis dilutioribus, femoribus prae- 
sertim anticis, metatarsoque 1° paris nigricantibus, metatarso 1! paris 
brevi et curvato, subtus nigro-fimbriato aculeis longis 2-2 atque, 
utrinque in parte basali aculeo laterali multo minore armato, meta- 
tarso 2 paris utrinque aculeis lateralibus binis munito. Pedes-maxil- 
lares graciles et longi, fusco-castanei, tarso apice dilutiore ; tibia patella 


(1) Artabrus,nov. gen. — À Pseudamyco differt pedibus 3° paris (pa- 
tella excepla) pedibus 4' paris haud longioribus, tibiis cylindraceis, chelis 
maris longis et proclivibus. — Typus : Plexippus erythrocephalus C. Koch. 


Études arachnologiques. 405 


longiore, tereti, utrinque longe sed parce albo-hirsuta, apophysi apicali 
gracili recta et acuta extus armata ; tarso tibia breviore ad basin vix 
latiore apice attenuato; bulbo simplici, diseiformi, intus stylo libero 
recto munito. 


Singapoore ! 


Pharacocerus(!) sessor, sp. nov. — G long. 6-7 mill. — Cepha- 
lothorax (depilis) fusco-castaneus, antice paulo dilutior sed prope ocu- 
los niger. Pili oculorum pauci, fulvi vel lutei. Clypeus nudus. Ab- 
domen breve, depressiusculum, postice acuminatum, supra crebre 
luteo-roseo vel albido-pubescens et parce hirsutum, sed macula maxima 
nigro-velutina, longe rhomboïdali, postice abrupte angustiore et trun- 
cata, ornatum, subtus obscure fulvum, albido-luteo-pilosum. Chelae 
fusco-castaneae, glabrae, subtiliter striatae, cylindraceae et leviter di- 
varicatae, ad apicem, supra radicem unguis, tuberculo obtuso brevi et 
infra directo, subtus, sub unguis, tuberculo obtuso vel costa arcuata 
instructae, margine superiore dentibus binis mediocribus et remotis sed 
inter se subgeminatis, 1° 2° majore, margine inferiore dente maximo et 
acuto, instruclis. Sternum coxaeque pallide fusco-rufula. Partes oris 
pedesque quatuor antici fusco-castanei, femoribus nigris, metatarsis di- 
lutioribus, tarsis luteis, pedes quatuor postiei dilutiores, cuncti parce 
et longe hirsuti, tibiis supra maeulis parvis albido-pilosis biseriatis 2-2 
ornatis. Pedes-maxillares parum robusti, sat longi, fusco-castanei, tibia 
tarsoque nigris; tibia patella paulo breviore et angustiore sed longiore 
quam latiore, apophysi antice directa sat longa, in parte apicali an- 
gusta et leviter divaricata, extus armata; tarso sat breviter ovato; 
bulbo simplici, disciftormi, subrotundo. 


Madagascar : Ste-Marie (Mocquerys). 


Malloneta (?) guineensis, Sp. nov. — SG long. 7-9 mill. — Ce- 
phalothorax fulvo-ravidus, parte cephalica nigra, sat longe luteo-pu- 
bescens sed ad marginem frontalem plus minus late roseo-aurantiaco- 


(1) Pharacocerus, nov. gen. — À ?lexippoimprimis differt metatarsis 
posticis verlicillo aculeorum basali ex aculeis quatuor, lateralibus 2 inferio- 
ribus ?, a Pseudamyco et Artabro differt metatarsis 2! paris aculeo laterali 
apicali munitis. — Typus : P. sessor E. Simon. 

(2) Malloneta, nov. gen. — À Pseudamyco differt metatarsis quatuor 
posticis tibiis longioribus, aculeis debilioribus armatis, chelis maris validis, di- 
varicatis, marginibus sulei longis et depressis, inferiore dente valido et remoto 
munito. — Typus : . guineensis E. Simon. 


406 E. SIMOx. 


pilosus. Pili oculorum supra oculos aurantiaci, subtus, pauei et breves, 
albidi. Clypeus glaber. Abdomen angustum et longum, supra fulvo- 
rufulum et albo-marginatum, vittis binis aurantiaco-pilosis vittaque 
media albo-pilosa, prope apicem fusco-marginata, ornatum. Chelae 
validae, convexae et divaricatae, fusco-rufulae, nitidae, parce transver- 
sim striolatae, marginibus sulei longis, depressis, inferiore dente re- 
moto valido et acuto, armato, ungue longo, subtus ad apicem oblique 
secto et minute anguloso. Partes oris fusco-rufulae. Sternum luteum. 
Pedes antici fusco-rufuli, ad basin atque ad apicem dilutiores, tibiis 
subtus breviter et parce fimbriatis. Pedes postici lutei, femoribus ad 
apicem tibiaque 3 paris leviter infuscatis. Pedes-maxillares fulvo- 
rufuli, sat longi et parum robusti: tibia patella vix breviore, paulo 
graciliore, intus nigro extus albo-crinita, extus ad apicem apophysi 
eracili et arcuata, apice depressa et truncata, armata: tarso angusto; 
bulbo simplici, ovato, ad basin breviter et oblique producto, intus stylo 
valido nigro et subrecto marginato. 
Africa tropica occidentalis. 


Phaulostylus (!) furcifer, sp. nov. — G long. 7-9 mill. — Ce- 
phalothorax obscure rubro-castaneus, aurantiaco-pubescens, utrinque, 
prope oculos, niger, glaber et nitidus, vitta submarginali lata, in parte 
thoracica linea media exili sed antice, inter oculos, ampliata, albo-pi- 
lüsis, decoratus. Pili oculorum aurantiaci. Clypeus angustus parce et 
longe albo-pilosus. Abdomen longe oblongum, testaceum, supra albo- 
pubescens et vittis latis binis, antice evanescentibus rubro-pilosis, or- 
natum. Chelae longissimae et porrectae, supra planae, obtusissime bi- 
costatae, nigro-aeneae, intus setis spiniformibus erectis brevibus crebre 
vestitae, margine inferiore sulci, in parte apicali, leviter emarginato et 
dentibus parvis aequis, transversim ordinatis, armato, margine supe- 
riore dente maximo inaequaliter bifido, ramulo anteriore acuto et recto, 
altero, saltem duplo longiore, postice curvato et apice minute furcato, 
ungue longissimo, leviter ovato et compresso. Partes oris, sternum, pe- 
desque quatuor anteriores, fusco-castanea, patellis anticis longis, tibiis 
metatarsisque aculeis inferioribus lateralibusque armatis. Pedes qua- 
tuor postici obscure fulvi, femoribus infuscatis. Pedes-maxillares ru- 
bro-castanei, sat graciles et longi; tibia patella saltem aequilonga, paulo 
graciliore, tereti, extus ad apicem apophysi nigra, brevi et obtusissima 


(1) Phaulostylus,nov.gen. — A Colytto(Thorell differt tibiis cunctis 
aculeo dorsali carentibus, laminis maris sat anguslis extus oblusis. — Typus : 


P. furcifer E. Simon. 


Études arachnologiques. 107 


munila; tarso anguste Ovalo; bulbo ovato, ad basin anguste producto 
et curvato, ad apicem stylo libero obliquo munito. 


Madagascar : sinus « Antongil » dictus (Mocquerys). 


P. Grandidieri, sp. n0v. — G long. 7 mill. — Cephalothorax obs- 
cure rubro-castaneus, parte cephalica infuscata et maceulis latis nigris 
utrinque notata, supra fulvo-nitido in lateribus aurantiaco-pubescenti 
et vilta media nivea ornata, parte thoracica antice dilutiore et rubro- 
pilosa sed vitta marginali lata albo-pilosa cincta. Pili oculorum supra 
et inter oculos aurantiaci, subtus albi. Clypeus crebre et longe albo- 
barbatus. Abdomen supra pallide testaceum, utrinque linea exili 
fMexuosa, in medio vitta latiore et aurantiaco-marginata, albo-pilosis, 
ornatum, subtus obscure testaceum, fere glabrum. Chelae convexae 
et leviter divaricatae, sed verticales, antice nigro-aeneae, pilis albis 
jongis hirsutae, marginibus sulei sat longis et depressis, dentibus me- 
diocribus remotis. Partes oris nigricantes, testaceo-marginatae. Pedes 
fulvi, femoribus, praesertim anticis, infuscatis, tibiis metatarsisque 
anticis apice late infuseatis et tibiis annulo medio albo-piloso, ornatis. 
Pedes-maxillares longi et graciles, fulvo-rufuli, parce albo-pilosi ; femore 
longo curvalo; patella saltem duplo longiore quam latiore utrinque 
uniaculeata; tibia patella circiter aequilonga paulo graciliore, tereti, 
apophysi apicali simplici et acuta extus armata; tarso anguste ovato, 
libia paulo longiore, non multo latiore:; bulbo longo, ad basin atte- 
nuato breviter et obtuse producto, ad apicem stylo parvo et uncato 
munito. 


Madagascar : S'°-Marie. 


P. grammicus, Sp. n0v. — & long. 7-10 mill. — Cephalothorax 
altus, laevis, parte cephalicanigra utrinque flavo-pilosa et macula media 
albo-pilosa ornata, parte thoracica fusco-rufula, marginem versus sen- 
sim obsecuriore, linea media abbreviata, vittaque marginali lata, postice 
interrupta, albo-pilosis ornata. Pili oculorum flavo-aurantiaci, pili elypei 
et genarum albi, longi et densi. Abdomen angustum, postice acumi- 
natum, parce et longissime cinereo-Crinitum, supra nigrum, vitta 
media integra et utrinque vitta marginal testaceis et albo-pilosis de- 
coratum, subtus fulvo-testaceum. Chelae modice longae, crassae et 
divaricatae, ad basin et extus valde convexae, apice attenuatae, nigrae, 
coriaceae, antice in convexitate crebre et longe albido-crinitae, margi- 
nibus sulei longis depressis, dentibus mediocribus remotis, superio- 
ribus leviter prominulis binis geminatis, 4° 2° plus duplo majore et 
curvato, ungue valido et longo, subtus, in medio, leviter convexo. 


408 E. SIMON. 


Partes oris nigro-Castaneae. Sternum coxaeque lutea. Pedes, prae- 
sertim antici longi, pallide fulvi, femoribus anticis usque ad basin, 
posticis ad apicem, late nigricanti-vittatis, patellis rufescentibus, tibiis 
metatarsisque apice nigro-annulatis, aculeis numerosis armati, sed ti- 
biis aculeo dorsali carentibus. Pedes-maxillares graciles et longi, fusco 
castanei, longe cinereo-criniti et parce albo-pilosi: femore curvato: 
patella plus duplo longiore quam latiore, -utrinque uniaculeata; tibia 
patella paulo longiore, graciliore et tereti, extus ad apicem apophysi 
simplici, conica et oblique divaricata armata ; tarso tibia vix longiore, 
longe fusiformi ; bulbo longo, ad basin breviter et subacute producto, 
ad apicem profunde fisso, lobo exteriore nigro et obtuso, interiore aeu- 
minato, apice stylo parvo et subrecto munito. 


Madagascar : Antongil (Wocquerys). 


P. leucolophus, sp. nov. — © long. 7-8 mill. — Cephalothorax 
fusco-castaneus, parte cephalica, saltem prope oculos, fere nigra, ru 
bro-pilosus, vitta media, marginem frontalem haud attingente, sat lata, 
postice sensim attenuata, vittaque submarginali, postice interrupta, 
niveo-pilosis ornatus. Pili oculorum aurantiaei. Clypeus angustus, pilis 
niveis, valde clavatis et pediculatis, conspersus. Abdomen supra fus- 
cum vel obscure testaceum, rubro-pubescens, linea marginali angusta 
vittaque media paulo latiore et integra testaceis et albo-pilosis ornatum, 
subtus fuscum. Chelae nigro-castancae, transversim striolatae, extus 
glabrae, intus sat erebre et tenuiter albido-pilosae, longissimae (ce- 
phalothorace saepe vix breviores), attenuatae et valde divaricatae, mar- 
ginibus sulci longissimis, leviter depressis et carinulatis, utrinque ad 
apicem, prope radicem unguis, tuberculo compresso subacuto et den- 
tiformi armatis, dentibus remotissimis, margine superiore, an angulum 
leviter prominulum, dentibus parvis trinis, inferiore dente longiore 
sat gracili atque acuto, armatis, ungue longissimo tereti, bisinuoso. 
Partes oris, Sternum coxaeque fusco-castanca. Pedes fulvo-rufescentes, 
femoribus plus minus infuscatis, aculeis numerosis ut in praecedenti 
ordinatis, instructi. Pedes-maxillares fusco-castanei, femore supra setis 
niveis uniseriatis erectis longis crassis et obtusis insigniter ornato, pa- 
tella tibiaque extus rubro-pilosis, longissimi et graciles; femore cur- 
valo; patella cylindracea, plus triplo longiore quam latiore ; tibia paulo 
longiore vel saltem haud breviore, paulo graciliore, apophysi nigra 
depressa et obtusa, brevi et leviter extus areuata, munita ; tarso par vo; 
bulbo simplici, ovato, ad basin retro-producto, obtuso atque arcuato. 


Madagascar : Antongil (Mocquerys). 


Études arachnologiques. 409 


Colopsus (!) cancellatus, sp. nov. — G long. 7-10 mill. — 
Cephalothorax fusco-castaneus, utrinque, prope oculos, niger, parte 
cephalica squamulis, parvis et pronis, laete roseo-micantibus, squa- 
mulis viridibus paucis mixtis, crebre vestita. Pili oculorum pauci al- 
bidi. Clypeus fere glaber. Abdomen longum et angustum, depres- 
siusculum, supra fuscum, crebre et minute rubro-squamulatum, linea 
media integra, utrinque, praesertim antice, lineolis numerosis obli- 
quis et arcuatis flavido-nitido-squamulatis ornatum, subtus atrum, 
parce albo-pubescens, utrinque albo-striatum. Chelae fusco-castaneae, 
ad basin et extus laeves, intus inaequales et coriaceae, pilis albis 
longis, leviter elavatis, conspersae, maximae et divaricatae sed valde 
attenuatae, marginibus sulei longis et depressis, superiore dente re. 
motissimo magno, longo et acuto denteque multo minore, inferiore 
dente minore, aequaliter remoto atque ad apicem, prope radicem unguis, 
tubereulo parvo et obtuso armatis, ungue longo et valido, ad basin 
cylindrato, ad apicem compresso, supra pone medium minute tuber- 
culato. Partes oris fusco-castaneae. Sternum pedesque fulva. Pedes 
quatuor antici, metatarsis tarsisque fulvis exceptis, castanei, femoribus 
nigris, tibiis anticis subtus breviter et parce nigro-ciliatis et supra 
linea nigro-pilosa notatis, aculeis numerosis ut in Colytto ordinatis, 
instructi, sed tibiis quatuor posticis aculeo dorsali carentibus. Pedes- 
maxillares fulvi, longi et graciles; patella plus triplo longiore quam 
latiore; bia patella paulo longiore et graciliore, tereti, apophysi api- 
cali parva, nigra, compressa et acuta, extus armata ; tarso tibia paulo 
breviore, vix latiore, tereti et obtuso ; bulbo basin tarsi tantum occu- 
pante, parvo et subrotundo, apice stylo sat crasso obliquo et recto 
munito. 


© long. 8-12 mill. — Cephalothorax rufescens, parte cephaliea nigra 
vel castanea, rubro-pubescens, valde albo-variegatus et lineatus, parte 
cephalica linea media, utrinque lineis curvatis binis, thoracica antice 
_macula triquetra, postice atque in lateribus lineis numerosis curvalis 
et divaricatis. Pili oculorum et elypei albi pauei et longi. Abdomen 
supra nigerrimum, in medio atque ad apicem dilutius et rubro-pubes- 
cens, in parte basali lineolis numerosis et flexuosis albido-luteis cla- 
thratum, in medio vitta longitudinali abbreviata lineaque transversa 
tenui albido-luteis, in parte apicali puncto medio niveo et utrinque 


(1) C'olopsus, nov. gen. — À Colytto el Phaulostylo differt tegumentis 
erebre et minute squamulatis, elypeo (maris) fere nudo, tibiis quatuor pos- 
Licis aculeo dorsali carentibus, bulbo maris disciformi ad basin haud pro- 
duelo. — Typus : C. cancellatus E. Simon. 


410 E. SIMON. 


vitta lata, apicem haud attingente, albido-lutea apice alba, structe de- 
coratum, subtus obscure testaceum fere glabrum. Chelae fusco-rufulae, 
parce rugatae, longe albo-hirsutae. Sternum pedesque fulvo-rufula. 
Plaga genitalis ovato transversa, utrinque foveola parva nigro-mar- 
ginata, in medio plagula olivacea, obtuse triquetra, notata. 


Ins. Taprobane : Kandy ! Galle! 


Pancorius (!) naevius, sp. nov. — G long. 7-10 mill. — Cepha- 
lothorax niger rubro-pubescens , parte cephalica postice, inter oculos, 
maeçula vel vitta transversa albo-pilosa ornata. Pili oculorum laete ru- 
bri. Clypeus imberbis. Abdomen breviter ovatum, supra nigrum et 
parce rubro-pubescens, vitta media integra et lata testacea albo-pilosa 
et tenuiter rubro-marginata ornatum, subtus atrum utrinque vitta al- 
bido-pilosa marginatum. Chelae latae, robustae et convexae, valde co- 
riaceo-striolalae, nigro-castaneae, glabrae, antice muticae, marginibus 
sulci sat longis, superiore ad angulum dentibus binis geminatis, 
1° majore et obtuso, inferiore dente mediocri et acuto armatis, ungue 
longo, supra, prope medium, paululum convexo. Partes oris, sternum 
coxaeque fusco-castanea. Pedes robusti fulvo-rufuli, antici patellis me- 
tatarsis et praesertim tibiis valde infuscatis et castaneis, tibiis meta- 
tarsisque pilis longis, ad basin nigris ad apicem albis, subtus crebre 
vestitis, metatarso 1! paris tibia paulo breviore, aculeis inferioribus 
2-2 atque intus aculeis lateralibus binis minoribus, metatarso 
2 paris aculeis lateralibus binis parvis, instructis. Pedes-maxillares 
tenues et longi, lutei, intus pilis nigris extus pilis albis longis parum 
dense vestiti; patella plus triplo longiore quam latiore; tibia patella 
longiore et paulo graciliore, tereti, extus ad apicem apophysi nigra 
leviter compressa sed acuta, subrecta et antice directa, armata; tarso 
tibia breviore et vix latiore; bulbo parvo, simplici, disciformi, apice 
stylo tenui et subrecto munito. 

Java : Palabuan (Fruhstorfer). 


P. scoparius, sp. nov. — G long. 8-9 mill. — Cephaiothorax 
niger, pilis simplicibus obscure rubris parce vestitus. Pili oculorum 
fulvo-rubri. Clypeus sat angustus, crebre albo-luteo-barbatus. Oculi 
antici apicibus in lineam subrectam. Abdomen sat breviter ovatum, 
supra nigrum, utrinque parce rubro-pubescens, vitta lata et integra, 


(1) Pancorius, nov. gen, — À Plexippo differt, area oculorum dorsa- 
lium parallela, chelarum dente inferiore parvo. — Typus : Ergane dentichelis 
E. Simon. 


Études arachnologiques. AU 


crebre et simpliciter flavo-nitido-pilosa et tenuiter rubro-marginata or- 
natum, subtus utrinque flavido-pubescens, vitta media latissima fusca, 
postice attenuata, notatum. Chelae validae, nigrae, antice valde coria- 
ceae et striolatae, marginibus sulei longis, inferiore dente remotissimo 
parvo armato. Partes oris sternumque obseure fusca. Pedes lutei, pa- 
tella tibiaque 4 paris valde infuseatis fere nigris, tibia pilis longis, ad 
basin nigris ad apicem albis, subtus crebre fimbriata, metatarso pilis 
paucis albidis longissimis et curvatis ornato, aculeis inferioribus mu- 
nito sed aculeis lateralibus ecarente. Pedes-maxillares olivacei, longi et 
graciles : tibia patella paulo longiore et graciliore, utrinque longe cri- 
nita, apophysi apicali tenui, longa, antice directa, apice leviter incurva 
extus armata; tarso tibia circiter aequilongo, ad basin paulo latiore, 
ad apicem longe attenuato ; bulbo simplici, disciformi, basin tarsi tan- 
tum occupante, intus stylo sat longo tenui et subrecto armato. 


Java : Pengalengan (Fruhstorfer). 


P. borneensis, Sp. nov. — G long. 8 mill. — Cephalothorax niger, 
rubro-pubescens, parte cephaliea postice, inter oculos, macula maxima 
flavido-nitido-pilosa decorata. Pili oculorum laete rubri. CIvpeus im- 
berbis. Oculi antici inter se contigui, apicibus in lineam rectam. Ab- 
domen sat breviter ovatum, supra nigrum, vitta integra flavido-pilosa 
et tenuiter rubro-marginata ornatum, subtus nigrum et subglabrum 
sed utrinque vitta flavido-pilosa marginatum. Chelae sat angustae et 
longae, fere parallelae, nigro-castaneae, valde coriaceo-rugosae atque 
opacae, supra ad apicem dente valido sed acuto et areuato intus di- 
recto instructae, marginibus sulci brevibus, inferiore dente parvo, ad 
radicem unguis parum remoto, munito. Partes oris sternum coxaeque 
fusco-olivacea. Pedes lutei, patella metatarso et praesertim tibia Ai paris 
infuseatis subtus pilis nigris pilisque albis longioribus vestitis, meta- 
tarsis quatuor anticis, tibiis haud vel vix brevioribus, aculeis inferio- 
ribus 2-2 et utrinque aculeis lateralibus binis, multo minoribus, in- 
structis. Pedes-maxillares graciles et longi, lutei, fere praecedentis, sed 
bulbo paulo majore. 

Borneo (ex mus. G. et E. Peckham). 


Alfenus ({!) calamistratus, sp. nov. — G long. 9 mill. — Cephalo- 


({)Alfenus,nov.gen.—A Thiratoscyrto differt pedibus 3'et 4ï paris a sese 
circiter aequilongis (tibia 3! paris breviore), cephalothorace longiore, laminis 
maris extus oblusis, chelis maris sat debilibus, dente inferiore mediocri. — 
Typus : À. calamistratus E. Simon. 


419 E. SIMox. 


thorax crassus sed ovatus et sat longus, fuseus, fusco-pubescens, vilta 
media latissima, in parte cephalica lanceolata, in parte thoracica divisa 
et evanescente, vittaque marginal, leviter sinuosa et postice interrupta, 
albo-pilosis ornatus, parte cephalica utrinque, prope oeulos, atque ad 
marginem frontalem aurantiaco-pilosa, et supra oculos ser. 2° fasciculo 
setarum fuscarum crasso et erecto insigniter ornata. Pili oculorum 
laete aurantiaci, inter oculos medios longiores et albi. Clypeus angus- 
tus, subglaber, sed in medio area albo-pilosa munitus. Abdomen ova- 
tum, supra fuscum, albo-pubescens, parce rufulo-punctatum et setis 
albis longissimis paucis conspersum, antice vitta longitudinali angusta 
rubra, postice utrinque maculis binis parvis et obliquis albidioribus 
notatum, subtus dilutius sed vitta media latissima obscuriore notatum. 
Chelae parallelae, fulvo-rufulae, sublaeves, extus parce albido-crinitae, 
margine inferiore sulci dente sat longo et obliquo armato. Partes oris 
fusco-castaneae apice paulo dilutiores, laminae extus rotundae. Ster- 
num fulvum. Pedes obscure fulvi, antici femoribus supra tibiisque in- 
fuseatis, fusco rubroque pilosis, tibiis subtus paulo longius et crebre 
nigro-crinitis, metatarsis ad basin luteis et albo-pilosis ad apicem nigris, 
tarsis luteis et albo-pilosis, reliqui pedes supra valde fusco-variati et 
subannulatis, annulis maculisque parvis albo-pilosis ornati. Metatarsus 
1 paris rectus, tibia vix brevior, aculeis inferioribus sat longis 2-2 et 
utrinque aculeo apicali minore, metatarsus 2: paris aculeis inferioribus 
et utrinque aculeis lateralibus parvis binis instructi. Pedes-maxillares 
robusti, lutei, crasse et longe albo-hirsuti; femore curvato: patella vix 
longiore quam latiore: tibia patella breviore, apophysi nigra, crassa 
obtusa et valde curvata extus armata; bulbo maximo, ovato sed pa- 
rum convexo, ad basin obtuse truncato, apice parum attenuato atque 
ad angulum interiorem anguloso-dilatato. 


Congo. 


Freya (!)exculta, sp. nov. — G long. 6-8 mil — Cephalo- 
thorax nigro-nitidus, margine frontali luteo piloso, parte thoracica 
utrinque in declivitate macula magna ovata luteo-pilosa ornata, Pili 
oculorum supra flavidi sub oculis albi. Clypeus sat angustus, setis 
albis*longis paucis uniseriatis munitus, Abdomen ovatum postice acu- 
minatum, nigrum, pilis brevibus albis, antice sensim luteo-tinctis, supra 
crebre vestitum et vittis duabus latis, marginem anticum haud attin- 
gentibus, coccineo-pilosis, decoratum, subtus albido-cinereo-pubescens. 


(1) Euophrys subgen. Freya C. Koch, 1850 — Heraclea G. et E. Pekham 
nom. præocc. 


Études arachnologiques. 413 


Chelae parallelae, convexae, nigro-nitidae fere glabrae, marginibus 
sulei sat brevibus, superiore dentibus binis 4° majore, inferiore dente 
superiore simili armatis. Partes oris nigro-castaneae, laminae extus 
subacute turbinatae. Sternum fusco-rufulum. Coxae fulvae. Pedes 
quatuor antici reliquis robustiores, femoribus elavatis, nigricantibus, 
metatarsis tarsisque fulvis, metatarsis tibiis brevioribus aculeis validis 
et longis 2-2 subtus armatis et melatarso 2! paris aculeo par vo laterali 
apicali intus munito. Pedes postici obscure fulvi, fusco-variati et sub- 
annulati. Pedes-maxillares breves et robusti, intense nigri, femore ad 
apicem patellaque supra laete albo-argenteo-pilosis ; tibia latiore quam 
longiore, apophysi sat gracili, longa, valde curvata et subangulosa, 
apice minute bifida, extus armata; tarso breviter ovato ; bulbo magno, 
ad basin crasse et obtusissime producto, intus stylo obliquo et longo 
munito. 
Amazonas sup. : S. Paulo de Olivença (de Mathan). 


F. chionopogon, sp. nov. — @ long. 7 mill — Cephalothorax 
obscure fusco-rufescens, parte cephalica nigra, utrinque, prope oculos, 
pilis albido-luteis, ad marginem frontalem pilis rubris ornata, parte 
thoracica laete rubro-pilosa sed prope marginem Îere glabra. Pili ocu- 
lorum aurantiaci, sub oculis mediis albi. Clypeus crebre et longissime 
albo-barbatus. Abdomen sat amustum, atrum, supra crebre, subtus 
pareius, luteo-olivaceo-pubescens, versus marginem anticum sensim et 
leviter dilutius et saepe utrinque, in parte apicali, puneto albido orna- 
tum. Chelae nigrae, valde transversim rugatae, crebre et longe albo- 
hirsutae, marginibus sulei sat longe obliquis, superiore dentibus parvis 
binis, a sese late distantibus, inferiore dente mediocri armatis. Partes 
oris fusco-castaneae, laminae extus dilatatae sed obtusae. Sternum 
coxaeque pallide fusco-rufula. Pedes quatuor antici reliquis paulo ro- 
bustiores, fere nigri, tarsis luteis, tibiis metatarsisque subtus longe et 
tenuiter pilosis, metatarsis, tibiis brevioribus, subtus aculeis validis et 
longis 2-2 et metatarso 2 paris aculeo laterali interiore apicali, armatis. 
Pedes quatuor postici dilutiores. Pedes-maxillares fusco-castanei, me- 
diocres: tibia patella paulo breviore et angustiore, margine apicali cari- 
niformi, leviter dilatata et fissa extus munita; tarso sat longe ovato; 
bulbo longo, ad basin attenuato et breviter producto, ad apicem stylo 
longo subrecto intus munito. 


® long. 8 mill. — Cephalothorax obscure fusco-castaneus fere niger, 
laete rubro-pubescens sed postice, versus marginem, fere glaber, linea 
media exili, antice abbreviata, utrinque vitta marginali lata, postice 
late interrupta et saepe maeulis frontalibus parvis trinis flavido-pilosis 


Alu E. SIMOx. 


decoratus. Pili oculorum et clypei albidi. Chelae antice longe albo- 
pilosae. Abdomen fuseum, flavido-olivaceo-pubescens, vitta media 
paulo dilutiore dentata, in parte basali utrinque tenuiter fusco alboque 
marginata, praeterea tenuissime transversim segmentata, et utrinque 
puncto albo, supra ornatum. Pedes fulvo-rufuli, antici plus minus in- 
fuscati. 

Regio Amazonica (de Mathan). 


F. perelegans, Sp. nov. — G long. 5-6 mil. — Cephalothorax 
niger, fulvo-olivaceo-pubescens, vitta frontali lata, transversa, vitta lon 
gitudinali, frontem haud attingente, antice lanceolata, vittaque marginali 
lata niveo-pilosis decoratus. Pili oculorum laete flavi vel aurantiaci. 
Pili clypei creberrimi nivei. Abdomen breviter ovatum, supra nigrum, 
anguste albo-marginatum et vitta media integra sat lata lestacea et 
niveo-pilosa ornatum, subtus atrum, testaceo-marginatum, albido-pu- 
bescens. Chelae verticales et parallelae, nigrae vel castaneae, striatae, 
in parte basali, praesertim intus, pilis albidis tenuibus longis et decum- 
bentibus hirsutae. Partes oris nigricantes, laminae extus prominulae 
sed obtusae, Sternum pedesque obscure fulvo-rufula, albo-pilosa et 
hirsuta, pedes quatuor antici, tarsis exceptis, fere nigri, aculeis validis 
et longis ordinariis sed metatarsis quatuor anticis aculeo laterali parvo 
apicali intus munitis. Pedes-maxillares crassi et breves, castanei, femore 
subtus nigro, supra cum patella crasse niveo-piloso; femore brevi, 
compresso et curvato; tibia brevissima, apophysi apicali gracili antice 
directa, recta sed apice minute uncata extus armata; tarso late ovato 
sed valde et sat longe attenuato; bulbo magno, saltem haud longiore 
quam latiore, intus stylo subrecto munito. 


Venezuela : Caracas! Orinoco. 


Pochyta major, Sp. nov. — & long. 8 mill. — Cephalothorax 
brevis et altus, parte cephalica nigra, thoracica fusco-castanea, antice 
dilutiore et albido-pilosa. Pili oculorum et clypei pauci et breves albi. 
(Abdomen detritum.) Chelae parum longae sed validae, convexae et 
divaricatae, nigro-nitidae, et, praesertim intus, albido-crinitae, margi- 
nibus sulci longis et depressis, dentibus remotis, superioribus binis, 
parvis a sese distantibus, inferiore multo majore et aeuto, ungue longo 
et compresso, nigro, apice rufulo, subtus, prope apicem, minute den- 
tato. Partes oris nigricantes, laminae sat longae, extus obtusae. Pedes 
longi et graciles, antici posticis vix robustiores, laete fulvo-rufuli, 
metatarsis tarsisque quatuor anticis fere nigris, tibiis anticis aculeis 
inferioribus longissimis et pronis, intus 4 extus 3 (basin articuli attin- 


Études arachnologiques. K15 


sentibus), aculeisque lateralibus minoribus utrinque binis, metatarsis 
übiis brevioribus, aculeis inferioribus longissimis et pronis 3-3 et 
utrinque lateralibus binis multo minoribus, insigniter armatis. Pedes 
maxillares graciles, fusco-castanei; tibia patella paulo breviore et an- 
gustiore, apophysibus nigris parvis binis, 1* truneata cum angulo 
inferiore acuto, altera (apicali) uneata, extus armata: tarso anguste 
ovato ; bulbo simpliei, ovato, intus stylo subrecto munito. 


Africa occid. : Gabon. 


P. occidentalis, Sp. nov. — G long. 5 mill — Cephalothorax 
fusco-castaneus, prope oculos niger, parte thoracica vitta lata semicir- 
culari, in medio valde ampliata, fulva et albo-pilosa ornata. Pili oculo- 
rum albi. Clypeus ad marginem vitta albo-barbata ornatus. Abdomen 
breve, atrum, lineis binis exilibus et antice, linea simili sed abbreviata, 
longe albo-pilosis supra ornatum, subtus paulo dilutius et albo-pu- 
bescens. Chelae verticales et fere parallelae, marginibus sulci sat longis 
dentibus medioeribus remotis, ungue simplici nec inflato nec serrulato, 
fusco-rufulae, antice opacae et parce albo-crinitae. Partes oris sternumque 
fusca. Pedes lutei, tibiis metatarsisque anticis paulo obscurioribus et 
rufescenti-tinctis, aculeis longissimis et pronis subtus armatis. Pedes 
maxillares graciles, sat longi, fusco-olivacei, albo-pilosi; tibia patella 
paulo longiore, apophysi apicali brevi sat lata, compressa, leviter deor- 
sum curvala, cum angulo superiore subacuto, extus armata: tarso 
angusto et longo: bulbo breviter ovato, apice spina longa et eurvata 
armato. 


Africa occid. : Gabon. 


À P. (Vicria) pulchra Thorell, cui affinis est, differt tibia pedum- 
maxillarium patella non multo longiore, apophysi apicali leviter curvata 
armata et ungue chelarum simipliei ad basin haud inflato. 


P. albimana, sp. nov. — © long. à mill. — Cephalothorax laevis, 
subtilissime coriaceus, niger, utrinque in deelivitate fulvo-rufulus, 
parte thoracica vitta media fulvo-rufula et albo-pilosa ornata, parte 
cephalica, saltem prope oculos, coccineo-pilosa. Pili oculorum coccinei. 
Clypeus Îere nudus. Abdomen ovatum, postice acuminatum, supra ni- 
grum et parce rufulo-pilosum, vitta media dilutiore valde coarctata et 
pennata, maculas parvas nigras includente, ornatum, subtus fulvo-oli- 
vaceum, linea media nigra notatum. Chelae, partes oris, sternum, 
pedesque fulvo-rufula, Pedes-maxillares graciles, pallide lutei, apice 


416 E. SIMox. 


parce albo-pilosi. Plaga genitalis magna, rufula, semicireularis, utrinque 
lovea supertficiali semilunari et extus emarginata, impressa. 


Madagascar (Camboue). 


Thiratoscyrtus versicolor, sp. nov. — G long. 7 mill. — Cepha- 
lothorax fusco-rufescens, prope oculos late niger, parte cephalica aeneo- 
pubescenti, antice parum dense albo-pilosa, utrinque, inter oculos, 
laete rubro-coccineo-pilosa, parte thoracica vitta media confusa abbre- 
viata vittaque marginali latissima, postice interrupta, albo-pilosis, or- 
nata. Pili oculorum aurantiaci, inter oculos medios et subtus albido- 
lutei. Clypeus pilis crassis sat longis luteo-albidis in medio crebre 
vestitus. Abdomen ovatum, supra nigrinum, fusco rubroque pubescens, 
vitta marginali vittaque media lata et postice dentata fulvo-testaceis et 
albo-pilosis decoratum, subtus fusco-testaceum, parce pilosum, postice 
macula obseuriore confusa notatum. Chelae fulvo-rufulae, nitidae, vix 
striatae, fere glabrae, sat latae et fere parallelae, dentibus mediocribus, 
ungue simplici. Partes oris fulvae, ad basin leviter infuscatae. Sternum 
luteum nitidum. Pedes fulvo-lutei, vix distincte annulati, patella tibia- 
que A! paris subtus sat crebre nigro-crinitis et subfimbriatis, tibia 
aculeis inierioribus sat longis 4-4 et utrinque aculeis lateralibus binis 
multo minoribus, metatarso aculeis inferioribus 2-2 et aculeo laterali 
parvo interiore apicali munitis, metatarso 21 paris aculeis inferioribus 
aculeisque lateralibus parvis binis utrinque armato, pedes 3° paris, 
praesertim femore patella tibiaque, pedibus 4ï paris multo longiores. 
Pedes-maxillares mediocres, albido-lutei, apice vix infuscati, supra 
(apice tarsi excepto) crebre et longe niveo-hirsuti ; tibia patella breviore, 
apophysi nigra, brevi, valida et conica extus ad apicem armata; tarso 
sat anguste ovato; bulbo longe ovato, ad basin oblique truncato, haud 
producto, ad apicem spina nigra parva munito. 


Africa occid. : Sierra Leone. 


Eustiromastix (!) major, Sp. n0v. — G long. 9 mill. — Cephalo- 
thorax rubro-castaneus, prope oculos niger, rubro-pubescens, linea 
media abbreviata vittaque marginali latissima, postice interrupta, albido- 
luteo-pilosis, decoratus. Pili oculorum fulvo-rufescentes. Clypeus cre- 
bre et longe albo-barbatus. Abdomen oblongum, depressiusculum, 
supra fuscum, fulvo albidoque sericeo-pubescens, vitta lata dilutiore, 
in parte basali flexuosa, in parte altera valde pennata ornatum, subtus 


(1) Eustiromastix, nom. nov. — Cybele Peckham, nomen praeoccup. 
Loven. Crust., 1845. 


Études arachnologiques. 417 


fusco-testaceum, ad marginem dilutius. Chelae validae, longae et atte- 
nuatae, fusco-rufulae, valde transversim striatae et parce albido-crini- 
tae. Partes oris sternumque olivacea. Pedes fulvi, tibiis metatarsisque, 
praesertim anticis, longe et confuse infuscatis. Pedes L° paris longissimi, 
tibia metatarsoque subtus setis tenuibus longis et curvatis munitis, 
supra maculis albo-pilosis ornatis, tibia subtus aculeis validis 2-3 et 
intus aculeis similibus binis armata, metatarso aculeis 2-2 armato. 
Pedes-maxillares lutei apice leviter infuscati; tibia patella multo bre- 
viore, angustiore, intus longe crinita, extus apophysi apicali parva et 
simpliei munila; tarso longo, bulbum multo superante, haud curvato ; 
bulbo disciformi, in medio membranaceo, stylo longo, circulum for- 
mante, bulbum apice multo superante et extus inflexo munito. 


Brasilia : Rio Salobro prope Bahia (E. Gounelle). 


E. Chaperi, Sp. nov. — G long. 8 mill. — Cephalothorax niger, 
supra crebre et longe fulvo rufuloque pubescens, antice, ad marginem 
frontalem et utrinque in declivitate, albo-pilosus. Pili oculorum albi, 
ad marginem exteriorem oculorum aurantiaci. Pili clypei densi et 
longi albi. Abdomen oblongum, postice attenuatum, supra fuscum et 
cervino-pubescens, vitta media dilutiore, valde sinuosa, in medio am- 
pliata, albo rufuloque pilosa, ornatum, subtus testaceum et sericeo- 
pubescens. Mamillae mediae testaceae et albo-pilosae, reliquae nigrae, 
superiores intus longe albo-pilosae. Chelae robustae, fulvo-rufulae, 
opaceae et glabrae. Pedes fulvi, valde nigro-variati, femoribus anticis 
intus et subtus metatarsis anticis supra lineatis, reliquis articulis sub- 
annulatis. Pedes-maxillares fulvi, crebre et longe albo-hirsuti; tibia 
et brevi, apophysi exteriore brevi et obtusa munita ; tarso longissimo et 
angusto, apice cylindraceo valde incurvo: bulbo mediocri, basin tarsi 
tantum occupante, sed valde convexo turbinato et membranaceo, 
intus stylo longissimo munito. 


Colombia : Naricual (A. Chaper). 


E. rufohirta, sp. n0v. — © long. 6 mill. — Cephalothorax fusco- 
rufescens, postice sensim obscurior, antice utrinque maculis ocularibus 
nigris notatus, pilis miniaceis longis vestitus sed parte cephalica, 
praesertim antice, parteque thoracica ad marginem pallide flavo-pilosis. 
Pili oculorum pallide flavi, supra oculos medios pilis rufulis paucis 
intermixti. Pili clypei longi, flavescentes. Abdomen {valde detritum) 
angustum, fuscum, albido-pilosum, vittis duabus miniaceo-pilosis or- 
natum (?). Sternum fusco-rufescens. Chelae fusco-castaneae, transversim 
striolatae, ad basin longissime flavescenti-setosae. Pedes obscure fulvo- 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI 1902. 27 


418 E. SIMON. 


rufescentes, late et valde nigricanti-annulati, femoribus anticis omnino 
infuscatis. Pedes-maxillares fusco-rufuli, tibia fere nigra ; femore crasso ; 
patella vix longiore quam latiore; tibia paulo breviore, extus valde di- 
latata et in apophysem fere globosam producta ; tarso mediocri, atte- 
nuato; bulbo sat magno ad basin attenuato, intus stylo crasso margi- 
nalo. 


Le Para (de Mathan). 


E. stylifera, Sp. nov. — G long. 7-9 mill. — Cephalothorax obs- 
cure fusco-rufescens, parte cephalica nigricanti, aurantiaco-pubescens, 
antice, pone oculos medios, macula magna alba ornata, parte thora- 
cica macula anteriore longa vittaque marginali lata, postice interrupta, 
albido-flavescentibus notata. Pili oculorum aurantiaci. Pili elypei densi 
albi. Abdomen longum, pilis simplicibus nitido-flavidis subaureis, pilis 
albis intermixtis, vestitum, maculis parvis fuscis obliquis sex biseria- 
üm ordinatis, ornatum, subtus fusco-testaceum. Sternum fulvo-oliva- 
ceum, parce albo-pilosum. Partes oris fuscae. Chelae nigro-aeneae, 
valde transversim striolatae. Pedes 1i paris crassi fusci, patella paulo 
dilutiore, tibia ad basin albo-pilosa, metatarso tarsoque ab basin an- 
guste testaceis. Pedes 2 paris infuscati. Pedes quatuor postici fulvi, 
plus minus fusco-annulati et punetati, tibiae metatarsique antici longe 
sed inordinate nigro-ciliati. Pedes-maxillares fulvi apice infuscati: 
patella paulo longiore quam latiore subparallela ; tibia breviore et angus- 
tiore, apophysi apicali parva simpliei et obtusa armata; tarso medio- 
cri, longe ovato; bulbo disciformi, stylo longo omnino cireumdato. 

Regio Amazonica : Teffe (de Mathan). 


Capidava {!) auriculata, sp. nov. — SG long. 5 mill. — Cephalo- 
thorax niger, parte thoracica antice paulo dilutiore et rufescenti-tincta, 
ad marginem frontale pilis albis munitus (fere omnino depilis). Pili 
oculorum albidi. Abdomen oblongum, atrum, pallide luteo-pubescens. 
Chelae fuscae, apice dilutiores et rufescentes, valde coriaceae et 
transversim rugatae. Partes oris sternumque fusco-castanea. Pedes 
nigricantes, coxis posticis paulo dilutioribus, metatarsis tarsisque ful- 
vis. Pedes-maxillares breves et robusti, nigri; tibia apophysi exte- 
riore magna, valde curvata fere semicirculari, intus excavata, apice 
angulosa et prominula, ad marginem dente incurvo munita, instructa ; 
tarso bulboque late ovatis. 


(1) Capidava, nov. gen. — Ab Eustiromastici et Freya differt oculis 
parvis ser. 2° evidenter pone medium sitis, ab oculis posticis spatio oculo 
postico minore distantibus. — Typus : C. auriculata E. Simon. 


Études arachnologiques. 419 
Brasilia : Le Para (de Mathan). 


GC. biuncata, sp. nov. — S long. à mill. — Cephalothorax paulo an- 
gustior, niger, ad marginem et utrinque albo-pilosus (fere omnino de- 
pilis). Pili oculorum longi albi. Clvpeus in medio parce albo-pilosus. 
Abdomen oblongum, atrum, supra omnino flavo-nitido-pubescens. 
Chelae nigrae, valde coriaceo-opacae, ungue rululo. Sternum, partes 
oris pedesque nigricantia, tarsis luteis. Pedes-maxillares breves et 
robusti, nigri: tibia patella breviore, latiore quam longiore, extus 
apophysi maxima, ad basin lata, sed apice longe attenuata, divaricata 
sed apice uncata et dente interiore minore munita, instructa; tarso 
bulboque late ovatis; bulbo valde convexo, stylo libero intus marei- 
nato. 


Reg. Amazonica : Cameta (de Mathan). 


C. rufithorax, Sp. nov. — © long. 6 mill. — Cephalothorax fulvo- 
rufescens, parte cephalica nigra, thoracica vitta media dilutiore mu- 
nita (fere omnino depilis). Pili oculorum flavidi. Clypeus sub oculis 
glaber, ad marginem pilis albis longis uniseriatis munitus. Abdomen 
sat longe oblongum, supra obscure testaceum, erebre nigro-puncta- 
tum, parce pilosum sed antice lineolis trinis abbreviatis albo-pilosis or- 
natum. Chelae robustae et laeves, partes oris, sternum, pedesque fulvo- 
rufescentia, Pedes 1! paris reliquis paulo robustiores et obseuriores. 
Plaga genitalis fusco-nitida, plana, cordiformis. 


Peruvia orient. : Yquitos (de Mathan). 


Bathippus palabuanensis, sp. nov. — © long. 9-10 mill. — Ce- 
phalothorax crassus et altus, parte cephalica nigricanti, subtiliter 
coriacea, in medio fere glabra, antice et utrinque, prope oculos, rubro- 
pilosa, parte thoracica fusco-castanea in medio et utrinque, sub oeulis, 
paulo dilutiore. Pili oculorum laete coceinei. Clypeus angustus glaber. 
Abdomen angustum, supra atrum, fulvo-pubescens (iere depile). 
Chelae nigro-castaneae, opacae et subtiliter transversim striolatae, 
robustissimae, extus convexae, intus leviter deplanatae, valde divari- 
catae, cephalothorace haud breviores, haud carinatae, margine supe- 
riore sulci dente apicali angulari conico, denteque minore acuto re- 
motissimo, margine inferiore dente apicali conico, denteque medio 
maximo, longo et acuto, apiceleviter inflexo, subtus, paulo ante dente 
principali, dente minore conico et obliquo, armatis, ungue longissimo, 
bisinuoso, apice rufulo. Pedes 1 paris nigricantes vel fusco-castanei, 
coxa femoreque subtus ad basin dilutioribus. Reliqui pedes fulvi, 


420 E. SIMox. 


aculeis ordinariis armati. Pedes-maxillares obscure olivacei, utrinque 
nigro-vittati ; femore gracili, valde curvato, fere semicirculari: patella 
plus triplo longiore quam latiore; tibia patella longiore, graciliore, 
tereti et leviter curvata, extus ad apicem apophysi gracili recta et 
antice direcla armata: tarso parvo ovato, intus longe piloso: bulbo 
cordiformi, apice stylo, cireulum formante, munito. 


Java : Palabuan (Fruhstorfer). 


B. manicatus, Sp. nov. — © long. 8 mill. — Cephalothorax obs- 
cure fusco-Castaneus, parte cephalica utrinque, prope oculos, nigra, 
antice, pone oculos medios, vitta longitudinali abbreviata, utrinque 
in declivitate, sub oculis, macula majore, parte thoracica linea media 
angusta et abbreviata, pallide flavido-pilosis, ornatus. Pili oculorum 
flavidi. Clypeus fere nudus. Abdomen angustum et longum, atrum, 
supra vita duriuseula glabra et nitida violaceo-tineta ornatum, ma- 
millae nigrae. Partes oris fusco-castaneae. Sternum coxaeque pedum 
lutea. Pedes quatuor antici nigricantes, tibiis ad basin Juteo-annu- 
latis, femore 2 paris, apice excepto, luteo-lineato, femore L paris api- 
cem versus incrassato supra pilis nigris crassis, fimbriam formantibus, 
ornato, patella convexa subtus fimbria simili munita, reliquis articulis 
gracilibus et subglabris. Pedes 3° paris longissimi, nigricantes, femore 
ad basin minute luteo. Pedes 4 paris fulvo-rufuli, femore in dimidio 
basali luteo. Chelae longissimae et porrectae, fusco-castaneae, et subtus 
et supra prope basin dilutiores, opaceae et subtiliter striatae, cylin- 
draceae sed extus in parte apicali convexae, margine sulei superiore 
dentibus trinis, 1° subapicali valido longo, apice acuto et paululum 
uncato, reliquiis binis minoribus et remotissimis, 4° 2° majore, mar- 
gine inferiore dente singulo subapicali armato, ungue longissimo, 
leviter sinuoso, subtus, prope basin, dente parvo et obtuso munito. 
Pedes-maxillares longi et gracillimi, pallide lutei, femore ad basin in- 
fuscato, tarso leviter rufulo-tincto; patella plus quadruplo longiore 
quam latiore; tibia patella paulo longiore et paulo graciliore, extus 
ad apicem apophysi parva acuta et antice directa armala; tarso tibia 
circiter aequilongo, longe ovato; bulbo longo, simplici, apice stylo 
tenui, circulum formante, munito. 


Borneo (ex mus. G. et E. Peckham). 


B. Schalleri, Sp. n0v. — G long. 8 mill. — Cephalothorax fulvo- 
rufescens, parte cephalica utrinque, prope oculos, nigra et rubro-pilosa. 
Pili oculorum flavo-aurantiaci. Clypeus sat angustus, imberbis. Abdo- 
men angustum et longum, cylindraceum, atrum, utrinque et subtus 


Études arachnologiques. 421 


parce albido-pilosum, supra vitta lata duriuscula, nitida et glabra 
leviter violaceo-tineta, notatum. Partes oris, sternum pedesque fulvo- 
rufula, femore 3! paris ad basin, femoribus 2! et 4 parium fere usque 
ad apicem, dilutioribus et luteis, femore patellaque 11 paris fusco- 
castaneis, femore versus apicem sensim intrassato et longe claviformi 
supra fimbria longe nigro-pilosa ornato, patella convexa subtus fimbria 
simili munita, tibia graciliore fere glabra leviter curvata, apicem ver- 
sus sensim infuscata, patellis tibiisque À et 3° parium leviter infus- 
catis. Chelae fulvo-rufulae, longae, porrectae et divaricatae, ut in prae- 
cedenti dentatae. Pedes-maxillares longissimi et gracillimi, pallide 
lutei utin praecedenti sed apophysi tibiali paulo longiore et graciliore. 
Pinang (Raffray). 


Anarrhotus (!) fossulatus, sp. nov. — G long. 6 mill. — Cepha- 
lothorax brevis, altissimus, niger, pilis pronis subsquamiformibus 
fulvo-aureis, pilis paucis viridi nitidis mixtis, crebre vestitus, parte 
cephalica postice, ante stria thoracica, lineola transversa recurva alba 
notata, thoracica, prope marginem fere glabra, parce albo-pilosa. Pili 
oculorum fulvo-rufuli, Clypeus parce et longe fulvo-pilosus. (Abdomen 
detritum.) Chelae debiles, parallelae, antice deplanatae, coriaceae, fusco- 
piceae, parce albido-pilosae, marginibus sulei valde obliquis, superiore 
dentibus angularibus binis geminatis, 4° majore, inferiore dente medio- 
cri parum remoto, armatis. Partes oris fusco-piccae. Sternum paulo 
dilutius. Pedes fusco-picei, antiei reliquis robustiores, nigricantes, 
tarsis posticis luteis, rufo-nitido albidoque pubescentes et variegati, 
antici subtus longius sed tenuiter pilosi haud fimbriati, aculeis ordina- 
riis armati. Pedes-maxillares sat breves, fusco-picei, femore supra ad 
apicem patellaque nitido-pilosis; tibia patella multo breviore, apophysi 
apicali parva et acuta, extus armata; tarso longe ovato tibia Cum pa- 
tella saltem haud breviore; bulbo longo, ad basin producto attenuato 
et obtuso, ad apicem stylo brevi dentiformi munito. 


Peninsula Malayana. 


(1) Anarrhotus, nov. gen. — A Pancorio imprimis differt tibiis 
posticis aculeo dorsali subbasilari munitis, pedibas-maxillaribus maris brevi- 
bus, bulbo a 1 basin retro-producto, ad apicem stylo brevi munito, — Typus : 
A. fossulalus E. Simon. 


REMARQUES SUR QUELQUES ÉLATÉRIDES 


DU GENRE CARDIOPHORUS 
ET DESCRIPTIONS D'ESPÈCES NOUVELLES 


Par H. pu Buyssox. 


1. Cardiophorus Demaisoni Buyss. Sp. prop. — En examinant 
la collection de Cardiophorus que M. Fleutiaux à bien voulu me com- 
muniquer, j'ai trouvé un C. thebaicus Cand. de la collection Jekel éti- 
queté : Égypte méridionale. Cette indication de patrie est aussi celle 
de la monographie de Candèze, puis au-dessous du nom thebaicus 
Cand. un C écrit à l'encre rouge et placé en évidence, ce qui sem- 
blerait indiquer que c’est un type de Candèze ou tout au moins un in- 
secte déterminé par lui. 

Or, cet insecte me parait fort distinet du soi-disant type de la collec- 
tion L, von Heyden que j'ai reconnu (Soc. ent. Fr... Bull., 1901, p. 124), 
être absolument identique au C. Demaisoni Buyss. Par la forme Jon- 
guement atténuée en arrière, il répond précisément à la description de 
Candèze, mais il se caractérise surtout par le pronotum un peu plus 
large que les élytres, assez longuement rétréci en avant sur les côtés, 
marqué de points épars, non ombiliqués, moins gros, non relevés sur 
leur pourtour et disséminés sur un fond couvert d'un pointillé 
excessivement dense. Il peut se faire que Candèze ait confondu ensemble 
ces deux espèces, ou qu'il n'ait pas suffisamment examiné l'insecte de la 
collection L. von Heyden; dans tous les cas, elles constituent deux 
espèces distinctes. 


2. Cardiophorus deflexus Schauî. (vere) — melampuslIllig. — 
Cet insecte, décrit d'abord sous forme de diagnose (Ann. Soc. ent. Fr., 
1862, p. 310,) à été ensuite défini longuement dans l'/sis (année 1863, 
publiée en 186%, p. 30). 

En étudiant cette dernière description, il paraît évident, ainsi que 
cela avait été admis (Nung. otios., A870, p. 45) que cette espèce est 
identique au C. melampus Iliger. A cette époque, M. de Bonvouloir com- 
muniqua à Schaufuss un soi-disant melampus Ilig. provenant de Corse 
et Schaufuss le jugea alors identique à son defleæus. Depuis, Schauîuss 
répandit dans certaines collections un insecte parfaitement identique à 
celui envoyé par M. de Bonvouloir, mais bien différent de son type pri- 
mitif qui, à mon avis, est le melampus Ilig. vrai, tandis que le second 


Remarques sur quelques Élatérüdes. 423 


est la variété noire du C. argiolus Gené. C’est ce que nous montre un 
exemplaire authentique de Schaufuss donné par lui au Muséum de Paris 
et un autre qu'il me donna jadis. Par la forme parallèle de leurs élytres 
brièvement arrondis en arrière, par le pronotum appliqué contre les 
épaules et peu rétréci en arrière; par la pubescence d’un brun rous- 
sâtre sur le disque du pronotum et la partie avoisinante sur les côtés, 
d’un brun roussâtre aussi sur les intervalles, 6, 7, 8 ou 9 des élytres, 
en forme de bande longitudinale, grisätre sur la suture et les côtés, 
ces deux exemplaires se rapportent assurément au C. argiolus Gené. 
Nous lisons dans l’Isis que ses élytres ont la forme de ceux du rubri- 
pes, or, c’est précisément cette forme elliptique qui est celle du C. me- 
lampus lg. 

Consultons la collection de M. L. von Heyden, si précieuse par son 
ancienneté et la richesse des matériaux qu’elle renferme, nous y trou- 
verons le C. melampus Ilig. provenant de la Sierra de Cordoue, donné 
par Bruck et correspondant très bien avec la description d'Illiger. 
Tout à côté nous y verrons le C. deflerus Schauf., provenant de Chi- 
clana, localité tout à fait méridionale de l’Andalousie, voisine de Cadix, 
et à mon avis il n’y a aucune différence entre ces bêtes. Analogues aux 
individus de ces deux dernières localités sont ceux de la collection 
Perez-Arcas du Musée de Madrid, provenant aussi de Chiclana et por- 
tant le nom de C. deflexus (d’après Kraatz). 


Force est donc de reconnaitre que Schaufuss à confondu l’espèce 
qu'il a primitivement décrite avec une autre, offrant un peu les mêmes 
apparences et sur laquelle il s’est rabattu en second lieu. Le type que 
Schauîuss à envoyé au Muséum de Paris, provient de Sardaigne et il 
porte précisément écrit de sa main C. deflexus Schauf. {nec melampus 
Hlig.!) ce qui est en opposition avec l’opinion qu'il a émise dans Nun- 
quam otiosus (1870, p. 45). Il avait, en effet, raison d'écrire ainsi, mais 
ce qu'il à distribué à cette époque comme étant son deflexus n’est autre 
qu'une variété de l’argiolus Géné, répandue en Corse, en Sardaigne, en 
Italie et en Espagne. Je l’ai baptisée sous le nom de v. neotericus pour 
la disünguer des variétés sombres analogues appartenant à d’autres es- 
pèces. (Cf. Bull., p. 228.) 


3. Cardiophorus Graëllsi Cand. — Cette espèce varie considé- 
rablement de forme selon le sexe et même selon les individus. C’est 
elle que Schaufuss à décrite à nouveau (Ann. Soc. ent. Fr., 1862, 
p. 310) et qu'il m’envoya jadis sous le nom demelampus Hig. en même 
temps que son soi-disant deflexus. Dans tous les cas, je crois intéres- 
sant d'attirer l'attention sur un caractère qui ne peut permettre de Ja 


424 H. pu Buyssox. 


confondre ni avec le melampus Ilig. ni avec les autres espèces à va- 
riétés enticrement noires ou plombées. Il porte sur la forme par- 
ticulière de l'écusson; celui-ci est prolongé en arrière, ses côtés 
sont presque droits et de plus il est fortement rétréci en avant sur les 
côtés à la base: il perd de son aspect cordiforme pour se rapprocher 
un peu de celui d’une mitre et conduit à ranger cette espèce, malgré sa 
forme robuste, épaisse et raccourcie, dans le groupe des PERRINELLUS. 

Dans la collection L. von Heyden on le trouve sous le nom de 
melampus, portant une étiquette jaune avec l’abbréviation Hyd. (1) et le 
numéro 371, puis sur une seconde étiquette blanche l'indication : An- 
dalousie, Walt. Cet individu est un exemplaire épilé de la bête que 
Wall envoya jadis sous le nom de malvarum (nom in litteris) qu'il con- 
vient alors de reporter en synonymie de C. Graëllsi Cand. et non de 
melampus Hig. (2). 

Je pense aussi que l'Elater advena Fabr.(Ent. syst., I, p.232, n° 75) 
de Bizerte en Espagne et du D' Vabl: caput et thorax parum nitida, 
elytra acuminata, striata, obscure cinerea, ete. est encore le C. Graëllsi 
Cand. plutôt que le C. melampus Nig., malgré la supposition qu'Illiger 
lui-même faisait en son temps. 


4. Cardiophorus mauritanicus Desbr. — Jusqu'à présent je n’a- 
vais pas su bien distinguer cette espèce qu'il est très facile de confondre 
avec la variété à pattes noires du C. rufipes Goeze. M. Desbrochers l’a 
cependant bien définie dans le Bulletin de l'Académie d'Hippone (p. 74) 
et j'avais à ma disposition les types de sa collection, mais les différences 
qui séparent entre elles ces deux espèces sont peu appréciables au pre- 
mier abord et il faut être familiarisé avec tout le genre pour pouvoir 
bien en juger. — On distinguera le C. mauritanicus Desbr. par sa pu- 
bescence brune, très courte, à demi dressée, de teinte à peu près uni- 
forme sur toute la surface des élytres. Cependant on remarquera que 
les poils de Ja pubescence sont divergents sur toute la longueur qu’oc- 
cupent les cinq premiers intervalles depuis la base, sans toutefois for- 
mer une bande chatoyante appréciable. Chez le C. rufipes Goeze la 


(1) Cette indication, écrite de la main de M. le D: Lucas von Heyden, mon- 
tre que l'insecte vient de la collection de feu son père, le sénateur von Heyden. 

(2) D'après M. le Dr L. von Heyden, cet insecte aurait été vu par Candèze 
et: dénommé comme étant le C. melampus Ulig. Cette détermination n'est 
guère admissible de la part de Candèze; je supposerais plutôt que cet insecte, 
envoyé probablement au milieu d’une série de bêtes d'aspect analogue, a dû 
échapper à l'examen minutieux du savant auteur de la Monographie des Éla- 
lérides. 


Remarques sur quelques Élatérides. 4925 


pubescence est plus longue et cendrée le long de la suture oùelle forme 
une bande chatoyante fusiforme dont la partie la plus largene dépasse 
pas le 5° intervalle; cette pubescence grise réduite au 2° ou 3° inter- 
valle près de l’écusson remonte autour de celui-ei et s’étend aussi à la 
base des élvtres sur une très courte longueur. 

Pour bien juger de ces caracteres, il est indispensable d’avoir sous 
les yeux des exemplaires frais ou bien conservés. Dans tous les cas, 
le C. mauritanicus se reconnaîtra encore à sa forme générale plus 
épaisse, à son aspect noir, peu brillant, plutôt terne, et dépourvu de 
reflet plombé ou bronzé, à ses elytres moins brièvement atténués en 
arrière et surtout à la ponctuation prothoracique plus fine, beaucoup 
plus dense, plus égale, sans points plus gros apparents. Les pattes sont 
généralement noires avec les trochanters et les articulations rougeà- 
tres ; très rarement entièrement noires, mais souvent d’un brun rou- 
geatre et même nettement rougeatre avec les articles des tarses noirs 
en totalité ou en partie. (Var. laetipes) (1). 

Je réserverai le nom de var. atripes (Desbr. ên litt.) pour la variété à 
pattes noires du C: rufipes Goeze. 

Ces deux espèces et leurs variétés sont assez répandues en Algérie, 
en Tunisie et au Maroc, cependant le C. mauritanicus Desbr. parait 
moins abondant. 

Quant au Platynychus mauritanicus Mots. (Et. ent., VIT, 59, 1852), 
on ne peut savoir à quoi il se rapporte et jusqu'à ce jour il est à ajou- 
ter à la liste des espèces énigmatiques que de Motschulsky nous a 
laissées pour compte par suite de manque de détails dans ses descrip- 
tions. Peut-être a-t-il voulu désigner sous ce nom le C. equiseti Herbst 
qui descend jusqu’en Espagne et au Caucase, mais personne ne l'a 
encore signalé du nord de l'Afrique. 


>. Cardiophorus febriens Cand. — D’après un exemplaire de la 
collection L. von Heyden, déterminé par Candèze lui-même, pro- 
venant d'Égypte et donné par Wall, il ressort que Candèze a fait er- 
reur en placant cette espèce dans son tableau des espèces à ongles 
dentés ou bifides, car ils sont visiblement simples. Il a reproduit l’er- 
reur en le placant de la même facon dans son Catalogue méthodique, car 
pour tout le reste des caractères, l’insecte est conforme à la descrip- 


(4) Cette variété se rencontre au Maroc, aux environs de Tanger (Ol{cèse); 
en Algérie, dans l’est, région des hauts plafeaux (Théry). Je la possède 
aussi de Tebessa (Clouet des Pesruches, de Gaulle), de Bou-Berak (D° Cho- 
baut). Ce n'est que très rarement qu'on observe un rellet cendré sur la pu- 
bescence des cinq premiers interstries, soit chez le type, soit chez la variété. 


426 H. pu BUYssox. 


tion. Il n’est pas à confondre avec l'aegyptiacus Cand. qui est tout autre 
et offre les gros points de la ponetuation double du pronotum avec 
leur pourtour nettement surélevé. Jai examiné le type © de Candèze 
dans la coliection Chevrolat > Fleutiaux et je suis complètement fixé 
sur ce point. Le C. febriens Cand. a l’écusson de forme normale etvient 
se ranger près des C. permodicus Fald. et dilutus Er., tandis que €. aegyp- 
liacus Cand. rentre dans le groupe des PERRINELLES. 

M. P. de Peyerimhoff a rapporté dernièrement de son voyage en 
Arabie Pétrée plusieurs exemplaires d'un Cardiophorus qui se rapporte 
exactement à cette espèce, mais dans le nombre il s’en est trouvé qui 
ont la suture des élytres marquée d’une tache fusiforme fort diffuse, 
commune et plus ou moins réduite, d’un ferrugineux un peu plus foncé 
que le reste des élytres. 

Avec ceux-ci, qui n'offrent qu'une légère variation de la couleur du 
type, il en a rencontré d’autres qui, par leur tache suturale fusiforme 
très accentuée, d’un châtain foncé, bien limitée, couvrant une partie 
du 4° intervalle des stries des élytres dans la partie la plus élargie et 
par la teinte testacée pâle du reste des élytres, semblent constituer une 
espèce distincte. Or, en les examinant avec soin, nous ne trouvons 
aucun caractère spécifique capable de les distinguer et nous ne pou- 
von$ les regarder que comme une variété que nous nommerons var. 
Saalensis, var. nOv. 


Type : Arabie Pétrée : N. Novebia [28 février 1902]; Ouadi Ieten 
[à mars]. — Varieté : Ouadi Saal [25 février]. (P, de Peyerimhoff). 


La capture de cette espèce est d'autant plus intéressante que dans le 
nombre des exemplaires de coloration typique il s’est rencontré deux 


exemplaires du G qui était encore inconnu. Celui-ci se distingue de la 
? par sa forme plus étroite, moins raccourcie, par le pronotum beau- 
coup plus convexe et proportionnellement moins large; ses antennes 


pas plus longues que celles de la © sont seulement un peu plus grêles. 


6. Cardiophorus Peyerimhoffi n. Sp. ©. — Nitidus, bre- 
Dis, niger, Sparsim et subtilissime fulvo-pubescens ; prothorace rubido, 
nitido, postice ante scutellum infuscato, prosterno partim obscuro, lon- 
gitudine latiore, sat convezxo, tenue et dupliciter punctato, lateribus 
parum armato, striis basalibus brevissimis, foveiformibus ; elytris rufo- 
l'avis, cum plaga suturale fusiforme lataet commune nigra, prothoracis 
latitudine; stris punctis majoribus obliteratis; interstitiis planius- 
culis, Antennis ac pedibus flavidis. Unguibus simplicibus. — Long. 
6,5; lat. 2,5 mill. 


Remarques sur quelques Élatérides. 427 


Var. &. Typo simillimus, sed capite, prosterno, pectore, scutello, ab- 


domine et elytris ovunino fulvis, his viæ in sutura obscurioribus (var. 
Ietenensis). 


Court, déprimé sur le dos, brillant; pronotum rouge de: cerise, 
avec le prosternum enfumé en partie; la tête, l’écusson et le dessous 
du corps noirs, les deux derniers segments de l'abdomen ferrugi- 
gineux au sommet; élytres flaves avec une tache fusiforme, suturale , 
commune, d’un noir brunâtre, sa plus grande largeur située sur le 
deuxième tiers des élytres et s'étendant dans sa partie la plus large 
jusque sur le 4 intervalle; bord externe étroitement enfumé surtout 
à hauteur de la tache suturale. Antennes et pattes flaves. Pubescence 
peu serrée, fine, d'un gris roussâtre. Tête modérément convexe, cou- 
verte d’une ponctuation double, formée d'un pointillé très fin et très 
dense, parsemé de points épars assez fins mais très nettement plus 
gros; front fortement rebordé. Antennes atteignant le sommet des an- 
oeles postérieurs du pronotum; le 3 article très légèrement plus long 
que le 4° et un peu moins large au sommet. Pronotum assez con- 
vexe, très brillant, couvert d’une ponctuation double formée d'un 
pointillé très fin et très dense parsemé de points épars assez fins mais 
nettement plus gros; plus large que long, peu arqué sur les côtés, sa 
plus grande largeur en avant du milieu, moins fortement retréci à la 
base qu'au sommet; angles postérieurs courts, étroits, arrondis au 
sommet, un peu divergents, non carénés ; suture latérale infléchie en 
dessous en ligne régulièrement arquée et s'étendant en avant au delà 
du milieu; sillons basilaires très courts, presque nuls, réduits à une 
petite fossette. Écusson largement cordiforme. Élytres de la largeur du 
pronotum ou à peine plus larges, aplanis sur le dos, subparallèles 
sur le premier tiers, ensuite rétrécis en arrière en ligne assez courbe ; 
stries faiblement creusées mais marquées par de très gros points: in- 
tervalles presque plans, couverts d’un pointillé excessivement fin 
presque imperceptible. Ongles simples. 


Arabie Pétrée : Ouadi-leten, 6 février 1902 (de Peyerimhoff). 


Par sa forme raccourcie, cette espèce rappelle un peu C. Hedenborgii 
Cand., mais elle s’en distingue nettement par la tache des élytres bien plus 
étroite sur la suture au-dessous de l’écusson (!), plus dilatée dans sa 


(1) C'est-à-dire que la tache a son axe transversal bien plus abaïissé sur la 
suture. Le point d’intersection de la ligne de cet axe avec la suture indique 
généralement un système de coloration différent. En effet, en cas de plus ou 
moins de développement, la tache laisse en clair sur le pourtour des élytres 
une marge limitée intérieurement par un dessin différent. 


428 H. pu Buyssox. 


portion élargie, par son pronotum brillant d’un rouge de cerise et la 
tête franchement noire, par la ponctuation prothoracique dont les plus 
gros points sont bien plus fins et beaucoup moins rapprochés et non 
rapeux. 


7. Cardiophorus pruinosus n. Sp. — Brevis, leviter deflexus, 
parum nilidus, dense et subtilissime cinereo-pubescens; niger, subtus 
brunneo-niger, prothoracis angulis anticis rufescentibus ; elytris ferru- 
gineis cum villa lata suturale fusiforme et commune nigra. Prothorace 
longitudine latiore, lateribus arcuato, ad basin praesertim attenuato, 
dupliciter et rugose punctato; striis basalibus brevissimis foveiformibus. 
Elylris prothorace latioribus, in antica media parte subparallelis, 
dein arcuatim attenuatis, in dorso parum deplanatis : striis parum 
delineatis cum punctis gradatim in dorso et praesertim in vitta nigra 
deletis; interstitiis planis, alutaceis. Antennis pedibusque flavo-ferrugi- 
neis. Unguibus simplicibus. — Long. 7; lat. 2,4 mill. 


Noir, peu luisant, pruineux; d’un brun châtain en dessous ; angles 
antérieurs du pronotum en dessus et en dessous, et la base des flanes 
prothoraciques ferrugineux; segments abdominaux rufescents sur 
leur bord externe et postérieur; tête d’un ferrugineux sombre non 
franchement noire, Pubescence d’un gris cendré, très fine, très courte, 
très dense et soyeuse, modifiant sensiblement la couleur foncière. An- 
tennes el pattes d’un ferrugineux flave. Tête modérément convexe, 
couverte d'une ponctuation double, formée d'un pointillé très fin, très 
dense, fortement parsemé de points très espacés, fins, mais nettement 
plus gros: front rebordé. Antennes n’atteignant pas tout à fait le 
sommet des angles postérieurs du pronotum, le 3° article de la taille du 
4°, et à peu près de même largeur, Pronotum plus large que long, assez 
arqué sur les côtés en avant du milieu, assez fortement rétréci en 
arrière, assez convexe, couvert d’une ponctuation double, formée d'un 
pointillé excessivement fin, très serré, rugueux, parsemé de points 
espacés assez gros et räpeux, c'est-à-dire avec leur pourtour soulevé, 
bien moins profonds sur le disque; angles postérieurs courts, larges à la 
base, aigus au sommet, divergents; suture latérale infléchie en des- 
sous en ligne presque oblique, ensuite arquée et prolongée jusque sur 
les trois quarts de la longueur des flancs prothoraciques ; sillons basi- 
laires latéraux excessivement courts, réduits à une simple fossette. 
Élytres un peu plus larges que le pronotum, presque parallèles sur la 
première moilié,très légèrement élargis vers le milieu, ensuite rétrécis 
en arriere en ligne assez fortement arquée : peu déprimés vers la suture ; 
stries faiblement creusées, effacées sur le dos et principalement sur la 


Remarques sur quelques Élaterides. 429 


tache noire, marquées de points assez gros sur les côtés, mais effacés de 
plus en plus comme les stries elles-mêmes: intervalles plans, couverts 
d'un pointiié excessivement fin, dense et rugueux. Ongles simples. 


Perse. — Donné jadis par notre regretté collègue M. Maurice Dollé, 
de Laon. 


Très voisin de C. Hedenborgii-Cand. mais distinct par son système 
de coloration élytrale, la tache fusiforme des élytres toujours plus 
élargie et son axe coupant la ligne de la suture très en dessous du mi- 
lieu des élytres, par la ponctuation des élytres complètement effacée 
presque sur la moitié postérieure des quatre où cinq premières stries, 
par les gros points de la ponctuation prothoracique bien moins rappro- 
chés, moins gros et moins rugueux et enfin par sa pubescence bien 
plus courte et fine quoique aussi dense. 





$S. Cardiophorus (Perrinellus) stoliger D. Sp. © .— Sub- 
depressus, nigro-brunneus, nitidus, sat dense sed tenuiter helvo vel ci- 
nereo pubescens: Prothorace latitudine parum longiore;  moderate 
sonvexo, lateribus non magis arcuato; dupliciter, densissime et tenuis- 
sine punctato, cum majoribus punctis tenuibus, sed distinctissimis, 
inter alia adamussim sparsis ; angulis anticis lestaceis; sulcis basali- 
bus brevissimis fere nullis, ad basin in medio latissime et obsolete bre- 
viler carinato. Elytris prothorace latioribus, punctato-striatis; vitta 
Jata et integra testacea externe et longitudinaliter posita usque ad api- 
cem; margine externa anguste ferruginea; interstrüs planis sparse 
punctulatis. Antennis et pedibus testaceis. Capite prothoracisque mar- 
gine antica nigro-ferrugineis. Unguiculis simplicibus. — Long. 6,5; 
lat. 2,1 mill. 

D'un noir châtain avec le bord antérieur de la tête et du pronotum 
ainsi que l’écusson d’un brun ferrugineux ; angles antérieurs assez lar- 
gement testacés. Élytres ornés d’une large bande longitudinale flave, 
partant de la base et allant jusqu'au sommet, occupant la moitié de la 
largeur de ceux-ei et même un peu plus à la base et vers le sommet, 
ce qui forme sur la suture une large bande elliptique atténuée à ses 
extrémités ; la marge externe étroitement bordée de ferrugineux. An- 
tennes et pattes testacées. Bord antérieur du front longuement arqué. 
Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum à 
peine de la moitié du dernier article; 2°, 3° et 4° articles augmentant 
graduellement de longueur. Pronotum convexe, fortement rétréci en 
avant et beaucoup moins en arrière, un peu plus long que large, les 
côtés modérément arqués; sutures latérales infléchies en ligne faible- 


430 H. pu Buyssox. 


ment arquées, fines, dépassant un peu le milieu de la longueur du 
pronotum ; modérément convexe, couvert d'une ponctuation double, 
formée d'un pointillé très dense et très fin, parsemé de points épars, 
plus gros, nettement indiqués mais non rugueux, c’est-à-dire non sou- 
levés sur leur pourtour; angles postérieurs grêles, rétrécis à la base, 
légèrement divergents, recourbés ensuite en arrière et légèrement ar- 
rondis au sommet; sillons basilaires latéraux presque nuls indiqués 
seulement sur le bord lui-même de la base. Élytres deux fois aussi 
longs que la tête et le pronotum réunis, parallèles à peine sur le pre- 
mier quart, ensuite arqués jusqu’au sommet; un peu plus larges que 
le pronotum, modérément convexes, subdéprimés sur le dos; stries 
peu creusées, marquées de gros points; intervalles plans ou à peine 
convexes; éparsement et ruguleusement pointillés. Ongles simples. 


el 


Var. 8. — Bande flave des élytres s’épanouissant en dedans vers le 
sommet et vers l’écusson pour ne plus laisser sur la suture qu’une 
tache noirâtre fusiforme réduite, tres diffuse sur ses bords. 


Cette espèce offre le mode de coloration de C. Hedenborgii Cand., 
mais elle en est très éloignée par les proportions plus allongées de ses 
élytres et son pronotum, par la tache noire suturale, large dès la base 
chez le type, ayant ses bords subparallèles à ceux des élytres, et sur- 
tout par les points les plus gros de la ponctuation prothoracique, qui 
sont non rugueux et d’un diamètre beaucoup moindre. On serait plu- 
tôt porté à la rapprocher, comme variété foncée, et à la prendre pour 
la © du C. Bonnairei Buyss., mais la ponctuation du pronotum ne per- 
met pas cette réunion. On ne peut la confondre avec le C. hoploderus 
Cand. qui a le pronotum armé à la base d’un tubercule acuminé, re- 
dressé, fort remarquable. 

Aïn-Sefra (Hénon, D' Chobaut) ; Mecheria, récolté en 1896, par M. Dion, 
pharmacien-major (coll. Chobaut) ; sud Oranais (L. Moisson). 


9. Cardiophorus (Perrinellus) Bonnairei Buyss. G. — C'est as- 
surément par suite d’un lapsus calami que j'ai écrit : angles postérieurs 
non carénés dans la description de cet insecte (Soc. ent. Fr., Bull. 
1893, p. vi), car la carène qu'ils portent est assez longue et forte pour 
être bien visible, — Cette espèce est fort remarquable par sa forme 
étroite et allongée, par ses antennes longues et grèles dont le premier 
article est caréné en avant sur toute sa longueur, les 3° et 4° articles 
aussi larges ou peu distinctement plus larges que le 5° ou les suivants, 
chaque article assez nettement sinué de chaque côté avant le sommet, 
surtout à partir du 5°, le dernier visiblement échancré près de lPex- 


Remarques sur quelques Élatérides. 431 


trémité. Il est à remarquer aussi que chez cette espèce la surface des 
articles des antennes est parsemée de petites granulations très fines, 
très régulièrement arrondies, isolées et luisantes, bien visibles à un 
fort grossissement ; enfin, l'angle inférieur des articles présente un as- 
péet spongieux qui les rend de teinte plus claire sur cette partie-là. 

De cette espèce je ne connais que des © présumées et je n'ose encore 
les associer au G que j'ai déerit; je suppose plutôt que la © véritable 
doit ressembler au C. aegyptiacus Cand. qui présente une ponctuation 
prothoracique analogue. 


10. Cardiophorus (Perrinellus) disgamus D. Sp. G. — 
Elongatissimus, subparallelus, flavescenti-griseo pubescens ; nigro-brun- 
neus ; elytris flavis cum vitta fusiforme nigra, commune in sutura; pro- 
thoracis angulis anticis ferruginiscentibus, pedibus ac antennis rufo- 
ferrugineis. Prothorace latidudine longiore, lateribus antice dilatato, sat 
convexo, dupliciter punctato (puncetis sparsis latissimis ac rugosis): an- 
gulis posticis valde carinatis, parum divaricatis, ad basin in medio late, 
brevissime et obsolete carinato ; sulcis basalibus brevissimis [ere nullis. 
Scutello brunneo, in medio late excavato, postice lateribus subrecte elon- 
galo, basin coarctato. Antennis longissimis , subfiliformibus, prothora- 
cis angulos posticos tribus articulis fere superantibus. Elytris protho- 
race latioribus, a basi postice arcuatim attenuatis, lateribus parum 
arcuatis, tenuissime citra aspectumn punctulatis. Tarsis gracilibus, elon- 
gatis ; unguiculis exiquis, simplicibus. — Long. 6-6,5; lat. 1,7-2 mill. 


Voisin du C. Bonnairei Buyss: par sa forme allongée presque aussi 
étroite, mais cependant différent par la structure de ses antennes qui 
sont subliliformes non granuleuses, un peu moins longues, à articles 
3, 4, 5, 6 et même les suivants moins allongés, plus visiblement dentés 
et non sinués près du sommet, à angle inférieur non spongieux, c’est- 
à-dire normalement constitué, le dernier seul échancré avant le som- 
met, Tarses moins longs et moins grèles. Élytres plus larges par rap- 
port à leur longueur, moins parallèles sur les côtés, rétréeis en arrière 
en ligne modérément arquée presque dès la base. Sans les caractères 
que je viens d’énoncer, on prendrait volontiers cet insecte pour une 
variété à coloration plus formée et à pubescence plus dense du C. Bon- 
nairei Buyss. 

Tilrent (D° Martin); aussi en Tunisie (D' Martin et Hénon). 

AL. Caraiophorus beduinus 0. Sp. — Subdepressus, nigro- 


plumbeus, nitidus; pube tenuissima, densa, brevissima, rufo-brunnea 
vestitus, in sutura pilis divaricatis fasciam fusiformem, sericeam, dis- 


432 H. pu Buyssox. 


tinctam figurantibus. Prothoracis posticis angulis ferrugineis. Antennis 
summum prothoracis angulorum media parte terminalis articuli supe- 
rantibus ©, duobus articulis hunc superantibus G ; articulis Let 2 fer- 
rugineis, aliis obscuris, ad basin late ferrugineis. Pedibus simul ac 
tarsis ferrugineis. Elytrorum apice, sutura et subtus inflera margine 
retrorsum rufescentibus. Abdominis ullimis segmentis omnino vel in 
margine eodem colore. Prothorace convezxo, in antica media parte ma- 
gis dilatato lateribus © : parum arcuato G ; tenuissime, subdupliciter ae 
densissime punctato. Elytris in dorso subdepressis, in tertia parte an- 


A 


tica subparallelis ©, in media parte solummodo subparallelis &, inde 
arcuatim plus minusre attenuatis ; striis valde punctatis, interstiliis 
sat convexis, dense et tenuissime punctulatis. Unguiculis Simplicibus. 


— Long. 5,5-7; lat. 1,7-2,5 mill. 


D'un noir plombé légèrement bronzé, pubescence d'un brun rous- 
sâtre, très fine, dense et très courte, formant sur la suture une fascie 
chatoyante fusiforme, s'étendant jusque sur le 4° ou le 5° intervalle 
dans sa partie la plus large, fascie formée par l’obliquité de la pubes- 
cence qui donne aux poils un reflet plus clair que sur le reste de Ja 
surface des élytres. Angles postérieurs du pronotum ferrugineux, et, 
à la base de celui-ci, chez la ©, en face de l’écusson, deux petites taches 
rouges ponctiformes, fusionnant vaguement entre elles. Antennes 
noires avec les deux premiers articles rougeatres, les suivants plus ou 
moins ferrugineux à la base, les derniers généralement obscurs, dé- 
passant le sommet des angles postérieurs du pronotum de deux ar- 
ticles chez le G et de la moitié du dernier chez la @. Pattes entièrement 
ferrugineuses, fémurs parfois rembrunis vers le milieu. Suture et bord 
réfléchi des élytres ferrugineux au moins dans la moitié postérieure 
des élytres, le sommet de ceux-ci souvent ferrugineux sur une courte 
longueur; segments abdominaux plus ou moins distinctement bordée 
de ferrugineux sur les côtés et en arrière, le dernier largement rou- 
geàtre au sommet et sur tout son pourtour. Pronotum médiocrement 
convexe, couvert d’un pointillé fin et dense sur lequel on aperçoit 
quelques points un peu plus gros irrégulièrement disséminés; plus 
long que large, peu convexe, peu arqué sur les côtés chez le SG; assez 
fortement arqués sur le deuxième tiers et bien plus convexe chez la 
© ; angles postérieurs courts, légèrement divergents et obtus au som- 
met. Élytres à peine plus larges que le pronotum à la base, subpa- 
rallèles sur les deux tiers antérieurs ou légèrement élargis à celte 
limite, atténués ensuite en ligne fortement arquée chez la © ; subparal- 
ièles sur la moitié et atténués en ligne faiblement arquée chez le G; 


Remarques sur quelques Élatérides. 433 


stries fortement ponctuées; intervalles plans ou très peu convexes, 
densément et très finement pointillés. 

Voisin des C. argiolus Géné et ulcerosus Géné, il se distingue du 
premier par ses antennes respectivement plus longues dans les deux 
sexes et du second par la ponctuation prothoracique bien plus fine, 
presque double et la forme déprimée et moins convexe de la ©. Il se 
rapprocherait plutôt de C. annulicornis Desbr., mais il s’en éloigne 
par la longueur de ses antennes, une forme moins épaisse, une pu- 
bescence bien plus fine et une ponctuation prothoracique moins serrée. 
Il ne peut se confondre avec C. analis Schw. à cause des proportions 
de ses antennes et de son pronotum qui est plus long que large chez 
le G- 


Algérie, sans localité précise (Ancey); Sud-Oranais; Tlemcen (L,. 
Moisson). 


12. Cardiophorus ulcerosus Géné Sp. nov. — Ayant remarqué 
que chez le C. argiolus Géné, c'était les S qui offraient les antennes 
notablement plus longues et après avoir lu Géné et Candèze, il m'avait 
semblé que l’ulcerosus n’était pas autre chose que le G de l’argiolus. 
Je suis resté longtemps persuadé de la validité de cette synonymie, 
ce n’est qu'après avoir vu davantage de matériaux et m'être familiarisé 
avec ce groupe qu'aujourd'hui je suis porté à modifier l'opinion que 


., 


j'avais émise en 1891. (Ann. Soc. ent. Fr.; Bull., p. cLxxI.) 


Quant à la coloration, elle varie de la même facon ou à peu près dans 
les deux espèces, mais chez Pulcerosus la couleur rouge se répand sur 
les flancs du prothorax toujours plus parcimonieusement. 


On peut séparer les deux espèces par les caractères suivants : 


A. Ponctuation prothoracique double, formée de points très 
fins et denses, parmi lesquels on apercoit d’autres points 
nettement plus gros, assez espacés et régulièrement dis- 
séminés. — Antennes n'atteignant pas le sommet des 


4 


angles postérieurs du pronotum chez le G. C. argiolus Géné. 


B. Ponctuation prothoracique inégale, formée d'un pointillé 

très peu fin, serré, sur lequel on distingue avec peine 

quelques points plus gros assez rapprochés et inégale- 

ment disséminés. — Antennes atteignant le sommet des 

angles postérieurs du pronotum chez la ©, le dépassant 

facilement de la longueur des deux derniers articles 
CHEMIN PR EE e7  Lers C. ulcerosus Géné. 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI, 4902. 28 


43% H. pu Buyssox. 


La © du C. ulcerosus me parait devoir être toujours de forme nota- 
blement convexe, parfois subeylindrique, tandis qu’elle est toujours 
plus ou moins déprimée chez l’argiolus. Le G du C. ulcerosus est 
souvent de forme élancée avec les élytres légèrement arqués sur les 
côtés au lieu d’être subparalléles comme chez l’argiolus, ete. Les deux 
espèces sont répandues en Corse, en Sardaigne, en Italie méridionale, 
en Espagne, en Tunisie, mais l’ulcerosus parait moins abondant. 

A mon avis, le C. hipponensis Desb. ne peut leur être assimilé 
comme variété, car il se rapproche plutôt du C. rufipes Goeze et doit 
être conservé comme espèce propre. 


13. Cardiophorus Gaulleïi n. Sp. — Crassus, retro sat longe 
attenuatus, nigro-xeneus, subnilidus, pube rufo-cinerea densa et longa 
vestilus; pilis fulvis sericeis in interstitiis 1-5 elytrorum, circa scutel- 
lum et ad basin fasciam sericeam figurantibus. Antennis nigris, sat bre- 
vibus, Summum prothoracis angulorum non attingentibus ©, hunc ultimo 
articulo vix superantibus G. Pedibus ferrugineis, partüm obscuris. 
Prothorace antea valde angustato, lateribus sat arcuato, densissime, 
dupliciter et tenuiter punctato, lateribus angustato: angulis posticis 
latis, rectis, Summo obtusis. Elytris antea in tertia parte subparallelis, 
dein plus minusve arcuatim attenuatis: stris valde punctatis; inter- 
stitiis parum converis, densissime et rugulose punctulatis. Unquiculis 
simplicibus. — Long. 6,5-7; lat. 2-2,5 mill. 

D'un noir nettement bronzé, épais, plus ou moins longuement atté- 
nué en arrière selon les sexes, couvert d’une longue et dense pubes- 
cence rousse ou cendrée formant sur les élytres une longue bande 
chatoyante partant de la base et allant jusqu’à l'extrémité, occupant les 
cinq premiers intervalles des stries des élytres, le pourtour de lécusson 
et la base des élytres, ce chatoiement dû à l’obliquité des poils de la 
pubescence qui fait paraître ceux-ci d’un ton plus clair que ceux qui 
sont dirigés normalement en arrière. Front convexe, bi-impressionné 
en avant près du bord antérieur, celui-ci finement rebordé, formant 
une courbe modérément arquée, densément et pas très finement ponc- 
tué, points les plus gros peu distincts. Antennes assez courtes n’attei- 
gnant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum chez la ©, le 
dépassant à peine de la longueur du dernier article chez le G. Prono- 
tum assez convexe, très rétréci en avant sur le premier quart, et 
beaucoup moins en arrière, soulevé à la base en forme de courte et 
large carène en face de l’écusson; sillons basilaires latéraux très courts ; 
couvert d’une ponctuation double, mais très dense et médiocrement 
line, paraissant seulement inégale ; points les plus gros rapprochés et 


Remarques sur quelques Élatérides. 435 


assez visibles sur une surface épilée. Élytres de la largeur du pronotum 
ou indistinctement plus étroits, subparallèles sur le premiers tiers, en- 
suite rétrécis en arrière en courbe plus ou moins longue selon le sexe, 
non déprimés sur le dos; stries assez fortes, garnies de gros points; in- 
tervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé très dense et fin, 
ruguleux. Antennes entièrement noires. Pattes ferrugineuses avec les 
fémurs, les tibias et les tarses plus ou moins rembrunis, généralement 
plutôt sombres que claires. Épine interne des tibias des pattes posté- 
rieures et intermédiaires très robuste aussi longue que le tibia est 
large au sommet. 

Cette espèce se distingue par le ton bronzé-cuivreux des élytres, 
bronzé-plombé du pronotum; par sa forme générale épaisse assez lon- 
guement atténuée en arrière et par sa pubescence épaisse et longue, 
oblique et chatoyante sur toute la longueur des cinq premiers inters- 
iries, le pourtour de l’écusson et la base des élytres. La ponctuation 
médiocrement fine et très dense du pronotum aidera d'autre part à la 
distinguer d’autres espèces, ainsi que les proportions de ses antennes. 


“ 


La © se distingue aussi par le pronotum plus large que long, tandis 
qu'il est seulement aussi large que long chezle &, et légèrement moins 
convexe. 

Tunisie: Bizerte, 28 avril 4898 (J. de Gaulle). 

Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à M. Jules de Gaulle qui 
a eu la générosité de me donner une partie des Cardiophorus qu'il 
avait rapportés de son voyage en Tunisie. 


14. Cardiophorus castillanus n, Sp. — Niger, nilidus, sat 
elongatus, dense et tenue cinereo vel brunneo pubescens, parum deflexus. 
Antennis nigris, arliculorum commissuris ferrugineis, prothoracis pos- 
ticorum angulorum ultimi articuli media parte praecurrentibus &, 
hunce non attingentibus ©. Prothorace longitudine parum latiore; con- 
ve; dupliciter punctato, punctulis densis cum punctis crassioribus sat 
dense sparsis. Elytris prothorace parum latioribus, ultra medium pa- 
rallelis, dein plus minusve arcuatis usque ad apicem; striis dense punc- 
tatis ; interstiliis parum conveæis densissime et tenue punctulatis. Pedi- 
bus nigris,cum commissuris plus minusve late ferrugineis. — Long, 8-9: 
lat. 2,8-3,1 mil. 

Noir, médiocrement allongé, brillant, couvert d’une pubescence 
cendrée ou brunâtre assez dense, mais fine, modifiant peu la couleur 
foncière et régulièrement distribuée sur toute la surface des élytres. 
Antennes d'un brun noir, avec les articulations ferrugineuses, le 


436 H. pu Buyssox. 


2 article presque en entier de cette couleur; dépassant le sommet des 
angles postérieurs du pronotum de la moitié de la longueur du dernier 
article chez le G, ne latteignant pas chez la ©. Front assez convexe, 
limité en avant en forme d’angle très ouvert, arrondi au sommet, cou- 
vert d'une ponctuation dense, inégale. Pronotum un peu plus large 
que long, surtout chez la ©, modérément arqué sur les côtés, assez 
convexe, couvert d’une ponctuation double, formée d'un pointillé mé- 
diocrement fin sur lequel on apercoit un semis de points nettement 
plus gros; angles postérieurs étroits, obtus au sommet, dirigés en ar- 
rière; sillons basilaires latéraux assez longs, sutures latérales du pro- 
notum infléchies en dessous en forme d'S allongé, partageant l'angle 
postérieur des flancs prothoraciques en deux parties très inégales, se 
prolongeant jusque vers le milieu du prothorax en une ligne arquée et 
relevée dont le prolongement passerait par les angles antérieurs. 
Élytres un peu plus larges que le pronotum , parallèles jusqu’un peu 
au delà de la moitié, ensuite curvilinéairement rétrécis en arrière ; 
stries fortement creusées, garnies de points assez gros et rapprochés; 
intervalles légèrement convexes, très densément et finement pointillés. 
Pattes brunes, avec les articulations, les tibias et les tarses parfois en- 
tiérement ferrugineux. 

La © peu distincte du SG se distingue seulement par une forme géné- 
rale un peu plus épaisse et par ses antennes un peu plus courtes et le 
pronotum un peu plus convexe et plus élargi sur les côtés. 


Var. £. Tibias et tarses entièrement ferrugineux. 

Cette espece offre un aspect tout particulier, on pourrait cependant 
la rapprocher de la var. 5 de C. nigerrimus Er. à cause de sa pubes- 
cence grise où brunâtre, mais elle s’en éloigne par ses antennes subfi- 
liformes, tres distinctes de forme et bien plus courtes dans les deux 
sexes. Par sa forme générale assez convexe, on serait tenté de la rap- 
procher du C. asellus Er., mais ses antennes sont aussi plus courtes, 
les sillons basilaires latéraux bien moins longs, les stries des élytres 
notablement moins profondes et les intervalles non ruguleux; en 
outre les élytres sont toujours de forme plus longuement atténuée en 
arrière. 

Cuenca (Martinez y Saez); Aranjuez (Daniel Müller); Pozuelo (de la 
Fuente). 

15. Cardiophorus Pythiae n.sp.— 0btusus, nigro-aeneus, pa- 


run nitidus : antennis nigris, pedibus testaceis, tarsis obscuris cum com- 
missuris ferrugineis : prothorace longitudine latiore, sat convexo, late- 


Remarques sur quelques Elatérides. 437 


ribus parum arcualo, dense et subaequaliter punctato, striis basalibus 
longioribus ; elytris profundius striatis, in dorso depressis, pube rufa 
brevi obtectis cuin fascia fusiforme sericea in sutura vix formata; on- 
quibus simplicibus. — Long. 6-6,5; lat. 2-2,4 mil. 

Bronzé, brièvement arrondi en avant et en arrière, couvert d’une 
pubescence roussâtre, courte, assez fine, formant sur la suture une 
fascie chatoyante brève, large, peu indiquée ; antennes noires ; pattes 
testacées ; tarses obseurs avec les articulations ferrugineuses. Pronotum 
court, un peu plus large que long, peu arqué sur les côtés, couvert 
d’une ponctuation médiocrement fine, dense et subégale; sillons basi- 
laires latéraux médiocrement longs. Élytres un peu plus larges que le 
pronotum, parallèles sur les deux tiers de leur longueur, ensuite 
arrondis en arrière en ligne fortement arquée ; subdéprimés sur le dos; 
stries fortement creusées et ponctuées; intervalles légèrement con- 
vexes, densément et rugueusement pointillés. Ongles simples. 

Cette espèce vient se ranger entre C. rufipes Goeze et hipponensis 
Desbr. Elle æ la coloration de ce dernier, mais elle en diffère par la 
forme presque aplanie des intervalles des stries des élytres, par la 
pubescence plus courte, formant une fascie fusiforme chatoyante sur 
la suture, commune à chaque élytre, par le pronotum plus convexe, 
plus large que long, et peu arqué sur les côtés et par ses élytres bien 
plus courts. Elle se sépare du rufipes Goeze, par son pronotum plus 
large, plus convexe, couvert d’une ponctuation plus grosse, subégale 
et plus dense, ses elyvtres également bien plus courts. Seulement deux 
fois et un quart longs comme le pronotum. 

Delphes, découvert par M. Convert en 1894 (coll. P. Nadar; Ia 
mienne). 


16. Cardiophorus Getschmani Cand. — Cette espèce varie nota- 
blement de coloration et parfois il arrive de ne pas reconnaitre facile- 
ment les individus de couleur foncée. La taille varie entre : Long. 
5,6-7,5 et larg. 1,5-2,5 mill. 

Un type de Candèze, faisant partie de la collection L. von Heyden et 
correspondant à la description, offre le pronotum entièrement noir; 
les élytres ont la suture, la marge externe, les épaules, le sommet et 
une petite tache arrondie près du bord externe et un peu en arrière 
du milieu, d’un rouge ferrugineux. 

La coloration varie ensuite de la facon suivante : 


Var. 8. Comme le type, mais angles antérieurs et postérieurs du 


438 H. pu BUYSsox. 


pronotum, bord de la base des élytres, ferrugineux; tache 
punctiforme postmédiane des élytres nulles. — Valence (coll. 
Perez-Arcas), Musée de Madrid; Ivica (Daniel Müller). 

Var. y. Suture bien plus largement ferrugineuse, base des élytres de 
celte couleur tout autour de lécusson, celui-ci parfois rou- 
geatre en partie ou totalement. Pronotum bordé de ferrugi- 
neux en avant et parlois aussi en arrière dans toute sa 
largeur ou seulement sur les angles postérieurs. — Minorque 
(coll. Perez-Arcas), Musée de Madrid. 

Var. à. Pronotum marginé de ferrugineux au sommet et à la base: 
élvtres en entier d’un châtain ferrugineux. — Minorque (coll. 
Martinez y Saez), Ivica (Daniel Müller). 

Var. :. Comme le type, mais avec le bord antérieur et les angles 
postérieurs du pronotum d’un ferrugineux sombre ; la suture 
des élytres, le sommet et la marge extérieure ainsi que le 
calus huméral d’un ferrugiueux très sombre; tache postmé- 
diane nulle. — Majorque (coll. Martinez y Saez). 

La © est généralement bien plus épaisse et plus convexe que le G, 
avec les élytres plus obtusément arrondis en arrière, et le pronotum 
plus large que long; les antennes bien plus courtes dépassent à peine 
de la moitié du dernier article le sommet des angles postérieurs du 
pronotum, tandis qu'elles dépassent celui-ci de la longueur des trois 
derniers articles chez le G. Quant à la ponctuation prothoracique, on 
pourrait parfois la dire inégale ainsi que l’a décrite Candèze, cepen- 
dant on la voit nettement double chez certains exemplaires, c’est-à-dire 
composée d'un pointillé peu régulier, inégal, médiocrement fin sur 
lequel on aperçoit un semis de points espacés plus gros, plus profonds, 
de srosseur régulière, assez distincts lorsque la pubescence est enlevée. 
Les pattes varient un peu de couleur, mais les fémurs sont toujours 
plus ou moins brunâtres au milieu. 

Cette espèce vient plutôt se placer à la suite de C. numida Cand. 
dont la variété Lethierryi Desbr. offre une coloration analogue; mais 
elle se rapproche aussi, comme le dit Candèze, du C. signatus OI. 


17. Cardiophorus bipunctatus Fabr. — Cette espèce varie aussi 
notablement de coloration. Le type décrit par Fabricius devait avoir le 
rouge passé au jaunâtre, car il le définit : niger, elytris testaceis, 
punctis duobus nigris, et il provient de Tanger. Il est à remarquer que 
le point le plus en avant sur chaque élytre est généralement en forme 
de lunule dont les pointes sont dirigées en avant; Iliger (Mag. Ins. 


Remarques sur quelques Élatérides. 439 


VI, 4807) fait déjà cette remarque (L. e., p. 41). Nous rapporkærons pour 
les personnes que cela peut intéresser les différentes variétés enregis- 
trées par cet auteur : 


Type : Elytris brunneo-rufis maculis duabus nigris : altera ante me- 
dium, altera ante apicem. 


Var. B. Macula antica lunata, a basi inde descendens. 

Var, y. Maculis majoribus fere connexis : antica oblonga ad basin 
fere usque continuata (C. bæticus Ramb.?). 

Var. à. Elytris antice seminigris; macula humerali rufa : postice rufis ; 
faseia media interius abbreviata nigra. 

Var. :. Elytris antice semi-nigris, postice rulis; fascia media interius 
abbreviata nigra. 

Var. €. Elytris nigris macula humerali marginali media, apiceque 
rufis. 


Var, n. Elytri sbrunneo rufis aut testaceis macula magna longitudinali 
repanda obsoleta nigricante. 

On peut ajouter encore deux variétés fort intéressantes : 

Var. 0. Elytris nigris cinerea pubescentia vestitis, cum macularum 
loco pube nigra vestito. — Hispania : Olmedo. 

Var. t. Elytris rulo-sanguineis, macula unica nigra ante apicem; an- 
tica nulla. — Hispania mérid. (Géhin), [coll. Chevrolat = Fleu- 
tiaux |. 

Cette espèce et ses nombreuses variétés paraît spéciale à l'Espagne, 
au Portugal et au Maroc, mais Candèze la signale aussi d'Algérie et 
d'Italie. Cependant FI. Baudi ne la comprend pas dans son Catalogo 
dei Coleotteri del Piemonte (1889). Lucas ne l’a pas signalée davantage 
dans l'Eæploration scientifique de l'Algérie (A846). D’après le Catalogo 
ragionato dei Coleotteri di Sicilia de E. Ragusa (1893), elle ne se ren- 
contrerait pas non plus en Sicile. 


LE GENRE PARAIULUS 
(Myriapodes-Diplopodes) 


Par H.-W. BROLEMANN. 


(Planches I et Il). 


Le genre Paraiulus à été créé par Humbert et Saussure en 1869 
(Myriapoda nova Americana: Revue et Mag. de Zool., avril 1869). 
Les mêmes auteurs en donnent ensuite une description plus complète 
en 1872 (Mission scientitique au Mexique et dans l'Amérique centrale ; 
Recherches zoologiques, sixième partie, Paris. Impr. N!°, 1872). 

Ce genre est cité à trois reprises dans l’œuvre de C.-H. Bollman 
(Notes on North-American Julidae; Ann. N. Y. Ac. Sc., IV, 1887. — 
Description of new genera and species of North-American Myriapoda 
(Julidae); Entomologica Americana, T, 1887. — Myriapoda of North- 
America; Notes on the Synonymy of Myriapoda: Classification of the 
Myriapoda: Bull. U.-S. Nat. Mus., n° 46, 1893, œuvre posthume). 
Dans son œuvre posthume Bollman erée la tribu des Paraiulinae 
qu'il caractérise dans la clef dichotomique de Ja page 456 de la facon 
suivante : 


€ aa : Gnathochilarium stipes not separated by the promentum ; men- 
tum bipartite, not touching the promentum, which is small 
and separated from the mentum by the süpes; spatula 
present; third segment apodous. 


d': Mandibular combs 10 (9); second pair of legs dwarfed; 
3 promentum, first segment and first pair of legs 
(6-Jomied) very lrpe.. Fee PARAJULINAE. » 


Enfin nous aurons terminé la bibliographie de ce genre lorsque nous 
aurons cité les remarques de H.-C. Wood (The Myriapoda of North- 
America, Trans. Amer. Philos. Soc., new Ser., XIII, Philad., 1869 
[read June 1865]) au sujet des espèces américaines de son genre Julus, 
remarques qui s'appliquent évidemment aux Paraiulus; et celles de 
F. Silvestri qui, dans son travail de 1896 (1 Diplopodi, Genova, 1896) 
copie à peu près la clef de Bollman. 

Ces auteurs ont toutefois fait ou répété deux erreurs qu'il importe 
de relever. 


Le genre Paraiulus. 441 


Les deux dessins que Humbert et Saussure donnent en 1872 (PI. V, 
fig. 4° et 1!) du gnathochilarium du mâle et de la femelle du Paraiulus 
olmecus présentent des différences remarquables. Le promentum (pr) 
change de forme suivant le sexe et avec lui les laminae linguales (1). 
Ces différences sont exactes: nous avons pu les vérilier sur d’autres 
espèces (!)}, comme le prouvent nos figures 4 (P. furcifer G) et 15 
(P. pennsyloanicus ©). Ce fait est déja notable en soi-même, car c’est 
un des rares cas (sinon le seul) où des pièces du gnathochilarium 
autres que les stipites présentent des caractères sexuels tranchés: il 
indique un degré de perfection, d'adaptation, plus avancé. — Chez le 
mäle H. et S. signalent en outre la présence, en arrière des stipites 
(stp), d'un mentum (mt) flanqué de cardos {c), d'un hypostoma (hy) et 
d'une pièce tronc-conique au sujet de laquelle ils ne donnent pas d’ex- 
plication ; dans la note de la page 94 ils disent n'avoir pas saisi la signi- 
fication de ces pièces (ils la croient composée de plusieurs lambeaux, 
alors qu’elle est simple en réalité). Puis, à côté de cette analyse du 
gnathochilarium du mâle, avec laquelle nous sommes d'accord, ils re- 
présentent le même organe de la femelle comme pourvu en arrière du 
mentum, d'une seule pièce qu'ils assimilent à l'hypostoma. {ci leur pers- 
picacité a été prise en défaut. Le mentum el le soi-disant hypostoma 
occupent bien les positions qu'ils leur ont données dans la figure 1, 
mais ce qui leur à échappé, c’est que, sous cette dernière pièce, il existe 
un hypostoma parfaitement développé, comme chez le mâle, et qui est 
complètement {ou à peu près) dissimulé. I en résulte que la pièce 
qu'ils nomment hypostoma n'en est pas un, qu'elle est au contraire 
l'homologue de la pièce tronc-conique du mâle, dont ils n’ont pas saisi 
la signification et que nous avons marquée V 4 sur nos figures 4 et 15. 

Cette pièce n’est autre chose que la lame ventrale du premier seg- 
ment (?). Et c’est ici qu'apparait la seconde erreur des auteurs pré- 


cités. 


(1) Nos matériaux se composent de Paraiulus furcifer Harger ©, Paraiu- 
lus pennsylvanicus (Brandt) © et , et Paraiulus elliplicus Bollman @ 
(vide Brolemann, Ann. Soc. Entom. France, LXV, !896). 

(2) Comment cette structure s'accorde-t-elle avec l'opinion émise par le 
D' C. Altems, dans son magnifique travail « System der Polydesmiden » (Wien, 
1898, p. 236-237), que l’hypostoma est la lame ventrale du premier somite? 
— Attems constate qu'une pièce, qui succède immédiatement au #menlum et 
qu'il nomme yposloma, porte des trachées el doit èlre considérée comme 
la lame ventrale du premier segment, qui est apode. Je ne critique pas sa dé- 
duction, qui est évidemment exacle; mais je considère qu'il y à abus de sa 
part dans l'emploi qu'il fait du terme « hypostoma », emploi qui peut engen- 


1) H.-W. BRÔLEMANN. 


D'après Humbert et Saussure, la disposition des pattes ambulatoires 
sur les premiers segments du corps, serait la suivante, résumée en 
une formule 1.0. 0.1.2.9, ete.: ce qui signifie : 4 paire sur le premier 
segment, 0 sur le second et le troisième mais avec une paire inter- 
calée entre les deux, 1 paire sur le quatrième et 2 sur les suivants. 
Cette formule n’est pas conforme à la réalité et doit être remplacée 
par la suivante : 0.1.1.1.2.2, etc. — En effet nous avons vu qu'il 
existe une lame ventrale isolée, apode, pour le premier segment. La 
première paire de pattes est done adhérente au second segment, 
comme nous avons pu nous en convaincre. Quant à la deuxième paire 
de pattes, si elle n’est pas très clairement attachée au troisième segment 
chez le mâle, elle l'est incontestablement chez la femelle, car, dans 
certains cas, elle est absolument adhérente aux vulves et celles-ci 
font indubitablement partie du troisième segment, encadrées qu’elles 
sont latéralement et postérieurement (fig. 17, P. ellipticus ©) par le 
bord libre du troisième segment (S.3.). Cette disposition des pattes est 
donc la même que chez Polydesmus. 

Ainsi, dans les deux sexes, le premier segment est apode. 

Le second porte la première paire de pattes, qui est composée de 
six articles. Chez la femelle (fig. 16, P. ellipticus ©) la lame ventrale 
et la hanche sont soudées en une pièce, qui comprend probablement 
aussi le trochanter ; nous n'avons pas pu reconnaitre le trochanter sur 
celte préparation, mais sur une patte normale de la troisième paire 
d’un mâle de P. furcifer (fig. 5) il existe, à l'extrémité de la hanche, 
un sillon qui dénote la présence d’un trochanter. Cinq articles et une 
grille complètent la patte de la femelle; elle est donc à peu près nor- 
male. — Chez le mäle les six articles sont plus ou moins déformés 
(Mig. 2, P. furcifer G, et fig. 10, P. pennsylvanicus G). Le premier est 
très court; il n’est pas divisé, c’est-à-dire ne présente pas de traces 
du trochanter ; le fémur est dilaté, court; le tibia est beaucoup plus 
large que long, discoïdal; le premier tarse est très grand et démesu- 
rément dilaté; le deuxième tarse est grand, mais aminci vers l’extré- 
mité, presque tronc-conique; enfin le troisième tarse est remplacé par 


drer une méprise. 11 existe indubitablement un hypostoma chez les Juloides ; 
nous le retrouvons dans toute la série et, dans aucun cas, il ne peut être assi- 
milé à la lame ventrale du premier segment, puisque celle-ci existe simulta- 
nément, Il n’y à donc pas lieu de dire que, chez Polydesmus, l'hypostoma est 
la première lame ventrale, mais bien que la pièce qui a élé considérée comme 
hypostoma Y'a été à Lort, que cette pièce est la première lame ventrale et que 
l'hypostoma a disparu (s'est soudé à une autre pièce ou s’est modifié de facon 
à n'être plus reconnaissable). 


Le genre Paraiulus. 143 


une palette plus ou moins arrondie, plus où moins carénée dans sa 
convexité. 

Le troisième segment porte la seconde paire de membres qui est 
généralement modifiée plus ou moins profondément dans les deux 
sexes. Chez le mâle, il existe une pièce impaire, résultant de la fusion 
des deux lames ventrales et des deux hanches (fig. 3 et 4, P. furcifer 
o, et lig. A1, P. pennsylvanicus G). Cette pièce est plus ou moins 
modelée, mais, dans les deux cas examinés, elle est large et présente, 
sur la face postérieure, un abri pour le pénis qui semble variable de 
forme. Dans l’un des cas (P. furcifer), cette pièce impaire était sur- 
montée de restes de pattes 4-articulés ; nous ne nous prononcerons pas 
sur la valeur représentative de ces articles. — Chez la femelle, la 
deuxième paire de membres est plus modifiée encore; la lame ventrale 
est constituée, chez P. ellipticus, par un arceau (fig. 17) soudé aux 
vulves et portant en son milieu deux tigelles libres; ces tigelles, dont 
l’une est représentée par la figure 48, sont 6-articulées et dépourvues 
de griffe ; chez P. pennsylvanicus, nous n'avons trouvé, en avant des 
vulves, qu'une pièce subrectangulaire transversale libre sans aucun 
vestige de membres. 


Le quatrième segment porte une paire normale de pattes ambula- 
toires (fig. », P. furcifer G); les suivants en portent deux. 


L'organe copulateur & de Paraiulus est composé des deux paires de 
pattes métamorphosées du septième somite. La paire antérieure (fig. 6, 
P. furcifer, et fig. 12 et 413, P. pennsyluanicus) est constituée par 
une partie basilaire large qui émet sur la ligne médiane deux prolon- 
gements (prolongements coxaux — cox); ces prolongements sont 
creusés longitudinalement d’une gouttière (3) qui sert de gaine à la 
patte postérieure correspondante. De chaque côté de la pièce basilaire 
s'articule une tigelle (/ém.) aussi longue que les prolongements coxaux, 
plus ou moins dilatée à l'extrémité et garnie de longs cils; cette tigelle 
peut être considérée comme un reste de la patte, un fémoroide 
comme on en rencontre chez les Blaniulus. — La patte postérieure 
est assez large à la base et soudée à sa voisine sur une très petite 
longueur ; ensuite elle se rétrécit graduellement jusqu’à la pointe, soit 
qu'elle reste entière, émettant seulement une épine latérale (fig. 44, 
P. pennsyluanicus), soit qu’elle se divise avant l'extrémité (fig. 7 
P. furcifer); la partie dilatée, basilaire, est parfois (P. pennsylranicus) 
séparée de la partie flagelliforme par un étranglement, vestige de lar- 
ticulation coxo-fémorale, Elle porte la rainure séminale qui ne pré- 
sente aucun sinus sur son parcours; à la base, la rainure s’élargit, 


144 H.-W. BROÔLEMANN. 


formant une ampoule (@np.) parfaitement visible dans la partie coxale 
de l'organe chez les deux formes examinées (fig. 8, P. furcifer, et 
fig. 14, P. pennsylranicus); à l'extrémité la rainure se termine par 
une petite ouverture en entonnoir (fig. 9, P. furcifer). — Chacune 
des pattes copulatrices est montée sur une poche trachéenne (1). Celle 
des pattes antérieures est grèle, légèrement cintrée et dirigée horizon- 
talement en arrière (fig. 43), formant avec la patte copulatrice à laquelle 
elle appartient un angle presque droit. La poche trachéenne de la patte 
postérieure (fig. 14) occupe une position oblique; elle est courte; elle 
fournit une branche (pt.) coudée presque à angle droit, dirigée vers 
l'avant et dilatée à l'extrémité; cette branche, qui adhère à la pièce 
basilaire de la paire de pattes antérieures dans les côtés et au-dessous 
du fémoroïde (fig. 13), parait avoir pour rôle d’assurer la liaison des 
paires antérieures et postérieures, tout en laissant un peu de jeu à ces 
dernières. 

Les matériaux à notre disposition sont si peu importants que nous 
ne nous croyons pas en droit de tirer des conclusions définitives de 
nos observations. Nous voudrions néanmoins chercher, d'après les 
données que nous possédons aujourd'hui, quelle place on peut provi- 
soirement assigner aux Paraiulus dans la classification. Les lignes qui 
précèdent nous fournissent de précieux points de repere. 

’armi les plus intéressants figure la disposition des pattes ambula- 
toires des premiers somites. Chez les Tuloïdes cette disposition est va- 
riable. Chez les Spirobolides, que nous considérons comme les formes 
les plus inférieures du groupe, les cinq premiers somites sont pourvus 
chacun d’une seule paire de membres, le sixième et les suivants en 
portant, deux; ce que nous exprimons par la formule : 4.1.1.4.1.2. 
Chez les Spirostreptides la formule est : 4.4.1.0.2.2: et l'on peut allé- 
guer, comme explication de cette différence, que la paire de pattes du 
quatrième somite a été refoulée vers l'arrière et s’est réunie à celle du 
cinquième, qui porte ainsi deux paires de membres, tandis que le 
quatrième somite en reste dépourvu. Chez les Iulides un phénomène 
analogue se produit pour Ja paire du troisième somite, qui se trouve 
reportée sur le quatrième; il en résulte la formule : 4.1.0.1.2.2. 

A cette série déjà très curieuse vient s'ajouter la disposition des Pa- 
raiulus, 0.1.1.1.2.2, qui accentue la tendance des pattes antérieures à 
se rapprocher du segment copulateur (7° segment), tendance qui saute 
aux yeux lorsqu'on dispose en tableau les quatre formules : 


(1) Les poches trachéennes n’ont été observées que sur P. pennsylranicus. 


Le genre Paraiulus. 445 


n | Spirobolides 1é LE D LE CAES 
_ \ Spirostreptides 11:10:22 
=  }) Iulides 1.1.0.1.2.2 
— | Paraiulides 0.1.1.1.2.2 


Et cette disposition des Paraiulus est d'autant plus intéressante qu’elle 
est identique à celle des Polydesmides, comme il résulte des observa- 
tions d’Attems. 

En conformité avec l'opinion, émise par nous précédemment, que 
les Polydesmides occupent dans léchelle des Diplopodes une place 
plus élevée que les fuloides, nous considérerons que cette disposition 
des pattes antérieures de Paraiulus est la plus perfectionnée — pour 
ainsi dire — de celles que présentent les Iuloïdes, et que à ce point de 
cue les Paraiulus sont les plus élevés des luloïdes 

Les différences sexuelles signalées dans le gnathochilarium semble- 
raient également parler dans ce sens, trahissant, comme nous avons 
eu l’occasion de le dire, un degré d'adaptation avancé. 

Mais à un autre point de vue, les Paraiulus ne méritent pas d’être 
placés en première ligne. Nous savons que, chez les Spirobolides, les 
pattes copulatrices postérieures sont formées de deux articles, plus 
(Spirobolus, Rhinocricus) où moins (Trigoniulus, Paraspirobolus) dis- 
tincts. Chez les Spirostreptides on retrouve au moins des traces d’arti- 
culation (f) sous forme de sinuosités de la rainure séminale et d’étran- 
glements de l’organe. Chez Paraiulus, au contraire, il n'existe même 
plus, dans le trajet de la rainure, une sinuosité si faible qu'elle soit 
qui puisse nous mettre sur la voie des articulations de cet organe; la 
fusion est complète et c’est à peine si un faible étranglement ou un pli 
obsolète nous permettent de distinguer la partie qu’on peut assimiler 
à la hanche. Il y a donc ici encore une adaptation du membre à ses 
fonctions nouvelles plus complète que chez les Spirobolides et les Spi- 
rostreptides. Néanmoins, étant donné la forme simple de l’organe chez 
Paraiulus, nous devons considérer son adaptation comme moins par- 
faite que chez les Iulides paléaretiques, chez lesquels la patte copula- 
trice postérieure revêt des formes beaucoup plus compliquées. 

On objectera certainement que les pattes copulatrices antérieures ne 
présentent pas le même degré de développement que les pattes copu- 
latrices postérieures. En effet celles-ci sont nettement 2-articulées, 


(1) Peut-être même existe-t-il une articulation à la base de la patte copu- 
latrice postérieure ; les avis sont partagés à cet égard, l'une des pièces, que 
nous envisageons comme homologue de la banche, ayant été considérée comme 
équivalente des poches trachéennes par le D' VerhoefT. 


46 H.-W. BROLEMANN. 


caractère qui se retrouve chez les Iuloides inférieurs (Spirobolus, Rhi- 
nocricus), où il est même déjà plus effacé qu'ici. Il y a done diver- 
gence entre les indications que fournissent les deux organes. Mais 
dans ce cas il est préférable de s’en tenir à celles que nous livrent 
l'organe essentiel, et, à ce titre, il y a lieu de tenir compte de la patte 
postérieure qui porte la rainure séminale et dont le rôle est prépondé- 
rant, plutôt que de la patte antérieure qui n’a d'autre fonction que de 
protéger la précédente. 

En résumé, et en attendant que d’autres recherches viennent recti- 
lier ou corroborer notre opinion actuelle, nous classerons provisoire- 
ment les Paraiulus dans une famille spéciale — celle des PARAIULIDAE 
— qui trouvera place entre la famille des Spirostreptidae et celle des 
lulidae. 


Nous ne voulons pas terminer cet article sans attirer l'attention sur 
les affinités qui existent entre les pattes copulatrices des Paraiulus et 
celles des Blaniulus européens. La structure est la même, et si lon 
rapproche cette analogie du fait que les Blaniulus sont des habitants 
des régions occidentales de l'Europe, on sera tenté de les considérer 
comme des formes apparentées aux Paraiulus, formes dégénérées 
toutefois, ou mieux formes arriérées qui, sous certains rapports (gna- 
thochilarium, disposition des premières pattes ambulatoires), n'auraient 
pas évolué aussi rapidement que leurs congénères néaretiques. 


EXPLICATION DES PLANCHES. 


Signes conventionnels. 


ID JR ER no TRES UE — ampoule de la rainure séminale, 
CRE de norera ere es caen ele ACL 00: 

FRS ET ER RE ee — fémur. 

NDS CRE REPARER ER RERTaRRe — hanche. 
ÉTRRERÉRNSRE OAE CO Hanoi aie .. — hypostoma. 

UT EE SE ER Re Ainimaetlnounles: 

MERS Re OT COS = — mentum. 

PCIOES re Co er TEE — patte copulatrice antérieure. 
PAC DEe re een dec ec Tee —= — —- postérieure. 
EE ES rt ct NE Doi DA Bec nes Ce — promentum. 
POESIE RE Eee SA — poche trachéenne. 

DL TRE IR APS A REA — branche de la poche lrachéenne. 


DD. 52e et era ae — slipiles mandibularum. 


Le genre Paraiulus. 447 


TARA Re PNR Re re — {ibia. 
DUO EURE ECO ES TE NE — 10e) 3e tarse. 
LR ei eme act et nette =—MTOCNANLET. 
PAR ET M Cr etresL ere — lame ventrale du 1e, 2°, 3° somite. 
0.00 TA OS MIDEE OR nee De — pénis. 
PARAIULUS FURCIFER Harger, 
Fig. 1. Gnathochilarium, face externe. 

2. 1° paire de pattes, face postérieure. 

3. 2° paire de pattes, face postérieure. 

. La même, de profil. 

5. 3° paire de pattes, face antérieure. 

6. Paltes copulatrices antérieures, face postérieure; coæ — prolonge- 
ments Coxaux; fém. — fémoroïde; z — base de la gouttière ser- 
vant de gaine à la patte copulatrice postérieure. 

7. Pattes copulatrices postérieures, face antérieure. 

8. Base des mêmes pattes, plus grossie. 

9. Extrémité de la rainure séminale. 


Fig. 10. 


11. 


Fig. 19. 


Fig. 16. 


17. 


PARAIULUS PENNSYLVANICUS (Brandt), c*. 


1'e paire de pattes, face postérieure (les articles de la base sont vus 
en raccourci par suite de la courbure du membre). 

2° paire de pattes, face antérieure (le pénis, x, est vu par transpa- 
rence des téguments). 

Pattes copulatrices antérieures, face postérieure {mêmes signes que 
dans la fig. 6). 

Les deux paires de pattes copulatrices, de profil. 

Patte copulatrice postérieure, profil interne. 


PARAIULUS PENNSYLVANICUS (Brand), @. 


Gnathochilarium, face externe. 


PARAIULUS ELLIPTICUS (Bollman), 4. 


Une patte (gauche) de la premiere paire. 

Face antérieure de la partie ventrale du troisième somite. 2e paire de 
pattes (P. 2) el vulves (vl) encadrées dans les bords du 3° somite 
(S.3)- 

Une patte (gauche) de la 2° paire, isolée. 


RE ESS —————— 


MYRIAPODES CAVERNICOLES 
II Note (!) 


>ar H.-W. BROLEMANN. 


Polydesmus Mistrei, n. Sp. 


Longueur | Largeur Nombre Nombre 
en en de de 
millimètres. millimètres. segments. paires de pattes. 


Ms .50 20%» 30 adulte. 


.50 30 _ 
immature. 





31 adulte. 


31 = 
31 —= 
31 


19 » 29 immature. 


Complètement blanc, décoloré. Corps parallèle, à écussons propor- 
tionnellement longs et étroits, brillant: dos aplati. Tête faiblement 
cuireuse, semée de soies courtes et clairsemées. Sillon occipital fin. 
Antennes longues, dépassant le bord postérieur du 2% éeusson; 3° ar- 
ticle très long, le plus long de tous, 2, 4°, 5° et 6° subégaux, ces deux 
derniers (particulièrement le 6°) renfiés à leur extrémité, le 7° plus 
long que chez les espèces lucicoles (représentant les deux cinquièmes 
de la longueur du 3° article), portant quatre bâtonnets coniques à 
l'extrémité. 

Premier écusson en demi-cercle, à bord postérieur faiblement si- 
nueux, à angles postérieurs droits: le bord antérieur est accompagné 
d'une rangée de sétules très courtes, dont les latérales sont portées 
sur des élévations à peine distinctes. La surface est inégale, mais sans 
sculpture nette; on remarque une dépression médiane près du bord 
antérieur, une rangée de quatre mamelons à peine indiqués pres du 














1) 1 Note, Annales Soc. entom. France, LXIX, 1° {rim., 1900. 


Myriapodes cavernicoles. 449 


bord postérieur, et des vestiges de mamelons distribués sur le reste 
de l'écusson. 

Deuxième écusson à carènes subrectangulaires, à surface inégale, 
les mamelons commencent à se dessiner mais sont encore difficiles à 
distinguer ; le bord antérieur de la carène est un peu arqué, l'angle an- 
térieur est représenté par une petite dentelure aiguë, le bord latéral 
est presque droit et interrompu par deux petites dentelures sétigères, 
le bord postérieur est échancré dans les côtés, ce qui contribue à 
rendre l’angle postérieur aigu, mais celui-ci ne fait pas saillie sur le 
bord postérieur. — A partir du troisième écusson l'angle postérieur 
est graduellement étiré et rétréci jusqu'à former un fort prolonge- 
ment triangulaire ; le bord antérieur 
de la carène devient oblique surles 
écussons du’tronc; le bord latéral 
est faiblement arqué et porte (entre 
la dentelure de l’angle antérieur qui 
reste nette et l’angle postérieur) 
trois ou deux petites dentelures 





Fig. I. 


suivant que l’écusson est pourvu d’un pore ou en est dépourvu. Le 
bord postérieur de l’écusson est très faiblement dentelé ou sinueux ; 
sa surface est faiblement sculptée, les mamelons sont bas et mal déli- 
mités, bien que leur sommet soit distinct; on en compte quatre dans 
chacune des rangées antérieure et médiane et six dans la rangée pos- 
térieure ; la dépression transversale qui sépare la rangée médiane de 
la rangée antérieure est large et profonde. Le grand mamelon de la 
base des carènes est mieux marqué que les autres, assez convexe, 
de même pour le mamelon marginal qui est étroit et qui porte en son 
milieu environ le pore lorsqu'il existe {écussons 5, 7, 9, 10, 12, 43, 
15-19). Le dernier écusson se termine en pointe conique courte, tron- 
quée à l'extrémité et flanquée d’une paire de dentelures. 

Valves saillantes, peu globuleuses. Écaille ventrale en demi-hexa- 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXxI, 1902. 29 


450 H.-W. BROLEMANX. 


gone avec une petite verrue sétigère à chaque angle et une autre de 
chaque côté de la base; la partie du bord comprise entre les verrues 
postérieures est plus ou moins arquée. Arceaux latéraux et lames ven- 
trales finement chagrinées: le bord postérieur (ventral) de l'écusson 
est extrêmement finement denticulé. Les lames ventrales sont longues 
et proportionnellement étroites, coupées par une profonde et large dé- 
pression transversale et par un vague sillon longitudinal, un peu 
mieux marqué dans la partie postérieure de la lame ventrale; leur 
surface porte des soies clairsemées fines et longues: leur bord laté- 
ral forme une dent obtuse peu saillante à la base des pattes posté- 
rieures. Sur chaque somite les deux pattes du mème côté sont espa- 
cées. Le bord proximal antérieur de la hanche des pattes présente un 
fort bourrelet qui empiète sur la moitié basilaire de l’article: les arti- 
cles suivants sont gréles; le fémur est long, un peu moins long ce- 
pendant que le troisième tarse; sur la face inférieure des articles du 
tarse on remarque, même chez la femelle, une rangée de ces mêmes 





Fig. I. 


cônes piligères que le D' Attems a figurés dans son « System der Poly- 
desmiden » (PI. IX, fig. 203-204 — Polydesmus edentulus). 

Les paltes copulatrices appartiennent au type de pattes du subinte- 
ger. La hanche est sans particularités. La patte est étranglée au-dessus 
du fémur, puis fortement dilatée, et porte deux branches: la branche 
supéro-antérieure, grêle et très longue, est coudée deux fois, elle est 
armée dans sa concavité de deux dents, l’une à moitié entre les deux 


Myriapodes cavernicoles. 451 


courbures, l'autre entre la seconde courbure et la pointe; l'extrémité 
porte aussi quelques petites épines. La seconde branche, inféro-posté- 
rieure, est courte, trapue, épanouie à son extrémité; elle est accom- 
pagnée, à la base d’une forte dent à pointe arrondie. Le bourrelet sémi- 
nal, qui renferme la rainure séminale, est visible sur la face interne, 





Fig. IV. 


il contourne la base de la branche postérieure et aboutit à la base de 
cette même branche entre celle-ci et la dent basilaire qui l'accompagne. 
Il n'existe pas de pulvillum piligerum, ouverture de la rainure sémi- 
nale est simplement bordée de quelques cils très courts qui semblent 
ètre disposés en couronne. 

Cette espèce à été recueillie dans la grotte de la Lioure près Cla- 
viers (Var) en octobre, dans la grotte de Saint-Jeannet près Vence 
(Alpes-Maritimes) en mai et dans la Baume Granet près Roquefort (AI- 
pes-Maritimes) en février (immature) par M. J. Sainte-Claire Deville 
avec le concours de M. Mistre, instituteur à Claviers, à qui je suis 
charme de la dédier. 


Par ses pattes copulatrices (absence de pulvillum) le P. Mistrei ap- 


492 H.-W. BRÔLEMANX. : 


partient au groupe du P. germanicus et du P. pectiniger, dont il est 
toutefois très différent. Il doit avoir également une certaine analogie 
d'aspect avec le P. Barberii, mais chez ce dernier les angles postérieurs 
des premiers écussons sont arrondis et non aigus comme chez Mistreti. 
P.troglobius Latzel, que lon rencontre également dans certaines 
grottes des Alpes-Maritimes, est plus petit et surtout plus grêle que 
P. Mistrei, les angles des premiers écussons sont beaucoup plus ar- 
rondis et les angles postérieurs des carènes du tronc sont moins sail- 
lants; les pattes copulatrices sont différentes. 


Devillea, n. gen. 


Hanches des pattes copulatrices conformées comme celles des Lepto- 
desmiens, c’est-à-dire subrectangulaires, courtes et larges, montées 
sur des poches trachéennes assez courtes, en contact et réunies par 
une membrane, et par suite pas autonomes, mais cependant non 
soudées sur la ligne médiane; bord antérieur dépourvu de prolonge- 
ment; surface d'insertion du fémur horizontale (ou à peu près). Fémur 
soudé au tibia mais reconnaissable néanmoins aux longues soies qu’il 
porte. Tibia clivé jusqu’à la base en deux rameaux; les deux ra- 
meaux d'une structure extrêmement simple, sans ramifications. Bords 
de l'ouverture coxale des pattes copulatrices faisant saillie au dehors. 


Corps composé de 21 (G) ou 22 (9) segments. 

Carènes remplacées par des tubercules. 

Pores répugnatoires sur les somites 5, 7, 9, 10, 12, 43, 15 jusqu’à 
l'avant-dernier. 

Forme cavernicole non fixée. 


Devillea tuberculata, n. Sp. 


Corps très menu, ne dépassant pas 7 millimètres, composé à l’état 
adulte de 21 segments chez le mile et de 22 segments chez la femelle. 
Entièrement décoloré. Un peu rétréci en avant, un peu moniliforme 
d'aspect; tête très large, le tronc des mandibules (les joues) étant for- 
tement dilaté. Les téguments sont chagrinés ; sous un fort grossisse- 
ment ils apparaissent couverts de spinules ou de papilles, notamment 
sur le prozonite, car le métazonite est généralement empâté de terre. 

Tête chagrinée et plantée de soies denses ; sur le vertex et sur les 
joues ces soies sont très courtes, un peu épaissies et tronquées à 
l'extrémité qui est partagée. Vertex divisé par un sillon bien marqué. 


_matatmsits à 


Myriapodes cavernicoles. 153 


Les veux manquent totalement. Les antennes sont très rapprochées à 
la base; elles sont courtes, assez grèles à la base du deuxième article, 
mais épaissies dès l'extrémité du même article et faiblement clavifor- 
mes; le deuxième article est peu 
allongé, néanmoins il est plus long 
que les articles 3, 4, 5 et 6 qui 
sont subégaux; le 7° article est 


au 





Fig. VI. 


plus long que de coutume chez les Polydesmides lucicoles, ce qui sem- 
ble d’ailleurs être un caractère commun aux formes cavernicoles; 4 bà- 
tonnets à l'extrémité, Le gnathochilarium est composé des pièces 
usuelles, mais ces pièces sont en général un peu plus allongées. 
Premier écusson beaucoup plus étroit que la tête (presque de moi- 
tié), sub-semicireulaire, à bord antérieur régulièrement arqué (ni 
sinueux, ni déformé par des tubereules), l'angle postérieur est droit 
et le bord postérieur non sinueux; sa surface porte 41 tubercules à 
pointe arrondie, savoir : 2 paires en arrière du bord antérieur, un 
tubercule plus gros accolé à un autre plus petit en dedans de l'angle 
postérieur, et 3 petits tubercules en arc de cercle en avant du bord 
postérieur; ces tubercules forment une sorte de couronne sur la sur- 
face de l’écusson, dont le centre apparait concave. Les écussons 2, 3 
et 4 portent chacun quatre gros tubercules en une rangée transver- 
sale ; la paire interne est très forte, conique et simple, c’est-à-dire à 
extrémité arrondie et sans verrues adventices:; les tubercules de la 
paire externe sont égale ment très forts, mais plus cylindriques, et ils 
se terminent par une couronne irrégulière de trois ou quatre verrues 
basses qui font paraître l’extré mité tronquée, Ces tubercules externes 


454% H.-W. BRÔLEMANN. 


représentent les carènes, et ils se retrouvent sur tous les écussons du 
corps (le dernier excepté); leur forme ne varie que dans les deux ou 
trois avant-derniers somites; ce sont eux qui portent les pores, dont 
le canal déférent débouche au centre de la couronne de verrues sur 
les segments 5, 7, 9, 10, 42, 43, 15-20 (21). A partir du 5° somite, les 
écussons portent deux paires de tubercules disposées l’une en arrière 
de l’autre ; les tubercules sont moins saillants que ceux des premiers 
écussons. La suture est large et étranglée, elle est séparée du prozo- 
nite par une crêle transversale très fine, garnie de papilles couchées 
vers l'arrière, et qui sont bien visibles sous le microscope lorsque 
l'animal est couché sur le flanc. Le dernier écusson est plus étroit 





Fig. VIL Fig. VII. 


que le précédent, long: il est graduellement rétréci et se termine en 
pointe tronquée à l'extrémité ; ilest dépourvu de tubereules sur la sur- 
face, mais il porte plusieurs paires de granulations surmontées de 
soies barbelées. 

Les valves sont peu saillantes, peu globuleuses, leur bord forme 
une carène assez large, mais aplatie et considérablement dilatée à 
l'angle supérieur sous la pointe du dernier écusson. Écaille ventrale 
grande, arrondie avec deux granulations piligères en avant du bord 
postérieur. Lames ventrales longues et étroites, coupées par deux 
dépressions en croix dont la transversale est plus accentuée. 

Pattes au nombre de 32 paires chez le mâle, et 35 chez la femelle ; 
assez courtes, un peu plus épaisses chez le mâle que chez la femelle; 
articles courts, le 3° tarse est plus long que le tibia. 

Le male porte entre les pattes de la 3° paire une petite apophyse 
en palmette discoïdale (an semper ?) 

Le bord de l'ouverture coxale des pattes copulatrices est fortement 
relevé en cornet. La hanche des pattes copulatrices est courte et 
large ; elle est montée sur des poches trachéennes assez courtes ; elle 


Myriapodes cavernicoles. 459 


est dépourvue de prolongement au bord antérieur; elle est tronquée 
transversalement à l'extrémité; elle porte un long crochet. Le fémur 
est très volumineux, sur la face postéro-inférieure il occupe le tiers 
de la longueur totale de l’organe (hanche non comprise); il est large 
de base, rapidement rétréci et tronqué, il porte des soies longues et 
très clairsemées sur la face postero-inférieure, plus courtes et un peu 
plus nombreuses dans le voisinage de l'embouchure de la rainure. 
Le reste de la patte (tibia) est profondément divisé en deux rameaux, 
écartés depuis la base et placés l’un en arrière de l’autre; le rameau 
antérieur, secondaire, est de moitié moins long que l'autre, effilé, droit; 
le rameau postérieur, séminal, est plus gros, insensiblement aminci, 
deux fois sinué, et pourvu extérieurement près de la pointe de deux 
épines d'inégale longueur. 
Des formes immatures on connaîl : 

Le mâle de 20 segments; 

Le mâle et la femelle de 19 segments ; 

La femelle de 48 segments. 


Cette forme extraordinaire a été recueillie dans la grotte dite « Baume 
obscure » près de Tourette-sur-Loup (Alpes-Maritimes), en mai, et 
dans celle de Saint-Jeannet près Vence (Alpes-Maritimes) en mai, par 
M. J. Sainte-Claire Deville, à qui nous dédions le genre en remerci- 
ment de son très gracieux Concours. 


La première question qui se pose à l'esprit est celle de Ia place qu’il 
convient d’assiener à la Devillea tuberculata dans la classification. 
Ainsi que nous l'avons fait pressentir, nous estimons que c'est aux 
Leptodesmiens, c’est-à-dire aux Polydesmides américains par excel- 
lence, qu’elle doit être rattachée. Toutefois, cette assimilation pouvant 
paraître étrange par suite de la répartition géographique des Leptodes- 
miens, il est essentiel de donner les motifs qui nous ont permis de 
nous former une semblable opinion. 

Jusqu'ici trois grandes tribus de Polydesmides sont seules repré- 
sentées en Europe; ce sont celles des Strongylosomes, celle des Eupo- 
lydesmiens et celle des Leptodesmiens. La première, bien que comp- 
tant des formes dans toutes les provinces zoogéographiques, semble 
avoir son domicile d'élection dans la province indo-malaise ; en Eu- 
rope nous n'en connaissons guère plus d'une dizaine d'espèces dont 
trois seulement existent dans les pays riverains de l'Atlantique. — Les 


456 H.-W. BROLEMANN. 


Eupolydesmiens par contre sont des formes véritablement septentrio- 
nales ; les Polydesmus et les Brachydesnvus, les types du groupe, sont 
très nombreux en Europe. — Quant aux Leptodesmiens, ils sont ca- 
ractéristiques pour les faunes américaines depuis les États-Unis (Fon- 
taria) jusqu’en Argentine (Leptodesmus s.s.); les représentants euro- 
péens sont cantonnés dans le bassin méditerranéen; ils y sont rares 
(environ 4 espèces connues) et de forme un peu aberrante. 

Nous chercherons donc de laquelle de ces trois tribus la Devillea se 
rapproche le plus. 

Or nous savons que les Strongylosomes et les Eupolvdesmiens sont 
caractérisés par des formes spéciales de hanches des pattes copula- 





Fig. X. Fig. XI. 


trices (Brôlemann. Ann. Soc. Entom. France, LXNII, 1898, p. 262; — 
Revista do Museu Paulista, V, 1904). Chez les Strongylosomes la han- 
che est généralementallongée, subeylindrique, plongeant profondément 
dans l’intérieur du corps et montée sur des poches trachéennes plutôt 


Myriapodes cavernicoles. 57 


longues qui émettent des prolongements (brides trachéennes) en forme 
de boucle; les pattes copulatrices sont écartées l’une de l’autre et in- 
dépendantes; le bord de l'ouverture coxale des P. C., loin de faire 
saillie sur le ventre, plonge dans l’intérieur du corps. — Chez les Eu- 
polydesmiens, au contraire, la hanche est très courte, élargie, coupée 
obliquement de telle sorte que leur forme est presque prismatique, et 
la surface d'insertion du fémur est toujours plus ou moins oblique 
(Polydesmus) et parfois complètement latérale (Cryptodesmus). La han- 
che plonge peu dans l’intérieur du 7° segment, et à cette structure 
correspond un redressement des bords de louverture coxale qui 
font souvent saillie sur le ventre. La poche trachéenne est très courte 
et ses prolongements dessinent une sorte de cadre subrectangulaire, 
comme nous le voyons dans la figure IV du Polydesmus Mistrei décrit 
plus haut ; les deux pattes copulatrices sont en contact et même sou- 
vent soudées par un des côtés du cadre rectangulaire ; aussi les pattes 
copulatrices n’ont-elles aucune autonomie, Aucune de ces deux struc- 
tures ne se trouve réalisée chez Devillea, comme on pourra facilement 
s’en convaincre à la simple inspection des figures X et XI. Il reste 
donc à examiner les mêmes organes des Leptodesmiens, et, pour la 
commodité de la comparaison, nous accompagnons cette note de deux 
figures, XII et XIII, empruntées à une espèce de Leptodesmus brési- 
lienne (L. deerrans mihi). Ces figures, soit dit en passant, ne sont nul- 
lement exceptionnelles ; onen trouvera un bon nombre d'analogues soit 
dans notre travail sur le Vénézuela (Ann. Soc. Entom. France, 1898), 
soit dans nos descriptions de Myriapodes d'Amérique (WMém. Soc. 
Zool. France, 1900), soit enfin dans notre étude des matériaux du Musée 
de Saint-Paul (Revista Mus. Paulista, 1901); toutes présentent les 
mêmes caraclères, savoir : 


— hanche généralement plus courte ou aussi courte que large: 
poche trachéenne variable, plutôt de moyenne longueur; très fré- 
quemment un prolongement (pr. fig. XI) au bord antérieur de 
la hanche ; 

— surface d'insertion du fémur faiblement oblique, en tous cas 
ne se confondant pas avec le bord interne qui est toujours reconnais- 
sable quoique plus ou moins long (une exception : Leplodesmus Dor- 
bignyi) ; 

— en outre, caractère des pattes constant chez les Leptodesmus vrais 
(moins net chez Fontaria et même absent chez les formes aberrantes 
méditerranéennes), le tibia est profondément clivé en deux rameaux 
plus ou moins ramifiés. 


458 H.-\V. BROÔLEMANN. 


Or si nous comparons cette patte copuiatrice de Leptodesnus bré- 
silien avec celle de Devillea tuberculata, nous constatons que tous 
les caractères que nous venons dénoncer se retrouvent chez cette der- 
nibre. 

Il en est un toutefois qui ne concorde pas; c'est celui fourni par les 
pattes ambulatoires ; très généralement, chez Leptodesmus, le 6° article 
est plus court que le 3°; ce n’est pas le cas chez Devillea où les pro- 
portions sont renversées. Mais, à notre avis, ce caractère n'a qu'une 
importance secondaire. 

Nous en concluons donc que Devillea est un Leptodesmien. 

Nous ajouterons encore que les connaissances que nous avons de la 
distribution géographique des 
Diplopodes ne s'opposent nul- 
lement à cette conclusion. 
Nous avons déjà signalé l'exis- 
tence de Leptodesmiens dans 
le bassin de la Méditerranée. 

Nousrappelleronsencoreles 
analogies que nous avons Con- 
statées entre les Blaniulus 
d'Europe et les Paraiulus de 
l'Amérique du Nord (genre 
Paraiulus. Ann. Soc. Entom. 
France, 1902), ainsi que la 
découverte par M. O0. F. 

Fig. XI. Fis. XIII. Cook, à Auburn, Alabama, 

de l'Onomeris Underwoodi, un 

représentant de la famille des Glomérides, famille caractéristique de 

l'Europe. Devillea n’est donc qu'un lien de plus à ajouter à ceux déjà 
connus qui unissent l'Ancien et le Nouveau monde. 

La comparaison des figures X et XI d’une part et XIL et XIII de 
l'autre nous fournit encore l’occasion de constater que la patte co- 
pulatrice de Devillea présente un caractère de grande simplicité. Nous 
avons déjà rencontré des Leptodesmiens chez lesquels lun ou l’autre 
des deux rameaux du tibia est simple. Chez Leptodesmus Attemst, 
par exemple (Vénézuela, Ann. Soc. Entom. France, 1898), le rameau 
séminal n'offre aucune autre particularité que son extrême longueur ; 
chez Leptodesmus plataleus (ibid.) le même rameau est plus court et 
affecte la forme d’une lame de sabre; mais dans l’un comme dans 
l’autre cas le rameau secondaire est de forme compliquée et trahit une 





Myriapodes cavernicoles. 459 


adaptation plus complète à sa fonction. S'agit-il du Leptodesmus Dor- 
bignyi (Colombie, Mém. Soc. Zool. France, 1900), forme non typique, 
l'inverse se présente, c’est le rameau secondaire qui est simple et le 
séminal qui est modele et paré de lamelles. En un mot, nous ne con- 
naissons aucune forme chez laquelle les deux rameaux soient aussi 
rudimentaires que ceux de Devillea. Sous ce rapport Devillea tubercu- 
lata est donc le plus primitif des Leptodesmiens. 

Il n’est pas jusqu’à la disposition des soies du fémur qui ne s’ac- 
corde avec cette manière de voir. On sait que chez les Leptodesmus 
typiques {et généralement chez tous les Polydesmides, eroyons-nous), 
le fémur présente une ou deux zones sur lesquelles les soies sont très 
denses, formant d’épaisses touffes, qui d'ordinaire dissimulent comple- 
tement la surface des téguments. Il existe notamment dans le voisinage 
de l'embouchure de la rainure séminale une touffe de soies générale- 
ment plus fines, plus souples, longues ou très longues, qui en voilent 
l'ouverture et la garantissent contre les impuretés. Chez Devillea, au 
contraire, cette localisation des soies manque presque absolument, 
puisque c’est à peine si elles sont un peu plus abondantes, et peut-être 
un peu plus spécialisées à proximité de l'embouchure de la rainure. 

Ces diverses considérations concordent donc parfaitement avec ce 
que nous croyons savoir de l’évolution de ces arthropodes. Devillea est 
un Leptodesmien qui, placé dans des conditions spéciales, éloigné de 
l'habitat d'élection de ses congénères, n’a pas progressé pari passu 
avec eux. Ses pattes copulatrices, tout en offrant déjà les caractères 
propres aux Leptodesmiens typiques, sont de forme très simple et dé- 
notent un degré d'évolution moins accusé. C’est une forme ancestrale 
de Leptodesmien. Comme d'autre part Devillea a conservé un nombre 
de segments (9 — 22) plus élevé que celui qu'on à observé jusqu'ici 
chez les Polydesmides — avec tendance à la réduction du nombre de 
segments (GS — 21) comme c’est le cas chez Polydesmus progressus 
(9 —920; GS —19), — nous en tirons à nouveau la conclusion que les 
formes à grand nombre de segments sont des formes archaiques par 
rapport à celles dont le nombre des segments est plus réduit. 


ss... 


IL, — 


IUT, p. 450, 
IV pi 45 1e 


VEND: 403: 


VI 


H.-W. BRÔLEMANN. 


EXPLICATION DES FIGURES. 


Signes conventionnels. 


—. Le, 2032seement, 


— hanche. 
— fémur. 


—AHhia; 


— brides trachéennes. 
— poches trachéennes. 


— rameau séminal du tibia. 
— rameau secondaire du tibia. 
— prolongement du bord antérieur de la hanche. 


VII, p. 454, L 


Polydesmus Mistrei; les quatre premiers écussons. 


le 14° écusson. 
patte copulatrice, profil externe. 


la même par dessous (le tibia est 
vu en raccourci). 


Devillea turberculata, le gnathochilarium. 


les six premiers segments de profil. 
le 8° segment en section. 


les derniers segments du mâle de 
les cinq derniers articles d'une 
palte ambulatoire. 


pattes copulatrices, face postéro- 


l’une d'elles, face antéro-supé- 


face postéro-inférieure. 


VILA = — 
profil. 
IX, — — — 
X, p. 456, — = 
inférieure. : 
XL = = 
rieure. 
XII, p. 458, Leplodesmus deerrans; hanche des pattes copulatrices, 
XIIE, — — 


femur et tibia des pattes copula- 
latrices, profil externe. 


VOYAGE DE M. LE D' ED. BUGNION 


AU VÉNÉZUELA, EN COLOMBIE ET AUX ANTILLES 


COLÉOPTÈRES CLAVICORNES 
Par A. GROUVELLE et À. LÉVEILLE. 


AVANT-PROPOS. 


Nous publions dans ce mémoire la liste des Coléoptères Clavicornes 
(Histérides exceptés) recueillis par M. le Dr Bugnion de Lausanne 
en 1895-1896, au cours de la croisière scientifique du yacht Chazalie, 
entreprise par M. le comte de Dalmas sur les côtes du Vénézuela, de 
la Colombie et des Antilles. 

Les côtes qui ont été explorées par notre collègue sont : 

1° Au Vénézuela : la région côtière aux environs de Carupano et 
de Cariaco; les collines de l’intérieur de Curapano à Santa-Maria et à 
Cariaco; la presqu’ile sablonneuse de Paraguana. 

2° En Colombie : la région côtière de Santa-Maria à Bonda, Don 
Diego et Dibulla; les collines boisées de Dibulla à San Antonio, la 
sierra Nevada de San Antonio et San Francisco (jusqu’à 2.500 mètres). 

3° Aux Antilles : la Martinique, les Testigos, Curacao et la Jamai- 
que (Kingston). 

Nous croyons devoir rappeler que l’étude des Staphylins récoltés 
par M. le D' Bugnion a fait l’objet d’un mémoire de M. A. Fauvel pu- 
blié dans la Revue d'Entomologie, 1891, p. 69. 


Ile 
TEMNOCHILIDAE 
Par A. LÉVEILLÉ. 


Tenebroides cucujoides Reitt., Verhandi. d. Naturi. Vereins, 
Brünn., 1875, p. 68. — Colombie, mars. — Vénézuela. 


L’exemplaire rapporté par M. le D' Bugnion est entièrement noir. 


462 A. GROUVELLE ET À. LÉVEILLÉ. 


T. Bugnioni 0. sp. — Elongata, subparallela, minus depressa, ni- 
tida, nigra; capite subopaco, sat dense punctato, sulco frontali antice 
abbreviato, rugoso-punctato; prothorace subquadrato, postice angustato, 
sat dense et fortiter punctato ; lateribus regqulariter marginatis apicem 
versus arcuatis, subsinuatis; angulis anticis acutis, productis, posticis 
minutis, oblusis, linea basali ante scutellum interrupta. Scutello mi- 
nuto, postice rotundato, laevi. Elytris subparallelis, pone medium 
subarcuatis, dorso fortiter punctato-striatis, lateribus subtililer inter- 
strüs biserialim punctulatis. Subtus nigro-piceo, ventre tarsisque brun- 


= 


neis, antennis pedibusque nigro-piceis. — Long 7. mill., lat. 2 mill. 
Colombie (E. Bugnion):; un exemplaire. 


Cette espèce est voisine de T. bipustulata Fab. var. émpressifrons 
Reitt., mais s’en distingue par son prothorax plus rétréci en arrière, ses 
bords latéraux arrondis, subsinueux, ses angles postérieurs obtus et 
par la couleur de son abdomen qui est brun clair, ce que je n'ai ob- 
servé sur aucun des nombreux T. bipustulata que j'ai examinés. 


IL. 


NITIDULIDAE, COLYDIIDAE, CUCUJIDAE 
CRYPTOPHAGIDAE, TRITOMIDAE ET DRYOPIDAE 


>ar ANTOINE GROUVELLE. 
1. NITIDULIDAE. 


Brachypeplus prolixus Murr., Monogr. pg. 297. — Colombie : 


San Antonio. — Brésil, Bolivie, Pérou. 

Carpophilus succisus Er., Germ. Zeitschr. IV, pg. 259. — Vé- 
nézuela, février. — Amérique centrale, Brésil. 

Epuraea luteola Er., Germ. Zeitschr. IV, pg. 272. —- Vénézuela, 
février. — Toute la région tropicale. 

Lobiopa dimidiata Er., Germ. Zeitschr. IV, pg. 295. — Testigos, 
janvier. — Antilles, Colombie, Brésil. 

Cryptoraea Dalmasi D. Sp. — Oblonga, modice convexa, fer- 


ruginea, Subopaca, flavo-griseo-pubescens; capile prothoraceque sat 
dense, sed tenuiter punctatis, elytris ad apicem subtruncatis, dense et 
magis tenuiler prothorace punctatis, pubescentia brevi, lenui, inclinata 
et haud densata. — Long. 1 mill. 1/2. 


Coléoptères clavicornes. 463 


Oblong, médiocrement convexe, ferrugineux, subopaque, couvert 
d’une pubescence formée de poils fins, courts, couchés, peu serrés, 
d’un testacé grisätre. Tète et prothorax finement et assez densément 
ponctués. Prothorax plus de deux fois plus large que long, rétréci au 
sommet; angles antérieurs obtus, presque droits, postérieurs subar- 
rondis, bords latéraux étroitement relevés. Écusson triangulaire, Ély- 
tres environ une fois et un tiers aussi longs que larges ensemble à la 
base, légèrement attenués vers le sommet, subtronqués, couverts 
d'une ponctuation dense, encore plus fine que celle du prothorax. 

Vénézuela, 2 exemplaires. 

Cette espèce se distingue de Cryptoraea americana Reitt. par sa pu- 
bescence plus fine, beaucoup plus courte et par sa ponctuation gené- 
rale beaucoup plus fine. 

On peut ajouter aux caractères qui différencient les Cryptoraea des 
insectes du genre Pria la présence chez les Cryptoraea de stries fémo- 
rales sur le premier segment de l'abdomen. 


Camptodes nitidipennis Reitt.. Verhandl. d. Naturi. Vereins 
Brünn 1873, pg. 126. — Colombie, mars. — Brésil, Bolivie, Pérou. 


C. nigripennis Er., Germ. Zeitschr. IV, pg. 334 — Colombie. 
mars. — Brésil. 


€. Foreli n. Sp. — Breviler oblongus, convexus, nitidus, rufo- 
piceus, elytris obscurioribus ; clava antennarum subinfuscata, ultimo 
articulo ad apicem conico, angustiore praecedentibus: capite sat dense 
fortiterque punctato; prothorace vix perspicue membranaceo, parce 
tenuiterque punctato, lateribus rufo-testaceis, marginatis ; scutello par- 
cissime punctulato;elytris substriatis, sat fortiter sublineato-punctatis, 
lateribus rufo-testaceis, stricte marginatis, stria suturali ad apicem 
impressa; Subtus rufo-testaceo ; unguiculis dentatis. — Long. 4 à 5 mill. 


Presque hémisphérique, brillant, roux de poix avec les élytres, sauf 
une étroite bordure marginale, d’un brun de poix foncé, Massue des 
antennes légèrement enfumée, dernier article plus étroit que les précé- 
dents, transversal, cylindrique, terminé par une partie conique. Tête 
bi-impressionnée en avant, assez densément et fortement ponctuée, Pro- 
thorax moins densément et moins fortement ponetué que la tête, à 
peine visiblement réticulé, entouré à la base et sur les côtés d’une 
marge un peu plus claire. Ecusson subpentagonal, très éparsément poin- 
tillé. Élytres un peu moins d’une fois et demie aussi longs que larges 
ensemble, substriés, assez fortement ponctués en lignes irrégulières : 


46% A. GROUVELLE ET A. LÉVEILLÉ. 
stries suturales bien marquées, atténuées vers la base des élytres, at- 
teignant presque l’écusson. Pygidium roux, enfumé sur le disque, 
éparsément ponctué. Dessous roux testacé, angles des tarses dentés à 
la base. 

Vénézuela; Testigos; à exemplaires. 

Hesperobaenus rhizophagoides Reitt., Verhandl. d. Naturf. 
Vereins Brünn, 1872, pg. 12. — Martinique, janvier. — Amérique cen- 
trale, Colombie, Brésil. 


2. COLYDIIDAE. 


Ditoma jejuna Pasc., Journ. of Ent. I, pg. 102. — Colombie, mars. 
— Mexique, Amérique centrale, Brésil. 


Penthelispa infima 0. Sp. — Élongata, parallela, vir convera, 
nilida, castanea; antennis crassis, ultimo articulo haud angustiore 
quam praecedenti, capite parce punctato, antice profunde lateque biim- 
presso, prothorace elongato, basin versus angustato, parce grosseque 
punctato, disco in longitudinem vir biimpresso; elytris elongatis, 
punctato-striatis, punctis minimis, intervallis striarum latis. — Long. 
2 mill. 4/3. 


Allongé, parallèle, à peine convexe, brillant, marron clair. Antennes 
courtes, épaisses ; dernier article aussi large, mais plus long que le pré- 
cédent. Tête assez convexe, éparsément et assez fortement ponctuée, 
profondément et largement bi-impressionnée en avant. Prothorax en- 
viron une fois et un tiers aussi long que large, rétréci à la base, cou- 
vert de gros points profonds, un peu allongés, plus serrés sur le disque 
le long de la région discoiïdale et formant ainsi deux impressions longi- 
tudinales vagues, séparées par un espace lisse. Élytres plus de trois fois 
plus longs que larges ensemble, ponctués-striés; points peu marqués, 
intervalles des stries plus larges que celles-ci. 

Martinique, janvier; 4 ex. déf. — Brésil : Bahia. Collection A. Grou- 
velle. 


3. CGUCUJIDAE. 
Silvanus vulgaris A. Grouv.. Ann. Soc. ent. Fr. 1878, pg. 74, 


pl. 2, fig. 11. — Colombie, mars. — Mexique, Amérique centrale, 
Brésil. 


Cathartus cassiae Reiche, Ann. Soc. ent. Fr. 1854, pg. 78. — 
Colombie, mars. — Insecte cosmopolite. 


Coléoptères clavicornes. 465 


Ahasverus rectus Lec.?, Proc. Ac. Phil. 1854, pg. 78. — Véné- 
zuela, mars. 


4. CRYPTOPHAGIDAE. 


Loberus discipennis Reitt., Coleopt. Heft. XIII, pg. 76. — Véné- 
zuela, mars. — Amérique centrale. 


Hapalips laticollis Reitt., Verhandl. d. Naturf. Ver. Brünn, XV, 
Do 127. 


). TRITOMIDAE. 


Gonicoelus (!) affinis 0. sp. — Ovatus, sat latus, subconvexus, 
subnitidus, sat longe flavo-pubescens ; capite utrinque grosse punctato 
et in longitudinem impresso, impressione substriato; prothorace trans- 
versissimo, grosse punctalo, utrinque oblique substriato, antice an- 
gustato, angulis posticis rectis, lateribus arcuatis, marqgine antico 
utrinque sal profunde emarginato; scutello transversissimo, elytris 
substriato-punctatis, punctis ad apicem evanescentibus, intervallis dor- 
salibus lineato-punctatis, stria suturali impressa, basin versus evanes- 
cente. — Long. 3 mill. 


Oblong, assez large, très faiblement convexe, peu brillant, couvert 
d’une pubescence flave, assez longue. Tête fortement ponctuée sur les 
côtés, avec deux impressions longitudinales substriées. Prothorax en- 
viron trois lois moins long que large à la base, fortement ponctué, obli- 
quement substrié, ponctué de chaque côté, angles postérieurs droits, 
côtés arqués, bord antérieur assez profondément et largement échancré 
de chaque côté. Écusson très transversal. Élytres atténués vers le 
sommet, ponctués, substriés à la base; ponctuation effacée vers le 
sommet ; 1% intervalles dorsaux ponctués en ligne; strie suturale lisse 
marquée vers le sommet. 

De chaque côté du prothorax on voit dans la ponctuation des lignes 
de points : la 1"° interne presque entière, la 2e écourtée aussi au 
sommet, s’arrêtant avant la base dans une ponctuation de gros points 
confus. 


Colombie. 


Berginus punctatolineatus 1. Sp. — Oblongus, convexus, 
vix nitidus, sparse breviterque cinereo-pubescens, brunneo-ferrugineus ; 
antennis, clava excepta, pedibusque dilutioribus ; capite prothoraceque 

(1) Gonicoelus Sharp in Biol. centr, Am. I, 1, pg. 604 (1900). 

Ann. Soc. Ent. Fr., LxxI, 1902. 30 


466 A. GROUVELLE ET A. LEÉVEILLE. 


densissime punctatis, asperis; elytris sat elongatis, latioribus protho- 
race, multilineato-punctatis. — Long. À mill. 1/3. 

Oblong, convexe, à peine brillant, d’un brun ferrugineux, couvert 
d’une pubescence formée de petites soies courtes, cendrées, brillantes, 
peu serrées. Tête et prothorax très densément ponctués, presque cha- 
orinés. Prothorax sensiblement aussi long que large; angles antérieurs 
arrondis, postérieurs obtus. Élytres plus larges que le prothorax, pres- 
que deux fois aussi longs que larges, couverts d'une ponctuation dis- 
posée en lignes serrées. Strie suturale visible au sommet. Antennes, 
sauf la massue, et pattes plus claires que le reste du corps. 


Martinique ; 1 exemplaire 


6. DRYOPIDAE. 


Phanocerus Bugnioni n. Sp. — Oblongo-elongatus, convexus, 
fusco-piceus; capite prothoraceque nigris, pube nigro vestitis; pro- 
thorace transverso, utrinque antice et juxta latera profunde lateque 
ümpresso, ad angulos posticos oblique foveolato et ante scutellum 
punctato, basi prae scutello producto, utrinque late et sat profunde 
emarginato; elytris fuscis, punctato-striatis; pedibus rufo-piceis. — 
Long. 2 mill. 


Allongé, oblong, convexe; tête et prothorax noirs, couverts d’une 
pubescence noire, courte et serrée; élvtres d’un brun un peu olivâtre 
couverts d’une pubescence formée de squamules grisâtres et de poils 
très courts foncés ; antennes et pattes d’un roux de poix très peu 
foncé, massue des premieres enfumée. Prothorax transversal, rétréci 
en avant, présentant, vers les angles antérieurs, une profonde impres- 
sion striée dans le fond, occupant environ la moitié du bord latéral; 
vers les angles postérieurs une impression oblique et devant l'écusson 
deux petites impressions punctiformes; base saillante et tronquée de- 
vant l’'écusson, largement et profondément échancrée de chaque côté. 
Élytres plus larges que le prothorax, s’élargissant jusqu'aux trois 
quarts postérieurs, puis acuminés ensemble au sommet, ponclués- 
striés. Pattes roux de poix; tarses et tibias plus clairs. 

Colombie ; 4 exemplaire. 


Dryops frater n. Sp. — Oblongo-elongatus, subparallelus, con- 
veus, olivaceus, subopacus, pube flavo-grisea dense vestitus, sat longe 
griseo-pilosus ; prothorace transverso, sat parce punclato, utrinque 
striato, striis parallelis, antice intus arcuatis ; elytris elongatis, sat 


Coléoptères clavicornes. A67 


parce punctatis, haud striatis ; pedibus piceis, antennis tarsisque dilu- 
tioribus. — Long. 4 mill. 1/2. 

Ovale, allongé, subparallèle, convexe, brun olivâätre, à peine bril- 
lant, couvert d’une pubescence courte, pas très serrée, d’un flave un 
peu doré, entremélée de poils dressés, assez longs, jaunes grisàtres. 
Prothorax un peu moins de deux fois aussi large à la base que long, 
rétréci au sommet, un peu éparsément ponctué, longitudinalement strié 
de chaque côté, stries parallèles dans la partie basilaire, arquées en de- 
dans vers l'extrémité; angles postérieurs presque droits. Élytres sub- 
parallèles dans la partie basilaire, deux fois et demie aussi longs que 
larges ensemble, un peu moins éparsément ponctués que le prothorax, 
non striés. Pattes brunâtres, antennes et tarses plus clairs. 

Colombie, mars ; 8 exemplaires. — Vénézuela. Collection A. Grou- 
velle. 

Vient se placer dans letableau des Dryops du Brésil (Notes from the 
Leyden Museum XXV, pg. 40), à côté du D. sobrinus Grouv. Se dis- 
tingue de cette espèce par son aspect plus mat, ses élytres plus allongés. 
deux fois et demie aussi longs que larges ensemble, au lieu de deux 
fois, à ponctuation presque éparse. 

D. aequinoctialis A. Grouv., Notes Mus. Leyde, XVII, pg. 34. — 
Vénézuela, février. 


ad —— ——— 


VOYAGE DU D' W. HORN A CEYLAN 


COLÉOPTÈRES AQUATIQUES 
Par le D' M. RÉGIMBART. 


ÏI. DYTISCIDAE. 


Bidessus antennatus Rég., Ann. Soc. ent. Belg. 1892, p. 118; — 
Id., Ann. Soc. ent. Fr. 1899, p. 225, fig. 16. — Anuradhapura, une 
femelle de coloration normale; Mihintale, un mäle presque sans des- 
sins noirs aux élytres. 


Bidessus intermixtus \WValk., Ann. and Magaz. nat. Hist., 3, IL, 
1858, p. 204; — inconstans Rég., Ann. Soc. ent. Belg. 1892, p. 119. — 
Anuradhapura, Mihintale. 


Hydrovatus confertus Sharp, on Dyt., p. 329; — subtilis Sharp, 
1. €., p. 329. — Anuradhapura. 


Hydrocoptus subvittulus Motsch., Et. ent. 1859, p. 44, var. 
vittatus Sharp, L. c., p. 262. — Colombo, Weligama. 


Canthydrus laetabilis \Walk., Ann. and Mag. nat. Hist. 3, I, 
1858, p. 205: — orientalis Wehncke, Berlin. Zeit. XX, p. 322. — 
Anuradhapura, Weligama. 


Laccophilus Horni, D. Sp. — Long. 4 mill. — Ovalis, antice 
sat latus, postice longe attenuatus, parum conveæus, nitidissimus ; cor- 
pore subtus, antennis pedibusque pallide rufis, capite et prothorace 
flavis, elytris fusco-nigris, margine laterali, fascia post basali trilobata 
suturam haud attingente, altera fascia irrequlari ultra medium intus 
minus lata nec suturam attingente, macula parva mediali ad latera 
maculaque apicali rotundata laete flavis, ornatis: pronoto brevi et 
valde transverso, angulis posterioribus rectis. Reticulatione duplici, 
areolis magnis vix indicatis, minoribus persubtilissimis. 

Fort jolie espèce très voisine de L. auropictus Rég., de l'Inde 
moyenne, mais un peu plus petite et surtout beaucoup plus atténuée 
en arrière et moins élargie au niveau des épaules, pourvue d’une 
réticulation double tellement ténue et subtile qu’on la voit difficile- 
ment; la coloration est à peu près identique avec les dessins disposés 
de même, mais la couleur jaune est plus claire et encore plus vive; 


Coléoptères aquatiques. 469 


la bande postbasale, plus rapprochée de la base, surtout à l'épaule où 
elle la touche en se réunissant largement à la bordure, présente plus 
d'ampleur dans les trois taches confluentes dont elle est formée et 
est souvent accompagnée d’une très petite tache juxtascutellaire ; la 
bande postmédiane également beaucoup plus développée est irrégu- 
lièrement ondulée et s’avance presque jusqu'à la suture sans jamais 
l'atteindre ; la tache apicale est à peu près semblable, la petite tache 
latérale médiane est tantôt bien développée et allongée, tantôt réduite 
ou même nulle et la bordure d’un jaune fauve est beaucoup plus 
apparente. 
Nalanda, quelques exemplaires. 


Laccophilus flexuosus Aubé, Spec., p. 430; — cognatus Sharp, 
L. C©.,p. 316. — Matala, Mihintale. 


Laccophilus parvulus Aubé, Spec., p. 429. — Anuradhapura, 
Nalanda. 


Laccophilus chinensis Boh., Res. Eugen. 1858, p. 21, var. 2nef- 
ficiens Walk., Ann. and Mag. nat. Hist. 1859, p. 91. — Kandy, Put- 
talam, Anuradhapura, Nalanda, Weligama. 


Copelatus Horni, n. Sp. — Long. 3 1/2-3 3/4 mill. — ÆElongatus, 
parallelus, parum conveæus, corpore subtus, antennis pedibusque rufis, 
capite rufo-ferrugineo, antice dilutiore, pronoto fusco-ferrugineo, ad 
angulos anteriores late rufescente, parce punctulato, striqulis nume- 
rosis utrinque instructo, elytris fusco-nigris, margine laterali et fascra 
basali sat angusta intus latiore rufo-flavis, lineaque suturali obscure 
ferruginea ornatis, parce punctulatis, striis sex in disco alteraque 
submarginali instructis; — SG tibiis anterioribus ad basin intus emar- 
ginatis et curvatis, tarsis sat late dilatatis; — © elytris ante medium 
striolis fleruosis brevibus instructis. 


Extrèmement voisin de C. irinus Rég., de Bornéo, dont il n’est 
peut-être qu'une variété : taille un peu plus petite, forme plus étroite, 
ponctuation de la tête plus marquée et plus serrée, strioles du prono- 
tum plus nombreuses, plus denses et beaucoup plus étendues vers le 
disque. Également très voisin de L. Weyersi Rég. de Sumatra, mais 
plus foncé en couleur, plus parallèle, avec la bande basale des élytres 
plus étroite. Les quatre stries internes des élytres commencent presque 
à la base et se terminent en arrière à peu de distance du sommet, 
la 5e et la 6° plus rapprochées entre elles n'atteignent pas la base, ne 
commençant qu'après le calus huméral, la 6° ne dépasse pas le 2 tiers 


470 D' M. REGIMBART. 


en arrière et la strie submarginale dépasse en avant et en arrière le 
tiers moyen. 

Necombo. 

Hydaticus pacificus Aubé, Spec., p. 177, var. (Rég., Ann. Soc. 
ent. Fr. 1899, p. 316). — Negombo, Nalanda, Puttalam. — Cette forme, 
probablement H. fractifer Walk., me parait devoir être considérée déci- 
dément comme une espèce propre à Ceylan où elle est très répandue, 
ear elle est absolument constante et ne présente pas de variations 
sensibles. 

Sandracottus festivus Ill, Mag. I (1801), p. 166. — Nalanda, 
Paroda, Matala. 

Cybister ventralis Sharp, on Dyt. p.742, — Negombo, Matala. Je 
rapporte à cette espèce trois exemplaires, deux mâles et une femelle 
de grande taille, celle-ci à élytres entièrement recouverts de strioles 
sauf au sommet. Cette variété de Ceylan est en même temps de forme 
plus allongée que d'habitude et est intermédiaire aux C. jaranus Aubé 
et ventralis Sharp. 

Cybister sugillatus Er., Nov. Act. Car. Leop. XXI, 1834, p. 227; 
— bisignatus Aubé; — notasicus Aubé:; — olivaceus Boh. — Un mâle 
de Malanda, appartient à la var. prolixus Sharp (on Dyt., p. 748), 
caractérisée par la forme allongée et déprimée; trois autres, deux 
males et une femelle, de Matala, sont de petite taille, également assez 
déprimés, et représentent une variété assez distincte. 


IT. GYRINIDAE. 


Dineutes indicus Aubé, Spec., p. 772. — Banderawella. 

Aulonogyrus obliquus Walker, Ann. nat. Hist. 1858, p. 205. — 
Même localité. 

Orectochilus discifer Walker, 1. €. 1859, p. 91. — Banderawella, 
Nalanda. 

Orectochilus indicus Rég., Ann. Soc. ent. Fr. 1883, p. 435. — 
Mêmes localités, une douzaine d'exemplaires de cette espèce encore 
peu répandue. 


III. HYDROPHILIDAE. 


Stethoxus cashmirensis Redt., 184%, in Hügel, Kaschmir, IV, 
2, 513, t. 24,1. 2: — japonicus Sharp. — Matala, une femelle. 


Coléoptères aquatiques. 471 


Hydrophilus Horni, n. Sp. — Long. 18 mill. — Ovralis, postice 
leviter dilatatus, converus, niger, leviter subaenescens, ad latera pau- 
lulum iridescens, palpis et antennarum basi rufis. Prosterno cari- 
nato, postice spina valida et acuta armato, carina meso-metasternali 
antice minute bituberculata, in metasterno sulco angusto armata, et 
postice Spina valida et brevi terminata; ultimo abdominis segmento 
plaga quadrata laevi instructo: femoribus intermediis dense tenuite) 
punctatis. 

Extrèmement voisin de notre H. caraboides L. dont il a la forme, 
la couleur, la même disposition des stries ponctuées aux élytres et 
l'aspect général: il en diffère par les côtés du pronotum un peu moins 
arqués, par l’épine postérieure de la carène prosternale beaucoup 
plus forte et plus longue, par l’extrémité antérieure de la carène mé- 
sosternale pourvue de deux petits tubercules séparés par un petit 
sillon, dans lequel vient se loger, dans la flexion, l'épine prosternale, 
et par la plaque lisse du dernier segment abdominal qui est carrée, 
tandis qu'elle est plutôt triangulaire chez l'espèce européenne. 

Kandy, deux exemplaires. Je possède un troisième exemplaire de 
Sumatra entièrement semblable. 

Hydrophilus elongatus, n. Sp. — Long. 15 1/2 mill — 
Elongato-ovalis, anguste ellipticus, sat convexus, niger, nitidissimus et 
perlenuissime parum dense punetulatus, palpis, antennis et tarsis ante- 
rioribus rufis; elytrorum seriebus punctatis bene impressis, tertia 
smulto minus densa. Prosterno postice spina acuta et erecta armato, 
carina mesosternali anterius tuberculo unico postice diviso munita, me- 
tasternali stria augustissima notata, postice spina brevi inter femo- 
rum basin terminata; ulltimo abdominis segmento plaga lata triangu- 
lari laevi instructo; femoribus intermediis sat tenuiter (in medio den- 
sius) punctatis. 

Forme régulièrement elliptique allongée, étroite; couleur en dessus 
d’un noir très brillant à peine métallique sur les côtés, avec les points 
systématiques du pronotum et sériaux des élytres d'un vert bronzé. 
Épine prosternale forte, longue, très aiguë, redressée fortement ; 
tubercule antérieur de la carène mésosternale simple, mais bifide en 
arrière au niveau de la petite encoche qui le limite; carène méta- 
sternale avec une simple strie fine en son milieu, se terminant par 
une dent très courte et mousse entre les deux trochanters:; plaque 
lisse du dernier segment abdominal largement triangulaire; ponctua- 
tion des cuisses intermédiaires assez fine, plus dense au milieu qu’au 
sommet. 


19 


47 D' M. REGIMBART. 

Colombo, un exemplaire. M. H. E. Andrewes, de Londres, m'a 
communiqué récemment une belle série d'exemplaires pris à Tharra- 
waddy (Birmanie), variable de forme, souvent très étroite, et de 11 à 
16 mill. de long. 


Sternolophus brachyacanthus, n. Sp. — Long. 7 34- 
10 mil. — Ovalis, postice dilatatus, antice leviter attenuatus, modice 
convetus, nilidissimus, niger, leviter metallicus, palpis, antennarum 
basi tarsisque rufis, pedibus piceis, genubus plus minus ferrugatis ; 
prosternti carina postice rectangulari, antice obtusa et pilis longis fasci- 
culatis instructa: carina mesosternali elevata, breviter pilosa, incisura 
subapicali minuta et cilis longis rufis munila: carina metasternali 
minus elevata, rectilineari, minime obtusa, spina obliqua brevissima 
inter femora terminata; femoribus intermediis haud dense punctatis. 


Espèce de petite taille se distinguant tout de suite de $S. rufipes Sol. 
par les pattes obscures d’un brun noirâtre et par la brièveté de l’épine 
métasternale qui ne dépasse pas l'articulation coxo-fémorale posté- 
rieure; la carène prosternale tranchante est coupée à angle droit en 
arrière et obliquement en avant où elle est pourvue d’un mince faisceau 
de longs poils roux plantés presque perpendiculairement (ce faisceau 
est un des caractères du genre Sternolophus); la carène mésométa- 
sternale est rectiligne, en forme de lame de couteau très élevée en avant 
où elle est pourvue un peu en arrière du sommet d'une petite incisure 
d’où part un faisceau de poils roux couchés en arrière (cette très 
petite incisure commune aux deux genres Sternolophus et Hydrophi- 
lus); la ponctuation des hanches intermédiaires est écartée en arrière, 
un peu plus rapprochée vers le bord antérieur. 

Puttalam, un exemplaire. Je possède d’autres spécimens, un de 
Bangkok, un autre envoyé du Tonkin, environs de Cao-Bang, par le 
Capitaine Landais, et plusieurs de Tharrawaddy, Birmanie (H. E. 
Andrewes) et un d’Annam (Fruhstorfer). 


Hydrobius evanescens Sharp, Trans. Ent. Soc. Lond. 4890, IF, 
p. 249. — Anuradhapura, un exemplaire en mauvais état de cette 
espèce qui me paraît se rapprocher énormément des Paracymus Thoms. 
et qui se retrouve dans l’Inde, au Bengale. 


Philhydrus fragilis Sharp, LL. €. p. 350. — Banderawella, un 
exemplaire rapporté à cette espèce avec doute. 


Philhydrus escuriens Walker, Ann. et Mag. nat. Hist. (3), IL, 
p. 209 (nigriceps Motsch., nigriceps Redt.). — Weligama, Anuradha- 


PR "| 


Coléoptères aquatiques. 473 


pura, Colombo, Nalanda ; nombreuse série de cette espèce éminemment 
variable et largement répandue dans l'Asie tropicale et la Malaisie. 


Helochares lentus Sharp et densus Sharp, Trans. Ent. Soc. Lond. 
1890, IT, p. 252. — Nalanda, Puttalam, Anuradhapura. Les quelques 
exemplaires que j'ai sous les veux peuvent aussi bien se rapporter à 
lune qu’à lPautre des deux descriptions; Sharp à vu sur les exem- 
plaires qui lui étaient soumis la ponctuation des stries et des inter- 
valles diminuer et mème disparaître vers le sommet des élytres : c’est 
en effet ce qui a lieu habituellement, mais il y a d’autres exemplaires 
chez lesquels la diminution des points n’est pas sensible et même chez 
l’un des deux exemplaires d’Anuradhapura l’extrémité des séries a les 
points plus gros incontestablement. 

Je retrouve des différences analogues dans une série d'exemplaires 
du Bengale, de Saïgon, Java, Sumatra, Bornéo, avec des différences 
de taille comprises entre 3 4/2 et 4 1,2 mill. Pour moi il n’y a là qu’une 
seule espèce extrêmement variable comme forme, convexité, sculpture 
et taille, ainsi qué cela se produit pour les H. melanophthalmus Muls. 
et nigrifrons. Brancsik entre lesquels on trouve tous les passages, 
tandis que les formes extrêmes paraissent très différentes. La multi- 
plication des espèces sans caractères bien tranchés amène une coniu- 
sion inextricable. 


Laccobius rectus Sharp, I. ©. p. 353. — Puttalam, un exem- 
plaire bien conforme à la description. 


Berosus indicus Motsch., Bull. Mose., XX XIV, 1861, p. 110. — 
Colombo, Puttalam, Kandy. Espèce répandue dans la région Indo- 
Malaise, très variable de taille (4 à 6 mill.) et d'intensité de coloration, 


mais toujours de forme étroite. 

Berosus decrescens Walk., Ann. Mag. nat. Hist., 1859, p. 258. 
— Weligama; une des plus petites espèces connues. 

Volvuius aeneus Brullé, Hist. Nat. V, p. 282. — Anuradhapura ; 


un exemplaire. 


Amphiops mirabilis Sharp, Trans. Ent. Soc. Lond. 1890, p. 355. 
— Kandy, Matala; remarquable par les séries de très gros points des 
élytres. 


Cyclonotum simplex Sharp, 1. €. 1874, p. 419 (Hydrobius stultus 
Walk.). — Banderawella. 


474 D' M. RÉGIMBART. 


Cyclonotum Horni, D. Sp. — Long. 3 1/2-53 3 4 mill. — Ro- 
tundato-ovalis, modice convexus, nilidissimus, niger, tenuiter parum 
dense et regulariter punctatus, palpis, antennis pedibusque rufis, stria 
. sulurali antice dimidium vix superante. 


Intermédiaire comme taille aux C. orbiculare F. d'Europe et minus 
Sharp, de Syrie, se rapprochant beaucoup plus de ce dernier comme 
convexité et brillant, mais davantage du premier comme forme, plus 
finement et moins densément ponctué que les deux espèces, dont il 
diffère aussi par la couleur rousse et nullement rembrunie des pattes. 

Banderawella, Kandy. 


Dactylosternum insulare Cast., Hist. Nat. Il, p. 58 ‘abdominale 
Muls., Rousseti Woll.). — Puttalam, Nalanda, Banderawella, Negombo, 
Weligama, Colombo. Nombreux exemplaires de cette espèce si variable 
répandue dans toutes les régions chaudes des deux mondes. 


Sphaeridium quinquemaculatum Fab., Ent. syst., Suppl. p. 39 
(tricolor Walker). — Kanthalla, Trinchomalea, Colombo, Anuradha- 
pura, Mihintale, Negombo, Bentotto, Horrowapatam, Puttalam. Nom- 
breuse série représentant une foule de variétés. 


Cercyon luniger Motsch., Bull. Mose. 1865, p. 845. — Puttalam, 
un exemplaire. Je possède également deux exemplaires de Sumatra, 
Pun plus petit, l'autre plus grand que le type de Ceylan, tous deux 
plus pàles, avec la lunule transversale sombre des élytres beaucoup 
moins développée et divisée en taches. 


Cercyon uniformis Sharp, Trans. Ent. Soc. Lond. 1890, p. 357. — 
Nalanda ; petite série. 


Cercyon vicinalis Walker, Ann. Mag. nat. Hist. 1859, p. 258 
(nigriceps Motsch., atriceps Gemm. et Har.). — Puttalam, Anuradha- 
pura, Nalanda. Cette espèce se retrouve dans la plus grande partie de 
la région Indo-Malaise. 


Cercyon sp. — Mihintale, un exemplaire. Espèce probablement nou- 
velle, très semblable à la précédente, mais beaucoup plus petite (à 
peine 1 1/2 mill.), avec les stries des élytres moins profondes. 


Cercyon sp. — Nalanda, un exemplaire. Espèce encore voisine, plus 
petite (4 1/4 mill.), à tête fauve comme le reste du dessus du corps. 


Cercyon sp. — Weligama, deux exemplaires. Diffère de C. vicinalis 


Coléoptères aquatiques. 475 


par la taille un peu plus petite (à peine 2 mill.), la tête entièrement 
jaune pâle, les stries plus profondes et les intervalles plus convexes. 


Megasternum (Pachysternum) nigrovittatum Moisch., Bull. 
Mosc. 1863, p. 447. — Série de cette jolie espèce. 


Cryptopleurum ferrugineum Motsch., Bull. Mose. 1865, p. 445. 
— Nalanda, Negombo, Banderawella. 

Cette espèce que Motschulsky indique simplement en deux lignes 
à la suite de la description du C. sulcatum Motsch. se distingue de 
notre C. crenatum Panz. (Vaucheri Tournier) par sa forme beaucoup 
plus courte et plus arrondie, sa taille plus petite (1 2,3 mull.), sa cou- 
leur roux ferrugineux avec le sommet des élytres largement jaune. Je 
possède un exemplaire de Saïgon un peu plus grand qui ne me parait 
pas différer autrement. 


VOYAGE DU D W. HORN A CEYLAN 
BOSTRYCHIDAE ET ANOBIIDAE 
Par P. LESNE. 

IL BOSTRYCHIDAE. 


1. Rhizopertha dominica Fabr. (pusilla Fabr.). 
Ceylan : Nalanda, Anouradhapoura, et à bord du bateau « Silesia » 
(D' Walther Horn). 


ispèce cosmopolite dans les régions chaudes. 


2. Xylothrips flavipes Illig. (dominicanus Fabr.). 

Ceylan : Matala, Paradna, Nalanda (D° Walther Horn). 

Espèce largement répandue dans les contrées de faune indo-malaise, | 
ainsi qu’à Madagascar. 

3. Xylopsocus capucinus Fabr. (eremita Olv.). 

Ceylan : Nalanda, Negombo, Anouradhapoura (D' Walther Horn). 

Cette espèce habite les mêmes régions que la précédente, mais elle 
s'étend à l'Est jusqu'en Nouvelle-Calédonie et elle existe dans l’Amé- 
rique du Sud, où, selon toute vraisemblance, elle a été importée. 

4. Apate submedia Walker. 

Ceylan : Anouradhapoura (D° Walther Horn), un 
individu. 

Forme propre à l'ile de Ceylan et seul représentant 
dans l’Asie tropicale du genre Apate sensu stricto. 


II. ANOBIIDAE. 





). Xystrophorus |!) Horni noOv.sp. (9). — 


Xystrophorus  LOng. 9 42 mill.; lat. elytrorum 3 2/3 mill. — Elon- 
Horni vu de  £gatus, omnino brunneus (antennis pallidioribus, uni- 
profil. coloribus), pube grisea uniformi, semierecta, dense 


(1) Ce nom générique qui est dû à Dejean (Caf., éd. 3, 129) n’a jamais été 
publié. Nous l'employons ici provisoirement, n'ayant pas de données suffi- 
santes sur le genre Clada Pascoe (cf. Ann. Mag. of Nat. Hist., 1887, p. 9). 


Bostrychidae et Anobiidae. 477 


vestitus. Caput supra deplanatum, dense granulatum, clypeo brevis- 
simo, nitidissimo, labro occulto. Oculi magni, pilosi. Antennae 11 -ar- 
ticulatae, articulo 4° fortiter arcuato a basi versus apicem gradatim 
incrassato, 2° dimidio minore, eylindrico, 3°-10° elongatis, serratis (9), 
ultimo elongato-ovato praecedentibus longiore. Prothorax elytris mul- 
to angustior, latitudine brevior, antice rotundatus, postice angustatus, 
lateribus pone medium obtuse tubereulatis. Pronotum antice dense sat 
fortiter, postice tenuius granulatum, gibba postmedia posterius abrupta 
instruetum. Scutellum subquadratum, pube rufo-grisea densissime tec- 
tum. Elytra parallela, densissime fortiter punctata, venis antice vix 
perspicuis, postice leviter prominentibus ibique granulis piceis minu- 
tissimis, uniseriatis, instruciis ; humeris gibbosis, rotundato-quadratis ; 
angulo suturali rotundato. Metasternum cum episternis suis dense 
punctatum. Abdomen nitidum, dense ac tenuiter punctatum, sutura 
prima plane delineata. Coxae anteriores contiguae, 

Ceylan : Nalanda (D' Walther Horn), un individu. — Collections du 
Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 

Cette espèce se range au voisinage du « Ptilinus denticornis » de 
Castelnau. 


6. Trichodesma venusta n0vV. Sp. — Long. à mill.; lat. ely- 
trorum 2,5 mill. — Oblongo-ovata, omnino pubescens (capite infra, 


prosterno, mesosterno pedibusque intus exceptis), capite ac pronoto 
bifariam fulvo vestitis,elvtris variegatis, castancis, rufo et albo fasciatis 
nigroque maculatis ; antennis rufo-brunneis. Caput supra pube densa 
obtectum, oculis magnis, pilis longis, erectis, hirsutis. Prothorax 
transversus, anterius latitudine elytrorum, lateribus antice ampliatis 
postice fortiter sinuatim angustatis, margine antico laxe emarginato, 
angulis anticis haud acutis, prominentibus, margine postico leniter ro- 
tundato, angulis posticis obtusis. Pronotum anterius medioque pube 
fulva densissime tectum, posterius granulis numerosis nigris, nitidissi- 
mis obsitum, disco gibbo postice triangulatim abrupte producto, ibique 
setis longis, fulvis, erectis, secundum fastigia dispositis ornato. Scutel- 
lum rufo pilosum, semicireulare. Elytra fortiter punctato-striata, punctis 
supra circularibus sat remotis, lateraliter quadratis, maximis, conti- 
guis; interstitiis setis longis, rigidis, perpendiculariter erectis, brun- 
neis vel grisescentibus, in quoque uniseriatim instructis; pube varie- 
gata undique obtecta. Haec pubes : 4° fascias duas latas, rufas, primam 
basalem, secundam ante-apicalem ; 2° lineas transversas duas, undula- 
tas, maculamque apicalem ad marginem externum attentam albidas; 
3° maculam nigram angulum apicalem occupantem ; 4° fasciculos subpe- 


478 P. LESNE. 


nicillatos in singulo elytro quinque, setis nigris, erectis Compositos 
(primum suturalem, ad quartam partem anticam, — secundum subba- 
salem, parvum, in interstitio tertio, — tertium in eodem interstitio, ad 
tertiam partem anticam, — quartum parvum, in eodem interstitio, 
paulo ante tertiam partem posticam, — quintum in interstilio septimo, 
ad ambitum posticae declivitatis) format. Mesosternum angustum, sub- 
pentagonum, concavum. Metasternum pubescens, granulis nitidissimis 





Trichodesma venusta vu en dessus; son prothorax examiné perpendiculaire- 
ment au disque; l’apex des élytres vu en arrière. 


dense adspersum, inter coxas intermedias antice depressum. Abdomen 
dense pubescens, segmento secundo quam tertio longiusculo, quarto 
quam tertio dimidio breviore. 


Ceylan : Nalanda (D Walther Horn), un individu. — Collections du 
Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 


7. Gastrallius cucullatus nov. Sp. — Long. 1,8 mill. (1). — 
Oblongo-elongatus, subcylindricus, brunneo-rufescens, antennis pedi- 
busque testaceis; opacus, pube subtilissima cinereo-holosericea dense 
adspersus. Oculi tenuissime granulati. Prothorax longitudine sensim 
latior. aequaliter convexus, antice medio haud carinato, angulis posticis 


(1) Voici, exprimées en millimètres, les principales dimensions de l'individu 
type : 

Longueur du corps 1,80; du prothorax 0,53; du scutellum 0,07; des élytres 
1,27; de l'abdomen 0,85. Largeur du prothorax en avant 0,56 ; largeur du pro- 
thorax prise aux angles postérieurs (largeur maxima) 0,69. 


Bostrychidae et Anobiidae. 479 


(desuper intuenti) conspectis, exsertis, lobis deflexis acute angustalis. 
Scutellum quadratum. Elytra supra vix conspieue, lateraliter distincte 
striata. Fossula mesosternalis transversa, acute marginata, inter Coxas 





Gastrallus cucullalus vu en dessus: tête et prothorax vus en avant; les 
mêmes vus de profil; mésothorax vu en dessous pour montrer la forme et 
les rapports de la fossette mésosternale. 


haud extensa; his approximatis. Abdomen segmentis duobus primis 
quam conjectis sequentibus longioribus. 

Ceylan : Nalanda (D° Walther Horn), un individu. — Collections du 
Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 

Les antennes du G. cucullatus ont la même conformation que celles 
des espèces européennes du genre. 


VOYAGE DU D' W. HORN A CEYLAN 
TEMNOCHILIDAE 


Par A. LÉVEILLÉ. 


Tenebroides mauritanicus Linn. — Colombo, Negombo. 


Ancyrona Horni n. Sp. — Curta, sat regulariter suborbicula- 
ris, depressa, opaca, thoracis elytrorumque marginibus explanatis cum 
scutello brunneo-rufis. Pilis squamulosis capitis thoracisque irrequlariter 
sparsis, elytrorum squamulis minutis subpiliformibus, per pariam sat 
regulariter dispositis, maculas formantibus obtecta, subtus rufus, pedi- 
bus dilutioribus, antennis nigro-brunneis, articulo ultimo clavae tes- 
taceo. — Long. 4 mill., lat. 2 mill. 

Ceylan : Nalanda, 4 exempl. Collection A. Grouvelle. 

Très voisine de À. orbicularis L. et 4. Grouvellei Lév.mais plus courte, 
plus trapue et plus petite. Les taches sont moins nettement délimitées 
quoique appartenant au même système de vestiture. enfin la couleur 
du dernier article de la massue, qui seul est d’un testacé pâle, suffit à 
distinguer cette espèce des autres où tous les articles de la massue 
sont concolores. 

Il existe une A. subrotundata Mots., aussi de Ceylan, que je n’ai ja- 
mais vue, qui par sa vestiture pourrait se rapprocher de A. Horni, 
mais la description, quoique assez vague, parait s’en éloigner en plu- 
sieurs points, sa taille est plus forte et l’auteur a négligé de parler de la 
couleur de la massue. 


DNS Ce 


VOYAGE DU D' W. HORN A CEYLAN 
COLÉOPTÈRES CLAVICORNES 
Par A. GROUVELLE. 


I. NiITIDULIDAE. 


Brachypeplus notatus Murray. — Colombo, Weligama. 

B. omalinus Murray. — Nalanda, Negombo, Puttalam, Bandera- 
villa. 

Carpophilus marginellus Motsch. — Anuradhapura, Nalanda. 

C. tectus Murray. — Puttalam. 

C. flavipes Murray. — Nalanda, Weligama. 

C. biguttatus Motsch. — Nalanda, Weligama. 

C. bifenestratus Murray. — Nalanda. 

C. ligatus Murray. — Banderavilla. 

C. obsoletus Er. — Anuradhapura, Colombo, Nalanda. 

C. mutilatus Er. — Anuradhapura. 

C. dimidiatus Linn. — Nalanda, Putalam. 

C. frivolus Murray. — Nalanda. 

C. cylindricus Murray. — Colombo. 

Eidocolastus plagiatipennis Motsch. — Nalanda. 

Trimenus parallelopipedus Motsch. (Epuraea). — Weligama. 

Prometopia quadrimaculata Motsch. — Negombo. 

Haptoncus tetragonus Murray. — Nalanda. 

H. intendens \WValk. — Nalanda. 

H. reflexicollis Motsch. — Bandera villa. 

H. nitescens Grouv. — Kandy, Nalanda. 

Pria ceyEonica n. Sp. — Ovata, Sat lala, convert, nigro-piceu, 
nitida, Subaenea, tenuiter reticulata, dense qriseo-squamosa, antennis 
clava excepta tibisque anticis rufis. — Long. 1 mill. 413. 


Espèce voisine comme forme de P. dulcamarae Scop., distinete par 
sa vestiture formée de squamules linéaires, couchées, assez épaisses et 
Ann. Soc. Ent. Fr,, LXxI, 1902: 31 


482 A. GROUVELLE, 
serrées, donnant à l'ensemble du tégument un aspect blanchâtre se 
détachant sur un fond finement réticulé, subrugueux. 
Enfin la coloration est d’un brun de poix, légèrement bronzé et pre- 
nant par suite une teinte un peu olivätre. 
Haputala; 2 exemplaires. Collections A. Grouvelle et Horn. 
Lordites glabricola Candèze. — Colombo, Nalanda. 
Meligethes luteolus Reitt. — Pedro. 
Idaethina longipennis Motsch. — Nalanda, Puttalam. 
I. orientalis Nietner. — Nalanda, Weligama. 
I. nigritula Reitt. — Matala. 


Circopes subquadratus Motsch. — Anuradhapura, Banderavilla, 
Matala, Nalanda. 


C. indicus Motsch. — Nalanda. 


Amphicrossus ciliatus Er. — Negombo. 
Cyllodes ornatus Motsch. — Weligama. 
Tricanus nigripennis Reitt. — Matala. 


II. COLYDIIDAE. 


Tarphiosoma echinatum Woll. — Horton Plain. 
Trionus opacus Sharp. — Nalanda. 
Xuthia parallela Sharp. — Colombo, Nalanda. 


Trachypholis Erichsoni Reitt. — Anuradhapura, Kanthalev, 
Nalanda, Weligama. 


Colobicus rugosulus Pasc. — Anuradhapura. 
Cebia foveolata n. sp. — Elongata, parallela, subdepressa, 


opaca, rufo-fusca, breviter flavo-griseo-squamosa ; prothorace transverso, 
lateribus crenulatis, basi utrinque breviter impressa; elytris striato- 
punctatis, intervallis striclis, squamulatis ; intervallo humerali cari- 
nato. — Long. 2 mill. 4/2. 

Allongé, parallèle, presque déprimé, opaque, d’un roux un peu rem- 
bruni, couvert de petits poils squamiformes, gris jaunätres, couchés et 
peu serrés sur la tête et le prothorax, dressés et disposés en ligne sur 
chaque intervalle des élytres. Tête parallèle, arrondie en avant. Pro- 
{thorax transversal, parallèle ; marges latérales étroitement explanées, 


Coléoptères elavicornes. 483 


finement crénelées:; de chaque côté de la base une courte carène lon- 
gitudinale, limitant le côté externe d’une faible impression. Élytres 
environ deux fois aussi longs que larges ensemble, arrondis au som- 
met, assez fortement ponctués-striés; intervalles des stries très 
étroits, portant chacun une ligne de soies, intervalle huméral relevé 
en une faible carène atténuée avant le sommet; rebord marginal très 
étroit sur les côtés, un peu plus large au sommet. 
Anuradhapura, 2 exemplaires. Collection A. Grouvelle et Horn. 


Prolyctus bituberculatus Reitt. — Worlds End. 


Dastarcus porosus Walker. — Anuradhapura, Habaroma, Hor- 
rowapotam. 
Cerylon Dicolor n. Sp. — Oblongo-elongatum, converum., ni- 


tidum, glabrum, nigrum ; basi antennarum, elytris pedibusque fulvo- 
ochraceis ; antennis haud incrassatis, 2 articulo subelongato ; capite 
prothoraceque sat dense punctatis ; hoc transverso, antice posticeque an- 
gustato; elytris tenuiter punctato-striatis, intervallis punctulatis, striis 
punctisque ad apicen-evanescentibus. — Long. £ mill. 3/4. 


Allongé, oblong, convexe, brillant, glabre, noir; base des antennes, 
pattes et élytres, sauf une fine bordure marginale, d’un roux ochracé. 
Antennes peu épaissies; 2 article un peu plus long que large, ar- 
dicle de la massue subhémisphérique, gros. Tête et prothorax densément 
et peu fortement ponetués. Prothorax environ une fois et demie aussi 
long que large, rétréci à la base et au sommet. Élytres oblongs, envi- 
ron deux fois aussi longs que larges ensemble, finement ponctués, 
striés; intervalles finement pointillés, points et stries disparaissant 
vers le sommet; épaules dentées. 


Nalanda. Collection A. Grouvelle. 


IT. CUCUJIDAE, 


Hectarthrum latum Grouv. — Nalanda. 
Prostomis Schlgeli Oliff. — Wordls End, Horton Plain. 
Loemotmetus ferrugineus Gerst. — Nalanda. 


Laemophloeus testaceus Fab. — Anuradhapuna, Nalanda, Pan- 
tuelam. Weligama. 


Inopeplus lateralis Motsch. — Bontotta, Anuradhapura, Weli- 
gama. 


484 A. GROUVELLE. 


Psommaecus trimaculatus Motsch. — Weligama. 
P. Raffrayi Grouv. — Nalanda. 


P. Simoni Grouv. — Weligama. 
Silvanus gratiosus Motsch. — Anuradhapura. 


S. bidentatus Fab. {var.). — Anuradhapura. 
S. angusticollis Reitt. — Nalanda. 


S. lateritius Reilt. — Anuradhapura, Nalanda. 

S. denticollis Reitt. — Anuradhapura. 

Emporius signatus Frauenf. — Nalanda, Weligama. 

E. rugosus Grouv. — Nalanda. 

E. Horni n. Sp. — Elongatus, subparallelus, converus, nitidus. 


rufo-testaceus, flavo-pubescens ; antennis moniliformibus, tribus ullimis 
articulis incrassatis ; capite convexiusculo, haud dense punctato, utrin- 
que impresso; prothorace transverso, basin versus angustato, sat dense 
punctalo, disco medio in longitudinem laevi, lateribus denticulatis ; ely- 
tris oblongis, punctato-lineatis, vix striatis, punctis ad apicem evanes- 
centibus. — Long. 4 mill. 4/2. 

Allongé, subparallèle, convexe, brillant, roux ferrugineux, couvert 
d’une pubescence courte d'un gris flave. Antennes moniliformes, at- 
teignant la base des élytres. Tête convexe, pas très densément ponc- 
tuée, impressionnée de chaque côté vers la base de l'antenne. Protho- 
rax un peu moins long que large, rétréci à la base, assez densément 
et fortement ponctué ; ponctuation laissant un espace longitudinal lisse 
sur le disque: bords latéraux denticulés. Élytres ovales, un peu plus 
larges ensemble que le prothorax, environ deux fois aussi longs que 
larges ensemble dans leur plus grande largeur, ponctués en lignes, à 
peine striés, points disparaissant vers le sommet. 


Nalanda ; 4 exemplaire. Collection A. Grouvelle. 


Tableau des Emporius des Indes orientales 


1. Une tache transversale noire sur les élytres...  fasciatus Frauenf. 
RS def Ché EC ER SR AU E LEP RE EEE À - 
2. Antennes allongées, dépassant la base du prothorax, taille 

plus srande mille. longicornis Grouv. 
— Antennes moniliformes, atteignant la base du prothorax... . 


3. Ponctuation du prothorax forte, serrée, presque confluente, 
de ea Ce NS OR RE ee Ton D LUOSUS GTOUMR 


Coléoptères clavicornes. 485 


— Ponctuation du prothorax plus fine, nettement espacée.... 


cle ee AU Ne à MT  ..T0NTGTOUN. 
IV. MONOTOMIDAE. 
Monotoma picipes Herbst. — Nalanda. 
V. CRYPTOPHAGIDAE. 
Diphyllus minutus n. Sp. — Oblonqus, convexus, subnitidus, 


rufo-piceus, flavo-pubescens : capite prothoraceque parce et sat fortiter 
punctatis : hoc transverso, antice angustato, lateribus arcuatis, basi 
medio rotundatim producto: elytris lineatopunctatis, punctis ad apicem 
evanescentibus. — Long. À mill. 3,4. 


Oblong, convexe, peu brillant, roux de poix clair, couvert d’une 
pubescence d’un gris jaunâtre, assez dense, disposée sur les élytres 
par petits faisceaux convergents et entremêlée de poils dressés plus 
longs. Tête et prothorax assez fortement, mais éparsément ponctués. 
Prothorax environ trois fois aussi large à la base que long, très ré- 
tréci en avant, côtés arrondis, base saillante en arrière dans le milieu. 
bordée de chaque côté d’une ligne de points: angles postérieurs 
presque droits; marges latérales lisses, séparées de la partie ponctuée 
par une strie longitudinale, sulciforme. Élytres ovales, un peu plus 
larges, dans leur plus grande largeur que le prothorax, environ une 
fois et demie aussi longs que larges ensemble, ponctuëés en lignes: 
points s'évanouissant vers le sommet. Métasternum longitudinalement 
strié, Stries du premier segment de l'abdomen complète. 

Nalanda ; 3 exemplaires. Collection Horn et Grouvelle. 

Glysonotha setosa Motsch. — Anuradhapura, Nalanda, Weligama. 


Loberina nov. gen. Telmatophilinorum. — Corpus elongatum, 
modice converum. Articuli antennarum % et 10 aequales. Prothorax 
transversus, ante basin haud impressus. Elytra linealopunctata, inter- 
vallis laevibus. Tarsi breves; articulo 4° brevissimo, inter lobos arti- 
culi tertii subocculto. Processus primi seamenti abdominis acutus. 


L. Taprobanae n. Sp. — Elongata, subparallela, postice laeviter 
attenuata, modice convexa, nitida, glabra, testacea; fronte convexius- 
cula, parce punctata; prothorace transverso, subparallelo, parce punc- 
tato. lateribus modice arcuatis, marginatis, angulis anticis obtusis, 
subincrassatis; scutello transverso, elytris elongatis, ad apicem levi- 
ter attenuatis, linealopunctatis, punctis ad apicem attenuatis, inter- 


486 A. GROUVELLE. 


callis haud punctatis, stria suturali ad apicem tmpressa. — Long. 
2spaill. 4/2: 

Allongé, subparallèle, légèrement atténué vers le sommet des élytres, 
faiblement convexe, brillant, glabre, testacé. Antennes courtes, attei- 
gnant la base du prothorax. Tête transversale, triangulaire ; front lé- 
serement convexe, éparsément ponctué sur le disque, densément et 
fortement mais peu profondément à la base et sur les côtés. Prothorax 
environ une fois et demie aussi large que long, côtés parallèles, presque 
droits, rebordés, base sinuée de chaque côté; angles antérieurs émous- 
sés, subépaissis ; disque éparsément et assez fortement ponctué. Écus- 
son transversal, subrectangulaire. Élytres plus de trois fois plus longs 
que larges ensemble, ponctués en lignes; points atténués vers le som- 
met; intervalles lisses. Mésosternum réticulé, éparsément ponctué, 
longitudinalement sillonné dans la partie apicale. Stries fémorales du 
premier segment de l'abdomen n’atteignant pas le sommet du segment 
abdominal. 


Nalanda: 3 exemplaires. Collection A, Grouvelle et Horn. 


VI. TRITOMIDAE. 


Litargus Taprobanae D. sp. — Ovalus, converus, nitidus, 
flavo-pubescens, nigro-piceus, antennis clara excepta, lateribus protho- 
racis elylrorumque et quatuor maculis in singulo -elytro testaceis : 
1 macula subhumerali, 2 prope suturam versus tertiam partem elytri, 
3 discoidali, cum margine laterali juncta, 44 subapicali pariter cum 
margine laterali juncta. — Long. £ mill. 1/2. 

Ovale, convexe, brillant, couvert d’une pubescence flave peu dense, 
brun de poix, plus foncé sur la tête, plus rougeûtre sur le prothorax ; 
antennes sauf la massue, marges latérales du prothorax et des élvtres, 
quatre taches sur chaque élytre et dessous testacés. Première tache 
testacée de l’élvtre oblique dans l'angle huméral, 2° vers le tiers de 
la longueur, près de la suture, oblique, dans le prolongement de la 
première; 3° vers le milieu de la longueur, transversale, réunie à la 
marge latérale, 4° subapicale, réunie également à la marge apicale. 
Tête et prothorax densément et finement ponetués; élytrès à peine 
perceptiblement subrugueux. 

Weligama: 1 exemplaire. Collection A. Grouvelle. 

Berginus Maindroni n. Sp. — Ælongalus, parallelus, con- 
vexus, castaneus, flavo-setosus ; prothorace transverso : elytris bis lon- 
gioribus quam simul latis, linealo-setosis ; striis #$ et 55 ante apicem 
conjunetis. — Long. 2 mill. 


Coléoptères clavicornes. 487 


Espèce très voisine comme aspect général du Berginus tamarisei 
Woll.; distincte par sa forme plus courte, plus trapue et par les qua- 
trièmes et cinquièmes stries des élytres réunies sensiblement avant le 
sommet. Comme conséquence, les lignes de petites soies dressées des 
troisièmes et cinquièmes intervalles enferment avant l'extrémité la 
ligne de soies du quatrième intervalle. De plus, le prolongement de la 
réunion des lignes de soies des 3° et 5° intervalles est enfermé un peu 
avant le sommet par la réunion des lignes de soies des 2° et 6° inter- 
valles. 

Cette espèce a été découverte par M. M. Maindron, à Kurrachee 
dans l'Inde. Les exemplaires capturés par cet habile explorateur sont 
conservés dans la collection du Muséum de Paris. Cette même espèce 
a été reprise à Anuradhapura par M. Horn. Collection A. Grouvelle. 


VII. GRORYSSIDAE. 
Georyssus gemma Nieciner. — Nalanda, Anuradhapura. 


G. Horni D. Sp. — Breviter ovatus, converus, opacus, niger; pro- 
thorace transverso, antice arcuato, deplanato, ante basin elevato, trifo- 
veolato, forea antica subquadrata, inter duo tuberculia posita duabus 
foveis basilaribus, approæimatis, obliquis, subovatis: elytris simul 
quinque valde carinatis, carina interna suturali, intermediis majoribus 
externis interruptis. — Long. 1 mill. 


, 


En ovale court, convexe, opaque, noir. Prothorax transversal, 
rétréei et arrondi en avant; partie apicale déprimée, partie basilaire 
gibbeuse, présentant sur le disque trois fovéoles séparées par des re- 
licis carénés ; 4° fovéole médiane, antérieure, presque en forme de carré 
oblique, présentant aux sommets latéraux de petits tubercules ; 2 et 
3e fossettes basilaires, obliques, subovales. Élytres environ deux fois 
aussi longs que le prothorax, présentant ensemble cinq carènes bien 
marquées ; l’interne suturale, les intermédiaires encore plus accentuées, 
les externes humérales, formant calus à lépaule, interrompues 
ensuite; intervalles très larges, chacun avec deux rangs de gros points 
séparés par une très faible carène. 


Anuradhapura. Collection A. Grouvelle. 


VIII. HETEROCERIDAE. 


Heterocerus cinctus Motsch. — Anuradhapura, Colombo. 


ES 


OBSERVATION 
A PROPOS D’'UNE ARAIGNÉE DE MADAGASCAR 
ÉLEVÉE A LYON 
Par l’abbé C. FAviIER (!). 
(Planche I. ) 


L'élevage du Ver à soie à donné lieu à la culture du mürier et la 
sériciculture est devenue le fait des agriculteurs. Si la soie d’Araignée 
réussit à prendre une petite place dans le commerce, c’est également 
aux agriculteurs que l’industrie devra demander cette matière pre- 
miere, C’est du moins ce que l’on peut conclure des essais tentés à 
Madagascar, ce sera aussi la conclusion de ces quelques notes. 

L'étude des voyages aériens accomplis par certaines Araignées m'a 
permis de constater que les jeunes Épeires diadème, qui parmi un 
grand nombre d’autres espèces jouissent de facultés aéronautiques assez 
développées, empruntent la route de l'air pour se disperser et aller au 
loin chercher un terrain favorable à leurs chasses (2). II était intéres- 
sant de vérifier si les «Halabé () » de Madagasear, qui appartiennent à 
la même grande famille que notre Épeire, ont aussi l'instinct de se 
confier au vent pour leurs voyages. Le fait pourrait ne pas être sans 
conséquences pour l'éducation de ces grandes productrices de soie, et 
par suite, pour l'essai d'industrie coloniale dont le R. P. Camboué a 
été Pinitiateur à Madagascar. Je me suis adressé à ce vaillant mission- 
naire pour le prier de résoudre cette question intéressante. Il m'a 
courtoisement répondu par l'envoi d’un nid de jeunes Halabé. Voici 
brièvement l'histoire de leur éducation en même temps que les obser- 
vations faites à leur sujet. 

Elles sont arrivées à Lyon le 16 mai 1900. A l'ouverture du petit 
panier de jonc qui renfermait le cocon de la mère Araignée, 400 jeunes 
bien vivantes s’agitérent pour sortir, déja fort habiles dans Part de 
liler. Toutes étaient au même point de développement. Dans le cocon 
j'ai trouvé les enveloppes vides des œufs éclos, quelques œuis dessé- 


(1) L'abbé C. Favier est mort à la fin de 1901, peu de temps après avoir 
envoyé ce travail à la Societe. [Note du Secrétaire. 

(2) CF. Bull. Soc. ent. Fr., séance du 24 juillet 1901. 

(3) Etymologie : Hala — Araignée, bé — grande. — C'est la Nephila mada- 
gascariensis Vinson. 


Observation & propos d'une Araignée de Madagascar. 489 


chés et les traces de la seconde mue que nombre d’Araignées accom- 
plissent avant de sortir du cocon maternel. 

Je pus bientôt constater que ces petits Halabé emploient, pour se 
livrer au moindre courant d'air et s'envoler, le même procédé que nos 
Épéires diadème. Un long fil étiré par le vent sort de leurs filières et 
leur sert d’aérostat et de parachute. Elles sont déjà aéronautes avant 
d’avoir tissé leurs réseaux et par conséquent avant d’avoir pris aucune 
nourriture. 

Divers expédients furent employés pour les nourrir dans ce premier 
âge, aucun n'a donné des résultats pleinement satisfaisants. Elles ont 
vécu d'abord de sang caillé: la difficulté était de le leur présenter ; 
elles sucent volontiers les parcelles qu’elles rencontrent, mais elles ne 
xont pas facilement à la recherche de la nourriture, c’est à peine si 
elles se dérangent pour aller boire les gouttes fines, déposées par con- 
densation, sur les parois du bocal qui les renferme, et cependant, 
quand elles y ont goûté, elles s’en désaltèrent avidement. Elles se 
noient dans les liquides, à moins qu'ils ne soient en couche mince sur 
une lame de verre, ou qu'ils ne mouillent un linge. Du sang de poulet 
caillé et renfermé dans un sachet à paru aider beaucoup à leur déve- 
loppement. 

Ces petites bêtes habitent toujours leurs fils, en groupe compact à 
la manière des Épéires, dans cette première période de leur existence ; 
elles se sauvent dès qu'on les dérange et vont attacher leurs càäbles 
aux points les plus élevés qu'elles peuvent atteindre dans leur cage de 
verre. Au cours de cette première période, elles deviennent capables 
de tisser leurs réseaux; je le constate pour une vagabonde échappée 
de sa prison. 

Le 27 mai une petite Araignée a mué; vers Jes premiers jours de 
juin les mues se produisent en grand nombre. A celte époque, je place 
une partie des Araignées dans un verre de lampe, fermé aux deux 
extrémités par du coton, les autres, 150 environ, dans une cuvette de 
faïence, sur un support formé par un cercle de fil de fer, soutenu par 
trois pieds à 4 ou 5 centimètres du fond de la cuvette, et je les aban- 
donne ainsi à découvert. Le cercle de fil de fer est bientôt garni de 
fils, qui forment un réseau serré, sur lequel 1l est facile de déposer de 
petits morceaux de viande crue, des entrailles de Mouches, de jeunes 
larves, des Pucerons; les résultats sont médiocres, bien que plusieurs 
lois j'aie trouvé 4 où 5 Araignées occupées à manger le même débris 
de viande ou le même petit ver; la dessiceation de ces provisions se 
fait trop rapidement. Jessaie aussi de pulvériser des liquides, qui s’ar- 
rêtent sur les fils sous forme de fines gouttelettes, mais la forme glo- 


190 CG: FAVIER. 


bulaire de ces gouttes empêche les Araignées d'en profiter, leurs pattes 
y adhèrent et elles se dégagent avec peine, sans y avoir goûté. 

Pour éviter la fuite des Araignées ainsi placées dans une cuvette, il 
faut avoir soin que les parois du récipient soient bien lisses et bien 
nettes, atin que ces adroites fileuses n’y puissent grimper. I suffit en 
ellet qu'une seule araignée réussisse dans son ascension, pour que son 
lil livre passage à toute Ia bande. Il est indispensable aussi d'éviter 
tout courant d'air, car le moindre souffle détermine ces aéronautes à 
développer un aérostat et le « lchez tout » ne se fait pas attendre. 
C’est ainsi qu'un jour je trouvai à la fenêtre de ma chambre d’études 
5 ou 6 fugitives: leurs fils avaient été arrêtés au passage par les 
câbles de soutien laissés par une grosse Épéire, et sans facon, elles y 
avaient accroché leurs petites toiles. 

Sans vouloir décourager de nouvelles tentatives, je dois dire que, 
malgré plusieurs avantages, cet élevage en vase découvert me semble 
peu pratique. Il est encore moins avantageux de placer les Araignées 
sur un flotteur ou sur un ilot, quelque grand qu'il soit, car elles se 
noient ou elles s’envolent; on les voit faire quelques pas, redresser 
leur abdomen, et s’enlever accrochées à un fil qui à été développé en 
quelques secondes. Le spectacle mérite qu'on fasse l'expérience, le 
courant d'air produit dans une chambre par une fenêtre ouverte est 
parfaitement suffisant, on est surpris de voir ces insectes sans ailes 
prendre ainsi tout à coup leur essor, avant même qu'on ait soupconné 
leurs intentions. Ce fait explique les insuccès des élevages en plein air, 
tentés jusqu'à ce jour. Ce n’est pas la voie de terre que les jeunes Ha- 
labé prendront pour s’en aller, si le terrain de chasse ou le climat ne 
leur convient pas, elles ne prendront même pas la peine de cheminer 
sur des fils tendus de branche en branche ou d'arbre en arbre, 
comme le font d'autres Araignées, c’est toujours là route de l'air qu’elles 
choisiront au premier jour qui leur semblera favorable. Peut-être un 
réseau de fils de fer ou simplement de longs fils tendus au-dessus du 
champ d'expériences suflirait-il à arrêter la plupart des fugitives, ces 
ils, en effet, même espacés de 50 centimètres seraient presque tou- 
jours un obstacle au développement des longs aérostats qui emportent 
les Araignées, et ces dernières ne trouveraient la route libre qu'après 
s'être établies pour leurs manœuvres sur ces obstacles eux-mêmes. La 
préparation du terrain serait aussi une condition de succès pour des 
essais semblables, car les évaporations du sol jouent un grand rôle 
dans cette sorte d'aviation que réalisent les Araignées. 

I est bon de faire remarquer que les sujets bien nourris songent 
moins que d’autres à s'envoler: ils y sont d’ailleurs moins aptes et fina- 


Observation tt propos d'une Araignée de Madagascar. 491 


lement, après quelques mues, toutes les Araignées de cette espèce de 
viennent incapables de s’enlever. Conduire leur éducation jusqu'à cette 
période serait résoudre plus qu'à moitié le problème, car les tentatives 
que nous allons décrire, démontrent combien il est difficile d'empêcher 
les Halabé de se dévorer entre elles, quand elles sont réunies en grand 
nombre dans un espace restreint. Les mœurs de lAraignée adulte nous 
donneront cependant plus loin quelques nouvelles indications. 

La colonie qui était restée dans un tube prospéra davantage quoi- 
qu'elle fût plus négligée. Cela tint, je crois, à deux causes : une plus 
grande chaleur et une moins grande évaporation, peut-être aussi une 
moins grande dépense de fil. Cette observation me détermina à sou- 
mettre toutes mes Araignées au même régime. 

Placées dans des tubes verticaux, elles les remplissent de fils attachés 
irrégulièrement aux parois. L'espace est trop restreint pour qu’elles 
puissent former leurs réseaux. De petites larves de Mouches et surtout 
de jeunes Araignées, appartenant à différentes espèces, prises au sortir 
de l'œuf et encore incapables de courir sur les fils et d’en produire 
elles-mêmes, devinrent la nourriture ordinaire de ces Halabé. 

Presque toutes ces bestioles destinées à leur pâture étaient arrêtées 
par les fils avant d'arriver au fond du tube,les Araignées pouvaient les 
prendre à loisir et malheur à l’insecte remuant qui s’agitait pour se 
dégager, c'était le premier saisi. On voit qu'il y à avantage à ne pas 
employer des bocaux trop grands; la nourriture est plus facile à pré- 
senter. De temps en temps il est bon de faire couler quelques gouttes 
d'eau sur les parois, à l’intérieur des tubes, on peut aussi en couvrir 
l'orifice avec un linge imbibé d’eau. 

Les mues se produisirent presque sans interruption, malheureuse- 
ment il arrivait qu'une pauvre engourdie occupée à retirer ses pattes 
de leur ancienne cuticule se trouvait saisie et dévorée par ses voi- 
sines. 

Aux premiers jours du mois d'août, plusieurs mâles étaient munis 
des renflements caractéristiques de leurs pattes-mâchoires, ils avaient 
à ce moment accompli trois mues depuis leur arrivée en France et 
comptaient parmi les plus grosses et les plus vigoureuses de mes Arai- 
gnées. 

Vers la fin du mois, grâce à des conditions de température plus fa- 
vorables, leur appétit se développa singulièrement, je n’eus pas assez 
de vivres convenables à leur présenter, et les plus fortes dévorèrent 
un nombre considérable des plus faibles. Ce régime leur fut profitable. 
Plusieurs mâles étaient adultes au commencement de septembre, la 
dernière mue avait changé la couleur et la forme même de leur abdo- 


192 C. FAMIER. 


men. À ce moment les femelles survivantes avaient à peine dépassé les 
dimensions de ces mâles, c’est-à-dire 4 cent. 1/2. On sait que la fe- 
melle de Nephila madagascariensis peut atteindre jusqu'à 15 centim. 
de longueur. Celle que j'ai élevée jusqu'à l'état adulte n'’atteignit que 
10 centimètres. La proportion ou plutôt la disproportion entre cette 
laille et celle des mâles que jai pu élever est celle que l'on observe 
au pays d'origine, un peu exagérée peut-être. La femelle en effet, est 
normalement cinq ou six fois plus grande que le mâle si l’on considère 
la longueur totale; en volume le mâle est environ 800 fois plus petit 
qu'elle. J'insiste sur cette anomalie, car elle me paraît corrélative d’une 
autre anomalie que j'ai pu toucher du doigt. La femelle eut un nombre 
de mues presque triple de celui des mâles. Je me contente de signaler 
ce fait qui demandera une étude spéciale. 

À partir de septembre, chaque Araignée fut mise seule, dans un tube 
ou dans un bocal tout juste assez grand pour lui permettre de tendre 
son réseau. Toute proie désormais devra être prise dans la toile pour 
être mangée, il faudra donc qu'elle soit de taille proportionnée à celle 
de PAraignée. Des cocons de Microgaster, parasite des chenilles de la 
Piéride du chou, me fournirent des provisions faciles à conserver. La 
plupart des larves ayant été parasitées à leur tour, j'eus affaire à trois 
ou quatre espèces différentes d’Ichneumonides, les éclosions s’échelon- 
nérent; c'était un avantage fort appréciable, mais ces Wicrogaster ne 
sont pas un mets de choix, souvent les Araignées dédaignaient cette 
proie qu'elles semblaient trouver trop coriace après l'avoir goûtée. 

Dans les derniers jours de novembre plusieurs mâles adultes périssent, 
un seul resté très petit, après avoir accompli son avant-dernière mue 
en octobre, fut adulte en décembre seulement et périt en janvier. Ce 
lait semble indiquer que l'insuffisance de la nourriture retarde l'époque 
de la mue. Pendant cette période, les deux femelles que je cherche à 
nourrir avec des Ichneumonides et quelques rares Diptères espacent 
leurs mues de plus d’un mois. Enfin en janvier, après avoir mué, l’une 
le 21, et l'autre le 24, elles sont désormais assez grosses pour saisir 
des mouches domestiques, des Araignées ténébricoles de différentes 
espèces. Malgré cela une des deux femelles périt en février, elle avait 
à cette époque 3 centimètres de longueur. 

L'autre désormais accomplira régulièrement une mue tous les 28 
ou 29 jours, elle mange les petites Mouches que le soleil, à Phiver, fait 
apparaitre de temps en temps: heureuse quand les beaux jours coin- 
cident avec la période de son grand appétit, et les jours froids et nua- 
geux avec celle du jeûne complet qu’elle commence à observer huit 
jours avant ses mues et qu'elle continue trois ou quatre jours après. 


Observation à propos d'une Araignée de Madagascar. 493 


Une fois, la disette de vivres menaçant de prolonger ce jeûne d'une 
manière tout à fait exagérée, elle S'accommoda de quelques petites larves 
de Coléoptère (Ceutorrhynchus assimilis). Dans l'intervalle qui sépare 
un jeûne de l’autre, l'appétit suit une marche rapidement ascendante 
et plus lentement décroissante; il y à une période de « brife » ana- 
logue à celle des Vers à soie. Cinq ou six jours après une mue subie 
au 45 mars, mon Araignée dévorait en une seule journée 7 grosses 
Mouches et 2 Araignées de belle taille, c’est-à-dire un poids de nourri- 
ture à peu près égal à son propre poids. Son embonpoint annonçait 
pour la prochaine mue un développement notable. De fait, au 12 avril, 
cette femelle mesurait 7 centim. 1/2 de longueur, pattes allongées : 
le 43, elle atteignait bien près de 10 centim. Son abdomen était réduit 
à rien, tandis que ses pattes étaient allongées démesurément pendant la 
nuit. Dès la veille, l'ancienne cuticule du céphalothorax paraissait sou- 
levée sur tout son pourtour à la partie supérieure, comme un cou- 
vercle devenu trop petit. L’Halabé était adulte. 

La toile qu'elle fit alors dans une cage vitrée de 30 centim. de hau- 
teur, sur 20 de largeur et 10 de profondeur, permit d'apprécier la belle 
coloration de son fil. Je remarquai que les fils, à globules d'un jaune 
très pale lorsque la toile est récente, prenaient une teinte beaucoup 
plus éclatante au bout de 2% heures. Influence de Fair, de la lumiere, 
de la dessiccation, je ne saurais préciser la cause de ce changement. 
La couleur des fils secs qui forment le cadre et les rayons de la 
toile est constante. Les glandes qui les produisent, extraites de lani- 
mal, apparaissent remplies d’un liquide jaune, d'abord visqueux au 
sortir de la glande et qui prend rapidement à Pair la consistance de 
l'albumine coagulée. 

Au 17 avril lAraignée fut mise dans une chambre exposée au le- 
vant, sur un perchoir formé de deux baguettes divergentes attachées 
au dossier d’une chaise. Le lendemain, elle avait tendu dans l'espace 
compris entre les deux baguettes une assez grande toile, en prenant, 
pour fil de soutien supérieur, un fil que j'avais eu soin de lui faire 
placer la veille en la transportant d'une baguette à Pautre. Par ce pro- 
cédé j'ai toujours obtenu qu'elle fit sa toile à l'endroit précis que j'a- 
vais prévu. Après avoir placé l'Halabé près de l'extrémité supérieure 
de l’une des baguettes, on la voit assujettir son fil puis chercher à 
gagner le sommet; avant qu'elle y arrive, on approche un petit bâton, 
que l’on place, en le tenant à la main dans le prolongement de la 
grande baguette. L'Halabé ne tarde pas à passer de la baguette sur 
le petit baton que l’on éloigne aussitôt doucement tandis que lAraignée 
allonge le fil qu’elle ne cesse jamais de produire quelles que soient les 


49% C. Favier. 


allées et venues qu’elle ait à faire. Il suffit alors de la faire passer 
du petit bâton sur le point où lon veut faire aboutir son fil, on y 
réussit par une manœuvre inverse de la première, L’Araignée attache 
ce fil en faisant au besoin le tour de la baguette pour le fixer plus 
sûrement. C’est vers 2 ou 3 heures du matin qu'elle commence son 
twavail, en prenant infailliblement ce fil pour base de sa construction. 

A Madagascar, elle a, paraît-il, les mêmes habitudes sédentaires, les 
mêmes allures, maladroite quand elle marehe sur le sol ou grimpe sur 
des branches, lente et majestueuse quand elle chemine sur ses fils, 
elle ne devient agile et prompte que pour fondre sur la proie qui 
fait vibrer sa toile. 

Placées sur un vaste terrain planté d'arbustes, ou garni de roseaux 
secs et de perches, les Halabé une fois parvenues à la taille qui les 
rend incapables de s'envoler, resteraient probablement fort paisibles 
sur leurs grandes toiles. L'école professionnelle à créé un parc aux 
Araignées (!) sur un espace assez restreint et dans lequel, semble-Hil, 
les communications d’un support à l’autre ont été rendues par trop 
faciles, c’est un inconvénient qui entraine des pertes nombreuses. 

Nous avons vu que les jeunes sont plus vagabondes, mais dans un 
local fermé, on pourrait peut-être obtenir qu'elles fissent leurs toiles 
dans les mêmes conditions que les grandes sur de petits perchoirs 
appropriés à leur taille: si rapprochés en effet que soient ces per- 
choirs, les Araignées ne pourraient passer de l’un à l’autre que grâce à 
un courant d'air favorable au lancement d’un fil; en supprimant les 
moindres courants d'air on éviterait des conflits funestes, car c’est tou- 
jours une rencontre fortuite qui provoque le cannibalisme chez les Ha- 
labé, jamais elles ne songeraient à s'attaquer si elles ne se trouvaient 
en présence sur le même ouvrage. D'autre part, une précaution bien 
simple empêche les Araignées de venir attacher au sol les fils infé- 
rieurs de leurs toiles. Il suffit de couvrir les rayonnages supportant 
les perchoirs de poussière de cendre, de sable fin ou de sciure de bois 
très fine pour obtenir un complet isolement. Pareille installation pourra- 
telle être réalisée avec quelque ampleur? C’est douteux. Si on la réa- 
lise, elle rendra nécessaire un élevage de petits insectes très proli- 
tiques et faciles à nourrir pour l'entretien des Halabé; elle exigera 
d'ailleurs quelques manœuvres délicates, mais pour une période de 
temps assez restreinte. Si par ce procédé, ou par un autre moins com- 


(1) Cf. La soie d'Araignée de Madagascar, par M. J. Maroix, dans le 10° vo- 
lume publié par le Laboratoire d'études de la soie de Lyon. Rapport de 1899- 
1900, 


Observation à propos d'une Araignée de Madagascar. 495 


pliqué, l'on réussit à opérer pratiquement sur un très grand nombre 
de jeunes, on pourra porter les élèves sur les champs de culture, des 
que Je danger de les voir fuir par voie aérienne aura disparu. Enfin, 
on rendrait probablement lexploitation plus régulière et plus pra- 
tique en échelonnant les éclosions. 

C’est en plein air seulement que l'on peut songer à nourrir des Ha- 
labé devenues grosses et capables d’un rendement industriel. La 
place que demande leurs grands réseaux et Pabondance de nourriture 
qu'elles réclament ne permettront jamais d’en conserver en salles 
closes. Les problèmes à résoudre sont nombreux. Celui de la nourriture 
pourrait être simplifié par le moyen de fanaux ou de lampes électriques 
allumés le soir au milieu des champs d'expériences. Ce serait cer- 
tainement le moyen d'attirer un très grand nombre d'insectes, et de 
rendre plus fructueuse la chasse de ces intéressantes bêtes. Dans les 
pays où les Criquets abondent on pourrait encore essayer de diriger vers 
les pièges de l’Araignée ces insectes malfaisants. 

Il ressort de ces réflexions, que je donne avec les réserves les plus 
expresses, que l'élevage sous un climat tempéré sera particulièrement 
difficile. Voici dans quelles conditions de température mon Halabé à 
vécu en France. Elle à passé l'hiver dans une chambre dont la tempé- 
rature à varié de 45° à 18° centigr. A l'automne dernier et au prin- 
temps, elle a supporté pendant la nuit, sans paraitre en souffrir, des 
températures de 7° et 8°. Les grandes chaleurs que nous avons eues à 
Lyon au mois de mai de cette année 1901, semblaient augmenter sa 
vigueur et son appétit. Dans son appartement fermé, ensoleillé et 
chaud comme une serre, elle était vive et alerte comme elle eût pu 
l'être en son pays d’origine. Elle enveloppait prestement de fils blancs 
et soyeux les grosses Libellules que l’on jetait dans sa toile, et les em- 
portait pour les dévorer au sommet de ses ouvrages. Au mois de mai 
deux Libellules lui suffisaient à peine pour une journée. Les Papillons 
blancs, les Guêpes étaient pour elle petite proie. 


Je n'ai presque rien dit encore de la soie en elle-même; celle que 
j'ai examinée me parut ne le céder en rien pour la qualité à celle qui 
a été recueillie à Madagascar, mais je dois avouer que j'ai négligé 
toutes les opérations qui auraient pu éclairer Ja question du rende- 
ment industriel d’une bête ainsi élevée. A deux ou trois reprises ce- 
pendant, je lui ai emprunté 5 ou 6 mètres de son beau fil jaune d’er, 
mais sans aucun appareil dévideur et même sans déranger l’Araignée 
de sa toile ou de son perchoir. Je n'aurais pas voulu compromettre 
une série d'observations d'ordre plus spécialement scientifique, qui me 


495 C. FAVIER. 


semblaient plus opportunes dans ces premiers essais. Voilà mon excuse. 
La toile de Nephila madagascariensis, comme celle des Araignées 
appartenantau même genre, rappelle les réseaux des Araignées de nos 
jardins, mais tandis que nos Épéires occupent le centre de leurs toiles 
rondes, les Nephila se placent au sommet d’une sorte de panneau en 
forme d'éventail renversé, dominant ainsi les nombreux rayons qui 
partent de ce centre d’obvervation. L'Araignée n’a donc jamais à monter 
pour fondre sur sa proie. Elle descend promptement, mais il faut voir 
avec quelle gravité elle regagne son poste quand elle est chargée de 
son butin. Elle à conscience de son poids, aussi elle renforce le cor- 
dage supérieur de sa toile par de nombreux fils qui viennent aboutir 
près du centre de ses opérations. C’est là qu’elle se suspend par les 
deux pattes de la dernière paire, posant les autres pattes sur les rayons 
de sa toile, mais toujours prête à les lever pour tourner et retourner 
le pauvre insecte qu'elle vient d’envelopper, ou pour se défendre 
quand on lagace: elle agite à la fois ses six pattes antérieures pour 
repousser l’agresseur, on dirait un enfant capricieux qui trépigne d’im- 
patience. C’est toujours à cette même place qu'elle dévore sa proie et 
qu'elle met en réserve, en les espacçant suffisamment, les insectes qui 
se prennent dans sa toile, avant qu'elle ait achevé de manger une 
premiere proie; elle revient d’ailleurs toujours au morceau entamé, 
après qu'elle à mis en sûreté les provisions survenues entre-temps. 
La toile de l'Halabé comme celle des Épéires diadème est inscrite 
dans un triangle. Les rayons qui la composent sont plus courts à me- 
sure qu'ils se rapprochent davantage de la position horizontale, ceux 
qui descendent verticalement sont les plus longs. Plusieurs de ces 
rayons se dédoublent, si bien que lon en compte jusqu'à 60 à la péri- 
phérie, tandis qu’au centre leur nombre est toujours bien moindre. 
L'Araignée dispose le fil de trame, non pas en tournant autour du 
centre, comme fait notre grande Épéire, mais en revenant sur ses pas 
quand elle arrive aux coudes d'encadrement: ou, si l’on veut, elle os- 
cille, placant un fil en allant, un autre en revenant, jusqu'a ce que les 
plus longs de ses rayons soient garnis de leur trame visqueuse. 
Les Nephila ne détruisent pas les spires du fil de fondation: ce fil 
sec est beaucoup moins visible que les autres : sept ou huit fils vis- 
queux, également espacés l'un de l’autre, apparaissent comme un 
ruban séparé du ruban voisin par un intervalle. Cet aspect n’est 
fort sensible que dans les toiles faites de premier jet; car, voici une 
curieuse particularité du travail du Nephila madagascariensis : cest 
par moitié qu'elle détruit et refait sa toile chaque nuit; les deux moi- 
tiés se raccordent suivant un diamètre vertical. A mesure que l'appétit 


Co ÉCOLOS 


Observation & propos d'une Araignée de Madagascar. 497 


diminue, l'amplitude des ouvrages décroit; il arrive que le diamètre de 
raccord, au lieu d’être une simple ligne, devient un secteur : ily a 
ainsi dans une même toile une moitié récente, séparée de la moitié tissée 
la veille par un secteur étroit datant de l’avant-veille ; si l'Araignée de- 
vient moins avide et plus paresseuse, elle pourra laisser entre les ouvra- 
ges d’un jour et ceux de la veille un secteur de plus en plus grand, 
si bien que certaines parties de la toile pourront dater de quatre ou 
cinq jours; parfois aussi elle laisse à lun des angles supérieurs un re- 
coin de toile qu'elle néglige de détruire, jugeant les parties neuves de 
son panneau suffisantes pour ses besoins. Il suftit en effet de faire jeu- 
ner l'Halabé, pour obtenir d'elle une toile plus largement développée. 

Quand elle n’a plus faim, elle ne travaille plus, et reste paisiblement 
sur sa toile sans se soucier des Mouches qui viennent s’y faire prendre. 
Voilà une bête fort intelligente, sans doute ; mais, dans la réfection de 
ces moitiés de toile, est-elle guidée par un discernement qui lui per- 
mette de refaire précisément la partie la plus endommagée? Mes expé- 
riences ont semblé prouverle contraire. A dessein, j'ai troué et déchiré 
la toile : c'est toujours la loi d’alternance qui a guidé l’Araignée. Elle re- 
fait le coté droit de sa toile parce que la veille elle a refait le cotégauche, 
son intelligence ne va pas plus loin. Notons encore que l’Araignée ne dé- 
truit pas le triangle qui a servi d’échafaudage à son premier ouvrage, 
mais elle tend des fils qui réduisent à l’intérieur les dimensions du ca- 
dre de soutien. Entin, le plan dela toile n'est pas exactement vertical: 
l’Araignée, toujours placée du côté quiineline vers le sol, peut laisser 
tomber les débris de son repas sans qu'ils soient arrêtés par aucun fil. 

Il reste à examiner une question : cette Araignée peut-elle se repro- 
duire sous un climat qui n’est pas le sien? Ce premier essai d'élevage 
permet de lespérer. 

Le 26 mai, notre Halabé, alourdie par son embonpoint, cesse de 
manger; elle boit encore avec avidité les gouttes d’eau qu'on lui pré- 
sente sur une lame de couteau. 

Le 28, elle n’est plus sur sa toile: elle à laissé sur une des branches 
de son perchoir des flocons de soie brillante et d'un blanc argenté ; 
un long fil jaune descend jusqu'au sol; c’est la première fois qu’elle s’y 
aventure; laissant toujours derrière elle un fil qui trahit son escapade, 
elle monte derrière un meuble et file un beau cocon jaune ; malheu- 
reusement ses œuis, qui ne sont pas fécondés, tombent sur le sol. 
Toute une journée elle reste immobile sur ce cocon vide; elle est extrè- 
mement amaigrie, elle boit quelques gouttes d’eau, et mange avidement 
quelques Mouches que je lui présente au bout d’une épingle. La nuit 
suivante, elle tend de longs fils. sans trouver un endroit propice pour 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI (|1902]. 32 


498 C. FAvIER. 


édifier sa toile. Enfin, le 30 mai, replacée sur son perchoir, elle y 
fait la toile la plus grande et la plus régulière que j'aie obtenue. 
Celle dont la photographie est ici reproduite (Planche HT) était moins 
belle, et mesurait seulement 45 centim. de largeur et 65 de hauteur; 
elle fut faite d’un seul jet dans la nuit du 6 au 7 juin; le 6 au soir, j'a- 
vais entierement détruit le réseau en respectant seulement le cadre. 

Le 8 juin, notre Araignée dut me suivre dans les montagnes de 
l'Ardèche. Elle y refit encore sa toile; mais la fraicheur de la tempé- 
rature diminua son appétit; elle put encore filer un second cocon le 
21 juin; les fils de ce nouveau cocon sont blancs d'argent; comme la 
première fois, les œufs stériles sont tombés sur le sol. A partir de ce 
moment, l’'Araignée ne fait plus que languir; elle tisse encore un ré- 
seau, minuscule malgré les longs cordages qui le soutiennent: elle 
reste plusieurs jours sans travailler; une ou deux fois elle refait Ia 
moitié de sa toile en la développant un peu : elle semble avoir peine 
à se soutenir sur ses fils. Le 3 juillet, je la trouve morte sur le sol : 
le climat trop froid des Cévennes l’a fait périr. 

Cette mort prématurée est une nouvelle indication. Les essais d’é- 
levage industriel ne pourront réussir que dans un climat relativement 
chaud. Une certaine acclimatation sera possible si l’on réussit à nour- 
rir les jeunes dans des salles fermées, chauffées pendant l'hiver. En 
les faisant éclore à une époque convenable, on pourrait avoir au 
printemps des élèves toutes prêtes à être semées sur les terrains 
d'exploitation, et elles seraient en plein rendement au moment de l'été. 

Après avoir exposé les conditions du problème, ou, si l'on veut, 
les difficultés de la solution, qu'il me soit permis d'ajouter que la 
quantité de fil produit par une Araignée pourra probablement être, 
dans une très grande mesure, augmentée par l’éducation et surtout 
par un dévidage moins fatigant pour les organes de lAraignée, et 
beaucoup plus fréquent, sans que pour cela on voie diminuer la lon- 
gueur du fil obtenu à chaque opération. 

J'aurais voulu encourager les recherches par des données plus pré- 
cises; semblables expériences demandent à être reprises sans idées 
préconçues. Quoi qu'il en soit d’ailleurs des résultats problématiques 
de lacclimatation des Halabé, il est probable que dans nos colonies 
africaines on pourra mettre à profit les renseignements que donneront 
des essais plus complets : car il est bon de remarquer que ce n’est pas 
seulement à Madagascar que l’on rencontre cette grande Araignée, elle 
est commune sur les rives du Zambèze. 





NOTES DÉTACHÉES 
SUR L'INSTINCT DES HYMÉNOPTÈRES MELLIFÈRES 


ET RAVISSEURS 
(22esSérie): (à) 
AVEC LA DESCRIPTION D'UNE NOUVELLE ESPECE. 
(Plancre IV) 
PAR Ch. FERTON (?). 


Osmia ochraceicornis, n. Sp. — Pertinet gregi 0. aduncae, 
similis 0. Morawitzii Gerst, difformis Pérez, Iheringii Ducke; dif- 
fert © punctis mesonoti magis profunde tmpressis quan in Morawitzii 
et Theringii, his punctlis cum intervallis majoribus et laevioribus, 
proplerea mesonotum 0. ochraceicornti nitidior est: S funiculo com- 
planato, articulis 1 et 2 in figura metae detruncatae,cujus major basis, 
scapo distantior, appendicula instructa est. 


© Nigra, albido pilosa, caput et thorax sat concinne punctata, cum 
longis albidis pilis, mesonoti punctorum intervallis laevibus, propterea 
tegumentum nitidum est, thoracis punctis parum densis et parum pro- 
funde impressis, antennis nigris, clypeo subelevato, truncato et medio- 
criter punctalo, margine distincte serrato, longe et albido fimbriato : 
spalium cordiforme nitidulum, sublilissime rugulosum (ut 0. Moru- 
wilzii): segmentis 1-5 albido ciliatis, 1 cum longis pilis lateralibus, 
segmentis 5-6 brevissime pubescentibus, scopa ventrali alba. 

Alis fere hyalinis, venis nigris, tegulis fere nigris, vena ordinaria 
levissime ante furcam;: pedibus nigris, calcaribus pallidis. — Long. 
7-8 mill. 


(1) Voir pour la 1° Série : Annales de la Soc. entom. de Fr. 1901, 1° tri- 
meslre. 

(2) Nos collègues honoraires M. le docteur Puton et M. Eugène Simon ont 
déterminé les Hémiptères et les Araignées mentionnés ici; M. Schnuse du Mu- 
séum royal de Dresde a nommé les Diptères, M. Chrétien les larves des Lépi- 
doptères, M. R. du Buysson les Odynères et M. le capitaine Finot les Ortho- 
ptères; enfin M. le Receveur de l'Enregistrement Spoturno a fait une partie 
des dessins qui composent la planche. Je les remercie tous de leur aide 
bienveillante. 


900 CH. FERTON. 


3 Niger, fulrido-subtus-albido hirtus, caput et thorax concinne 
punctala, facie dense et longe pilosa, clypeo opaco, concinne punctato, 
margine distincte serrato, antennarum funiculo complanato et pallido : 
articuli promi longitudine illam duorum sequentium coarctorum adae- 
quante, in figura obliquae metae detruncatae, cujus major basis ab 
scapo distantior appendicula extrinsecus instructa est, illo primo arti- 
culo tanto lalo quanto longo, scapo non angustiore ; articulo secundo 
cum sünili figura, sed primo parriore et regulariore: tertio secundo 
regulariore, cum appendicula externa in rotundatum tuberem conver- 
tita; horum articulorum latitudine gradatim minuente, ita ut à quarto 
articulo usque ad ultimum funiculi latitudo aequalis sit. Articulis 
Get S sublus dente obliquo ornatis, seplimo dente simili at parviore 
munilo; ullimo regulariter rotundato. Spatium cordiforme fere niti- 
dum. Abdomen nitidulum, segmento serto lateribus dentato, margine 
apicali fere regulariter rotundato, septimo quadrato rotundato; callis 
segmentorum ventralium nilidis parce et crasse punctatis. 

Alis hyalinis, venis nigris, tequlis fere omnino pallidis, vena ordi- 
naria paulo ante furcam. Pedibus nigris, calcaribus pallidis. — Long. 
6-7 mill. 


Habitat Cerdagne (Pvrénées-Orientales). 
D \ . / 


Cette petite espèce, bien caractérisée par les antennes de son mâle, 
se range dans le groupe de l'adunca. Le mâle se distingue de toutes 
les espèces voisines par la forme de son flagellum aplati et testacé. Le 
premier segment, aussi long que les deux suivants réunis, est en 
forme d’un tronc de cône oblique, dont la petite base est fixée au 
scape, et dont la grande base se prolonge sur le côté extérieur de l’an- 
tenne en une sorte d'appendice obtus, qui fait saillie au delà de la base 
du cône; ce premier article aussi large que haut, aussi large que le 
scape. Le second artiele à une conformation analogue, mais moins 
accentuée, et le 3e se rapproche encore plus de la forme régulière, ne 
projetant du côté extérieur qu'une protubérance arrondie ; la largeur 
de ces articles diminue graduellement et, à partir du 4°, la largeur de 
l'antenne devient uniforme jusqu'à son extrémité. 6° et 8° articles 
pourvus en dessous d’une petite dent oblique très visible, le 7° possède 
une dent analogue moins accentuée, ces trois protubérances sem- 
blables à celles que possède aux mêmes articles l'O. difformis Pérez G. 
Le dernier article est régulièrement arrondi (pl. IV, fig. 4). 

Outre ces caractères, le G se sépare encore des espèces voisines par 
le tégument brillant de son mesonotum. 

Il diffère de PO. difformis GS par sa taille plus petite, par la ponctua- 


ë 


Sur l'instinct des Hyménopteères, )01 


tion plus espacée de sa tête et de son thorax, que les intervalles lisses 
entre les points rendent plus brillants; son abdomen est egalement 
plus brillant que celui de difformis. De plus, les bords de ses segments 
ventraux ne sont point testacés, et les parties soulevées de ces segments, 
bien que lisses, sont couvertes de gros points espacés. 

Il est également plus petit que l'O. Morawitzii &, dont il se sépare 
par ses éperons testacés ; la ponctuation de son thorax est plus super- 
ficielle, plus espacée, et les intervalles lisses donnent au tégument un 
aspect pius brillant que chez Moravitzii. Sa tête et son abdomen sont 
aussi plus luisants. 

Il se sépare de pallicornis Friese G par sa taille plus petite et par la 
ponctuation de sa tête et de son thorax, dont les points sont plus fins 
et plus espacés et le tégument plus brillant. 

Les bourrelets des segments ventraux de pallicornis sont entière- 
ment lisses. 

Il est de même taille que Zheringii &, avec lequel il pourrait être 
confondu, n'étaient ses antennes. Les points de son mésonotum sont 
cependant un peu moins enfoncés et son abdomen est moins brillant 
que celui de {heringit.…. 

Enfin ïl diffère d’insularis Schmied. G par sa taille un peu plus 
petite et ses éperons entièrement testacés, par la ponctuation de sa tête 
et de son mesonotum plus superficielle et un peu plus espacée: de 
corsica Ferton G par la ponctuation plus espacée de tous ses téguments 
qui sont plus lisses, et par le bord presque régulier de son avant- 
dernier segment dorsal. 

La © est au contraire difficile à distinguer des espèces voisines, et 
ce n’estqu'en capturant les deux sexes sur la mème plante et en même 
temps, que j'ai pu les apparier avec certitude. 

Elle est Surtout voisine de Lheringii, dont elle diffère par les tégu- 
ments plus brillants de son mésonotum et de son abdomen; la ponc- 
tuation de son chaperon est plus fine que chez Theringüi. 

Elle se sépare d’insularis par les éperons de ses tibias entièrement 
testacés clairs, par la ponctuation plus superficielle de son abdomen, et 
par celle plus fine de son chaperon. 

Elle est plus petite que difformis, S'en distinguant par la ponctua- 
tion plus espacée et plus profonde de Son mésonotum, dont le tégu- 
ment est brillant, tandis qu'il est mat chez difformis. 

Enfin elle diffère de Moravitzii par sa taille plus petite, par la pone- 
tuation de son mésonotum un peu plus espacée et moins profonde: les 
points sont plus fins et les espaces entre les points plus lisses. 

4 S'et9 © capturés à Saillagouse (Cerdagne) le 18 juillet, soit dans 


502 CH. FERTON. 


leur nid, soit sur les Echium et sur une légumineuse à fleur rose qui 
n'est inconnue. 


L'Osmia ochraceicornis construit, dans les petites cavités des rochers, 
des cellules qu'elle bätit avec de la poussière humectée avec un liquide 
salivaire; le nid est semblable à ceux des 0. loti, Morawitzii, cor- 
sica, ete... Le matin, avant lévaporation de la rosée, deux de ces nids 
renfermaient chacun un & ayant passé la nuit dans cet abri, et dans un 
troisième, voisin des deux précédents, se trouvait un Chrysis mirta 
Dahlb. de même taille que lAbeille, qui doit être parasite de l'espèce. 


Variation de l'instinct chez l'Osmia papaveris Latr. — L’an- 
née dernière, j'ai insisté ici même (1) sur le peu de variabilité de l’ins- 
tinet chez les Hyménoptères, dont les mœurs sont restées identiques en 
Provence et en Corse, malgré la séparation déjà si ancienne de ces deux 
régions. Après trois années passées en Provence, je suis venu en Corse 
étudier l'instinct des Hyménoptères et le comparer à celui des espèces 
provençales, et n'ai pu depuis sept ans trouver une variation certaine 
dans les habitudes pourtant si complexes de ces insectes (?).Je crois pou- 
voir citer cette année une modification dans les mœurs d’une Osmie, 
qui, dans une région où manque la plante qu'elle exploite habituellement, 
sait emplover pour la construction de son nid des matériaux qu'elle 
n'utilise point ailleurs. Le 19 juillet j'ai pris à Montlouis (Cerdagne) 
une Osmia papaveris découpant des pétales de Malva moschata L., et 
sur les pentes sud du pic de la Tausse, où la fleur est relativement 
commune, jai reconnu les jours suivants qu'à plusieurs endroits ses 
pétales étaient échancrés par le même insecte. La Cerdagne forme un 
petit monde à part au milieu des Pyrénées ; c’est une plaine élevée à 
1.500 mètres au-dessus de la mer, isolée des plaines voisines par de 
longs et étroits défilés, qui rendent difficiles les migrations des Hymé- 
noptères. Le Coquelicot manque en Cerdagne, et la fleur qui s’en rap- 
proche le plus pendant le mois de juillet, est celle de la Malva mos- 
chata, dont les larges pétales sont d’un rouge vineux. L'Osmia 
papaveris, que depuis Lepeletier tant d'observateurs ont vue si fidèle 
au Coquelicot, à donc pu se passer de ses matériaux habituels de 
construction et former une race exploitant une fleur inconnue de l’es- 
pèce dans les autres régions. 


(1) Notes détachées sur l'instinct des Hymén., ete... 1901, 1° trimestre. 


(2) Afin que le lecteur ne se méprenne pas sur le sens de mes paroles, j'a- 
joute que je suis loin de croire à la fixité de l'instinct. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. 503 


Osmia Lepeletieri Pérez et Argyromoeba binotata Meig. 
(Diptère). — Le 10 juillet à Montlouis, je regardais une Osmia Lepele- 
tieri travaillant dans une cellule qu’elle achevait de bâtir; un Diptère 
(Arqyromoeba binotata Meig.) vint planer à un ou deux centimètres de 
l'entrée de la chambre et sembla déconcerté par la présence de la 
mère, dont on apercevait le bout de l'abdomen. Après le départ de PA- 
beille, le parasite, qui s'était écarté, revint voler près de l’entrée du 
nid et introduisit rapidement lPextrémité de son abdomen dans la cel- 
lule ; puis, continuant à voler près du nid, il en frappa la paroi exté- 
rieure du bout de l'abdomen, près de l'entrée de la loge. Le Diptère 
avait dû pondre, mais je n'étais pas muni de loupe et de plus le vent 
était assez fort; il me fut impossible de voir Pœuf ou la larve. 


Anthophora balneorum Lep. (!).— Un nid de l'Anthophorabalneo- 
run, observé à Montlouis le 43 juillet, était au fond d’un terrier creusé 
dans un talus exposé au soleillevant; l'orifice étaitmasqué par une petite 
touffe d'herbe. Le terrier, profond de 10 à 15 centimètres, conduisait à 
an groupe de cellules accolées les unes aux autres, et contenant un 
miel bleu liquide récolté sur les Echium. Les cellules avaient Ia forme 
habituelle de celles des Anthophora, elles étaient faites de petites pierres 
agglutinées par de la terre mélangée probablement à un liquide sali- 
vaire. Les dimensions des moellons atteignaient 4 millim. à la surface 
extérieure, tandis que les cailloux qui formaient la paroi intérieure 
étaient plus petits, leur grosseur ne dépassant pas un millimètre. La 
maconnerie était revêtue à l’intérieur d'une couche de matière ci- 
reuse, semblable à celle qu'on observe dans les autres nids des An- 
thophorides. L'emploi de petites pierres par l'A. balneorum était bien 
voulu, car la terre qui entourait les cellules était fine et ne contenait 
que peu de petits cailloux (pL IV, fig. 2). 


Dioxys Lep. — On connait déjà de nombreux hôtes du Diorys cincta 
Jur. Je lai vu pondre dans une cellule d'Osmia loti Moraw. ne conte- 
nant encore qu'une ou deux charges de pollen (Montlouis, 14 juillet). 
Au Pas des Lanciers, Provence (17 juin),il maraudait dans les nids de 
l'Osmia adunca Pz. 

J'ai obtenu le Dioxys rotundata Pérez d'un nid d'Osmia viridana 


(1) Notre collègue honoraire, M. le professeur J. Pérez a expliqué récemment 
pourquoi on doit reprendre le nom Anthophora (Procès-verbaux de la Soc. 
linn. de Bordeaux, 1902, page xLm). 


204 CH. FERTON. 


Moraw. établi dans une cellule de Chalicodoma muraria (var. boetica 
Gerst.) (#2 

Le Diorys spinigera Pérez était à Alger parasite de l’'Osmia loti (A 
mai). 

Le Dioxæys tridentata N\1. doit pondre dans les cellules de l'Osmia 
ononidis Ferton, car je le vis faire des recherches à l'emplacement d’un 
nid de cette Abeille que j'avais enlevé quelques minutes auparavant, et 
qu'il devait connaître (Chasseneuil, Vienne, 12 juillet). 


Sphex subfuscatus Dhib.— Le Sphex subfuscatus habite à Bonifacio 
les endroits sablonneux ; il apparait en septembre et vole jusqu'à la fin 
d'octobre. Sa fréquence est variable ; depuis 1895 il m'avait toujours 
paru assez rare et partant d’une étude difficile, lorsqu'en 1901 je le 
rencontrai assez communément au mois d'octobre. 


L’insecte n’a pas la vivacité habituelle des Hyménoptères : il parcourt 
la dune d’une allure lente, à la recherche des Acridiens qui bondissent 
à son approche, et il les poursuit au vol dans leurs bonds: pariois il 
change de méthode de chasse, il explore le terrain au vol,en s’abattant 
sur les objets ou les taches de teinte sombre, dont les dimensions lui 
rappellent celles de la proie cherchée. Une petite branche que le vent 
fait trembler se projette-t-elle sur le sable, le Sphex se précipite sur 
son ombre, comme sur un Criquet agitant les pattes postérieures. Enfin il 
a pu happer un Acridien: il se cramponne sur son dos en recourbant 
l'abdomen, en même temps qu'il inflige une première piqûre à l’avant 
du sternum, à travers la fine membrane qui entoure les pattes anté- 
rieures. Le Criquet à cherché à se débarrasser de l'ennemi, dès qu'il 
s’est senti saisi; ses vigoureuses ruades le font bondir à plus de 
60 centimètres au-dessus du sol, mais la Guêpe tient bon et son dard 
ne quitte pas l'avant du thorax de sa victime bientôt épuisée et engour- 
die par le venin. L’abdomen du Spher se déplace alors pour donner 
une seconde piqüre à la naissance d’une des pattes moyennes où pos- 
térieures, plus souvent de l’une des dernières. La proie est paralysée 
par ces deux seules blessures. 

Telle a été l’invariable méthode de meurtre employée à Bonifacio par 
le Sphex subfuscatus, et j'ai pu facilement l’observer autant de fois que 
je l'ai désiré, grâce à la familiarité de la Guêpe. Il m'a suffi d'introduire 
dans mon filet à papillons une femelle adulte de Caloptenus italicus L., 

(1) C'est par erreur que j'ai noté, dans mon précédent mémoire, que l'Os- 


mia viridana utilisait à Montlouis un vieux nid du Chalicodoma Lefebvrei 
Lep. Il s'agissait d'un nid du Ch. boetica. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. 305 


proie habituelle du chasseur, de faire pénétrer le Spheæ dans le même 
filet, et d'amener les deux insectes à se trouver en présence. Dès que 
le ravisseur reconnaissait lOrthoptère, il se précipitait sur lui et le pa- 
ralysait (1). La méthode de meurtre du S. subfuscalus est donc plus 
simple que celle du flavipennis, que Fabre nous à décrite de manière si 
saisissante (2). Le subfuscatus ne prend pas de dispositions prélimi- 
naires pour faire bâiller l'articulation du cou, ni pour immobiliser la 
victime, dont les cuisses postérieures, conservant toute leur force et 
leur liberté d'action, projettent en l'air les deux insectes. De plus, si on 
peut admirer avec Fabre la science dont à fait preuve son S. flavipen- 
nis, dardant les trois coups de poignard dans la poitrine du Grillon, on 
se convainc de suite par l'examen du Caloptenus que Vart de paraly- 
ser du $. subfuscatus n’a rien qui doive nous étonner. Le sternum de 
l'Orthoptère est protégé par une épaisse plaque chitineuse que le dard 
de la Guêpe est certainement impuissant à perforer; ses seuls points 
vulnérables sont les membranes souples qui entourent le groupe des 
deux pattes antérieures, et celles qui forment les articulations des 
4 pattes postérieures. Force à été au Spher d'arrêter dans ces articula- 
tions son dard glissant sur la cuirasse à l'épreuve, qui couvre la poi- 
trine de l’Acridien (?). 

Malgré la grande longueur de son aiguillon, le Sphex n'atteint pro- 
bablement pas dans le second coup de stylet le centre nerveux qui 
commande aux deux pattes postérieures; c’est par le venin qu'il infuse, 


(1) La seule précaution à prendre est de choisir un Sphex chassant. 

(2) Souvenirs entomologiques , Paris, 1879, p. 94 et suivantes. 

(31 Point n'est besoin d’avoir recours à l’invraisemblance pour concevoir l'e- 
volution de l'instinct des Hyménoptères giboyeurs. Dans la séance publique 
annuelle des cinq Académies, le 25 octobre 1901, M. Ed. Perrier a lu un re- 
marquable discours sur l'Instinct, rempli de pensées élevées, bien dignes de 
son beau livre « Les Colonies animales ». L'auteur y développe une hypothèse 
qu'il avait déjà émise autrefois dans l'introduction à l'Zatelligence des ani- 
maux de Romanes (traduction française). Il cherche à expliquer l'évolution 
de l'instinct par « l'intelligence de quelques individus, l'imitalion de leurs 
actes par leurs contemporains et l'éducalion routinière des générations suc- 
cessives modifiée à de longs intervalles par quelque éclair nouveau d'intelli- 
gence ». Rien dans la vie actuelle des Hyménoptères ne justifie cette hypo- 
thèse, qui est du reste inutile. 

Parmi les arguments qu’il apporte à l'appui de sa thèse, M. Ed. Perrier in- 
dique que « l'intelligence apparaît déjà dans une foule d'opérations des Abeilles, 
et se montre éclatante chez les Fourmis ». [1 serait très embarrassant d'avoir à 
citer un certain nombre de traits d'intelligence chez l'un ou l’autre de ces 
insectes sociaux. 


206 CH. FERTON. 


plutôt que par la lésion produite, qu'il amène la paralysie des pattes, 
L'observation suivante semble le prouver. Le 27 septembre, à Bonifa- 
cio (1), ayant fait piquer par un de ces chasseurs une femelle de Calo- 
ptenus italicus, je m'emparai de la proie engourdie quelques minutes 
après le meurtre, et je la remplacai par une autre semblable vivante. 
Le second Acridien fut opéré comme le premier, mais ne fut pas para- 
lvsé: il gisait sur le dos, et continuait à agiter les 4 pattes antérieures. 
Le Sphex ne sut d’ailleurs pas lui infliger une nouvelle piqüre; il se 
jeta plusieurs fois sur lui, en le mordant à la gorge et à la poitrine, 
sans que ses morsures produisissent aucun effet. Il l'abandonna néan- 
moins pour rechercher un emplacement, où il devait le mettre en sûreté 
pendant qu'il creuserait son terrier. Au retour de la Guêpe, le Calopte- 
nus fit un bond d’une cinquantaine de centimètres et continua à s’é- 
chapper si vivement, que j’eus quelque peine à le reprendre. Trois ou 
quatre minutes au plus s'étaient écoulées depuis que lOrthoptière avait 
recu les deux coups d'aiguillon, et il était déjà presque guéri; on doit 
sans doute lattribuer à ce que le Spher avait épuisé le contenu de sa 
glande à venin dans le premier meurtre, et n'avait pas pu en imoculer 
une quantité suffisante à sa nouvelle victime. 


Aussitôt que l'Orthoptère est paralysé, le ravisseur lape les liquides 
qu'il dégorge, opération nécessaire, semble-t-il, à toutes les proies des 
Hyménoptères fouisseurs, mais qui paraît également utile à la mère, 
qui tire ainsi profit des sucs nourriciers de sa victime. Ses mandi- 
bules embrassent sans la presser la tête du Criquet, sa bouche est 
contre celle de lAcridien, et je distingue nettement les mouvements 
de sa langue. La nourriture du Spher doit se composer pour une 
bonne part des sues qu'il tire de sa proie; lorsqu'il vient visiter le 
Caloptenus au cours de sa besogne de fouisseur, ilne manque presque 
jamais de prendre une lampée à sa bouche: comme le Bembex oculata 

L 


Latr. () et le Priocnemis pusillus Schioedte (#), il sait capturer des in- 


sectes dans le seul but de s’en nourrir. Quatre fois (*) je Fai vu pa- 


(1) Toutes les recherches sur le Sphex subfuscalus rapportées ici ont été 
faites à Bonifacio. 

(2) Cn. FERTON, Observations sur l'instinct des Bembex., Actes de la 
Soc. linn. de Bordeaux, 1900. 

(3) Cu. FERTON, Nouvelles observations sur l'instinct des Pompilides, Ac- 
tes de la Soc. linn. de Bordeaux, 1897. 

(4) Les quatre insectes capturés par le Sphex dans le seul but de s’en nourrir 
ont été les suivants : Caloptenus ilalicus L. ©", 27 septembre et 10 octobre, — 
Œdipoda caerulescens L. ©, 3 octobre, — Sphingonotus cærulans L. %, 
11 octobre, 


Sur l'instinct des Hymenopteres. 907 


ralyser un Criquet, s’abreuver à sa bouche, et labandonner pour con- 
tinuer sa chasse. La proie délaissée ne me paraissait cependant pas 
plus inerte que celles destinées aux larves, et elle était encore en vie 
lorsque je l'examinai chez moi le soir. Mais elle n’a jamais été une 
femelle de Caloptenus italicus, avec laquelle la Guêpe approvisionnail 
ses terriers. C'est grâce à la nourriture qu'ils tirent ainsi de leurs 
victimes, que de gros insectes, comme le Spher subfuscatus, el sur- 
tout le Bembex oculata, peuvent subsister en colonies dans les champs 
sablonneux des plateaux voisins de Bonifacio, où les fleurs sont rares 
à la fin de la saison sèche. A l'endroit où j'observe, les fleurs sont 
en très petit nombre, et à quelques pas commence le maquis, où elles 
font totalement défaut, Cependant les ravisseurs de grosse taille sont 
nombreux : outre les Spher subfuscatus, les Bembex oculata Silonnent 
l'air en tous sens, et animent de leurs jets de sable les talus abrités 
du vent. 

Toutes les bêtes capturées par le S. subfuscatus, en vue d’approvi- 
sionner ses larves, ont été des femelles de Caloptenus italicus L., el 
c’est aussi les mêmes bêtes que j'offrais à la Guêpe dans mon filet à 
papillons. Une seule fois, le 3 octobre, je lui donnai une femelle d'OŒdi- 
poda coerulescens L., de même taille que le Caloptenus. Le Spher se 
jeta sur l’Acridien et le paralysa comme il le fait d'habitude, mais 
après le meurtre il parut indécis sur ce qu'il devait faire de sa victime, 
la quittant, puis revenant à plusieurs reprises la palper de ses antennes. 
Finalement il s’en écarta de quelques centimètres et resta immobile 
pendant une demi-heure environ. Vainement je replaçai sa proie près 
de lui, il Sen écarta encore. Je repris l'OŒÆEdipoda, il était paralysé 
comme les autres proies du Sphex, incapable de se mouvoir, mais 
donnant des signes de vie: 8 heures plus tard il était encore dans le 
mème état. Le Spher subfuscatus ne semble (!) donc pas indifférent 
sur l'espèce d’Acridiens qu'il donne à ses larves, quoiqu'il sache les 
paralyser toutes, même les mâles qu'il n'utilise que pour se nourrir 
des sucs qu'il leur fait dégorger. 


Lorsque l'Orthoptère est engourdi par la double piqûre, et que le 
chasseur à lapé les sucs qui s’échappent de sa bouche, il reste à 
creuser le terrier où il sera enfoui. Le Caloptenus est tout d’abord 
hissé au sommet d’une petite touffe d'herbe: il y est moins à la portée 


(1) Je ne donne cette conclusion qu'avec doute, car il est possible que la 
Guêpe ait abandonné l'Œdipoda parce qu'elle n'avait pas besoin de pondre. 


D08 CH. FERTON. 


des maraudeurs, surtout des Fourmis, qui sont dans les contrées 
méditerranéennes un des plus dangereux ennemis des Hyménoptères 
fouisseurs, Le choix de emplacement du terrier est généralement 
précédé de longues recherches et d’hésitations, après lesquelles la 
mère se décide le plus souvent à creuser son nid dans un sol dénudé 
et près d’une touffe. Chaque espèce de fouisseur possède, pour creuser 
le sol, une méthode de travail dont elle ne se départit pas. Le Sphex 
albisectus Lep., les Ammophila rubriventris Costa, Heydeinii Dhlb., le 
Miscus campestris Latr., etc... emportent au vol les déblais provenant 
des louilles et les projettent d’une grande hauteur, en les disséminant 
à une distance d’une trentaine de centimètres au moins de loritice du 
terrier. En Provence l’'Ammophila Mocsaryi Koh! transporte aussi au 
vol, à plus d’un mètre parfois de distance, le sable qu’elle tire de son 
terrier, mais elle ne le disperse pas. Elle lamoncelle au contraire en un 
petit tas, près duquel elle vient se poser pour laisser tomber sa charge 
sur une surface aussi petite que possible. Le tertre ainsi formé a la 
forme d’un cône élevé. Le Sphexz subfuscatus à adopté la méthode de 
l'Ammophila hirsuta Scop., il réunit les déblais en un monceau près 
de l’orifice même du terrier, et les utilise plus tard pour fermer le 
nid. De temps à autre le mineur interrompt son travail, va visiter sa 
proie, S’abreuver du liquide qu'elle dégorge, et la rapproche un peu du 
nid. 


Le terrier est rapidement terminé; le Sphex est en effet pourvu de 
puissants râteaux, qui balayent facilement le sable, et la profondeur à 
laquelle il place sa cellule ne dépasse guère 2 à 5 centimètres, le canal 
qui y conduit n'ayant que 4 à 6 centimètres de longueur. La Guêpe re- 
vient alors chercher sa proie qu'elle doit amener au nid; placée à ca- 
lifourchon sur le criquet, elle le tient par une antenne, et le traine 
sur le sable, en s’aidant parfois des ailes qui battent l'air comme dans 
le vol, La pièce à transporter est souvent plus lourde que le Sphex, 
elle est insuffisamment engourdie et s'accroche aux obstacles à fran- 
chir. À ces difficultés vient parlois s'ajouter une charge supplémen- 
taire inattendue. La femelle de Caloptenus est si peu engourdie, que 
son mâle vient s'accoupler avec elle, pendant que le chasseur la re- 
morque. Deux fois (1) j'ai été témoin de ce fait, et chaque fois le Sphex, 
après avoir palpé le nouveau venu de ses antennes, continua à pro- 
mener longtemps le lourd fardeau au pied d’un talus, qu'il s’efforçait 
vainement de gravir. Il n’y serait certainement pas parvenu sans mon 


(1) 29 septembre et 5 octobre. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. 309 


aide, Le Caloplenus & accouplé avec la femelle, se laissa voiturer jus- 
qu'au nid etne quitta la place qu'au moment où la proie était introduite 
dans le terrier même, trop étroit pour donner passage aux deux bêtes 
à la fois. 

Comme les Spher observés par Fabre, de même aussi que le Sphex 
albisectus, le subfuscatus à l'habitude d'abandonner sa proie à l'entrée 
du nid et de visiter la cellule avant d'y entrainer l’Acridien. 

L'œul est vite pondu, et le chasseur reparait presque aussitôt, grat- 
tant les parois du terrier et projetant dans le canal une partie du sable 
qu'il en a extrait. Le reste des déblais est disséminé au-dessus de lo- 
rilice du terrier quelques coups de râteau sont donnés çà et là, et la 
Guêpe quitte définitivement l'emplacement de son nid, que rien ne 
laisse plus distinguer de la surface sableuse environnante. 


Si on rouvre le nid, on trouve dans la cellule le Caloptenus reposant 
en partie sur sa face ventrale, en partie sur un de ses côtés droit ou 
gauche; ses pattes sont repliées. L'œuf de la Guêpe est piqué à la join- 
ture d’une des hanches postérieures, il n’est pas sur la poitrine de la 
bèle, mais il est toujours collé à la face latérale supérieure (celle sur 
laquelle l'Acridien ne repose pas). Cet œuf est blanc-jaunâtre, légère- 
ment courbe, son extrémité fixée à la proie est engagée sous le rebord 
de la plaque chitineuse qui protège la jointure de la hanche (pL IV. fig. 3), 
Le Spher subfuscatus S'écarte donc notablement des espèces du genre 
déja observées par la manière dont il dispose l'Orthoptère dans la cel- 
lule, et surtout par la facon dont il installe son œuf sur la bôte. 
Chez les Spher flavipennis, albisectus, occilanus et mazxillosus, Tœuf 
est collé sur la poitrine, à la jointure d’une des hanches. 

L'extrémité de lœuf fixée à la proie correspond à la tête de la 
larve,etje retrouve la même disposition, non seulement chez les autres 
Sphez qui me sont connus, mais chez les Larrides qui approvisionnent 
leurs larves d'Orthoptères : Tachytes, Tachysphex, Notogonia. Au 
contraire, chez le Stizus fasciatus, qui capture aussi des Acridiens, la 
tête de la larve correspond à l'extrémité libre de Pœuf (1), ce qui rap- 
proche les Stizes des Bembex. 

Dès son éclosion, la petite larve attaque le Criquet par le point 
même où était collée l'extrémité céphalique de l'œuf; elle achève son 
repas sans quitter ce point, engageant de plus en plus son col effilé 
dans le corps du Caloptenus, au fur et à mesure qu'il lui faut aller 
puiser plus loin les sucs nourriciers (pl. IV, fig. 4 et 5). Elle n’abandonne 


(1) Cu. FERTON, Sur les mœurs du Slizus fasciatus F. Associalion fr. p. 
l'Av. d. sc., Congrès d’Ajaccio, 1901. 


210 CH. FERTONX. 


de lAcridien que les parties cornées les plus dures : les pattes posté- 
rieures, les élytres, l'armure de la poitrine et une partie de la tête et 
des pattes antérieures et moyennes. 


La coque (1) est formée de plusieurs enveloppes, ainsi que toutes 
celles quiontété décrites jusqu’à présent dans le genre Sphex, elle est 
entourée d’une sorte de feutre très lâche, qui la relie aux parois de la 
chambre, et au milieu duquel elle est suspendue, protégée ainsi du 
contact du sable humide. L’enveloppe extérieure, faite d'une matière 
soyeuse, est mince et souple, assez brillante, de couleur jaune-bru- 
nâtre; sa forme est assez exactement celle d’un noyau de datte; elle 
est horizontale, fixée au sol par une sorte de pédoncule qui pro- 
longe une de ses extrémités pointues (pl IV, fig. 6). Elle renferme un se- 
cond étui presque rigide, lisse, d'un noir brillant, de même forme que 
la coque extérieure, mais de dimensions plus petites. L'étui intérieur 
est donc libre dans son enveloppe ridée, à laquelle le relie le prolon- 
gement d'une de ses pointes, qui fait corps avec le pédoncule fixant au 
sol enveloppe extérieure (pl. IV, fig. 7). Les dimensions de la coque in- 
térieure sont environ 7 mill. de diamètre et 21 mill. de longueur, celles 
de son enveloppe 9 mill. et 23 mill. L’étui intérieur n’est pas un tissu 
de soie, il est fait d’une sorte de laque cassante, à surface interne très 
brillante, et la larve l’a consolidé en remplissant ses deux extrémités 
pointues d’une laque liquide, qui, en se solidifiant, a donné à ces deux 
pointes une grande rigidité. Le culot de la pointe libre (} a plus de 
3 mill. de longueur et peut résister à une forte pression. Le cocon 
du Sphex flavipennis, décrit par Fabre (5), est de forme différente, ar- 
rondie au pôle libre, de même que celui du Sphex Ssplendidulus Costa 
qu'a observé H. Nicolas (*). De plus, le $S. subfuscatus s'écarte encore 
du flavipennis par la construction de son étui intérieur, qu'il fabrique 
d'une simple couche de laque, comme le S. splendidulus. 


Le 1% décembre, à Bonifacio, la coque de Sphex subfuscatus conte- 
nait une larve (©) jaunâtre, immobile, dont la tête seule était légère- 


(1) I s’agit de la coque de la larve d’une femelle dont l’éclosion eut lieu 
l'été suivant. 

(2) Celle non fixée au sol par le pédoncule. 

(3) Souvenirs entomologiques, Paris, 1879, page 607. Un dessin de Fabre à 
été reproduit par Kohl dans sa monographie du genre Sphex. 

(4) Ass. fr. p. l'Av. d. sc. Congrès de Besancon, 1893 : Le Sphex splendi- 
dulus Costa. J'ai vérifie à Marseille l'exactitude des observations de H. Nicolas. 

(3) Cette larve, qui est celle représentée dans la planche IV, a produit l'été 
suivant un Sphex subfuscatus Q®. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. oi 


ment repliée sur la face ventrale. Les 4 premiers anneaux de lin- 
secte étaient d’une largeur moindre que les suivants, rappelant la 
forme eflilée de la partie antérieure de la larve fouillant le corps 
du Caloptenus (pl IV, fig. 8). Le S. subfuscatus ne passe donc pas par 
l’état que H. Nicolas (!) a décrit chez le Splendidulus comme 2° forme 
larvaire, état dans lequel linsecte traverse l'hiver entier à Avignon et 
à Marseille. Dans cette 2° forme larvaire, les deux extrémités de Ja 
larve sont recourbées et ramenées contre la face ventrale, de facon à 
former ressort et à fixer l’insecte pendant les vibrations du cocon, 
lorsque le mistral secoue violemment le roseau qui abrite. 


L'observation du Sphex subfuscatus m'a été facilitée par sa grande 
familiarité. Ainsi que je l'ai dit plus haut, il me suffisait d’en enfermer 
un dans mon filet à papillons avec un Caloptenus ©, pour l’amener à 
paralyser lAcridien. Lorsque j'étais pressé par le temps et que le 
chasseur avait peine à trainer sa lourde proie, j’écourtais la séance en 
portant l’Orthoptère près du terrier, j'ai même pu une fois trans- 
porter ensemble, jusqu’à l'orifice du nid, lAcridien et la Guêpe. 
Celle-ci était à califourchon sur sa proie, s'efforcant vainement de 
gravir un pelit talus ; je pris le Caloptenus par une patte entre les 
doigts, et j'élevai le fardeau à plus de 30 centimètres au-dessus du 
sol, en le portant au nid. Le Sphezx ne lächa pas sa bête, et ne parut 
nullement étonné de se trouver avec elle à son terrier, dans lequel il 
l’'entraina de suite. 


Il arrive parfois que la Guêpe abandonne un terrier commencé, etje 
lai vu alors rejeter dans le conduit, de quelques coups de ràteaux, une 
faible partie des déblais qu’elle avait accumulés. Je ne puis m’expli- 
quer cette manœuvre qui n’est qu'un simulacre, le trou restant béant,. 
Peut-être le Sphex subfuscatus, ou lun de ses ancêtres, ail eu Fhabi- 
tude de reboucher les terriers commencés qu'il abandonnait, habi- 
tude dont il ne reste plus qu'un simulacre, analogue à certains 
organes atrophiés par le défaut d'usage. 


J'ai noté ici même (?) l'observation d’un Diptère (Heteropteina stic- 
tica Mg.) pondant dans le nid d’un Sphex albisectus Lep. La même 
mouche est parasite du $S. subfuscatus. Le 10 octobre, je regardais une 
de ces Guêpes emmagasinant sa proie, lorsque je vis arriver le Diptère, 


(1) Loco citato. 
(2) Notes détachées, etc., Annales de la Soc. entom. de Fr., 1°" trimestre 
1901, page 144. 


»12 CH. FERTON. 


au moment où le Criquet disparaissait. Il se posa à quelques centimè- 
tres de l’orilice du nid et resta quelques moments immobile, les veux 
tournés vers le terrier, puis il vint se placer sur le bord du trou, 
l'anus au-dessus du canal. Un paquet blanc tomba de son anus et le 
diptère s’envola. Grâce à la faible pente du terrier, je pus constater que 
la Mouche avait pondu des larves vivaces, qui se tordaient avec agi- 
lité, et qui par leurs contorsions dévalaient rapidement le seuil faible- 
ment incliné du terrier. L'une des larves était déjà presque arrivée à 
la cellule et les autres en étaient à moitié chemin avant que la Guêpe. 
cependant vive à pondre, n'ait commencé à clôturer son nid, et j'eus à 
peine le temps de capturer les dernières, en creusant avec une cuillère 
que je tenais prête à la main. On comprend que les larves du Diptère 
se rendent facilement à destination dans les nids dont le terrier est in- 
cliné, comme celui du Sphez subfuscutus, et n'y arriveraient-elles pas 
d'elles-mêmes, que le chasseur les y amènerait en grattant les parois 
du trou pour clore la cellule. 


Pour prendre les larves parasites j'avais largement ouvert le nid de 
la Guêpe, entamant même la cellule, laissée néanmoins presque en- 
ère au milieu d’un petit talus escarpé. Le Spher ne se découragea 
pas, il jeta de la poussière sur la brèche, et parvint à recouvrir com- 
plètement la chambre. Il abandonna la place sans avoir ratissé la sur- 
ace du sable, comme il le fait d'habitude. 


Sphex albisectus Lep. — Chaque espèce à sa manière d'échapper 
à la convoitise des parasites, celle du Sphex albisectus mérite d'être 
relatée. 

Le 27 juin, à Bonifacio, un de ces chasseurs traine un Criquet qu'il 
vient de capturer, et l'amène à un emplacement où je vois stationner 
avec persistance un petit Diptère, Apodacra {(Sp.?) (!. La proie est his- 
sée sur une touffe d'herbe, à 7 ou 8 centimètres du terrier où le Spheæ 
a l'intention de l’enfouir: mais avant de rouvrir ce trou, bouché par 
une pierre et un peu de poussière, la mère déblaie en partie un autre 
conduit, creusé à une quinzaine de centimètres du premier. Sans doute 
cette manœuvre à pour but de donner le change au parasite, puisque, 
comme on le verra plus loin, ce conduit ne mène à aucune cellule ; 


(1) Peut-être une espèce nouvelle. Le même insecte est parasite du Bemnbex 
oculata Latr., chasseur de Diptères et cependant impuissant à se défaire de 
l'ennemi qu'il connaît et qu'il redoute, tandis qu'un minuscule Crabronide, le 
Crabro elongatulus N. d. L. capture la Mouche, et l’entasse dans ses cla- 
piers. 


Sur l’instinct des Hyménoptères. 13 


mais la précaution semble avoir été inutile, car l'attention du Diptère 
ne fut pas détournée de PAcridien. 

La mère arriva bientôt à son véritable nid, en déblaya l'entrée, et 
en creusa la cellule. Ce travail fut très long, à cause de la surveillance 
à laquelle le Spher était astreint, pour empêcher le Diptère d'accéder 
à la proie. Chaque fois qu'il sortait du terrier, porteur d’une charge 
de terre, il allait précipitamment visiter son gibier, avec l'intention 
bien évidente d'en écarter le parasite, auquel il donnait quelquefois la 
chasse. De son côté, le petit Apodacra manœuvrait de son mieux pour 
aborder la proie, s’en approchant ou s’en éloignant suivant les allées 
et venues de la mère. Il put une seule fois atteindre le criquet et le 
parcourir rapidement, mais la Guêpe le chassa aussitôt. Après cette 
alerte, la mère passa longtemps sa proie en revue, comme si elle y 
cherchait l'œuf du Diptere. 

Grâce à cette étroite surveillance, le Sphexz parvint à enfouir l’Acri- 
dien sans que le parasite eût pu pondre sur lui, et le terrier fut clos 
par une petite pierre, recouverte elle-même d'une mince couche de 
poussière. Avant de s'éloigner, la mère revint au terrier qu'elle avait 
visité à son arrivée, en sortit un peu de terre, et le reboucha en partie 
en assujétissant minutieusement les moellons: elle s’envola ensuite à 
la recherche d’une nouvelle proie. 


Le nid, dans lequel le criquet avait été enfoui, comprenait un con- 
duit vertical vide, fermé par une seule pierre recouverte de terre, 
conduisant à la cellule par un boyau horizontal rempli de terre lassée. 
Je trouvai dans la chambre l'unique proie que j'avais vue trainer, munie 
de l'œuf du Spher. 

Le terrier que la Guêpe avait commencé à déblayer et qu’elle avait 
ensuite comblé en partie, ne consistait qu’en un conduit vertical pres- 
que entièrement rempli de terre entassée avec soin; il ne donnait accès 
à aucune cellule. 

Entre ces deux trous s’en trouvait un autre que le Spheæ paraissait 
connaître. Le puits vertical, recouvert d’une pierre blanche, en était 
vide; il menait à deux chambres clôturées, contenant : la première une 
larve d’Acridien pourvue d’un œuf, la seconde deux larves d’Acridien, 
dont une seule portait l'œuf du ravisseur. 

Le Sphex creusait où approvisionnait done à la fois trois nids diffé- 
rents, probablement pour dérouter les parasites, et on vient de voir 
par quelle vigilance il avait réussi à empêcher de pondre sur son Cri- 
quet le Diptère, que l'ouverture de deux terricrs n'avait pas détourné 
de la proie convoitée. 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [1902). 33 


D14 CH. FERTON. 


Dans les trois cellules, lAcridien était étendu sur le dos, et l'œuf 
du chasseur était collé, sur la face ventrale, à la membrane souple for- 
mant l'articulation de la hanche d’une des pattes postérieures. 


Stizus tridens Fabr. — J'ai donné ici même (1) un tableau de fa- 
milles d'Hémiptères qui sont la proie des Hyménoptères. Je n°v ai ins- 
crit que le résultat de mes observations personnelles, sans ignorer que 
cette liste est exclusive et qu’elle devra nécessairement être modifiée. 
Nous savons en effet que certains ravisseurs peuvent étendre leur 
chasse à des groupes nombreux et différents, et se préoccupent même 
parfois plus de la taille que de l'espèce des bêtes qu'ils capturent, 
pourvu qu'elles appartiennent à un même ordre. C’est ainsi que le 
Bembez oculata Latr. chasse tous les Diptères de moyenne et de petite 
taille. 

Le Stizus tridens semble être dans ce dernier cas: dans un de ses 
nids, que j'ouvris à Bonifacio le 10 octobre, une même cellule conte- 
nait des Cicadines adultes ({diocerus taeniops Fieb.), et une Psyllide 
également adulte (Homotoma ficus L.), Hémiptères très éloignés les uns 
des autres. La capture de la Psyllide par le Stize n’est pas un fait isolé, 
car une de ses coques, exhumée le même jour d’un nid voisin, était 
protégée par une couche d'élytres, que M. le docteur Puton à reconnu 
appartenir toutes au même Homotoma ficus. Enfin dans un 3 nid, 


1 


voisin des deux précédents, j'ai trouvé un Thamnotettir Martini Leth. 


Avant de quitter son terrier, le Stizus tridens en dissimule l'entrée 
en la couvrant d’une légère couche de sable. C’est la manière de faire 
des Bember, qu'a abandonnée le Stizus fasciatus. 

Le chasseur sait paralyser ses proies, dont plusieurs ont manifesté 
des signes de vie, lorsque je les ai percées avec une épingle, Tous les 
Hémiptères que j'ai trouvés dans ses nids étaient frais et aucun ne 
portait de traces de mutilations. 

La coque de la Guêpe est protégée par une enveloppe extérieure 
lâche et souple, formée avee les débris des insectes dévorés, notam- 
ment les élytres, agglutinés à des grains de sable. 


Bembex oculata Latr. — J'ai relaté la manière dont le Bembex 
oculata luxe une des ailes du Diptère porteur de son œuf, pour lui 
donner plus de stabilité et l'empêcher de faire la bascule sous le 


(1) Loco citalo, Notes détachées, ele. 


Sur l'instinct des Hymeénoptères. 15 


poids du germe plus pesant que lui (1). La mère Bembexz à une autre 
précaution qui m'avait échappé (?). La patte médiane de la Mouche, 
du côté où est fixé l'œuf, est également luxée, le tibia est ramené 
vers la tête de la Mouche, et le tarse est recourbé sous laile (pl.IV, 
fig. 9). Probablement cette patte doit contribuer à maintenir ie Di- 
ptère en équilibre en empêchant l’aile luxée de revenir à sa position 
naturelle. 

De nouvelles fouilles des nids du Bembex oculata m'ont fait voir 
qu'après avoir apporté une première proie et pondu son œuf, la mère 
n'attend pas toujours l’éclosion de la larve pour la munir de nouvelles 
provisions. Le 3 octobre, à Bonifacio, une cellule de cette Guèpe ren- 
fermait deux Diptères (Geron gibbosus Meig.), dont l’un était porteur 
de Pœuf, L'observation suivante montrera que néanmoins il est bien 
dans l'instinct du Bember oculata de ne pourvoir le nourrisson, avant 
son éclosion, que d'une faible partie de ses vivres. En ouvrant un de 
ses nids (Bonifacio, 29 septembre), je trouvai, à 40 ou 15 centimètres 
seulement de profondeur, un Diptère (Rhinophora subpellucida Lœw) 
fraichement paralysé et ne portant pas Pœui du chasseur; la Mouche 
n'était pas dans la cellule que fait toujours reconnaitre sa largeur plus 
grande que le diamètre du conduit; elle était placée immédiatement 
en avant d'une barricade de sable de plusieurs centimètres d’épais- 
seur, qui la séparait de la chambre. L'aspect et la faible consistance du 
sable fraîchement remué permettaient de suivre la trace du canal au 
milieu du sol vierge, et je pus arriver avec certitude à la cellule. 
Deux mouches s'y trouvaient : un Rhinophora subpellucida Læœw, 
muni de l'œuf de la Guêpe, et un Syrphus balteatus Déï. Le Bembex 
oculata peut donc ne pas attendre léclosion de sa larve pour la doter 
de plusieurs proies, mais il n’en laisse qu’un petit nombre à la dispo- 
sition du ver, les autres étant mises en réserve à l'abri de ses man- 
dibules. 

Fabre a noté qu'il est de règle que le premier Diptère apporté soit 
de petite taille; ce fait s’est vérifié dans toutes mes observations sauf 
une, dans laquelle la proie qui devait recevoir l'œuf d’un Bembex ocu- 
lata était une Lucilia illustris Meig. (Bonifacio 28 septembre). 

Nielsen (°), se basant sur les observations de Wesenberg-Lund et 


(1) Observations sur l'instinct des Bembex Fabr. Act. de la Soc. linn. de 
Bordeaux, t. LIV, 1899. 

(2) J'en dois la remarque à M. Spoturno, qui l'a reconnue en faisant le 
dessin qui figure dans la planche. 

(3) Biologiske Studier over Gravehvepse, Copenhague, 1900. 


D16 CH. FERTON. 


sur les siennes, rapproche des Bember les Crabronides et les Orybelus, 
qui, comme les premiers, seraient incapables de paralvser les Diptères 
qu'ils capturent. J'ai déjà longuement relaté mes observations relatives 
aux Bembex (1) et aux Oxybèles (2), et jen ai opposé les conclusions 
à celles énoncées par Wesenberg. Mais, en outre, il y à dans l'instinct 
des Crabronides et des Oxybelus un fait qui les éloigne des Bembex : 
c'est leur manière de placer l'œuf sur la proie. Chez les Bembex, 
l'œuf est collé au thorax de Ja mouche, immédiatement au-dessous du 
point d'insertion de l'aile, son extrémité libre correspond à la tête de 
la future larve. L’œuf des Crabronides et des Oxrybelus est piqué à la 
gorge du Diptère et la tête de la larve sera au point d'attache de l'œuf, 
et non à son bout libre. Cette disposition de embryon, dont la tête est 
libre dans le groupe des Bembex, et fixée dans celui des Crabro au 
point où doit être entamée la Mouche, parait avoir une grande impor- 
tance. Parmi les Bembécides, nous la voyons se continuer chez les 
Stizes, voisins des Bembezx, mais dont la proie est différente; du côté 
des Crabronides, les Brachymerus, qui capturent des Fourmis, ont con- 
servé l'habitude de fixer à la proie l'extrémité céphalique de Pœuf. 


Aux deux listes déja données de Diptères capturés à Bonifacio par 
le Bembex oculata je puis ajouter la suivante : 

Micropalpus comptus Fall. ©, Rhinophora deceptoria Læw ©, R. sub- 
pellucida Lœw G, R. deceptricola Lœw ©, Thereua arcuata Lœw 9, 
Phthiria (notata Bigot?) (°), Geron gibbosus Meig., Systoechus nitidu- 
lus Fabr. &, Machimus (Asilus) sp?, Lucilia illustris Meig., Syrphus 
balteatus Deg., S. grossulariae Meig., var. 


Oxybelus 14-notatus Oliv. — Shuckard observa que lOxybelus 
13-notatus porte sa proie en la serrant contre son ventre avec les pattes 


(1) Observations sur l'instinct des Bembex Fabr., Actes de la Société 
linn. de Bordeaux, t. LIV, 1899. 

Au moment de terminer ce travail, je recois une lettre de M. Wesenberg, 
qui me reproche une erreur que j'ai commise en écrivant qu'il qualifie les 
déductions de Fabre de « tout à fail inexactes ». Handlirsch, auquel je me 
suis rapporté, avait dit en effet « meist unrichtig, le plus souvent inexactes ». 
Je regrette d'autant plus ce lapsus que déjà, d'après M. Wesenberg, la tra- 
duction de Handlirseh était elle-même erronée, et que j'ai retourné l'expres- 
sion contre les déductions de M. Wesenberg. J'aurais dû dire pour traduire 
ma pensée, qu'elles sont généralement inexactes. 

(2) Notes delachées.…., etc. 

(3) Individu en trop mauvais état pour pouvoir étre déterminé avec cer- 
titude. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. »17 


postérieures, et sa relation à été confirmée par Gerstæcker (1) 
tit Oxybèle a conservé à Bonilacio la même manière de porter sa 
Mouche, méthode qui pourrait lui être imposée par sa petite taille. C’est 
probablement cette habitude qui oblige le ravisseur à laisser son ter- 
rier ouvert, quand il part en chasse, afin de pouvoir y rentrer facile- 
ment. Au contraire les espèces d'Oxybelus, qui rapportent leur Diptère 
en le maintenant avec le dard et les 2 pattes postérieures, dissimulent 
leur nid, chaque fois qu'elles le quittent, en jetant sur l’orifice une 
couche de sable ;elies peuvent d'autant plus facilement le rouvrir à leur 
retour qu'elles ont les £premiers membres libres, l'extrémité antérieure 
de leur fardeau ne dépassant pas la naissance de leur abdomen. Ayant 
recouvert d’un peu de sable lorifice d'un nid de PO. 14-notatus, je 
pus m'assurer que la mere ne pouvait v rentrer avec la proie qu'elle 
portait; l'Oxybèle, qui tenait sous lui un Sapromyza (fasciata?), erra 
quelque temps au-dessus de son terrier, puis déposa la mouche et re- 
vint ouvrir le nid. Cependant cette Guêpe dissimule fréquemment son 
terrier, lorsqu'elle ne doit pas y revenir chargée d’une proie. 


Le pe- 


Dans deux nids que j'ai ouverts à Bonifacio (5 et 6 octobre), les 
Diptères capturés ne portaient pas de traces de mutilations, tous étaient 
frais et plusieurs donnaient des signes de vie. L°/0. 14-notatus sait 
donc paralyser ses proies. 

Les Dipteres de ces deux nids appartenaient aux espèces suivantes : 
Sarcophaga arvorum Zett. © G, Rhinophora deceptricola Lœw ©, Rhi- 
nophora sp., Laurania aenea Fall., Chortophila striolata Fall. ©, Chor- 
tophila cinerella Fall. ©, Sapromyza (fasciata?). 


Oxybelus ambiguus Gerst. — La plupart des chasseurs de Di- 
ptères capturent indifféremment diverses espèces, pourvu qu’elles aient 
la taille requise. L’Orybelus ambiquus Yait exception, il à au moins 
des préférences. Je Pai pris rapportant un Asilus atricapillus Fall. (Boni- 
facio, 9 septembre), et deux de ses nids, qui ne comprenaient chacun 
qu'une cellule, renfermaient : le 1° 6 Thereua arcuata Lœw (Boni- 
facio 5 octobre), le second 4 Thereua arcuala (Bonifacio 12 octobre). 
Cet Oxybèle est également un paralyseur ; ses proies étaient toutes en 
parfait état et trois de celles du second nid donnèrent des signes de vie 
48 heures après que je les eus rapportées chez moi. 


(1) Ucber die Gattung Oxybelus Latr., Zeitsch. [, die Gesanmt. Naturuw., 
Berlin, 1867, p. 47. 


518 CH. FERTON. 


L'œui de l'O. ambiquus est porté par la Mouche qui oceupe le fond 
de la chambre, ilest collé à la gorge de la bête par son extrémité cé- 
phalique. L'aile du Diptère, du côté vers lequel se trouve l'œuf, a été 
luxée et écartée du corps, dont elle maintiendra l’équilibre, quand la 
larve, dévorant cette première proie, sera devenue assez pesante pour 
entrainer et lui faire faire la bascule (pl IV, fig. 11). La méthode 
par laquelle la guêpe luxe Paile du Diptère, est assez perfection- 
née pour laisser quelque souplesse au membre ; plusieurs fois, pendant 
que je dessinais la Mouche munie de l'œuf (1), la bête encore vivante, 
excitée par la lumière, ramena à sa place naturelle laile écartée, 
mais la reporta presque aussitôt à la position que lui avait imposée 
POxybèle. 


Crabro elongatulus V. d. L. — [lnidifie dans les talus sableux. 
son œuf est collé par le bout céphalique à la gorge d’un Diptère (pl. IV, 
fig. 10). 

J'ai déja donné une longue énumération des espèces capturées par 
ce Crabronide (?), je puis aujourd'hui y ajouter les suivantes, prove- 
nant toutes de nids ouverts à Bonifacio : 

Medeterus flavipes Meig., Dacus oleae Rossi, Desmometopa (Agro- 
myza) M-nigrum Zetl., Geron gibbosus Meig., Apodacra sp., Syritta 
pipiens L., Paragus sp. (probablement bicolor), Miltogramma sp, To- 
rophora maculata Wied., Gymnosoma rotundata L., Drosophila gra- 
minuin Fall., Cecidomyia sp, Psilopus sp. 

On remarquera dans cette liste la présence du Dacus oleae, Si triste- 
ment célèbre dans la région de lOlivier sous le nom de Mouche des 
olives. Aussi c’est avec satisfaction que le 28 août je vis le petit Cr'a- 
bro rapporter à son nid la mouche redoutée, fléau des beaux Oliviers 
de Bonifacio. 


Crabro 4-maculatus F.— Ses nids m'ont donné un seul Diptère à 
ajouter à ceux que j'avais énumérés précédemment, un Psilopus, dont 
l'espèce n’a pu être déterminée (Bonifacio). 


Crabro varius Lep.— La Guêpe nidifiait le 21 octobre, à Bonifacio, 
dans un talus argilo-sableux exposé au soleil. Le terrier peu profond 


(1) Celle représentée pl. IV, fig. 11. 
(2) Notes délachées sur l'Instinct des Hyménoptères, loco citato. 


Sur l'instinct des Hyménopteres. 919 


conduisait à deux cellules, dont une seule était entièrement approvi- 
sionnée; elle renfermait une très jeune larve et 14 Diptères (12 intacts 
et 2 à peu près dévorés). Toutes les proies du nid étaient des Tachy- 


dromia articulata Macq. 


Pompilus pectinipes V. d. L. — J'ai relaté précédemment (1) que 
cet insecte avait ouvert un nid d’un autre Pombpilide, pour substituer 
son œuf à celui que portait PAraignée. Ce fait, si éloigné de tout ce que 
l'on connait de l'instinct dans le genre Pompilus, pouvait être excep- 
tionnel, aussi y a-t-il intérêt à noter l'observation suivante, qui vient 
confirmer la première. 

Le 29 septembre, dans une petite vallée sablonneuse voisine de Bo- 
nilacio, un Pompilus pectinipes creuse un terrier dans le sable. Pour 
m'assurer des intentions de la Guêpe, je la laisse travailler jusqu'à ce 
que la profondeur du conduit creusé soit d'environ trois centimètres, 
puis j'ouvre le terrier. Au delà du trou fait par le Pompile, on distin- 
œuait nettement, au milieu d’une masse sableuse humide, un canal 
circulaire rempli de sable sec, qui conduisait à une loge contenant une 
Larinia lineata Luc., fraichement paralvsée. Malheureusement je 
froissai PAraignée de la pointe de mon couteau, et probablement 
je fis tomber l’œuf qu'elle devait porter. Mais cette Araignée n'étant 
pas terricole, on peut affirmer qu'elle avait été paralvsée et enterrée 
par un Hyménoptere fouisseur. 

Le P. pectinipes ouvrait donc pour y pondre le nid d’un autre Pom- 
pilide, peut-être du P. argyrolepis Costa, commun à lemplacement 
même où je me trouvais, et qui chasse habituellement les Larinia. 

L’exactitude de ces deux observations ne me semble pas pouvoir 
ètre mise en doute, néanmoins le parasitisme d’une seule espèce, dans 
un genre dont les autres représentants sont chasseurs, est un fait si 
exceptionnel dans l’histoire des Hyménoptères, que de nouvelles preu- 
ves sont nécessaires pour qu'on soit fixé sur les mœurs du P. pecti- 
nipes. 


Pompilus vagans Costa. — [L’Araignée m'a toujours paru inca- 
pable de résister au Pompilide, même dix fois moins corpulent qu'elle, 
mais elle lui échappe souvent par la fuite. Il semble donc que les Arai- 
gnées terricoles, dont le terrier n’est muni que d'un orifice, doivent 


(1) Notes détachées, etc. Annales de la Soc. entom.de Fr. 1° Sem. 1901. 


520 CH. FERTON. 


nécessairement devenir la proie du ravisseur qui a trouvé leur re- 
paire. Ces espèces, pourtant si nombreuses, paraissent ainsi au pre- 
mier abord moins favorisées que celles qui habitent à l'air libre, mais 
elles peuvent se soustraire au ravisseur, dans certaines périodes de 
leur vie, en clôturant leur nid de facon que le Pombpile ne puisse en 
ouvrir la porte. 

Un Pompilus vagans Costa (1) (2 août, Rognac) entre dans un terrier 
fermé par un opercule léger et grossier qu'il traverse facilement. I 
séjourne quelque temps dans le trou, en sort, et monte précipitamment 
sur une petite pierre voisine, d’où il parait surveiller la sortie de PA- 
raignée. Plusieurs fois il recommence cette manœuvre, puis il fait len- 
tement le tour de la pierre en palpant le sol de ses antennes, sans 
doute pour découvrir le second orifice du nid de la Némésie. Fina- 
lement il abandonne la place après avoir séjourné quelque temps dans 
le terrier, et s'éloigne en continuant sa chasse. 

J'ouvris le repaire de l’Araignée; à une profondeur de 5 à 6 centi- 
mètres, il était fermé par un opercule épais et solide, fait de terre ag- 
glutinée, et consolidée par de la soie. C’est cet obstacle qui avait arrêté 
la Guêpe. Le conduit se prolongeait au delà de la barricade et donnait 
abri à une Nemesia badia Ausserer, et à quelques Araignées de très 
petite taille, filles de Ja Némésie. Celle-ci, en parfaite santé, n'avait cer- 
tainement pas été piquée, ce que prouvait déjà la position de loper- 
cule solidement fixé aux parois du trou. Désirant vérifier que c'était 
bien cet obstacle qui avait empêché le chasseur de pénétrer dans le 
terrier, et d’en capturer Phabitant, je m'emparai des deux bêtes, et je 
les mis en présence dans mon filet à papillons. Le Pompile se précipita 
aussitôt sur l’Araignée et la piqua plusieurs fois (2). 

La Némésie était donc bien la proie cherchée par le P. vagans, 
qui avait été impuissant à ouvrir son nid; on peut s'étonner d’au- 
tant plus de son insuccès, que, à Bonifacio au moins, le Pompilus va- 
gans chasse à peu près exclusivement la Nemesia badia. 


Pompilus niger Fabr. — Les deux espèces suivantes sont à ajouter 
à la liste déja donnée des Araignées que chasse ce Pombpile : 

Lycosa ruricola de Geer, Saillagouse (Cerdagne), 48 juillet. 

Pisauza mirabilis Clerck, Bonifacio, 24 juin. 

(1) I s’agit ici de l'espèce type, c'est-à-dire ayant les trois premiers seg- 
ments de l'abdomen teintés de rouge. 

(2) La Guêpe ne put obtenir la paralysie complète de sa proie, ce qui peut 
être attribué à ce qu'elle avait épuisé le contenu de sa glande à venin sur le 
tissu de mon filet à papillons. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. 521 


Pompilus rytiphorus Kohl et Priocnemis abdominalis Dhlb. 
— Ces deux insectes n'ont encore été signalés dans aucune région 
francaise ; tous deux existent à Bonifacio, où j'ai pris le P. rylipho- 
rus le 1 septembre, et le Pr. abdominalis les 23 mai et 10 octobre. 
La première Guêpe n’était jusqu'ici connue que de Dalmatie. 


Odynerus Chevrieranus Sauss. — Dans la première série de ces 
notes, j'ai rendu comple que, contrairement aux observations de Fabre, 
javais pu élever des Odynerus et des Euinenes provenant d'œuis que 
javais privés de leur fil suspenseur. J’ai eu Foccasion de faire dans 
les mêmes conditions l'élevage de FO. Chevrieranus. 

La Guêpe nidifiait à Montlouis (16 juillet) dans une tige de ronce; 
le nid ne comprenait qu'une seule cellule commencée, contenant à à 
6 petites chenilles et un œuf suspendu à l'extrémité dun fil. Je détachai 
l'œuf, et le plaçai avec ses provisions dans un tube de verre, qui fut 
enfermé dans ma malle et subit chacun des deux jours suivants les 
heurts d’un voyage de 12 kilomètres en diligence. Le 19, à mon 
retour à Montlouis, la larve était éclose et avait commencé à sucer les 
chenilles; mais celles-ci avaient supporté les chocs moins bien qu’elle, 
elles étaient attaquées par la pourriture. Le petit ver fut mis dans un 
tube sain, et doté de chenilles capturées par l'Odynerus reniformis 
Gmel., beaucoup plus grosses que ses proies. Peu après, 22 et 23 juillet, 
l'Odynère fut de nouveau secoué avec mes bagages pendant mon 
retour à Marseille. Je Fy trouvai néanmoins bien portant et le 2 août 
il avait commencé à filer une coque. Le 25 août, à Bonilacio, le rou- 
leau de papier, dans lequel je l'avais enfermé, contenait un 0. Chetrie- 
ranus ®, à l'état parlait, mort et déjà desséché. 

Cette observalion devra lever les doutes qui auraient pu subsister, 
l'insecte ayant parcouru le cycle entier de ses transformations dans 
des conditions très désavantageuses pour lui. 


Eumenes pomiformis Rossi. — J'ai avancé ici même (!) que si 
l'œui des Eumenes et des Odynerus est suspendu au plafond de sa 
chambre, il ne faut pas en voir le motif dans la nécessité de le protéger 
de la brutalité des chenilles incomplètement paralysées. J'avais en effet 
presque toujours réussi à élever les larves en coupant le filament sus- 
penseur de l'œuf, et en vidant les cellules, dont je plaçais le contenu 


(1) Notes détachées, etc. 


D22 CH. FERTON. 


dans une boîte ou dans un tube de verre. La conclusion de Fabre, 
affirmant l'impossibilité de la formation graduelle de l'instinct des 
Guêpes solitaires, était ainsi tournée, Un fait important dans la vie lar- 
vaire des Euimenes restait cependant entier et suffisait à faire douter 
de mes déductions. Fabre (1!) à en effet observé que la larve de l'Eu- 
menes « éclose et déjà grandelette est suspendue suivant la verticale, 
par Parrière, au plafond du logis ». Le fil de suspension se compose 
du filament primitif et d’une gaine constituée par la dépouille de l'œuf. 
« Le ver est attablé, dit-il : la tête en bas, il fouille le ventre flasque 
de l’une des chenilles. Avec un fêtu de paille je touche un peu le 
gibier encore intact. Les chenilles s’agitent. Aussitôt le ver se retire 
de la mêlée... Au moindre signe de péril dans le tas de chenilles, la 
larve fait retraite dans sa gaine, et remonte au plafond, où la cohue 
grouillante ne peut l’atteindre. Le calme revenu, elle se laisse couler 
dans son étui, et se remet à table, la tête en bas sur les mets, l’arrière 
en haut, prête pour le recul... Puis les forces venues... le petit ver se 
laisse choir sur le gibier restant. 

Voila, dit encore l’auteur, ce que j'ai vu dans les nids de l'un et 
l’autre Eumène (), voilà ce que j'ai montré à des amis encore plus 
surpris que moi de lingénieuse tactique. » Ces manœuvres complexes 
du jeune Eumenes, si elles sont habituelles, doivent répondre à un 
danger pressant, dont j'aurais pu dans mon ignorance préserver les 
insectes que j’élevais. J'ai donc entrepris de vérifier la relation qui vient 
d'être citée. Mes observations ont été faites à Bonifacio, sur l'Eumenes 
pomiformis, dans la 2° quinzaine d'octobre et la 4° quinzaine de 
novembre 1904. 

On se rend tout d’abord difficilement compte de l'observation de 
Fabre : la cellule de l'Eumenes pomiformis est en effet remplie par les 
proies qu'y à entassées la mère, et on ne comprend pas comment la 
larve peut, en se retirant dans sa gaine et en remontant au plafond, 
se mettre à l'abri de la « cohue grouillante ». 

Bien plus, quand on ouvre avec précaution la cellule de la Guêpe, 
on constate que rarement Pœuf est suspendu comme un pendule à 
Pextrémité du filament qui le retient au plafond. Il est assez difficile 
de procéder à l’effraction de la coupole, sans rien modifier à son arran- 
gement intérieur, et encore faut-il avoir eu la chance de tomber sur 
un nid dont l'œuf n’est pas encore éclos. Six fois seulement j'ai pu 
parvenir avec certitude ; une seule fois j'ai trouvé l'œuf suspendu 

(1) Nouveaux souvenirs enlomologiques. Paris, 1882, p. 74. 

(2) Eumène d’Amédée et Eumène pomiforme. 


Sur l'instinct des Hyménopteres. 523 


presque verticalement au bout de son filament, mais il n'était pas au 
milieu des proies, il avait été repoussé contre la paroi de la coupole 
par la masse des chenilles qui le comprimaient. Dans les cinq autres 
cas il était couché horizontalement au-dessus des larves, sur lesquelles 
il reposait allongé le long du dome et touchant le plafond de la 
chambre (pl. IV, fig. 12). Jamais je ne l'ai trouvé séparé de son fil 
suspenseur. Enfin, une seule fois j’ai pu ouvrir, sans y rien déranger, 
une cellule contenant une toute jeune larve venant d’éclore; elle était, 
comme la plupart des œufs, couchée horizontalement sur le tas de 
chenilles. 

J'ai cherché à observer la larve d’Eumenes dans des conditions va- 
riées: d’abord dans les conditions naturelles de son éclosion, c’est-à- 
dire en laissant à l'œuf dans la cellule la position qui vient d’être 
décrite sur la masse des proies. Dans d’autres cas l'œuf pendait verti- 
calement au milieu des chenilles, et celles-ci étaient maintenues à son 
contact, sauf dans un seul nid, que j'avais vidé presque entièrement, de 
facon à obliger la larve à abandonner de suite la dépouille de Fœuf pour 
atteindre sa nourriture, Enfin une seule fois j'avais séparé l'œuf de son 
filament et je l'avais laissé reposer librement sur les proies. J'ai pu as- 
sister à l’éclosion d’une douzaine de larves. Le petit Ewmenes se des- 
sine peu à peu dans l’œuf, puis se laisse glisser tantôt plus, tantôt 
moins en dehors de la pellicule, et commence son repas en appliquant 
la bouche contre la chenille qui est à sa portée. Il est alors entièrement 
blanc, mais on aperçoit bientôt à la place du tube digestif un mince 
filet verdàtre, qui indique l’arrivée des sues nourriciers tirés de 
la proie; les ondulations régulières qu'on peut voir à la loupe ne lais- 
sent d’ailleurs aucun doute à cet égard. L’inseete est encore en partie 
invaginé dans la dépouille de l'œuf, mais en proportion variable : tantôt 
la moitié du corps seulement est libre, tantôt la larve n’est plus retenue 
que par son dernier anneau. Ceux des Eumenes qui étaient restés en 
partie engagés dans leur fourreau étaient bientôt obligés de lPaban- 
donner, sans doute à cause de leur rapide croissance, et finalemeñt dans 
toutes mes observations la larve était entièrement libre moins de 
24 heures après son éclosion. 

Depuis le commencement du repas de la Guêpe jusqu’à ce qu'elle ait 
quitté la pellicule de l'œuf, j'ai excité à des moments différents les che- 
nilles ou la larve elle-même, en examinant attentivement l’insecte soit 
à l'œil nu, soit à l’aide d’une loupe montée, ce qui m'était d'autant 
plus facile que j’observais dans ma chambre de travail, aussi commo- 
dément que possible. Jamais, quel que soit le nombre d’anneaux du 
ver encore invaginés dans la pellicule, quelle que soit la position de 


D24 CH. FERTON. 


la larve, suspendue ou reposant horizontalement sur Les vivres, je n'ai 
pu obtenir de la faire rentrer dans son fourreau. Vainement même 
j'ai remué avec quelque brutalité la chenille attaquée ou la larve elle- 
mème. Parfois l'Euwmenes abandonnaït sa proie en écartant la tête, mais 
il y revenait presque aussitôt; plus fréquemment je ne lui fis pas là- 
cher prise. Je n'ai pas obtenu un meilleur résultat en écartant les che- 
nilles et excitant de toutes manières la larve qui pendait librement, 
suspendue à son étui. Il était alors évident qu’elle ne remontait pas 
parce qu'elle ne le pouvait pas, car mes brutalités auraient dû lui im- 
poser ce mode de retraite, S'il lui avait été possible. Enfin, dans luni- 
que cellule que j'avais disposée de facon que linsecte ne puisse at- 
ieindre les vivres de l'extrémité de son fourreau, le petit ver se laissa 
choir sur les chenilles et commenca de suite à sucer l’une d'elles. Au 
total j'ai acquis la conviction que la jeune larve de l'Eumenes pomifor- 
is est, au moins généralement, incapable de rentrer dans la pellicule 
de son œuf, après qu'elle l'a abandonnée en partie. 


L'origine du fil suspenseur, ainsi que je l’ai déjà exposé (1), pour- 
rait remonter aux Guêpes solitaires nidifiant dans le sol, qui auraient 
cherché à préserver le précieux germe du contact des parois humides 
de la chambre. Chez l'Eumène pomilorme il ne peut plus être question 
de parois humides de la cellule, mais Putilité de cette disposition pour 
l'insecte n’est cependant pas douteuse. Pour s’en rendre compte, ilsuffit 
de regarder la mère approvisionnant le nid. La coupole est alors ter- 
minée et ne communique avec lextérieur que par un étroit goulot, 
l'œul est pondu comme chez tous les Vespides: le chasseur porteur 
d'une proie s’abat sur son nid et enfile la chenille par létroit goulot 
juste assez large pour lui donner passage. La manœuvre est rapide 
pour les premières proies apportées; à peine linsecte s'est-il posé, 
qu'il repart en chasse libre de son fardeau. Il n’en va plus ainsi pour 
les dernières pièces, dont l'introduction dans la chambre est laborieuse ; 
on voit la Guêpe les faire pénétrer peu à peu par un procédé que je 
n'ai pu saisir, mais qui met certainement à profit la vivacité que la 
mere laisse aux proies. En effet, la cellule est déjà bourrée, etune che- 
nille inerte n’y pourrait pénétrer au milieu d’autres également inertes. 
Il me parait certain que, au moment de l'introduction des dernières 
pièces, les chenilles voisines doivent se mouvoir pour faire place à la 
nouvelle arrivée, et c'est celle-ci qui doit provoquer les déplace- 
ments nécessaires, excitée elle-même par l'Eumenes. Si l'œuf n'était 


(1) Notes détachées etc. 


Sur l'instinct des Hyménopteres. 229 


attaché au plafond de la chambre, il pourrait par les mouvements des 
proies être amené jusqu'au fond dela cellule, où il supporterait le poids 
de la masse des larves réagissant aux excitations de la Guêpe, et en 
souffrirait peut-être malgré sa grande résistance. On comprend que 
l'Eumenes pomiformis ait conservé lhabitude d’attacher son œuf au 
dôme de sa coupole, en même temps qu’il laissait aux chenilles, dont 
il l'approvisionnait, assez de vivacité pour qu'elles puissent se mouvoir, 
et donner place aux dernières pièces apportées. La vivacité laissée aux 
proies est d’ailleurs elle-même à l'avantage de la Guêpe; elle lui per- 
met en effet de les emmagasiner dans une plus petite chambre, et elle 
entraine une économie dans la construction de la cellule, dont les di- 
mensions peuvent être réduites au volume net des provisions néces- 
saires. 

Remarquons en passant que la paralysie incomplète des chenilles de 
l'Eumène pomilorme ne doit pas être considérée comme due à une im- 
perfection de l'instinct du chasseur ; elle constitue au contraire, comme 
je viens de le montrer, un avantage pour l’insecte, à qui elle procure 
une économie dans la construetion de son nid. 

C’est également la manière dont la Guêpe bourre la cellule qui ex- 
plique la position irrégulière de l'œuf, quelquefois suspendu verticale- 
ment dans la masse des chenilles, le plus souvent couché horizontale- 
ment sur elles, en haut du dôme. 


L'œuf de l'Eumenes pomiformis peut résister sans souffrir à des 
chutes et à des pressions, qu'on pourrait au premier abord lui croire 
funestes; on peut le manier et le laisser tomber sans nuire à son éclo- 
sion. Sa pellicule est en effet résistante, comme on peut s’en assurer 
en cherchant à larracher, après que la larve l’a abandonnée. La so- 
lide enveloppe qui protège son embryon permet à l'Eumène de nidifier 
en novembre à Bonifacio, dans une région battue par des vents vio- 
lents et froids, qui dessécheraient l'œuf pondu plusieurs jours avant 
la fermeture de la cellule, s’il n’était abrité par un épais manteau. Les 
mois d'octobre et de novembre 1901, pendant lesquels j'ai élevé la 
Guêpe, ont été plus rigoureux que d'habitude, et les cellules, large- 
ment ébréchées pour en faciliter l'observation, étaient dans une grande 
caisse souvent ouverte, près d'une fenêtre qui n’était fermée que la 
nuit. Un seul œuf a péri, et encore l’avais-je meurtri par le contact 
d’un petit caillou. 

La larve elle-même m'a paru plus indifférente aux intempéries et 
aux privations que ne le sont généralement les larves des Hyméno- 
ptères giboyeurs ou mellifères. Au cours de mes élevages, de jeunes 


226 CH. FERTON. 


Eumènes lombèrent plusieurs fois de leurs cellules ouvertes, et, à 
cause de mes occupations professionnelles, restèrent 3 et 4 jours sans 
nourriture, exposées au froid sur là couverture du livre qui servait de 
table aux supports de leurs nids. IIS n’en souffrirent généralement pas, 
et même Pun d'eux, que j'avais blessé par inattention, se rétablit 
promptement de sa blessure. 

Le fil suspenseur de l'Euwmenes pomiformis s'attache aux objets qui 
le touchent, de sorte que l'œuf, détaché du point de suspension, mais 
muni encore d'une partie de son filament, aurait chances de rester 
adhérent au rang supérieur des chenilles et de ne pas être entrainé 
jusqu'au fond de la cellule. 


Le nid de la Guêpe, même isolé sur une toutffe à l'extrémité d'une 
petite branche, n’est pas à l'abri des Fourmis. Jai en effet recueilli, le 
13 novembre, une cellule clôturée qui ne renfermait que 7 à 8 chenil- 
les, ne représentant que le tiers ou le quart de la ration habituelle du 
nourrisson. Ces larves, pleines de vie, S’agitaient fréquemment, elles 
étaient donc fraichement capturées. Le nid ne contenait pas d'œuf de 
l'Eumène, et je ne pus même pas y voir trace de sa pellicule, mais 
% petites fourmis vivantes (Leptothorar) Y étaient enfermées, et il pa- 
rait naturel de les accuser d’avoir fait disparaitre l'œuf manquant. 

Un autre parasite, où mieux commensal, de lEumenes pomiformis 
est le Canidia pusilla Ratz (1). Cet Ichneumonide dépose ses œufs dans 
le corps de chenilles de Plutella cruciferarum Z., qui peuvent être 
capturées plus tard par la Guêpe; le Canidia dévore rapidement son 
hôte et en sort en une larve blanche, qui se file une coque, blanche 
également, fixée aux autres chenilles ou à la paroi intérieure de la 
coupole. L'insecte parfait éclôt au début de novembre avant FEumène, 
mais je ne crois pas que le petit Ichneumonide soit capable de perlorer 
la muraille du nid pour se libérer. Je suppose d’ailleurs que la Guêpe 
lui en laisse rarement le loisir: elle est en effet capable, vers la fin de 
son repas, d'éventrer la coque de lintrus et d'en dévorer habitant. 
Dans mes élevages j'ai pu ainsi faire manger par une grosce larve 
d'Eumène plusieurs Canidia, dont les cocons étaient terminés. Aussi 
d’une série de nids du chasseur provenant du même endroit, tous ceux 
qui renfermaient l'œuf où une jeune larve d’Eumène me donnèrent 
plusieurs coques de Canidia, qui furent filées vers le milieu du repas 
de la larve, tandis que je n’en trouvai pas une dans celles contenant 


(1) Je l'ai déjà signalé dans mon précédent mémoire, mais sans pouvoir dé- 
cider si cel insecte était le produit de la transformation des proies de l'Eu- 
mène ou leur parasite. 


Sur l'instinct des Hyménoptères. 527 


le ver adulte. Il est probable que ces derniers nids n'avaient pas été 
moins que les précédents infestés par le parasite, mais que celui-ci 
avait été dévoré par son hôte. 

L'Eumenes pomiformis capture à Bonifacio des larves de genres dif- 
férents, il ne semble guidé que par la taille de la proie. Au début 
de mes observations (dernière quinzaine d'octobre 1904), les cellules 
étaient uniquement bourrées de Plutella cruciferarum Z., et la même 
bête était aussi largement exploitée par le Canidia pusilla. Le 13 no- 
vembre suivant, les nids renfermaient des chenilles appartenant à 
des genres divers : 

Eupithecia oxycedrata Milière. 

Plutella cruciferarum Z. 

Cidaria unifasciata HW. 

Pyrausta sanguinalis. 

Mimoeseoptilus serotinus Z. 


J'ai eu, à Montlouis, 21 juillet, par une très belle matinée, l’occasion 
d'observer la durée de la construction entière d’une cellule d'Eumenes 
pomiformis ; deux heures environ s’écoulèrent depuis la mise en œuvre 
de la première boulette de mortier jusqu'à l'achèvement du petit édi- 
fice. Le même travail demanda une heure et demie, dans une obser- 
vation déjà ancienne faite le 4 novembre à Vitrolles, et, dans une 
autre circonstance (Bonifacio, 20 novembre), la Guêpe bâtit en une 
heure plus dun tiers de son nid. Enfin j'ai donné ici même une obser- 
vation antérieure (!), dans laquelle l'ouvrage parait avoir été mené 
plus rapidement. Je suppose d'après ces quatre données qu'il faut en- 
viron deux heures à la mère pour construire une cellule. 


Sur la faune des Hyménoptères de Bonifacio. — Sauf quelques 
lambeaux peu importants de calcaires secondaires et tertiaires, le sol 
de la Corse ne se compose que de terrains primitifs; au contraire la 
région bonifacienne est tout entière de molasse miocène. Malgré son 
sol et son climat différents de ceux des massifs granitiques voisins, 
cette région ne possède pas d'Hyménoptère qui lui soit propre; toutes 
ses espèces se retrouvent, parfois en proportions différentes, dans la 
partie granitique de l'ile, presque toutes gravissent la montagne, où 
elles remplacent la faune alpine absente (?), et où elles apparaissent à 
des dates plus tardives qu’à Bonifacio. 


(1) Notes détachées, etc. 
(2) J'ai note ici même l'absence en Corse de la faune alpine, et j'en ai con- 


D28 CH. FERTON. 


Darwin à cité la remarque de Wollaston notant le grand nombre 
d'insectes aptères qui habitent Madère (1). La Corse, plus vaste qu’un 
département, et dont l'isolement est de date récente, ne compte pas 
d'espèce aptère qui lui soit spéciale, mais l'observation de Darwin 
s'applique néanmoins en partie à la région de Bonifacio. A sa pointe 
sud, la Corse se termine en une étroite presqu'île, dont la largeur 
n'est que de à» kilomètres à hauteur du golfe de S‘* Manza. Au prin- 
temps et à l'automne (à l’époque des équinoxes), cette presqu'île est 
balayée par des vents violents et fréquents, et, pendant ces deux sai- 
sons, les espèces de Pompilides qui dominent en nombre d'individus 
sont celles qui font rarement usage de leurs ailes : les Pompilus vagans 
Costa, plicatus Costa, holomelas Costa et pectinipes V. d. L., le Plani- 
ceps fulviventris Costa et les Priocnemis opacus Pérez et leucocælius 
Costa, qui tous explorent lentement le sol à la recherche d’un terrier 
d'Araignée, le Priocnemis Vachali Ferton, qui chasse la plupart du 
temps des Araignées terricoles. Le genre Miscophus fournit une remar- 
que analogue : l'espèce, qui est de beaucoup la plus commune à Boni- 
facio, est le M. bonifaciensis qui fait peu usage de ses ailes. 

Les vents, qui balayent si violemment le territoire de Bonifacio, 
soufflent tous vers l'Ouest ou vers l'Est, c’est-à-dire vers la mer, et il 
semble au premier abord que lavantage qu'ont sur leurs congénères 


clu que l'isolement de l'île devait être antérieur à l'époque glaciaire (Bull. de 
la Soc. entom. de Fr. n° 4, 1901). J'ai appris tout récemment que M. Kollmor- 
gen, lépidoptérologiste habitant Bordighera, Italie, m'avait précédé dans cette 
conclusion. En juillet 1898, je rencontrai M. Kolimorgen à Evisa, Corse, et 
je tis plusieurs courses avec lui; le soir nous nous réunissions volontiers pour 
causer ensemble. Dans nos conversalions je dis à mon collègue le motif qui 
m'avait amené à Evisa : j'y élais venu rechercher la faune alpine, et ne la 
trouvant pas plus que dans les montagnes voisines de Vivario et de Vizza- 
vona, j'en concluais que l'ile s'était séparée du continent avant l'époque gla- 
ciaire. Tel n'était pas l'avis de M. Kollmorgen, qui m'objecta même la présence 
dans la montagne corse d’un genre de Lépidoptères (dont le nom m'a échappé) 
qu'on rencontre également dans les Pyrénées. Quelques mois plus tard néan- 
moins, M. Kollmorgen publiait l'observation comme lui étant personnelle 
(Versuch einer Macrolepidopteren-Fauna von Corsika, Iris, Band XII, 
Heft 2, lahrgang 1899; Dresden, 25 mars 1900, p. 313-314). 

Précisèment en juillet 1899, avant que n'ait paru le mémoire ineriminé, 
j'ai rencontré à la Foce de Vizzavona deux lépidopterologistes, M. le D: A. 
Petry, de Nordhausen, et M. Liebmann, d'Arnstadt (Thuringe), et le hasard a 
voulu que je leur aie raconté la conversation que j'avais eue l'année précé- 
dente avec leur compatriote. 

(1) De l’origine des espèces, lois de là variabilité, 


Sur l'instinct des Hyménopteres. 529 


les espèces précitées, qui dans leurs rares envolées ne s’écartent pres- 
que jamais du sol, est de ne pouvoir être surprises et emportées dans 
la mer par la tempête. Mais la faune des Apiaires ne vient pas con- 
tirmer cette manière de voir. Au printemps, qui est la saison la 
plus venteuse, dominent les mellifères : Andrènes, Anthophores, Eu- 
cères, etc. dont les espèces les plus communes sont les mêmes qu’en 
Provence; parmi les Sphégides, les Bembe.r, qui sont de puissants voi- 
liers, sont les plus nombreux à l'automne sur les plateaux sablonneux. 
Le vent d'ailleurs, pas plus que la pluie, ne surprend les Hyméno- 
ptères, qui rentrent dans leur terrier avant qu'il ait pris assez de force 
pour dominer leur vol. Le motif de la prédominance à Bonifacio des es- 
pèces de chasseurs d'Araignées, qui font peu usage de leurs ailes, doit 
être plutôt cherché dans la faculté qu'ont ces insectes de chasser pen- 
dant les périodes de vent, alors que les autres ravisseurs en sont em- 
pêchés par la tempête. IIS ont ainsi chances de capturer un plus grand 
nombre de proies et de laisser une postérité plus nombreuse. 

Le vol des mellifères est plus uniforme que celui des giboyeurs, qui 
sont obligés de plier leurs allures à celles des bêtes qu'ils capturent 
ou à leur mode de se dissimuler. Aussi la faune bonifacienne des 
Apiaires ne diffère-t-elle pas sensiblement de celle des autres régions 
méditerranéennes pour la proportion des individus des différentes es- 
pèces. 


Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [19502]. 3% 


D30 CH. FERTON. 


Table des matières. 


Tag 
Osmia MoChraAceiconnes CREED PERRET RE RER RE 199 
Variation de l'instinct chez l’'Osmia papaveris Latr............. 502 
Osmia Lepelelieri Pérez et Argyromæba binotata Meig. (Diptère). 503 
AnthophoranbalneorumLepir ee ER EE E RET 203 
DADLYS LR DEL RE ARE MO CNE NS RP RE RES SE OR TRE 203 
SDREL SUD IUSCOUS DANID PERRET ERREUR RE ES 90% 
Spher:al0tsectus Dep TSI RER EMI PRET PRIE AE TERRE )12 
DÉLCUS A ULERS ADEME RAR CRE PARENT PRES o14 
Pembez oculaie Lars er NRC RE SAIT RE NN 14 
Drybelus 4Ænotatas) OT PORN CARS Ne 916 
Or OMOIQUUS GERS RME RE SP TE EE UE 917 
Crabro elong at us EN AMENER ENTEERREEURS R RRAUEe DIS 
CRADTOPEMACUIALUS EE RE RECRUE PER ERP PER Re Le 
CHADTONQANTUS ÉONEEARNSSOME ARRE PRST PARTNER RERPPRREER D18 
ÉoOmpUUs pectinipes NA ILE CNRC ET PAPE re 919 
Pompilus vagans io er MERE NEC RE EEE 919 
Pompilus niûer FER ER CRETE OC NE DORE EE ee D20 
Pompilus ryliphorus Kohl et Priocnemis abdominalis Dahlb.... 9521 
Odinerus (ChebrieranusSauss ee ER RREE 921 
Eumenes Domaines ROSSIA TS ET ONE DRE PR PCT ANERES »21 
Sur la faune des Hyménoptères de Bonifacio.................. 927 


Fig. 


Fier. 


Fig. 


n IS 
Fig. 


Ce 


ps] 


Sur l'instinct des Hyménopteres. 531 


Explication des figures de la planche IV. 


— Antenne d’'Osmia ochraceicornis Ferton GS, vue de face. 
Grossissement 10 diamètres. 

— Cellule d'Anthophora balneorum Lep. Grossissement 10/9, 
Montlouis, 43 juillet. 

— OEui de Sphex subfuscatus Dhlb. sur un Caloptenus ita- 
licus L. Grossissement 1 3/4 diamètre. Bonifacio, 
29 septembre. 

— Larve de Spher subfuscatus dévorant un Caloptenus ita- 
licus le 8° jour après la ponte de l'œuf. Grossissement 
1 3/4 diametre. Bonifacio. 

— Larve de la figure précédente le 9 jour après la ponte de 
l'œuf, Le Caloptenus à été ouvert pour montrer la 
partie antérieure de Ja larve. 

— Coque extérieure du Sphex subfuscatus ©. Gr. nat. Boni- 
facio. 

— Coque intérieure du Spher subfuscatus ©. Gr. nat. On à 
supposé ouverte l'enveloppe extérieure. 

— Larve de Sphex subfuscatus ?. Grossissement 1 1/2 dia- 
mètre, Bonifacio, L°r décembre. 

— OEul de Bembeæ oculata Latr. sur un Diptère. Bonifacio. 


— OEuf de Crabro elongatulus V. d. L. sur un Diptère. On 
voit la tête de la larve dessinée à l’extrémité de l'œuf 
collée à la Mouche. Bonifacio, 28 août. 

— OEuf d’Oxybelus ambiquus Gerst. sur un Thereua arcuata 
Lœæw. Grossissement 3 4 2 diamètres. Bonifacio, 12 oc- 
tobre. 

— Intérieur d'une cellule d’'Eumenes pomiformis Rossi, vue 
d'en dessus, à 60 degrés sur l'horizontale. La partie 
supérieure de la coupole à été enlevée pour montrer 
l'œuf de la Guêpe reposant sur les chenilles. La cellule 
contient déjà une coque de Canidia pusilla Ratz. Gros- 
sissement environ 2 diamètres. Bonifacio, fin octobre. 


————# <-0-C m———— 


MATÉRIAUX 


POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE 
DE LA RÉGION MALGACHE 


Par L. FAIRMAIRE. 


14° Note (!) 


CLÉRIDES 


Les descriptions que renferme cette note ne concernent que la famille 
des Clérides qui est si largement représentée à Madagascar. Ces in- 
sectes proviennent, pour la majeure partie, des récoltes faites par 
M. Ch. Alluaud dans le nord et le sud de la grande Ile; je dois aussi à 
l'obligeance amicale de M.R. Oberthür la communication de plusieurs 
espèces fort intéressantes; enfin quelques autres m'ont été envoyées 
par mon ami, M. Perrier de la Bathie, qui malheureusement habite 
une région fort pauvre en insectes de cette famille. 


SalariuEm, D. 2. 


Genre très voisin des Pelonium américains qu'il semble représenter 
à Madagascar. Il en diffère surtout par les antennes qui sont assez 
courtes, larges, et, à partir du 3° article, formées d'articles très courts, 
larges. velus sur les bords, s’élargissant faiblement jusqu’à la massue 
aussi grande que le reste de l'antenne, formée de 3 grands articles, les 
9e et 10° assez prolongés à l'angle apical, le dernier oblong-ovalaire, 
comme chez les Chariessa; les yeux sont très convexes, fortement 
échancrés: le corselet est fortement marginé sur les côtés, les élytres 
sont un peu plus larges à la base que le corselet, s’élargissant peu à 
peu en arrière et sont carénées; les pattes sont assez courtes, les fémurs 
postérieurs beaucoup plus courts que les élytres, les tarses larges, les 
2 et 3° articles un peu lamellés, le dernier assez long avec des crochets 
simples et grêles. 


Salarium mirum n. sp. — Long. 10 mil. — ÆElongatum, postice 
leviter ampliatum, atrum, opacum, capite macula verticali rufo-aurosa 


(1) Pour les Notes précédentes, voir 12e Note dans ce mème volume, p. 325. 
Note 13 in Ann. Soc. ent, Belg. XLVI, 1902, p. 236. 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D33 


velutina, prothorace lateribus et antice villa velutina rufo-aurosa an- 
quste marginato; capile brevi,oculis Sat magnis, valde converis, fortiter 
emarginatis, laevibus,antennis compressis, articulis 3-8 brevibus, trans- 
versis, extus pilosulis, clava magna; prothorace subquadrato, capite et 
praesertim elytris angustiore, marginibus antico et lateralibus elevatis, 
antice levissime attenuato, lateribus rectis ;scutello subrotundato; elytris 
elongatis, à basi postice leviter gradatüm ampliatis, ad humeros sat ro- 
tundatis, sutura et utrinque costis 4 sat fortiter elevatis, intervallis 
subtilissime dense asperulis, margine sat longe ciliatis, pedibus sat longe 
villosis. 


Antsianaka (Perrot); coll. Oberthür, unique. 


Ciadisceus Perrieri n. sp. — Long. 9 mill. — Oblongus, sat paral- 
lelus, convexus, nigro-fuscus; pilis fulvis brevibus vestitus, densius in 
elytrorum dorso, his post medium vittula tenui albo-squamulosa trans- 
versa, extus vix arcuata ornatis : capite densissime subtiliter punctulato, 
labro brevi, rufescente, antennis fuscis, articulo 1° rufo, sequentibus 
graciliter longe ramulosis, articulo ultimo simplici elongato, ramulis 
ipsis laxe pilosellis; prothorace subgloboso, subtiliter dense ruguloso- 
punctato, basi sat abrupte constricto, scutello albido-pubescente ; elytris 
basi picescentibus, sat fortiter lineato-punctatis, lineis postice prolonga- 
tis, utrinque compresso-elevatis et cristula nigro-pilosa paula retroversa 
ornatis, parte apicali irrequlariter ruguloso-punctata, ad suturam sub- 
lineata, subtus fuscus, fere metallescens, nitidior, ano rufo, metasterno 
apice late albido, pedibus villosis, femoribus basi rufis. 

Plateau de l'Ankara (77. Perrier). 


C’est la 2° espèce de ce genre signalée à Madagascar; l’autre est le 
C. rugosus Wat., Fairm. Ann. Fr., 1886, 42. 


Tillus apicalis n. sp. — Long. 5 13 mill. — Oblongus, subparal- 
lelus, valde convexrus, rufus, nitidus, elytris vittula angusta basali et 
macula apicali nigris ; capile subtililer dense punctulato, oculis parum 
emarginatis, labro integro, mandibulis nigris, antennis piceis, [ere à 
basi late serratis; prothorace antice elytris tir anqgustiore, postice sat 
abrupte constricto, dorso subtiliter dense punctato, antice transrersin 
impresso, basi breviter, lateribus praesertin impresso; scutello dense 
punctulato; elytris parallelis, basi truncatis, ad humeros anqulatis et 
elevatis, intus tmpressis, basi sat fortiter punctato lineatis, his lineis 
ante medium abbreviatis, reliqua parte dense subtiliter punctulato-ru- 
gosula, vage lineolata, apice rotundato; subtus cum pedibus concolor. 


D934 L. FAIRMAIRE. 


Diego-Suarez (Bontemps); ma collection. 

Cet insecte ressemble à certains Tenerus, notamment au T. analis 
Schenk., d'Assinie, mais ce dernier à une tache noire sur le devant 
du corselet qui, du reste, n’est pas conformée de la même manière. 


Archalius, n. 2. 


Ce genre, extrèmement voisin des Tillus, n’en diffère que par les 
yeux étroitement échancrés, très saillants, les antennes serriformes, à 
2e article très petit, les crochets tarsiens bifides et le corps non pubes- 
cent, couvert de granulations assez fortes ; la tête est plus courte, le 
labre assez largement sinué; le corselet a la même forme, les élvtres 
aussi. La sculpture est tellement différente, jointe aux petites diffé- 
rences signalées, qu'il n’est pas possible de ranger cet insecte dans les 
Tillus, malgré leurs grandes affinités. 


Archalius densegranatus n. sp. — Long. 8 à 9 mill. — Sat 
elongatus, conveæus, obscure rufus, sat nildius,capite et prothorace fere 
piceis, elytris medio late piceo plagiatis, basi rufo-castaneis, apice rufis, 
subtus piceus, strigosulus, abdomine rufo, pedibus cum antennis piceis ; 
capite brevi, asperato, plano, labro rufescente, oculis prominulis, anquste 
emarginalis, longe ciliato, antennis parum elongatis, articulis 4-10 
serralis, ullimo longiore, oblongo; prothorace latitudine duplo longiore, 
antice capile haud latiore, basi sat fortiter angustato, dorso dense gra- 
noso-rugoso, basi tenuiter marginato ; elytris sat elongatis, parallelis, ad 
humeros sat angulatis, apice obtusis, sat dense sat regulariter granu- 
lato-rugosis et paulo plicatulis, subtililer et parum regqulariter striatu- 
lis, parte basali subtilius ac dense granulata; pedibus brevibus, aequali- 
bus, G femoribus anticis crassioribus. 


Antsianaka (Perrot); coll. Oberthür. 


u 


Myrmecomaea parumstricta n. sp. — Long. à à 9 1 2 mill. — 
Ressemble à M. sümplicipes Fairm. (!), mais plus petite, plus étroite, 
avec le corselet moins brusquement étranglé à la base; les élytres 
sont aussi à peine rétrécies au milieu, la tache marginale est plus jaune, 
bien arrêtée, la bordure externe également pâle et la ligne éburnée 
oblique de même; les fémurs sont plus ou moins rougeàtres à la base. 
Chez un grand individu que je considère comme le G,les 4 fémurs an- 
térieurs sont fortement renflés, tous sont rougeàtres avec une tache 
anté-apicale brune. 


(1) Ann. Soc. ent. Fr., 1886, 46. 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D39 


Plateau d'Ankara (H. Perrier); le grand individu a été trouvé à Diego- 
Suarez (Alluaud). 


Myrmecomaea densaticollis n. Sp. — Long. 5 mil. — Oblonga, 
modice convera, elytris medio haud angustatis, postice vir sensim 
ampliatis, nigra, vage caerulescens, pube tenui cinerea dense vestita, 
elytris utrinque medio macula fere triangulari rufo-pubescente, glabra 
medio Striga eburnea transversim signata, hac macula vitta denudata 
undique limilata, marqine externo exceptlo ;capite fere nudo,sat fortiter 
punctato, antice fulvo-puberulo, ore antennisque dilute fulris, his apice 
piceis ; prothorace lato, basi fortiter constricto, lateribus antice valde 
rotundatis, dorso sat fortiter dense aspero-punctato, parte antica nuda, 
nitida, laxe punctulata, basi transversim fortiter depressa; elytris ad 
humeros angulatis, basi fortiter substriato-punctatis, intervallis paulo 
conveæis, subliliter dense granulosis, punctis in macula obsolescentibus, 
parte apicali dense subtiliter granulosa, pubescente ; tibiis rufis, tibiis 
tarsisque viæ obscurioribus. 

Ankarahitra (H. Perrier). 

Ressemble à paruwmstricta, mais plus petite, moins convexe, avec 
les élytres indistinetement élargies et à peine plus convexes en arrière; 
la tache latérale est placée plus en avant; le corselet est presque ru- 
gueusement ponctué au lieu d’être finement striolé et les pattes sont 
rousses. 


Myrmecomaea aspericollis n. sp. — Long. 5 mill. — Intermé- 
diaire entre les deux précédentes auxquelles elle ressembie beaucoup 
pour la forme et la coloration : plus étroite que densaticollis, surtout 
pour le corselet qui est bien moins arrondi sur les côtés et couvert 
de fines aspérités serrées ; les élytres se rapprochent de celles de la pa- 
rumstricta en étant faiblement élargies et convexes à l'extrémité; la 
tache est placée au milieu comme chez parumstricta, mais elle est 
moins grande, mal limitée, rousse, bordée en arrière par une ligne 
blanchätre très oblique qui rejoint le bord externe; la partie apicale est 
finement et densément granuleuse, pubescente; le dessous du corps 
est roux, sauf à la partie postérieure de l'abdomen; les pattes sont d’un 
brun noir avec les fémurs roux sauf les genoux. 


Environs de Suberbieville (H. Perrier) 


J. 


Myrmecomaea tenuecincta n. sp. — Long. 4 2,3 mil. — 
Oblonga, postice levissime ampliata, nigra, nigro-hirta, nitidula, elytris 
opaculis medio viltula fere transversa, sed intus leviter obliquata, su- 


536 L. FAIRMAIRE. 


turam attingente ad marginem paulo dilatata, pallide fulva, linea cen- 
trali eburnea ornatis; capile vir perspicue punctulato; antennis qgra- 
cilibus, fuscis, basi ferrugineis: prothorace convero, parum amplo, 
postice angustato, basi paulo constricto, vix distincte rugosulo, antice 
transversim impresso, basi transversin multistriato; elytris parum 
oblongis, postice levier ampliatis et conveæis, basi leviter planiusculis, 
modice lineato-punctatis et asperulis, postice dense subtiliter punctulato- 
rugosulis : Sublus cui pedibus concolor, his sat elongatis, rugosulis. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Ressemble assez à M. densaticollis, pour la taille et la forme; mais 
le corselet est moins ample, plus étroit, non brusquement rétréei à Ja 
base, presque lisse, la bande des élytres est étroite, éburnée dans le 
centre, leur base et leur extrémité sont couvertes d’une pubescence 
cendrée extrèmement fine. 


Myrmecomaea bicristata n. sp. — Long, 5 1/2 à 6 12 mill. — 
Ressemble beaucoup à la W. parumstricta pour la forme et la colora- 
tion générale qui est également noire et peu brillante, mais le corselet 
est plus convexe, l’écusson est concolore; les élytres sont moins con- 
vexes à l'extrémité qui est ornée d’une fine pubescence grise, leur 
base est moins grossement ponctuée, portant de chaque côté un tuber- 
cule comprimé surmonté d'un faisceau de poils noirs serrés; de 
chaque côté sur le disque, avant le milieu, un petit point blanc, au 
milieu une bande transversale d’un roux testacé, bordée en avant par 
2 petits points blanes et en arrière par un autre petit point vers la 
suture et par une ligne éburnée un peu oblique vers le bord externe: 
les pattes sont rousses avec les genoux, les tibias et les tarses bruns. 

Diégo-Suarez, montagne d’Ambre (Aluaud). 

Cet insecte se rapproche de celui que j'ai décrit sous le nom de 
Pallenis biconigera () et qui doit rentrer dans le g. Myrmecomaea, 
mais ce dernier n’a pas de faisceau de poils sur les tubercules des 
élytres et celles-ci sont un peu plus rétrécies et déprimées au milieu 
avec les taches différentes. 


Myrmecomaea bigibbula n.sp. — Long. 4 mill. — Semble un 
diminutif de l'espèce précédente, mais un peu plus étroite, beaucoup 
plus petite et plus brillante, avec les élytres encore moins rétrécies au 
milieu et moins convexes à l'extrémité, assez relevées à la base pres 
l’écusson où la suture est déprimée; la tache médio-externe est à peu 


(1) Ann. Ent. Fr., 1886, 52. 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D37 


près semblable, mais limitée en arrière par une étroite ligne éburnée 
oblique qui rejoint le bord externe et se replie en le suivant; la base 
est moins fortement ponctuée et il n’y à pas de petits points blancs 
sur le disque; les pattes sont brunes avec les fémurs roux sauî les 
genoux. 

Diégo-Suarez (Alluaud) (1). 


Myrmecomaea apicata n. sp. — Long. 4 à 41/2 mill — Ne 
differe de la précédente que par les élytres un peu moins convexes à 
l'extrémité qui est rousse dans le dernier quart, rugueusement pone- 
tuées à la base, mais non relevées; la suture est aussi un peu déprimée 
à la base, la tache marginale est plus petite, bordée en avant et en 
arrière par un étroit relief éburné, le postérieur se dirigeant très 
obliquement sur le bord externe le long duquel il remonte en avant: 
les fémurs antérieurs sont très renflés. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


Myrmecomaea insignita n. Sp. — Long. 14 à 16 mill. — Elon- 
gata, convexa, obscure caerulea, paulo nilidula, elytris basi el apice 
subtililer dense cinereo-pubescentibus, utrinque paulo post medium 
macula magna dilute flavida, laevi, marginem non suturam attingente : 
capite dense subtiliter rugosulo-punctato, ore piceo, oculis modice con- 
vexis, antennis fuscis, sat brevibus, gracilibus, articulo 1° oblongo, 
subelavato, clava mediocris, compressiuscula, articulo ultimo oblique 
truncatulo: prothorace lato, lateribus vir rotundato, basi sat abrupte 
constricto et transtersim valde impresso laerique, dorso subtilissime 
coriaceo; scutlello piceo, fere truncatulo; elytris subparallelis, medio 
vix sensün angustatis, Sed sat late depressis, apice rotundatis, basi 
paulo depressis el laxe subtiliter asperatis, ad latera usque ad maculamn 
fortius, post maculam convexis et subtilissime coriaceis, basi utrinque 
prope humerum tuberculo crasso, asperato, parce piloso ornatis, ante 
maculam mpressis el laevibus ; subtus fusco-caerulea, nitidula, pedibus 
mediocribus, femoribus anticis valde inflatis et subtus pilosis. 

Fénérive (Perrot); coll. Oberthür et la mienne. 

Ce bel insecte s'éloigne de ses congénères par un facies très diffé- 
rent, sa coloration et surtout sa sculpture. 

Myrmecomaea fulvo-sellata n. Sp. — Long. 10 mill — 
Oblonga, sat convexa, nigra subopaca, pube Lenui cinerea, apice den- 
siore vestila, elytris fascia media pallide fuloa, postice linea albida 


(1) Toutes les espèces de Diégo-Suarez (A/{uaud) viennent de la montagne 
d'Ambre. 


D38 L. FAIRMAIRE. 


elevata limilata, transrersim notatis; capite dense subtiliter cariaceo- 
punclulato, ore rufescente, antennis sat brevibus, nigris, clara parum 
distincta; prothorace lateribus rotundato, basi fortiter angustato, dorso 
subtilissüme coriaceo-punctulato, basi transversinm depresso et laevi; 
seutello concolore ; elytris oblongis, medio transrersim depressiusculis, 
dense subtiliter coriaceis, basi lineis granulatis geminatis, granulis ad 
lunmeros et latera majoribus, prope scutellum utrinque paulo converio- 
ribus, parte apicali densius pubescente et setulis sparsuta ; pedibus sat 
gracilibus, villosis, femoribus anticis modice inflatis. 

Antsianaka (Perrot); coll. Oberthür, un seul exemplaire. 

Voisine de l’énsignita, mais plus petite, à pubescence cendrée avec 
une large bande transversale sur les élvtres. 


Pallenis cyanipennis n. sp. — Long. 10 mill. — Elongata, subcy- 
lindrica, capite thoraceque rufis, nitidulis, elytris caeruleis, immacu- 
latis, nilidulis, scutello albo, pedibus fuscis, femoribus rufis; capile 
fere laevi, antice bimpresso, antennis parum gracilibus, fuscis, articulo 
1° rufo, articulis 3-10 serratis, 11° oblongo, paulo acuminato ; pro- 
thorace convexo, basi fortiter constricto, subtiliter punctato, antice obso- 
lete transversim dorso haud ümpresso; scutello brevi, subrotundato : 
elytris substriato-punctatis, punctis grossis, quadratis, ante apicem 
tantum abbreviatis, intervallis punctato-rugosis, apice subtiliter punc- 
tato-rugoso, nitidiore; subltus paulo virescens, metapleuris sat late 
albopubescentibus, abdomine lateribus immaculato. 

Environs de Suberbieville (ÆZ. Perrier). 

Très voisin de P. rugulicollis Fairm. (1) mais sans aucun point blanc, 
sauf l’écusson, avec les fémurs entièrement roux, les élytres à lignes 
régulières de gros points carrés, allant presque jusqu'à l'extrémité, 
les intervalles bien moins rugueux; le corselet est plus lisse; diffère 
du pleuralis Fairm. ©), qui a aussi les élytres sans taches, par leur 
sculpture, le corselet plus large en avant et plus lisse, et la bande 
blanche des métapleures moins nettement limitée. 


Pallenis sexguttata n. sp. — Long. 10 12 mill. — Ælongata, 
subeylindrica, capite prothoraceque rufis, nitidulis, elytris caeruleis, 
velutinis, opaculis, utrinque punctis 3 niveis ornatis, 1° minore, post 
humerum ad marginem externum, 2 paulo post medium discoidali, 
3° posteriore ad marginem, scutello niveo, subtus cuin pedibus fusco 
caerulescens, metapleuris late albosericeis: antennis fuscis, basi rufis, 


(1) Ann. Ent. Fr., 1886, 47. 
(2) Ann. Soc. Belg., 1889, C. R., vu. 


Faune coléopterique de la Region malgache. 539 


articulis 2-4 sal gracilibus, 5-10 latioribus, serratis, ultimo ovato, 
oblique truncato, paulo rufescente. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


Ressemble extrêmement au rugulicollis Fairm. (1), en diffère par le 
corselet non ruguleux, plus largement déprimé transversalement à la 
base, par les points des élytres différemment placés, le 2° plus grand, 
un peu transversal, presque au milieu, le 3° tout à fait marginal, peu 
éloigné du 2; en outre les mésopleures n’ont qu'une tache soyeuse 
blanche au lieu de 2, l'abdomen est bordé de quelques petits points 


blancs au lieu de taches et les fémurs ne sont pas roux à la base. 


Pallenis hexaspila n. sp. — Long. 6 mill. — Ressemble à P. ru- 
gulicollis Fairm. (?) pour la coloration ainsi que pour le nombre et la 
disposition des taches élytrales, mais plus court et moins étroit, d’un 
noir plus intense avec les taches plus grandes, la 3° formant une 
courte bande oblique qui atteint le bord externe; la tête est plus for- 
tement ponctuée avec une impression transversale entre les yeux: le 
corselet est à peine plus court, aussi densément mais plus finement 
ponctué, la sculpture des élytres est la même; les méso- et méta- 
pleures ont aussi des taches blanches, la base des fémurs est rousse 
ainsi que les tarses. 


Madagascar (Alluaud); un individu. 


Pallenis octoguttata n. sp. — Long. 10 mill. — Cette espèce est 
facile à reconnaitre au mitieu de ses congénères à corselet et tête 
roux avec les élytres bleues, par les 4 taches blanches qui ornent ces 
dernières, la 1'e marginale, derrière l'épaule, la 2° discoidale, au milieu, 
la 3° un peu plus grande, marginale, et la 4° apicale; l’écusson égale- 
ment blanc, pubescent et un petit trait de pubescence blanche au 
milieu de la base du corselet, en avant d’une fossette bien marquée: 
les élytres ont des lignes de gros points carrés formant presque des 
stries qui ne s’effacent que près de l'extrémité, les intervalles ne sont 
pas rugueux, la partie qui avoisine la suture en avant est d’un bleu 
plus métallique, brillant, la suture est saillante; le corselet présente 
une tache pubescente blanche de chaque côté en avant, sur les flancs, 
les métapleures ont aussi une grande tache de même couleur; les an- 
tennes sont d’un brun noir, sauf la base, les à derniers articles formant 


(1) Ann. Ent. Fr., 1886, 47. 
(2) Ann. Fr., 1886, 47. 


D40 L. FAIRMAIRE. 


peu à peu une massue comprimée, le dernier article ovalaire; les 
pattes sont roussätres. 


Diégo-Suarez (Alluaud\. 


Pallenis semiguttata n. sp. — Long. 12 12 mill. — Forme et 
coloration des précédentes, rousse avec les élytres bleues, l'écusson 
blanc et les pattes brunes, sauf les fémurs roux; la tête est fortement 
sillonnée en travers entre les antennes, faiblement bi-impressionnée 
entre les yeux et densément mais finement ponctuée, les antennes sont 
assez grèles, brunes, les 3 premiers articles roux, les articles 7-10 un 
peu angulés, le 11° ovalaire, un peu tronqué obliquement, à peine 
plus grand que le pénultième; le corselet est très densément et fine- 
ment ruguleux, plus lisse en avant, fortement déprimé transversale- 
ment à la base, les élytres sont allongées, obtuses à l’extrémié, à lignes 
de gros points s’arrêtant au milieu, les intervalles densément et fine- 
ment ruguleux comme la partie postérieure; sur chacune 3 points 
blancs, le 1% marginal, derrière l'épaule, le 2° au milieu du disque, 
très petit, disparaissant facilement, le 3° marginal, entre le milieu et 
l'extrémité, et enfin une fine bordure de pubescence blanche à l'extré- 
mité de la suture; le dessous est d’un brun bleuàtre, les métapleures 
sont garnies de pubescence blanche. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


Des deux individus de cette espèce l’un n’a le point discoiïdal des 
élvtres que d’un côté et le second point marginal est à peine distinct. 

Plus grand que le cyanipennis, qui n’a aucun point blanc sur les 
élvtres, ces dernières avant les lignes ponetuées formées de points plus 
eros, plus carrés, et leur extrémité arrondie, plus brillante que le 
reste. 


Pallenis leucospila n. Sp. — Long. 9 mill. — ÆElongata, cylin- 
drica, nigra, modice nilida, capite prothoraceque paulo minus, scutello 
et elytrorum utrinque quttis 4 niveis, 1° posthumerali, > ante medium 
discordali, 3 et 4 post medium, hac paulo obliqua ad marginem, an- 
tennis pedibusque rufis, illis apice crassioribus et obscurioribus, meso- et 
metapleuris late niveis; capite dense punctulato, subtiliter ruguloso, 
chypeo punclo medio impresso, ore rufo; prothorace ovato, basi sat 
abrupte constricto, dense punctato, basi transrersim depresso: scutello 
fere rotundato: elytris basi fortiter substriato-punctatis, intervallis ru- 
gosulis, striis medio obliteratis, punctis dense irregulariter impressis, 
parte apicali dense subtiliter granulosa, griseo-pubescente; sublus punc- 


Faune coléopteérique de la Région malgache. D41 


tulala, abdomine basi utrinque albido plagiata, meso et metapleuris 
albomaculatis, pedibus villosis. 


Plateau d'Ankara (/7. Perrier). 


Ressemble à P. semieristata Fairm. (1) pour la forme et la distribu- 
tion des taches, mais plus petite avec le corselet non brusquement ré- 
tréci à la base et les élytres ornées à la base d'un faisceau court de 
poils noirs, les taches sont plus nettes, lécusson est plus large. 


Pallenis geminata n. sp. — Long. 6 1/2 à 7 mill. — Forme et 
coloration de P. leucospila Fairm., mais bien plus petit, avec le corse- 
let plus étroit, plus convexe en avant, plus longuement rétréci à la 
base, comme chez les Stenocylidrus ; maïs les yeux sont ceux des Pal- 
lenis ; les taches des élytres sont disposées de même, seulement les 
2 postérieures sont plus rapprochées, presque contiguës sur la suture; 
les taches de Ja poitrine sont semblables, les pattes sont d’un brun 
foncé, 


Fort-Dauphin et Andrahomana, Madagascar sud (Alluaud). 


Pallenis morosa n. sp. — Long. à 1/2 mill. — Ressemble beau- 
coup à geminata, à peine plus petit, d’un noir plus profond, mat, écus- 
son blanchâtre, petit, sur chaque élytre 2 taches blanches, la 1° ronde, 
discoïdale, avant le milieu, la 2° après le milieu en bande transversale, 
ne touchant ni la suture, ni le bord externe: le corselet forme moins 
le goulot à sa base, sa surface est finement et très densément rugueuse ; 
les élytres sont fortement et sérialement ponctuées jusqu'à la bande 
postérieure, striées tout à fait à la base avec les intervalles ruguleuse - 
ment ponetués, la partie postérieure densément et ruguleusement 
ponctuée; le métasternum ayant seul une tache blanche, antennes et 
pattes concolores. 


Tamatave; ma collection. 


Pallenis Perrieri n. Sp. — Long. 6 mill. — Oblonga, sat fortiter 
conveæa, nigra, parce ac breviter pilosula, parum nitida, prothorace et 
elytris basi ad suturam cum plaga terminali sat dense tenuiter cinereo- 
pilosulis, elytris medio utrinque vittula angusta, rufo et albido-squa- 
mosula, antice fortiter arcuata, ad marginem retroversa ornatis ; capite 
parum dense punctato, inter oculos biièmpressiusculo, labro rufo, an- 
tennis fuscis valde serratis; prothorace subgloboso, dense subtiliter 
punctato, postice fortiler constricto, angulis acutiusculis, productis, 


(1) Ann. Muséum Paris 1902, 307. 


D42 L. FAIRMAIRE. 


et albosericeis; scutello concolore : elytris basi fortiter lineato-punctatis, 
intercallis subliliter granulosis, et utrinque tuberculo sat grosso, opaco, 
obtuso, parce ac breviler piloso signatis, parte postica rugulosa; subtus 
nigra, pedibus nigris. 

Plateau de l'Ankara (H. Perrier). 


Je crois que cet insecte, dont les élytres sont un peu dilatées en ar- 
ricre, est le G d’un autre insecte dont les élvtres ne sont pas dilatées, 
dont le corselet est moins globuleux et dont les pattes sont rousses. 


Pallenis crinifera n. sp. — Long. 7 mill. — Ressemble tout à fait 
à P. Perrieri, mais un peu plus grand, la bande des élytres moins ar- 
quée en dedans, ces dernières n'ayant pas à la base des tubercules 
saillants, mais présentant un faisceau de poils noirs, longs, placés plus 
en arriere; la bande villeuse qui couvre l'extrémité des élytres est 
roussâtre et plus grande: le corselet à la même sculpture et la même 
forme, un peu plus globuleuse, 


Andrahomana, Madagascar sud (Alluaud), un seul individu. 


Pallenis rectepilosa n. sp. — Long. à mill. — WModice elongata, 
subcylindrica, nigra, nitida, parce hirtula, elytris utrinque maculis 
2 albis, 14 discoidali longe ante medium, minuta, % paulo post medium 
externa obliqua, sutura macula albido-pilosa parum distincta signata, 
elytrorum apice albido-pilosulo ; capite subtiliter punctulato; prothorace 
paulo compresso, elevato, postice sat constricto, sat subtiliter dense ru- 
gosulo, scutello griseo ; elytris oblongis, levissime medio anqustatis et le- 
viter depressis, basi fortiter lineato-punctatis, post medium sat subtili- 
ter rugosulis, basi utrinque tuberosis et penicillo nigro erecto ornatis, 
lumeris convezis : meso-el metasterno albo-maculatis, pedibus et anten- 
nis concoloribus, his basi rufis. 


Tamatave; ma collection. 


Voisin de P. tuberopilosa Fairm. Ann. Fr. 1886, 54, mais avec les 
élvitres à peine déprimées au milieu et une coloration analogue à celle 
de plusieurs Stenocylidrus. 


Pallenis polychroa n. Sp. — Long. à mill. — Oblonga, rufa, vir 
nitidula, elytris nilidioribus nigro-fuscis, basi et macula apicali rufis 
exceptis, fere medio linea arcuata elevata eburnea, suturam haud at- 
tingente ornatis ; capite subtilissime dense punctulato, antennis gracili- 
bus, basi rufis, clava elongata fusca : prothorace convexo, lateribus 
compresso et late fortiter impresso, subtilissime dense punctulato, busi 


PR 


Faune coléopterique de la Région malgache. D43 


branstersün parum impresso; scutello triangulari, rufo; elytris basi 
paulo planalis, prope scutellum utrinque elevatis, ad humeros angulatis, 
fortiler Striato-punctatis, punctis et striis medio minoribus , apice ob- 
soletis, macula apicali laeri; abdomine pedibusque fusco-nigris, femori- 
bus basi late rufis. 

Plateau d’Ankara (H. Perrier). 

Cet insecte rappelle tout à fait le Clerus mullicolor Fairm. pour la 
coloration ; mais le corselet est très différent ainsi que les antennes et 
la coloration de la tête et des élytres:; le corselet est celui des Stenocy- 
lidrus ; mais les veux ne sont pas saillants, le labre est faiblement 
sinué:; les antennes grossissent peu à peu, la massue n’est pas distincte, 
et la bande transversale des élytres est éburnée. 


DAamiIricus N. 2. 


Ce genre, du groupe des Tillides, à comme eux à articles aux tarses 
et les côtés du corselet non marginés; il se place entre les Tillus et 
les Stenocylidrus, différent des premiers par les yeux convexes, forte- 
ment échancrés, ce qui le distingue aussi des Stenocylidrus. Les an- 
tennes sont insérées en avant de léchancrure des veux, elles sont 
grêles à la base avec les 3 derniers articles formant une massue com- 
primée aussi longue que le reste. Le dernier article des palpes maxil- 
laires est un peu conique. Le corselet est presque aussi long que 
large, également et légèrement rétréci aux deux extrémités, nullement 
étranglé à la base. Les élytres sont un peu ovalaires, oblongues, très 
ponctuées, gerement élargies en arrière ; les pattes sont assez courtes, 
les fémurs antérieurs épais, les 3° et 4° articles des tarses lamellés, les 
crochets simples. 

Le faciès de ce genre le rapprocherait des Stenoplium, mais il n'y 
à pas trace de séparation entre le dos et les flanes du corselet. 


Damiricus cribripennis n. Sp. — Long. 6 mill. — Paulo elon- 
gatus, modice convexus, rufus, nitidus, elytris caeruleis, sat dense 
fulvo-villosis : capite sat lato, elytris haud angustiore, sat dense punctu- 
lato, inter oculos foveolato, his distantibus, antice profunde emargi- 
natis, antennis basi gracilibus, rufis, 11 articulatis 3 ullimis atrocae- 
ruleis latis, ullimo apice rufo; prothorace haud transverso, lateribus 
fere rectis, basi leviter attenuato et utrinque impresso, laxe subtiliter 
punctato, basi ad angulos leviter impresso; scutello brevi, truncatulo; 
elytris postice levissime ampliatis, dense punctulatis, basi haud im- 


D4% L. FAIRMAIRE. 


pressis, nec tuberculatis, apice sat late rotundatis ; pedibus mediocribus, 
femoribus anticis crassioribus. 


Berkely (H. Perrier); un seul individu. 


Synellapus D. £. 


Genre ressemblant à quelques Pallenis, mais s'en éloignant par les 
veux grossement granulés, convexes, ce qui le rapprocherait des Cy- 
matoderae dont il diffère par les yeux presque entiers, les antennes 
courtes, robustes, dentées du ÿ° au 10° article; les pattes sont assez 
courtes et assez robustes: les élvtres ont des lignes ponetuées allant 
jusqu'à l'extrémité sans s’effacer, ce qui est rare chez les Clérides ; le 
corselet est fortement rétréci à la base avec les flanes profondément 
impressionnés, les caractères des yeux, des antennes et des élytres 
distinguent aussi ce nouveau genre des Stenocylidrus. 


Synellapus indigaceus n. g. — Long. 5 1/2 mill. — Ublonqus, 
subcylindricus, capite prothoraceque rufis, elytris caeruleis, nitidus, 
dense subtiliter pallide villosulus; capite subtiliter sat dense punctato, 
oculis magnis, grosse granulatis, integris, antennis fuscis, prothoracis 
basin vir attingentibus, sat crassis, articulis intermediis dentatis, ul- 
timo ovato, acuminato; prothorace ovato, antice subgloboso, basi for- 
titer angustato, antice leviter, basi fortiter angustato, antice leviter, 
basi profundius transversim impresso; scutello rufo;: elytris ad hu- 
meros rotundato-angulatis sat fortiter et dense lineato-punctatis, 
punclis postice haud obsolescentibus, intervallis converiusculis, punc- 
tulatis, basi paulo magis elevatis ; subtus rufus, metasterno pedibusque 
fusco-caerulescentibus. 


Bassin du Mandraré, Madagascar sud (Al/luaud) ; un individu. 


Stenocylidrus semirufus n. sp. — Long. 6 1/2 à 8 mill. — Elon- 
gatus, subcylindricus, rufus, nitidus, nigro-pilosus, prothorace supra 
fusco-caeruleo, margine antico et basi rufescentibus; capite rufo, summo 
caeruleo, sat subtiliter punctato, inter antennas transversim sulcato, 
his sat brevibus, rufis, gracilibus, apice gradatim paulo crassioribus ; 
prothorace oblongo-ovato, postice fortiter angustato, paulo lageniformi, 
et ante basin constricto, lateribus antice vix arcuatis, dorso dense punc- 
tulato, basi transversim depresso et fortiter sulcato ; scutello subrotun- 
dato, albo; elytris elongatis, fortiter seriato-punctatis, punctis qua- 
dratis, ante medium obliteratis, intervallis punctulatis, parte postica 
dense ac irregqulariter ruguloso-punctulato, utrinque quitis 3 niveis 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D45 


ornatis, 1 et 3 externis, 1 post humerum, 5 post medium, 2* ante 
medium fere discordali, suturae approximata, parte apicali laeviore, 
dorso prope scutellum utrinque paulo elevato: prosterno medio rufo, 
meso- el metapleuris macula nivea signatis, pedibus sat brevibus. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


La coloration du corselet est assez variable, parlois une bande rousse 
au milieu du corselet, s’élargissant parfois ; les points des élytres par- 
fois très petits, ou même effacés. 

Ressemble au melanocrossus Faïrm. pour la forme et les taches des 
élytres, mais d’une coloration bien différente ; le corselet est plus at- 
ténué en arrière, moins rugueux à la base, et les antennes grossis- 
sent moins rapidement vers l'extrémité. 


Stenocylidrus ruficeps n. sp. — Long. 10 mill. — Ælongatus con- 
veus caeruleus, parum nitidus, scutello albo et elytris utrinque punctis 
3 minutis albis ornatis, 1° marginali post humerum, 2° discoïdali ante 
medium, 3° submarginali post medium, capite rufo, pedibus fusco-cae- 
ruleis femoribus rufis, genubus exceptis ; capile lato, convexo, punctato, 
antennis crassiusculis, fuscis, articulis 3 primis rufis, articulis 4 ul- 
timis paulo majoribus, 8-10 angulatis, ultimo ovato; prothorace oblongo, 
postice allenuato, basi sat fortiter ançqustato, sed non strangulato, et 
supra transversün fortiter depresso, dorso dense punctulato-rugoso ; 
elytris ad humeros sat angulatis, apice acuminatis, fortiter substriato- 
punctatis, intervallis rugosulis alternatim cum sutura convexis, stris 
ad punctum disciabbreviatis, parte postica irregulariter rugosulo-punc- 
tata, parte apicali laeviore et paulo nitidiore ; meso- et melapleuris ma- 
cula alba signatis, abdomine rufo. 

Baie d’Antongil; ma collection. 

Remarquable par sa tête large, rousse, et ses élytres un peu acu- 
minées. 

larie du bleu au verdâtre avec les pattes entièrement brunes. 


Le Stenocylidrus frontalis Waterh. Cistul. Entom., Il, 531, ne res- 
semble à cette espèce que par la coloration de la tête; mais il n’a que 
7 mill. de longueur et sa coloration est bien différente; voici sa dia- 
gnose : 

Elongatus, cylindricus, niger, griseo-pubescens;  fronte ochracea, 
thorace crebre punctato, scutello albo, elytris basi striato punctatis, 
apice crebre punctatis, singulis tribus quttis albis, femorum basi flava. 


Cette espèce ressemble beaucoup à lazureus, mais plus petite et 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [1902]. 35 


)46 L. FAIRMAIRE. 


presque noire, seulement le front et la base des fémurs sont jaunes et le 
thorax est un peu plus finement ponctué. 


Stenocylidrus obseuratus n. sp. — Long. 6 4/2 à 7 mill. — 
Elongatus, niger, vir caerulescens, vix nilidulus, scutello et elytris 
utrinque punctis 3 niveis, 2 prümis interdum minutissimis, 1° post 
humerum fere marginali, 2 ante medium propre suturam, 3° majore, 
paulo transterso post medium; capite vir perspicue punctulato, antice 
griseo-puberulo, antennis gracilibus, nigricantibus ; prothorace breviter 
ovato, postice angustato et ransversün tmpresstusculo; elytris sal elon- 
gatis, striato punctatis, basi rugosis, striis medio confusis, parte api- 
cali dense punctato-rugosula; subtus punclulatus, pubescens, meso- 
pleuris niveo-maculatis. pedibus vitlosis, femoribus anticis sat inflatis. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


Stenocylidrus asperulus n. Sp. — Long. à à 6 1/2 mill. — Forme 
et coloration de melanocrossus Fairm. mais un peu bleuätre, un peu 
plus petite, surtout plus étroite, les taches des élytres disposées de 
mème, trois de chaque côté, les deux premières plus petites, la 3° au 
lieu d’être arrondie est un peu transversale et faiblement oblique; le 
corselet est plus ruguleux, plus atténué en arrière, ce qui le fait 
paraitre moins fortement étranglé à la base ; les élytres ont aussi des 
lignes de gros points s’effacant après le milieu et remplacées par une 
ponctuation rugueuse, plus faible à l'extrémité; en dessous les méso- 
et mélapleures ont une tache blanche, les pattes sont rousses avec les 
lémurs d’un brun foncé, sauf la base. 


Diégo-Suarez (Alluaud) ; environs de Suberbieville (H. Perrier). 


Ressemble un peu à l'externus pour la gracilité du corps et la forme 
des tache élytrales, mais plus grand, rugueux, à peine brillant. 


Stenocylidrus externus n. Sp. — Long. 5 mill. — Angustus, 
subeylindricus, niger, nitidus, scutello et elytrarum utrinque maculis 
3 niveis, 1° posthumerali, » ante medium, 3% paulo post medium, obli- 
qua externa, meso- et metapleuris albomaculatis, pedibus rufescentibus, 
femoribus castaneis, laxe nigro-hirtulus: capite vix punctulato, an- 
tennis qgracilibus, fuscis, basi rufescentibus, clava elongata: protho- 
race ovalo, postice minus abrupte constriclo, dense subtiliter aspe- 
rulo-punctulato, basi transversim  depresso; elytris subparallelis, 
postice levissime ampliatis, apice separatim obtusis, basi grosse sub- 
seriatim punctatis, punctis medio evanescentibus, parte postico subti- 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D47 


liter rugosulo-punctulata; sublus punctatus, femoribus anticis haud 
crassioribus. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 

Remarquable par sa forme étroite, la tache postérieure des élvtres 
en bande oblique, courte, et les antennes grêles à massue allongée. 


Stenocylidrus tetradius n. Sp. — Long. 4 1/2 mill. — Tenuis, 
niger,nigro-pilosus, nitidus, seutello et utrinque punctis 4 niveis, 1° mar- 
ginali post humerum, 2° discoidali ante, 3° discoidali post medium, 
4 marginali obliquo, spatio inter 1 et 2 plus minusre rufo, punctis 
discoidalibus in utroque elytro quadratim dispositis ; capite convexius- 
culo subtiliter dense punctulato, ore antennisque rufis, clava infuscata: 
prothorace ovato, convexo, postice fortiter angustato et paulo stranqu- 
lato, dense punctulato, lateribus antice vix rotundatis, basi fortiter de- 
pressa; elytris elongatis dorso planiusculis, fortiter seriato-punctatis, 
seriebus post medium obliteratis, parte apicali irregulariter sat subti- 
liter rugoso-punctata; meso- et metapleuris late niveo-fasciatis, femori- 
bus basi rufis. 

Bassin du Mandraré, Androhomana (Alluaud). 

Remarquable par sa forme étroite, et par les points discoïdaux des 
élytres disposés en carré, les postérieurs placés dans la ligne des an- 
térieurs. Ressemble beaucoup au vérgulatus, mais ce dernier n’a pas 
un point blanc derrière l'épaule, la tache postérieure forme une bande 
arquée entière, la tête est moins ponctuée, les élytres sont moins paral- 
lèles. 

Stenocylidrus obliquatus n. Sp. — Long. 2 3/4 mill. — Ælonga- 
tus, niger, nitidus, scutello et elytrorum utrinque quitulis 4 niveis, 
LE externa post humerum, 2 prope suturam ante medium cum praece- 
dente per vittulam rufam oblique juncta, subtus macula mesopleurali 
et plaga magna metapleurali niveis ; capile subtilissime punctulato, cly- 
peo antice lineola tenui albida transtersim signato, antennis fuscis, basi 
rufis; prothorace ovato, postice haud abrupte angustato, dorso dense 
subtiliter punctatus nigro hirtulo, basi transversim depresso; elytris 
basi fortiter punctato-lineatis, punctis a medio postice minoribus, inor- 
dinate densatis, apice obliteratis, meso- el metapleuris albomaculatis, 
pedibus rufis, femoribus piceis. 

Plateau de l'Androy (Decorse); ma collection. 

_Remarquabie par sa petite taille et les taches réunies 2 à 2 par un 
trait roux, ce qui le distingue facilement du vérgulatus ainsi que la 
disposition des taches. 


D48 L. FAIRMAIRE. 


Stenocylidrus variegatus n. Sp. — Long. 3 à 4 mill — Sat 
elongatus, convexus, niger vage caerulescens, nitidus, elytris basi fas- 
cia rufa paulo obliqua cum punctis 2 albis, 1° marginata, 2 prope sutu- 
ram, et viæ post medium fascia fere simili, interdum bipartila cum 
puncto albo prope suturam signatis, apice interdum plus minusve rufis ; 
capite convexo, subtiliter punctulato, antice rufescente; antennis r'ufis , 
sat brevibus, parum clavatis; prothorace ovatulo, postice gradatim an- 
gustato, ante basin paulo constricto, lateribus antice vit rotundato, 
basi fortiter transversim depresso; scutello albo ; elytris ad humeros an- 
gulatis basi paulo elevatis, medio vix sensim depressiusculis et lateribus 
vix angustatis, basi fortiter lineato-punctatis, punctis fasciam nedia- 
nam haud superantibus, parte postica irregulariter ac subtiliter rugo- 
sulo punctulata; pectore infuscato, albo non maculato, abdomine rufo, 
pedibus rufs, genubus interdum fuscatis. 


Diégo-Suarez (Alluaud); Berkély (H. Perrier). 


La coloration des élytres est un peu variable; les fascies rousses sont 
plus ou moins distinctes, les points blancs antérieurs sont parlois pres- 
que effacés, et les postérieurs sont plus où moins rapprochés ; l'externe 
de ces derniers est parfois plus grand et se fond dans la bande rousse 
qui se répand sur le bord externe pour rejoindre la teinte rousse api- 
cale. Le défaut de taches blanches sur les côtés de la poitrine est assez 
remarquable. 


Stenocylidrus apicatus n. sp. — Long. 4 1/3 à 5 12 mill. — An- 
qustus, valde converus, piceo-caerulescens, modice nitidus, elytrorum 
parte apicali et sutura angusta saepe rufis, elytris utrinque macula 
postbasali et vitta paulo post medium niveis, hac leviter arcuata, trans- 
versa, partem rufam fere limitante ; capile piceo, paulo rufescente, sub- 
tiliter punctulato, labro rufo, antennis piceis, basi dilute rufis; pro- 
thorace ovato-oblongo, postice angustato, parum constricto, dense 
subtiliter punctulato, antice rufescente, basi transversim depresso ; scu- 
tello niveo : elytris fortiter substriato-punctatis, punctis postice oblite- 
ratis, basi prope humeros penicillo nigro sat minuto ornatis; subtus 
cum pedibus rufescens, meso- el metasterno niveo maculatis. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 
La forme étroite et le dessin des élytres font reconnaitre facilement 
cet insecte dont le faciès est asssez différent de ses congénères. 


Tilloclerus griseocaudatus n. sp. — Long. 6 1,3 mill. — Res- 
semble beaucoup au T. fulvoarcuatus Fairm. (Ann. Ent. Fr. 1886, 62), 


Faune coléoptérique de la Region malgache. 549 


également noir, plus couvert d'une pubescence cendrée, les élytres 
ayant aussi à la base un tubercule noir, velouté, mais plus petit, plus 
saillant, la bande médiane, d’un fauve pâle, plus étroite, transversale, 
régulièrement arquée, la partie postérieure noire, dénudée, avec lex- 
trémité couverte d’une pubescence cendrée, serrée; le corselet est un 
peu moins large, plus finement ruguleux. 


Ankarahitra (H. Perrier). 


Liostylus myrmecarius n. sp. — Long. 2 à 2 3/4 mill. — Graci- 
lis, convexus, caerulescenti-niger, nitidus, glaber, capite convexo, fere 
laevi, antice transversin impresso, antennis gracilibus, fulois, clava 
nigra; prothorace oblongo-ovato, valde convero, ante basin sat fortiter 
constricto et transversim depresso, antice indistincte punctulato; ely- 
tris oblongis, postice levissime ampliatis, ad humeros angulatis, basi sub- 
seriatim fortiter punctatis, intervallis plicatulis, punctis medio subito 
interruptis, parte postica paulo convexiore, subtiliter ruquloso-punc- 
tata: pedibus sat elongatis, tibiis tarsisque piceis. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


La sculpture des élytres est assez remarquable; elles sont fortement 
ponctuées dans la moitié basilaire et ridées, et ces points s'arrêtent su- 
bitement au milieu à une ride transversale. La tête est parfois presque 
entierement rougeàtre. 


Liostylus quadripartitus n. sp. — Long. 3 1/2 mill — Sat 
elongatus, convexus, valde nilidus, niger, vago caerulescens, elytris 
rufis, ante medium (basi excepta) late nigris, medio vitta eburnea, sutu- 
ram haud attingente, transversa, ad marginem paulo arcuata ornatis ; 
capite subtilissime sat dense punctulato, antice cum ore antennis rufo; 
prothorace oblongo-ovato, sat fortiter convexo, postice fortiter angustato, 
haud constricto, dorso laevi, basi sat fortiter depressa; elytris dorso 
medio leviter depressis, postice magis convertis et levissime ampliatis, basi 
fortiter lineato-punctatis, parte antica rufa multo laeviore, vitta trans- 
versali convexa, parte postica fere laevi; metasterno pedibusque rujis. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


Cette espèce est remarquable par la dépression médiane légère, mais 
distincte, des élytres qui sont aussi légèrement élargies en arrière, et 
par leur coloration tranchée. 


Liostylus bipartitus n. sp. — Long. 3 mill. — Ressemble extrê- 
mement au précédent mais plus petit, avec les élytres concolores à la 


D90 L. FAIRMAIRE. 


base, les épaules plus saillantes et la bande éburnée médiane formée dé 
2 gouttes séparées n’atteignant pas le bord externe: la tête parait plus 
convexe, le corselet est plus étroit, plus prolongé en arrière, et est for- 
tement étranglé avant la base; les élytres sont également ponctuées 
fortement à la base qui est renflée près de l’écussson, ce qui fait paraïi- 
ire la région seutellaire comme assez fortement déprimée, la partie pos- 
térieure est plus élargie, plus convexe, formant à lextrémité de la 
suture une saillie très visible; les fémurs sont plus claviformes, bru- 
nâtres sauf la base. 
Diégo-Suarez (Alluaud). 


Liostylus unicolor n.sp. — Long. 3 mill. — Ressemble assez aux 
deux précédents, mais plus allongé, très faiblement élargi en arrière, 
entièrement d’un noir plus bleuâtre, assez brillant avec les élytres or- 
nées au milieu, d’une bande éburnée un peu roussàtre, droite, trans- 
versale, à peine divisée par la suture, n’atteignant pas le bord marginal : 
le devant de la tête est roussàtre ainsi que les antennes dont la massue 
est à peine plus foncée: le corselet a la même forme que chez l'espèce 
précédente, assez fortement étranglée avant la base; les élytres sont plus 
parallèles, moins déprimées au milieu, leur base est ponctuée de même, 
mais m'est qu’à peine plissée de chaque côté de l’écusson, la partie pos- 
térieure est moins convexe, obtusément arrondie à l'extrémité; les 
pattes sont d’un brun noir avec la base des fémurs roussâtre. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


Liostylus basalis n. sp. — Long. 3 mill. — Ælongatus, convexzus, 
nilidus, capite prothoraceque piceo-castaneis, elytris basi late rufo-testa- 
ceis, poslice nigro-caerulescentibus, apice paulo rufescentibus ; capite 
dense subtiliter punctato, oculis converis, prominentibus ; prothorace 
ovato, valde convexo, lateribus compresso, postice angustato, ante basin 
constricto el transversim fortiter depresso, dorso punctulato; elytris 
oblongo-elongatis, ante medium transversim depressiusculis, basi seria- 
Lim punctatis, punctis post medium irregularibus, apice obsoletis:; pe- 
dibus rufo testaceis. 


Fort-Dauphin (Alluaud):; un seul individu. 


Ressemble aux précédents pour la forme et la taille, en diffère par le 
corselet plus court, moins prolongé dans la partie basilaire et par les 
élytres dont presque la moitié basilaire est rougetre. 


Liostylus rufotinctus n. Sp. — Long. 3 12 mill. — ÆElongatus, 
subeylindricus, fusco-piceus, nitidus, prothorace antice et elytris basi, 


Faune coléoptérique de la Région malgache. 91 


medio et apice rufo tinctis; capite subtilissime punctulato; prothorace 
ovali, lateribus parum rotundato, ante basin constriclo et transversim 
fortiter depresso, dorso antice subtilissime punctulato; elytris oblongis, 
ad humeros angulatis et elevatis, dorsomediovix distincte depressiusculis, 
basi substriato-punctulatis, punctis medio obsolescentibus et trregulari- 
bus; pedibus piceis. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 

Les teintes rougeàtres des élytres sont vaguement limitées, se lon- 
dant plus ou moins dans la couleur du fond. 


Liostylus posticalis n. sp. — Long. 2 mill. — Ressemble extrè- 
mement au bipartitus, mais bien plus petit, également d'un noir bril- 
lant, avec l'extrémité des élvtres rougeûtre, diffère par le corselet 
moins long, surtout pour le goulot de la base plus ponctué, les ély- 
tres plus convexes et plus finement ponctuées à la base, non dépri- 
mées à l’écusson, avec les épaules non angulées ni relevées, les côtés 
non distinctement sinués au milieu et labsence d’une ligne trans- 
versale médiane formée de taches päles sur la dépression médiane qui 
est moins forte; les pattes sont entièrement d’un brun noir avec des 
tarses plus pâles et la base des fémurs très brièvement roussatre, les 
antennes sont entièrement fauves. 

Antsianaka (Perrot); un seul individu, coll. Oberthür. 

Je réunis à cette espèce comme © un individu provenant de la même 
localité, mais plus grand, 2 1/3 mill., entièrement d’un brun noir, à 
peine déprimé au milieu des élytres qui sont presque parallèles. 


Liostylus sellatus n. sp. — Long. 3 à 3 1/2 mill. — Ressemble 
tout à fait à lOpilatrabeatus pour la coloration : mais il est bien plus 
petit, plus étroit, les yeux débordent largement le corselet; celui-ci 
est bien plus long, plus étroit, fortement étranglé avant la base qui 
est fortement déprimée et striolée, la surface est densément, mais 
très finement ponctuée: l’écusson est concolore, les élytres sont paral- 
lèles, un peu obscurcies autour de l’écusson, nullement élargies vers 
l'extrémité, à lignes d'assez gros points qui diminuent sur la bande 
médiane et s’effacent à lextrémité; les pattes sont brunes, les an- 
tennes grèles, roussätres, avec la massue brunätre. 

Région de lAndroy, Nord (Alluaud); environs de Suberbieville 
(Perrier). 


APTINOCLERUS DEZOCOLLETOIDES Kuwert, Soc. Entom. n° 9. — Long. 
4 à 6 mill. — Sat elongatus, medio angustatus, postice dilatatus, con- 


DD2 L. FAIRMAIRE. 


vexus, nitidulus, pilis laxe hirtulus, elytris medio fascia eburnea 
leviler arcuata transtersim signatis ; capite lato, subtiliter punctato, 
antennis fuscis, basi fulvis; prothorace ovato, basi fortiter angustato, 
dorso subtililer punctulato, postice paulo rugosulo, antice transversim 
impresso : elytris basi prothorace haud latioribus, postice ampliatis, basi 
subseriatim sat fortiler punctatis, postice subtilius et irregulariter, 
apice truncatulis ; pedibus gracilibus sat elongatis, fuscis, libiis anticis 
apice cum tarsis rufescentibus. 
Madagascar, coll. Alluaud et la mienne. 


Le G. Aptinoclerus est bien caractérisé par sa forme étroite, rétrécie 
au milieu, qui le fait ressembler à un Charopus beaucoup plus qu'à 
un Aplinos; les élytres ne sont pas plus larges à leur base que celle 
du corselet, leur extrémité est tronquée, les derniers articles des 
palpes sont triangulaires assez larges, tronqués un peu obliquement : 
les antennes sont grêles, se terminant par une massue de 3 articles, le 
8 étant aussi un peu élargi; les tarses sont assez longs, lamellés. 


Opilo uniformis n. sp. — Long. 12 mill. — Oblongus, sub-paral- 
lelus, converus, fuscus, nitidus, vage plumbeus, sat dense griseo-villo- 
sus, elytris rufescentibus, minus villosis, unicoloribus ; capite punctato, 
densius villoso, ore antennisque rufis, his brevibus, articulo_ ultimo 
crasso, fere pyriformi, obtuso: prothorace ovato, basi constricto, antice 
arcuato et rufescente, disco planiusculo, med io breviler striato et antice 
utrinque striola obsoleta oblique impresso, lateribus laxe asperulis, basi 
medio plagula convexa laevi ovata signato; scutello dense albo-pubes- 
cente; elytris basi, intus breviter, extus longius seriato-punctatis, punc- 
lis grossis, subquadratis, postice leviter rugosulis et obsolete punctatis ; 
sublus cum pedibus fuscus, nitidus, villosus , femorum basi, tibiarum 
apice tarsisque rufus. 

Diégo-Suarez ; ma collection. 


Ressemble beaucoup à l'O. brunneotinctus Fairm., en diffère par les 
élytres unicolores, plus rougeûtres, à lignes de points bien plus gros, 
S’'arrêlant avant le milieu ettrès obliquement et par les sillons du cor- 
selet à peine marqués. 


Opilo sanguinipes n. sp. — Long. 15 mill. — Elongatus, parum con- 
veæus, piceus, modice nitidus, sulura et elytrorum apice piceo-rufis, pe- 
dibus rufis ; capite laevi, fronte angusta, inter oculos transversim sulcata, 
his magnis, convexis, antice sat fortiter emarginatis, approæimatis, cly- 
peo brevi, antennis validiusculis, sat elongatis , rufis, articulis 3 ultimis 


Faune coléoptérique de la Région malgache. 593 


majoribus, compressis. ullimo longiore, paulo acuminato: prothorace 
parum transverso, postice angustato, dorso planato, plicatulo, antice 
medio impresso, parte antica lere laevi, nitidiore, lateribus irregulariler 
plicatulis, basi transversim fortiter depressa; scutello fere semicireulari, 
planiuseulo ; elytris grosse substriato-punctatis, punctis medio abbrevia- 
lis, parte postica sat subtiliter striata, striis vix punctatis, intervallis 
convertusculis, subtus fuscus, dense subtiliter punctulatus, abdomine 
nilidissimo, laeviore, pedibus sat validis, villosis, tarsis latis, lamellatis. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


Très voisin de l’uniformis Kairm., mais plus grand, plus foncé, 
avec les pattes rougeàtres, les élvtres presque striées à la base, les 
gros points s’arrêlant au milieu et remplacés par des stries assez fines, 
à peine ponetuées. 


Opilo geniculatus n. Sp. — Long. 9 mill. — ÆElongatus, subpa- 
rallelus, piceus, nitidus, breviter griseo-villosulus, elytris cum pedibus 
flavido-fulvis, elytris basi et medio lituris fuscis quasi-vilttulatis fascia- 
lis, postice macula majore communi, antice ad suturam quadrato-pro- 
ducta signatis; capite subtiliter rugosulo, inter oculos transversim 
suleatulo, antice leviter biimpresso, clypeo, labro et ore rufescentibus, 
antennis dilute piceolis, articulo ultimo 4 praecedentibus conjunctis ae- 
quali; prothorace vix transverso, basi haud abrupte angustato, lateri- 
bus vir arcuatis, dorso sat dense subtiliter punctato, antice utrinque 
transversim impresso et medio breviter sulcalo, parte antica rufescente : 
scutello transverso, apice breviter acuminato; elytris ad humeros angu- 
latis, sat fortiter punctato-seriatis, basi et extus substriatis, punctis 
sat grossis, intervallis alternatim paulo convexiusculis basi fortius 
plicatis, parte apicali irregulariter ruguloso-punctata; pedibus sat 
gracilibus, genubus late fuscis. 


Pays Androy nord (Aluaud). 


Ressemble assez à l'O. incongruus pour la forme allongée et la colora- 
tion, mais ce dernier est bien plus grand, le corselet plus arrondi sur 
les côtés, plus étranglé à la base et lécusson est blanc. 


Opilo strigicollis n. sp. — Long. 9 à 11 mill. — Très voisin du 
geniculatus, même coloration générale, mais un peu plus petit, moins 
étroit, surtout pour le corselet qui, au milieu, est aussi large que les 
élytres, bien plus arrondi sur les côtés, fortement rétréci à la base, 
ayant sur le disque une impression bien marquée, quadrangulaire, 
remplie de stries serrées, avee un petit relief ovalaire, lisse, au milieu 


DD4 L. FAIRMAIRE. 


de la base, les côtés sont aussi striolés ; les élytres sont moins an- 
gulées aux épaules, très légèrement élargies en arrière, fortement 
ponctuées en lignes qui sont légèrement striolées à la base, relevées 
de chaque côté près de lécusson et irrégulièrement ponctuées tout à 
l'extrémité, les taches se bornant à une petite teinte brune derrière 
l'épaule, peu distincte, 2 autres assez vagues avant le milieu et enfin, 
avant l'extrémité, une plus grande formée de 2 accolées et mal limitée, 
noire; parfois dilacérée comme les précédentes, pattes comme le geni- 
culatus, d'un roux clair avec les genoux et les tarses bruns. 
Environs de Suberbieville (H. Perrier) ; Diégo-Suarez (Aluaud!. 


Ressemble au brunneotinctus Fairm., mais plus petit, avec le disque 
du corselet plus fortement striolé et les lignes ponctuées des élytres 
allant presque jusqu'à l'extrémité. 


Opilo incongruus n. Sp. — Long. 14 mill. — ÆElongatus, elytris pa- 
rallelis, modice convexus, fuscus, nitidulus, griseo-villosus, elytris di- 
lute lutosis, fasciis 3 male determinatis ornatis,  basali fascio-lata, 
24 ante medium valde dentata, cum praecedente per marginem externum 
juncta, 3 postmediana, soniliter dentata, spatiis intermediis et apica- 
libus punctis fuscis ümpressis; capile parce punctato, clypeo rufes- 
cente, arcuatim impresso, antennis sat elongatis, rufis, articulo ullimo 
paulo pallidiore, valde elongato, ceteris conjunctis parum breviore ; 
prothorace transverso, antice et postice fere aequaliter angustato, late- 
ribus leviter rotundato, dorso rugosulo, medio breviter sat fortiter sul- 
cato et postice plagula laevi convexiuscula signato, parte antica rufes- 
cente, magis punctata: scutello albido pubescente: elytris elongatis, 
parallelis, ad humeros angulatis, sat subtililer dense punctatis, basi 
breviter ac grosse seriato-punctatis, lineolis aliquot elevatis, postice evi- 
dentioribus : pedibus fuscis nitidis, villosis, femoribus basi et tibiis apice 
cum tarsis fulvis. 

Andrahomana, Madagascar sud (Alluaud). 

Remarquable par les élvtres longues, parallèles, à bandes mal Timi- 
tées et ses antennes assez longues avec le dernier article très déve- 
loppé. La coloration est analogue à celle de FO. brunneotinctus 
Fairm., mais les élytres sont plus longues, parallèles, et le disque du 
corselet n’est pas striolé. 


Opilo quadriplagiatus n. sp. - Long. 18 mill. — Oblongus, 
postice vir ampliatus, modice convexus, brunneus. parum nitidus, rufo- 
lutoso quttulatus, elytris rufo-lutoso bimaculatis, macula 1° post me- 


Faune coléoptérique de la Région malgache. 595 
ana, transversa, convnunti, paulo denticulata, 2 apicali, sublus cum 
pedibus nitidior, coxis rufolutosis : antennis sat breribus, crassiusculis, 
piceolis, nitidis, articulo 1° dilutiore, articulis 3 ultimis majoribus, pi- 
ceis, opacis, pubescentibus, penultimo angulato, ultimo praecedentibus 
3 conjunctis aequali; prothorace transverso, elytris angustiore, postice 
paulo angustato, dorso parum nitido, alutaceo, pilis lenuibus longis 
pallidis sparsuto, medio depressiusculo, basi medio tuberculo ovato lae 
viore el antice linea elevata signato, parte antica laevi, nilida, con- 
vexa; scutello pallido-pubescente; elytris basi fortiter lineato-punc- 
tatis, punctis quadratis, medio abbrevialis, humeris el signaturis 
aliquot rufo-utosis, parte brunnea ante apicalé similiter quttulata; 
subtus fere laevis, pectore pedibusque villosulis, tarsis rufescentibus. 


Environs de Suberbieville (27. Perrier). 


Ressemble au brunneotinctus Fairm., mais bien plus grand, avec le 
corselet plus large, bien moins rétréci à la base, lesélytres très grosse- 
ment ponctuées à la base, la bande transversale placée plus en arrière 
et la postérieure plus transversale. 


Opilo grossepunctatus n. sp. — Long. 6 à 9 mill. — Oblongus, 
modice convexus, squalide rufulus, parum nilidus, pallido pilosus, cut- 
pile prothoraceque paulo castaneis, pallide villosus : rarius supra piceus 
capile punctulato, inter oculos impressiusculo, antice rufescente inter 
antennas transrcersim sulcato, antennis sat brevibus, gracilibus, arti- 
culis 3 ultimis compressis, laxe clavatis, ultimo fere truncato : protho- 
race transverso, lateribus rotundato, basi breviter constriclo, dorso 
subtiliter asperato, antice fere laevi, dilutiore, utrinque transtersim 
et medio fortius impresso: scutello concolore ; elytris ad humeros angu- 
latis, postice haud ampliatis, substriato-punctatis, punctis sal grossis, 
striis medio abbreviatis, parte postica irregulariter ac subtiliter rugu- 
losa punctala ; pedibus longe villosis. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 


Distinct de ses congénères par sa coloration rousse uniforme, sa vil- 
losité, et la grosse ponctuation de la base des élytres. 


Opilo latefasciatus n. sp. — Long. 7 mill. — Oblonqus, converus, 
postice vix sensim ampliatus, piceus, nilidus, griseo-pilosulus, elytris 
maqgis nigropiceis, macula humerali, vitta lata transcersa mediana com- 
muni, el macula apicali fulvo-rufulis, sublus cum pedibus fulvo-rufulo, 
genubus sat late fuscatis, pectoris lateribus et abdomine basi infuscatis : 
capite subtiliter coriaceo-punctulato, inter oculos obsolete impresso, cly- 


5906 L. FAIRMAIRE. 


peo emarginalo, cum ore antennisque rufolestaceo, his gracilibus, ar- 
ticulis 3 ultimis majoribus, ultimo breviter ovato, praecedente parum 
majore ; prothorace transrerso, brevi, lateribus sat rotundato, basi for- 
tiler constricto, subtiliter asperulo, antice transversim utrinque im- 
presso et medio ad conjunctionem foveato, breviter griseo-villosulo ; scu- 
tello brevi, obtuso, rufescente; elytris ad humeros angulatis, punctis 
sat grossis seriatis, ad latera substriatis, et intervallis converiusculis, 
apice subtiliter rugosulo-punctulatis, breviter pilosellis ; tibiis longius 
pilosis, anticis arcuatis. 


Pays Androy nord (Alluaud). 


Cette espèce est plus courte que ses congénères et le dernier article 
des antennes est peu développé. 


OPiLo LAcoRDAIREI Thoms., Mus. Scientif. 58 (Platyclerus)., — Long. 
10 mill. — Ressemble beaucoup aux grands individus de PO. tris- 
tis KI. près duquel il doit se placer, car il n'appartient pas au G. Pla- 
tyclerus; il est noir, avec une bande suturale de poils blanes, peu 
serrés sur la partie antérieure de la suture, une autre bande étroite, 
à pubescence serrée, sur le quart apical de la suture, et une bande 
transversale de pubescence blanche un peu après le milieu, n’attei- 
gnant pas la suture; cette bande est plus claire, plus étroite, plus 
tranchée que chez tristis ; le disque du corselet est couvert d’aspérités 
plus fortes, plus serrées et plus déprimé au milieu ; lécusson est blanc ; 
les stries basales des élytres sont plus fortement ponctuées avec les in- 
tervalles plus rugueux; la partie postérieure est plus brillante, et la 
pubescence blanche borde étroitement la suture au lieu de s’étaler de 
chaque côté; la massue des antennes est moins épaisse. 


Forêts au nord de Fort-Dauphin (Aluaud). 


Opilo transversus n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Forme et colo- 
ration de l'O. fristis KL, mais bien plus petit, noir, peu brillant, avec 
une pubescence cendrée extrêmement fine, peu serrée couvrant le dis- 
que du corselet et la moitié postérieure des élytres, ce qui rend la co- 
loration plus mate; au milieu, une bande transversale ne touchant pas 
tout à fait la suture, remontant un peu sur le bord marginal, formée 
de pubescence fauve sale, ayant au milieu un trait blane convexe très 
étroit; la tête est assez large, presque lisse, les antennes d’un brun 
foncé, à peine couleur de poix à la base, le corselet assez large, forte- 
ment rétréci à la base, à ponctuation peu serrée et à villosité noire, 
éparse, ayant en avant une faible impression transversale, presque bi- 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D07 


fovéolée au milieu; les élytres sont angulées aux épaules, fortement 
ponctuées en ligne, jusqu'à la bande transversale avec les intervalles 
rugueux; après la bande la ponetuation fine, irrégulière, serrée; des- 
sous et pattes noirs. 


Environs de Suberbieville (77. Perrier) ; un seul individu. 

Opilo impressus n. sp. — Long. 4 1/2 à 6 412 mill. — Forme et 
coloration de l'O. tristis KI., mais plus petit, bien que certains indivi- 
dus de ce dernier ne dépassent pas 8 mill.: en diffère par le corps un 
peu plus étroit, les élvtres proportionnellement plus courtes, plus an- 
gulées aux épaules, la bande médiane étroite, sinuée en avant et se 
prolongeant sur la suture où elle atteint la bande suturale roussâtre, 
l'extrémité garnie de poils grisâtres ; Le corselet est plus étroit, marqué 
sur le disque d’une impression quadrangulaire. à peine plus longue 
que large, bien marquée, finement et densément ruguleuse, rebordée à 
la base, la partie antérieure lisse; l’écusson est plus triangulaire, à 
pubescence grise: les pattes sont d’un roussätre plus ou moins foncé. 

Ankarahitra (7. Perrier); Nossi-Bé (Coquerel). 

Chez un individu provenant de la région de l'Androy les pattes sont 
d’un beau jaune roux ainsi que la bande antérieure et suturale des 
élytres. Var. : rufescens (coll. du Muséum). 


Opilo basicrus n. sp. — Long. 5 mill. — Bien voisin de l’émpres- 
sus, également noir avec une bande transversale d’un fauve très pâle, 
ne touchant pas la suture, un peu rétrécie en dehors, mais nullement 
arquée, et sans bande suturale en avant: le corselet est aussi finement 
et densément ruguleux au milieu, mais non impressionné; les élytres 
sont fortement ponctuées en lignes, mais non striées, avec les inter- 
valles plans, sauf le 3° qui est assez fortement relevé à la base et le 
»° qui est un peu convexe, les lignes ponctuées se prolongeant pres- 
que jusqu'à l'extrémité qui est finement ruguleuse; les pattes sont 
noires avec la base des fémurs d’un fauve clair. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


Opilo trabeatus n. sp. — Long. # 12 mill. — Oblongus, sat con- 
vexus, piceus, modice nitidus, elytris testaceo-rufis, nitidulis, vitla me- 
dia transversali lata nigra ornatis ; capite prothoraceque dense puncta- 
tis, oculis sat magnis, grosse granulatis, antice vix sinuatis ; prothorace 
transverso, lateribus antice sat fortiter rotundato, basi sat breviter ac 
fortiter angustato, basi ipsa depressa et strigosula-punctata; scutello 


D98 L. FAIRMAIRE. 


minuto, pallido pubescente ; elytris ad humeros rotundato-anqulatis, 
postice vir ampliatis, fortiter substriato-punctatis, punctis post vittam 
transversan obsolescentibus, intervallis basi paulo converiusculis et le- 
citer rugosulis ; subtus cum pedibus testaceo-rufescens. 

Majunga; un individu donné obligeamment par notre collègue M. La- 


joye. 


Eburifera testacea n. sp. — Long. 7 mill. — Ressemble telle- 
ment au Stenocylidrus semirufus qu'il suffit de signaler les différences. 
Taille plus faible, élytres moins longues, moins fortement ponctuées, 
n'ayant, de chaque côté, que 2 petites taches éburnées, externes, la 
re avant, la 2° peu après le milieu: ces taches parfois presque oblité- 
rées:; corselet bien plus court, plus large, rétréci à la base mais ne for- 
mant pas le goulot, et plus fortement ponctué, moins convexe; la co- 
loration est semblable. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


Eburifera transversa n. sp. — Long. 7 mill. — Oblonga, nigru, 
nitida, elytris basi, prope suturam et apice fulvido-pilosulis, parte me- 
dia denudata et vitta recte transvtersa fuloido-eburnea signatis ; capite 
subtililer punctato, antennis gracilibus fusculis, basi rufescentibus, 
prothorace fere globoso, sat subtililer ruguloso-punctulato, scutello con- 
colore : elytris basi fortiter lineato-punctatis, intervallis rugosulis, post 
cittam transversam dense punctato-rugosulis : subtus nigra, immacu- 
lata ; pedibus sat validis, villosis. 

Ankarahitra (H. Perrier). 

Il y à une E. unifasciata KuwW., qui doit ressembler beaucoup à cette 
espèce, mais elle n’a que à mil. et elle est glabre; nigra, glaberrima, 
fere nitida, antennarum prümis ultimisque articulis brunneis, fascia 
flava et angusta elytra dimidiante. 


Eburifera biangulata n. sp. — Long. 4 42 mill. — Oblonga, 
parum convexa, atra, opacula, elytris utrinque medio vittula eburnea, 
antice valde angulata, rufulo leviter marginata ornatis, ore antennis- 
que obscure rufis, pedibus piceo-rufis, femoribus medio piceis: capite 
subtiliter ac dense ruguloso-punctato : prothorace lato, lateribus rotun- 
dato, basi breviter constricto et transversim valde depresso, dorso dense 
subtiliter asperulo, parte antica laevi, nilida; elytris ad humeros an- 
qulatis, postice levissime ampliatis, basi grosse seriato-punctatis, inter- 
vallis rugosis, postice dense subliliter asperulis : pedibus longe villosis. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 


Faune coléoptérique de la Region malgache. 559 


Ressemble à VE. transversa Fairm., mais bien distincte par la bande 
éburnée fortement angulée en avant et très saillante. 


Eburifera Janthina n. sp. — Long. 6 milll — Elongata, 
cyanea, modice nitida, scutello albo, elytris utrinque bullis 2 eburneis 
rotundis, 1* fere discoidali paulo ante medium, 2 exlerna post me- 
dium, abdomine, pedibus, ore antennisque rufis : capite subtiliter dense 
punctulato, antice transversin impresso; prothorace laxe punctato, basi 
constriclo et transversim fortiter depr'esso ; elytris Substriato-punctatis, 
punctis mediocribus, densatis, strüs apère abbreviatis, parte apicali 
ruguloso-punctata, striis basi haud sensim profundioribus, intervallo 
3° vix convero; sublus fortiter punctata, femoribus anticis sat crassis, 
supra fusculo maculatis. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 


Eburifera amoena n. sp. — Long. 6 à 8 mill. — Ressemble beau- 
coup à la janthina, mais plus allongée, d’un bleu noirâtre moins bril- 
lant, les taches éburnées plus grandes, plus saillantes, plus claires ; 
les pattes sont brunâtres avee les fémurs plus ou moins roux; la tête 
est plus lisse, la bouche n’est pas rougeàtre, sauf les palpes: le cor- 
selet est moins large, faiblement ponctué avec les angles antérieurs 
bien marqués, ilest moins arrondi sur les côtés en avant et se rétrécit 
moins rapidement vers la base; Pécusson est roussâtre ; les élytres 
sont striées-ponctuées de même à la base jusqu’au milieu, puis plus 
fortement ruguleuses-ponctuées, leur extrémité est moins fortement ar- 
rondies, le dessous est roux, sauf l’abdomen. 

Diégo-Suarez (Aluaud). 


Eburifera quadrinotata n. sp. — Long. 6 14/2 à 9 mil — 
Ressemble pour la forme et la coloration générale aux E. russata 
Fairm. et Klugi Kuw.; également rousse, brillante, mais un peu plus 
étroite et plus brillante, avec le corselet sans taches et lécusson 
moins pubescent, roussâtre; les élytres sont sculptées semblablement 
à la base avec les stries plus finement ponctuées; elles n’ont pas, 
comme la Alugi, 2? bandes noires arquées vers l'épaule et se joignant 
sur la suture, mais 2 taches noires, la 4° à peu près quadrangulaire 
placée sur le disque avant la base et suivie d’un gros point éburné, et 
une autre grande, transversale, avant l'extrémité, à peine interrompue 
par la suture et précédée d’une étroite ligne éburnée, fortement ar- 
quée en dehors et en arrière; les fémurs sont concolores , les tibias et 
les tarses brunâtres, les fémurs antérieurs très épais chez les G. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


560 L. FAIRMAIRE. 


Var : binotata Fairm. — La tache antérieure des élytres effacée. — 
Avec le type. 


Eburifera rufula n. sp. — Long. 6 à 8 4/2 mill. — Oblonga, mo- 
dice convexa, rufa, subopaca, elytris trifasciatis, basi rufis, vittis 
2 transversis nigris, 1 minore, antice arcuata, 2 latiore, spatio inter 
eas et apice paulo dilutius rufis, illo utrinque maculis 3 eburneis 
siguato; capite laevi, antice truncato, sulura clypeali recta, antennis 
brevibus, fuscis, articulis 3 ultimis compresso-clavalis:  prothorace 
convexiore, basi abrupte constricto et transversim fortiter depresso 
striatoque, dorso parce punctato, antice utrinque obsolete impressius- 
culo, lateribus parce ciliato ; scutello minuto, griseo-pubescente ; ely- 
ris postice vix sensim amplicatis, basi fortiter substriato-punctatis, 
punctis grossis, subquadratis, intervallis convexis, ad maculam ebur- 
neam anticam abbreviatis, sed punctis prope suturam longius prolon- 
qatis, vitta nigra postica dense seriatim rugoso-punctata, macula 
rufula apicali irregulariter; subtus rufa, pedibus nigris, nitidis, fe- 
moribus basi rufis. 

Environ de Suberbieville (ZZ. Perrier). 


Eburifera Klugi Kuw., Soc. Ent. 1893, n°9. — Long. 6 à 8 mill. — 
Ressemble à la rufula pour la forme et la coloration générale qui est 
également rousse et peu brillante; mais le corselet porte, de chaque 
côté, une bande noire étroite, assez courte, arquée, les élytres ont, à 
la base, une bande noire partant de l'épaule, arquée obliquement vers 
la suture où elle rejoint la bande opposée, en se prolongeant toutes 
deux sur la suture sans atteindre tout à fait le milieu; à cet en- 
droit, de chaque côté un point éburné, plus loin, à peine après le 
milieu une ligne éburnée fortement arquée en dehors; puis, avant 
l'extrémité, une large bande noire, formant souvent deux taches à 
peine séparées par la suture, la partie apicale plus ou moins villeuse : 
la tête est semblable. mais les antennes sont moins courtes, rousses, 
avec la massue noire, formée plus brusquement, plus lâche ; le corselet 
est moins arrondi sur les côtés ; les élytres sont sculptées de même 
à la base, mais la partie rousse médiane est très lisse et les 2 points 
éburnés sont remplacés par une bande arquée; le dessous du corps 
et les pattes sont roux, ces dernières très villeuses avec l'extrémité des 
jémurs et les tibias bruns. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 

Var. : maculicollis. — Diffère du type par les bandes noires du cor- 
selet formant une tache un peu transversale ; la bande noire basilaire 


Faune coléoptérique de la Région malgache. )61 


des élytres est plus ou moins interrompue avant l'épaule, et il y a un 
point noir en avant du point éburné. 

Var. : obscuricollis. — Diffère des précédents par le corselet entière- 
ment d’un brun noirâtre. 

Ces deux variétés proviennent du sud de Madagascar (Aluaud). 


Eburifer elegans n.sp.— Long. 7 1/2 mill. — Sat elongata, nigro- 
caerulescens, parum nilida, elytris subopaculis, utrinque quitis 2 ebur- 
neis ornatis, 1% discoidali ante medium, paulo oblique transversa, 
2 post medium marginali, femoribus rufis genubus exceptis, capite 
subtilissime punctulato, ore rufescente, antennis brevibus piceis, 
apice sat fortiter clavatis; prothorace sat convexo, lateribus valde ro- 
tundato, sat dense punctulato, antice utrinque vir impressiusculo, basi 
fortiter angustato; scutello griseo ; elytris valde ad humeros angulatis, 
fortiter lineato-punctatis, intervallis plicatulis, punctis ante medium 
obliteratis, parte postica subtiliter lincolata, dense punctulato-ruqulosa, 
apice densius pilosa; sublus immaculata. 

Plateau de FAnkara (A. Perrier). 

Ressemble beaucoup à amoena, mais plus courte, avec le corselet 
plus gelobuleux, plus ponetué, les gouttes éburnées plus grosses, la 
1e plus discoïdale, plus rapprochée de la 2° que de la base, les stries 
basilaires plus fortement ponetuées et les antennes à massue brune. 


Eburifera nigrocaudata n. sp. — Long. 8 mill. — Voisine de la 
dorsata Fairm., quoique différente par l'apparence de la coloration; 
tête et dessus du corselet d’un brun noir assez brillant, ce der- 
nier roux à la base dans la dépression transversale, élytres rousses, 
médiocrement brillantes avec le tiers apical d’un brun noir, tout le 
dessous du corps avec les pattes, les antennes est roux, sauf l’extré- 
mité des fémurs; les tibias un peu enfumés:; la tête est biimpres- 
sionnée entre les yeux; le corselet est assez fortement ponctué, 
mais peu densément, les impressions antérieures sont plus marquées ; 
l’écusson est roux, plus triangulaire ; les élytres sont assez finement 
striées-ponetuées presque jusqu'à lextrémité qui est densément et 
assez finement rugueuse; sur chacune 2 petites bulles éburnées, l’une 
avant, l’autre après le milieu, cette dernière oblongue et un peu 
oblique; le dessous du corps et les pattes sont assez velus. 


Farafangana (Blucheau). 
Eburifera tenuesculpta n. sp. — Long. 7 mil. — ÆElongata, 


nigro-cacrulescens, parum nitida, scutello minuto albo, elytris utrinque 
Ann: Soc. Ent. Fr., LxxI [1902]. 36 


)62 L. FAIRMAIRE. 


quttis 2 eburneis ornatis, 1° externa ante medium, 2° post medium ad 
marqinem, ore antennisque obcure r'ufescentibus : capile converiusculo, 
laevi, antice fere truncato; prothorace breviter ovato, basi constricto, 
antice lateribus rotundato, parce punctulato, antice utrinque sat for- 
liler transversin tmpresso, parte antica mitidiore, basi transversim 
profunde depresso : scutello minuto, subrotundato : elytris, basi extrema 
fere laevibus, dein substriato-punctatis, punctis medio obsolescentibus, 
parte reliqua dense punctulata et paulo rugosa, guttis valde convecris : 
subtus punctulata, pedibus concoloribus, femoribus anticis sat fortiter 
inflatis. 

Diégo-Suarez (Aluaud); un seul individu. 

Je n'ose séparer de cette espèce un individu qui à l'extrémité des 
élytres rouge ainsi que les fémurs. 

Cette nouvelle espèce est assez remarquable par sa gracilité et la 
convexité des bulles élytrales. 


Eburifera dorsata n. sp. — Long. 7 4/2 mill. — Elongata, pu- 
rallela, fusco-caerulea, modice nitida, prothoracis basi extrema, elytris 
macula suturali oblonga mediana, ore, antennis femoribusque rufis, 
elytris utrinque bullis 2 eburneis externe ornatis, posteriore paulo re- 
niformi, abdomine, tibiis tarsisque fuscis, his villosis, palpis maxilla- 
ribus articulo ultimo obscuriore ; capite planiusculo, laevi, clypeo antice 
obsolete sinuato : prothorace basi constricto, vix distincte punctulato, 
antice utrinque transcersim ümpresso; elytris sat subtiliter punctato- 
striatulis, striis basi magis tmpressis, post medium obsoletis, parte pos- 
tica cum lateribus irregulariter dense ruguloso-punctulatis, interstris 
3 et G busi converis. 

Diégo-Suarez (Aluaud). 

Ressemble beaucoup à VE. russata Fairm., mais en diffère notable- 
ment par le corselet à ponctuation indistincte, les élytres bien plus fine- 
ment ponctuées-striées, entièrement d'un bleu foncé sauf la tache su- 
turale rousse, à bulles éburnées bien plus petites et les tibias bruns 
ainsi que les tarses. 


Aulicus? suturatus n. Sp. — Long. 5 mill. — Ohlongus, planius- 
culus, metallico-caeruleus, elytris vinosis, sutura el margine externo sat 
anguste caeruleus, sat longe parce hirtulus ; capite lato, subtiliter punc- 
tulato, fronte arcuatim impressiuscula, oculis prominulis, sat fortiter 
emarginatis, antennis brevibus, piceis, articulis 3 ullimis sat lare cla- 
vatis, ultimo ovatulo, dilutiore, prothorace vir transterso, antice la- 


Faune coleoptérique de la Region malgache. 563 


leribus rotundato, basi fortiter angustato, et paulo constricto, dorso 
laxe punctato, leviler rugosulo, antice vix impressiusculo, postice medio 
plagula polita signato; scutello brevi, arcuato, vinoso: elytris paral- 
lelis, ad humeros sat angulatis, usque ad apicem striato-punctatis, in- 
tervallis paulo convexis subtiliter asperulis; pedibus brevibus, piceis, 
villosis, femoribus anticis inflatis. 

Antsianaka (Perrot), coll. Oberthür; un seul individu. 


Cet insecte ressemble extrêmement à ceux du g. Aulicus, mais il n’a, 
sur le devant du corselet, qu'une très faible impression et les élytres 
sont un peu plus longues. N'ayant sous les yeux qu'un seul individu. 
je n'ai pu voir d’autres détails. 


ERYMANTHUS pispar SchenkI. — Long. à 7 mill.— Oblongus,parum 
conveæus, postice ampliatus, valde inaequalis, squalide fulous, nitidus : 
ümpressionibus piceis, interdum griseo-pubescentibus : sutura anguste 
aurantiaca, plus minusve fusco-liturata, callis basalibus rufis, nitidis ; 
capite lato, subtilissime punctulalo, fulvo, maculis 3 fuscis, antennis 
gracilibus, fulvis, clara magna compressa articulo, 2° fusco, ultüno [usco, 
medio rufo;prothorace transverso, subtiliter rugosulo-punctato,profunde 
foveolato, fovea dorsali oblonga, antice laeviore et transversin impresso ; 
elytris ad humeros angulatis, postice gradatim ampliatis, suturam 
versus fortiter foveolatis, intervallis convexis, extus minus fortiter üm- 
pressis: sublus piceus, pubescens, abdomine rufo, pedibus 4 posticis ful- 
vis, femoribus fusco maculatis, tibiis apice tarsisque fuscis, pedibus 
anticis fulvis, femoribus inflatis, maculatis. 

Environs de Suberbieville (ÆH. Perrier) ; Diégo-Suarez (Alluaud). 


Le G. Erymanthus n'a pas encore été signalé à Madagascar, et dans 
la partie orientale d'Afrique il n’est représenté que par l'E. Reviili 
Fairm. Ann. Ent. Fr., 1887, 163. La nouvelle espèce ressemble assez à 
VE. gemmatus K1., du Cap, mais elle est plus foncée, avec le corselet 
plus fortement sillonné et les élytres moins brusquement élargies en 
arrière, ayant à la base deux tubercules lisses. 

Cet insecte intéressant à été décrit par Schenkling (Ann. Muséum 
Paris, 4902, 325) comme Lissaulicus ; mais c'est évidemment une es- 
pèce du G. Erymanthus. 


Tricladus 1. £. 


Genre voisin des Chariessa, mais avec un corps presque cylindrique, 
les yeux à peine sinués, les antennes à massue de 3 articles larges, 


)6%4 L. FAIRMAIRE. 


plus longs que la tige qui parait formée de 8 articles, le dernier plus 
large que les précédents ;la bordure du corselel est très peu apparente, 
tout à fait inférieure, le corselet presque carré, aussi large à la base 
qu'en avant; la carène est finement villeuse. 

Ce genre se rapprocherait des Enoplium par la forme des antennes, 
mais le {article des tarses me paraît distinet et le corselet n’a pas les 
angles postérieurs arrondis. 


Tricladus Alluaudi n. sp. — Long. 4 mill. — Oblongus, fere 
cylèndricus, dense punctatus, subtiliter villosulus, fusco-caeruleus, pa- 
rum nilidus, elytris interdum apice rufescentibus ; capite prothorace 
haud latiore, ore rufo, antennis rufis, clara fusca: prothorace subqua- 
drato, lateribus haud rotundato, antice et postice aequilato, basi haud 
angustato, angulis rectis: scutello brevi, obtuse rotundato; elytris pa- 
rum elongatis, dense fortiter punctatis, basi subseriutis, punctis apicem 
versus minoribus,apice rotundatis, pygidium haud obtegentibus : subtus 
cum pedibus rufus, his sat breribus. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 

Chez l'un des deux individus que j'ai examinés et qui paraît frotté, 
le corselet est très bleu, les élytres sont un peu roussâtres à l’extré- 
mité. 


Stenoplium nn. 2. 


Ce nouveau genre est voisin des Enoplium par son corselet marginé 
latéralement, mais très finement, ses antennes à massue plus longue 
que le reste, formée d'articles largement comprimés, les deux avant- 
derniers un peu angulés à l'extrémité mais non prolongés, le dernier 
ovalaire, obtusément tronqué; la tête est aussi large que le corselet 
qu’elle déborde avec les yeux, ceux-ci finement granulés, fortement et 
étroitement échancrés en avant; les antennes sont composées de 11 ar- 
ticles, le 1 gros, les suivants ovalaires, à peu près d’égale longueur, 
mais se raccourcissant un peu vers la massue; le dernier article des 
palpes maxillaires est largement triangulaire, celui des labiaux acu- 
miné; le corselet est aussi large à la base qu'en avant, de moitié plus 
long que large, un peu plus étroit que les élvtres ; celles-ci sont assez 
déprimées, se rétrécissant peu à peu avant le milieu, presque tronquées 
à l'extrémité, sans stries ni lignes ponctuées, mais couvertes de fines 
aspérités serrées ; les fémurs antérieurs sont très épais, les 3° et 4° ar- 
ticles des tarses sont un peu lamellés. 


Faune coléoptérique de la Région malgache. D09 


Stenoplium Perrieri n. sp. — Long. 9 mill. — Elongatum, postice 
attenuatum, elytris planiusculis, capite, prothorace scutelloque rufis, 
nitidis, elytris cyaneis, minus nitidis, sublus cum pedibus fusco-caeru- 
leum, antennis sat elongatis, basi gracilibus, fusco-piceis, clara magna, 
compressa, nigra, vage caerulescente, articulo ullimo apice qgriseo-pu- 
bescente ; capite sat dense punctato, inter oculos foveolato, his grossis, 
parum distantibus, fronte inter antennas transversim suleala, clypeo 
transversüm suleato, antice fere bilobato : prothorace ovato, antice et basi 
leviter ac aequaliter angustato, basi marginato, dorso medio impres- 
siusculo et obsolete rugosulo, lateribus fere medio tnpresso; scutello 
brevi fere truncato; elytris elongatis, postice ante medium attenuatis, 
apice rotundato-truncatis, dorso dense asperulis, sutura elevata ; pedibus 
punctatis, villosis. 

Plateau d’Ankara (H. Perrier). 

Cet insecte est remarquable par ses élvtres déprimées, atténuées en 
arrière presque dès la base et couvertes de fines aspérités serrées. 


RHOPALOCLERUS Fairm., Ann. Soc. Fr., 1896, 60. 


Ce genre indiqué comme voisin des Stenocylidrus, parait au contraire 
rentrer dans le groupe des Corynétides, près des Pylus: il a de la res- 
semblance avec le G. Damiricus pour la forme générale, mais son cor- 
selet est finement rebordé sur les côtés, d’une manière peu distincte, 
il est vrai. Les yeux sont entiers, les antennes assez grèêles atteignent 
presque la base du corselet, les 3 derniers articles forment une massue 
assez lâche; le dernier article des palpes est triangulaire; les tarses 
sont grêles, le pénultième article à peine lamellé. 


Ce sont des insectes à corps peu convexe et de couleurs métalliques, 


Rhopaloclerus seriatus n. Sp. — Long. 4 1/2 mill. — Obongo- 
elongatus, modice convexus, rufus. elytris caeruleis, nitidus, subtililer 
ac breviter rufo-villosulus; capite subtililer dense punctato, antice fere 
rugosulo, labro emarginato, antennis elongatis, vix clavatis, rufulis ; 
prothorace parum transverso, antice et postice aequilato, lateribus sub- 
angulatim rotundato, dorso subtiliter punctulato, basi tenuiler margi- 
nalo, anqulis omnibus obtusis: scutello brevi, arcuato, converiusculo, 
rufo, punctato ; elytris oblongis, ad humeros sat rotundatis, sat fortiter 
seriato-punctatis intervallis, punetulatis, parte apicali subtiliter rugosulo- 
punctulata, sutura sat elevata ; pedibus sat brevibus, anticis majoribus 
cuin femoribus crassis. 


Diégo-Suarez (Alluaud); un individu. 


)06 L. FAIRMAIRE. 


RHOPALOCLERUS COQUERELIH Fairm., Ann. Ent. Fr., 1886, 60. — Long. 
3 mill, — Forme du précédent, mais plus petit, plus étroit, les élyues 
étant à peine plus larges que le corselet; tout le dessus est d’un beau 
bleu, brillant, le dessous et les pattes sont roux; la tête est finement 
ponctuée avec la bouche et les antennes rousses; le corselet, presque 
aussi long que large, légèrement arrondi sur les côtés, densémemt et 
assez finement ponctué ; les élytres sont ponctuées de la même manière, 
un peu plus fortement en proportion de la taille. 


S'e-Marie de Madagascar (Coquerel); Diégo-Suarez (Alluaud); un in- 
dividu de chaque localité. : 


Le faciès de cet insecte rappelle assez bien celui d’une Necrobia allon- 
gée; mais la structure des antennes et la ponctuation des élytres sont 
bien différentes. 


Rhopaloclerus nigrofasciatus n.sp.— Long. 3 mill. — Oblonqus, 
modice convexus castaneo-rufus, nitidulus, elytris magis rufo-flavidis, 
vitlis 2 transversis atro caeruleis, 1° mediana, ad suturam et margi- 
rem erternam paulo dilatata, À apicali; capite parum convexo, dense 
subtiliter ruguloso-punctato, antennis brevibus, rufis, clava obscuriore ; 
prothorace transverso, elytris vix angustiore, basi el antice aequilato, 
laleribus sat rotundato, rugoso-punctato; scutello fere trianguluri ; 
elytris oblongis, sub-parallelis, ad humeros paulo rotundatis, grosse 
serialo-punctatis, punctis apice minoribus et irregularibus, apice sat 
dense griseo-pilosulo : abdomine infuscato. 

Environs de Suberbieville (Perrier). 

Chez l’un des 2 individus, la bande médiane des élytres remonte le 
long du bord externe et longe la base jusqu'à l’écusson, englobant 
ainsi la partie jaune rousse antérieure. 


Le Stenocylidrus lividipes Fairm., Ann. Ent. Belg., 1893, 538, des 
Comores, doit rentrer dans le G. Rhapaloclerus.. 


Evenus polyzonus n. Sp. — Long. à mill. — Ælongatus, fuscus, 
nilidus, elytris vitta basali cum scutello et vitta paulo latiore media 
transversali flavis, sublus cum pedibus, ore et antennis flavus; capite 
inter oculos late ac leviter impresso, opaco ; prothorace oblongo, elytris 
angustiore, subcylindrico, medio paulo dilatato, antice paulo, basi vix 
constricto, dorso laevi, lateribus laxe punctulato; elytris elongatis, 
parallelis, ad humeros angulatis, apice truncatis, subtiliter substriato- 
punctulatis, punctis apice confusis: pedibus gracilibus. 


Faune coléoptérique de la Région malgache. 967 


Plateau d'Ankara (7. Perrier). 

Se rapproche un peu de l'E. Perrieri pour la coloration, mais plus 
pelit, moins grèle, avec les pattes bien moins longues, et les élytres à 
bandes transversales noires el jaunes. 


Evenus marginicollis n. sp. — Long. 4 1/2 mill. — Elongatus, 
tenuis, dilute fulous, capite prothoraceque leviter testaceis, hoc late- 
ribus sat late fusco-marginato; capite fere truncato, nilidiore, oculis 
modice convexis, antennis brevissimis, gracilibus; prothorace subqua- 
drato, antice el postico haud angustato, dorso paulo rugosulo et laxe 
punctalo, postice utrinque leviter plicatulo; elytris elongatis, basi 
truncatis, sat dense lineato-punctulatis,. Suturam versus leviter sub- 
striatis, apice extremo fere laevibus ; pedibus parum elongatis, posticis 
celeris vix longioribus, femoribus elytrorum apicem haud attingen- 
tibus. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 

La forme du corselet, la brièveté des pattes et la coloration diffé- 
rencient nettement cette espèce de celles déjà connues et notamment 
de VE. filiformis Cast. dont sa couleur la rapproche un peu. 


Patuleius n. 2. 


Ce nouveau genre parait voisin des Orthopleura par son corselet à 
peine distinetement rebordé sur les côtés et ses tarses de 4 articles. 
La tête est large, les yeux sont assez petits, entiers, le labre est forte- 
ment bilobé; le dernier article des palpes est sécurilorme ; les antennes 
sont grèles, terminées par une massue de 3 articles serrés, un peu 
plus courte que le reste de l’antenne: le corselet est un peu plus 
étroit que les élytres, souvent aussi large, non rétréci à la base et très 
peu en avant; les élytres sont assez angulées aux épaules, arrondies 
à l'extrémité; les pattes sont assez grêles et assez courtes, les tibias 
intermédiaires un peu arqués, les tarses assez épais, les articles inter- 
médiaires assez fortement lamellés, les crochets obtusément dentés à 
la base. 

Le corps parait très lisse, bien que très finement ponctué et la 
couleur est d’un rouge brique avec une tache apicale noire. 


Patuleius rufonitens n.sp. — Long. 7 mill. — Oblongus, modice 
converus, rufus, nilidus, antennarum clava, tibiis tarsisque  fusco 
nigris; capile sal lato, planiusculo, laevi, antice paulo punctulato et 


268 L. FAIRMAIRE. 


transversim impressiusculo, antennis gracilibus, rufopiceis ; prothorace 
transcerso, lateribus rotundato, antice et postice [ere aequaliter an- 
qustato, basi brevissime constricto et depresso, dorso laevi, lateribus 
subtililer coriaceo, antice utrinque levissime transversim tmpresso, scu- 
tello sat minuto; elytris oblongis, subparallelis, laevibus, humeris bre- 
viter et ad scutellum impressis, stria suturali obsoleta. 


Madagascar (Jaillet), coll. Alluaud. 


Cet insecte est remarquable par son corps lisse et brillant qui lui 
donne de la ressemblance avec le G. Enoplioides; mais ce dernier a les 
côtés du corselet rebordés, les yeux très saillants, échancrés, et la 
massue antennaire plus grande, plus lâche. 


Patuleius terminatus n. Sp. — Long. 6 mill. — Ressemble au 
précédent, mais plus petit, plus étroit, plus convexe, également d’un 
roux brillant avec l'extrémité des élytres d’un bleu-noir, les tibias et 
les tarses brunâtres, et la massue antennaire noire; le corselet est plus 
long, à peine moins large que long, légèrement atténué en avant dès 
la base, à ponctuation indistinete, à peine visible sur les côtés; les 
élvtres sont plus longues, faiblement élargies en arrière, assez forte- 
ment ponctuées presque en ligne à la base, ces points disparaissant 
avant le milieu, sur les côtés un léger sillon submarginal, plus pre- 
fond à la base. 

Diégo-Suarez {Alluaud). 


Patuleius ustulatus n. sp. — Long. 4 mill. — Breviter oblongus, 
convezus, rufus, nilidus, antennarum clava et elytrorum macula 
apicali nigris, capite lato, laevi; prothorace valde transverso, elytris 
haud angustiore, antice parum angustato, lateribus tir arcuatis, dorso 
laevi, lateribus subtilissime punctulatis, utrinque antice transversim 
mpresso, ançgulis posticis sat rotundatis: elytris ovato-oblongis, ad 
humeros parum rotundatis, sat dense subtiliter punctulatis; subtus 
cum pedibus concolor. 


Diégo-Suarez (Alluaud). 

Patuleius ovulum n. sp. — Long. 2 mill. — Encore plus petit 
que le précédent, même coloration, mais forme bien plus courte, 
élytres plus finement ponctuées, tarses brunâtres. 

Diégo-Suarez (Alluaud). 


CL TE ——— 


CONTRIBUTIONS A LA FAUNE INDO-CHINOISE 


(INDO-CHINE FRANÇAISE ) 
18 Mémoire (1) 
Deuxième addition aux Cicindelidae et Elateridae 
PAR Ep. FLEUTIAUX. 


Depuis la publication, en 1895, du dernier Mémoire relatif à ces 
deux familles, j’ai reçu de nouveaux matériaux qui me permettent au- 
jourd’hui d'ajouter quelques espèces à celles déjà signalées. Je dois la 
plupart de ces envois à MM. Jobit, capitaine d'artillerie, et Demange, 
d'Hanoï; les insectes de Laokay ontété récoltés par un soldat de la Lé- 
sion étrangère dont j'ignore le nom. 


CICINDELIDAE 


Cicindela triguttata Herbst, — Tonkin, Laokay. 
GC. foveolata Schaum. — Tonkin, Yen Bay (Jobit). 


C. Spinolai Gestro, v. Demangei. — Un peu plus grande que les- 
pèce; plus métallique; taches médianes des élytres réunies et formant 
une bande irrégulière ondulée. — Tonkin, Laokav. 


C. lineifrons Chaud., v. énterrupta. — 1 mill. 1/2. Plus grande que 
l'espèce; lunule humérale étroite et interrompue. — Tonkin, Laokay. 

C. sexpunctata Fab. — Tonkin, Hanoï (Demange). 

C. aurulenta Fab., v. flavomaculata Chevr. — Cette variété est 
constamment plus grande que l'espèce. — Tonkin, Laokay. 


C. Mouhoti Chaud. — Haut-Tonkin, Rivière noire. 
Heptadonta eugenia Chaud. — Cochinchine française. 
Tricondyla pulchripes White. — Tonkin, Laokay. 

T. proxima Fleut, — Indo-Chine. 


T. distincta Fleut. — Indo-Chine. 


(1) Voir Ann. Soc. Ent. Fr. de 1889 à 1896. 


970 ED. FLEUTIAUX. 

Collyris crassicornis Dej. —- Tonkin, Laokay: Cambodge; Co- 
chinchine. 

GC. ortygia Buq. — Tonkin, Laokay, Son Tay. 


C. fuscitarsis Schm.-Goeb. — Tonkin, Laokay. — Variété verte. 
— Tonkin, Tuyen-Quan. 


C. flavicornis Chaud. — Tonkin, Laokay. 
C. cribrosa Chaud. — Tonkin, Laokaw. 


C. rufitarsis KI. — Tonkin, Laokay, Tuyen-Quan. 


C. postica Aud. et Br. — Tonkin, Laokay. — C’est la variété violet 
pourpre de ortygia (Ann. Soc. Ent. Fr., 189%, p. 684) — ortygia var. 


sec. N. Horn, D'E22:21896 pt 6 1897 pol: 


C. fasciata Chaud. — Tonkin, Laokay. — Chez l'exemplaire que je 
possède, le thorax me parait plus fortement étranglé à la base que chez 
le type unique. €. Mouhoti Chaud. est peu différent de cette espèce. 


Collyris tonkKinensis, D, Sp. — Long. 15 mill — Corps al- 
longé, convexe, un peu élargi en arrière; tête et pronotum d’un noir 
peu brillant avec un léger reflet violet; élytres d'un noir mat à la base, 
d’un rouge ferrugineux dans leur moitié postérieure. Tête grosse, creu- 
sée entre les yeux, étranglée en arrière; front caréné en avant; yeux 
globuleux, très saillants: palpes noirs; labre noir : présentant cinq dents 
semblables dans sa partie du milieu, celle du centre plus courte, et de 
chaque côté une autre dent plus pointue séparée des autres. Antennes 
cylindriques, noirâtres, n'atteignant pas tout à fait la base du thorax; 
les quatre premiers articles brillant d’un reflet violet, ferrugineux au 
sommet; les suivants pubescents; troisième deux fois et demie plus 
long que le quatrième, comprimé et arqué pour contourner l'œil. Pro- 
notum allongé, un peu plus long que le tiers des élytres, élargi en ar- 
rière, sillonné puis étranglé parallèlement au bord postérieur, sinué la- 
téralement, très rétréci avant l'extrémité et élargi en entonnoir pour 
recevoir la tête. Élytres environ une fois et demie plus larges que le 
pronotum à la base, élargis en arrière, tronqués au sommet; ponctua- 
tion forte et écartée en avant, très grosse et serrée vers le milieu, moins 
forte, oblongue et serrée en arrière, presque effacée au sommet, des- 
sous noir. Cuisses ferrugineuses; tibias et tarses noirs, les trois pre- 
miers articles des postérieures jaunes. — Tonkin, Tuyen-Quan. 


Cette espèce est voisine de bipartita Fleut., elle s'en distingue sur- 


Cicindelidae et Elateridue. 571 


tout par la ponctuation des élytres moins grosse, les antennes plus 
minces et noires, les yeux plus saillants, le pronotum plus étroit. 
C. Schmidt-Goebeli WW. Horn. — Tonkin, Laokay, Tuyen-Quan. 
C. xanthoscelis Chaud. — Tonkin (Florentin). — (sp.? Fleut., 
Ann. Soc. Ent. Fr., 189%, p. 684). Cette espèce est très voisine de di- 
midiata Chaud., qui a les élvtres plus grossièrement ponctués. 


ELATERIDAE 


MELASINAE 


Profornax Languei Fleut. — Tonkin (Langue) Mus. Paris. 
Scython apicalis Bonv. — Tonkin (Florentin). 


S. nigripennis Bonv. — — — 

Arrhipis orientalis Fleut. — Cochinchine. 

Sarpedon bipectinatus Fleut. — Tonkin (Langue) Mus. Paris. 
Scopulifer Florentini Fleut, — Tonkin (Florentin). 


Galba auricolor Bonv. — Haut Song-Chai, Tonkin (Rabier) Mus. 
Paris. 


ELATERINAE 


Agrypnus aequalis Cand. (punctatus Cand.) — Tonkin, Lao- 
kay. — Je pense, d’après des exemplaires déterminés par Candèze lui- 
même, que aequalis et punctatus sont deux races d’une même espèce. 
La deuxième semble moins robuste, c’est elle que l’on trouve dans 
toute lIndochine française. Candèze, dans sa revision, 1874, p. 3, les 
range à tort dans la division : « élytres entières au bout », car ils sont 
légèrement échanerés au sommet. 


A. fusiformis Cand. — Cochinchine, Long Xuvyen (Dorr). — Je ferai 
pour cette espèce la même remarque quant à léchancrure de lextré- 
mité des élytres. 

Lacon colonieus Cand, — Cochinchine, Saigon. — L'exemplaire 
que j'ai cité dans les Ann. Soc. Ent. Fr., 1894, p. 684, a été déter- 
miné par Candèze; mais après un nouvel examen, il m'est impossible 
de le séparer de L. modestus Cand., espèce différente. 


Lacon longus, n. sp. — Long, 11 42 mill — Corps allongé, 
convexe, d’un brun rougeâtre, couvert d'une épaisse pubescence cen- 


D72 Ep. FLEUTIAUX. 


drée. Tête plane, impressionnée au milieu, fortement ponctuée. An- 
tennes jaunes, courtes, dépassant légèrement la moitié du thorax: 
deuxième et troisième articles petits, subégaux ; quatrième à dixième 
dentés. Pronotum à peine plus long que large, sinué sur les côtés, for- 
tement et peu densément ponelué; angles antérieurs avancés, arrondis 
au sommet, postérieurs légèrement divergents, également arrondis au 
sommet, non Carénés. Élytres fortement ponctués-striés ; interstries 
lisses. Dessous de même couleur que le dessus. Hanches postérieures 
faiblement et subanguleusement dilatées en dedans. Pattes d’un ferru- 
gineux päle, — Cochinchine. 


Cette espèce ressemble un peu à hispidulus Cand., mais elle est 
beaucoup plus allongée, ses antennes sont plus courtes, les sillons tar- 
saux presque nuls. Elle se fait principalement remarquer par ses an- 
tennes courtes. 


Lacon dilatatus, D. Sp. — Long. 6 42 mill. — Corps ellipti- 
que, large, déprimé, noir, à peine brillant, avec quelques poils squa- 
miformes blanchâtres. Tête étroite, impressionnée, fortement ponctuée. 
Pronotum très déprimé à la base, marqué d’un tubercule en avant de 
lécusson, graduellement rétréci en avant, criblé de gros points assez 
serrés ; angles postérieurs droits, aigus, rougeâtres. Écusson oblong. 
Élytres ovales fortement ponctués-striés; interstries marqués d'une 
série de points moins gros. Dessous fortement ponctué, prosternum 
comprimé, carénilorme., Hanches postérieures dilatées en dedans. 
Pattes ferrugineuses. — Tonkin, Laokay. 


Cette espèce est dépourvue de Sillons tarsaux et se place dans le 
groupe de musculus Cand.; la forme courte et atténuée en avant de 
son pronotum, Sa ponctuation générale forte et serrée, son prosternum 
comprimé lui assignent une place spéciale parmi les petites espèces de 
ce groupe. 


L. Candezei Fleut. — Tonkin, Laokay. 


Alaus sordidus Westw. — Tonkin, Laokay. 
A. anguis Cand. — Tonkin, Sontai. 
Campsosternus Mouhoti?"Cand. — Tonkin. — L'unique exem- 


plaire que je possède me vient de M. Fairmaire, qui l’a lui-même dé- 
terminé ainsi. Je viens de le communiquer, avec d’autres espèces, à 
M. Waterhouse qui a bien voulu le comparer au type dans la collec- 
tion Janson; ce dernier est plus fortement ponctué. 


Cicandelidae et Elateridae. OU 
GC. auratus Drury. — Tonkin, Laokay. 


C. argentipilis Cand. — Annam. 


C. sobrinus Cand. — Cochinchine; Cambodge. — Espèce très varia- 
ble. Le dessous du corps et les côtés du pronotum sont quelquelois 


rouges. 


Pectocera Cantori Hop. — Tonkin, Laokay, Annam. 
Pectocera suleata, n. sp. — Long. 15., larg. 6 1/2 mill. — 


Large, déprimée, d’un brun noiratre assez brillant sur les élytres, 
avec une fine pubescence jaune peu serrée sur le pronotum. Tête for- 
tement et rugueusement ponctuée. Antennes noirätres. Pronotum 
moins long que large à la base, graduellement rétréei en avant, forte- 
ment ponctué comme la tête et biimpressionné au milieu; bord anté- 
rieur sinué: angles postérieurs divergents, aplatis, nullement carénés. 
Scusson arrondi déprimé, subtransversal. Élytres assez fortement 
poncetués-striés; bord externe aplati et saillant, interstries convexes et 
faiblement rugueux. Dessous de la même couleur. Pattes brunes avec 
les tarses peu clairs. — Tonkin, Laokay. 

Cette espèce est très remarquable par sa forme large et déprimée, 
sa pubescence presque nulle, ses élytres fortement ponctués-striés. 
Elle se place près de Cantori Hope et s’en distingue, outre sa forme 
générale courte, large et déprimée, par la tête faiblement impression- 
née, le pronotum moins long que large, moins convexe et moins gros- 
sièrement ponctué, l’écusson plus grand, concave et transversal, les 
élytres à stries mieux marquées et à interstries plus lisses, non épi- 
neux au sommet. 


Anathesis laconoides Cand. — Tonkin, Laokav. 


Monocrepidius tonkinensis Fleut. — Tonkin, Laokay. 
Monocrepidius Jobiti, n. sp. — Long. 11 mil. — Étroit, 


allongé, subparallèle, subdéprimé ; noir avec une large bande longitu- 
dinale jaune sur chaque élytre; pubescence jaune, antennes et pattes 
jaunes. Tôte large, plane et même déprimée, arrondie en avant, son 
bord antérieur tranchant; ponctuation serrée. Antennes ne dépassant 
pas la base du thorax, minces, à peine dentées ; deuxième article beau- 
coup plus court que le troisième; celui-ci un peu moins long que le 
suivant. Pronotum une fois et demie plus long que large, légèrement 
sinué sur les côtés, à peine rétréci en avant, ponctué comme la tête; 
angles postérieurs aigus, divergents, unicarénés, Écusson oblong. 


D74 Ep. FLEUTIAUX. 

Élytres atténués en arrière au delà de la moitié, assez finement striés- 

ponctués: interstries plans, très légèrement pointillés. Dessous noir. 

Hanches postérieures très étroites en dehors.— Tonkin, Yen Bay (Jobit). 
Cette espèce a le faciès d’un Heteroderes où d'un Avolus; elle est 

remarquable par sa taille assez grande et sa coloration, ses élytres pré- 

sentent dans toute leur longueur une large bande jaune. 


Megapenthes ligatus Cand. — Tonkin, Laokay. 
Megapenthes annamensis, D. Sp. — Long. 9 mill. — Corps 


allongé, dilaté en arrière, d’un brun noirâtre peu brillant, ferrugineux 
sur la tête et le bord antérieur du pronotum; pronotum et élytres 
jaunes à la base, ces derniers avec une bande longitudinale moins 
apparente sur le côté, entre les cinquième et huitième stries. Tête ar- 
rondie en avant, fortement et densément ponctuée. Antennes brunes, 
non comprimées, ratteignant pas la base du thorax: articles troisième 
à dixième faiblement épaissis au sommet; deuxième petit et troisième 
égal au quatrième. Pronotum plus long que large, très légèrement 
sinué latéralement, arrondi en avant, convexe, ponctué comme la tête ; 
angles postérieurs aigus, non divergents, bicarénés, carène sublaté- 
rale presque nulle. Écusson oblong. Élytres fortement ponctués-striés : 
interstries rugueux. Dessous d’un brun rougeâtre. Épipleures des 
élytres jaunes. Épisternes métathoraciques parallèles, plus étroits que 
les épipleures. Hanches postérieures faiblement dilatées en dedans, leur 
bord externe à peu près de la même largeur que le bord inférieur 
des épisternes. Pattes jaunes, — Annam. 

Cette espèce ressemble un peu par sa coloration générale à M. liga- 
tus Cand.; mais sa forme est plus convexe, dilatée en arrière; le troi- 
sième article des antennes est beaucoup plus long que le second et 
égal au quatrième. 


Megapenthes crassus, n. Sp. — Long. 13 à 15 mill. — Allongé, 
subparallèle, convexe, d’un brun noirâtre, pubescence jaune. Tête peu 
convexe, arrondie en avant, fortement et densément ponctuée, An- 
tennes brunes, faiblement dentées, ne dépassant pas la base du thorax ; 
deuxième article petit; troisième à peine plus court que le suivant. 
Pronotum long, parallèle, convexe, arrondi en avant, fortement et den- 
sément ponctué comme la tête ; angles postérieurs aigus, non diver- 
gents, bicarénés. Écusson oblong, atténué en arrière. Élytres parallèles 
dans leur première moitié, légèrement atténués au delà, ponctués- 
striés ; interstries rugueux. Dessous également d’un brun noirâtre, 


Cicindelidae et Elateridae. 579 


ponetué et pubescent comme le dessus. Cuisses jaunes; tibias et tarses 
brun clair. — Tonkin, Laokay. 

Cette espèce a la tournure du moestus Cand., du Bengale, sa cou- 
leur est moins foncée, ses élvtres plus atténuées en arrière, leurs inter- 
stries un peu moins rugueux. 


Cryptohypnus parvulus, n, Sp. — Long. 2 mill. — Oblong, 
atténué en arrière, peu convexe, d'un noir à peine brillant, couvert 
d'une fine pubescence grise, sommet des élvtres rougeàtre. Tête con- 
vexe, son bord antérieur arrondi et tranchant. Antennes noirâtres, 
jaunes à la base. Pronotum grand, convexe, peu rétréci en avant, 
sinué sur les côtés; angles postérieurs carénés, ponctuation superfi- 
cielle, invisible à la loupe. Écusson grand, plan, arrondi en arrière. 
Élytres finement striés. Dessous noir. Pattes jaunes. — Annam ou 
Tonkin. 

Cette espèce me parait voisine de pulvereus Cand.; mais ses antennes 
sont jaunes à la base seulement, les angles postérieurs du pronotum 
carénés. 


Cardiophorus javanus Cand., v. #inor. — Tonkin, Laokav. 


Diploconus nigerrimus, D. Sp. — Long. 12 mill. — Allongé, 
subdéprimé, entièrement d’un noir brillant, pubescence noire. Tête 
arrondie plane, rebord antérieur saillant, ponctuation assez forte, assez 
serrée en avant, écartée en arrière. Antennes noires, ne dépassant pas 
la base du thorax, fortement dentées du quatrième au dixième articie : 
deuxième et troisième subglobuleux, le troisième un peu plus grand 
que le second, tous deux réunis un peu plus longs que le suivant. 
Pronotum très allongé, graduellement rétréei en avant, impressionné 
au milieu de Ja base; ponctuation fine et très écartée; angles posté- 
rieurs longs, aigus, divergents, bicarénés. Écusson oblong. Élytres 
parallèles, rétrécis en arrière au delà de la moitié, ponctués-striés; 
interstries à peine marqués de quelques points très fins. Dessous éga- 
lement noir brillant. Pattes noires; tarses brunâtres. — Tonkin, Lao- 
kay. 

Jolie espèce voisine de erylhropus Cand., mais sa pubescence est 
noire, le pronotum plus rétréci en avant, ses angles postérieurs plus 
divergents, les stries des élytres plus marquées, les antennes et les 
pattes, sauf les tarses, noires. On peut aussi le comparer à coracinus 
Cand., sa forme générale est plus mince, son pronotum plus rétréci 


976 ED. FLEUTIAUX. 


en avant, mais fortement et moins densément ponctué, ses antennes 
plus fortement dentées et noires, ainsi que les pattes. 


D. ornatus Cand. — Tonkin, Yen-Bay (Jobit), Laokay. J'ai un 
exemplaire de cette espèce provenant du Haut-Tonkin, étiqueté dor- 
siger par Fairmaire, mais, à ma Connaissance, il n’a pas été décrit sous 
ce nom. 


D. brevis Cand. — Tonkin, Laokay. 
Melanotus fuscus Fab. — Tonkin, Yen-Bay (Jobit), Laokay. 


Allotrius sculpticollis Fairm. — Tonkin, Cao-Bang, Laokay. 


Agonischius subopacus, n. Sp. — Long. 15 mill. — Allongé, 
convexe, d'un noir opaque surtout sur la tête et le pronotum, couvert 
d’une pubescence grise. Tête à ponctuation forte et très serrée. Prono- 
tum plus long que large, sillonné au milieu à la base, ponetué comme 
la tête; angles postérieurs assez longs, divergents, bicarénés. Écusson 
oblong, ponctué. Élytres ponctués-striés ; interstries rugueux. Dessous 
d'un brun noirâtre. Pattes de la même couleur, tarses plus clairs. — 
Tonkin. 


Cette espèce est voisine de Delauneyi Fleut., mais elle est entière- 
ment noirätre, plus grande, subparallèle: le pronotum est proportion- 
nellement plus long; les stries des élytres plus fines. 


A. Florentini Fleut. — Tonkin, Yen-Bay. 
A. sulcicollis Cand., v. nigripennis Fleut. — Tonkin, Laokay. 


A. obscuripes Gvll., v. caschmirensis Koll. — Tonkin, Yen-Bay. — 
Il faut rapporter à cette espèce l’insecte que j'ai désigné sous le nom 
de Florentini v. obscuricollis, dans les Ann. Soc. Ent. Fr., 1894, p. 688. 
— vV. minor. — Tonkin, Yen-Bay, Laokay. 


7.0 lepidus Cand. — Annam. 


Agonischius Candezei,n.sp.— Long. 11 mill. 12.— Oblong, 
peu convexe, d'un jaune clair brillant avec la tête,une tache au milieu 
du pronotum et l’écusson noirs. Tête à ponctuation assez forte et ser- 
rée. Antennes noires. Pronotum rétréci en avant, subsinué sur les 
côtés, sillonné au milieu en arrière; ponctuation un peu moins serrée 
que sur la tête; angles postérieurs aigus, divergents, bicarénés. Écus- 
son oblong, acuminé en pointe eu arrière. Élytres rétrécis seulement 
au delà de la moitié, ponetués-striés ; interstries très finement pointillés, 


Cicindelidae et Elateridae. 977 
presque lisses vers le bout. Dessous noir; propleures jaunes, simple- 
ment marquées d’une tache noire allongée près du bord latéral: pu- 
bescence grise. Pattes noires; tarses d’un ferrugineux obscur. — An- 
nam. 


Cette espèce me parait voisine de bitinctus Cand., qui est entière- 
ment jaune en dessus. Elle est remarquable par sa forme assez large et 
peu convexe. 


gonischius Dbrunneipenmis, N. Sp. — 9 Mill 34. — 
Oblong, subparallèle, d'un brun noirâtre peu brillant, plus clair sur les 
élytres, pubescence grise. Tête à ponctuation assez forte et serrée. An- 
tennes ferrugineuses, n’atteignant pas la base du thorax: deuxième 
article plus court que le troisième; ce dernier égal au suivant. Prono- 
tum presque carré, rétréci seulement près des angles antérieurs, ponc- 
tué comme la tête ; angles postérieurs aigus, non divergents, uni-carénés ; 
impressions basales subangulaires courtes. Écusson oblong. Élytres 
fortement ponctués-striés ; interstries plans et rugueux. Dessous de 
même couleur, Épisternes métathoraciques légèrement rétrécis en ar- 
rière. Hanches postérieures subparallèles. Pattes jaunes. — Tonkin, 
Tuyen-Quan. 


Espèce voisine de A. fonkinensis Fleut., mais brun, à ponctuation 
plus forte. 


A. tonkinensis Fleut. — Tonkin (Florentin). — Placé à tort dans le 
genre Silesis (Ann. Soc. Ent. Fr., 189%, p. 690), d’après l'indication 
de Candèze. Cette espèce doit être très voisine de A. breviusculus Cand. 


Agonischius ruficolis,n.sp.—Long.7 à 81/2 mill. —Oblong, 
atténué en avant et en arrière; noir, avec le thorax, les trois premiers 
articles des antennes et les pattes rouges ; peu brillant, couvert d’une 
line pubescence grise, Tête assez fortement ponctuée, légèrement dé- 
primée en avant, rebord antérieur et crêtes susantennaires bien mar- 
qués. Antennes dépassant la base du thorax , comprimées et dentées à 
partir du quatrième article ; deuxième et troisième petits, subglobuleux, 
égaux ; troisième au moins aussi long que les deux précédents réunis ; 
les suivants de même longueur que le troisième. Pronotum plus long 
que large à la base, très atténué en avant, arrondi près du bord anté- 
rieur, faiblement sillonné au milieu ; angles postérieurs aigus et subca- 
rénés. Élytres graduellement et fortement atténués en arrière jusqu’au 
sommet qui est arrondi, ponetués-striés ; interstries rugueux. Hanches 
postérieures insensiblement élargies en dedans, leur bord externe aussi 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [1902]. 37 


978 Ep. FLEUTIAUX. 


large que le bord postérieur des épisternes métathoraciques. Pattes 
d’un brun rougeûtre, tarses plus clairs. Ongles simples. — Tonkin. 


Cette espèce a le front absolument conformé comme celui des Sélesis : 
les hanches postérieures subparallèles et les deuxième et troisième ar- 
ticles des antennes petits rappellent aussi ce genre, mais les ongles des 
tarses simples m'obligent à la ranger dans le genre Agonischius, où je la 
placerai près de tonkinensis Fleut. Elle s’en distinguera par sa taille 
plus grande, sa forme atténuée en avant et en arrière, la longueur et 
la couleur du pronotum ;les antennes plus comprimées, les articles deux 
et trois plus courts, les autres plus dentés. 


Agonischius confusus, 1.Sp. (breviusculus Fleut. nec Cand.). 
— Long. 4 mill. — Oblong, suparallèle, d'un brun noiràtre brillant, 
angles postérieurs du pronotum ferrugineux, pubescence grise. Tête 
convexe et ponctuée. Antennes d'un brun clair, avec les trois pre- 
miers articles jaunes, n'atteignant pas la base du thorax. Pronotum 
aussi long que large, subgraduellement rétréci en avant; ponctuation 
fine et écartée; angles postérieurs à peine divergents, unicarénés. 
Élytres ponctués-striés ; interstries plans et finement rugueux. Dessous 
d’un brun noirâtre. Épisternes métathoraciques légèrement rétrécis en 
arrière. Hanches postérieures subparallèles. Pattes jaunes. — Annam, 
Hué. 


J'ai précédemment (Ann. Soc. Ent. Fr., 1889, p. 145) rapporté cette 
espèce à breviusculus Cand., mais je crois finalement devoir l'en séparer 
à cause de sa taille beaucoup plus petite. Elle a une certaine ressem- 
blance avec A. tonkinensis Fleut., elle en diffère par les angles posté- 
rieurs du pronotum légèrement divergents et ferrugineux. 


Glyphonyx littoralis., n. Sp. — Long. 7 mill. — Oblong, peu 
convexe, brun noirâtre peu brillant, pubescence grise. Tête à ponc- 
tuation assez forte et serrée. Antennes ne dépassant pas ja base du 
thorax, épaissies vers le bout, ferrugineuses ; deuxième et troisième 
articles égaux, plus longs ensemble que le quatrième, pronotum aussi 
long que large, subparallèle, rétréci seulement tout à fait en avant, 
ponctué comme la tête, mais moins densément, marqué de chaque 
côté de la base d’une impression parallèle au bord latéral; angles pos- 
térieurs aigus, à peine divergents, unicarénés. Écusson oblong, atténué 
en arrière. Élytres en ovale allongé, ponetués-striés; interstries plans, 
finement rugueux. Dessous de même couleur, quelquefois un peu 
rougeatre. Hanches postérieures à bord inférieur sinué, plus larges en 


Cicindelidae et Elateridae. 579 


dehors que les épisternes métathoraciques. Pattes ferrugineuses. — 
Cochinchine. 

Espèce voisine de brunneus Cand., de Birmanie; s’en distingue par 
sa taille plus grande, les deuxième et troisième articles des antennes 
égaux, le pronotum HS long, non élargi en avant près des angles 
antérieurs. 


GiyYphonyx montanus, 1. Sp. — Long. 6 mill — Oblong, 
peu convexe, brun noirâtre peu brillant, pubescence crise. Tête à 
ponctuation serrée. Antennes ne dépassant pas la base du thorax. in- 
sensiblement épaissies au sommet, d'un ferrugineux päle; deuxième 
et troisième articles égaux, plus longs ensemble que le suivant. Pro- 
notum largement arrondi sur les côtés, rétréci en avant, ponctué 
comme la tête, marqué à la base de deux impressions inte rangulaires 
peu apparentes; angles postérieurs droits, nullement divergents, lon- 
guement carénés ; carène latérale en dessous. Élytres ponctués-striés ; 
interstries rugueux. Dessous de même couleur. Pattes d’un rouge 
lerrugineux. — Tonkin, Laokay. 


Espèce voisine de littoralis Fleut.; elle est remarquable par la ca- 
rène latérale limitant le pronotum, placée en dessous, et celle des angles 
postérieurs, tout à fait externe, prolongée presque jusqu'au bord anté- 
rieur. Elle diffère en outre de lttoralis par le pronotum moins paral- 
lèle, Sa ponctuation plus serrée, ses impressions interangulaires moins 
marquées et les interstries des élytres plus rugueux. 


Silesis difficilis, n. sp. — Long. 5 1/2 mil. — Oblong, peu 
convexe, d'un brun noirâtre, pubescence grise. Tête à ponctuation 
inégale et serrée. Antennes noirâtres dé passant à peine la base du tho- 
rax. Pronotum jaunätre sur les bords, plus long que large, subparallèle, 
rétréci en avant seulement près du bord antérieur, ponctué comme la 
iète; angles postérieurs à peine divergents, caré nés ; sillon subangu- 
laire peu marqué. Élytres ponetués-striés ; interstries rugueux. Des- 
sous dun brun rougeâtre. Épisternes métathor aciques faiblement élargis 
en avant. Hanches postérieures très étroites en dehors. Pattes d’un 
brun clair plus ou moins jaunâtre. — Tonkin. 


Gette espèce est remarquable par ses hanches postérieures très 
étroites en dehors, la ponctuation double de la tête et du pronotum. 
Sa place est voisine de S$. rufipes Cand, 


Hemiops {!) nigripes Cast. — Les exemplaires cités comme H. 


(1) IL s'est glissé une confusion parmi quelques espèces de ce genre, par 


580 Ep. FLEUTIAUX. 


crassa Gyl., dans les Ann. Soc. Ent. Fr. 1894, p. 690, et d’autres reçus 
depuis de Cao-Bang, doivent être rapportés à cette espèce. 


Hemiops substriata, n. Sp. — Long 1212 mill. — Jaune, un 
peu obscur sur le pronotum, pubescence jaune plus longue sur la tête 
et le pronotum. Tête ponctuée. Antennes d’un jaune obscur, dépassant 
la base du thorax: deuxième article allongé, plus court que le troi- 
sième; ce dernier également plus long que le suivant; quatrième à 
dixieme dentés. Pronotum à peu près aussi long que large, graduelle- 
ment rétréci en avant, éparsément ponctué, faiblement sillonné au 
milieu, profondément échancré en demi-cercle à la base, en avant de 
l’'écusson ; angles postérieurs courts à peine divergents; sillons suban- 
gulaires assez longs. Écusson en ovale allongé, plan, finement et épar- 
sément pointilé. Élytres subdilatés en arrière, légèrement ponctués- 
striés; interstries rugueux. Dessous jaune obscur, avec l’atdomen 
plus clair. Pattes jaunes: tarses plus foncés. — Annam. 


Diffère de A. flava Cast., par la profonde échancrure circulaire basale 
du pronotum, l’écusson non échaneré en avant, les stries superfi- 
cielles. Voisin de 77. sinensis Cand., mais ses pattes sont jaunes. 


suite de l'erreur de Candèze qui a considéré à tort //. flava Cast. comme 
étant H. crassa Gyll. Voici comment je pense pouvoir retablir la synonymie 
de ces espèces : 
H. crassa Gyll., 1817 (nigricollis Cand., 1863). 
H. FLAVA Cast., 1836 (plana Cast., 1840 — lulea Germ., 1844 — crassa 
Cand., Cat., 1891). 
H. nicripes Cast., 1836; Germ., 1844 (chinensis Germ. — flava var. b. 
Cand.). 


DESCRIPTION DE QUELQUES BOLBOCERINI NOUVEAUX 


Par A. BOUCOMONT. 
(PI°V) 


Athyreus villosus, n. Sp. (fig. 1, 2). — A. {ridenti Cast. et 
Championt Bates proximus, fusco-testaceus apicibus nigris; sublus 
dense flavo-villosus, supra granulatus, pubescens; sutura elytrorunr 
villosa ; striis parum claris, intervallis costatis. © EÉpistomate trape- 
zoidali, robusto cornu armato, illius basali sectura pentagonali; apice 
mandibulae sinistrae bidentato, dextrae unidentato; labro circumciso. 
Prothorace robusto, ante apicem bidentato cornu armato, longiore quam 
in À. tridente et Championi. Q Epistomate truncato, carina fron- 
tali recta dentibus tribus armata, media major. Prothorace laeri in 
medio, tuberculo parvo subsoleiforme notato, sulcato; parte declite 
prothoracis duabus costis terminal«. 


Long. G 20, © 923 mill. — Patria : Jatahy, prov. Goyas, Brasilia. 


Testacé brunâtre passant au noir de poix sur les arêtes vives, des- 
sous couvert d’une longue et fine villosité d’un blond doré, dessus 
couvert en grande partie de petits granules subhémisphériques, séti- 
gères, séparés les uns des autres, moins distincts au sommet des ély- 
tres. Prothorax portant devant l’échancrure qui recoit la tête une ca- 
rène transversale, de chaque côté de cette carène et contre le bord 
antérieur du thorax une petite fovéole ronde très profonde ; côtés du 
prothorax avec deux petites fovéoles linéaires. Écusson granuleux à 
côtés villeux, suture des élytres villeuse, calus huméraux et apicaux 
presque lisses; stries peu distinctes, intervalles relevés, intervalle su- 
tural lisse infléchi devant lécusson:; plaque mésosternale luisante à 
gros points pilifères, finement sillonnée. Tibias antérieurs à 6 dents, 
la 6° dent est moins nette chez le G. 

d. Tête concave lisse etglabre, à part quelques points pilifères sur le 
vertex, épistome trapézoïdal armé en avant d’une corne robuste, moins 
longue que la tête, à section pentagonale à la base, quadrangulaire au 
milieu, marquée de gros points irréguliers ; côtés de l'épistome relevés, 
ses angles antérieurs obtus à sommets relevés en pointe; canthus ocu- 
laire vu de haut à angle droit relevé en pointe; mandibule gauche à 
sommet bidenté, mandibule droite simple; labre échancré couvert de 
très gros points serrés et garni de fortes soies testacées. Prothorax 


D82 A. BoucomMoxrT. 


armé près du milieu, mais sur la moitié postérieure, d’une corne ro- 
buste, plus grande que chez 4. tridens et Championi, glabre, à gros 
points espacés, sommet pointu avec deux petites dents en avant, au 
tiers apical de la corne; face antérieure de la corne un peu explanée, 
faisant suite à la déclivité normale du prothorax: déclivité du thorax 
lisse, finement alutacée, creusée d’un fin sillon médian s’arrêtant au 
fond d'une légère dépression à peu de distance du bord antérieur : 
pres du bord postérieur en face du ecalus huméral de l’élytre une ligne 
lisse parallèle à ce bord, vestige des côtes ou carènes qu'on observe 
chez la plupart des Athyreus; partie postérieure du prothorax, der- 
rière la corne, concave et lisse. 

e. Tête entièrement granuleuse, épistome rugueusement ponctué, 
tronqué en avant en forme de groin: front convexe, ligne frontale rec- 
tiligne fortement carénée et armée de trois dents, l’une médiane plus 
grande, les autres latérales petites ; vertex concave, canthus oculaires 
moins pointus que chez le G. Prothorax ayant sur le disque une 
partie lisse non granuleuse mais éparsément ponctuée, de la forme 
d’un cœur à deux pointes, sur ces deux pointes deux petits tuber- 
cules figurant ensemble à peu près un fer à cheval : un sillon longitu- 
dinal interrompu au milieu; partie déclive du prothorax limitée par 
deux côtes lisses comme chez la plupart des Athyreus et notamment 
A.excavatus, mais plus courtes et plus faibles: traces d’une 2° côte 
entre la première et la base du prothrorax. 


Athyreus hemisphaericus, n.sp. (fig. 3, 4). — Globosus, [us- 
cus, subtus et lateribus testaceus, granulatus ; carina frontali leviter 
tridentata, epistomate truncato: labro crasso in media parte, sectura 
impresso. Prothorace granulato, convero, illius declivitate parum pro- 
funda, angusta, laeviter sulcata, utrinque carina terminata. Scutello 
sulcato. Elytris costatis. Tibiis anticis quinque dentatis. GS Thoracis 
declivitate angustiore; carinis brevioribus, antice parto dente termi- 
natis. Scutello rugoso. © Thorace inermi, carinis longioribus, decli- 
vitate latiore. Scutelli sulco laevi. 


Long. G 15, & 16 mill. — Patria : Jatahy. 


Globuleux, testacé passant au brunâtre dans la partie médiane du 
dessus du corps. Tête brun rouge, granuleuse, pubescente, vertex con- 
‘ave, arête frontale faiblement tridentée, épistome tronqué en segment 
de cercle, carré, concave, à arêtes saillantes ; labre épaissi au milieu, 
tranche antérieure impressionnée, Thorax convexe, granuleux, déeli- 
vité médiane relativement faible, étroite, finement sillonnée au milieu, 


Bolbocerini nouveaux. 583 


limitée latéralement par une carène lisse de chaque côté; traces d’une 
2 carène plus courte entre la première et le bord postérieur, plus 
nette chez la © ; une carène transversale contre le bord antérieur 
derrière la tête; de chaque côté, deux petites fovéoles profondes ; deux 
petites fovéoles près de chaque angle postérieur. Écusson sillonné à la 
base ; suture villeuse infléchie devant l’écusson ; élytres à stries granu- 
leuses, intervalles costiformes de la largeur des stries, lisses et bien 
marquées; calus huméral et apical lisses. Dessous du corps couvert 
d'une villosité d’un blond doré ; plaque mésosternale finement sillonnée 
au milieu, à gros points pilifères espacés. Tibias antérieurs à 5 dents. 

G Thorax à granulation plus serrée, déclivité médiane plus étroite, 
carènes longitudinales plus courtes, terminées en avant par une pe- 
tite dent, carène transversale faiblement dentée au milieu; écusson” 
rugueux, mandibule droite émoussée au sommet. 

© Thorax inerme, carènes longitudinales plus longues et plus écar- 
tées l’une de l’autre ; écusson à sillon lisse. 


Athyreus Vavwvini, n.Sp. (fig. à). — Testaceus apicibus nigris, 
subnitidus, granulatus. Epistomate truncato, seclura  triangulari, 
cornu subtus armato; labro crasso in media parte sectura impresso. 
Prothoracis declivitate nilida, sulcata; prothorace sine carinis longitu- 
dinalibus sed propter basim duobus validis compressis dentibus armato : 
juxta marginem anteriorem, carina transversali in medio dentata. 
Elytris costatis, tibiis 5-dentatis. 


Long. 16 mill. — Patria : Brasilia; 1 ex. G. 


Testacé, arêtes vives rembrunies, luisant, granuleux, dessus fine- 
ment pubescent, dessous villeux. Épistome tronqué en triangle, sur 
la troncature 5 à 6 gros points pilifères disposés en arc de cercle; 
épistome armé en dessus d’une corne du sommet de laquelle partent 
4 carènes, deux antérieures courtes, deux postérieures prolongées jus- 
qu'aux canthus oculaires qui sont concaves à angles antérieurs aigus ; 
labre épais au milieu et impressionné sur la tranche antérieure. Dé- 
clivité médiane du prothorax luisante à granulations clairsemées, assez 
profondément sillonnée au milieu; pas de carène longitudinale, mais 
près de la base du thorax, deux fortes dents comprimées latéralement ; 
près du bord antérieur, derrière la tête une carène transversale dentée 
au milieu, en forme d’accolade —— vue de face; de chaque côté de 
cette carène une petite fovéole prolonde près du bord antérieur; deux 
impressions près de chaque angle postérieur. Élytres à stries granu- 
leuses de la largeur des intervalles qui sont costiformes et lisses, calus 


)84 A. BoucomMoxT. 


huméral lisse et luisant, calus apical peu marqué. Écusson granuleux. 
Plaque mésosternale obtusément anguleuse en avant; sillonnée au mi- 
lieu. Tibias antérieurs à 5 dents. 

Je tiens cette espèce de mon ami Georges Vavin auquel je la dédie. 

. 

Athyreus viridis, D. Sp. (fig. 6), — A. ercavati haud dissi- 
milis. Supra viridis, nitidus, pubescens, costis et partibus prominentibus 
nigris, subtus niger, albovillosus. Epistomate pyramidali apice acuto, 
costis prominentibus, inde carina frontali tridentata: labro tenui nec 
circumciso. Prothorace profunde exrcavato, granulato, in media parte 
punctato, margine anteriore dentato: duabus longitudinalibus cari- 
nis, prima bifurcata cujus unus ramus longior marginem lateralem 
attingit. Scutello nigro rugose punctato. Striis elytrorum sat claris 
rugose rugato-punctatis ; calo humerali nigro, prominente ; calo apicali 
nitido. Tibiis 4-dentatis. 


Long. 9-10 mill. — Patria : Jatahy : 4 ex. 


Dessus pubescent, vert métallique avec les parties saillantes, côtes, 
arêtes, calus huméraux, sommet du chaperon noirs, dessous noir à 
villosité blanche ou grisàtre. Tête concave, granuleuse, épistome en 
forme de pyramide à sommet pointu et arêtes saillantes, face anté- 
rieure plus petite que la face postérieure qui s'élargit pour former le 
front, chacune des arêtes de cette face est rejointe en angle droit à 
sommet pointu par les bords latéraux du front qui sont saillants; la 
carène frontale paraît ainsi tridentée vue de haut: canthus oculaire 
subcarré, concave; massue des antennes peu convexe, pubescente, 
d’un brun de poix; labre mince, non échancré. Prothorax profondé- 
ment excavé au milieu; granuleux sauf au milieu qui est fortement et 
irrégulièrement ponctué; rebord antérieur relevé en pointe obtuse, 
derrière la tête; de chaque côté de ce tubercule, dans le prolongement 
des bords latéraux de la tête, une petite fovéole profonde; bord pos- 
térieur à rebord double, concavité rebordée latéralement par une ca- 
rène noire, courbe, commencant près du bord postérieur et s’arrêtant 
avant le niveau de la pointe antérieure du prothorax; celte carène 
donne elle-même naissance avant son extrémité antérieure à une Ca- 
rène plus fine, sinueuse, qui va rejoindre perpendiculairement le bord 
latéral du thorax, vers le milieu du bord mais plus près des angles 
postérieurs ; entre la première carène et le bord postérieur du thorax, 
une 3° carène plus fine et plus sinueuse que celle-ci; dans le prolonge- 
ment de la 3° carène et près des angles postérieurs, un petit tubercule 
sublinéaire ; une fovéole lisse entre ce tubercule et la 2° carène. Écus- 


Bolbocerini nouveaux. 585 


son noir rugueusement ponctué. Élytres à stries assez nettes, rugueu- 
sement ridées-ponetuées, intervalle juxta-sutural infléchi derrière lé- 
cusson; calus huméral proéminent, noir; calus apical moins saillant, 
luisant:; suture pubescente. Plaque mésosternale luisante à points sé- 
tigères espacés, finement sillonnée. Tibias antérieurs à 4 dents. 


Athyreus Goyasensis,n. sp. (fig. 7). — Fusco-testaceus, villo- 
sus ; capite A. viridis similis. Prothorace granulato, declivitate pro- 
funda, laevi sulco notata; carinis longitudinalibus brevibus basis pra- 
pinquis: duobus compressis dentibus inter carinas el marginem 
anteriorem inter primam carinan et marginem posteriorem altera 
parva sed clara carina; carina transversali in medio dentata, Elytris 
rugose punctatis, Striis haud claris. Tibiis 6-dentatis. 

Long. 9 mill.; 4 ex. G. — Patria : Jatahy, prov. Goyas, Brasilia. 

Testacé, brunâtre en dessus, villeux. Épistome et, en général, tête 
comme A.viridis, arêtes rembrunies. Prothorax granuleux ; déclivité 
médiane profonde, marquée au milieu d'un sillon lisse qui part du bord 
postérieur ; carènes longitudinales courtes rapprochées de la base, entre 
leur extrémité antérieure et le sommet du thorax, deux tubercules 
dentiformes comprimés latéralement, rembrunis à l'extrémité, un peu 
plus distants entre eux que les carènes entre elles; une 2° caréne très 
courte mais bien marquée entre la première et le bord postérieur; ca- 
rène transversale du sommet dentée au milieu; aux deux extrémités 
de cette carène, une petite fovéole profonde. Élytres rugueusement 
ponctués, calus huméral et apical lisses, stries indistinctes; intervalle 
juxta-sutural infléchi derrière l'écusson; suture pubescente. Écusson 
rugueux. Plaque mésosternale à points pilifères, sillonnée au milieu. 
Tibias antérieurs à 6 dents. 


Bolboceras Baeri, 0. sp. (fig. 8, 9). — Fusco-testaceus, nilidus. 
Epistomate rugose punctato, oblique truncato; carina frontali in medio 
dentata; fronte concava, luevi, supra quemque oculum longo curvato cornu 
armato; vertice transverse carinalo: labro rugose punctato, antice 
rotundato. Prothorace nitido, sparsim profunde punctato, punctato 
sulco notato; antice duobus compressis tuberculis; utraque ex parte 
tuberculorum latu cavatione, cornu capitis recipiens. Elytris punctato 
striatis. Tibiis anticis 4 magnis et 5-6 parvis dentibus armatis. 

Long. 6 1/2-8 1/2 mill. ; 9 ex, — Patria : Pérou, Grau, prov. Tumbez 
(G.-A. Baer.) 


Testacé brunâtre, luisant, Epistome tronqué en biseau; arête fron- 


280 A. Boucomoxr. 


tale saillante, dentée au milieu; front concave, lisse, armé au-dessus 
de chaque œil d’une longue corne un peu courbe, à sommet émoussé 
et coté interne aplati: vertex portant une petite carène transversale, 
labre saillant, rugueusement ponctué, son bord antérieur arrondi, 
mandibule droite lobée extérieurement., Prothorax luisant avec quel- 
ques gros points épars, un sillon ponctué au milieu; en avant, de 
chaque côté du sillon, un tubercule ayant la forme d’un nez busqué, 
renversé; de chaque côté de la partie du thorax sur laquelle se trouve 
ces tubercules, une large excavation qui reçoit la corne de la tête; 
sur chacun des flancs du prothorax une fovéole marquée de 6 à 7 très 
gros points. Élytres à 5 stries ponctuées entre la suture et le calus 
huméral, non compris la strie suturale qui est autrement ponctuée 
que les autres, 3e strie reliée à la 8 au sommet, Tibias antérieurs 
armés de 4 dents assez grosses et de 5 à 6 petites. Plaque mésosternale 
presque aussi grande que chez les Athyreus, subconvexe, éparsement 
ponctuée, finement sillonnée au milieu. 


Bolboceras peruanus, D. Sp. (fig. 10, 11). — Fusco-testaceus, 
capite rugose punctato, tuberculato. Prothorace antice late excarato, 
cavationis marqgine dua tubercula utrinque pariente. Elytris nitidis 
striato-punctatis. & Epistomate tuberculo complanato spaluliforne ar- 
mato. © Epistomate truncalo, sectura triangulari: carina frontali 
robusto cornu armato. 


Long. G 12-17 mill.; © 11-16 mill.; 14 ex. ©, 12 9. — Patria : Grau» 
prov. Tumbez, Pérou septentr. (G.-A. Baer). 


Testacé brunâtre. Tête rugueusement ponctuée, surmontée d'un 
tubercule ; côtés de l’épistome prolongés sur le front en une fine carène 
longeant le bord interne de l'œil, coupée presque perpendiculairement 
par la carène frontale qui n'est elle-même que le prolongement du 
bord antérieur du canthus oculaire; mandibule droite lobée extérieu- 
rement, labre rugueusement ponetué, un peu échancré en avant, 
arrondi sur les côtés. Disque du prothorax à ponctuation double, lune 
serrée, extrêmement fine, à peine perceptible chez les individus peu 
développés, lautre plus forte et plus espacée: bord postérieur du 
prothorax sinué, rebord marqué d’une ligne de points; partie anté- 
rieure du prothorax entièrement excavée comme chez B. binasutum ; 
excavation ponctuée, à fond luisant, déterminant sur chaque côté 
deux tubercules dentiformes, géminés. Élytres luisants, marqués 
de 7 stries, entre la suture et le calus huméral, 3° reliée au sommet à 
la 5e, 44e (marginale) reliée au sommet à la 1"° (suturale); intervalles 


Bolbocerint nouveaux. 587 


faiblement ponctués, ceux qui sont compris entre la suture et le calus 
huméral, bien réguliers: les autres de largeurs inégales. Écusson 
ponctué. Plaque mésosternale large, rugueusement ponctuée, carénée 
au milieu, S’'avancant en pointe entre les hanches intermédiaires. Tibias 
antérieurs à à dents. 

G Épistome surmonté d’un tubercule aplati sur ses faces antérieure 
et postérieure en forme de spatule à base trapézoïdale et à 4 arêtes 
longitudinales saillantes. Thorax avec un fin sillon médian plus sen- 
sible que chez la femelle. 

Q Épistome tronqué à section triangulaire, ligne frontale surmontée 
d’une corne sans carène émoussée au sommet (1). 


\ 


Bolboceras sculpturatus Mannerheim, Klug (fig. 12). — J'ai recu 
cinq individus d’un Polboceras provenant de Jatahy (Brésil) très voi- 
sin de B. striatopunctatus Cast. et S'identifiant avec la description 
de B. sculpturatus. Ces individus ont cependant un caractère que 
ne mentionnent pas les auteurs : la massue des antennes n’est nulle- 
ment lenticulaire même dans la contraction, mais bien lamelleuse; 
les feuillets sont tous également aplatis et minces, un peu cintrés en soc 
de charrue, le premier article de la massue n’est pas, comme chez les 
Odontaeus, eupuliforme, emboîïtant les deux autres. Ce caractère 
est important puisque la division des Geotrupidae en 3 tribus (Ge0- 
trupini, Bolbocerini, Lethrini) est basée sur la forme de la 
massue antennaire : il faudra donc dans cette classification chercher un 
caractère plus constant, par exemple celui tiré de la tache villeuse des 
fémurs antérieurs qui manque chez les Bolbocerini et s’observe dans 
les deux autres tribus. Les descriptions des anciens auteurs sont si 
incomplètes qu'on peut admettre que ce caractère a très probablement 
échappé à Mannerheim et à Klug, c’est pourquoi nous nous refusons 
à voir dans ces individus une espèce nouvelle. 

La forme lamelleuse de la massue des antennes se retrouve encore 
chez B. nigerrimus Westwood. 


(1) Dans la description sommaire de cette espèce qui a paru dans le Bulletin 


de cette année, page 185, les descriptions de chaque sexe ont été interverties 
par erreur. 


DOC 


ÉTUDE 


SUR DIVERS PLAT YS M A DES ALPES OCCIDENTALES 
Par J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


L’essai qui suit n’a aucune prétention au point de vue systéma- 
tique ; son principal intérêt consiste à préciser la répartition géogra- 
phique, souvent curieuse, de certaines de nos espèces. 

On observe en général chez les insectes aptères cantonnés dans les 
régions montagneuses une grande variabilité; la notion de l'espèce y 
devient souvent obscure et donne lieu à controverses ; la nomenclature 
en usage dans les cas habituels cadre malaisément avec la réalité. La 
question a été admirablement traitée par Ganglbauer, dans deux étu- 
des récentes et trop peu connues en France (1). A l'exemple du sa- 
vant viennois, j'ai adopté ce qu'on peut appeler la conception « lén- 
néenne » de l'espèce, tempérée et complétée par une classification mé- 
thodique des formes secondaires. Cette manière de faire n’est dail- 
leurs pas nouvelle chez nous: c’est à peu de chose près celle qui à 
été employée par A. Fauvel dans sa Faune qallo-rhénane. 

J'ai été amené par le développement logique de cette conception à 
faire passer au rang de sous-espèces géographiques un certain nombre 
de formes que la tradition a maintenues jusqu'ici sur les Catalogues 
comme espèces bien tranchées. Les éléments de la discussion vien- 
dront à l'appui de chaque cas particulier. 

Le tableau qui suit, volontairement incomplet, n’a d'autre but que 
de préciser la nomenclature adoptée et la définition des formes secon- 
daires. Je n'ai pas voulu toucher à la synonymie actuellement en usage ; 
de propos délibéré, j'ai laissé à toutes les formes le nom qu’elles por- 
tent dans l'ouvrage de L. Ganglbauer et dans les principales collec- 
tions, IL y aurait pourtant, notamment parmi les formes affines du 
Platysma maurum, d'assez nombreuses erreurs à relever et à faire dis: 
paraitre. MM. J.et K. Daniel, qui ont bien voulu me les signaler, ne peu- 
vent manquer de rendre tôt ou tard ce service à la science: il serait 


(1) Revision der europäisch-mediterranen Arten der blinden Bembidiinen- 
Genera, in Perhandlungen der K. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft 
in Wien [1900], 151 sqq.: Der Artenumfang in der Orinocarabus-Gruppe, 
loc. cit. [1901], 791 sqq. 


Platysma des Alpes occidentales. D89 


fort imprudent d'entrer avant eux dans cette voie sans éléments de 
[ 


certitude suffisants (1). 


On trouvera plus loin, au début du Catalogue géographique, quel- 
ques notions générales sur la constitution géologique de la chaine des 
Alpes qu'il m'a paru intéressant de rappeler en cette occasion; elles 
ne sont pas Sans rapport avec la dispersion de nos espèees et permet- 
tent souvent de la mieux définir. 


TABLEAU DES GROUPES ET DES ESPÈCES, 


4. 3° article des antennes comprimé......... (subg. Poecilus). 
— 3° article des antennes non comprimé....... PRE MONTE 2 


2. Derniers segments ventraux bordés en avant d’une strie 
transversale très nette. Episternes métathoraciques plus 
longs que larges... (subg. Pedius et subg. Grthomus). 
— Derniers segments ventraux non bordés d’une strie trans- 
MOSCER MER te NS EEE RENE enr ner ot 3. 


3. Tarses avec un sillon sur leur face dorsale, (subg, Lagarus). 
o »- Î 


— Tarses sans sillon sur leur face dorsale. .............. se 4. 
4. Saillie prosternale rebordée. Base du corselet marquée 

d’une seule impression de chaque côté. — &, dernier 

SÉSMONEVeNEANQUNES ER AT NT (subg. Adelosia). 
— Salllie prosternalenontreDOrdEe 2e IN NE TIIMEMNTE. D. 
D ARONVCHIUMEPATONAEESOIES ENT SSOUSEEe MR ee 6. 
— Onychium dépourvu de soies sur sa face inférieure (2)... 29. 
6. Épisternes métathoraciques plus longs que larges à leur 

bord antérieur..... (subg. Omaseus et subg. Argutor). 
— Épisternes métathoraciques plus larges que longs... ..... 1. 


> | 


Tête fortement étranglée derrière les yeux (subg. Fseudorites), 
3 premiers articles des tarses carénés extérieurement. 
Insecte brun de poix. — Long. 8-9 mill...... . nicaeense. 


(1) Depuis la rédaction de ces lignes, M. R. Oberthür m'ayant gracieusement 
communiqué quelques {ypes du baron de Chaudoir qui font actuellement 
partie de sa collection, j'ai eu entre les mains les matériaux nécessaires pour 
aborder la discussion de quelques-uns de ces points litigieux. 

(2) Chez le PI. multipunctatum Dej., le dernier article des tarses poste- 
rieurs porte parfois une ou deux soies. 


290 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


— Tête normale, sans étranglement spécial en arrière des 
YEUX. orme in en et EU ENS EE 8. 


8. Angles postérieurs du corselet bien marqués, rarement 
obtus ou arrondis, et dans ce dernier cas, corps très 
(ES 2) 6 1 (A) PSM OMR A ne à 10. 


— Angles postérieurs du corselet complètement arrondis: 
corps convexe (subg. Steroepus).................. Je 


9. Rebord basal de l’élytre se raccordant avec le rebord la- 
téral par un angle absolument effacé ou à peine sensi- 
ble. Tarses postérieurs sans arête ni sillon marqués au 
côté externe des premiers articles. Élytres présentant 
une strie bien nette entre la série ombiliquée et le bord 
latéral. — SG, avant-dernier segment ventral simple, 
dernier segment portant une forte carène transversale 
suivie d’une impression. — Long. 13-18 mill... madidum. 


T Cuisses rouges (type) ou noires (v. concinnum) (). 


— Rebord basal de l’élytre se raccordant avec le bord latéral 
par un angle bien marqué. Tarses postérieurs portant 
une arête et un sillon au côté externe. Élytres sans strie 
bien nette entre la série ombiliquée et le bord latéral. 
— d, avant-dernier segment ventral muni d’une la- 
melle transversale très saïllante ; dernier segment impres- 
SiOnn6-=\Lons. 12-14 mL, Rte aethiops. 


10. Taille ne dépassant pas 8 mill. Insecte d’un brun plus ou 


MOINS HORCÉR ee NE D ee AR ie ee 11° 
— Taille dépassant 10 mill. Insecte noir ou métallique, très 
rarérientDrunaire ÉlPPEE Sr" 20e RON PA Le 12: 


11. Dernier article des palpes fortement acuminé. Corselet ré- 
tréci en arrière ; faciès des Argutor. Élvtres sans striole 


(1) PL grajum, PI. Honnorati subsp. Sellae. 

(?) Le PI. madidum, propre à l'Europe occidentale, présente des formes 
secondaires intéressantes dans le Sud-Ouest de la France et la Péninsule Ibé- 
rique. Le PI. Lacordairei Pulz., des Asturies, semble n'être qu'une forme 
extrême du madidum. 

(3) PL. grajum. 


Platysma des Alpes occidentales. 91 


scutellaire, (subg. Haptoderus).— Long. 5-5,5 mill. 
pumilio. 
— Dernier article des palpes assez acuminé, mais nettement 

tronqué à son extrémité. Corselet non rétréci en ar- 

rière; faciès des Amara. Striole scutellaire visible. Côtés 

du corselet non sinués (subg. Pseudorthomus). 

> LOnL+ mIRC re PR RO ee unctulatum (!). 
12. Marge latérale du corselet portant 2 à 6 pores sétigères en 

arrière des angles antérieurs (?); angles postérieurs 

obtus, très émoussés ou complètement arrondis. Insecte 

très déprimé, d’un brun de poix. — S, dernier segment 

ventral muni d’une lamelle transversale suivie d’une dé- 

pression Dong 10 AMENER CE ERP ERA grajum. 
— Marge latérale du corselet ne portant qu'un seul pore sé- 

tigère en avant du milieu. Insectes noirs ou métalliques. 13: 
13. Corps convexe; 3e interstrie marqué seulement de deux 

pores peu visibles. Côtés du corselet régulièrement ar- 

qués, angles postérieurs dentiformes. Insecte noir, de 

grande taille. — S, dernier segment ventral marqué d’une 


fossette arrondie. — Long. 14-18 mill.............. melas. 
— Corps plus ou moins déprimé ; 3° interstrie marqué d'au 

moins 3 pores. — d, dernier segment ventral présen- 

tant un relief de forme variable (le plus souvent une 

Carone On SEUNAle) AE MAR EAE TR EE R ETAT 1%. 


14. Dernier segment ventral presque ogival chez le G, ar- 
rondi en arc chez la ©. Stries des élytres très superti- 
cielles. Corselet transversal, régulièrement arqué sur 
les côtés, marqué d’une dépression oblique vers les an- 
oles postérieurs, et de deux impressions subégales, très 
profondes. Dessus d’un beau rouge cuivreux., — G, der- 
nier segment ventral muni d'une forte carène à profil 
triangulaire. — Long. 12-14 mill....... DEA RE metallicum. 


(1) Une espèce voisine de l'unclulatum, PL. apenninum Dej., surtout re- 
pandue dans l'Apennin Ligure et Toscan, se reprend à la limite des Alpes 
Occidentales dans les montagnes du Biellais (versant méridional des Alpes du 
Mont-Rose). 

(2) Le même caractère s’observe chez le PI. nodicorne Fairm., décou- 
vert autrefois par Rey dans les montagnes du Bugey et repris depuis par 
MM. Villard et Carret. La véritable place de cette espèce est dans le voisi- 
nage du Pl. Justusi Redt. 


15. 


16. 


17e 


J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


Dernier segment ventral arrondi en arc chez le G, tron- 
qué chez la ©. Stries des élvtres plus ou moins pro- 


fondes; biendistincies es 0er 0Ee CORRE NRERPEREREEE 15: 
Marge latérale du corselet très développée, s’élargissant en 

arriere, englobant les angles postérieurs qui paraissent 

séparés du disque par une impression oblique......... 16. 
Marge latérale du corselet présentant sur la plus grande 

partie de sa longueur une gouttière étroite limitée par 

DIN DOUTTEICES PRE RAR PR TR EEE ER nes 18. 
Tète de grosseur normale; insecte présentant un facies 

identique dans les deux sexes; élytres légèrement déhis- 

cents vers l'angle sutural, jamais tronqués chez la ©. — 

<. dernier segment ventral muni d’une carène longi- 

tudinale irrégulière. — Long. 43-415 mill.......... Panzeri. 


a. Côtés du corselet sinués en avant des angles posté- 


rieurs...... «) Panzeris. Str., v. intermedium. v. Heeri. 


b. Côtés du corselet régulièrement arqués jusqu'aux 


angles postérieurs; marge latérale plus dilatée..... 
M RP SR ........... P)Ssubsp. carthusianum, nov. 


Tète relativement grosse; insecte présentant un dimor- 
phisme sexuel assez accentué; élytres tronqués et plus 
ou moins sinués extérieurement chez la 9. — G, der- 
nier segment ventral muni d'un relief plus ou moins 
accusé à crête transversale. — Long. 13-16 mill....... 
Dee one A TOR Rec TUNCAaUUM 

Élytres parallèles, à stries profondes: pores du 3° inter- 
strie gros. — S, crête transversale du dernier segment 
ventral mousse et peu accusée; forceps simple à lextré- 
mité; ©, élytres brillants, au moins sur leur moitié basi- 
laire. 

a. Côtés du corselet fortement arrondis; 7° interstrie 
sans pores; élytres non ou à peine sinués à l'angle 


postéro-exiernes RE Ce Eee 4) truncatum S. Str. 


b. Côtés du corselet assez peu arrondis ; 7° interstrie 
toujours marqué de 1 à 3 pores; élytres nettement 


" 


sinués à l'angle postéro-externe. &) subsp. imitator, nov. 


Élytres subovales, à côtés arrondis; stries peu profondes, 
intervalles larges et plans: pores du 3° interstrie petits, 


18. 


49 


20. 


Plalysma des Alpes occidentales. 


peu nombreux, ceux du 7° plus nets: corselet dilaté- 
arrondi en avant; élytres nettement sinués à l'angle 
postéro-externe. — , crête transversale du dernier seg- 
ment abdominal bien accusée, limitant en avant une dé- 
pression assez profonde; forceps portant à l'extrémité 
une petite dent en forme de crochet ; ©, élytres alutacés 


093 


et mats sur toute leur surface. ..... .... y) Subsp. dilatatum. 


Stries des élytres discontinues, formées d’une série de 
gros points oblongs, entre lesquels on distingue les pores 
sétigères des 3° et »° intervalles. Corselet régulièrement 


arqué sur les côtés. — Long. 14-16 mill........ cribratum. 


Stries des élytres normales, continues............ AE ARE 
Corselet non cordiforme, peu rétréci en arrière, ses côtés 
en arc régulier, non sinués vers les angles postérieurs , 
les deux impressions basilaires d’égale profondeur. Fé- 
murs d’un jaune testacé vif ........ ë 
a. Corselet légèrement rétréci en arrière; élytres sub- 
échancrés ensemble chez la ©. — Long. 43-14 mill. 


b. Corselet non distinctement rétréci en arrière; ély- 
tres très amples, simplement tronqués chez la @. 
Insecte beaucoup plus robuste. — Long. 15-16 mill. 


49 


.... flavofemoratum. 


SAT RIDE PEN Ne «) flavofemoratum s. str. 


LP RSR ER RENE ER RS A TOI SUNSDe DUT QUES 


Corselet plus ou moins cordiforme; impression externe 
moins marquée que l’interne, souvent très réduite ou 
obsolète 


Pores du 3° interstrie médiocres, occupant à peine le tiers 
ou la moitié de l'interstrie 
Pores du 3° interstrie fovéilormes, allant d’une strie à 
l’autre ou occupant au moins la moitié de l’interstrie ; 
impression externe du corselet toujours bien marquée... 
Tête peu allongée; tempes pas plus longues que les yeux. 
Bourrelet latéral du corselet très distinct presque jusqu’à 
l'extrême sommet des angles antérieurs. Elytres en gé- 
néral peu allongés. — G, carène du dernier segment 
ventral presque toujours assez régulière, laminaire..., 
Tête allongée ; tempes plus longues que les veux. Bourre- 
let latéral du corselet s’effacant vers les angles anté- 


Ann. Soc. Ent. Fr. LXxI [1902|. 


20. 


39% J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


rieurs, autour desquels la marge est explanée. Élytres 

allongés, souvent parallèles. — SG, carène du dernier 

segment ventral irrégulière et souvent déviée, jamais Ja- 

minaire; forceps relativement court et robuste. ....... 23. 
22, Palpes presque toujours rougeätres. Fémurs noirs. In- 

secte de taille et de forme très variable. — G, forceps 

plus ou moins renflé vers le milieu de sa courbure in- 

térieure. —Long:13=18 mille cer cristatum. 


«. Impression thoracique externe nulle ou obsolète. 


a’. Élytres à reflets irisés; taille médiocre 


PA ARE Pet en Po NU RE EE EN ETS a) cristatum S. St. 
b'. Élytres en général sans reflet irisé; taille grande, 
forme large, insecte très robuste...  £) subsp. Lasserrei. 
b. Impression thoracique externe bien nette. Élytres 
en général non irisés. Insecte très variable de 
forme et de développement. ........ y) subsp. moestuin. 
—  Palpes d’un brun noir, sauf l'extrémité des articles. Fé- 
murs d’un roux vif. — G, forceps non renflé vers le 
milieu de sa courbure intérieure. — Long. 13-15 mill. 
TA Te SE EU RG D Doi UO eds femoratum. 
23. Base du corselet droite, à peine échancrée dans son milieu; 
impression thoracique externe bien nette. Palpes pres- 
que toujours foncés. Fémurs parfois roux. — Long. 
NAN RDS 1 | ESS RAR ne ee RRQ, LS Hagenbachi. 
a. Angles postérieurs du corselet parfaitement droits. 
RE Pr ee Hagenbachi s. str. 
b. Angles postérieurs du corselet obtus. ab. Carreti, nov. 


— Base du corselet coupée obliquement vers les angles pos- 
térieurs ; impression thoracique externe effacée. Palpes 
presque toujours entièrement lerrugineux.— Long. 14- 


D PARA DU UMR ENRRE IL SE ee PRE nn Honnorati. 


a. Côtés du corselet nettement sinués avant les angles 
postérieurs, ceux-ci bien accusés, légèrement obtus; 
pattes généralement rembrunies,.... «) Honnorati s. str. 
b. Côtés du corselet à peine sinués avant les angles 
postérieurs, ceux-ci très obtus; pattes rougetres. . 
A Ho SO lee RES 4 LOUTAIRE ES 5) subsp. Sellue. 


Platysma des Alpes occidentales. 595 


24. Dessus du corps métallique, d'un vert ou d’un rouge cui- 
vreux brillant, parfois bicolore; 5° interstrie toujours 
sans pores. Stries des élytres fines; intervalles plans. — 
Éonos AO AA SOINS ER ER CR EPANESE rutilans. 
«. Corselet à peine plus large que long, médiocrement 
élargi en avant, faiblement sinué en avant des an- 
gles postérieurs. Dessus presque toujours uniformé- 
ment cuivreux: taille plus faible, forme plus étroite. 
RP a RS NS RES PSE SE RE æ) rulilans S. Str. 
b. Corselet visiblement plus large que long, fortement 
élargi en avant, assez brusquement sinué en avant 
des angles postérieurs. Coloration fréquente : tête 
et corselet cuivreux, élytres verts; taille plus 
erande, forme plus robuste...... ... $) subsp. auratuim. 
— insecte entièrement noir: stries profondes, intervalles sub- 
convexes. — Long. 43-15 mill.......... vagepunctatum. 
a. 3e et 5e interstries marqués de quelques pores fo- 
véiformes; 5° et 6° stries irrégulières et plus ou 
MOINS 2naStOMOSÉES 1.11. a) vagepunctatuin s. Sir. 
b. 3e interstrie seul marqué d’une série de pores ; 
SIFESTERUNIETES ARE PR 5) subsp. tripressicolle. 
25. Épisternes métathoraciques plus longs que larges à leur 
bord antérieur (subg. Lyperus, Bothriopterus, 
Platysma s. Sir. ct Pseudomaseus) 
—  Épisternes métathoraciques plus larges que longs. ...... 26. 
26. Base des élytres non rebordée {(subg. Calopterus). 
Côtés du corselet portant en avant 2 à 4 pores sétigères. 
insecte métallique, d'un bronzé foncé, passant au noir, 
au cuivreux ou au verdàtre; 3°, 5°, et 7° interstries 
marqués de quelques pores. — G dernier segment ven- 
tral muni d’une carène longitudinale. — Long. 14- 
À RSR EU RES DE à Ge TO TE CRAN PL TEE À Er Selmanni 
a. Pores des intervalles plus nombreux et plus pro- 
fonds: stries des élvtres un peu plus marquées; 
tibias souvent roussâtres ........... «) [Selmanni s.str.] 
b. Pores des intervalles moins nombreux et plus fins; 
stries des élytres plus fines; tibias noirs.......... 
MU ES LE LA SLA MEMNR ES 5) subsp. Prevosti. 


596 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


Base des élvtres rebordée...... PAL TRANS AE RE 2e 

27. Marge latérale du corselet assez large, en gouttière bien 
accusée où en limbe aplani, surtout en arrière. ....... 

— Marge latérale du corselet très étroite, constituée par un 
fin bourrelet. — &, dernier segment ventral muni d’une 
carene lOneitunale ere APR ER NE EE 

28. Dernier segment ventral & muni d’une carène longitudi- 
DAC: AIRE ee ER CN M ER ER ET EP 

— Dernier segment ventral G sans carène, marqué d’une im- 
pression deMorme anale es ere eee 


LL? 
(de) 


Impressions thoraciques bien séparées, au moins en avant. 
Dessus métallique, d’un rouge cuivreux parfois obscurci, 


rarement vert. Surface des élytres alutacée G 8 ; stries 
faibles ; 3°, 5° et 7€ intersiries marqués chacun de quel- 


39 - 


29: 


31. 


ques pores. — Long. 12-15 mill ........ multipunctatum. 


+ Forme un peu plus robuste: points des interstries 
plus nombreux et plus profonds (var. nobile). Pattes 
parfois rougeàtres (var. erythropus). 

— Impressions thoraciques fondues dans une grande fossette 
basilaire, l'impression externe limitant le bourrelet juxta- 
angulaire, l'impression interne marquant d’une striole 
le fond de la fossette. Insectes noirs ou avec un léger 
reflet bronzé. Élytres brillants au moins chez le 6... 


30. Striole scutellaire bien marquée. Corselet assez fortement 
sinué sur les côtés; angles postérieurs droits, nullement 
dentiformes. Élytres brillants G ©; 3° interstrie marqué 
d'une série de pores, le 5° parlois d’un ou deux pores. 
Insecte d’un noir franc. Fémurs noirs (type) ou d’un 
roux testacé vif (var. valesiacum). — Long. 12-14 mill. 


30. 


RL AE EL Re ui LME ELU ENSpinolae: 


— Striole scutellaire nulle ou rudimentaire. Corselet légère- 
ment sinué sur les côtés avant les angles postérieurs qui 
sont un peu dentiformes. Élvtres brillants G, toujours 
plus ou moins mats @ ; 3° et 5° interstries marqués cha- 
cun d’une série de gros pores. Dessus à reflet bronzé 
bien sensible. Cuisses noires (type) ou rougeûtres (var. 
transversum). — Long. 11-13 mill................. 


31. Marge latérale du corselet largement explanée. Corselet 


Yvani. 


Platysma des Alpes occidentales. 397 


transverse, ses côtés régulièrement arrondis jusqu'aux 
angles postérieurs qui sont obtus. Dessus métallique. — 
LAON NTI R ENS UT Ne CT CT .. parnassium. 


a. »° et 7° intervalles marqués comme le 3° d'une 
série de pores fovéiformes. Dessus d’un bronzé 
TON CO PR AE AR en x) parnassium S. Sr. 
b. Séries des 5° et 7° intervalles nulles ou extrème- 
ment réduites. Dessus d’un vert ou d’un cuivreux 
ANRT AE À PSE ARR Ta 5) subsp. distinctum. 


— Marge latérale du corselet médiocrement large et non ex- 
planée. Dessus noir, tout au plus avec un léger reflet 
bronzé. 7° interstrie toujours sans pores. ..,.....:...... 32. 


32, Marge latérale du corselet portant normalement 2 ou plu- 
sieurs pores sétigères en avant du milieu (!). Corselet 
assez fortement rétréci en arrière, ses côtés non ou à 
peine sinués avant les angles postérieurs qui sont très 
obtus, à sommet émoussé. 3° interstrie seul marqué de 
quelques pores. Insecte très déprimé. Pattes tantôt dun 
brun de poix, tantôt rougeätres. — Long. 12-13 mill.….…. 
SAS DE Be AO CIO ET -.. , Peiroleirii. 


ele sels» alate taie,» 


— Marge latérale du corselet ne portant normalement qu'un 
seul pore sétigère en avant du milieu. Angles posté- 
rieurs du corselet à sommet vif ou légèrement denti- 
forme Dons AO TER EE PE maurum. 


a. 3° interstrie seul marqué normalement d’une série 
de pores. Côtés du corselet non ou à peine sinués 
en avant des angles postérieurs. 

a. Corselet à peine rétréci en arrière ; impression 
interne distincte. Elytres de longueur normale. 

Pal eSAoUjOUTSINOITeS Lee 2) subsp. Baudii. 
b'. Corselet visiblement rétréci en arrière, im- 
pression interne complètement fondue dans la 
grande fossette basilaire, dont le fond n’est pas 


(1) Ce caractère n'est pas absolu. Je possède de la méme localité des PL. 
Peiroleirii ayant 2 pores à droite et un seul à gauche et d’autres n’en ayant 
qu'un de chaque côté. Par contre, un exemplaire de maurum subsp. Guedeli 
du Grand-Veymont (Isère) a deux pores du côté gauche. 


D98 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, 


sensiblement siriolé. Elytres relativement longs 
CLIS PAT AE lES FERRER 5) subsp. Guedeli, nov. 

b. »° intérstrie marqué normalement comme le 3° d’une 

série de pores (parfois réduite à un ou deux. Corse- 
letrderformervariable rer RÈtLE y) Subsp. Escheri. 

33. Tête de grosseur normale. Corselet non cordiforme, au 
moins aussi long que large 34. 


— Tête grosse; mandibules très proéminentes. Corselet plus 

large que long, mais cordiforme; marge latérale créne- 

lée en arrière. Elytres marqués de pores fovéilormes sur 

les ae 6%et7 intenses. LA UP NE PRE 36. 
34. Elvtres marqués de quelques pores sur les 3° et 5° inter- 

stries et d’une série très serrée sur le 7e, Coloration nor- 

male : dessus du corps entièrement d’un beau rouge eui- 

vreux. Base du corselet profondément impressionnée 

transversalement. — Long. 14-16 mill. externepunctatum. 
—  Elytres à 5° et 7° interstries sans pores. Dessus générale- 

ment bicolore : tête et corselet noirs, élvtres bronzés ou 

CUVÉE URSS DATE ER MUR ne Re Een 39. 
3). Côtés du corselet redressés avant les angles postérieurs qui 

sont droits. Pores de la 8° strie médiocrement nombreux. 

bons AE 13; IIS SRE EE TE NN ARTE EE Jurinei. 
—  Côtés du corselet régulièrement arqués jusqu'aux angles 

postérieurs qui sont dentiformes. Pores de la 8° strie 

nombreux (Long 48-15 mille 2 ERP bicolor. 
36. Pores des interstries gros et nombreux. Elytres relative- 

ment courts. Dessus entièrement d’un noir bronzé foncé. 

roons. 16-19 Mile "66.520 des RTE impressum 
—  Pores des interstries assez fins et peu nombreux. Elvtres 

plus allongés. Tête et corselet noirs, élytres rouge eui- 

vreux.—"Long.  15=484mille;.::2 2er CCE Durrazzoi 


DONNÉES OROGRAPHIQUES. 


« Les dislocations qui ont accompagné la formation des Alpes ont 
été assez puissantes pour amener au jour des masses énormes de ter- 
rains primitifs et granitiques dont les affleurements s’alignent suivant 
une grande bande qui a l'allure générale du système et qui est bordée 


Platysma des Alpes occidentales. 999 


de deux marges de terrains plus modernes (1). La disposition de ces 
marges est d’ailleurs bien différente au Nord et au Sud. Celle du Nord 
est régulière et se poursuit avec une grande continuité sur tout le 
développement des Alpes; l’autre, au contraire, disparaît à partir du 
lac Majeur, et, dans tout l'arc de cercle qui ferme le cul-de-sae de la 
vallée du Po, les terrains primitifs surplombent directement les allu- 
vions de la plaine transalpine. 

« Deux dépressions discontinues qui correspondent aux hautes val- 
lées des grands cours d'eaux alpins séparent assez bien (?) la bande 
des terrains anciens des Alpes de ses marges sédimentaires. On voit, 
par ce qui précède, que le plus méridional de ces deux sillons r’affecte 
point les Alpes Françaises: celui du Nord, défini en Autriche par les 
hautes vallées de l’'Enns, de la Salzach, de l’Inn, en Suisse par les 
hautes vallées du Rhin et du Rhône, se prolonge, au contraire, sur 
notre territoire, par la vallée de lArly et la vallée moyenne de lIsère 
jusqu'à Grenoble. Une dépression, analogue au point de vue physique 
mais n'ayant peut-être pas la même valeur géologique, lui fait suite en 
tournant vers le Sud-Est comme le système des Alpes lui-même. Elle 
est tracée par la vallée du Drac, le col de la Croix-Haute, la vallée du 
Buech et va rejoindre la vallée inférieure de la Durance. Puis elle de- 
vient moins nette, mais se poursuit sans aucun doute par la vallée infé- 
rieure de la Bléone, la vallée supérieure de lAsse et une section im- 
portante de celle du Var (). » 


CATALOGUE GÉOGRAPHIQUE DES ESPÈCES. 


PI. nicaeense Villa. 
Ganglb., Die Käf. v. Mitteleuropa, 1, p. 277. 


Versant Nord des Alpes Liguriennes, à l'Est du col de Tende : sources 
du Tanaro (Catal. Ghiliani-Camerano), Val Pesio (A. Dodero!). Parait 
localisé et très rare. 


(1) A l'exemple de quelques géographes, nous appellerons Alpes principales 
la bande axiale primitive, Alpes subordonnées du Nord et Alpes subordonnées 
du Sud les bandes marginales sédimentaires. 

(2) « La séparation ne saurait être et n'est point absolue. On trouve des 
pointements granitiques ou des masses de gneiss dans les zones marginales, 
tandis qu'inversement la zone axiale a conservé, en bien des endroits, de grands 
lambeaux du manteau sédimentaire qui recouvrait, à l'origine, toute la région 
alpine. » 

(3) Commandant O. Barré, Cours de l'École d'Application de l'Artillerie 
et du Génie. 


600 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


PI. madidum Fabr. 
Ganglb., p. 280, 


Je n'inscris ici cette espèce que pour faire observer qu’elle parait 
manquer absolument dans l'extrême Sud-Est de la France (c’est-à-dire 
dans les départements du Var, des Alpes-Maritimes et majeure partie 
des Bouches-du-Rhône et des Basses-Alpes) ainsi que dans les parties 
voisines du Piémont et de la Ligurie. La dernière station S.-E. du ma- 
didum est, à ma connaissance, la forêt de Montelar, près Seyne (B.-A.), 
où l'espèce à été prise par M. de Peyerimhoff. Les exemplaires de cette 
provenance sont de petits concinnuwm analogues à ceux du Nord de la 
France. 


PI. aethiops Panz. 
Ganglb., p. 280. 


Espèce caractéristique des montagnes de l’Europe centrale, d’où elle 
s’est répandue dans presque toute la zone extérieure de l'arc alpin; son 
aire de dispersion coimcide dans ses grandes lignes avec celle du Cara- 
bus irregularis. Comme ce dernier, elle manque dans les massifs de la 
Grande-Chartreuse et du Vercors, malgré laffinité de leur faune avec 
celle du Jura. 

Insecte subalpin. 

Haute-Savoie : Rovagny près Talloires!'. — Savoie (Fauvel, 
Cat. Gallo-rhénan). 


PI. pumilio Dei. 
Ganglb., p. 278. 


Montagnes et régions montueuses de l’Europe centrale et occidentale, 
de la Bohême aux Pyrénées. 

Alpes de la Savoie et du Dauphiné jusqu’à l’Oisans et au Vercors: 
semble manquer dans tout le bassin de la Durance, les Alpes-Maritimes 
et le versant piémontais de nos Alpes: j'ai trop peu d'indications pour 
préciser les limites de son aire de dispersion vers le Sud. 

Insecte en général subalpin, parfois alpin (Faulhorn, Oberland, août 
1891 !). 


PI. unctulatum Duftschm. 
Ganglb., p. 277. 
Montagnes de l'Europe Centrale, Alpes de Suisse et du Tyrol, Car- 
pathes; atteint dans nos Alpes son extrême limite vers le Sud-Ouest. 
Insecte alpin et subalpin. 


Platysma des Alpes occidentales. 601 


Savoie : Haut-du-Pré au-dessus d'Albertville {Fauvel); Mont-Miran- 
tin, Belleville, col de la Siclaz (A. de Manuel). 

L’espèce est encore citée des environs d’Aix-les-Bains (Rey); cette 
indication parait peu vraisemblable et mérite confirmation. 


PI. grajum Dei. 
Ganglb., p. 288. 
Versant italien des Alpes Grées et des Alpes du Mont-Rose, répandu 
et parfois abondant. — Haute région alpine de 2.000 à 2.600 mètres. 
Val di Stura, Val d’Ala, Val Grande (J. Daniel); env. de Ceresole 
Reale, à quelques kilomètres de la frontière française (Dodero!) ; col de 
Grossen, col du Lauzin ; col d’Ollen, col della Vecchia, col de la Petite 
Mologne, lac Gabiet (L. Villard); Monte Barone (Doria!) ; Monte Mu- 
crone, Monte Bo (J. Daniel). 
Os. — Les exemplaires des Alpes du Biellais ont les angles posté- 
rieurs du corselet sensiblement plus marqués que ceux du massif du 
Grand-Paradis. 


PI. melas Creutz. 
Ganglb., p. 281. 


Je ne fais mention de cette espèce, qui n'appartient pas à vrai dire à 
la faune des Alpes occidentales, que pour en signaler quelques stations 
intéressantes. Plus particulièrement propre aux régions orientales de 
l'Europe moyenne et méridionale, elle atteint en France sa limite ex- 
trême à l'Est. Entre la Provence, où elle est répandue sur le littoral et 
dans les grandes vallées (jusqu’à Digne), et la région du Rhin moyen, 
le PI. melas à une station intermédiaire et très intéressante dans le 
bas Jura, à la forêt de Chaux (capitaine Gruardet!). C’est un des seuls 
Platysma du continent qui se retrouvent dans les iles Tyrrhéniennes, 
où le genre est en grande partie remplacé par les Percus; il existe, je 
crois, en Corse, et à coup sûr à l'Isola Giglio, sur les côtes de Tos- 
cane, où le marquis Doria l’a pris en grand nombre, 

Les exemplaires méditerranéens (étalicum Dej.) sont de grande taille 
et très robustes, avec la base du corselet plus distinetement ponctuée, 
les stries des élytres plus profondes et plus distinetement ponctuées, 
que chez ceux du Jura et d'Allemagne, 


PI. metallicum Fabr. 
Ganglb., p. 283. 
Montagnes de l'Europe centrale, de la Bohême aux Vosges, et zone 
extérieure de l'arc alpin depuis la Basse-Autriche jusqu’à la Drôme ; 


602 J. SAINTE-CLAIRE DENVILLE. 


limité dans les Alpes Françaises aux Alpes de Savoie et du Dauphiné, 
où il parait plus répandu et plus commun dans les massifs subalpins 
que dans le voisinage de la grande chaine. Ses dernières stations au 
Sud sont jalonnées par Lentes-en-Royans (Drôme), S'-Maurice-en- 
Trièves (Isère), la montagne de Charance près Gap, et le versant orien- 
tal de l'Oisans. Il paraît manquer à PEst de la Durance et sur le versant 
italien de nos Alpes. 

Insecte essentiellement sylvatique et subalpin. 

Dans notre région, l'espèce est très constante et n'offre que des aber- 
rations de couleur insignifiantes. 

Il n'est pas impossible que le PI. baldense Schaum ne soit autre 
chose qu'une forme extrême du metallicum ; des exemplaires pris par 
M. Dodero à Vetriolo (Trentin) font assez bien le passage entre le bal- 
dense et le metallicum. 


PI. Panzeri Heer. 
Ganglb., p. 284. 


Répandu dans toute la zone extérieure de Parce alpin, et principale- 
ment dans les Alpes subordonnées du Nord, depuis la Basse-Autriche 
jusqu'a l'Isère. Il est commun dans toute la Suisse du Nord et du 
Centre, où il est représenté surtout par les races 2n{ermedium Heer 
et Heeri Heer. 

Insecte en général exclusivement alpin. 

Limité dans nos Alpes au massif de la Grande-Chartreuse : col de 
Bovinant (V. Planet!) ; la Grande-Sure (A. Carret!); au-dessus du Sap- 
pey (Bedel!). Les exemplaires de la Grande-Chartreuse appartiennent 
à une race particulière (carthusianum m.) voisine de l’intermedium 
dont elle se distingue constamment par les côtés du corselet nullement 
sinués en arrière, et régulièrement arrondis jusqu'aux angles posté- 
rieurs. 

L'intermedium atteint les limites de la faune gallo-rhénane dans le 
Jura Suisse, au Chasseral, dans le Vaudois {Bugnion) et dans le Bas- 
Valais à Vouvry (Liniger, teste Fauvel). 


PI. truncatum De]. 
Ganglb., p. 285. 
dilatatum Vila. — Ganglb., p. 285 (pro parte). 
Zone alpine et zone supérieure des forêts subalpines. 


Alpes principales, du mont Blane aux Alpes Liguriennes, surtout sur 
le versant italien; par places sur le versant français où il s’'écarte peu 


Platysma des Alpes occidentales. 603 


de la ligne de partage des eaux, qu'il semble avoir franchie par les 
grandes dépressions. 

Le PI. truncatum peut se diviser en trois races géographiques qui 
se succèdent du Nord au Sud et dont la 3° surtout est assez bien ca- 
ractérisée pour avoir été longtemps considérée comme une espèce. 

«) truncatum S. Si. — Savoie : Alpes de la Vanoise (Cat. Fau- 
vel); Thermignon (V. Planet); mont Cenis (Carret, etc.). — Hautes- 
Alpes : Boscodon, près Embrun (A. Grouvelle!) 

Versant piémontais des Alpes Grées : Ceresole Reale (A. Dodero!): 
Val di Stura, val Grande (J. Daniel) et des Alpes Cottiennes : Crissolo 
Argod!, ete.); colle Colombardo (coll. Buchet!) ; col Clapier, col Coupé 
(Born!), etc. 

5) subsp. imitator J. et. K. Daniel (in litteris). — septimarrum 

Dev. (in litteris). — Basses-Alpes : environs de Larche, vallons 
de Lauzanier, de Chamouse et de Courrouit (L. Villard!). — Alpes- 
Maritimes : col de Pourriac (L. Villard!), col de la Colombière près 
de St-Étienne-de-Tinée !. 

Versant piémontais des Alpes de l'Enchastraye : Prazzo(J. Daniel", 
PArgentière (L. Villard). 


y) subsp. dilatatum Villa. — Alpes de Lantosque et de Tende, 
assez Commun. — Alpes-Maritimes : St-Martin-Vésubie, vallées du 
Borréon et de Fenestres!, cime de La Valette !, col de Raus!, PAuthion !, 
mont Scandail près Fontan!. 

Versant piémontais : col de Tende (Dodero!), Laghi Longhi; Prajet ; 
Val Pesio: Colla Piana (J. Daniel). 

L'espèce est encore citée du col de Gries (entre le Mont Rose et le 
Simplon) par Heer. L'exactitude de ce renseignement est très douteuse. 
Il est à remarquer que Heer cite aussi du col de Gries le PI. vagepunc- 
tatum qui semble également étranger à la faune valaisane; par contre 
ces deux espèces sont toutes deux très communes autour du mont 
Viso, ce qui rend assez vraisemblable l'hypothèse d'une erreur de pro- 
venance. 

O8s. 1.— Le PL. dilatatum diffère notablement des deux autres formes 
par la structure du jorceps, dont l’extrémité porte une petite lanière 
dentiforme dirigée en sens inverse de la courbure générale, M. Gangl- 
bauer a démontré, dans son étude sur les Orinocarabus, que la struc- 
ture du forceps, excellent eritérium pour séparer deux espèces voi- 
sines habitant ensemble la même région et exposées à des croisements, 


60% J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


ne pouvait servir à ériger en espèces les formes géographiques qui se 
succèdent et s’excluent dans les diverses régions d’un grand massif 
montagneux. 


OBs. 2. — Parmi les exemplaires de {runcatum s. Sir. provenant du 
mont Viso, un petit nombre présentant déjà un pore vers la partie 
antérieure du 72 interstrie; mais la forme de leur corselet est celle du 
type, et non pas celle assez caractéristique de l’ämitator. 


PI. cribratum Dei. 
Ganglb., p. 285. 


Espèce alpine. 

Alpes Pennines, rare sur le versant valaisan, commun sur le ver- 
sant méridional et dans les montagnes du Biellais. 

Simplon, Bérisal, val Laquin (Cat. Fauvel); massif du Mont-Rose, 
Saas-Fée, Monte Moro (presque toutes les collections); env. de Gres- 
soney (Carrel!); lac Gabiet, col d’Ollen; moraine du Lyskamm: col 
de la Petite Mologne (L. Villard); Monte Barone; Monte Mucrone; 
Monte Bô; val Quarrezza, etc. (J. Daniel); env. d’Alagna : lago della 
Vecchia près Piedicavallo (Argod!). 

L'espèce, indiquée comme française dans plusieurs catalogues, n'existe 
absolument pas dans les limites politiques de la France. — Elle parait 
très constante et ne présente que des variations insignifiantes. 


PI. flavofemoratum Dei. 
Ganglb., p. 285. 
Espèce subalpine et alpine. 


Versant piémontais des Alpes Grées (+) et des Alpes du Mont- 
Rose ($). 


a) flavo femoratum S. Sir. — Locana; Ceresole Reale (Dodero!) ; 
Alpes de Cogne (L. Villard). 
8) subsp. pinque Dej. — Macugnaga, Monte Moro (presque toutes 


les collections); Monte BÔ (Daniel); Alagna; Mosso Santa-Maria près 
Biella (Argod!); Piedicavallo (L. Villard). 


PI. cristatum Dui. 
Ganglb., p. 286. 
Presque toute l'Europe. — Le type, assez constant dans l'Europe, 
centrale, se divise vers les limites méridionales de son habitat en une 
série de formes assez tranchées dont les principales sont : 





Platysma des Alpes Occidentales. 60 


cantabricum Schauï. Basses-Pyrénées (!), Asturies. 
platypterum Fairm. Pyrénées: Orientales. 
Lasserrei Fairm. Provence. 

moestium Rey (!). Alpes méridionales. 

phaeopus Chaud. Apennin Ligure. 


Le type et les formes Lasserrei et moestum sont seuls représentés 
dans la région qui nous occupe. L'espèce habite les endroits frais ou 
boisés dans des zones très diverses, depuis les basses vallées du litto - 
ral méditerranéen jusqu'à la région alpine. 


a) cristatum S. Str. — Alpes de la Savoie et du Dauphiné, où 
l'espèce est représentée par des exemplaires à peu près identiques à 
ceux des environs de Paris. 


6) subsp. Lasserrei Fairm. Lab. — Basses montagnes de la Pro- 
vence depuis les environs de Marseille jusqu’au cours inférieur du Var. 
— Bouches-du-Rhône : St-Pons de Gemenos (Abeille). — Var : La 
Sainte-Baume ! massif des Maures, le Luc (Robert), Bormes !, Hyères!, 
Gonfaron!, Cogolin! — Arrondissement de Grasse : St-Césaire!, 
Châteauneuf!, Roquelort!, Courmes!, Villeneuve-Loubet! 


y) subsp. m0estum Rey. — Hautes-Alpes, Basses-Alpes, comté de 
Nice et Ligurie occidentale depuis le littoral jusqu’à plus de 2.000 m. 
— Hautes-Alpes : forêt du Devez près Gap (Bedel!) — Basses-Al- 
pes:montagnes autour de Digne (P. de Peyerimhoff!) : forêt de Siron !: 
forêt du Lauzel!. — Alpes-Maritimes : Entraunes!, St-Martin-Vésu- 
bie!, col de Raus!, de lAuthion!, env. de Sospel!, Menton!, toute la 


campagne de Nice jusqu'au Var!. — Ligurie : Tende; colle di Melo- 
ono; Oneglia (Dodero!). — Piémont : Limone; Pesio (Dodero!). 


Celte race, toujours très bien caractérisée par ses impressions tho- 
raciques, est très variable de développement; les exemplaires du lit- 
toral sont très robustes et présentent absolument l'aspect du Lasserrei : 
ceux des zones subalpine et alpine, beaucoup plus élancés, rappellent 
le platypterum. Ces deux formes extrèmes sont reliées par une mul- 
titude de passages qu’on trouve en abondance dans les montagnes de 
moyenne altitude. 

Au PI. cristatum subsp. moestum ait suite le cristatum subsp. phaeo- 
pus” Chaud., très abondant dans la campagne de Gênes et dans l'Apen- 


(1) Le PI moestum a été indiqué plutôt que décrit par Rey dans ses 
« Remarques en passant » (L'Echange, 1887, n° 28) sur des exemplaires pris au- 
trefois à Nice par M. Decazes, 


606 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


nin Ligure, d'où M. Dodero m'en a communiqué un grand nombre d’in- 
dividus. 11 semble caractérisé par les dimensions relativement faibles 
des élytres qui sont à peine plus larges que le corselet ettrès parallèles : 
l'impression thoracique externe, quelquelois assez bien marquée, est 
toujours très petite: les pattes sont souvent d'un brun rougeûtre. Chez 
le phaeopus, les individus du littoral sont également bien plus développés 
que ceux des régions montagneuses. 


PI. femoratum Dei. 
Ganglb., p. 286. 


Tout le plateau central de la France, et toute la chaine des Cé- 
vennes ; Zones sylvatiques et subalpines, très commun. 

Sa présence dans nos Alpes est pour moi très douteuse, malgré les 
indications suivantes : 

Environs de Genève {Heer) ; massif de la Grande-Chartreuse et Basses- 
Alpes (Cat. Fauvel); Drôme, montagne de Rochecourbe près Crest 
(V. Mayet). 

Il y à lieu de supposer qu'il y à là une confusion avec la race à 
cuisses rouges du PI. Hagenbachi, qui habite précisément les régions 
indiquées. 


OBs. — Le PI. cantalicum * Chaud.,dont j'ai vu une dizaine d’exem- 
plaires, me parait autre chose qu’une variété à pattes noires ou 
mème qu'une race locale du femoratum. Le dernier segment ventral 
du SG, comme l’a fait remarquer Chaudoir, n’est pas conformé comme 
chez le femoratum; au lieu d’une carène, on observe une élévation 
en forme de pyramide régulière aplatie, présentant vers l'arrière une 
lace plane entre deux arêtes mousses; de plus le segment n’est ja- 
mais subéchaneré à son bord postérieur. Enfin le PL. cantalicum à une 
tendance assez marquée à présenter quelques pores supplémentaires sur 
le 5° interstrie, tendance qui n'existe ni chez le femoratum, ni chez le 
cristalum. Ses conditions d'existence ne sont pas non plus les mêmes 
que celles du femoratum, qui habite la même région. Un examen plus 
approfondi semble nécessaire avant de se prononcer à son égard. 


PI. Hagenbachi Sturm. 
Ganglb., p. 286. 


Toute Ja chaine du Jura, et çà et là dans les avant-chaines calcaires 
qui lui font suite sur la rive gauche du Rhône; possède en outre un 
centre de dispersion accessoire dans les Alpes de Provence. 


mi ane milie sf bé 


Platysma des Alpes occidentales. 607 


Insecte subalpin dans le Jura et le Dauphiné, alpin et hygrophile 
dans les Alpes de Provence. 


Savoie : Monts de l'Épine {(Fauvel). — Isère : tout le massif de la 
Grande-Chartreuse (Planel!, Guédel!); montagnes du Lans, col de 
l'Arc, la Petite Moucherolle, les Écouges au-dessus de St-Gervais 
(Guédel!). — Hautes-Alpes : forêt de Durbon (Gucdel!). — Basses- 
Alpes : Faillefeu (Mulsant, types dalpicola); versant N. des Trois- 
Évèchés(P. de Peyerimhoff!) ; lac d’Allos (P. de Peyerimhoff!, L. Villard) ; 
montagne de Valcibière (L. Villard). — Alpes-Maritimes ?; extrême 
nord du département, col des Champs près Entraunes !: vallon de Tor- 
tissa près St-Étienne-de-Tinée (P. de Peyerimhoff !. 


Tous les individus que j'ai vus des Alpes de Provence ont les cuisses 
d'un roux vif comme le femoratum, et non les pattes noires comme l'in- 
dique la description de l’alpicola Muls. et Rey; il n’y à pourtant aucun 
doute sur l'identité de l’insecte décrit par Mulsant et Rey, les carac- 
tères indiqués sont incontestablement ceux du Hagenbachi et non ceux 
du Honnorati qui existe d’ailleurs dans la même localité. 


Un exemplaire de Hagenbachi de ma collection, pris par le D° Gué- 
del au col des Charmettes dans le massil de la Grande-Chartreuse, à 
les angles postérieurs du corselet complètement obtus; M. labbé 
Carret m'ayant dit avoir vu plusieurs exemplaires analogues, jai cru 
devoir indiquer cette aberration sous le nom de Carreti. Elle est au 
Hagenbachi ce que le Sellae est au Æonnorati, avec cette différence 
qu'elle se prend en mélange avec le type, sans avoir comme le Sellae 
une aire de dispersion nettement définie. 


PI. Honnorati Dei. 
Ganglb., p. 286. 


Toutes les Alpes occidentales, depuis le Vaudois jusqu'aux Alpes 
Liguriennes, sans distinction de terrain; exclusivement alpin dans les 
Alpes méridionales, alors qu'il descend à des altitudes relativement 
basses dans le Vercors et les montagnes du Lans. 


«) Honnorati s. st. — Haute-Savoie : Mont-Joli (Guedel!). 
— Savoie : Montagne du Chat; La Glière; col de la Siclaz (Fauvel); 
Pralognan (Carret!); Val d'Isère (L. Villard!); Mont-Cenis (Fauvel), 
col de Fréjus (Daniel!). — Isère : Montagnes du Lans, col de l'Arc; 
Petite-Moucherolle; Grand-Veymont; St-Nizier {Guédel!) ; Bourg-d'Oi- 
sans (H.d'Orbigny!) ; La Salette (Fauvel). — Drôme : La Sapine-en-Ver- 
cors ; Omblèze ; Saou (Argod'). — Hautes-Alpes : col du Lautaret:; 


608 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


Abriès (Guédel, V. Planet!) ; La Grave (L. Villard). — Basses-Alpes : 
Faillefeu (Bedel!); montagne de Blayeul (P. de Peyerimhoff!). — Vau- 
cluse : sommet du Mont-Ventoux, abondant (Chobaut!). 

Versant italien : La Levanna; col de Sestrières (Daniel }; Coazze 
(Dodero!)} 


5) subsp. Sellae Süerl. — Fait suite au type dans les Hautes- 
Alpes de Provence et les Alpes-Maritimes, où il semble avoir deux 
centres d'habitat séparés par le noyau gneissique des Alpes de Lan- 
tosque ; haute région alpine jusqu’à 2.800 m.!. — Basses-Alpes: mon- 
tagne de Blayeul, 2 ex. mêlés à de nombreux Honnorati (P. de Peyer- 
imhoff!) : lac d'Allos et sommet de Valcibière près Allos (L. Vilard!). 
— Alpes-Maritimes : col des Champs!, massif du Mont-Mounier, 
assez commun !, environs de St-Élienne de Tinée, commun au col du 
Ciavalet, rare au col de la Colombière!. 

Alpes Liguriennes : Val Pesio {Sella, types: Daniel). 

Ogs. 1. — Les exemplaires du Honnorati du Queyras, du Brian- 
connais et du versant piémontais se distinguent en général par un 
facies plus élancé, le corselet proportionnellement plus étroit, les 
élytres plus atténués vers la base, les pattes et les antennes plus 
longues et plus grèles: mais ces différences n’ont rien de constant ni 
d’absolu, et il n’y a pas là une race bien tranchée méritant un nom 
spécial. 

Os. 2. — Les exemplaires du Sellae provenant de la montagne de 
Blayeul font visiblement le passage avec le Honnorati type. L'identité 
de l’insecte des Alpes de Provence avec celui du Val Pesio a été cons- 
tatée par M. Fauvel qui possède des types provenant d'E. Sella. 


PI. vagepunctatum feer. 
Ganglb., p. 287. 


Espèce Subalpine et hygrophile, vivant avec les Nebria au bord 
des petits torrents, presque dans l’eau. 

Alpes principales au Sud du Mont-Thabor, surtout sur le versant 
italien ; Apennin septentrional jusqu’en Toscane (Dodero!). 


4) vagepunctatum s. Str. — Hautes-Alpes : Abriès, bords du 
Guil!, Chäteau-Queyras (Rey). — Basses-Alpes : env. de Larche (L. 
Villard). 

Versant italien du Mont-Viso, Crissolo (Guédel!, Argod!, ete.): Alpes 
Maritimes piémontaises, val di Stura (L. Villard), val di Valasco (Da- 
niel). 


Platysma des Alpes occidentales. 609 


Décrit par Heer comme trouvé au Gries (Alpes Pennines) ; il est ex- 
trèmement probable que celte indication est erronée (voir p. 603 la note 
relative au bruncatum). 


6) subsp. émpressicolle Fairm. — Basses-Alpes : env. de Lar- 
che (L. Villard!). — Alpes-Maritimes : commun à l'Est de la Ti- 
née : St-Martin-Vésubie!, PAuthion!, vallon de Céva près Fontan!. 

Versantitalien des Alpes méridionales : Mont Viso, Crissolo (Daniel), 
Val Maira (id.); Val Pesio (Argod!); Apennin Ligure et Toscan (Do- 
dero PE 


Ogs. — L’insecte décrit par Fairmaire sous un nom on litteris de 
Peiroleiri est assurément notre espèce; par contre l'indication de pro- 
venance : « Lozère (Ecoffet) » est certainement le résultat d’une confu- 
sion, probablement avee le cantalicum. 


P1. rutilans Dei. 
Ganglb., p. 237. 


Alpes principales, du Simplon au Mont-Thabor ; assez rare dans le 
Valais et en Savoie où il s’écarte peu de la ligne de partage des eaux ; 
plus répandu sur le versant italien. 

Zone supérieure des forêts subalpines et zone alpine moyenne. 


a) rutilans s. Str. — Savoie : col de l'Iseran (V. Planet); Bonne- 
Val (A. Carret!) 

Alpes du Biellais (Argod!), Simplon, Mont-Rose, massif du Grand Pa- 
radis (!); Ceresole Reale (Dodero!). 


C\ 


6) subsp. auratum Heer. — Savoie : Lans-le-Bourg, Mont-Cenis 
(Carret!, etc.): Modane (Cat. Fauvel). 

Versant italien des Alpes Cottiennes, notamment à Coazze près Gia- 
veno (Dodero!). 

O8s. — L'espece est plus régulièrement abondante sur le versant 
italien des Alpes, d'où elle s’est répandue par places sur les versants 
valaisan et savoisien, au voisinage des grandes dépressions. Les deux 
races se juxtaposent dans la Haute-Maurienne, où l’une semble être 
venue du Nord, lPautre du Sud. 


PI. multipunctatum Dei. 
Ganglb., p. 289. 


Zone alpine des Alpes principales et des avant-chaines du Nord, de 


la Maurienne au Tyrol et à l’Ennsthal. Commun dans presque toute 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [1902]. 39 


610 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


la Suisse; limite en France aux Alpes du Mont-Blanc et de la Va- 
noise. 


Haute-Savoie : St-Gervais (coll. Warnier! ; Mont-Joli pres Mégève 
(Guédel!); Chamounix (L. Villard). — Savoie : Val d'Isère, Pralo- 
gnan (Carrel!); col de la Vanoise; col de lIseran; col du Palet (V. 
Planet, Guédel!); env. de Bourg St-Maurice (Rév. P. Tholin). 

La présence de cette espèce aux environs de Briançon (Godart et 
Gacogne) me semble très douteuse et mérite confirmation. Elle n'existe 
certainement pas non plus dans les Alpes de Lantosque dont la faune 
est actuellement bien connue. Enfin l'indication « Vosges » du Cata- 
logue Fauvel n’est pas reproduite par l'excellent Catalogue des Coléo- 
ptères de l'Alsace et des Vosges de M. J. Bourgeois. 

La race nobile Stierl., caractérisée par le corselet plus court, moins 
sinué avant les angles postérieurs, et par les pores des interstries plus 
nombreux et plus profonds, se trouve spécialement sur le versant 
italien des Alpes Pennines (Macugnaga, Alagna, etc.), plus rarement 
sur la crête et le versant valaisan (Zinal, Turlo-Pass, etc.). L’erythro- 
pus Villa, que je n'ai vu que des Alpes du lac Majeur, semble une 
aberration à pattes rousses du nobile et non point du #ultipunctatun 
type. 


PI. Spinolae Dei. 
Ganglb., p. 290. 


Espèce en général alpine. 

Versants italien et valaisan des Alpes Pennines, commun : Gresso- 
ney, Alagna, Macugnaga, Monte-Moro, Piedicavallo, val Sessera, Saas, 
Simplon, Val Laquin, ete. — Aussi dans les Alpes Lépontiennes : Ber- 
nina, Stelvio (teste Heer). 

L'aberration valesiacum Ganglb. se trouve çà et là avec le type. 

Ogs. — Chez quelques exemplaires de Gressoney et des Alpes du 
Biellais, on remarque un où deux pores supplémentaires sur le 5° in- 
terstrie. 


PI. Yvani Dei. 


Ganglb., p. 290. 
Alpes principales, de la Vanoise aux sources de la Tinée; zone al- 
pine et zone supérieure des forêts subalpines. 
Savoie : Mont-Iseran : col de la Vanoise (V. Planet, Guédel ; Mont- 
Cenis, Lans-le-Bourg, Bonneval (4. Carret!); Valloire (L. Villard). — 


Platysma des Alpes occidentales. GI 


Hautes-Alpes : tout le haut Queyras (P.de Peyerimhoff, Guédel, Pla- 
net!); Briançon (Argod!). — Basses-Alpes : Larche, commun, 
forêt de Chourges près Prads !, le Cheval-Blanc (P. de Peyerimhoff): 
Allos (L. Villard). — Alpes-Maritimes : Salso-Moreno près le col de 
Pourriac!. 

Versant italien des Alpes cottiennes : Crissolo, colle Colombardo, ete. 

Les individus du versant italien sont en général un peu plus larges 
et un peu plus robustes, sans que cette différence soit assez marquée 
pour motiver la création d’une sous-espèce. C'est parmi eux qu'on 
rencontre les exemplaires à cuisses rousses (ab. transversum* Chaud.). 

Bien que la présence du PI. Yoani dans le massif du Simplon ait 
été mentionnée par divers observateurs, je crois qu'il est prudent de 
n'accepter cet habitat que sous bénéfice d'inventaire. L'origine de cette 
citation pourrait bien être une confusion avec les individus ‘aberrants 
du Spinolae dont il est question ci-dessus. 


PI. maurum Dulischm. 
Ganglb., p. 290. 


Après un examen approfondi d’un grand nombre d'individus des 
formes affines du maurum, je suis arrivé à la conviction que Chau- 
doir a été mal inspiré en cherchant à « pulvériser » cette ancienne 
espèce. Les caractères qu’il indique pour la séparation des coupes spé- 
cifiques n'ont rien de constant ni d’absolu:; nous avons vu d’ailleurs 
que chez un grand nombre de Platysma ces mêmes caractères (forme 
du prothorax et pores des interstries) n'ont qu'une médiocre impor- 
tance. Tous mes efforts pour en trouver de meilleurs, notamment 
dans la forme de l'angle apical des élytres et l'impression du dernier 
segment ventral &, ont été infructueux. De plus, l'examen de quelques 
séries du maurum (sensu Chaud., Ganglb.) m'a démontré que cette 
espèce n’est pas plus homogène dans les Alpes Orientales et les Car- 
pathes que l’ensemble de ses voisines ne l’est chez nous, et que, pour 
être logique, il faudrait la scinder également en se fondant sur des 
variations de même valeur et souvent parallèles. De là à conclure à 
l'unité d'une espèce répandue sur tout 1e massif alpin et passablement 
variable, il n°y avait qu'un pas. 

Les PI. Escheri, validiusculum, Baudii et parallelipenne ne sont 
donc pour moi que des formes géographiques du #aurum Duftschm , 
espèce largement répandue dans toutes les hautes montagnes de l'Eu- 
rope méridionale depuis les Carpathes jusqu'aux Abruzzes. Ces formes, 
séparées par Chaudoir sur des matériaux incomplets, représentent 


612 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


d'ailleurs mal les principaux termes de la variation de l'espèce. J] serait 
intéressant de reprendre, avec des matériaux suffisants, l'étude ration- 
nelle du PI. maurum; on serait certainement conduit à mettre sur le 
même plan que les anciennes espèces de Chaudoir quelques formes 
intéressantes des Alpes Orientales et des Carpathes, et les deux formes 
décrites récemment par M. Fiori (v. infra). 


«) subsp. Baudii* Chaud. — Ganglb. p. 291. — Alpes principales 
du Dauphiné, Alpes Grées et Cottiennes ; zone alpine et zone supé- 
rieure des forêts subalpines, souvent très commun ! 

Savoie : massif de la Vanoise (A. Carret); S'Michel en Maurienne 
(L. Villard). — Hautes-Alpes : Brianconnais !; Queyras!; Gap (Ch. 
Brisout!, type de Chaudoir); Boscodon (A. Grourelle!). — Isère : tout 
le massif de Belledonne (Gruardet!, Guédel!) ; tout lOisans (Carret, 
L. Villard). — Basses-Alpes : sources de PUbaye, col du Longet!; 
Faillefeu {P. de Peyerimhoff). 

Versant italien : la Levanna: val di Viü; col de Sestrières; Mont- 
Thabor (Daniel); Fenestrelle (Argod) : Coazze (Dodero!), ete. 

OBs. — J'ai pu, gràce à la complaisance de M. R. Oberthür, examiner 
les types de Baudii de la collection Chaudoir, tant ceux du Piémont 
recus de Baudi que ceux reeus de Gap par Ch. Brisout. Malgré l’indica- 
tion de Chaudoir et celle de Baudi (Elenco sistematico, p. 8), la forme 
Baudii parait manquer dans les Alpes-Maritimes, où se trouve exclusi- 
vement l'Escheri. 


6) subsp. Guedeli, m. — Avant-chaines calcaires des Alpes du Dau- 
iné, en généra -dessus des forêts. 
)h à général au-dessus des forêt 


Isère : Grande-Chartreuse (Rey, V. Planet!); montagnes du Lans, 
Grand-Veymont, col de Are, Petite-Moucherolle (D' Guedel!). 

O8Bs. — C'est le parallelipenne du Catalogue Gallo-Rhénan et des col- 
lections Iyonnaises. Le type de parallelipenne de la collection Chau- 
doir, que j'ai pu examiner grâce à M. Oberthür, est un insecte assez 
énigmatique. Il est identique au planiusculum, sauf les angles posté- 
rieurs du corselet plus marqués et la marge latérale qui ne porte en 
avant du milieu qu'un seul pore sétigère. J’incline à le considérer 
comme un individu anormal de cette espèce. Il porte une étiquette 
avec la mention : «Jura, Baudi », indication peu vraisemblable et que 
Chaudoir a lui-même mise en doute. 


y) subsp. Escheri (?) Heer. — * Chaud. — Ganglb. p. 291. — var. 
validiusculum * Chaud. —(v.) rubripes Fiori. — Alpes Liguriennes el 


Platysma des Alges occidentales. 613 


Maritimes, hautes Alpes de Provence; insecte subalpin et alpin, et 
presque partout très abondant. 


Basses-Alpes : montagrie de La Blanche (Daniel); pic des 3 Évé- 
chés; chaine du Cheval-Blanc: Allos (P. de Peyerimhoff") — Alpes- 
Maritimes : toutes les hautes montagnes des arrondissements de Nice 
et de Puget-Théniers!. 

Alpes Maritimes du Piémont et Alpes Liguriennes {Argod! Daniel! 
Fiori, elc.). 

O8s. 4. — Heer donne sa Feronia Escheri comme provenant du can- 
ton de Glaris (Mübhlebachalp, Klausenpass). Il est clair qu'il avait en 
vue un autre insecte que celui qui nous occupe. J'ai dit plus haut 
pour quelles raisons j'ai cru devoir respecter sur ce point la nomen- 
clature actuelle. 

O8Bs. 2. — La variété à pattes rousses (rubripes Fiori) se trouve par- 
tout avec le type et aussi communément que lui. 


OBs. 3. — Le PI. validiusculum, dont j'ai vu les {ypes, ne me parait 
pas suffisamment distinct de lEscheri pour être maintenu même à 
titre de race géographique. La forme du corselet varie dans la même 
localité; quant aux élvtres, ils sont toujours plus ou moins alutacés 
chez la ©, même chez les exemplaires à corselet sinué, Les individus 
de grande taille, à corselet non sinué, répondant plus ou moins à la 
description du validiusculum, dominent, surtout à haute altitude, dans 
les massifs situés au nord et à l’ouest des sources de la Vésubie. 

J'ai capturé dans les montagnes de la haute Tinée et du haut Var 
quelques individus de PEscheri chez lesquels les pores caractéristi- 
ques du ÿ° intervalle sont réduits à un seul sur l’un seulement des 
élytres, ou même disparaissent complètement. 


OBs. 4. — Au PI. maurum Escheri font suite deux formes récem- 
ment décrites par le Prof. A. Fiori (Atti della Societa dei Naturalisti 
di Modena, XIV, 22 sqq.). Ce sont les PI. maurum-apenninicum *, de 
lApennin ligure, et samniticum *, du Gran Sasso d'Italia, Chez ces 
deux races, les côtés du corselet sont bien plus fortement redressés 
et les impressions thoraciques bien plus nettement séparées que chez 
l'Escheri. Le 5° interstrie porte une série de pores chez lapenninicum ; 
il n’en porte pas chez le samnilicum, dont les pattes sont toujours 
noires. 

Le Pl. maurum s.str., des Alpes Autrichiennes, existe aussi dans une 
grande partie de la Suisse et atteint les limites de la faune gallo-rhé- 
nane dans le Haut-Valais, notamment à la Gemmi. 


614 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


PI. parnassium Schaum. 
Ganglb., p. 291. 


Versant italien des Alpes du Mont-Rose (2) et des Alpes Grées (5): 
espèce alpine. 

:) parnassiums.str.— Alpes du Mont-Rose, de Varallo et de Biella : 
M'e Barone, Mt Mucrone. Mologna, M'° Bô (Daniel); Valdobbia (Do- 
ria!); Alagna, lago della Vecchia près Piedicavallo (Argod 1); lac Gabiet: 
col d'Ollen (L. Villard). 

8) subsp. distinctum* Chaud. — Massif du Grand-Paradis : Passo 
di Cogne; valle di Banchi (Daniel); Bardoney (Argod); environs de Ce- 
resole-Reale, la Levanna, Passo Crocetta (Dodero! Born). 


PI. Peiroleirii Heer (planiusculum * Chaud.). 
Ganglb., p. 292. 


Région axiale des Alpes Grées et Cottiennes, sur les deux versants: 
zone alpine élevée jusqu'à 2.800 mètres, en général rare. 


Savole : assez commun dans le fond de la Haute-Maurienne 
combe du Grand-Fond; glacier du Vallonet; sources de lPAre, entre 
les chalets de Léchaud et les lacs Blanc et Noir (L. Villard, Carret!): 
col de l'Iseran (Gueédel). — Hautes-Alpes : environs de Briançon 
(Cat. Faurvel); Haut-Queyras, Abriès {P. de Peyerimhoff, Planet!). — 
Basses-Alpes : col de la Portiolette, 2.700 m., entre Larche et Fouil- 
louse!, env. de Barcelonnette (Chrétien, coll. Ph. Grouvelle!). 

Versant italien des Alpes Grées : Ceresole Reale (Dodero!); val di 
Viü (Daniel); et des Alpes Cottiennes : M! Viso (Daniel!, Planet!) ; Fe- 
nestrelle (Argod) ; Coazze (Dodero"). 

Ogs. — Les individus de Savoie et des Alpes Grées ont constamment 
les pattes rousses et le corselet un peu moins large que ceux des Alpes 
Cottiennes: ces différences m'ont paru trop légères pour motiver la 
création d'une sous-espèce. 


PI. Jurinei Panz. 
Ganglb., p. 292. 


Alpes centrales et orientales, principalement dans les Alpes princi- 
pales, à l'exclusion des avant-chaînes ; Carpathes. — Zone alpine et 
zone supérieure des forêts subalpines. 

Vient effleurer la faune Gallo-Rhénane dans le haut Valais : versant 
N. du Simplon, Alpes de Loëche, Gemmi. 


Platysma des Alpes occidentales. 615 


PI. bicolor Arag. 
Ganglb., p. 293. 


Alpes principales et Apennins, depuis l'Euchastraye jusqu'en Tos- 
cane. Espèce sylvatique et subalpine. 


Basses-Alpes : environs de Barcelonnelte (Chrétien in coll. Ph. 
Grouvelle!) ; Roche-la-Croix près Meyronnes!, env. de Larche, vallons 
de Courrouit et du Lauzanier (L. Villard). Localisé dans la haute 
vallée de lÜbayette où il à dû pénétrer par la profonde dépression du 
col de Larche. — Alpes-Maritimes : commun dans les massifs 
boisés à l’est de la Tinée ; manque absolument à l’ouest de ce torrent!. 

Alpes Maritimes Italiennes : Val Pesio {4rgod!), etc.; Apennin Li- 
gure : Monte Penna (Dodero!): Apennin Toscan, Boscolungo près 
Pistoja (id.!). 

OBs. — Les PI. Jurinei, bicolor et le Xatarti des Pyrénées sont très 
voisins et ne diffèrent que par des caractères superficiels et de peu 
d'importance. IL n’est pas impossible que ces trois espèces dérivent 
d’une forme primitive unique; mais étant actuellement dissociées et 
sans liaison possible, elles paraissent mériter d'être maintenues comme 
espèces distinctes. — IL paraît bien peu probable que les formes 
décrites de Suisse (dubium, obtusum, ete.) ne se rapportent pas à des 
variations du Jurinei. 


P1. externepunctatum Dei. 
Ganglb., p. 292. 

Espèce svlvatique et subalpine, commune dans les Alpes Occiden- 
talès depuis le mont Blanc jusqu'aux cours du Var et de la Tinée; 
beaucoup plus répandue dans les Alpes principales que dans les avant- 
chaines. 


Savoie : Alpes de la Vanoise; haute Maurienne ; haute Tarantaise 


(L. Villard, Carret!, Planet, ete). — Hautes-Alpes : Queyras et 
Brianconnais, abondant !. — Basses-Alpes : toute la région des hautes 
montagnes, commun!. — Drôme : Omblèze (Argod). — Isère : Alle- 


\ 


vard (Gruardet!) et tout le massif de Belledonne (Guédel) : Bourg-d'Oi- 
sans (Æ. d'Orbigny!). — Alpes-Maritimes : forêts élevées à l'O. de 
la Tinée : Estenc!, Entraunes!, la Pinatelle près St-Etienne-de-Tinée !, 
forêt des Quatre-Cantons près Villars-du-Var !. 

Versant italien : Coazze (Dodero!), Crissolo (Guédel), haute vallée de 
là Stura, Vinadio, Santa-Anna (L. Villard). 


616 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


Espèce très constante, n'offrant aucune variation accusée, même vers 
les limites de son aire de dispersion. Comme tous les insectes métalli- 
ques, elle présente quelques aberrations de couleurs. Le nigrino a 
été décrit récemment (L'Échange, 1901, p. 75) sous le nom de Gle- 
sianum Viturat. 


PI. impressum Fairm. 
Ganglb., p. 293. 


Alpes méridionales, du mont Viso au col de Tende ; à peu près ex- 
clusivement sur le versant piémontais au N. et à l'E. de la ligne de par- 
tage des eaux qu'elle ne franchit qu’en un seul point; espèce sylva- 
tique et subalpine, en général localisée et assez rare. 


Alpes-Maritimes : environs de Saint-Martin-Vésubie, forêts du 
Borréon et de la Madone de Fenestres, surtout dans la partie italienne : 
assez rare !. 

Versant italien : Fenestrelles (types); Crissolo (Argod!, ete.); Val 
Maira, Prazzo (Daniel): vallée de la Stura, vallon de Riofreddo, Santa- 
Anna di Vinadio (L. Villard). 


PI Durazzoi [Fauvel]* Villa. 
Ganglb., p. 293. 


Localisé en quelques points des Alpes Liguriennes, à l'E. du col de 
Tende : col de Tende; Briga; sources du Tanaro (Catalogue Ghiliani- 
Camnerano) ; région de Pieve di Teco (4. et F. Solari!). 

Insecte probablement sylvatique et subalpin. 

Cette espèce, très remarquable, ressemble à un grand bicolor: elle 
s'en distingue facilement par sa grosse tête et les pores des 5° et 7° in- 
terstries. Elle paraît très rare dans les collections et n’a guère été re- 
trouvée depuis sa découverte. M. R. Oberthür m'en à communiqué 
quelques exemplaires appartenant aux anciennes collections Dejean et 
Chaudoir et provenant des frères Villa. 


PI. [Selmanni Duftschm.] subsp. Prevosti Dei. 
Ganglb., p. 294. 


Le type Selmanni Dultschm. à l'extrémité Nord-Est de la chaine 
des Alpes (Basses-Autriche, Haute-Autriche, Styrie).] 


5) subsp. Prevosti Dej. — Forme sylvatique et subalpine ; ré- 
pandue dans tout le Jura Suisse et Français et dans les avant-chaines 


Platysma des Alpes occidentales. 617 
de nos Alpes jusqu'au Diois et au Gapençais ; aussi dans les massifs 
de Belledonne et de l'Oisans. 

Savoie : montagne du Chat; Lilia près Chambéry (A. de Manuel). — 


Isère : tout le massif de la Gde-Chartreuse (Carret! etc.); Allevard 
{Gruardet! etc.) et tout le massif de Belledonne (Gueédel); Bourg-d’Oi- 


sans (H. d'Orbigny!), montagnes du Lans (Guélel}. — Drôme : Ver- 
cors ; forêt de Saou {4rgod) ; Lentes-en-Royans {L. Villard). — Hautes- 


Alpes : Lus-la-Croix-Haute; Durbon (Guédel!. 

Les aberrations de couleur ont été étudiées par Fabbé Viturat (L'É- 
change, 19014, p. 75). L'espèce passe du vert bronzé (tvpe) au cuivreux 
(ab. cupreonitens Vit.) et au noir (ab. Durali Dej.). L'insecte varie un 
peu pour la forme du forceps, que j'ai trouvé plus court, plus robuste 
et moins acuminé chez les individus des Alpes que chez ceux du Jura. 


Les différences invoquées pour séparer le Prevosti Dei. du Selmanni 
Duftschm, sont fort légères et de l’ordre de celles que l’on peut s’at- 
tendre à trouver à l’intérieur de toutes les espèces ayant une aire de 
dispersion un peu vaste. J'ignore quelle est à l'Ouest la limite du Sel- 
manni s. str., ét par conséquent si les deux formes sont actuellement 
séparées par un vaste espace où l'espèce aurait disparu. 

PAP 

Pour être complet, il importe de signaler que deux espèces des Al- 
pes de Lombardie, PI. micans Heer et pedemontanum Ganglb., attei- 
gnent les Alpes occidentales vers les contreforts méridionaux du mont 
Rose aux environs de Biella (Cat. Baudi, L. Villard). 


CONCLUSION. 


L'étude de la dispersion actuelle des espèces animales et végétales 
dans les Alpes peut donner lieu à d'intéressantes hypothèses sur la 
manière dont ces montagnes se sont repeuplées pendant la phase ré- 
currente de la période glaciaire. À ce point de vue, les groupes de Co- 
léoptères aptères, en particulier ceux qui ne sont pas sous la dépen- 
dance directe de la végétation, sont d’un emploi avantageux: ils sont 
suffisamment nombreux et assez bien étudiés pour donner d’utiles in- 
dications. C’est dans cet esprit que nous allons essaver d'interpréter 
les renseignements ci-dessus énumérés. A eux seuls, ils ne permettent 
eucore de formuler aucune conclusion; nous nous bornerons done à 
en effectuer un classement provisoire, Plus tard peut-être une étude 
analogue entreprise sur d’autres groupes, et les renseignements de 


O1S J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


toute sorte qui nous manquent encore, nous permettront-ils de tenter 
un exposé rationnel de nos hypothèses sur la question. 

En réunissant les espèces dont la dispersion actuelle est analogue, 
nous obtenons les groupements suivants : 


Quatre espèces : 
aethiops, — metallicum, — pusillum, — unctulalun, 


lont actuellement partie de la Faune de l'Europe Centrale et sont limi- 
tées chez nous à la zone extérieure de l’are Alpin, dans lequel elles ont 
pénétré plus où moins profondément sans en franchir la erète (1). fl 
est permis de supposer que pendant la période d'extension maxima 
des glaces, ces espèces étaient cantonnées dans la zone libre entre 
les moraines frontales des glaciers alpins et la calotte de glace de l'Eu- 
rope septentrionale, et que de là elles ont envahi le massif au fur et à 
mesure du retrait des glaces. 

Toutes sont assez constantes et présentent peu de tendances à la va- 
riation. 


Trois autres : 





Panzeri, — Hagenbachi, — Selinanni {Prevosti), 


ont une répartition analogue, sauf qu’elles ont actuellement disparu en 
dehors des Alpes et de la bande des Jura qui les borde au N.-0. 


Six espèces : 


truncatum Peiroleirii 
rutilans bicolor 
cagepunctatum impressum 


sont actuellement répandues d'une manière assez continue sur le ver- 
sant italien, et par places sur le versant français, toujours dans le voi- 
sinage de la crête, qu’elles semblent avoir franchi par les dépressions 
les plus profondes : col de Tende {1.850 m.), col de Larche (2.000 m.), 
col du mont Genèvre (1.850 m.), col du mont Cenis (2.100 m.), col du 
Petit St-Bernard (2.150 m.), etc. En particulier la présence dans la haute 
vallée de l'Ubayette des PI. bicolor, vagepunctatum et truncatum, re- 


(1) Il est intéressant de remarquer que les espèces subalpines de l’Europe 
Centrale dépassent rarement au Sud et à l'Est les vallées de l’Eygues et ce la 
baute Durance. Au delà de ces rivières, par exemple, les Carabus de l'Europe 
Centrale (irregularis, violaceus, arvensis, hortensis, auronitens, glabratus, 
nodulosus, sylrestris) font à peu près complètement défaut et sont remplacés 
par des espèces différentes (monticola, Solieri, vagans). 


Platysma des Alpes occidentales. 619 


présentés par des exemplaires identiques à ceux des vallées limitro- 
phes du Piémont, parait bien autoriser l'hypothèse de la pénétration 
par le col de Larche. La dépression du col de Tende explique assez 
bien l'identité de faune entre les Alpes de Lantosque et le versant pié- 
montais. Quant au mont Genèvre et au Petit St-Bernard, leurs alen- 
tours ont été trop peu explorés pour qu'on puisse en parler en connais- 
sance de cause. 
Trois espèces : 
grajum, — parnassüum, — flavofemoratum, 


sont actuellement cantonnées dans le massif du Grand-Paradis et sur le 
versant Sud des Alpes du mont Rose. Les deux premières, propres à la 
zone alpine, paraissent communes jusqu'à peu de distance de la crête 
principale, qu'elles ne franchissent nulle part. Toutes trois présentent 
une tendance remarquable à se dédoubler en deux types, l’un à l'Est, 
autre à l'Ouest du cours de la Dora Baltea. 

Il est naturel de penser que ces trois espèces et les six précédentes, 
quelle que soit leur origine primitive, ont envahi les Alpes en remon- 
tant les vallées du versant italien; ces vallées étant à peu près conver- 
sentes, les insectes ont rayonné en s’écartant d’un centre commun. 

Sauf le bicolor et l'impressum, ces neuf espèces montrent une ten- 
dance remarquable aux variations locales. 


Enfin six espèces : 


Jurinei mauruUmn 
Spinolae Yoani 
multipunetatum externepunctatum 


sont réparties sur les deux versants du massif, sans qu'il soit possible 
actuellement de formuler à leur égard aucune hypothèse bien fondée, 


"5 Sci <== — 


SUR LE GENRE EUTHYMIA 
de la Tribu des Acridiidae, Famille des Acridiodea, 


Ordre des Insectes Orthoptères, 
PAR A. Finor. 


Ayant à décrire plusieurs espèces nouvelles du genre Euthymia 
Stal, j'ai pensé qu'il serait utile de rappeler les espèces, à ma con- 
naissance, déjà décrites de ce genre. Ces espèces sont peu nombreu- 
ses, et les descriptions faites par Stäl sont bien courtes: j'ai pu 
compléter celle de Euthymia melanocerca SU], espèce qui parait assez 
commune à Madagascar. Dans ces conditions, mon travail pourra 
presque servir de monographie actuelle du genre. 

Une de mes espèces, l'Euthymia Brunneri, pourrait à la rigueur 
servir de type pour un nouveau genre, en raison de la forme tuber- 
culée de son pronotum; j'ai laissé le soin de faire cette séparation à 
l’auteur futur et désiré de la monographie des Acridiidae. 

Dans ce premier travail que je publie sur les Orthoptères exotiques, 
j'ai pris la liberté de dédier les espèces nouvelles à plusieurs de mes 
savants maîtres en Orthoptérologie; MM. Bolivar, Brunner de Wat- 
tenwvl, Kirby, Krauss, de Saussure et Scudder; ce sera un faible té- 
moignage de ma reconnaissance pour leur aide, toujours si bienveil- 
lante, dans mes études sur les Orthoptères. 


Genre Euthymia Stil. 


Synonymie : Stäl, 14875, Observations Orthoptérologiques, I, p.29 ; 
id, 1878, Systema Acridiodeorum, p. 45. — Brunner, 1893, Revision 
du système des Orthoptères, p. 135, sous-tribu des Euthymiae. 


Corpus robustiusculum, breviuseulum. Caput breve, obtusum; ver- 
tice fastigioque declivibus: fastigio leviter obtuseque prominulo, ro- 
tundato in costam frontalem transiente; intervallo oculorum, saltem 
apud feminas, sat lato: fronte latiore quam longiore, breviuscula; 
costa frontali lata, depressa, apicem versus angustiore; percurrente 
vel sub-percurrente ; oculis magnis, sat prominulis; antennis longis, 
eracilibus. 

Pronotum dorso teres, haud carinatum, postice non elevatum; sul- 
cis tribus transversis distinctis, haud interruptis, posteriore (sulco ty- 


st-msstf à 


Sur le genre Euthymiu. 621 


pico) pone medium posito; margine postico leviter producto et obtuse 
rotundato Sub-angulato. 

Corpus alatum; elytra et alae apicem abdominis non superantia. 
Elytra densiuscule et usque ad marginem anticum venosa, area post- 
radiali tri vel quadriseriata, vena intercalata nulla. Alae plusve mi- 
nusve coloratae vel infumatae ; parte postica area prima normal 
(nec dilatata nec venulis transversis parallelis instrueta). 

Pedes robustiuseuli; femoribus posticis apicem abdominis attingen- 
tibus G, vel haud attingentibus ©: Ubiis posticis superne utrinque 
spinis numerosis, 7-45, in utroque margine subaëeque longis, et utrin- 
que spina apicali instructis; tarsis posticis longis, articulo secundo 
primo cireiter dimidio breviore. Tubereulum prosternale leviter ele- 
vatum, obtusum vel obtusissimum. Lobi metasternales utriusque 
sexus contigui. Lamina supra analis G triangularis, lateribus integris. 
Cerci d sensim acuminati. 


Species Madagascarienses, Borneensis et Indica. 


TABLEAU DICHOTOMIQUE DES ESPÈCES. 


À. Statura magna : longitudo corporis ©, 50 millim. Species 
Borneensis. (Corpus viride. Elytra obsolete fusco-ne- 
bulosa. Alae sordide hyalinae. Tibiae posticae extus, 
praeler Spinam apicalem, spinis septem vel octo arma- 

AG EE LAN PER ARE Species à, brevifrons Stal. 


4. Statura modica : longitudo corporis : &G, 19-23 mill;: 9, 
26-41 mill. Species Madagascarienses et Indica....... 2. 


2, Tuberculum prosternale subeubieum, latum, truncatum. 
Antennae fuscae, Corpus fuscum. Pronotum fuscum. 
Femora postica extus fusca, plusve minusve obscura. 
Tibiae posticae omnino vel magna parte cinnabarinae. 3. 


— 


2. Tuberculum prosternale conieum , obtusum. Antennae ni- 
grae vel virides. Corpus viride. Femora postica extus 
flava, rubra aut viridia. Tibiae posticae nigrae vel viri- 


DES Gaara ee taste ae Re 6. 
3. Elytra griseo-viridia, roseo-maculata.................... 4. 
SR NAT ON IUS CA 2 RE Eee Doniteute AR RIRE Ce . 


4. Q. Pronotum supra cylindricum. Elytra margine antico re- 


622 


er 


1 


1 


8. 


A. FINorT. 


culariter incurvato. Pectus nigrum, fusco-marginatum. 
Species MadagaiscarIensiSs nn RM PRE RC Pre 


M tarot ......... Species 8, Kraussi, species nova. 


‘ ©. Pronotum fere semper valde bigibbosum. Elvtra mar- 
sine antico in basilari parte regulariter incurvato, de- 
hinc ad tertiam partem apicalem abrupte coarctato. Pec- 
tus nigrum cum # maculis testaceo-fuscis. Species 


Madagascariensis.....,. Species 9, Brunneri, species nova. 


®. Elvtra margine antico regulariter incurvato. Alae cacru- 
lescentes marginibus late infumatis. Species Madagas- 


CATICRSIS Eure 15 . Species 7, Scudderi, species nova. 


©. Elytra margine antico basi subsinuato. Alae in parte basi- 
lari miniaceo-rubro leviter coloratae, marginibus infu- 


MAS... Species Indica. Species 6, Kirbyi, species nova. 


Femora postica extus rubra, plusve minusve flavo-macu- 
lata, Tibiae et tarsi postici nigri. Lobi metasternales 
contigui. Species Madagascarienses................. 5e 


Femora postica viridia. Tibiae posticae virides. Tarsi pos- 
tici cinnabarino maculati. Lobi metasternales subecon- 
tigui. Species Madagascariensis. (Peetus olivacco-viride, 
cinnabarino marginatum. Elvtra basi cinnabarino ma- 


QUITTER e tre Species 3, Saussurei, species nova. 


Elytra basi nigro-maculata. Pronotum margine postico ni- 
oro-maculatum. Alae breves. Pectus olivaceo-viride. 
Species Madagascarienses...... ALORS Sant. SR 


Elytra basi unicoloria {in © margine antico in tertia parte 
basilari valde dilatato, dehine distincte fisso). Pronotum 
margine postico haud nigro maculatum. Alae normales. 
Pectus fuseum. Species Madagascariensis.. 


RE PRE RE ee. Species 4, Bolivari, species nova. 


Antennae nigrae. Alae totae infumatae. Species Madagasca- 


PIONEER PA CORRE Species 1, melanocerca Släl. 


Antennae virides. Alae hyalinae infumalo-marginatae, Spe- 


cies Nossibiensis.:..:... Species 2, polychroma Brancsik. 


Sur le genre Euthymia. 623 


DESCRIPTION DES ESPÈCES. 


1. Euthymia melanocerca Stäl. Fig. À el 2. Synonymie : Stal, 
1875, Observations Orthoptérologiques. I, p. 29, G ©. 


Longitudo corporis : &, 21-23 mill.4 ©, 34-38 mill. — Long. pronoli : 
G, 5-9,2 mill.; ©, 7-8 mill. — Long. elytrorum : 
GS, 15-16 mill.; ©, 23 mill. — Long. femorum pos- 
ticorum : G, 10-13, 2 mill.; ©, 18 mill. — Long. 


antennarum : G, 14 mill.; ©, 28 mill. 


9 


Corpus robustum, subfuscum; viride, subrubro 
et nigro variegatum; parce pilosum. Caput cras- 
sum, breve, viride, fere ubique impresso-puncta- 
tum; frons et genae subrubro-variegatae:; supra, 
oculorum margo et duo partes leviores. Oculi magni, 
prominuli, fusci cum circularibus flavescentibus 
maculis. Vertex  declivis. 
Fastigium verticis in costam 
frontalem rotunde transiens. 
Costa frontalis, lata, subde- 
pressa, impresso-punetata, 
ere usque ad labrum perduc- 
ta. Antennae graciles, longae, 23-25 — articu- 
latae, nigrae, articulis À et 2 viridibus, articulo 
ultimo apice subflavo. Pronotum olivaceo-viride ; 
lobis reflexis late, saepius in dorsali parte, ru- 
bescentibus ; dense ac distincte sub-rugoso-punc- 
tatum; margine postico parum produeto et ob- 
tuse rotundato sub-angulato, ante insertionem 
elytrorum nigro; carina longitudinali media 
nulla; lobis reflexis rotunde insertis, margine 
infero sub-recto: sulco typico post medium po- 
sito; duobus sulcis anterioribus haud interrup- 
is. Elytra apicem abdominis, in & attingentia, Fig. 2? ©. 
in Qnon atlingentia ; olivaceo-viridia cum parva 
basilari parte nigra ; dense reticulata et saepissime sub-nigro-areolata : 
areis marginali et anali latissimis; area mediastina, in & leviter ultra 






(1) Toutes les figures sont au double de la grandeur naturelle. 


624 A. Finor. 


medium producta, usque ad medium in ©; area mediastina sat lata, 
sed indistincte cireumscripta; vena mediastina obsoleta; margine an- 
tico in tertia parte basilari valde arcuato, postea leviter et regulariter 
arcuato; vena intercalata nulla; apice rotundalo. Alae elytris bre- 
viores; margine postico circularii apice truncatae ; leviter infumatae, 
magis prope margines anticum et posticum; venis nigris. Pedes 
robustiuseuli. Femora postica, margine supero flavo plusve minusve 
sub-rubro tincto; latere externo rubro subviride tineto; suleo infero 
latereque interno laëte cinnabarinis; summa basi rigra; genubus 
olivaceo-viridibus, externe arcualim nigro-maculatis, interne nigris; 
lobis genicularibus subviridibus , saltem apice. Tibiae posticae nigrae, 
valde pilosae: parte geniculari margineque externo olivaceo-viridi- 
bus: supra, in margine externo 10-13 spinis nigris, quarum una api- 
cali, in margine interno 12-15 spinis nigris, quarum una apicali, 
armatae. Tarsi postici margine interno nigri, margine externo olivaceo- 
virides; articulo secundo primo circiter dimidio breviore. Meso et 
metanotum concoloria. Meso et metasternum olivaceo-viridia. Lobi 
metasternales utriusque sexus basi contigui. Tuberculum proster- 
nale conicum, obtusum. Abdomen olivaceo viride, supra fuscum, 
lateraliter alterne nigro et ochraceo maculatum : segmentis tribus ulti- 
mis ex toto olivaceo-viridibus. Lamina supra-analis triangularis. Cerci 
conici, nigri. Lamina sub-genitalis G cucullata, obtusa. Valvulae ovipo- 
sitoris modice longae, olivaceo-virides cum supera parte et marginibus 
nigro-subrubris. 

Habitat : Madagascar (St); id. (cepit Sikora). — Maroancetra, 12 
(Madagascar in Australi littore sinus Antongilensis), Ste-Marie de Mada- 
gascar (cepit Mocquerys). 


N'ayant point vu les types de Stäl, j'ai décrit l'espèce d'après les in- 
dividus de ma collection, 14 & et 28 9. La détermination a été faite au 
moyen de la description de Stäl; cette description, donnée ci-après, est 
vraiment un peu trop courte. 


Description de Stàl:Olivaceo-flavescens, parce pilosa: fronte tho- 
raceque dense distincte puncetatis ; elytris virescentibus: alis infuseatis ; 
femoribus posticis intus dilute cinnabarinis ; antennis, articulis duobus 
basalibus exceptis, margine postico pronotiante insertionem elytrorum , 
basi ima elytrorum, macula utrinque laterali apieali femorum postico- 
rum, tibiis posticis, vitta exteriore excepta, harum spinis, vitta dorsali 
interiorée tarsorum posticorum cercisque nigris. G 9. Long. corp. 
21-38 mill. Patria : Madagascar. 


Sur le genre Euthymia. 625 


2. Euthymia polychroma Brancsik. — Synonymie : Brancsik, 
1892, Orthoptera nova Africana, p. 490, t. XI, fig. 2, ©; id., 1892, 
Fauna Nossibé, Orth., p. 257. 

Je ne connais pas cette espèce. Je donne in extenso la description 
de Branesik. D’après cette description je eroirais fort que cette espèce 
est à peine une variété de melanocerca Sal. 


Description de Brancsik : Sat dense griseo-pilosa. Capite obscure 
viridi, fronte genisque rubescentibus, dense ac grosse subrugoso-punc- 
talis; inter oculos medio versus pronotum sub-laevi; antennis nigris, 
articulo À viridi, articulis 2-7 apice virescente. Pronoto obscure-vi- 
ridi, lobis lateralibus (reflexis) prozonae late rubescentibus, dense ac 
distincte subrugoso-punetato, margine postico ante insertionem elytro- 
rum nigrescente; medio metazonae indistinctissima linea elevata. Ely- 
iris laetius viridibus, basi ima nigrescente. Alis hyalinis, apice ac 
margine postico late infumatis, venis fuscis, parte anteriore virescente. 
Femoribus posticis margine supero laete flavis, latere externo dilute 
violaceis; margine infero latereque interno laete cinnabarinis, summa 
basi nigris ; genubus arcuatim nigro maculatis, lobis genicularibus oli- 
vaceo-viridibus. Tibiis posticis nigris, parte geniculari margineque 
externo olivaceo-viridibus; tarsorum posticorum artieulis 2 primis 
supra ac intus vitta nigra. Meso ac metanoto rubescente ; sterno oliva- 
ceo-viridi. Abdomine, exceptis segmentibus 3 ultimis, piceo; segmen- 
tibus dorsalibus medio continuatim, margineque apicali maculoso 
ochraceo tinctis: segmentibus 3 ultimis toto ochraceis ; lamina supra- 
anali virescente; segmentibus ventralibus margine apicali ac laterali 
late ochraceis ; cercis nigris. { ©. 

Longitudo corporis : ©, 32 mill. — Long. pronoti : ©, 7 mill. — 
Long. elvtrorum : ©, 47 mill. — Long. alarum : ©, 45 mill. — Long. 
femorum posticorum : ©, 16 mill. — Long. tibiarum posticarum : ©, 
43 ill. — Latitudo pronoti : @, 7 mill. — Lat. elytrorum : 9, 6 mill. 
— Lat. alarum : © 12 mill. 


Patria : Madagascar, insula Nossi-Bé. 


3. Euthymia Saussurei, spec. nova. — Longitudo corporis : 
G, 19 mill.; ©, 23-28 mill. — Long. pronoti : G, 4-4,2 mill.; ©, 
6-6,5 mill. — Long. elytrorum : G, 12,5-13 mill.; ©, 19-21 mill. — 
Long. femorum posticorum : G 11,5-43 mill. ; ©, 14-15 mill. — Long. 
antennarum : G. 11-12 mill.; ©, 12-44 mill. 


Ann. Soc. Ent. Fr., LXxr [1902]: 40 


626 A. Finor. 


Corpus robustum, viride plusve minusve clarum, vel olivaceo-vi- 
ride, cum partibus nigris, viridioribus, subflavis et cinnabarinis; 
subtus et pedibus parce pilosum. Caput erassum, breve, subtiliter im- 
presso-punetatum, cum partibus laevibus subtus et lateraliter, oliva- 
ceo-viride plusve minusve obscurum, cum partibus subflavis cireum 
oculos et in occipite. Occiput nigro-maculatum. Os viride sub-nigrum, 
eum parvis partibus subflavis. Oculi flavi plusve minusve subrubri, 
fusco subnigro variegati, magni, prominuli, supra remoti. Vertex de- 
elivis, saepe longitudinaliter in medio sub-sulcatus. Fastigium verticis 
in costam frontalem rotunde transiens. Frons subaeque lata et longa, 
vel latior quam longior. Costa frontalis sub-lata, parum elevata, supra 
ocellum impresso punctata ; infra ocellum valde angustata ; fere usque 
ad labrum perducta, sed marginibus parum distinetis ; plusve minusve 
sulcata a basi usque paulo infra ocellum, sed semper valde sulcata 
prope ocellum. Antennae graciles, longae, capite et pronoto unitis 
valde longiores; 24-25 — articulis nigris, duobus primis nonnunquam 
subviridibus, ultimo apice breviter flavo. Pronotum olivaceo-viride, 
saepe antice obscurius vel subflavum, tenuiter impresso-punctatum, 
in G Capite paulo minus latum et medio sub-coarctato ; margine postico 
parum produeto, angulose subrotundato; carina longitudinali media 
tenuissima, tamen fere semper distincta; lobis reflexis rotunde inser- 
tis, inter secundum et tertium sulcos laevibus, margine infero obliquo, 
sinuato, angulo postico late rotundato; sulcis transversis haud inter- 
ruptis, duobus primis in © nonnunquam sub-interruptis, tertio ‘sulco 
typico) ad medium vel paulo ante medium posito. Elytra ovata, in 
utroque sexu apicem abdominis attingentia, viridia leviter sublusca. 
eum parva parte basilari areae scapularis cinnabarina; reticulo viridi, 
plusve minusve subflavo, areolis subfuscis; area anali sat lata ; area 
mediastina usque ad tertiam partem apicalem elytri producta: margine 
antico in parte basilari paulo convexo, dehinc regulariter et leviter 
eurvato; vena interealata nulla; apice rotundato el sensim angustato. 
Alae elvtris vix breviores, normales, pallide roseae, leviter infumatae 
prope anticum et posticum margines. Pedes robustiuseuli; antiei et 
medii generaliter acrius virides. Femora postica viridia. latere interno 
flavescentia, apice subflavo-annulata, genubus nigris, lohis geniculari- 
bus apice viridibus flavescentibus. Tibiae posticae modice pilosae, vi- 
rides, cum condylo, apice et spinis nigris; supra : latere externo 
7-9 spinis brevibus quarum una apicali parva, latere interno 9 spinis 
quarum una apicali armatae. Tarsi postici cinnabarini, saepius basi 
vel apice lenuiter nigro-maculati; articulo secundo circiter primo di- 
midio breviore. Meso et metanotum nigra, vel nigrofusca nitida. Meso 


Sur Le genre Euthymia. 627 


et melasternum impresso-punetata, olivaceo-viridia, cinnabarino mar- 
ginala. Lobi metasternales sub-contigui. Tuberculum prosternale coni- 
cum, obtusum. Abdomen supra nitide nigrum, nonnunquam subfus- 
cum; lateraliter et subtus segmentis olivaceo-viridibus plusve minusve 
subflavis, cum posticis marginibus subflavis et basi nonnunquam ni- 
gro-maçulatis ; ssgmentis tribus ultimis alteris similibus. Lamina supra- 
analis sulcata, saepe fusco maculata, lateribus marginibus subsinuatis, 
appendice triangulari. Cereci G triangulares, elongati, nigri vel subvi- 
rides; in © breviores. Lamina sub-genitalis apice cinnabarina, S cu- 
cullata, © truncata. Valvulae ovipositoris breves, nigro et cinnabarino 
maculalae ; inferae breviores. 9 G, 10 9. 


Habitat : Madagascar (cepit Sikora). 


4. Euthymia Bolivari, species nova. Fig. 3, G, vu de profil; 
fig. 4, G, pronotum vu par dessus; fig. à, ©, nervures de l’élytre 
droit. 

Longitudo corporis : &, 21-22 mill.; ®, 27-30 mill. — Long. pro- 


not : ©, 4 mill.; ©, 6 mill. — Long. elytrorum : G, 20 mill.; ©, 23 
mill. — Long. femorum posticorum : &, 11-12 mill. — ©, 14 mill. — 
Long. antennarum : G, 11-12 mill.; ©, 12 mill. 


Corpus robustiusculum, fusco-subviride, nigro et olivaceo-viridi 





variegatum, inferiori parte et pedibus pilosis. Capul crassum, breve, 
ubique impresso-punectatum exceptis quibusdam verticis et occipitis 
flavo-viridibus parübus, pone oculos 4 nigro-maculatum, Os nigrofus- 
cum cum appendicibus et quibusdam eminentibus partibus subflavis. 
Oculi submagni, prominuli, supra remoti. Vertex declivis. Fastigium 
verticis in eostam frontalem rotunde transiens. Costa frontalis lata. 
depressa, punctata, fere usque ad labrum perduela, Antennae nigrae, 
gracillimae, longae, 23 — articulatae, articulis 1 et2 subflavo-maculatis. 
articulo ultimo subflavo. Pronotum olivaceo-viride, fere totum subti- 
liter impresso-punctatum; sulcis transversis parum profundis, sub- 
flavis, duobus primis nonnunquam supra sub-interruptis ; sulco Lypic 


628 A. Finor. 


(tertio) paulo post medium posito; lobis reflexis rotunde insertis, cum 
partibus laevibus clarioribus, margine postico parum extenso, ahgulose 
incurvato; Carina longitudinali media nulla vel subnulla. Elytra sub- 
longa ; in G apicem abdominis leviter superantia, in © valvulas ovipo- 
sitoris haud occultantia: viridi-subflava, apice antico infumata, basi 
nigro-maculata: dense reticulata ; areolis in parte antica apicali infu- 
matis; areis marginali et anali sat latis: area mediastina leviter ultra 
medium producta; margine antico, in-S simpliciter incurvato, in © in 
dimidia parte basilari (area mediastina) valde dilatalo, dehinc distincte 
fisso (in sicco?) et deinde parum ecurvato: vena mediastina, in G sub- 
recta, in Q@ sinuosa: vena intercalata 
nulla ; apex elytrorum rotundatus. Alae 
elvtris leviter breviores, normales, apice 
rotundatae, sub-hyalinae, apice et mar- 
gine antico infumatis, reticulo nigro- 





subiusco. Pedesrobustiuseuli. Femora postiea sat gracilia, fere uno modo 
flavosubrubra, fere constanter supra nigro-maculata:; genubus sub-totis 
nigris. Tibiae posticae fere totae nigrae, spinis nigris cum parvissimis 
partibus subviridibus praesertim in spinis externis ; validissime pilosae ; 
supra, in margine externo 8-9 spinis quarum una apicali parva, in 
margine interno 11-12 spinis quarum una apicali armatae. Tarsi pos- 
tici nigri, articulorum apice subviridi-maculti; articulo secundo primo 
circiter dimidio aeque longo. Meso et metanotum concoloria. Meso et 
metasternum fusca, pilosa. Lobi metasternales contigui. Tubereulum 
prosternale conicum, obtusum. Abdomen fuseum plusve minusve 
obscurum, subtus fere totum subflavum; segmentis Jateraliter sub- 
flavo maculatis; segmentis tribus ultimis non dissimiliter coloratis. 
Lamina supra-analis triangularis. Lamina sub-genitalis GS conica, acu- 
minata. Cerci nigri, conici, in G curvati. Valvulae ovipositoris longae, 
olivaceae, fusco-subrubro-maculatae. 3 G, 3 9. 


Habitat : Madagascar (cepit Sikora). 


Sur le genre Euthymia. 629 


5. Euthymia brevifrons, Stäl. — Synonymie : Stàl, 1878, Systema 
Acridiodeorum p. 90, Q. 

Je ne connais pas cette espèce. La description suivante est celle de 
SHIEATNC: 

Olivacea; elytris obsolete fusco-nebulosis: alis sordide hyalinis, 
limbo posteriore sat late infuscato; arcu laterali capituli femorum pos- 
ticorum apiceque spinarum tibiarum posticarum nigris. ©. Longitudo : 
50 mil. 

’atria : Bornéo, coll. Brunner. 


Ab Euthymia melanocerca, cui sat similis, differt magnitudine ma- 
jore, capite pronotoque nonnihil fortius et minus dense punctaus, 
capite quam pronoto latiore, fronte breviore, costa frontali marginibus 
obtusioribus et magis teretibus instructa, basi utrinque ad ocellos de- 
pressa, margine antico pronoti medio distincte sinuato, suleis pronoti 
distinctius impressis, elytris alisque longioribus, apicem femorum 
posticorum nonnihil superantibus, illorum margine costali non nisi 
obsoletissime sinuato, femoribus posticis in margine dorsali minute 
serratis, tibiis posticis extus, praeter spinam apicalem, spinis septem 
vel octo armatis, necnon pictura. 


6. Euthymia Kirbyi, species nova, fig. 6, ©, pronotum vu par 
dessus; fig. 7, ©, nervure de l’élytre droit. 

Longitudo corporis : ?, 34 mill. — Long. pronoti, 9, 5 mill. — Long. 
elytrorum : ®, 23 mill. — Long. femorum posticorum : 9, 25 miil. — 
Long. antennarum, ©, 40 mill. 

g Ignotus. ©, Corpus robustiusculum, fuscum clarum, cum punetis 
et parvis partibus subviridibus ; pedibus villosis. Caput crassum, tu- 
midum, breve, pronoto latius, fuscum leviter subrubrum; cum im- 
pressis paululum strictis punetis, et supra aliquot parvis, laevibus, 
subviridibus partibus. Oculi magni, prominuli, supra modice remoti. 
Vertex declivis. Fastigium verticis in costam frontalem rotunde trans- 
iens. Costa frontalis lata, parum elevata, sat tenuiter impresso-punc- 

tata, usque ad labrum perducta. Antennae graciles, capite et pronoto 
unitis breviores, 23- articulatae, fusco-subferrugineae, cum articulis 
mediis, paululum obscurioribus. Pronotum breve, in media parte con- 
strictum, fuscum, lobis reflexis fusco-subflavis, impresso-punctatum ; 
margine postico angulose rotundato, parum producto; carina longitu- 
dinali media in prozona nulla; prozona impresso-punctata ; Carina lon- 
gitudinali media in metazona debili; metazona impresso-subrugoso 
punetata; lobis reflexis rotunde insertis, infero margine subrecto, 


630 A. For. 


postieo angulo valde rotundato; sulcis transversis valde distinctis, 
obseuris; sulco typico paululum pone medium posito. Elytra apicem 
abdominis subattingentia, fusco-grisea ; reticulo denso, subfusco, sub- 
normali, areolis subhyalinis ; area anali lata: area mediastina paululum 
ultra medium producta, basi et in media parte 
.  subdilatata; margine antico in basilari quarta 
1e F parte subsinuato, postea regulariter sed leviter 
à f curvato; parva parte in angulo venarum radia- 
à f lium mediae et posticae, prope stigma, regula- 
MEN riter reticulata; vena intercalata nulla; apice 
er Ç rotundato. Alae elytris breviores, normales, 
basi pallide miniaceo-rubrae, apice et margine 
«4 postico leviter infumatae; reticulo concolori. 
Pedes anticiet medii breves; postici subbreves. 
Femora postica basim penultimi segmenti abdo- 
Fig. 6. ©. minis tantum attingentia; latere externo testa- 
ceo-fusco cum punctis nigro-subviridibus ; 
latere interno testaceo fusco, basi longe nigro viridi-maculato, cum 
macula nigro-viridi ad tertiam partem apicalem posita; sulco infero fere 
toto nigro-caerulescente ; genubus intus obscure fuscis, extus arcuatim 
obscure fusco maculatis. Tibiae posticae villosae, fusco-flavae, basi 
et apice paulo obscuriores, cum 
dimidia parte apicali subtus 
subrubra; supra, in margine 
externo {0 spinis apice nigris, 
quarum una apicali,in margine 
interno 10 spinis subrubris, 
apice nigris,quarum unà apiCa- 
li, armatae. Tarsi postici testa- 
ceolusci, cum duobus primis articulis latere interno subrubris, articulo 
secundo articulo primo dimidio haud majore. Meso et metanotum con- 
coloria. Meso et metasternum concoloria, Tubereulum prosternale la- 
tum, truncatum. Lobi metasternales © linea parva contigui. Abdomen 
fuscum, subtus leviter clarius. Lamina supra-analis © triangularis, lon- 
gitudinaliter medio sulcata. Cerci © anguste conici. Valvulae oviposi- 
toris breves, concolores; apex et margines valvularum superiorum 
supra subnigri. 1 €. 









Habitat : Kodaikanal, India meridionalis (Père Castets). 


7. Euthymia Scudderi, species nova, fig. 8 : © Pronotum vu 
par dessus. 


Sur le genre Euthymia. 631 


Longitudo corporis : ©, 41 mill. — Long. pronoti : 9, 7,2 mill. — 
Long. elytrorum : ©, 32 mill. — Long. femorum posticorum : ©, 19 mill. 
— Long. abdomin's : ©, 21 mill. — Long. antennarum : ©, 12 mill. 

S, Ignotus. ©, Corpus sub-robustum, fuscum plusve minusve obs- 
curum, cum parvis nigris maculis; parte inferiori et pedibus pilosis. 
Caput crassum, breve, impresso-punetatum cum laevibus testaceo-viri- 
dibus partibus, fusco-subrubrum, cum nigro-subviridibus numerosis 
et parvis maculis. Oculi magni, prominuli, superne sat remoti. Vertex 
declivis; fastigio in costam frontalem rotunde transiente. Costa fron- 
talis lala, Sub-depressa, rugoso- 
punctata, usque ad labrum per- 
ducta. Antennae gracillimae, sat 
breves, 2%- articulatae, unicolo- 
res fusco-subrubrae, ad apicem 
obscuriores.  Pronotum  fusco- 
subrubrum, impresso-punctatun, 
cum obscuro-viridibus punetis: 
margine postico parum producto, 
rotundato; Carina longitudinali 
media nulla ; loborum reflexorum 
insertione rotundata et parvis 
laevibus  clarioribus  partibus ; 
sulcis transversis parum profun- 
dis, obscure viribus ; sulco typico 
pone medium sito. Elytra apicem 
abdominis superantia, fusca, obsolete nebulosa ; reticulo modice denso, 
cum parva parte in angulo venarum radialium mediae et posticae regu- 
lariter reticulata ; areolis in medio fusco-subviridibus ; areis marginali et 
anali modice latis: area mediastina usque ad medium producta; margine 
antico leviter et regulariter areuato; vena intercalata nulla ; apice rotun- 
dato. Alae elytris aliquid breviores, normales, subeaeruleae, leviter 
infumatae prope margines anticum et posticum; reticulo nigro. Pedes 
robustiusculi. Femora postica latere externo testaceo-fusca, cum 
punetis obscure viridibus : latere interno cinnabarino, nigro-caerulee 
?-maculato; sulco infero nigro-subcaeruleo ; genubus nigro maculatis. 
Tibiae posticae, supra villosae, cinnabarinae: latere externo testaceo- 
subfusco ; spinarum basi et apice sub-nigris ; supra, in margine externe 
10 spinis testaceis basi et apice subnigris, quarum una apicali, in mar- 
gine interno 45 spinis rubris apice nigris, quarum una apicali, armatae. 
Tarsi postici duobus primis articulis cinnabarinis: articulo tertio 
testaceo, apice subviride; articulo secundo primo circiter dimidio 





Fig. 8. ©. 


632 A. FINOT. 


breviore. Meso et melanotum subcaerulea. Meso et metasternum nigro- 
caerulea, exceptis lateralibus marginibus. Lobi metasternales linea sat 
longa contigui. Tuberculum prosternale latum, apice trunçato et lon- 
gitudinaliter medio sulcato cum duabus eminentiis parva et rugosa 
crista terminatis. Abdomen fuscum, lateraliter non maculatum. Lamina 
supra-analis © subtriangularis. Cerei & fusci, conici. Valvulae ovipo- 
sitoris modice longae, testaceo-fuscae. 4 ©. 


Habitat : Maroancetra, 12, in insula Madagascar, in parte australi 
sinus Antongilensis (cepit Mocquerys). 


8. Euthymia Kraussi, species nova. — Longitudo corporis : 
©, 29 mill. — Long. pronoti : ®, 6,4 mill. — Long. elytrorum 9, 


18 mill. — Long. femorum posticorum : 9, 15,5 mill. — Long, anten- 
narum : 10 mill. 

d, Ignotus. ©, Corpus robustum, fuscum, nigro et subflavo varie- 
satum, parce pilosum, punctis numerosis nigris ; pedibus villosis. Ca- 
put breve, crassum, pronoto leviter latius, fuscum subierrugineum : 
fronte et genis fusco-subflavis, cum partibus impressis nigris. Oculi 
magni, prominuli, supra valde remoti. Vertex latus, declivis. Fasti- 
gium verticis in costam frontalem rotunde transiens. Costa frontalis 
parum elevata, lata; supra ocellum rugosa, subtus punctata: usque 
ad labrum perducta. Antennae breves, gracillimae, cireiter 22-articula- 
tae, testaceo-fuscae, cum nonnullis articulis obseurioribus : articulis 4, 
2 et ultimo subflavis. Pronotum testaceo-fuscum, cum partibus nigris ; 
prozona rugosa et Îere tota nigra ; metazona impresso-punctala Cum 
nigris elongatis punctis; lobis reflexis rugosis, in inferiore parte late 
nigro-maculatis, rotunde insertis; margine postico parum producto, 
obtuse angulato; carina longitudinali media nulla; sulco typico (tertio 
transverso) leviter post medium posito. Elytra, ©, ovata, apicem abdo- 
minis haud attingentia, sat lata, viridi-cinerea; reticulo testaceo et ex 
parte subalbido; 23-25 maculis parvis subcireumduetis cinnabarinis 
ornata; reticulo modice denso et ex parte subregulariter disposito: 
basi concoloria ; margine antico regulariter curvato; areis marginali et 
anali sub-latis; area mediastina usque ad medium elytri producta: 
parte subregulariter reticulata in area externomedia ; vena intercalata 
nulla; apice rotundato. Alae elytris leviter breviores ; margine postico 
circumducto, apice truncato (sicut apud Euth melanocercam Stal): 
pallide caeruleae ; margine antico anguste et margine postico late infu- 
matis ; venis radiatis validis, nigris. Pedes robustiusculi, Femora pos- 
tica testaceo subflava cum punctis et maculis nigris: latere interno 


Sur Le genre Euthynia. 633 


nigro-maçulato :; genubus nigris. Tibiae posticae villosae, cinnabarinae, 
exceptis latere externo partim subflavo et condylo fere toto subnigro ; 
supra, in margine externo 40 spinis subal- 
bidis, apice et basi nigris, quarum una 
apicali, latere interno 10 spinis cinnabari- 
nis, apice nigris, quarum una apicali, ar- 
matae. Tarsi postici, duobus primis arti- 
culis cinnabarinis; tertio articulo apice 
obscuriore ; artieulo secundo primo dimidio 
breviore. Meso et metanotum concoloria. 
Meso et metasternum macula lata longitu- 
dinali nigra nitida ornata. Lobi metaster- 
nales sat longa linea contigui. Tubereulum 
prosternale nigrum, lJatum, quadratim 
truncatum, apice carinis marginalo prae- 
sertim in parte antica. Abdomen, subtus 
valde pilosum, fuseum, nigro-maculaltum, 
seementis tribus . ultimis concoloribus. 
Valvulae ovipositoris modice longae, con- 
colores. 1 ©. 


Habitat : Madagascar (cepit Sikora). 


9. Euthymia Brunneri, Species 
nova. — Fig. 9, ©, vue de profil; fig. 40, 
AL et 12,S, pronotum vu par dessus: 
fig. 13, ©, vue par dessus, avec les orga- 
nes du vol déployés, abstraction faite des 
nervules. 

Longitudo corporis : &, 23 mill.; ®?, 
30 mill. — Long. pronoti : &G, 5,5 mill; 
®, A mill. — Long. elytrorum : G, 14-15 
mill.; ©, 48 mill. — Long. femorum posti- 
corum : G, 8 mill.; ©, 148 mill. — Long. 
antennarum : Get ®?, 15 mill. 

Corpus robustissimum, fuscum plusve 
minusve subrubrum, nigro et testaceo- 
albido variegatum, parce pilosum; colores et gibbi variabiles. Caput 
crassissimum, gibberum, brevissimum, pronolo aliquid latius, fus 
cum plusve minusve obscurum, nonnunquam subrubrum, cum par- 
tibus testaceo-albidis etalteris impresso-nigris rugoso-punctatum ; frons 





634 A. FINOT. 


latissima, impresso-punetata. Oculi magni, valde prominuli, supra valde 
remoti, unicolores. Vertex declivis, leviter gibbosus, cum macula lon- 
gitudinali media etpunetiselongatis pone oculos nigris. Fastigium verticis 
in costam frontalem rotunde transiens. Costa frontalis valde impresso- 
punctata, modicissime elevata, prope ocellum valde angustata, usque 
ad labrum perdueta. Antennae graciles, sat longae, fuscae vel fusco- 
nigrae vel fusco-testaceae, 23-articulatae; artieulis 5, 7, 9, 14, 43, 15, 
17 et duobus ultimis plerumque clarioribus. Pronotum fuscum plusve 
minusve subrubrum, impresso-punetatum ; metazona plerumque cla- 
riore, interdum testacea vel subalbida: prozona gibbo variabilissimo, 
in propterea habitu tectilormis, saepissime duo gibbos habenti, valde 
nigro-variegata, in & subeylindrica, in © fere semper tectiformi, lineis 
parvis longitudinalibus nigris ornata; lobis reflexis ante obliquis, ro- 
tunde sed indistinete insertis, nigro-variegatis, margine infero sinuato 





Fig. 10. GO. Fig. 11: OC: Fig. 12. G. 


margine postico anguloso, plusve minusve secundum gibbum pro- 
dueto; carina Jlongitudinali media interdum subnulla, interdum 
cristata, etiam in prozona; sulcis transversis parum profundis nigris ; 
sulco typico secundum gibbum ad medium vel post medium posito. 


” 


Elvtra sub-ovata, apicem abdominis sub-attingentia in &, non attin- 
gentia in ©; in © nonnunquam supra, in quietis situ, vix Conjuncta; 
viridi-cinerea, venis testaceis, venulis subalbidis; numerosis (14- 
18 in uno elytro) parvis sub-cireularibus cinnabarinis plusve mi- 
nusve obscuris ornata; reticulo parum denso et irregulari; area anali 
lata; area marginali in & valde dilatata ; area mediastina leviter ultra 
medium elytri producta; margine antico : in G regulariter curvato, in 
© duabus primis tertiis regulariter curvato el ad apicalem tertiam su- 
bito curvato; vena intercalata nulla ; apice rotundato. Alae elvtris levis- 
sime breviores, margine postico cireulari: apice truncato; leviter in- 
fumatae, magis prope margines anticum et posticum; basi brevissime 
subcaeruleae ; venis radiatis validis, nigris. Pedes robusti, nigro valde 
annulati. Femora postica, latere externo testaceo leviter sublusco, punc- 
ts basi et magna macula in dimidia parte apicali nigris: latere interno 


Sur le genre Euthymia. 635 


plusve minusve cinnabarino-subrubro et fere toto nigro-maculato ; 
suleo infero fere toto nigro; genubus nigris vel fere tolis nigro-macu- 





latis. Tibiac posticae valde villosae, condylo valde nigro-maculato ; 
cinnabarino-subrubrae; extus testaceae, apice et medio obscuriores 


636 A. Fixor. — Sur le genre Euthymia. 


subnigrae: supra, in margine externo 9-10 spinis apice nigris, quarum 
una apicali, in margine interno 9-13 spinis subrubris apice nigris, qua- 
rum una apicali, ornatae. Tarsi postici villosi, duobus primis articulis 
cinnabarinis, tertio articulo testaceo interdum subrubro, apice nigro : 
articulo secundo primo dimidio breviore. Meso et melanotum interdum 
subviridia. Meso et metasternum nigra cum #4 lateralibus maculis tes- 
taceo-subfuscis. Tuberculum prosternale sub-cubicum: apice trunca- 
tum, rugosum, interdum in © sub-bituberculatum. Abdomen fuscum, 
plusve minusve obscurum; segmentis tribus ultimis concoloribus. La- 
mina supra-analis triangularis, in medio longitudinaliter suülcata. La- 
mina subgenitalis G brevis, conica, villosissima. Valvulae ovipositoris 
sat longae, concolores. Cerci & conici. 5 &, 3 Q. 

Habitat : Madagascar (cepit Sikora). — Madagascar : Tamatave, 
7; Maroancetra, in australi littore sinus Antongilensis, 12: Sainte-Marie 
de Madagascar (cepit Mocquerys). 


OBSERVATIONS 


SUR DIVERS CICINDÉLIDES DE MADAGASCAR 
et Descriptions d'Espèces nouvelles 


Par CH. ALLUAUD. 


I. — Les races de Cicindela equestris Dej. 


Cette espèce est répandue sur toute lile de Madagascar (1) et revêt, 
selon les régions, des formes très différentes. Bien entendu je ne parle 
ici que de races et non de variations individuelles. 

Le type de l'espèce est grand (long. moyenne (?) 17 mill.), avec co- 
loration foncière d'un brun verdâtre et la fascie médiane bien marquée 
llorétsdurCentre) io See EN eee equestris Dej. type. 


Au Nord, les fascies transversales tendent à disparaitre et ne sont re- 
présentées que par des expansions de la marge jaune indiquant leur 
départ et des points le long de la suture marquant leur extrémité. C'est 
la forme déjà figurée par Künekel d'Herculais (in Grandidier, Hist. 
Madag., Col., pl. XXIV, fig. 41) sous le nom de soa. [Fig. 2]....... 
EN En EE RCA ECS D OS subsp. soa {), n. subsp. 


Dans le Sud, les nombreux exemplaires que j'ai capturés dans les 
forêts au Nord de Fort-Dauphin ont un faciès tout différent. La taille 
est bien moindre (long. moyenne 14 mill.) et la coloration foncière 
beaucoup plus sombre. La marge et les fascies sont étroites mais géné- 
ralement bien marquées. La fascie posthumérale interrompue, terminée 
par un point près de la suture; la fascie médiane généralement entière 
quoique extrèmement fine à son milieu; un point allongé en arrière de 
l'écusson sur chaque élytre près de la suture toujours bien marqué. 
Cette race est des plus nettes. [Fig. 3]...... subsp. osa, n. subsp. 


Chez un exemplaire de Farafangana (côte Sud-Est) (que j'ai longtemps 


(1) Elle est citée de La Réunion (certainement par erreur) par Deyrolle in 
Maillard, Notes sur l'ile de La Réunion, Col., p. 21. 

(2) On trouve dans toutes les races des nains et des géants, aussi j'indique 
la taille normale de la moyenne, prise sur un grand nombre d'exemplaires. 

(3) Soa signifie « belle » en malgache. J'ai continué à donner aux autres races 
des noms analogues en rapport avec leur faciès : osa — faible; sahy — coura- 


AIRE 
geuse. 


638 CH /ATLLUAUD. 


considéré comme appartenant à une espèce distincte avant de con- 
naitre!la race méridionale osa), la marge disparait; il ne reste que les 
fascies transversales et les taches suturales sur fond vert-noirâtre. Elle 
est notablement plus grande que osa (long. 45 mill.). {Fig. 4]...... 
subsp. sahy, n. subsp. 





D 


Fig. 3. Fig. 4. 


Fig. 1. Fig. 


La Cicindela equestris (et ses diverses races) est essentiellement sil- 
vicole ; elle abonde sur les sentiers en forêt où on peut la prendre faci- 
lement, son vol étant peu rapide et peu prolongé. 


II. — Descriptions d'espèces nouvelles du genre Cicindela 
du Sud de Madagascar. 


Cicindela Grandidieri, n. Sp. — Long. 13 mil. — Labre 
jaune clair très allongé et profondément découpé, convexe au milieu. 
Yeux très proéminents. Front large entre les veux et profondément 
strié longitudinalement. Tête, thorax et écusson d’un bronzé cuivreux 
brillant. Thorax subcordiforme fortement chagriné, côtés finement 
bordés de vert, vus latéralement. Élytres d’un brun mat légèrement 
cuivreux, très finement granuleux à un fort grossissement avec des 
petits points enfoncés, assez espacés et dont le fond est vert, En plus 
de ces petits points qui couvrent tout le disque des élytres, on en voit 
de gros à fond également d’un beau vert : 10 en ligne sur chaque 
élytre à environ 2/3 de mill. de la suture, moins espacés au sommet 
qu'à la base et quelques-uns placés irrégulièrement sur les épaules. 


(1) N'ayant qu'un exemplaire de cette forme, je ne puis affirmer si elle re- 
présente réellement une race du sud-est. Dans tous les cas, elle est tellement 
distincte du type que je n'ai pas hésite à lui donner un nom. 


Cicindélides de Madagascar. 639 


Élytres bordés de jaune; cette bordure n’est pas ponctuée et présente 
trois expansions intérieures, courtes, obtuses ; elle n’atteint pas le bord 
de l’élytre qui reste étroitement cuivreux avec une nouvelle série de 
points à fond vert. Dessous du corps d’un bleu-vert métallique sauf 
épimères, épisternes et toutes les hanches cuivreux, Le Le segment 
abdominal à une large tache latérale cuivreuse, le 2 une petite tache 
semblable, les suivants sont entièrement d’un bleu-vert métallique, le 
dernier est noir de poix. 

M. Künckel d'Herculais (in Grandidier, Hist. Madug., Col., pl. XXW, 
fig. 7) a figuré, sous le nom que je lui ai conservé, cette espèce dont le 
Muséum possédait un seul exemplaire venant des chasses de M. A. 
Grandidier dans le Sud de Madagascar (1875). Le capitaine Vacher en a 
envoyé récemment trois exemplaires pris à Imanombo, au Nord du pays 
Androy, en 1904. 


Cicindela antatsima (!), n.5p. — Long 10-43 mill. (taille nor- 
male 12 mill.). — Labre blanchâtre, court, muni en avant de 3 épines : 
la médiane assez forte, les 2 autres très petites. Mandibules blanchâtres 
à la base, noires au sommet. Antennes à 4 premiers articles sombres 
plus ou moins métalliques : le 4% gros, noir de poix, muni de quel- 
ques gros poils blancs; les 2, 3° et 4° d’un vert-bleu métallique, les 3° 
et 4° ayant l'extrémité distale cuivreuse. Les articles suivants mats et 
feutrés. Tête métallique sombre; le front n’est pas sillonné entre les 
yeux. Thorax subcarré, cuivreux-pourpre avec le fond des impres- 
sions vert, muni de gros poils blanes. Élytres mats, vert olive sombre, 
avee larges dessins blanchâtres ; sur chaque élytre : À tache bas:laire, 
une posiseutellaire se prolongeant le long de la suture jusqu’au milieu 
de la longueur de l’élytre ; une large tache humérale en forme de cro- 
chet, une large fascie médiane coudée presque à angle droit et une 
large fascie apicale. Dessous d’un beau vert-bleu métallique sauf les 
côtés du pronotum d’un magnifique cuivreux pourpre et le dernier 
segment abdominal brun de poix. Tout le dessous est densément cou- 
vert de gros poils blancs sauf sur la ligne médiane de l'abdomen qui 
reste nue. Pattes métalliques garnies de gros poils blancs. 

Cette espèce est extrêmement voisine de C. Perrieri Fairm., du 
bassin de la Betsiboka et n’en est peut-être qu'une race méridionale. 
Ces deux espèces présentent à peu près les mêmes différences que j'ai 
indiquées entre C. maheva et andriana (1), c'est-à-dire taches blanches 


(1) Antalsimo en malgache signifie : « habitant du Sud ». 
OC UTT oc tent Er, 1900 ps fe treLe 


640 CH. ALLUAUD. 


plus larges et moins obliquement dirigées en arrière chez antatsima et 
chez andriana comparées respectivement à maheva et à Perrieri. Chez 
antatsima [tfig. 5], ce caractère est tres re- 
\ \ marquable dans la tache humérale en crochet 
(dirigée en arrière chez Perrieri [lig. 6]) et 
dans l'angle presque droit de la fascie mé- 

diane (extrêmement obtus chez Perrieri). 


J'ai pris C. antatsima sur les plages de sable 
du cours inférieur du fleuve Mandraré où elle 
vole en grand nombre près d’Ampasimpolaka 
en novembre. 


Fig. 5. Fig. 6. 
Cicindela zaza !!), n. sp. — Long. 8,5 mill. — Petite espèce 


que je ne puis comparer à aucune autre de Madagascar (). Labre blanc 
très transversal sans épine au bord antérieur. Front sillonné longitudi- 
nalement entre les yeux qui sont très proéminents. Prothorax subearré 
muni sur les côtés de quelques poils rares et blancs. Tête, thorax et 
élytres d’un cuivreux bronzé. Élytres criblés de points enfoncés assez 
gros dont le fond est d'un beau vert. Taches blanches des élytres : pas 
de tache basilaire, ni scutellaire, ni juxtasuturale ; tache humérale cou- 
vrant l'épaule et formant crochet au-dessous, fascie médiane formant 
d'abord crochet, puis dirigée vers le sommet de lélytre en une bande 
sinuée, irrégulière, composée plutôt de petites taches; tache apicale 
en ©. Dessous cuivreux, couvert de gros poils blanes, sauf sur la ligne 
médiane de l'abdomen qui reste nue et noire. Pattes hérissées de poils 
blancs. 

J'ai pris un seul exemplaire SG de cette petite espèce dans les mêmes 
conditions que la précédente. 


IT. — Le genre Peridexia Chaudoir. 


Ce genre, propre à Madagasear {et Nosy-Bé), appartient à la tribu des 
Cicindelini et se distingue des autres genres de cette tribu par les 
élytres à fond jaune plus ou moins rougeàtre et mats, sans sculpture 
apparente, avec de larges bandes ou taches sombres ; la tête et le tho- 
‘ax sont foncés, mats et glabres en dessus. 

(1) Zaza signifie « enfant ». 

(2) L'espèce qui s'en rapproche le plus est peut-être €. Horni Fairm., qui 


n'a pas non plus de taches basilaires ni scutellaires, mais dont les bandes 
claires des élytres sont très différentes. 


Cicindélides de Madagascar. 


Les Perideria, dont on n’a pas encore signalé les mœurs, habitent les 
forêts humides et se posent à terre, surtout sur les talus ou petits es- 
carpements de terre rougeàtre (latérite) dont elles ont la couleur et 
possèdent une agilité et une puissance de vol qui rendent leur capture 


difficile. 
On en connait trois espèces 

I. Thorax beaucoup plus long que large, élytres élargis en ar- 
rière, yeux normaux. Tête, thorax et pattes entièrement 
noirs. Bande noire médiane desélytres rejoignant le long 
de la suture la grande bande basilaire qui laisse très ra- 
rement une petite tache jaune à lépaule. Labre noir 
dans les deux sexes. — Long. 14 à 415 mill. — Forêts 


de l’Imerina et du pays Tanala (1)........... hilaris Fairm. 


I. Thorax à peine plus long que large, élytres parallèles, 
yeux gros. Tête et thorax d’un noir verdâtre. Cuisses 
noires en dessus, plus claires en dessous, base des pos- 
térieures d’un ferrugineux clair ; Gbias d'un ferrugineux 
clair, noirs à la base ; tarses antérieurs et intermédiai- 
res ferrugineux , les postérieurs presque blancs à 5° ar- 
ticle ferrugineux. Labre G jaune, © noir. Bande noire 
médiane des élytres interrompue à la suture (qui reste 
jaune sur tout son milieu) formant ainsi une tache ova- 
laire séparée sur chaque élytre. La bande basilaire 
laisse généralement les épaules jaunes. — Long. 12 : 


PORTA ANSE Rte tente se fulvipes Dei. 


a. Bande basilaire non interrompue sur lasuture.  fulvipes Dej. type. 


b. Bande basilaire interrompue à la suture qui reste jaune. Les 
taches médianes, tout en restant ovalaires, s’allongent un 
peu plus vers la base le long de la suture............. 


e. Bande basilaire largement interrompue à la suture. Les ta- 
ches médianes ne sont plus ovalaires mais coupées car- 


var. Perroti Fleut. (2). 


(1) Les Insectes répandus dans les collections avec la mention « Fianarant- 
soa, Perrot frères, 2° sem. 1892 » viennent en réalité de la région de Kiokio 
(ou Ankiokio), village situé à 2 jours de marche à l'Est de Fianarantsoa, sur 


l'ancien sentier de Mananjary, en plein milieu de la forét Tanala 


qui n'a absolument aucun rapport avec les environs de Fianarantsoa. 
(2) Variété individuelle, prise en mème temps que le Lype dans la forêt Ta- 


nala, et qui marque une tendance vers la race aus/ralis. 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXxI [1902]. #1 


CH. ATLUAUD: 


rément en arrière, presque (parfois complètement) con- 
tiguës sur la suture et séparément prolongées en pointe 
en avant le long de la suture (tendance à la disposition 
des taches noires chez P. hilaris). — Extrême Sud-Ouest 
de Madagascar, forêts au Nord de Fort-Dauphin 
SRE A Me Re subsp. australis, n. subsp. (1). 


IL. Tête et thorax comme dans l'espèce précédente (P. ful- 


vipes Dei.). Élytres un peu plus courts et encore plus pa- 
rallèles. Le disque des élytres est presque entièrement 
jaune rougeàtre ; la bande basilaire fait défaut ou est ré- 
duite à l’écusson et à son voisinage immédiat: on ne 
voit que deux grosses taches ovalaires sur le tiers pos- 
térieur de chaque élytre. Tibias et tarses roux; cuisses 
brunes, plus claires au sommet: tarses encore plus grè- 


les et délicats que chez P. fulvipes. — Long. 43 mill. — 
Nossy-Bé, Ambanoro, à la lisière de la forêt de Lokobé.. 
RO NE LE TR 0 ambanurensis Brancsik (° 


LUS 


(1) Cette race nouvelle, d’après mes caplures de décembre 1900 el jan- 
vier 1901 dans les forèts des montagnes qui limitent au Sud et à l'Est la vallée 
d'Ambolo (au Nord de Fort-Dauphin), semble remplacer complètement le type 
de l'espèce que je n'ai pas observé dans cette région. Il s'agit done bien d'une 
race el non d'une variation individuelle. 

(2) Cette troisième espèce m'est inconnue en nature, mais semble très voi- 
sine de P. fulvipes Dej. — Elle est décrite et figurée sous le nom de Mega- 
lomma Ambanurensis par Branesik, in Jahr. Nat. Ver. Trencsin. Comil., 
XV,1893, p. 210, pl. XI, “fig. 5: 


RE 


ANTHICIDES DE MANILLE 


Par MAURICE Prc. 


Grâce à M. Baer qui à bien voulu me céder les Anthicides de sa 
collection, recueillis anciennement par lui, je puis apporter un premier 
contingent d'étude sur les Anthicides de Manille, Les espèces recueil- 
lies à Manille par M. Baer sont au nombre de 18, parmi lesquelles 
10 sont nouvelles; en voici lénuméralion que je ferai suivre de la 
description des nouveautés. 


Mecynotarsus humeralis, n. sp. Anthicus Bangi Pic 
= Baeri, n. sp. -  floralis L. var. 
Antelephilus imperator Lal. var. —  grandicollis, n. sp. 
Formicomus inhumeralis, n. sp. —  manilanus, n. Sp. 
 — consul La. var. —  Busignyi Pic var. 

— praetor Lai. —  robusticollis, n. sp. 
subrobustus, n. sp. —  gracilicornis Pic var. 
obscurus Pic et var. —  binotatus, n. Sp. 

—— Baeri, n. Sp. Ochthenomus Baeri, n. Sp. et var. 

Mecynotarsus humeralis, n. Sp. — Winutus, lalus, nitidus, 


modice pubescens, testaceus, elytris nigris, ad humeros testaceo- macu- 
latis et post medium testaceo-fasciatis, his lateraliler et apice modice 
testaceis. 

Petit et large, brillant, peu pubescent, testacé ; élvtres noirs, bordés, 
maculés et fasciés de testacé. Tête fortement déprimée sur le front, 
veux gris; antennes assez grèles et longues, rembrunies à partir du 
4° article; prothorax assez long, peu élargi en avant, corne assez 
étroite, longue, faiblement dentelée; élytres assez courts, bien plus 
larges que le prothorax, subarrondis à l'extrémité, à ponctuation forte 
et peu écartée, en majeure partie foncés, complètement bordés de tes- 
tacé avec une macule humérale testacée et une fascie postmédiane assez 
large et peu oblique, de même coloration; dessous du corps testacé 
ainsi que les pattes. — Long. 2 mill. environ. 

Bien facile à reconnaître dans tout le genre par son dessin élytral. 
Peut se placer dans le voisinage de Loriae Pic. 


644 MAURICE Pic. 


Mecynotarsus Baeri, D. Sp. — Minulus, satis latus, parum 
nitidus, salis pubescens, testaceus, elytris nigris, antice et post medium 
oblique testaceo-fasciatis. 


Petit, assez large, peu brillant et assez pubescent de gris, testacé, 
avec les élytres bilasciés de testacé. Tête déprimée, yeux gris; an- 
tennes assez grèles, testacées mais rembrunies à partir du 5° article ; 
prothorax assez long, modérément élargi en avant, corne assez large, 
faiblement dentelée: élytres assez larges, plus larges que le prothorax, 
subarrondis à lextrémilé, à poneluation moyenne et rapprochée, 
noirs, mais ornés de deux fascies testacées obliques et n’atteignant 
pas la suture, la fe antérieure, la 2° vers le milieu, celle-ci moins 
oblique; dessous du corps testacé ainsi que les pattes. — Long. 1,8- 
2 mill. 


Tres voisin de l'espèce précédente, moins large et plus pubescent, 
dessin élytral différent, corne plus allongée, etc. 


Formicomus (Antelephilus) inhumeralis, 1. Sp. — 
Robustus, subovatus, nitidus, griseo hirsutus,niger, femoribus ad basin 
plus minuste rufis. 


Robuste, subovalaire, brillant, orné de poils gris dressés, épars, noir 
avec la base des cuisses, postérieures au moins, plus ou moins rousse. 
Tôte large, non diminuée et subarquée derrière les Yeux, à ponctua- 
tion espacée: antennes foncées, assez robustes; prothorax un peu plus 
long que large, fortement dilaté-arrondi en avant, subdéprimé sur le 
disque antérieurement, à ponctuation plus où moins forte ou espacée ; 
elytres assez longs, convexes, un peu élargis vers le milieu, oblique- 
ment tronqués à l'extrémité avec les épaules nulles: pattes robustes, 
les cuisses très épaissies, presque entièrement foncées. — Long. 
3,8 mill. 

Près ruficollis Saud. mais plus robuste, prothorax foncé, tête plus 
courte, ele. 


Formicomus subrobust@us, n. Sp. — Satis robustus, parwm 
elongatus, nitidus, griseo pubescens, nigro-piceus ; elytris voridibus ; an- 
tennis testaceis ; pedibus rufis. 


Assez robuste, peu allongé, brillant, orné d’une pubescence grise 
espacée, noir de poix avec la tête plus foncée, les élytres verdätres, 
les antennes testacées, les pattes rousses avec la base des cuisses an- 
térieures plus claire. Tête un peu diminuée et arquée derrière les 


Anthicides de Manille. 649 


yeux, densément ponctuée antérieurement; antennes moyennes: pro- 
thorax étroit, plus long que large, modérément dilaté et largement 
arrondi antérieurement, subdéprimé sur le disque, assez densément 
ponctué vers la base; élytres subovalaires, bien plus larges que le pro- 
thorax, à épaules très marquées, élargis sur le milieu, diminués 
ensuite et subtronqués au sommet, faiblement ponctués; dessous du 
corps un peu roussätre; pattes robustes, rousses avec la base des 
cuisses antérieures plus claire. — Long. 4,3 mill. 

Près robustipes Pic, mais moins allongé, tête plus courte, coloration 
des élvtres différente. 


Formicomus obscurus Var. obseurior, n. Var. — Elytres dé- 
pourvus de fascie antérieure rousse ou jaunâtre et, par conséquent, à 
coloration uniforme d'un noir de poix ou brunätre. 


Formicomus Baeri, n. Sp. — Subovalus, nitidus, griseo-pu- 
bescens et hirsutus, nigro-piceus, antennis pedibusque ad basin testa- 
ceis : femoribus anticis in mare Spina acula munitis. 


Subovalaire, brillant, orné d’une pubescence grise en partie redres- 
sée, noir de poix avec la base des antennes et celle des cuisses testa- 
cées. Tête très diminuée derrière les yeux et subanguleuse au sommet, 
éparsément ponctuée; antennes assez longues et grêles, testacées avec 
les 4 à à derniers articles obseurcis; prothorax un peu plus long que 
large, très dilaté arrondi en avant, fortement et assez densément 
ponctué sur le milieu postérieur et la base, éparsément en avant: ély- 
tres subovalaires, plus larges que le prothorax, à épaules marquées, 
un peu élargis vers le milieu, diminués ensuite et subarrondis au som- 
met, assez fortement et éparsément ponctués:; dessous du corps noir 
de poix; pattes assez robustes, noir de poix avec la base des cuisses 
largement testacée , les antérieures G munies d’une dent mince et 
pointue. 

A placer probablement près de sener Laï. qui m'est inconnu en na- 
ture; en diffère, d’après la description, par les antennes bicolores, le 
prothorax brillant, etc. 


Anthicus grandicoilis, 0. Sp. — Elongalus, nilidus, qriseo- 
pubescens et hirsutus, rufus, elytris apice flavis et postmedium nigro-fas- 
cialis; capite arcuato; thorace sinuato et strangulato; elytris subparal- 
lelis. 


646 Maurice Pic. 


Allongé, brillant, orné d’une pubescence claire en partie dressée, 
roux avec l'extrémité des élytres testacée, à ponctuation assez forte et 
espacée sur Pavant-corps, plus forte et plus rapprochée sur les élytres 
qui sont fasciés transversalement de noir en dessous du milieu. Tête 
diminuée et arquée en arrière, yeux gris; antennes courtes et peu 
grèles; prothorax plus long que large, un peu étranglé près de la 
base qui est presque droite, assez fortement dilaté arrondi en avant; 
élvtres allongés, subparallèles, faiblement déprimés: pattes longues et 
peu épaisses ; dessous du corps roux, avec Pabdomen en partie obscure. 
— Long. 2,8-3 mill. 


Tres voisin de punclicollis Pic, mais forme plus allongée, tête de la 
couleur du prothorax, ete.: diffère de énsolilus Pic par ses antennes 
plus courtés, les élvtres à coloration antérieure rousse mais plus pâles 
à extrémité. 


Anthicus manillanus, 0. Sp. — Subelongalus, nitidus, griseo- 
pubescens et hirto-pilosus, rufus, elytris lateraliler et apice plus mi- 
nusve nigris; capile subtruncato; thorace robusto, antice modice dila- 
tato-subrotundato. 


Assez allongé, brillant, orné d’une pubescence grise longue en partie 
redressée, roux avec les élytres maculés de noir latéralement à partir 
du milieu et vers Fextrémité, à ponctuation espacée peu forte sur 
Pavant-corps. Tête grosse, subtronquée en arrière, yeux gris : antennes 
testacées, courtes et robustes; prothorax robuste, plus long que large, 
modérément dilaté et subarrondi sur les côtés antérieurs; élytres sub- 
convexes, un peu atténués à l'extrémité et enfoncés sur la suture après 
le milieu ; dessous du corps et pattes plus où moins roussàtres ou tes- 
tacés. — Long. 3-3,2 mill. 

A beaucoup de rapports avec notre espèce européenne crénitus Laf., 
dessin él\tral analogue, mais forme un peu plus allongée, tête subtron- 
quée en arrière, ete. | 


Anthicus robusticollis, D. Sp. — Winutus, robustus, qriseo- 
pubescens, satis nilidus, nigro-piceus, antennis tibiisque rufo-testaceis ; 
capile truncato; thorace robusto, trapeziformi; elytris brevibus. 


Petit, robuste, orné d’une pubescence grise courte et couchée, un 
peu brillant, noir de poix, plus foncé sur lavant-corps, à ponctuation 
moyenne et assez dense. Tête grande, tronquée en arrière, yeux foncés ; 
antennes d’un roux testacé, courtes, peu épaisses ; prothorax très ro- 


Anthicides de Manille. 647 


buste, à peine plus long que large, trapéziforme; élytres un peu plus 
larges que le prothorax, environ deux fois aussi longs, convexes, sub 


tronqués au sommet; pattes brunes avec les tibias testacés. — Long. 
2 mill. 


A placer près de egregius Pic dont il diffère, à première vue, par 
la coloration et Le prothorax brillant. 


Anthicus binotatus, n. Sp. — Subovatus, griseo-pubescens el 
hirlo-pilosus, nigro-piceus, antennis pro parle pedibusque testaceis : ca 
pile subtruncato: thorace sinuato, opaco; elytris pallido binotatis. 

Subovalaire, orné d’une pubescence grise ou fauve assez longue, 
parsemée de poils dressés plus longs, foncé avec les élytres ornés 
chacun de deux macules flaves, la première plus petite en dessous des 
épaules, la 2° oblique après le milieu; antennes en partie et pattes 
testacées. Tête noire, large, subtronquée en arrière, un peu brillante, 
modérément ponctuée, yeux gris; antennes longues et grises, testacées 
à la base et au sommet, brunâtres sur les articles intermédiaires ; pro- 
thorax noir, sinué, subdéprimé, rugueusement et densément ponctué, 
ce qui le rend opaque; élytres convexes, subovalaires, assez larges el 
peu longs, très fortement el éparsément ponctués, noir de poix, ornés 
de macules pâles et marqués d'une faible dépression posthumérale ; 
pattes grèles, testacées; dessous du corps noir de poix. — Long. 
2,6 mill. 

ispèce des plus distinctes par sa petite taille et son prothorax opa- 
que. Peut se placer près de dilensis Pie et semirugosus Pic; diffère du 
premier par le prothorax opaque, la forte ponctuation des élytres, ele., 
du 2° par la forme plus courte, la coloration, la tête brillante. 


Ochthenomus Bacri,n. Sp. — fufus, subnitidus, sat sparse 
pilosus, elytris macula discoidali nigra aut brunnea ornatis. 


Roux, un peu brillant, à pubescence subécailleuse grise peu serrée, 
el\tres ornés d’une macule discale noire ou brune, celle-ci d’abord 
commune sur la suture puis remontant sur le milieu du disque de 
chaque élytre. Tête moyenne, assez longue, subarquée et faiblement 
impressionnée en arrière, parfois maculée de noir sur les côtés; an- 
tennes peu grêles, à trois derniers articles faiblement épaissis; protho- 
rax un peu plus long que large, modérément dilaté-arrondi, à ponelua- 
lion forte et dense; élytres assez larges, subconvexes, distinctement 
atténués à l'extrémité, à ponctuation très forte et dense, plus où moins 
maculés de foncé sur le disque; pattes testacées. — Long. 3 mill. 


648 MAURICE Pic. 


Voisin de malayanus Pie, mais plus robuste, dessin noir des élvtres 
diflérent et plus étendu. Diffère de indicus Laf. (d’après la description) 
par la coloration de lPavant-corps pas plus foncée que celle des élytres, 
la disposition du dessin noir de ces derniers, etc. 


Je rapporte à cette espèce, à titre de variété, sous le nom de nigro- 


brunneus, n. var., un exemplaire offrant une coloration générale 
brune obscurcie. 


———— “1 O0 0O0—————— 


MYRIAPODES 


RECUEILLIS PAR M. E. GOUNELLE AU BRESIL. 
Par HENRY W. BROLEMANN. 
(Planches VI et VIT.) 


Le présent mémoire a pour objet l'étude des Myriapodes recueillis 
au Brésil par M. E. Gounelle, dans les deux voyages entrepris par lui 
en 4889 et en 1899. IIS proviennent d’une part de la côte de lAtlan- 
tique — Bahia et Pernambuco — et des territoires formant le hinterland 
de ces deux points, et d'autre part de l'État de Saint-Paul. Notre tra- 
vail se divise donc en deux parties, et cela d'autant plus naturellement 
que les faunes de ces deux régions ne paraissent présenter que très 
peu d'éléments communs entre elles. 

Les matériaux de l’État de Saint-Paul sont peu abondants (7 espèces) 
et ne méritent pas d'arrêter notre attention, la faune de cet état ayant 
déjà fait Pobjet d’un travail d’une certaine amplitude publié par nous 
lan dernier dans la Revista do Museu Paulista. Néanmoins trois sur les 
sept espèces sont nouvelles. 

Les récoltes de notre collègue à Bahia et à Pernambuco présentent 
au contraire un grand intérêt, en premier lieu parce qu'elles renferment 
des formes dans lesquelles nous avons eru reconnaitre des espèces dé- 
crites autrefois par le Prof. O. von Porat, et en second lieu parce que 
M. Gounelle a retrouvé la fameuse Scolopendropsis bahiensis décrite par 
Brandt en 1840 et qui n'avait plus été revue depuis lors. 

La Scolopendropsis nous à déjà fourni la matière d’une note publiée 
en 1897 dans les Hémoires de la Soc. Zoologique de France. Nous avons 
fait suivre la description détaillée de cette curieuse espèce d’une re- 
marque tendant à prouver qu'il v avait lieu de modifier Pancienne clas- 
sitication des Scolopendrides de Haase (1), en Scolopendropsinae, Bran- 
chiostominae et Scolopendrinae. Aujourd'hui que la belle découverte du 
dimorphisme de certains mâles d'Iulides par le Dr Verhoeff est venu 
considérablement modifier nos idées sur la valeur des caractères four- 
nis par le nombre des segments. des Diplopodes, notre supposition d’a- 
lors n’a fait que prendre corps et nous nous sentons plus que jamais 


(1) E. Haase — Die Indisch-Australischen Myriopoden — Abh. u. Ber. 
der K. Zool. u. Anthrop-Ethnogr. Mus. Dresden 1886-1887. 
Ann. Soc. Ent. Er., LXXI [1902]. 42 


650 HENRY W. BRÔLEMANN. 


enclins à considérer Scolopendropsis et Pithopus comme deux formes 
d’une même espèce dontle développement s’est trouvé modifié par une 
cause encore inconnue de nous. 

A ce propos nous signalerons que le cas de Scolopendropsis-Pithopus 
n'est pas absolument inédit. Nous avons déjà été frappé des grandes 
analogies que présentent entre eux le genre Cryptops (21 segments) 
d’une part et les genres Olocryptops et Newportia (23 segment) d'autre 
part. Déjà Bollmann (1893, œuvre posthume) avait jugé bon d isoler ces 
trois formes des Scolopendrides vrais, et avait créé les sous-familles 
Cryptopinae et Scolopendropsinae, caractérisées par la différence » du nom- 
bre des segments. Pocock (Biol. Centr. Americana, 1895) l'avait suivi 
dans cette voie élevant au rang de famille les divisions de BoNmann. 

Du moment où cette différence n’a pas la valeur qu'on lui attriauait, 
nous proposons l'unification de ces deux sous-familles en une sevle, 
sous la dénomination de Cryptopinae. 

L'anatomie nous dira sans doute bientôt si notre manière de voir est 
justifiée et Si Newportia-Olocryptops sont bien vis-à-vis de Cryptops 
dans le même rapport que Scolopendropsis vis-à-vis de Pithopus. 


{7e PARTIE : BAHIA-PERNAMBUCO. 
CHILOPODES. 
Scutigera nigrovittata Meinert, 1885 (1). 
Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 
Scolopendra viridicornis Newport, 1844. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. — Sertäo de Pernambuco 
{sous des troncs renversés). 

Sur un adulte de 140 mill. nous relevons les particularités sui- 
vantes : 

Pattes 16 à 20 un peu plus robustes que les antérieures; leurs fé- 
murs sont armés : 

pattes 16 et 17, d’une épine à l'extrémité supéro-interne, 

pattes 48 et 19, de deux épines à l'extrémité supéro-interne, 

pattes 20, de deux ou trois épines à l'extrémité supéro-interne. 

Pattes anales : pas de traces d’épines « ên latere superiore femoris » 


(1) Pour la bibliograpie et la synonymiese, reporter au catalogue des Myria- 
podes du Brésil, paraissant dans la Revista do Museu Paulista, 1903. 


Myriapodes. 691 


suivant la diagnose de Meinert (Mus. Cantabrig.); angle apical du fé: 
mur armé de quatre ou cinq épines réunies en bouquet. 

La carène du dernier écusson dorsal n’atteint qu'aux deux tiers de 
l’'écusson et va en mourant jusqu'au bord postérieur; elle est ponctuée, 
tandis que la surface de l’écusson est lisse. 

Le processus des hanches des pattes anales est armé de trois épines. 

Chez un individu de 105 mill., le fémur des pattes anales présen- 
tait Parmement suivant : 

12 à 13 épines semées sans ordre sur l’arête supéro-interne et sur 
la face interne ; 

> épines semées sans ordre sur la face inférieure; 

7 épines à l’angle apical du fémur; 

2 épines seulement sur le processus des hanches. 

De tout jeunes individus mesurant de 48 à 30 mill. présentaient les 
caractères des adultes, mais la carène du dernier écusson était à peine 
reconnaissable chez le plus petit d’entre eux. 


Scolopendropsis bahiensis Brandt, 1841. 
(Vide Brôlemann, 1897, Bull. Soc. Zool. France, XXII, p. 142.) 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 


Scolopendropsis calcaratus Pocock, 1891. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. — Sertàäo de Pernambuco 
{sous des troncs renversés). 


Newportia, sp. (? Ernsti Pocock). 
Sertäo de Pernambuco (sous des troncs renversés). 


Cette espèce est représentée par deux échantillons qui ont tous deux 
perdu leurs pattes anales, d’où l'impossibilité de les déterminer. Nous 
l’aurions volontiers identifiée avec notre Newportia amazonica (de 
Manaos), n’était la présence de longues soies sur la face ventrale des 
pattes 24e et 22%. Voici du reste les principaux caractères de ces échan- 
tillons : 

Écusson céphalique un peu plus long que large, marqué de deux 
sillons longitudinaux dans la moité postérieure; premier écusson por- 
tant un sillon transversal arqué (non anguleux) recoupé par deux sil- 
lons longitudinaux non dédoublés, se poursuivant en avant du sillon 
transversal en se rapprochant légèrement; écussons dorsaux non re- 
bordés latéralement; dernier écusson dorsal sans sillon médian; dernier 
écusson ventral large, enveloppant, à bord postérieur un peu échancré, 


632 HENRY W. BRÔLEMANX. 


prolongements coxaux des pattes anales courts mais aigus: pattes 
‘comme aussi le corps) hirsutes, particulièrement les 21° et 22° qui 
présentent sur la face inférieure de très abondantes soies, longues et 
souples, sur la face dorsale des larses une brosse de soies courtes, 

Le plus développé des deux échantillons mesure environ 40 mill. de 
longueur et 2,15 mill. de largeur. 

Cette espèce semble ne pouvoir être confon {ue avec la Scolopendrides 
brevipes Pocock à cause du long duvet des à vant-dernières pattes, Ca- 
ractère qui semble la rattacher à la Scolopend'ides Ernsti Pocok. 


Orphnaeus brasiliensis Meinurt, 1870. 


Sertäo de Pernambuco (sous des trones renversés). 
Un jeune mâle pourvu de 67 paires de pattes. 


DIiPLOPODES 


Clef dichotomique des Diplopodes cités dans les deux parties du 
présent mémoire. 


| (act) 220 SEDIMENLS SR RS RS Cl SENS RTE À. 
"01b) Pluside PU segments AMENER ALORS 14. 
y | 4) Des épanouissements latéraux (carènes)...,..... se matrd 
Mi 1 tb) Pas d'épanouissement later AUX RER PP EE 43. 

{ a) Lames ventrales des segments 9-15 plus étroites que 

| le tibia des pattes correspondantes n’est long..... 4. 
3. / b) Lames ventrales des segments 9-15 aussi larges ou 

| plus larges que le tibia des pattes correspondantes 

OST ONE ER PR A CR RER (5 2e 
N HASUtUre Canet se" en Leptod. carminatus n. sp. 

{ b) Suture sans sculpture distincte où unie............ D. 

( a) Une dépression transversale sur le métazonite. ..... 6. 
5. < b) Pas de dépression sur le métazonite. ............... 

) [ 
AA: EH ER RE ERRS Leptod. deserticola n. sp. 
| a) Bourrelet porifère ovoide, distinct, n’atteignant pas 
\ l'angle postérieur de la carène (fig. XXIV) (1). 


AN PS RE et QUE Leptod. expansus n. sp. 
| b) Bourrelet porifère confordu aveclereste du bourrelet. 7. 


1) Pour les fig., les chiffres romains renvoient aux figures insérées dans 
le texte; les chiffres arabes, à celles des planches VI et VII. 


8. 


10. 


14 


12: 


15. 


LÉ 


 — 


Cha A ir 


= 


ne A — Re. SE 


a) 


CRUE) E er SEE Leptod. Gounellei n.sp. 
b) Angle postérieur de la carène du 9° segment droit 
Ro OX IN) rain delle Le Leptod. clavaria n. sp. 
a) Bord postérieur du 4% écusson marginé dans les 
COLÉS AMIE RENE TA UE . Leptod. bahiensis n. sp. 
b) Bord postérieur du {°° écusson non marginé dans les 
ACCES NS SRE PRES ARE R Li Se ARE PRE 9. 
a) Longueur environ 34 à 40 mill.......... RENTE 10. 
bhloncueurSupeneures 445 mille" "NAS 0e ne 
a) Angle postérieur du 3° écusson droit (fig. VIT ; 4° écus- 
son taché de clair dans les angles: hanche de la 
2° paire (©) faiblement tuberculée.  Leptod. qibbu la n. sp. 
b) Angle postérieur du 3° écusson aigu (fig, X); 4" écus- 
son sans taches claires ; hanche de la 2° paire (9) 
avec une longue épine ..... Leplod. simillimus n. sp. 
QE écusson plus large que le 9. Leptod. corcovadis n. sp. 
b) 3° écusson aussi large où moins large que le 9°... 12° 
a) Suture délicatement cannelée. .... . Leptod. gibbus n. sp. 
b) Suture sans particularités. .... Leptod. lativentris n. sp. 
u) Pas de sillon latéro-dorsal sur les segments 3° et sui- 
RSA RS eee Crée D Strong. pustulatum n. sp. 
b) Un sillon latéro-dorsal sur les segments 3° et suivants. 
I AO US DIE ONE rie Strong. drepanephoron Attems. 
a) Une paire de pattes sur le 3° segment (Spirobolides).. 45. 
b) Pas de paire de pattes sur le 3° segment. ........... 19. 
aPaSide-SCObinan INR NE LAR .. Spir, impressus Porat. 
b}RDeSISCoDMAS(RANOCTICUS) ANT PR NPA NL 16. 
a) Pas de suture distincte sur le dos: pointe préanale ne 
recouvrant pas l'angle des valves: segments fine- 
ment ourlés de blanc jaunâtre. Rhin. albidolimbatus Porat. 
b) Suture plus ou moins distincte sur le dos; pointe 
préanale recouvrant l'angle des valves: segments 
NOT OURIESSTeRDIANOE 3.5 ER PE M Se 11 
a) Pointe préanale recouvrant l'angle supérieur des val- 
ves sans atteindre le niveau de leur bord... ....... 
LS EE ANNEE LE Lee Rhin. zapotecus Porat. 
b) Pointe préanale atteignant Ie niveau du borddes valves, 48, 


Myriapodes. 653 


Angle postérieur de la carène du 9% segment aigu 


654 HENRY W. BRÔLEMANNX. 


{ a) Métazonite de même diamètre que le prozonite; une 
\ bande jaune brisée à la hauteur des pores au bord 
18. « postérieur des somites..... Rhin. transversalis n. sp. 
/ b) Métazonite plus dilaté que | prozonite; pas de bande 
\ jaune au bord des segm /nts.......... Rhin. asper mihi. 
jy, \ &) Un pore sur le 5° somite.f.................:.:... 20. 
°° { b) Pas de pore sur le 5° sonlite (Spirostreptus)........ 21. 
| 
29 a) % fossettes piligères sur La lèvre. ..... Atlop. sètiger mihi. 
7° { b) Plus de 4 fossettes sur la Jèvre...  Pseudon. paulista mihi. 
a) Bord postérieur du 4° segment plus ou moins échan- 
>| cré-près de l’angle postériexr (fig. XX VITE)... .... 
| A MO NN SPLRENRE RREETT Gymn. deserticola n. Sp. 
\ b) Bord postérieur du 4 segment non échaneré. ..... 22. 
| a) Métazonite plissé longitudinalement. ............... 
De À SENTE CR EE Clado. angustifrons mihi. 
b) Métazonite non plissé longitudinalement. ........... 23: 
a) Coloration ne comportant pas de bandes longitudi- 
‘ \ nales; forme moyenne........ Clado. Gounellei n. sp. 
23 \ . 
| b) Coloration comportant des bandes ; forme grande... 
EAN PMR EL RE OR EE AREA Scaphio. fuscipes Porat. 


Genre Leptodesmus. 


Groupe du Leptodesmus paulistus. 
Leptodesmus lativentris nn. Sp. 


J : longueur 56 mill. 
® : longueur 47 mill.; largeur au 3° écusson 8.30 mill.; largeur au 
9e écusson (carènes comprises) 9 mill., (prozonite) 6.90 mil. 


Brun rouge terne, tirant sur le marron, avec le rebord des carènes 
jaune bistre; face ventrale plus claire; membres jaune bistre ou brun 
rouge terne. Corps ramassé, court proportionnellement à sa largeur, 
Pétréci dans les deux premiers et les quatre derniers segments, d’ail- 
leurs à bords parallèles. Téguments mats. Dos convexe: carènes peu 
développées, attachées à mi-hauteur des flancs, tombantes suivant l'in- 
clination du dos et confondues avec lui (lig. I). 

Tête lisse et brillante ; face aplanie; vertex divisé par un sillon assez 
marqué, mais court. Antennes écartées d'environ la longueur des 


[= . 


deux premiers articles (2.20 mill.), assez longues (7 mill.), atteignant 


Myriapodes. 659 


le bord postérieur du deuxième écusson, grêles, plus fines au 6° ar- 
ticle qu'au 2°. 

Premier écusson un peu plus large que la tête, moins large que l’é- 
cusson suivant, assez long (fig. [). 

Le bord antérieur est régulièrement cintré, presque en demi-cercle, 
et rebordé dans les côtés seulement. Bord 





postérieur droit ou indistinetement échan- = 
cré dans la partie dorsale, oblique en avant Ft NN 
dans les côtés et formant, à sa jonction ANA N 
avec le bord antérieur, un angle un peu LT \ 
plus ouvert que l'angle droit, à pointe ar- SAN S2 aEN ) 
rondie. (l RE \ 
Téguments à sculpture serrée, délicate- >= ; ZA 
ment cuireuse sous la loupe, mais plate, [il 


mate; cette sculpture est à peu près nulle 
sur le premier écusson et ne devient nette 
que peu à peu, de sorte que les quatre ou 
cinq segments antérieurs sont plus ou 
moins luisants. Le deuxième écusson est 
plus large que le premier; ses carènes dé- 
passent un peu le niveau de celles du troi- 
sième éeusson (vues de profil) sans cepen- 
dant donner plus de largeur au segment, 
parce qu'elles sont très tombantes ; angle 
antérieur arrondi, angle postérieur droit. 
Sur les écussons 2, 3 et 4 les carènes sont 
très faiblement chassées vers l'avant. Sur 
les écussons du tronc (fig. IT) la carène 
est subrectangulaire à angle antérieur ar- 
rondi, à bord latéral légèrement arqué; l'angle postérieur est acuminé 
formant une petite dent en saillie sur le bord postérieur. 

Sur le 19° segment, qui est presque complètement emboîté, la ca- 
rène est à peu près nulle et la dent de l’angle postérieur à peine déve- 
loppée. Rebord latéral assez fort, très peu dilaté sur les segments po- 
rifères (5, 7, 9, 40, 12, 43, 15-19); les pores sont petits et s'ouvrent 
presque latéralement au fond d’une petite fossette un peu allongée. 
Prozonite mat comme le métazonite; suture sans particularités. Dernier 
écusson très emboité, très court, rapidement rétréci en une pointe 
courte qui ne dépasse guère le niveau du bord des valves; sa surface 
est faiblement ridée transversalement à la naissance de la pointe; les 
soies ne sont pas montées sur des tubercules. Valves un peu rugueuses 














656 HExRY W. BRÔLEMANX. 


par places, brillantes, à bords carénés surtout dans leur moitié dor- 
sale. Lame ventrale en triangle court, à large base; sa pointe est aiguë 
et flanquée de petits tubercules. 

Arceaux latéraux très finement chagrinés. Suture pleuro-ventrale 
accompagnée d’une crête obt{se et arquée-en avant, plus aiguë en ar- 
rière et remontant le long df bord postérieur du somite avec lequel 
elle se confond; cette crêt} est reconnaissable jusqu’au 16° segment 
environ. Lames ventrales arges, plus larges que le fémur des pattes 
correspondantes n’est long (2,50 mill. :: 2,30 mill.), rétrécies dans les 
derniers segments, très finement striolées longitudinalement, faible- 
ment tuberculées à la base dé chaque patte. Stigmates en fente trans- 
versale assez longue. \ 

Pattes longues (12 mill.); les trois premiers articles glabres, les trois 
derniers avec de courtes soies, notamment sur la face dorsale. — Chez 
la femelle les hanches de la deuxième paire sont surmontées d’un tu- 
bereule acuminé ; chez le mâle elles sont dépourvues de prolongement. 
Par contre chez ce dernier les lames ventrales du 5°, 8° et 9° somite 
portent quatre tubercules acuminés: ces tubercules disparaissent à peu 
près complètement sur les somites 10€ et 11°, puis reprennent comme 
chez la femelle à partir du 42. Les lames ventrales des somites 10°, 
11e, 42 (et 43° à un degré moindre) sont partagées par un sillon trans- 
versal, et sont un peu déprimées longitudinalement au milieu. Celles 
des somites 44°, 15° et 16° présentent sur la ligne médiane, près du 
bord antérieur, un très petit tubercule acuminé impair, qui parfois 
(15e somite) est un peu développé transversalement; ce tubereule se re- 
trouve aussi sous forme de petite granulation sur les somites 43° et 
17e. Le deuxième tarse des pattes ambulatoires est muni, sur la face 
inférieure, d’un fort prolongement en cornet, qui atteint la moitié du 
oc (arse. 

L'ouverture coxale des pattes copulatrices est grande, ovaie, ses 
bords latéraux sont peu saillants, son bord postérieur l’est davantage 
et il est refoulé entre les pattes ambulatoires qui sont plus écartées que 
leurs voisines. Hanches des pattes copulatrices (fig, ? et 3) courtes, 
très globuleuses extérieurement, sans épine apicale, mais avec une 
petite dentelure munie de deux soies longues en arrière du bord an- 
térieur ; poches trachéennes courtes, assez larges; crochet eftilé. Fémur 
court. Tibia (fig. 2, 4 et 5), divisé en deux rameaux séparés dès la 
base, quoique peu écartés; rameau séminal droit, subcylindrique, 
courbé et divisé au troisième quart; le feuillet séminal est dilaté et 
tronqué avec l’un des angles arrondi et l’autre aigu; le feuillet secon- 
daire, court avec deux fortes dents, reste caché dans la concavité du 


Myriapodes. 697 


feuillet séminal ; la rainure séminale, après avoir suivi la face interne 
du rameau, s'engage dans le feuillet dilaté tout près et parallèlement 
au bord interne, épousant l'angle arrondi et aboutissant dans l'angle 
aigu. Le rameau secondaire est également courbé au troisième quart: 
sa partie basilaire est large, lamellaire du côté interne, à bords subpa- 
rallèles, puis. brusquement rétréci avant la courbure avec quelques 
petites dentelures; la partie apicale, après la courbure, forme le bec 
d’aigle, et présente une petite crête lamellaire sur la face antéro-su- 
périeure, sur la convexité de la courbure. 

Une jeune femelle de 19 segments, mesure 35 mill. de longueur et 
6,70 mill. de largeur au 9° segment. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 

Différe du Leptodesmus Nattereri H. et S. par une taille plus grande, 
par des carènes plus rectangulaires, etc. ; du L. decolor H. et S. par une 
taille un peu plus grande, par l'absence de bourrelet au bord posté- 
rieur des carènes et de dépressions sur les métazonites, ete, 


Lepiodesmus gibbus n. Sp. 


G : longueur 50 mill.; largeur du 4° écusson 6,50 mill.; largeur 
du 4° écusson (carènes comprises) 9,30 mill. ; largeur du 9° écusson 
(carènes comprises) 9,30 mill., (prozonite) 6,50 mill. 


Coloration inconnue, les échantillons avant souffert dans l'alcool. 
Corps robuste, ramassé, rétréei en avant jusqu'au 4° somite et rapi- 
dement acuminé en arrière depuis le 16°. Téguments finement strio- 
lés-cuireux, peu densément et assez vaguement dans la moitié anté- 
rieure du corps et par suite assez brillants: moins brillants vers 
l'arrière à mesure que la sculpture devient plus précise et plus serrée. 
Dos très convexe (fig. VI); carènes attachées bas, à peine à mi-hauteur 
des flancs, bien développées, mais d'autant moins saillantes qu’elles 
sont très rombantes, suivant l’inclinaison du dos; sans sillons trans- 
versaux ni boursouflures, mais avec des vestiges peu apparents d’une 
rangée&ransversale de granulations au bord postérieur des somites et 
de deux autres rangées sur les carènes seulement. 

Tête lisse et brillante; vertex divisé par un fin sillon, plus profond 
en avant qu'en arrière. Antennes assez écartées (1,80 mill.), longues 
(8,50 mill.), atteignant le milieu du 3° métazonite, non claviformes. 

Premier écusson enveloppant, tronc-conique, à peine plus large que 
la tête au bord antérieur (fig. IV), long, moins cependant que les deux 
suivants réunis. Bord antérieur et bord postérieur presque droits, pa- 


628 HEXRY W. BRÔLEMANN. 


rallèles au milieu, arqués lun et Pautre dans les côtés qui forment une 
ogive subarrondie, dont le sommet, plus ouvert que l'angle droit, 
correspond à la moitié de la longueur de l’écusson. Le bord antérieur 
seul est finement reboydé et se ‘ulement dans les côtés. Bord posté- 
rieur des 2 et 3° écus Jons presque droit au milieu, indistinctement 

| convexes latéralement. Sur tous les 
| écussons les carènes sont subrectangu- 
laires (fig. V); l'angle antérieur est ar- 
rondi; le bord latéral est très faiblement 
arqué. Les angles postérieurs sont 
droits, mais du 4° au 43° la pointe du 
bourrelet détermine une tres petite dent 
aiguë saillante; à partir du 14° l'angle 
est légèrement étiré en arrière et de plus 
en plus saillant. Le bourrelet est très 
fin; 2 les segments porifères (5, 7, 9, 
10, 12, 43, 15-19), il s’épaissit progres- 
Siv ce à par ür du premier tiers de 
la carène jusque près de l'angle posté- 
rieur; le pore qui est petit s'ouvre un 
peu avant l'angle dans une petite fos- 
sette:; les carènes étant très tombantes, 
le pore est complètement latéral. Suture 
étroite et délicatement cannelée. 18° seg- 
ment court; 19% très court; 20° égale- 
ment très emboiîté, brusquement rétréci 
en une pointe médiocrement allongée, 
dépassant un peu le niveau du bord des 
valves, tronqué à l'extrémité, flanqué de 
trois fines granulations. Valves anales 
assez saillantes, peu globuleuses, caré- 
nées. Écaille ventrale grande, triangu- 
laire, à pointe aiguë flanquée de deux 
tubercules aigus, d’où une apparence tri-acuminée. Arceaux latéraux 
striolés-cuireux. Suture pleuro-ventrale accompagnée d’une fine crête, 
arquée sur les premiers segments, oblique dans les derniers, et dont on 
trouve la trace jusqu’au 46° ou 17° somite. Lame ventrale assez étroite 
43e somite — 2,50 mill.), pas plus large que le tibia des pattes ambula- 
toires n’est long (20° paire — 2,50 mill.), tuberculée à la base de chaque 
patte, les tubercules étant courts et aigus. Chez le mâle les quatre tu- 
bercules de la lame ventrale du 5° somite sont accolés par paire: la 











Myriapodes. 659 


paire postérieure acquiert un développement double de la paire anté- 
rieure; sur la lame ventrale du 6° somite, la paire postérieure disparait 
pour faire place au logement des pattes copulatrices; la paire anté- 
rieure seule subsiste et les deux tubercules sont accolés, formant une 
pièce unique acuminée, aussi longue que la paire postérieure de la 
lame ventrale précédente. 

Pattes longues (20° paire — 8 mill.), épaisses (fig. 6); face infé- 
rieure à villosité courte ; face dorsale des trois premiers articles glabre 
ou à peu près, celle des trois derniers vêtue de petites soies rigides 
plus. denses sur le dernier article. Tibia muni d’une verrue arrondie 
(y, tig.6) en dessous à l'extrémité distale. Le deuxième tarse est pourvu 
d’un fort prolongement, qui dépasse la moitié de l’article suivant. 

Ouverture coxale des pattes copulatrices large et longue, son bord 
postérieur étant refoulé entre les pattes ambulatoires suivantes dont 
la lame ventrale est réduite à l’état d’are transversal. Hanches des P. C. 
(tig. 7) courtes, globuleuses, mais non saillantes extérieurement, mu- 
nie près du bord antérieur, plus près de l'angle interne que de l’angle 
externe, d’une dent robuste dont la pointe aiguë est légèrement tour- 
née vers l'extérieur. Fémur médiocrement long. Tibia (fig. 8, 9 et 40) 
divisé en deux rameaux franchement écartés depuis la base ; rameau 
secondaire large, modelé, terminé par un fort crochet subaigu, tourné 
vers l'extérieur; à moitié de la longueur se détache de larête externe 
un crochet robuste obtus. Rameau séminal moins large, mais un peu 
plus long que le précédent, assez rapidement rétréci, subtronqué à lex- 
trémité et formant un crochet aigu renfermant la rainure séminale, et 
das la concavité duquel se place un crochet plus petit; le rameau sé- 
minal émet, sur l’arête externe, au premier quart de sa longueur, une 
tige presque aussi longue que le tronc du rameau et terminée par deux 
pointes aiguës inégales: il émet en outre, sur l’arête interne, au 
deuxième tiers environ, un prolongement en forme de corne faible- 
ment arqué. La rainure séminale est visible sur tout son parcours sur 
la face interne. 

La femelle est inconnue. 


Santo Antonio da Barra, Sertao de Bahia. 
Leptodesmus gibbula D. Sp. 
® : Long. 37 mill.; largeur du 1° écusson 5,20 mill.; largeur du 


3° écusson (avec carènes) 6,80 mill.; largeur du 9° écusson (avec ca- 
rènes) 7,40 mill.; (prozonite) 5.40 mill. 


660 HENRY W. BROÔLEMANN. 


Coloration brun rouge foncé; prozonite en avant de la suture jaune 
d'ocre rosé; métazonites avec une vague bande transversale médiane 
plus claire que les bords, jaunâtre: carènes plus où moins largement 
tachées de jaune d'ocre; face ventrale carminée; antennes et pattes 
| fauves. Cette coloration pour- 

rait bien résulter d’altérations 
dans l'alcool. Corps légèrement 
rétréci dans les cinq premiers el 
dans les cinq derniers somites, 
ramassé. Téguments mats ;. sous 

la loupe, ils apparaissent strio- 
lés-cuireux, les strioles avant 
une orientation longitudinale 
constante; ils sont semés de 
granulations très aplaties et peu 
distinctes, disposées sans ordre ap- 
parent et assez clairsemées. Dos très 
convexe. Carènes médiocrement dé- 
veloppées, attachées bas, tombantes 
suivant l'inclinaison du dos. Pas de 
traces de sillons transversaux ou 
de dépressions sur les métazonites. 

Tête lisse: face faiblement con- 
vexe; sillon fin, mais distinct, attei- 
gnant le niveau des antennes. An- 
tennes assez longues (5,70 mill.), 











Dei fete ur Éa atteignant le bord postérieur du 3° 
Î s À \ segment, grêles, non elaviformes: 
(= } assez écartées à la base (1,90 mill.). 

ju ete L Premier écusson (fig. VII-VII 
( 59 à un peu plus large que là tête, assez 
ge | court; bord antérieur régulièrement 
QD RER arqué, un peu plus arrondi dans le 

1e voisinage des angles seulement: 


bord postérieur presque droit où à 
peine un peu échancré au milieu, puis arrondi dans les côtés, formant à 
son intersection avec le bord antérieur une ogive dontle sommetémoussé 
est plus ouvert que l'angle droit et correspond à peu près à la moitié 
de l’écusson. Seul le bord antérieur est marginé et dans les côtés seule- 
ment, Sur le deuxième écusson le bord postérieur est droit non échan- 
cré; les carènes sont légèrement chassées vers Pavant. Sur tous les 


Myriapodes. 661 


écussons du tronc les carènes sont subrectangulaires (fig. IX) à angle 
antérieur très arrondi et à bord externe arqué. L'angle postérieur est 
droit, à pointe mousse, sur les écussons 2, 3 et 4; il devient ensuite 
aigu et forme peu à peu une dent saillante, de plus en plus accentuée 
vers l'arrière. Le bourrelet marginal est étroit ; sur les segments pori- 
fères il est épaissi perpendiculairement, de sorte que, la carène étant 
tombante, la facette dans laquelle débouche le pore est complètement 
latérale ; le pore est petit, sa fossette est étroite et peu profonde. Suture 
striolée, les strioles faisant suite à celles du métazonite (comme dans 
biconicus Attems). 48° écusson assez long; 19° court, emboîté dans le 
précédent ; 20° court, rapidement rétrécien pointe subtriangulaire, mé- 
diocrement longue, à pointe tronquée, à granulations latérales peu 
distinctes. 

Valves médiocrement saillantes, peu globuleuses, carénées, avec 
quelques rides à la base. Écaille ventrale grande, triangulaire, large de 
base, à pointe aiguë, flanquée de granulations assez accentuées. Arceaux 
latéraux extrèmement finement chagrinés et ridés. Suture pleuro-ven- 
trale avec une arête arquee dont on trouve la trace jusque sur le 15° ou 
16° segment. Lame ventrale large (43° segment — 2 mill.), plus large 
que le tibia des pattes ambulatoires correspondantes n’est long (20° 
paire — 1,70 mill.), avec un petit tubercule acuminé à la base de 
chaque patte. Stigmate en fente un peu arquée. 

Chez la femelle Péchancrure ventrale du 3° segment est arrondie, 
assez profonde; les hanches de la 2° paire sont très faiblement tubercu- 
lées. 

’attes assez longues (20° paire — 5,20 mill.); les quatre premiers 
articles glabres ou à peu près, les deux derniers vêtus de soies 
courtes clairsemées. 

Mile inconnu. 

Sertäo de Pernambuco (sous des troncs renversés). 

Doit avoir quelque analogie avec L. Nattereri H. et $S., mais être plus 
large avec une longueur égale. 


Lepiodesmus simillimaus !. Sp. 


@ : Longueur 34 mill.; largeur au 4 écusson 5,10 mill. ; largeur au 
3° écusson 6,40 mill. ; largeur au 9° écusson (avec carènes) 7,20 mill., 


(prozonite) 5,30 mil]. 


Carminé foncé, sans taches pâles sur le premier écusson:; le rebord 
marginal des carènes seulement est jaune rosé à partir du ÿ° segment ; 


662 HExRY W. BRÔLEMANN. 


la face ventrale et les membres sont plus clairs que le dos, plus roses. 

Très voisin du L. gibbula, dont il 
ne diffère, indépendamment de la co- 
loration,que par les détails suivants : 

Les carènes du 2° écusson sont un 
peu plus chassées vers l'avant, L'an- 
gle postérieur du 3° écusson forme 
une très petite dent aiguë. Les bords 
latéraux des carènes 3 et 4 sont un 
peu plus convergentes vers l'arrière. 
Sur l’exemplaire examiné, le 18 so- 
mile est plus court; le 49 est presque 
entièrement emboité et dépasse à 
peine le bord du précédent; le 20 
est également plus emboité; par suite 
l’'animalest presque tronqué à l’extré- 
mité postérieure. Le tibia de la 20° 
paire de pattes est plus court propor- 
tionnellement à la largeur de la lame 
ventrale du 13° somite (4,55 mill. :: 
2 mill.) (fig. X à XIII). 

Chez la femelle léchancrure ven- 
trale du 3° segment est large et très 
peu profonde. 

Les hanches de la 2° paire sont 
surmontées dune longue épine très 
légèrement arquée en dehors. 

Le mâle est inconnu. 





Sertäo de Pernambuco (sous des 
troncs renversés). 


Lepiodesmus deseriicola 
n. Sp. 


G : longueur 29 à 35 mill.; lar 
geur du 3° écusson 3,80 mill.; lar- 
geur du 10° écusson (carènes com- 
prises) 3,70 mill., (prozonite) 2,70 
mill. 





Entièrement carminé, avec les membres jaune fauve. Corps allongé, 


Myriapodes. 663 


assez grèle, d'apparence un peu moniliforme par suite de la forme des 
‘arènes, indistinctement élargi dans les quaire premiers segments, el 
graduellement rétréci dans les quatre derniers. Téguments absolument 
mais, sans sculpture distincte sous la 
loupe, indistinctement cuireux-striolé sous 
le microscope, sans vestiges de granula- 
tions ni de sillon transversal sur les mé- 
tazonites. Dos convexe. Carènes très peu 
développées, attachées assez haut (lig. 
XVI). 

Tête lisse, assez brillante, avec quelques 
soies clairsemées sur la face, et un sillon 
profond, long, aboutissant entre les anten- 
nes. Antennes écartées dun peu plus de la XV 
longueur du 4% article (0,50 mill.), très 
longues (6,50 mill.) atteignant presque le 
bord postérieur du 4° somite, très faiblement épaissies graduellement 
vers l’extrémité. 

Premier éeusson (fig. XIV) plus large que la tête, presque aussi large 

que l’écusson suivant, à côtés tombants, 

: mais non enveloppants; bord antérieur 

presque droit au milieu sur la largeur du 
vertex, oblique (non sinueux) ensuite, 
puis très faiblement coudé avant l’angle 
postérieur; bord postérieur plus ou 
moins distinctement échancré au milieu, 
puis faiblement oblique (indistinctement 
arqué) dans les côtés, et formant à son 
intersection avec le bord antérieur un 
angle à pointe émoussée un peu plus ou- 
vert que l’angle droit : le rebord marginal 
est très étroit et limité aux carènes, il 
estmieux marqué au bord antérieur qu'au 
bord postérieur. Les carènes des écussons 2, 3 et 4 sont subrectangu- 
laires et transversales (non chassées, en avant); l’angle antérieur n’est 
pas arrondi, son emplacement est marqué d’une dentelure plus ou 
moins distincte; le bord latéral est légèrement arqué; l'angle posté- 
rieur est droit, non émoussé. A partir du à° somite les carènes devien- 
pent subtriangulaires (fig. XV), le bord antérieur se confondant avec le 
bord latéral en une ligne faiblement arquée; l'angle postérieur est tou- 
jours aigu, moins ouvert que l'angle droit, il ne devient saillant qu'à 








664 HExrY W. BROLEMANN. 


partir du 14° ou 15° somite, quelquefois à partir du 40°. Sur le 48°, la 
carène à disparu, il n’en reste qu’une petite pointe (vestige du bourrelet 
margin: {) au bord postérieur. Le bourrelet est très fin; sur les somites 
3. 7, 9/10, 12, 43, 15-19, il s’épaissit brusquement dans sa moitié 
postériQure ; l’épaississement est saillant, ovoide, plus dilaté perpen- 
diculaitement que transversalement, offrant une facette latérale au 
centre de laquelle débouche le pore. Suture sans sculpture nette, 
19° segmant bien dégagé; 20° segment court, rétréci en pointe large 
de base, tranquée à l'extrémité, un peu unciforme, dépassant légère- 
k ment le niveau du bord 
des valves: ses granules 
piligeres sont très faibles. 
Valves médiocrement 
saillantes, peu globuleu- 

+ ses, ridées à la base, ca- 

rénées. Écaille ventrale 
\ grande, triangulaire, large 
de base, à pointe aiguë, 
avec une paire de fines 
granulations latérales as- 
sez écartées. Arceaux latéraux à sculpture finement rugueuse. Suture 
pleuro-ventrale accompagnée d’une crête arquée, oblique, bien accen- 
tuée surles premiers somites, et atténuée vers l'arrière; elle à disparu 
ou à peu près sur le 46° somite. Stigmates s’ouvrant latéralement dans 
une granulation. Lames ventrales étroites (1,30 mill.), moins larges 
que le tibia des pattes correspondantes n’est long (25° paire — 1,70 mill.), 
inermes méme chez le mâle. 

Pattes longues (4° article 0,50 mill. ; 2 art. 0,80 mill.; 3° art. 1,70 
mill.; 4° art. 0,40 mill. ; 5° art. 0,60 mill. : 6° art. 4 mill.; ensemble 
> mill.), grèles, avec des soies courtes, clairsemées à la base, plus 
nombreuses sur les tarses. 

Chez le mâle le 2° tarse des pattes antérieures au 7° segment est 
muni d’un prolongement conique qui ne dépasse guère le quart de 
l'article suivant. L'ouverture coxale des pattes copulatrices est ovale, 
pas plus large que la lame ventrale qui la suit immédiatement, à bords 
latéraux et postérieur un peu saillants. 

Hanches des pattes copulatrices (fig. 41) médiocrement longues et 
globuleuses, armées près du bord antérieur d’une forte épine subaiguë 
accompagnée de quelques soies; poches trachéennes longues, droites. 
Fémur long. Tibia (fig. 12 à 15) divisé en deux rameaux bien écartés 
à la base; rameau séminal droit, large, muni de lamelles longitudinales 








Myriapodes. 665 


sur la face inféro-postérieure et de deux lames aliformes près de la 
pointe; la pointe est dégagée et tronquée; la rainure séminale est 
visible sur tout son parcours le long de larète interne du rameau. 
Le rameau secondaire est assez large, cintré dans la moitié distale, 
subarrondi et denticulé à son extrémité; à moitié environ de sa lon- 
gueur il émet une branche longue, un peu arquée, faiblement dilatée 
en Son milieu et subacuminée à la pointe. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 


.- Groupe du Leptodesmus Gounellei. 


Leptodesmus @Gounelilei n. Sp. 


g : longueur 68 mill. ; largeur au 3° écusson 10,80 mill. ; largeur 
au 9° écusson (carènes comprises) 40,80 mill., (prozonite) 6,80 mill. 

Brun rouge très foncé, presque noir, avec la fossette des pores 
répugnatoires et la partie du bourrelet dans son voisinage immédiat 
fauves. Très robuste, à côtés parallèles, brusquement rétréci à Pex- 
trémité. Teguments mats, un peu soyeux. Dos convexe. Carènes bien 
développées, attachées à mi-hauteur des flancs, un peu tombantes, 
suivant l’inclinaison du dos. 

Tête faiblement luisante, divisée par un sillon bien marqué prolongé 
jusqu'entre les antennes, et portant au-dessus de la lèvre une faible 
dépression subtriangulaire. Antennes très longues (12 mill.), dépassant 
le bord postérieur du 3° somite, grêles, non renflées à l'extrémité, 
composées d'articles longs. 


Premier écusson beaucoup plus large que la tête, ] 
presque aussi large que l’écusson suivant; bord pce 


antérieur très faiblement arqué au milieu, indistinc- 
tement échaneré au point où commence le rebord 
marginal, et rejoignant l'angle postérieur par une 
courbe de plus en plus accentuée, qui ne permet 
pas de reconnaître l'angle antérieur (fig. XVID); 
bord postérieur subéchancré au milieu, fortement 
oblique-sinueux dans les côtés; l'angle postérieur 
est un peu plus fermé que l'angle droit, émoussé ; 
le rebord est très fin, peu marqué au bord posté- 

rieur. Deuxième écusson échaneré au milieu du bord postérieur. 
Les téguments ne présentent pas de sculpture nette à la loupe: ils 
sont mats, même avec un léger reflet soyeux; ils sont indistinctement 
Ann. Soc. Ent. Fr., LxXxI [1902]. 43 





6606 HENRY W. BRÔLEMANN. 


cuireux sur le dos et un peu plus distinctement mais toujours très 
finement sur les carènes; celles-ci sont vaguement plissées près du 
bord postérieur, On ne voit pas de traces de granulations. Dans la 
moitié postérieure du corps les écussons présentent une vague im- 
pression transversale immédiatement en arrière du milieu, et leur 
surface est extrêmement finement ridée transversalement en avant de 
cette impression, et vaguement et irréguliérement plissée plus ou 
moins obliquement à partir de lPimpression. 

Sur tous les écussons, les carènes (fig. X VID) sont bien développées, 
larges, à angle antérieur complètement arrondi, à bord latéral un peu 
arqué. L'angle postérieur, de droit qu'ilest sur les écussons antérieurs, 
devient peu à peu plus aigu et plus saillant vers lar- 
riére, jusqu'à former une dent triangulaire sur les 


eh 7 avant-derniers somites. Le rebord marginal est tres fin 
ALES et ne s'épaissit que peu vers l'angle postérieur. Sur 
| y _ les écussons qui portent les pores (5. 7. 9. 40. 42. 43. 
VI 45-19) il s’élargit assez brusquement à partir de la 


moitié du bord latéral, formant un bourrelet ovale 

et aplati qui empiète sur la carène: c'est en arrière 
du centre de ce bourrelet que s'ouvre le pore dans une petite fossette 
circulaire; le pore s'ouvre donc obliquement en dessus. Suture lisse. 
Le 19° segment est très emboîté dans le précédent. Le dernier est 
court, fortement etrapidement rétréei en un prolongement subconique, 
dont la pointe arrondie ne dépasse guère le niveau du bord des val- 
ves; la surface de l’écusson, surtout à la base de la pointe, est faible- 
ment plissée transversalement: les soies ne sont pas montées sur des 
verrues. 

Les valves sont saillantes, médiocrement globuleuses, faiblement 
cuireuses, à bords libres comprimés en carène, principalement dans 
la moitié dorsale, avec une petite verrue aiguë près du bord. L'écaille 
ventrale est grande, franchement triangulaire, large de base, à pointe 
aiguë, flanquée de très petites verrues aiguës. Face ventrale des earè- 
nes avec quelques rides; arceaux latéraux un peu cuireux, mats. 
Suture pleuro-ventrale accompagnée sur les premiers segments d’un 
petit mamelon qui s'atténue progressivement vers l'arrière. Sligmates 
non saillants, en forme de fente transversale assez longue. Lames 
ventrales étroites, beaucoup moins larges que le fémur des pattes cor- 
respondantes n'est long (2 mill. :: 5,50 mill.), divisées par deux im- 
pressions en croix en quatre zones qui portent chacune une verrue 
acuminée à partir du 8° somite (5): les deux verrues antérieures sont 
très faibles, bien distinctes seulement dans les derniers segments: les 


Myriapodes. 667 


verrues postérieures, faiblement développées sur le 8° somite, vont en 
grossissant jusqu'au 17°. 

Pattes longues (24° paire — 43 mill.), avec les derniers articles vêtus 
de soies médiocres. 

Chez le mâle les tarses sont dépourvus de ventouses ou de prolon- 
sgements. La lame ventrale du 4° somite est surmontée de petits tuber- 
cules comprimés entre les hanches des pattes. Celle du 5° porte à la 
base de la 4° paire de pattes deux tubercules plus forts et plus dégagés. 
Celle du 6° somite est profondément coupée par une dépression lon- 
gitudinale — logement des pattes copulatrices — marquée au fond 
d'un fin sillon. L'ouverture coxale des pattes copulatrices est grande, 
ses rebords sont relevés sur les côtés et surtout en arrière où le bord 
est refoulé entre les hanches des pattes ambulatoires de la paire sui- 
vante. 

Pattes copulatrices (fig. 16 à 48) d’un type assez particulier, Hanches 
courtes et larges, globuleuses, sans épine prémarginale au bord an- 
térieur, mais avec l'angle latéral externe surmonté d’un très fort 
prolongement graduellement aminei et à pointe arrondie, qui dépasse 
le tiers de la longueur totale du tibia; le bord antérieur de la hanche 
est garni d’une rangée de huit à dix fortes soies rigides; poches tra- 
chéennes assez courtes, larges, dilatées et arrondies à lextrémité. 
Fémur très court, discoïdal. Rameaux du tibia bien séparés dès la base, 
longs, grêles: le rameau secondaire, moins long que lautre, est fai- 
blement épanoui et dentelé avant l'extrémité, et se termine en pointe 
rapidement rétrécie, subaiguë; le rameau séminal se divise aux trois 
cinquièmes de sa longueur en un feuillet séminal flagelliforme et un 
feuillet secondaire plus long que l’autre, un peu plus large dès la base, 
dilaté et arqué en avant à l'extrémité de façon à recouvrir les pointes 
du feuillet séminal et du rameau secondaire. La rainure est visible 
sur tout son parcours. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 

ar les particularités des pattes copulatrices, combinées avec absence 
de prolongement sous les tarses des pattes ambulatoires, cette curieuse 
espèce mérite de constituer à elle seule un groupe intermédiaire entre 
les formes du groupe du paulistus et celles du groupe du plataleus. 


Groupe du Leptodesmus plataleus. 


{Ce n’est que provisoirement que nous classons dans ee groupe les 
L. bahiensis et L. expansus dont les mâles adultes sont inconnus. 


668 - HENRY W. BRÔLEMANN. 


Lepitodesmus Dbahiensis D. Sp. 


5 de 19 segments : longueur 45 mill. ; largeur au 3° écusson 8 mill. ; 
largeur au 9° écusson {carènes comprises) 8,50 mill., (prozonite) 5,70 
inill.; largeur au 14° écusson (carènes comprises) 8,70 mill. 

Brun rouge très foncé, presque noir, avec une tache triangulaire 
jaune dans l'angle postérieur de la carène du 4°" écusson et une tache 
subrectangulaire de même couleur dans l'angle postérieur de celles de 
tous les somites porifères seulement; une bande médiane ventrale, 
de la largeur des lames ventrales, jaune bistre terreux; pattes brun 
rouge, plus foncées dans leur moitié apicale. Corps robuste, assez ra- 
massé, faiblement élargi vers l'arrière, brusquement tronqué à lex- 
trémité. Téguments extrêmement finement et densément cuireux- 
striolés (sous la loupe), mats, presque un peu soyeux. Dos convexe. 
Carènes bien développées, attachées à mi-hauteur des flancs, assez 
tombantes suivant l'inclinaison du dos. 

Tête lisse, médiocrement brillante ; face un peu boursouflée; sillon 
occipital bien marqué jusque entre les antennes. Antennes longues 
(7,50 mill.) atteignent le bord postérieur du 3° écusson, grêles, non 
renflées à l'extrémité: leur écartement à la base (4,50 mill.) est plus 
grand que la longueur du 2e article (4,30 mill.). 

Premier écusson (fig. XIX) plus large que la tête, un peu moins large 
que l’écusson suivant: bord antérieur cintré un peu plus fortement 
dans les côtés qu’au milieu, 
sans traces d'angle antérieur ; 
bord postérieur échancré au 
milieu, un peu oblique (non 
sinueux) dans les côtés et for- 
mant, à sa jonction avec le 
bord antérieur, un angle droit 
à pointe émoussée. Les côtés 
sont rebordés très finement. 
Bord postérieur du 2 écusson 
échancré. Carènes des écussons 
2° et 3° transversales (non chassées vers l'avant). Sur les écussons du 
tronc les carènes (fig. XX) sont subrectangulaires, l'angle antérieur est 
arrondi ou avec une vague trace de dentelure, le bord latéral est légè- 
rement cintré, l'angle postérieur est droit, il devient faiblement saillant 
vers le 41° écusson et ne prend la forme d’une petite dent triangulaire 
qu'à partir du 45° écusson. Le rebord est fin et seulement un peu plus 














Myriapodes. 669 


épais dans le voisinage de l'angle postérieur ; sur les somites porifères 
(5, 7, 9, 10, 12, 13, 15-18 [19?] le rebord est graduellement dilaté à 
partir du premier tiers du bord marginal, l’épaississement n’empiétant 
que peu sur la face de la carène, mais offrant une facette latérale au 
centre de laquelle le petit pore débouche au fond d’une petite fossette. 
Pas de dépression sur les métazonites. Suture sans particularités. 18° 
écusson très emboîté; 19 très court, brusquement rétréci en une 
pointe proportionnellement assez longue, dépassant le niveau du bord 
des valves, tronquée à l'extrémité ; une paire de granules piligères très 
fins sur les bords latéraux, une seconde paire saillante à la base de la 
pointe et une troisième paire presque nulle non loin de l'extrémité. 

Valves anales assez saillantes, peu globuleuses, carénées, portant 
chacune une granulation piligère près du bord. Écaille ventrale en 
triangle court, large de base, à pointe mousse flanquée de granula- 
tions. Arceaux latéraux très mats. Suture pleuro-ventrale très faible- 
ment mamelonnée, accompagnée sur les premiers somites d’une fine 
arête arquée qui s’efface peu à peu à partir du 6° somite. Lames ven- 
trales gagnant en largeur d'avant en arrière jusqu’au 14° somite en- 
viron où elle égale la longueur du tibia des pattes ambulatoires corres- 
pondantes (2,50 mill.). Pas de tubercules distincts. Stigmates petits, 
ovales. 

Pattes longues (18 paire — 7,50 mill.), grèêles, articles glabres (ex- 
cepté quelques soies apicales) jusqu’au dernier qui est vêtu de soies 
peu denses. Hanches de la 2° paire à peine tuberculées. 

Chez le mäle à l’avant-dernier stade la lame ventrale du 4° segment 
porte deux petits tubercules rapprochés. Les pattes ambulatoires ne 
présentent ni ventouses ni prolongements sous les tarses. Les bour- 
geons des pattes copulatrices obstruent complètement louverture 
coxale qui est distinete, ovale et aussi large que la lame ventrale sui- 
vante. Les bourgeons sont différenciés en une hanche et un bourgeon 
court globuleux qui présente un profond sillon sur sa face interne. 

Les adultes sont inconnus, la présente description étant faite d'après 
trois individus de 19 segments, qui semblent néanmoins assez caracté- 
risés pour pouvoir prendre rang comme espèce distincte. 

Deux individus de 48 segments présentent les dimensions suivantes : 

? : longueur 29,50 mill. 

d : longueur 27,50 mill. ; largeur au 3° écusson 4,80 mill. ; largeur 
au 44° écusson (carènes comprises) 5,20 mill. 

Ils different du stade à 19 segments en ce que lavant-dernier somite 
(47e) est bien dégagé; la dentelure de l'angle antérieur de la carène, 
qui est obsolète dans le stade plus âgé, est ici plus accusé; l'angle pos- 


670 HExXRY W. BRÔLEMANN. 


térieur devient un peu saillant dès le 6° somite et forme une petite 
dent dès le 14°. Chez le mäle les bourgeons des P. C. ne présentent 
pas de sillon sur la face interne. 

Une jeune femelle de 17 segments mesure environ 18 mill. de long 
et 3,20 de large au 12° ecusson: l'angle antérieur des carènes est en- 
core un peu plus anguleux que dans les autres stades, notamment sur 
les écussons 2, 3 et 4. 

Santo Antonio da Barra, Sertào de Bahia. 

Cette espèce, que nous avons été tenté de prendre pour la forme 
immature du L. Gounellei, s'en distingue cependant non seulement 
par sa coloration, mais encore par des détails de structure tels que 
forme générale du corps élargie vers l'arrière (voir les mesures), 
absence de dépression sur les métazonites, largeur des lames ven- 
trales, etc., elc. 


Lepiodesmus carminatus D. Sp. 


G : longueur 63 mill. ; largeur au 3° écusson 10,50 mill. ; largeur au 
9e écusson (carènes comprises) 10,40 mill., (prozonite) 6,20 mill. 

Carmin foncé, un peu plus päle sous le ventre, avec une tache 
jaune un peu terne à l’angle postérieur de toutes les carènes, et une 
lache médiane de même couleur au bord postérieur des écussons ; 
celte tache est bien marquée et un peu élargie sur les écussons 4 à 5, 
sur les autres elle est beaucoup plus réduite et tend à disparaitre vers 
l'arrière; pointe anale jaune ; la partie inférieure de la tête, les joues, 
les antennes et les pattes jaunes. Corps robuste, très faiblement élargi 
dans les premiers somites, et rétréci graduellement dans les trois 
avant-derniers segments seulement. Téguments mats, assez distincte- 
ment et très densément cuireux sur le dos, devenant mème finement 
chagrinés sur les carènes, Dos un peu convexe. Carènes bien dévelop- 
pées, attachées assez haut, faiblement tombantes suivant Pinclinaison 
du dos, indistinctement boursouflées à la base notamment sur les so- 
miles 9, 10 et 11. À partir du 10e, les métazonites présentent une très 
vague trace de dépression transversale, et le bord postérieur du somite 
est plus fortement striolé-cuireux, presque ridé longitudinalement. 
Pas de traces de rangées de tubercules où de granulations. 

Tête mate, sans sculpture bien nette, avec quelques soies courtes 
au-dessus de la lèvre. Sillon bien marqué jusque entre les antennes. 
Antennes assez rapprochées (4,50 mill.), longues (10 mill.) dépassant 
le bord postérieur du 3° écusson, non claviformes. 


Myriapodes. 671 
Premier écusson (fig. XXD plus large que la tête, un peu moins que 
l'écusson suivant, aussi long que les écussons 2 et 3 réunis ; bord anté- 
rieur droit au milieu, cintré dans les côtés, très finement rebordé, im- 
perceptiblement au milieu; bord postérieur subsinueux au milieu, 
oblique (non sinueux) dans les côtés, formant à son intersection avec le 
bord postérieur un angle droit un peu arrondi; pas de rebord. Écussons 
2 et 3 à bord postérieur subarrondi (non échancré) au milieu, un peu 
sinueux dans les côtés, à angle antérieur complètement arrondi, à angle 
postérieur droit à pointe arrondie; la 





carène du 2° éeusson est faiblement ANAL nes 
chassée vers l’avant, celle du 3° l’est à CZ Se 
peine. Sur les somites du tronc les ca- 4 Ss1 > 
renes (fig. XXIP) sont subrectangulaires : 4 \ 
le bord antérieur est un peu oblique en ARR TUEN 
arrière; l’angle antérieur est distinet, ( A5. 2 #4) 
plus ouvert que l’angle droit, le bord A 
latéral est faiblement cintré; l'angle She | 
postérieur, droit jusqu'au 5° somite, de- SET nrrescecs Me 
vient aigu et un peu saillant vers lar- AT 

rière, jusqu’à former une dent triangu- 

laire sur les trois ou quatre avant-der- nr 
niers segments, Le rebord est étroit, fl es \ 
mème sur les somites porilères; le pore, \ ; ) 
qui est très petit, s'ouvre tout à fait la- ———————/ 


téralement à mi-longueur de la tranche XXI 

de la carène, qui est à peine un peu 

épaissie. Suture très délicatement cannelée, 19° somite bien dégagé; 
20° assez large, brusquement rétréci au bord postérieur qui forme 
une pointe triangulaire dépassant sensiblement le niveau du bord des 
valves, finement ridée transversalement à la base, tronquée à l'extré- 
milé; les granulations piligères ne sont pas saillantes. 

Valves médiocrement saillantes, peu globuleuses, fortement ridées à 
la base, carénées. Écaille ventrale longue et large, triangulaire à 
pointe aiguë; granulations obsolètes. Arceaux latéraux finement cha- 
grinés. Suture pleuro-ventrale accompagnée d’une petite crête bituber- 
culée sur les somites 3, # et 5; sur les somites 6, 7 et 8 celte crête 
est réduite à quelques granulations, qui elles-mêmes disparaissent à 
partir du 9 somite. Lames ventrales étroites (2 mill.) d'un üiers moins 
large que le fémur des pattes ambulatoires n’est long (3 mill.); sur 
celle du 5° somite, quatre petits tubercules acuminés dont les deux 
extérieurs accolés: sur celle du 6°, deux faibles tubercules arrondis à 


672 HExrY W. BRÔLEMANN. 


la base des pattes antérieures (6° paire), en arriére la lame ventrale 
est évidée (logement des pattes copulatrices); sur les somites suivants 
les lames ventrales portent, à la base de chaque patte, une épine très 
courte et aiguë. Stigmate en fente transversale assez longue, un peu 
arquée. 

Pattes longues (9,50 mill.), robustes, dépourvus de ventouses ou 
de prolongements sous les tarses (GS), mais avec une villosité assez 
serrée à la face inférieure de tous les articles. Fémur des pattes 4, 5 
et 6 un peu plus globuieux que les autres. 

Ouverture coxale des pattes copulatrices presque deux fois plus 
large que la lame ventrale suivante, ses rebords sont à peine saillants. 
Hanches (fig. 19) médiocrement allongées extérieurement, courtes inté- 
rieurement, avec un robuste prolongement en crochet, accompagné 
d’une rangée de soies rigides près du bord antérieur. Fémur très court 
extérieurement, très long intérieurement, médiocrement soyeux. 
Tibia (fig. 49 à 21) divisé en deux rameaux peu écartés à Ja base; le 
rameau séminal, large à la base, va en se rétrécissant graduellement: 
il est un peu tordu sur lui-même: il est terminé en fer de lance et la 
pointe est accompagnée d'une forte dent étroite et longue. Rameau 
secondaire lamellaire, en cornet très enveloppant à la base, et terminé 
par une crête épineuse doucement arquée. 


Santo Antonia da Barra, Sertäo de Bahia. 

Par la forme simple du rameau séminal cette espèce se rapproche 
du L. carminatus et des autres Leptodesmus du groupe plataleus qui 
n'ont pas de prolongement sous les tarses: elle s’écarte toutelois de” 
ces derniers par la forme anguleuse de ses carènes. 


Leplodesmus exXpansus D. Sp. 


© : longueur 54 mill. ; largeur au 1° écusson 8,50 mill. ; largeur au 
3e écusson 9,30 mil. ; largeur au 6° écusson (carènes comprises) 9 mill. ; 
largeur au 44° écusson (carènes comprises) 8,50 mill., (prozonite) 
9,70 mill. 

Brun rouge très foncé; sur chaque carène, y compris celle du 
1 écusson, une tache subtriangulaire jaune, large, qui n'atteint pas 
l'angle antérieur; extrémité de la pointe préanale jaune; face ventrale 
et membres plus piles que le dos, brun roux. Corps robuste, élargi 
dans les 5 premiers segments, subparallèle jusqu'au 16°, puis douce- 
ment acuminé vers l'extrémité postérieure. Dos un peu convexe. 
Carènes bien développées, très légèrement tombantes dans les quatre 


Myriapodes. 673 


premiers segments, horizontales ensuite, attachées au sommet des 
flancs. Téguments finement cuireux, à dessin indistinct sur le premier 
écusson, devenant presque rugueux par places, notamment sur les 
carènes et dans là moitié postérieure des métazonites, où l’on distingue 
également des vestiges de granulations en rangées transversales. Une 
dépression transversale nette divise les écussons du 5° au 18° inclusi- 
vement. 

Tête mate, légèrement convexe sur la face: sillon occipital fin, peu 
profond, disparaissant entre les antennes. Antennes médiocrement 
écartées à la base (1,60 mill.), longues (9,50 mill.) atteignant le bord 
postérieur du 3° somite, grêles, non elaviformes. 

Premier écusson (fig. XXII beaucoup plus large que la tête, un peu 
moins que l’écusson suivant: bord anté- 
rieur presque droit au milieu, indistinc- 
tement sinueux à la naissance de la ca- 
rène, puis régulièrement arqué ensuite, 
sans trace d'angle antérieur; bord posté- 
rieur étroitement et peu profondément 
échancré au milieu, puis oblique (non 
sinueux) dans les côtés, formant à son 
intersection avec le bord antérieur un 
angle presque droit, plutôt un peu fermé, 
à pointe émoussée; les côtés sont rebor- 
dés aussi bien au bord postérieur qu’au 
bord antérieur. Les carènes des écussons 2,3 et 4 sont un peu chassées 
vers l'avant; celles des écussons suivants sont transversales. 

Deuxième écusson à bord postérieur subéchancré au milieu ; l'angle 
antérieur de la carène est arrondi, l'angle postérieur est un peu plus 
ouvert que l'angle droit à pointe arrondie; les bords latéraux sont 
faiblement arqués, mais à peu près parallèles. Sur le 3° écusson l'angle 
antérieur de la carène est encore arrondi, mais moins que celui de la 
carène précédente, l'angle postérieur est plus ouvert que l'angle droit, 
à pointe simplement émoussée, les bords latéraux sont un peu conver- 
gents surtout près de l'angle postérieur, Le 4° écusson est déjà un peu 
moins large que les précédents; l'angle antérieur de la carène est à 
peine atténué, il est plus fermé que langle droit et sa pointe est dis- 
tincte : l'angle postérieur est beaucoup plus ouvert que lPangle droit, 
sa pointe est légèrement émoussée; les bords latéraux sont franche- 
ment convergents vers l'arrière. Sur les carènes des écussons suivants 
(fig. XXIV) l'angle antérieur est d'abord à peu près droit, à pointe un 
peu atténuée, puis il devient de plus en plus arrondi: les bords laté- 





674 HENRY W. BRÔLEMANNX. 


raux sont un peu arqués et faiblement convergents jusque vers le 41° 
somite, ils Sont parallèles ensuite; l'angle postérieur est un peu plus 
ouvert que Pangle droit et à pointe un peu arrondie jusqu’au 43° seg- 
ment, puis l'angle se rétréeit, s’élire un peu en arrière et, sur les der- 
niers segments, forme une large dent à pointe aiguë en saillie sur le 
bord postérieur du métazonite. Le bourrelet est assez étroit: sur les 
somites porifères 15 à 19 ilest peu épaissi et ne se distingue guère par 
sa forme des bourrelets des carènes non porifères, mais sur les carènes 


>, 7, 9, 10, 12 et 43 il présente un épais- 





PANIER EME ET sissement distinct, ovoide allongé plus dé- 
| 10 Ÿ veloppé perpendiculairement que transver- 
F| se ; }  salement, quin’atteintpas l'angle postérieur 
| »( I ele 
Rite el de la carène et qui fait un peu saillie sur 





2 


le bord latéral, donnant ainsi naissance à 

deux encoches obsolètes, Fune au premier 

tiers de la carène, l’autre en avant de 

XXIV l'angle postérieur; en outre sur ces ca- 

rènes le bord postérieur est un peu con- 

vexe. Le pore s'ouvre latéralement dans une petite fossette allongée. 

Suture sans particularités. 49 somite médiocrement emboîté:; 20° so- 

imite terminé par une pointe subtriangulaire, un peu arquée vers le 

sol, qui dépasse de peu le niveau des bords des valves: la paire 
médiane de granulations est seule distincte. 

Valves assez saillantes, peu globuleuses, carénées, avec quelques 
rides à la base. Écaille ventrale triangulaire, large de base, à pointe 
subaiguë, flanquée de faibles granulations rapprochées. Arceaux laté- 
raux extrèmement finement chagrinés. Suture pleuro-ventrale accom- 
pagnée d'une petite crête granuleuse, visible jusqu’au 7° somite, 
atténuée ensuite. Lame ventrale médiocrement large (44 somite — 
2,30 mill.), moins large que le tibia des pattes correspondantes n'est 
long (22° paire — 2,80 mill.), semée de quelques soies, avec des 
traces de granulations (mais sans tubercules acuminés) à la base des 
pattes. Stigmates transversaux, ovales, courts. 

Pattes grèles, longues (22° paire — 8,70 mill.), vêtues de soies rares 
sur les trois premiers articles, plus denses sur les trois derniers. 

Le male est inconnu. 


ESP 








Sertäo de Pernambuco, sous des troncs renversés. 

En l'absence de mâle pour nous fixer, nous aurions volontiers con- 
fondu cette forme avec le Catharodesmus Lartiquei Silvestri, mais 
comme l’auteur ne parle pas de l'élargissement du corps dans les pre- 
miers segments (ses dessins n’en font ressortir aucun) et ne dit mot 


Myriapodes. 675 


de l'impression transversale des metazonites et que d'ailleurs la diagnose 
du genre Leiodesmus (— Catharodesnus) porte explicitement : « so- 
mita tota laevia, suleo nullo », force nous est de créer un nom nou- 
veau pour nos échantillons. Voici d’ailleurs à titre de renseignement 
la diagnose du C. Lartiquei : 


« Color rufus totus, carinis omnibus flavis. — Caput vertice non multo 
elevato, sulcato, facie laevi. — Antennae articulis 2-6 subaequalibus, 
articulis 4-7 pilosis, somilum tertium fere superantes. —  Somila 
collum latum, antice rotundatum, medium postice emarginatum, anqulo 
laterali parum acuto ; somitum secundum angulo antico marginato, ro- 
tundato, angulo postico recto: somitum tertium angulis antico et postico 
parum rotundatis; somilis 4-6 carinis anqulo antico acuto, postico 
obtuso; somilis 7-13 carinis angulo antico parum rotundato, postico 
minus rotundato; somilo 14° angulo antico parum rotundato, postico 
recto ; somitis 15-19 carinis angulo antico rotundalo, postico gradatim 
magis acute producto. Somitum praeanale cauda sat attenuata, trun- 
cata. Somitum anale valoulis valde marginatis, utrinque ad marginem 
tuberculis duobus seligeris inter se remotis, sternito triangulari, apice 
acuto utrinque tuberculo singulo setigero. Somita omnia laevia. Sterna 
laevia. — Pedes sat elongati, articulis duobus ultimis pilosis. — © pedes 
crassiores, ad eorumdem basim sterna granulis parvis armatu. — 0r- 
ganum copulatioum unco articuli primi permagno apice attenuato, 
aliquantum recurvo, articulo ultimo bipartito, parte allera longiore 
latiore apice profunde inciso, altera apice lato, Summa parte attenuat«, 
subtus lateraliter Spina aucta. — Long. corp, 50 ml. ; lat. corp. cum 
carinis, 8,5 mil. ; sine carinis, 6 mil. — Hab. : Pernambuco 0). 


1. Par occasion, et bien qu’elle ne fasse pas partie des récolles de notre 
collègue, M. Gounelle, nous donnons ci-après la description d’une espèce de 
Leptodesnus de notre collection que nous n'avons pu identifier avec aucune 
espèce connue : 


Leptodesmus corcovadis n. Sp. 


@ : longueur 62 mill. ; largeur au 1°" écusson 9,30 mill.; largeur au 3° écus- 
son 10,70 mill.; largeur au 9° écusson (carènes comprises) 9,80 mill., (prozo- 
nile) 7,50 mill. 

Coloration inconnue (l'unique exemplaire est desséché), le fond semble avoir 
élé carminé foncé, avec les membres jaune d'ocre. Belle espèce, élargie dans 
les six premiers segments, subparallèle ensuite, et doucement acuminée à 
partir du 16° somite. Dos assez convexe. Carènes bien développées, attachées 
au sommet des flancs, lombantes dans les quatre premiers somites, redressées 
ensuile mais sans étre horizontales, continuant l'inclinaison du dos. Tégu- 


676 HENRY W. BRÔLEMANN. 


ments mats, finement et densément cuireux (sous la loupe), avec des vestiges 
peu sensibles de trois rangées transversales de granulalions. Pas de dépression 
transversale sur les métazonites. 

Tête assez brillante; face à peine convexe, sillon occipital fin, non déprime. 
atteignant la base des antennes. Antennes médiocrement écartées (1,70 mill.). 
longues (1° article 0,80 mill.; 2e art. 1,90 mill.; 3° art. 1,90 mill.; 4° art. 
1,80 mill.;: 5° arf. 1.80 mill.; 6° art. 1,50 mill.; 7° el 8° art. ensemble 
0,30 mill.; {olal : 10 mill.), grêies, non claviformes. 

Premier écusson (fig. XXV) beaucoup plus large que la tête, moins large 
que le suivant, un peu enveloppant antérieurement; bord 
antérieur très faiblement arqué dans sa plus grande 
largeur, puis arrondi dans les côtés, sans traces d’angles 
antérieurs; bord postérieur échancré au milieu, faible- 
ment oblique (non sinueux) dans les côtés, formant à 
son intersection avec le bord antérieur un angle droit à 
pointe à peine émoussée. Seul le bord antérieur est mar- 
giné, et dans les côtés seulement. Le bord postérieur du 
deuxième écusson est échancré. Les carènes des somites 
suivants ne sont pas chassées vers l'avant, elles sont 
subrectaugulaires ; l'angle antérieur est arrondi, un peu 
moins sur la carène du 5° écusson que sur les précéden- 
tes et surtout que sur les carènes du tronc (fig. XXVI) 
où le bord antérieur se confond avec le bord latéral en 
une ligne arquée continue; le bord latéral est faible- 
ment arqué ou même droit sur les carènes 2 à 4, 6, 8, 
11, 14 et suivants, il est un peu plus distinctement 
arque sur les autres ; l'angle postérieur est droit à pointe 
émoussée sur les somites ?, 3 et 4, à pointe subaiguë sur les suivants jusqu'au 
14°, puis à partir du 15e il devient aigu et de plus en plus saillant. Le bourrelet 
esttrès étroit, il est un peu épaissi sur les carènes porifères; l'épaississement 
est creusé d'une fossette ovoïde assez longue au fond de laquelle le pore s'ou- 

vre un peu obliquement en dessus. 
Suture unie, étroite, plus lisse que le 





NP REX prozonite et le métazonite. 19° segment 
| S.15 À 4 < (fig. XXVII) médiocrement emboilé; 
Dee NUE 20° terminé par une pointe acuminée, 
fs 14 \ Non tronquée à l'extrémité, un peu in- 
fo du ser) V4 clinée vers le sol, qui dépasse sensi- 


XXVI XXNII blement le niveau du bord des valves; 


la paire médiane de granulations pili- 

gères est seule un peu sensible. 
Valves assez saillantes, peu globuleuses, carénées, finement ridées à la base. 
Écaille ventrale subtriangulaire, large, à pointe subaiguë accompagnée de gra- 
nulations écartées. Arceaux latéraux finement cuireux, un peu moins peut-être 
que les métazonites. Suture pleuro-ventrale accompagnée d’une fine arête 


Myriapodes. 677 


Spirostreptus (A//oporus) setiger mihi, 1904. 





Longueur en Diamètre en Nombre des Nombre des Segments 


millimètres. millimètres. segments. paires de pattes. apodes. 


99 


97 


D % 





= 


105 
103 
101 
99 
93 
99 


D 


EE I à 
à © 


JF 
= 





























Santo Antonio da Barra. Sertäo de Bahia (1). 


Spirostreptus (Scaphiostreptus) fuscipes Porat, 1888. 





























s Longueur en| Lliamètre en | Nombre des Nombre des | Segments 
Sexe. Ra r TO 2 Rire paires E a 
millimètres. | millimètres. segments. de pattes. apodes, 
G 106 6.50 61 113 l Adulte. 
Z | 
P 110 7.50 62 117 { Adulle. 
» 107 7.90 59 111 1 » 
» 91 6.30 9 til Î ) 
» 84 6.10 »9 iil 1 » 
(o) 48 3.20 6 101 3 Jeune. 
» 45 De 55 95 5 » 


























Cette espèce étant assez variable, nous relevons ci-après les diffé- 
rences que les exemplaires recueillis par notre collègue, M. Gounelle, 


aiguë ct saillante dans les premiers somites, progressivement atténuée en 
arrière; elle a disparu sur le 16° somite. Sligmates étroits en boutonnière. 
Lames ventrales aussi larges que le tibia des pattes correspondantes est long 
(9e segment — 12° paire de pattes — 3 mill.), inermes. — Pattes longues, 
grèles. — Mäle inconnu. 

M' Corcovado, sur l’aquedue de St-Sylvestre. 

1. M. Ed. Fleuliaux a eu l’obligeance de me communiquer un Spirostreptide 
arrivé dans les serres du Jardin Colonial avec la terre d'un envoi. Cest un 
Spirostreplus (Alloporus) que je rattache au seliger mihi. L'échantillon est 





678 HENRY VW. BRÔLEMANN. 


présentent avec la description déjà donnée par nous (Revista Mus. - 
Paulista, 19014). 

Le sillon occipital est bien marqué, L'écartement des antennes est 
égal à la longueur totale des trois premiers articles environ: les an- 
tennes sont courtes, n'atteignant pas où ne dépassant guere le bord 
postérieur du 1° somite, un peu comprimées, monililormes. Premier 
segment beaucoup plus large au bord postérieur qu'au bord antérieur, 
un peu globuleux latéralement, un peu enveloppant, avec une faible 
dépression transversale dans la région dorsale ; le bord antérieur est 
faiblement concave (6), le bord latéral est droit, de même que le bord 
postérieur, — Sur les segments du tronc, les stries concentriques du 
prozonite sont nombreuses (8-10) et très fines, les deux dernières sont 
plus accusées: lavant-dernière marque à peu près la moitié du prozo- 
nite, la dernière est à égale distance de la précédente et de la suture ; 
ces stries envahissent le prozonite sous le ventre où elles sont beau- 
coup plus nombreuses. Le dernier segment est entièrement cuireux- 
ponctué et mat. Lames ventrales non striées. — Le mâle est un peu 
plus petit que la femelle. Les joues sont anguleuses antérieurement 
(arrondies chez la femelle). 

Les téguments des jeunes semblent un peu plus franchement ponc- 
luës que ceux des adultes. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 


Spirostreptus (? Gynmostreplus) deserticola n. Sp. 


° : longueur 55 mill.; diamètre 3,90 mill.: 56 segments: 105 paires 
de pattes; ? segment apode. 


Ressemble beaucoup aux jeunes de fuscipes dont il diffère par les 
détails suivants : 

Palles et antennes jaune d’ocre. 

Levre un peu moins rugueuse, plutôt plissée transversalement. Les 
veux sont plus petits, subovales, écartes d'environ deux fois leur grand 
dianètre, composés d'environs 24 ocelles distincts en 5 rangées (6, 7, 


jeune, mesure 38 mill. de long, el compte 54 segments dont les trois derniers 
apodes. Il diffère du type en ce que les téguments sont dépourvus des 
poncluations clairsemées si nettes chez le Lype, et celle différence est très 
visible surtout sur le dernier segment et sur les valves anales. A remarquer 
encore une strie netle transversale à la base de l'angle du dernier segment, 
strie suivie d’une zone un peu bombée en bourrelet; par contre la pointe de 
l'angle est amincie.. Reste à savoir si ces différences dépendent d'une varialion 
ou s'il s'agit d’une espèce nouvelle. 


Wiriapodes. 679 


6, 4, 1). Les antennes sont plus écartées à la base ; elles sont courtes 
d'ailleurs, matteignant pas (©) le bord postérieur du 4% somite. 

Les côtés du premier segment (fig. XX VII ne sont pas enveloppants, 
ils tombent perpendiculairement et très bas, rappelant par leur forme 
ceux des Gymnostreptus ; le bord anté- 
rieur est indistinctement sinueux, lan 
gle antérieur est complètement arrondi, 
l'angle postérieur est saillant en arrière, 
parce que le bord postérieur est subé- 
chanceré; la surface présente une seule 
strie profonde faiblement arquée, en plus 
de la strie marginale. La surface des 
téguments est finement ponctuée, comme 
chez les jeunes de $S. fuscipes, mais un 
peu moins rugueuse en général. Les pone- 
tuations de la suture sont grandes, arron- 
dies, rapprochées, ne laissant subsister entre elles qu'une petite crête. 
— L'extrémité anale est conformée de même que chez lespèce de Po- 
rat. Valves moins fortement ponctuées, un peu plus globuleuses près 
du bord dont la carène est arrondie en bourrelet et mieux séparée de la 
face des valves. Lames ventrales striées. 

Mäle inconnu. 





Sertäo de Pernambuco (sous des troncs renversés). 


Spirostreptus (Cladostreptus) angustifrons mihi, 1901 








Longueur en| Diamètre en | Nombre de | Nombre des Segments 
paires 
de pattes, 


Sexe. 


millimètres, | millimètres. segments. apodes, 

















139 9.80 60 111 1 Bahia. 
114 8.20 59 109 1 Pernambuco. 
160 11.50 60 113 l Bahia. 

















Chez les gros individus de Bahia, le métazonile n'est pas divisé 
par un sillon concentrique indistinet, il est labouré dans sa longueur 
par des plis irréguliers, indistinets dans les premiers somiles, très 
larges au contraire et très profonds vers larrière du corps; ces plis 
sont parfois assez rapprochés pour donner naissance entre eux à une 
carène plus ou moins fine; ces plis n’atteignent généralement pas le 


680 HENRY W. BRÔLEMANN. 


bord postérieur du métazonite. Dans le voisinage des pores, ces plis 
s’effacent peu à peu: ils sont plus étroits, moins profonds, mais plus 
rapprochés; enfin au-dessous du pore, ils sont remplacés par les stries 
longitudinales qui sont nombreuses, très accusées dans les premiers 
segments et très fines dans les derniers. 

Chez le mâle les tarses des ‘pattes ambulatoires sont munis de pe- 
lottes. Pattes copulatrices du type des 
Cladostreptus (lig. 22 et 25). Lambeau de 
la paire antérieure plus de quatre fois 
plus long que large: ses bords sont 
presque parallèles, faiblement sinueux : 
l'extrémité est tronquée obliquement et 
un peu échancrée, la pointe interne est 
la plus longue, elle est arrondie et porte 
quelques soies courtes. Le lambeau posté- 
rieur est un peu plus long que le lambeau 
antérieur: son extrémité est arrondie el 
repliée extérieurementen forme de pointe 
aiguë. La paire postérieure de pattes copulatrices porte, avant le sinus 
de la rainure, un rameau long et grêle en lame de sabre; au delà du 
sinus et à peu de distance on remarque un épanouissement lamellaire 
sur la face interne: au delà Porgane s’amincit graduellement jusqu’à 
la pointe, il est comprimé en ruban et non cylindrique. Lame ventrale 





pelte. 
Serläo de Pernambuco, sous des troncs renversés: Santo Antonio 
da Barra, Sertäo de Bahia. À 


Spirostreptus (? Cladostreplus) Gounellei n. Sp. 


© : longueur 50 mill.; diamètre 4,20 mill. ; 55 segments ; 103 paires 
de pattes; 1 segment apode. à 

Fauve rosé, avec deux bandes brunes sur le dos: la tête, le premier 
segment et les valves bruns: les pattes fauve terne. Corps médiocre- 
ment élancé, brillant. Premier pore sur le 6° somite. 

Face lisse, avec 2 + 2 fossettes sur la lèvre. Sillon médian bien 
marqué, mais court; sillon interoculaire obsolète. Antennes assez 
courtes, ne dépassant guere le deuxième somite, moniliformes; quatre 
bâtonnets à l'extrémité. Yeux trapézoïdaux, aigus vers le sommet de la 
tête, écartés d'environ deux fois leur grand diamètre, composés d'o- 
celles médiocrement convexes, distincts pourtant, au nombre de 36 en 
o rangées (9, 9, 8, 6, 4). 


Myriapodes. 681 


Premier segment extrêmement finement et assez densément ponc- 
tué; ses côtés sont rétrécis, un peu enveloppants; le bord antérieur 
est droit, non échancré:; le bord latéral est arqué; les angles sont sub- 
égaux, arrondis, presque indistincts ; le bord postérieur est indistinc- 
tement sinueux; en outre de la strie marginale, les côtés sont coupés 
de deux stries obliques, presque droites. 

Sur les somites du tronc le prozonite est envahi sur les trois quarts 
au moins de sa longueur par des stries fines dont les postérieures sont 
plus accentuées que les antérieures, sans l'être autant que la suture; 
elles sont bien visibles sous le ventre; la zone dépourvue de stries 
concentriques, c’est-à-dire voisine de la suture, est densément striolée 
longitudinalement. Le métazonite est vaguement striolé et nettement 
ponctué, les ponetuations sont fines et clairsemées ; dans les flancs et 
sous le ventre, il porte des stries fines espacées qui remontent jusqu’au 
pore. Suture délicatement ponctuée. Pores petits, assez bas, s’ouvrant 
à moitié environ du mélazonite. Dernier segment plus densément 
ponctué, presque cuireux sur le dos, qui est indistinctement caréné ; 
son bord postérieur forme un angle aigu à pointe mousse, peu pro- 
longé, ne couvrant pas l’angle supérieur des valves. Celles-ci sont très 
saillantes, peu globuleuses, comprimées dans leur moitié marginale, 
mais sans sillon ni bourrelet distinct; leur surface est ponctuée, parti- 
culièrement dans la partie comprimée. Écaille ventrale assez courte, 
en triangle large de base, à pointe mousse. Lames ventrales non striées. 
Stigmates punctiformes,. 

Pattes courtes. 

Mäle inconnu. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 
Très voisin du $S. Volremi Porat par sa coloration, il s'en distingue 
par les nombreuses stries concentriques du prozonite. 


Rhinocricus albido-limbatus Porat, 1876. 
© : longueur 64 mill.; diamètre 8,40 mill. ; #3 segments; 79 paires 
de pattes ; L segment apode. 


Une femeile, jeune sans doute, puisqu'elle n’atteint pas la taille des 
adultes indiquée par le D' von Porat, mais qui est très ramassée et dont 
tous les caractères correspondent à la diagnose du savant Suédois. 


Sertäo de Pernambuco, sous des troncs renversés. 


Ann. Soc. Ent. Fr., LXxXI [1902]. 


> 
es 


682 HENRY W. BRÔLEMANN. 
Rhinocricus Zapotecus Porat, 1876. 


? : longueur 78 mill.; diamètre 9,40 mill. ; 52 segments; 97 paires 
de pattes; 1 segment apode. 


L'unique échantillon examiné, une femelle, diffère de la description 
de Porat en ce que le bord antérieur du premier segment est sub- 
échancré; la suture, distincte sous le ventre et dans les flancs, est obso- 
lète sur le dos; les pattes sont noir verdâtre. En dépit de ces diver- 
sences, nous croyons bien avoir eu sous les veux la même espèce que 
le Dr von Porat, mais, par contre, nous ne sommes pas d'avis qu'il s’a- 
gisse de l'espèce que M. H. de Saussure a décrite pour le Mexique. — 
Nous laissons toutefois les choses en l’état, faute de pouvoir caracté- 
riser ces formes par les pattes copulatrices. 


Sertäo de Pernambuco, sous des troncs renversés. 


Rhinocricus transversalis n. Sp. 


© : longueur 93 mill.; diamètre 10,70 mill. ; 42 segments: 77 paires 
de pattes; 4 segment apode. 

Entièrement brun noir; les bords du premier somite et la pointe 
du dernier sont jaune d’ocre, ainsi qu'une bande marginale étroite au 
bord postérieur dorsal des somites du tronc ; le contour de cette bande 
est net en avant et, dans les côtés, elle est coupée carrément à la hau- 
teur des pores. Pattes et antennes brunes. Corps très ramassé, médio- 
crement luisant. Scobina jusqu’au 35° somite environ. 

“Tête lisse el très brillante, à ponetuations très fines, à peu près obso- 
lètes sur la face, mais beaucoup plus denses et plus marquées en ar- 
rière du vertex qui est finement rugueux ; lèvre portant 2 + 2 fossettes. 
Sillon médian bien accusé sur toute la tête, interrompu seulement sur 
un court espace en avant du vertex. Yeux petits, subovales, écartés 
de plus de deux fois leur grand diamètre, composés d’ocelles petits, 
peu convexes, au nombre de 42 environ en 6 rangées (8, 9,9,7,6,3). An- 
tennes très écartées, très courtes, n’atteignant pas le bord postérieur 
du premier segment, un peu moniliformes ; les quatre articles basilaires 
glabres, les suivants médiocrement soyeux; le dernier article porte en- 
viron 35 bâtonnets tactiles. 

Premier segment à surface lisse, semée de très fines ponctuations, très 
brillant. Les côtés sont complètement arrondis, et marqués d’un fin 
sillon marginal dans le voisinage de l'angle seulement. Le deuxième 
segment n’est pas concave sous le ventre. Sur les segments du tronc. 


Myriapodes. 683 


le prozonite représente presque les trois quarts de la longueur du s0- 
mite. IL est distinctement et densément ponctué; il est coupé par quel- 
ques fortes stries, beaucoup plus accusées que la suture, irrégulières, 
brisées ; ces stries sont transversales sur le dos, mais au-dessous de la 
ligne des pores, elles deviennent plus nombreuses et plus fines, et sont 
obliquement infléchies en arrière. La suture est fine, complète et re- 
coupée à la hauteur du pore par une strie longitudinale isolée qui la 
fait légerement dévier. Le pore s'ouvre à moitié des flancs dans le 
prozonite, presque en contact avec la suture et avec la strie longitudi- 
nale. Le métazonite est moins ponctué que le prozonite, surtout au 
bord postérieur qui est presque lisse; les stries longitudinales, au nom- 
bre d’une quinzaine environ, sont reléguées dans la partie ventrale, 
très loin de la ligne des pores. Le dernier segment est très finement et 
très densément ponctué, luisant; son bord postérieur est fortement 
prolongé en angle à pointe mousse qui recouvre et dépasse l’angle su- 
périeur des valves : cette pointe est séparée du segment par un sillon 
transversal (plus ou moins distinct). Les valves sont assez saillantes, 
assez globuleuses, non comprimées dans leur moitié marginale et dé- 
pourvues de stries et de bourrelets marginaux ; leur surface est fine- 
ment ponctuée. L’écaille ventrale est courte et large, en angle très ou- 
vert et arrondi. Lames ventrales striées transversalement. Stigmates 
punctiformes. 
Pattes courtes. 
Mäle inconnu. 


Santo Antonio da Barra, Sertäo de Bahia. 

Notre espèce diffère du monilicornis Porat par ses dimensions; il 
est beaucoup plus grand et plus ramassé, mais il faut néanmoins tenir 
compte de ce que le type du monilicornis est un mâle. Nous remar- 
quons encore que sur notre individu les valves ne sont nullement mar- 
ginées (Porat dit « vix marginalae », Ce qui suppose des traces de com- 
pression); les mélazonites présentent des ponctuations en plus des 
quelques rares strioles signalées par l’auteur suédois : enfin les somites 
sont bordés de clair sur la partie dorsale seulement, et les pattes 
ainsi que les antennes sont de la couleur du fond, et non claires comme 
chez monilicornis. 


Spirobolus (?) impressus Porat, 1876. 


© : longueur 57 mill.; diamètre 6 mill.; #3 segments: 77 paires de 
pattes; 1 segment apode, 


684 HEexrY W. BROLEMANN. 


© : longueur 60 mill.: diamètre 6 mill.; 41 segments; 75 paires de 
pattes ; 1 segment apode. 

Coloration brun rouge très foncé, presque noir, avec la face, les an- 
tennes et les pattes fauve rouge. Corps subparallèle, seul le premier 
seement est un peu élargi; un peu ramassé; brillant; les métazonites 
sont plus dilatés que les prozonites. 

Pas de scobina. Premier pore sur le 6° somite. 

Tête assez brillante, presque lisse ou avec de fins sillons transver- 
saux plus où moins distinets; lèvre très faiblement échancrée, ornée 
de 2 + 9 fossettes, dont la paire interne grande et rapprochée, et la 
paire externe petite et très écartée. Le sillon médian n’est visible que 
sur la lèvre; sur le vertex il n'existe pas. Yeux écartés d'environ une 
lois et demie leur grand diamètre, subtriangulaires arrondis, composés 
d'ocelles peu convexes au nombre de 67 environ en 9 rangées (44, 44, 
10, 9,8, 7, 5, 4, 2.). Antennes comprimées, très courtes, ne dépassant 
ouère le milieu du 4°*segment; seul le second article est plus long que 
large, les autres sont plus larges que longs: l'extrémité porte quatre 
bàälonnets coniques. 

La face ventrale des premiers seg- 
ments est aplatie. Le premier seg- 
ment (fig. XXX) estlisse et brillant, 
ses côtés sont rétrécis et presque 
un peu étranglés, le bord antérieur 
élant échancré au-dessous des yeux 
et le bord postérieur oblique ou 
même indistinctement sinueux ; l’an- 
ele latéral est complètement arrondi 
et accompagné d'une seule strie don- 
nant naissance à un bourrelet marginal épais. Sur les somites du tronc, 
la suture est constituée par un étranglement large, non accompagné de 
sillon. Le prozonite est mat, mais sans sculpture distincte; exception 
faite pour les six ou sept premiers segments, il ne présente pas de 
stries concentriques sur le dos; ce n’est qu'au-dessous du pore qu'elles 
apparaissent et elles sont cintrées vers l'arrière; par contre, le prozo- 
nile est marqué de grosses ponctuations clairsemées dans le voisinage 
de létranglement sutural. Dans les flancs le somite est coupé par un 
sillon longitudinal complet qui est dévié à la hauteur de létranglement 
sutural. Le pore est ovale, assez grand, et s'ouvre dans le prozonite au- 
dessous et assez loin du sillon des flancs. Le métazonite est lisse et 
brillant, sans sculpture, si ce n’est quelques rares stries longitudinales 
près de la base des pattes. Le dernier segment est fortement ponctué, 





Myriapodes. 685 


il est coupé par une dépression transversale; son bord postérieur est 
taillé en angle obtus, dont la pointe arrondie ne recouvre pas lPangle 
supérieur des valves. Les valves sont ponctuées, moins fortement que 
le segment préanal, elles sont médiocrement saillantes, assez globu- 
leuses à la base, puis comprimées et forment une épaisse carène mar- 
ginale, dépourvue toutefois de sillons. L'écaille ventrale est très courte 
et très large de base; le bord postérieur forme une faible saillie ar- 
rondie. Lames ventrales striées transversalement. Stigmates petits, 
itriangulaires. 

Pattes médiocres; une seule soie sous chaque article. 

Le mâle est inconnu. 


Sertäo de Pernambuco, sous des troncs renversés. 


2e PARTIE : ÉTAT DE STr-PAUL. 
Otostigmus limbatus Meinert. 188%. 
Faren da Nova Nicaragua, janvier 1899. 
Schendyla Gounellei n. Sp. 


® : longueur 63 mill.; largeur du {°° écusson 2.40 mill.; du 26°, 
2 mill. ; du 63°, 1.20 mill. 65 paires de pattes. 

Robuste, insensiblement rétrécie depuis la tête jusqu'à l'anus ; fauve 
terreux passant au brun rouge dans le tiers an- 
térieur du corps. 


: NIEU C 

Ecusson céphalique (fig. XXXI) largement dé- ER 
bordé latéralement par les pattes mächoires, A NE 
subrectangulaire, aussi long que large (4.50 mill.), / | ROrx | | 
à bord antérieur arrondi un peu sinueux, à bord (HE La! og 
postérieur droit, à bords latéraux arqués: angles HAE 
antérieurs arrondis, angles postérieurs subaigus PRE TP ETES 
un peu plus ouverts que langle droit; surface + ee 
marquée dans la moitié postérieure de deux im- ( Fe 
pressions longitudinales mal délimitées et semée f k 
de petites soies courtes, rigides, qui prennent XXXL 


naissance au fond de ponctuations fines. La lame 
frontale n’est séparée du reste de l’écusson que par une vague impres- 
sion transversale dépourvue de sillon. Antennes courtes (5 mil.) 


686 HExRY W. BRÔLEMANN. 


presque en contact à la base, graduellement effilées. Coxo-sternum 
(fig. XXXII des pattes maxillaires beaucoup plus large que long 
‘2.50 mill. : : 4,30 mill.), faiblement prolongé en 
avant, avec le bord antérieur chitinisé et faiblement 
échancré. Articles suivants très courts et inermes 
intérieurement. Griffes longues, acérées, inermes à 
la base, dépassant la pointe de la tête lorsqu'elles 
sont fermées. Les deux paires de mâchoires sont 
représentées sur leur face dorsale par la figure 24. 
Écusson basal moins large à la base que l’écus- 
son suivant, court, à bords latéraux convergents, 
à bord antérieur dissimulé sous le bord postérieur de l’écusson cépha- 
lique. — Premier écusson dorsal un peu plus long que le précédent, 
très large au bord antérieur, à angles postérieurs arrondis, avec les 
deux impressions longitudinales et des ponetuations fines, clairse- 
mées. Tous les écussons dorsaux du tronc, hormis le dernier, brillants, 
avee deux forts sillons et des ponetuations fines, clairsemées; les 
écussons intermédiaires très courts. Dernier écusson dorsal arrondi en 
arrière avec une vague dépression médiane près du bord postérieur. 
Écussons ventraux rectangulaires-transversaux ; les écussons anté- 
rieurs portent, près du bord postérieur, une fossette subcirculaire mal 
délimitée, qui se transforme bientôt en un sillon médian qui persiste 
jusque sur les derniers segments ; leur surface est semée de fines 
ponctuations clairsemées ; les pores sont groupés dans la moitié posté- 
rieure des écussons ; jusqu'au 20° écusson environ le champ poreux est 
subeirculaire, au delà il se divise en deux champs beaucoup plus pe- 
tits (un de chaque côté du sillon médian), qui diminuent progressive- 
ment et disparaissent vers le 37° somite. Dernier écusson ventral 
Hig. 25) en trapèze, plus grand et surtout plus large que l’écusson pré- 
cédent, à bords latéraux convergents et à bord postérieur tronqué. 
Pattes plus épaisses dans la moitié antérieure du corps que dans la 
moitié postérieure, Pattes anales beaucoup plus longues que la paire 
précédente (4 mill., hanche comprise); hanches (pleurae) plantées de 





soies espacées, percées de 2 - 2 grandes fossettes en partie décou- 
vertes; articles longs; septième article inerme à l'extrémité. 


Le mâle est inconnu. 


Faren da Nova Nicaragua, janvier 1899. 

Les Schendyla de l'Amérique du Sud étant déjà nombreuses, nous 
les avons groupées dans la clef dichotomique ei-jointe pour faire res- 
sortir quelques-uns de leurs caractères différentiels (la description 


Myriapodes. 687 
de la Sch. paulista paraîtra incessamment dans la Rev. Mus. Pau- 
lista, VI, 1903). 

] ( a) 2 2 pores aux hanches des pattes anales.......... 2 
* { b) Pas de pores aux hanches des pattes anales........ 6. 
> Ça) Lamina praebasalis visible. ........................ 3. 
abs — IVISIDIÉ ER ME NOM RRRre 4. 
\ a) Écusson céphalique plus long que large. Sch. paulista, n. sp. 
3. + b) Écusson céphalique aussi long que large. ............ 
NU a due Sch. americana (Boll.) mihi. 
” ( a) 45 à 56 segments pédigères ou à peu près. ......... 6. 
* ( b) 60 = — QUMTAVANTALE. PR RES E. 
\ / D 
{| a) Écusson céphalique aussi large que long; bord anté- 
rieur du coxo-sternum divisé par une petite encoche 
médiane en deux lambeaux arrondis chitinisés..... 
LV RL One ESS Pr SRE Sch. Gounellei, n. sp. 
à b) Ecusson céphalique aussi large que long; bord anté- 
(36 r : | 
rieur du coxo-sternum formant un angle rentrant 
qui occupe toute la largeur entre les fémurs, ceux- 
CÉSONHOCATIES a. Sch. americana (Boll.) mihi. 
| c) Ecusson céphalique plus long que large............ 
(GE TRE Er PE RER PC CIE Pa A EE a Ne Sch. longitarsis Silvestri. 
6 CDD UNRINOEDIAEUSAUSINISIDICR EE Ce. 7 
). . eue 
b) — —- DVI SUD LES 2 ES SR PE RES 8. 
Lao NCoxo-StennumAanerme tree .. Sch. paraguayensis. Siv. 
"Le < r cv = : se 
| b) — armé de 2 dents obtuses. Sch. imperfossa mihi(t). 
{ a) Écusson céphalique marqué de deux sillons profonds. 
8. LIRE ANR AL RRANe RASE ee Sch. boliviana Silv. 
( b) Ecusson céphalique sans sillons......... Sch. Borellii Silv, 


Leptodesmus eclavaria D. Sp. 


G : longueur 28 mill.; largeur au 3° éeusson 3.20 mill. ; largeur au 
15° écusson (carènes comprises) 2.90 mill. ; largeur au 12° écusson 


(prozonite) 2.30 mill. 


(1) Dans la description de Sch. imperfossa (Rev. Mus. Paulista, 1901), nous 
donnons la paire antérieure de mâchoires comme dépourvue de palpes laté- 
raux. 11 est probable que ces organes, dissimulés sur la face dorsale des mà- 


choires, nous auront échappé. 


RS HExRY W. BROLEMANN. 


Brun rouge très foncé, presque noir, avec les antennes fauves et les 
pattes jaunes à la base (3 premiers articles) et fauve-rosé à l'extrémité. 
Corps d'un Rachidomorpha, à carènes espacées, élancé, submoniliforme, 
très progressivement rétréci vers l'arrière. Dos (fig. XXXV) peu con- 
vexe. Carènes peu développées, subtriangulaires, bombées, attachées 
au sommet des flanes, horizontales, très espacées. Téguments un peu 
luisants, sans sculpture distincte sous la loupe, vaguement cuireuse et 
extrèmement finement grenue sous le microscope. Une très vague im- 
pression transversale partage les métazonites du 6° au 17° somite en- 
viron. 

Tête lisse, brillante: sillon occipital long atteignant entre les an- 





\ Lee / 
\ ee": / 
\ 
RAS) 


\ 


=” JUXV 





tennes, mieux marqué en avant du vertex. Antennes peu écartées 
‘0.70 mill.}, très longues (5 mill.). atteignant le milieu du 4° méta- 
zonite, grèles à la base, très faiblement renflées au 6° article. 

Premier éeusson (fig. XX XII) un peu plus large que la tête, à côtes 
tombants : bord antérieur presque droit au milieu, argpé à la hauteur 
de la racine des mandibules, puis oblique en arrière (mais non arqué): 
le bord postérieur est faiblement échancré au milieu, puis oblique en 
avant (indistinctement sinueux) dans les côtés, où il forme à son inter- 
section sur le bord antérieur un anglé très aigu à pointe mousse, qui 
correspond au niveau du milieu de l'écusson. Deuxième écusson à €a- 
rènes étalées presque horizontales: angle antérieur complètement ar- 
rondi ; angle postérieur droit: bord postérieur non échancré au milieu, 
mais très faiblement concave dans les côtés. Sur les somites 3 et 4 la 
carène est un peu plus rectangulaire que sur le %, l'angle antérieur 
élant un peu moins arrondi; l'angle postérieur est encore droit. Sur les 
somites suivants (fig. XX XIV), la carène devient de plus en plus trian- 
guhire, l'angle antérieur disparait complètement, le bord antérieur se 


ts tt dis 


Myriapodes. 689 


confond avec le bord latéral en une courbe de moins en moins accen- 
tuée; l'angle postérieur est émoussé, droit ou presque un peu plus ou- 
vert que le droit, il n’atteintle niveau du bord postérieur de l'écusson 
que sur les segments 17 et 18. Toutes les carènes, y compris la pre- 
miere, sont rebordées aussi bien en arrière (très finement) qu’en avant 
et dans les côtés; le bourrelet est étroit, sur les carènes porifères il est 
plus épaissi perpendiculairement que transversalement etle pore s'ouvre 
latéralement dans le voisinage de l'angle, La suture est assez large, 
étranglée, sans particularités. Le 19° somite est assez dégagé, presque 
dépourvu de carènes. Le 20° est terminé en pointe triangulaire, légè- 
rement unciforme, à extrémité tronquée, dépassant un peu le niveau 
des valves. 

Celles-ci sont assez saillantes, peu globuleuses, carénées. L'écaille 
ventrale est grande, triangulaire, large de base, acuminée à la pointe, 
avec une paire de granulations peu sensibles. Arceaux latéraux va- 
guement ridés obliquement. Suture pleuro-ventrale accompagnée d’une 
arête arquée, dentelée sur les somites 4°, 5e et 6°, atténuée déjà sur le 
8°, et obsolète sur le 12° environ. Stigmate en fente oblique, un peu 
arquée, très rapproché de la base des pattes. Lame ventrale étroite 
(4e segment — 0,80 mill.), plus étroite que le tibia des pattes corres- 
pondantes n’est long (22° paire — 1,10 mill.), inerme. 

’attes longues (22° paire — 4,50 mill.); le 3° tarse seulement un peu 
plus court (0,95 mill.) que le tibia. 

Dans la moitié antérieure du corps du male, le deuxième tarse est 
muni d’une ventouse blanche formant à son extrémité inférieure un 
prolongement qui n'atteint guère que le quart du 3° tarse. Ouverture 
coxale des pattes copulatrices de la largeur de la lame ventrale sui- 
vante, Ovale, à bords latéraux et postérieurs saillants. Hanches des 
P, C. (fig. 26) assez longues, un peu globuleuses, avec un prolonge- 
ment antérieur long graduellement aminei, à pointe arrondie; poches 
trachéennes longues. Fémur long, bien délimité. Tibia (fig. 27 à 29) 
entièrement divisé en deux rameaux médiocrement écartés à la base: 
rameau séminal un peu étranglé à la base, doucement élargi jusqu’au 
second tiers où il se divise en deux feuillets arqués divergents d’abord, 
puis convergents dans leur partie terminale. Le rameau secondaire 
est plus épanoui que l’autre, tronqué à l'extrémité et profondément in- 
cisé, formant trois angles triangulaires subaigus. 

Faren da Nova Nicaragua, janvier 1699. 

Cette forme appartient au groupe du Leptodesmus paulistus ; elle se 
rapproche comme aspect général du Rachidomorpha bicolor mihi (qui 
n'est peut-être qu'un Leptodesmus), mais elle est plus grêle, le sillon 


690 HENRY W. BROÔLEMANN. 


transversal des métazonites est moins marqué, les carènes 2, 3 et 4 ne 
sont pas dentelées à l'angle antérieur, ete. 


Strongylosoma drepanephoron Attems, 1898. 


Faren da nova Nicaragua, janvier 1899. 

L'ouverture coxale des pattes copulatrices est simplement étranglée 
comme chez la plupart des Strongvlosomes, mais sans septum comme 
chez S. apex-qaleae mihi. Le crochet de la hanche est très gros (court ??) 


Sirongylosoma pustula(um !. Sp. 


@ : long. 25 mill.; diamètre 2,80 mil. 

Entièrement brun noir avec une tache dorsale arrondie rose chair 
sur chaque écusson (métazonite), le premier y compris; le dernier 
segment et sa pointe sont entièrement roses sur la face dorsale. Corps 
un peu ramassé, aminei dans les 5 ou 6 premiers segments et dans les 
quatre derniers, très peu moniliforme, dépourvu de carènes et de 
boursouflures latérales, ainsi que de sillon transversal sur les métazo- 
uites. Les métazonites portent deux paires de soies sur une rangée 
transversale au premier quart du métazonite ; la première est au bord 
de la tache dorsale, la seconde non loin et à l'intérieur de la ligne des 
pores ; les soies sont très fines, souples et manquent souvent, mais leur 
emplacement est toujours reconnaissable. Téguments assez brillants 
sans sculpture distincte sous la loupe, semés de strioles longitudinales 
sur un fond extraordinairement finement réticulé sous le microscope 
650); 

Tôte assez brillante; face semée de soies pâles, longues: sillon ocei- 
pital bien marqué, mais court. Antennes longues (4,50 mill.) atteignant 
le bord postérieur du 4° somite, grêles, non claviformes. 

Premier écusson  enveloppant, 
aussi large que la tête (non débordé 
par les joues), assez court: bord an- 
térieur droit au milieu, arqué et 
finement marginé dans les côtés, 
sans trace d'angle antérieur; bord 
postérieur subsinueux au milieu, 
très faiblement convexe dans les 
côtés, formant à son intersection 
avec le bord antérieur un angle droit 
arrondi. Sur le deuxième somite (fig. XXX VI), l'emplacement de la ca- 
rene est marqué par un sillon simple (sans boursouflure), oblique, arqué 





Myriapodes. 691 


en avant. Dès le 3° somite toute trace de carène ou de sillon latéro-dorsal 
a complètement disparu. Les pores sont grands, ils s'ouvrent à mi-lon- 
gueur du métazonite des segments 5, 7, 9, 40, 42, 13, 45-19. Le 49° so- 
imite est bien dégagé. Le 20€ est un peu emboité; il est terminé en pointe 
triangulaire, à sommet tronqué muni de quelques soies, et d'une 
rangée de granulations peu distinctes à courte distance de lPextrémité. 

Valves anales peu saillantes, médiocrement globuleuses, carénées. 
Écaille ventrale en triangle à pointe mousse, flanquée de faibles gra- 
nulations écartées. Suture pleuro-ventrale accompagnée d’un sillon, 
arqué sur les premiers segments, droit ensuite, qui disparait assez 
brusquement après le 14° ou 15° segment. Stigmates grands, subcireu- 
laires, saillants au bord interne. Lames ventrales très étroites, divisées 
par deux sillons en croix, plantées de soies: leur bord, à la base de: 
chaque palte, est étiré en épine aiguë dont la pointe est tournée hori- 
zontalement vers l'arrière. 

>attes longues; bord apical du fémur, sur la face inférieure, pro- 
longé en forme de dent large, à pointe mousse: le tibia est plus long 
que le 3° tarse. La griffe est accompagnée d’une seconde griffe de 
moitié moins longue. 

Le mâle est inconnu. 

Faren da-Nova Nicaragua, janvier 1899. 

Se rapproche du S. signatuwm Attems par sa coloration, mais s’en 
ecarte par l'absence totale de carènes, ete. Du S. myrmekurum Attems 
il se distingue par létranglement de la suture qui manque totalement 
chez l'espèce d’Attems, etc.; du $S. mesorphinum Attems, par l'absence 
de sillon latéro-dorsal au 3° somite, par une taille un peu moindre, ete. ; 
enfin du S. mesoxanthum Attems par une écaille ventrale inerme. Des 
trois dernières espèces il diffère encore par sa coloration. 


Pseudonannolene paulista mihi, 1904. 


@ : longueur 80 mill. (? -brisé); diamètre 3,70 mill.; 70 segments: 
129 paires de pattes ; 3 segments apodes. 


Faren da Nova Nicaragua, janvier 1899. 


Rhinocricus asper mihi, 14901. 


® : long. 87 mill.; diamètre 8,30 mill.; 49 segments; 91 paires de 
pattes: { segment apode. 


Faren da Nova Nicaragua, janvier 41899. 


692 HEXRY W. BRÔLEMANN. 
EXPLICATION DES FIGURES. 

Signes conventionnels. 
F. signifie Fémur. 
H. —  Hanche. 
pt. — Poche trachéenne (Polydesmides). 
rl - Rameau séminal (Polydesmides). 
r. 2. — Rameau secondaire (Polydesmides). 
18 —  Tibia. ù 

Figures dans le texte. 
I p. 65, Les trois premiers écussons du Leptod. laliventris. 
Il — » 9° écusson du même. 
III — » Section du 9° segment du même. 
IV — 638, Les trois premiers écussons du Leplod. gibbus. 
V — » ,11° et 12° écusson du même. 
VI —— » Section du 8° segment du même. 
VII — 660, Profil de l'extrémité antérieure du Leplod. gibbula. 
VIII —  » Les trois premiers écussons du même. 
IX — » 8° el 9° écusson du même. 
X — 662, Profil de l'extrémité antérieure du Leptod. simillimus. 
XI — » Les trois premiers écussons du même. 
XII — » 11° et 12° écusson du mème. 
XIII —  » Section du 9° écusson du même: spv — suture pleuro-ventrale. 
XIV. — 663, Les trois premiers écussons du ZLeplod. deserticola. 
XV — » 14° et 15° écusson du même. 
XVI  — 664, Section du 8° écusson du même; spv = suture pleuro-ventrale. 
XVII - 66, Carènes des trois premiers écussons du Zeplod. Gounellei. 
XVIII — 666, Carène du 9% écusson du même. 
XIX — 668, Les trois premiers écussons du Zeptod. Gahiensis. 
XX — » 10° et 11° écusson du même. 
XXI — 671, Les trois premiers écussons du Leptod. carminatus. 
XXII —  » 9° écusson du même. 
XXIIT — 673, Les trois premiers écussons du £Leplod. expansus. 
XXIV — 674, 10° et 11° écusson du même. 
XXV  — 676, Les sept premiers écussons du Leptod. corcovadis. 
XXVI — »  13°et 14° écusson du même. 
XXVII — » 18e, 19° et 20° écusson du même. 
XXVIII— 679, Extrèmité antérieure du Spirostr. deserticola . 
XXIX — 680, Extrémité antérieure du Spirostr. angustifrons C7. 
XXX — 684, Extremité antérieure du Spirobolus impressus %. 
XXXI — 685, Extrémité antérieure de la Schendyla Gounellei. 
XXXIT — 686, Coxo-sternum de la mème. 
XXXIII — 688, Les trois premiers écussons du Leplodesmus clavaria. 


+ dot si 


Myriapodes. 693 


XXXIV p. 688. 8° et 9° écusson du même. 


XXXV — » Section du 7 segment du même; spv = suture pleuro-ventrale. 

XXXVI — 690, Extrémité antérieure du Sfrongylos. pusltulalum; spv 
suture pleuro-ventrale; sd — sillon latero-dorsal; s4 — 
stigmate. 


PLANCHE VI. 
Leplodesinus laliventris, n.sp. 


Fig. 1. Patte copulatrice, profil externe. 
2. Extrémité de la même, plus grossie. 
— 3. Patte copulatrice, profil interne. 
— 4. Les rameaux des P. C., face antéro-supérieure. 
— 5. Les mêmes, face postéro-inférieure. 


Leplodesmus gibbus, n. sp. 


Fig. 6. Patte ambulatoire de la 11° paire; y) verrue. 
— 7. Patte copulatrice, profil externe. 
— 8. Les rameaux de la même, plus grossis, 
9. Les mêmes, profil interne. 
— 10. Les mêmes, face postéro-inférieure. 


Leptodesnius deserlicola, n. sp, 


Fig. 11. Hanche des P. C., face antérieure, 

-— 12. Les rameaux des P. C., profil externe. 

— 13. Les mêmes, face supéro-antérieure, 

— 14. Les mêmes, profil interne. 

— 15. Extrémilé du rameau séminal, plus grossie. 


PLANCHE VIE, 


Leplodesmus Gounellei, n. sp. 


Fig. 16. Hanches des P. C., face antérieure ; ») membrane intermédiaire. 
— 17. Paille copulatrice, profil externe. 
— 18. Les raméaux, face postéro-inférieure. 
Leplodesmus carminalus, n. sp. 
Fig. 19. Patle copulatrice, profil interne. 
— 20. Les rameaux, profil externe. 
— 91. Les mêmes, face postéro-inférieure. 
Spirostreplus angustifrons, mihi. 
lig. 2%, Pattes copulatrices, face antérieure (la patle postérieure gauche est 
enlevée); PP) patte postérieure droite; v) lame ventrale; La) 
lambeau antérieur de la palle antérieure ; /p) lambeau postérieur 
de la patte antérieure. 
— 93, Extrémilé d'une palle postérieure; s) sinus de la rainure 


69% HENRY W. BROLEMANN. — Wyriupodes. 


Schendyla Gounellei, n. sp. 
Fig. 24. Première et deuxième paire de mächoires, face dorsale. 
25. Extrémilé postérieure du corps, face ventrale. 
Leplodesmus clavaria, n. sp. 


Fig. 26. Hanche des P. C., face antérieure. 
— 97. Les rameaux, profil externe. 

28. Les mêmes, profil interne. 

— 29, Les mêmes, face inféro-postérieure. 


—— — STE — 


EXPLORATION ENTOMOLOGIQUE 


DES 
GROTTES DES ALPES-MARITIMES 


par J. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE. 


Pendant de longues années, les grottes des Alpes-Maritimes françaises 
avaient échappé à lattention des nombreux entomologistes qui avaient 
exploré la région, et personne n’y soupçonnait la présence d’une faune 
assez intéressante, reliant celle de Toulon et d'Hyères, depuis longtemps 
connue, avec celle si riche de la Ligurie italienne, Vers le mois d'avril 
1898, mon ami M. A. Buchet et moi eûmes par hasard connaissance 
d’un opuscule de M. le D' Guébhard, ancien président de la Société 
des Lettres, Sciences et Arts du département, relatif à la découverte 
récente d’une curieuse excavation naturelle dans la région de Grasse GE 
cette lecture nous décida à en tenter la visite. 

Quelques jours après notre conversation, M. Buchet, parti sans 
grand espoir, rentrait à Nice triomphant, rapportant 3 exemplaires d’un 
coléoptère cavernicole complètement nouveau. Nous eûmes vite fait de 
nous en procurer un nombre suflisant pour létudier à loisir. C’est 
l'espèce que j'ai décrite la même année (Bull. de la Soc. entomol. de 
France, 1898, p. 196) sous le nom de Cytodromus Bucheti. 

Cette découverte de notre collègue fut l’origine de toutes les recher- 
ches que nous avons entreprises depuis, soit en commun, soit Séparé- 
ment, et dont nous allons exposer brièvement les résultats. 

Bien des obstacles nous ont été aplanis grâce à une heureuse coïnci- 
denee sur laquelle nous ne comptions pas. Au moment même où nous 
commencions nos reconnaissances, un Vaillant spéléologue marseillais, 
M. Jules Gavet, entreprenait de son coté l'exploration systématique 
des grottes etavens des Alpes-Maritimes. Les renseignements que nous 
avons trouvés dans les publications de M. J. Gavet {!), ainsi que ceux 
qu'il à bien voulu nous donner de vive voix, nous ont été extrêmement 
précieux et nous ont évité bien des pertes de temps et bien des latigues 
inutiles. 

Je dois également remercier ici MM. E. Simon et Brôlemann, qui 
ont bien voulu examiner Pun des Arachnides, l'autre les Myriapodes 


(1) Voir la bibliographie à la fin de la Notice. 












696 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 
= JF ? 3 L 
[ ? Liste des Grottes 
| Fa 1 Gr Poxot |126r de l'Endre 
| NES Gr des 2 Coules 13 Fertus doù Drac 
| 24 ñ É 4, 3_{ver des Couras 14 Aoer de Paudissart. 
| / + & Caragaë 15 Gr dv Cap &'Ail 
4 ‘ <> . 5 Baume Crarnet 16 Gr du Coucor 
| Bros = © 6 Baune Fobere 11 Gr d'Abarea 
| £ r &, 1 Paume Obscure 18Cr de L'Eaz Salee 
LEA e 8 Gr. de S* Parnabé 19 Gr du Chat 
p “ 9 Gr. des Feniterts Blocs | 20 Tara della Grachera/ 
1 10 Paume obseure 21 Grotta della Pesta 


1 Baëne d'Arène 226» de St Benoit 













éngpazt. à 


 PUGET-THEN 















Se 
À DE S N'Ae) 
& ’ © ES Malaussene 
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Va 
S ® 

ST Céxaire © C 

a de GRASSE 





© OAbqueroxÉ 
unes 





















































GROTTES 


DU DÉPARTEMENT DES | 


ALPES-MARITIMES 




































































recueillis dans le cours de ces recherches. J'ai négligé jusqu'ici la ré- 
colte des Thysanoures, ne sachant alors à qui m'adresser pour les faire 
examiner; jé me propose de réparer celte omission dans le cours de 
nouvelles visites aux grottes déjà explorées. 


Exploration entomologique des grottes des Alpes-Maritimes. 697 


GrorTE Dozoz. à St-CÉZAIRE. 


Cette grotte a été suffisamment décrite pour qu'il soit inutile d’en dire 
autre chose que quelques mots. Sa découverte est le fait du hasard. 
En juin 1890, nous dit M. Gavet, « un cultivateur du terroir, M. Dozol, 
vit tout à coup s’engouffrer dans un trou que venait d'ouvrir son der- 
nier coup de pioche toutes les pierres qu'il avait amoncelées devant 
lui. » Je relate ce détail, parce qu'il montre comment une grotte sans 
communication apparente avec l'extérieur, et dont personne ne soup- 
connait l'existence, s’est trouvée peuplée d’articulés jusqu'alors incon- 
nus. Combien de cavités ignorées sont peut-être dans ce cas et garde- 
ront toujours leur secret! 

Actuellement la Grotte Dozol est fermée par une grille, et protégée 
du vandalisme par une bonne serrure. L'entrée en à été aménagée par 
les soins du propriétaire et n'offre plus aucun danger. On peut y ad- 
mirer de belles concrétions stalagmitiques: on y trouve quelques 
poches d'argile alluviale et par contre très peu de pierres libres. 

L'hôte principal de Ia grotte, Troglodromus Bucheti Dev. (forma ty- 
pica) se prend assez facilement courant sur les concrétions stalagmi- 
tiques humides surtout vers le fond de la grotte: il vient en assez 
grand nombre, aux pièges à fromage, J'ai eu à ma première visite la 
chance inespérée et jamais retrouvée depuis d'observer une larve de 
Troglodromus rampant sur la paroi humide de la grotte, et par mal- 
heur, la maladresse de la laisser échapper. Cette larve, si mes souve- 
nirs sont exacts, ressemblait absolument à une petite larve de Silpha, 
sauf pour la couleur qui était d’un blane jaunâtre: son faciès était net- 
tement différent des larves cylindriques et à grosse tête des Bathyscia 
Spagnoloi et ligurica que j'ai récoltées depuis. 

M. le D' Guébhard (loc. cit.) signale la présence dans la Grotte 
Dozol de Myriapodes blancs que je n'ai pas trouvés : il s’agit peut-être 
du Cerastosoma Devillei Brôl. qui habite les grottes du même massif. 

La grotte de Mons, située à 2 heures environ de S'-Césaire, com- 
plètement noireie par les torches et dévastée par les casseurs de sta- 
lagmites, ne m'a rien fourni au point de vue de fa faune. 


GROTTE DES DEUX-GOULES, près S'-VALLIER. 


Cette belle grotte, située à deux heures environ de S'-Vallier, non 
loin des gorges de la Siagne, est peu connue des gens du pays eux- 
mêmes: l'entrée, dissimulée dans un taillis de chênes-verts, est très 
difficile à trouver. Creusée dans les dolomies jurassiques, par environ 


Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [1902]. 45 


698 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


500 mètres d'altitude , elle présente peu de concrétions remarquables ; 
par contre les parois et le sol en sont en grande partie formées d’une 
argile fine et compacte; le fond de la grande salle est très humide, et le 
suintement abondant y entretient un grand nombre de petits bassins 
superficiels ou gourds. 

Malgré la pose d'appâts variés, je n'ai rapporté des Deux-Goules 
qu'une faune assez médiocre : quelques exemplaires d’un Troglodro- 
nus à peu près impossible à séparer de la forme typique du Bucheti, 
un myriapode (Ceratosoma Devillei Brôl.) et une araignée commune 
dans toutes nos grottes (Nesticus eremita E. Sim.). 


AVEN BONHOMME OU AVEN DES GOURDS, près S'-VALLIER. 


De l'autre côté de St-Vallier, non loin de la route de Grasse et à 
deux kilométres environ du village, se trouve un aven minuscule, 
profond au plus de # ou 5 mètres, dans lequel M. Gavet, mon ordon- 
nance Marius Carbonel et moi sommes descendus à l’aide d’une 
simple corde. Au bout d’une demi-heure de recherches nous remon- 
tions, n'ayant trouvé dans la poche sans importance où débouche le 
puits que deux insectes : un Troglodromus Bucheti et un individu de 
la grande sauterelle des grottes, Dolichopoda Azami Saulcy. 


AVEN dit « LE GARAGAÏ », près GOURDONX. 


Le Garagai est situé au milieu du bois de Gourdon, sur le bord du 
chemin muletier qui conduit du Bar à Gourdon, L’éboulement d’une 
partie de la paroi primitive du gouffre a donné naissance à un talus 
qui permet d'y pénétrer sans le secours d'aucun agrès. A l'entonnoir 
fait suite une grotte assez spacieuse, dont le sol est encombré presque 
partout par un chaos de rochers, et se relève à l'extrémité en un cou- 
loir argileux. L'altitude du Garagai est d'environ 660 mètres. 

Une premiere visite faite à la fin de janvier 1901 donna comme 
unique résultat un Troglodromus capturé à la surface d’une concrétion 
humide, Encouragés par ce premier succès, nous laissons au fond de la 
grotte deux ou trois appâts de fromage fort; quinze jours après, nous 
y capturions un Anophthalme (4. Brujasi Dev.), une soixantaine de 
Troglodromus (T. Bucheti Dev. subsp. Carboneli Dev.), quelques My- 
riapodes (Ceralosoma Devillei Brol.) et Cloportes (Trichoniscus cava- 
ticus) attirés par nos pièges. 


Exploration entomologique des grottes des Alpes-Maritimes. 699 


LA BAUME GRANET, près ROQUEFORT. 


Cette grotte, que M. Gavet appelle la Goule de Mougins, et à la- 
quelle j'ai cru devoir laisser le nom sous lequel la désignent les habi- 
tants du pays, s'ouvre par environ 300 m. d'altitude, à peu de distance 
du chef-lieu de la commune de Roquefort. Elle est excessivement 
facile d'accès et de parcours, et l’on peut aller presque jusqu’au fond 
sans lumière. Après les jours d'orage, elle « avale » un petit ruisseau 
qui disparait dans un étroit couloir au fond de la salle de gauche. Les 
parois de la grotte ne présentent pas de concrétions calcaires: en re- 
vanche, le sol est recouvert d’une belle couche d'argile alluviale, cà et 
là crevassée pendant les périodes de sécheresse, 

La Baume Granet sert d’abri à de nombreuses chauves-souris ; les 
Articulés y sont représentés par les espèces suivantes, presque toutes 
relativement abondantes et faciles à trouver : 

Coz. — Anophthalmus Brujasi Dev. — Pas très rare sous les cail- 
loux au bord du ruisseau, ou sous les pierres recouvrant l'argile hu- 
mide de la salle de gauche. 

Troglodromus Bucheti subsp. Gaveti Dev. — Çà et là courant sur les 
parois ou sous les pierres; vient en nombre aux appâts. 

Myr. — Polydesmus subinteger Latzel. — Espèce non spécialement 
cavernicole. 

Polydesmus Mistrei Brôl., n. sp. — Une seule 9. 

A signaler également deux espèces de Coléoptères non cavernicoles, 
évidemment introduites dans la grotte à la suite des pluies d'orage, 
prises au bord du ruisseau souterrain en un exemplaire chacune 
Platysma cristatum Subsp. Lasserrei Faïrm.et Atheta sulcifrons Steph. 


LA BAUME ROBERT, près LE ROURET. 


A moins d'une heure de la grotte précédente se trouve la Baume 
Robert, type intéressant de source vauclusienne encore parcourue de 
temps à autre par les eaux. Elle ne nous a donné qu’un exemplaire ou 
deux de la grande sauterelle des grottes, Dolichopoda Azami Saulcy, 
insecte plus facile à apercevoir qu'à saisir, à cause de ses bonds formi- 
dables. 


LA BAUME OBSCURE, près TOURRETTES-SUR-LOUP. 


Au pied des escarpements S.-0, de la montagne de Courmettes ; alti- 
tude 600 mètres environ. 


700 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


Grâce à la complaisance de M. Baussy, ancien maire de Tourreltes, 
j'ai pu me faire mener à cette petite grotte qui ne mérite guère son 
nom, attendu qu’elle ne renferme aucune partie complètement obscure. 
Les recherches les plus minutieuses ne purent nous y faire découvrir 
aucun Coléoptère; par contre, la grotte est riche en Hvalines, en Mvyria- 
podes et en Arachnides. Ces derniers sont représentés par une espèce 
nouvelle du genre Dicrandosma (d’après M. E. Simon); les Myriapodes 
par la remarquable Devillea tuberculata Brôl., et par un Lysiopetalum 
d'espèce douteuse (probablement foetidissimum Savi). 


GROTTE DE S'-BARNABÉ, près COURSEGOULES. 


Cette grotte, dont l'existence m'a été révélée par M. le curé-doven 
de Coursegoules, s'ouvre par 700 mètres environ d'altitude, à un 
quart d'heure du petit village de S'-Barnabé. C’est un long couloir 
rocheux d'environ 100 mètres de développement, aux parois humides 
et noircies, sans concrétions ni argile. Je n°v ai fait qu'une seule visite, 
vers la fin de mai 1901: en voici le résultat : 

Co. — Troglodromus Bucheti subsp. poenitens Dev., forme déjà 
découverte dans le même massif à la fin de l'hiver: à S'-Barnabé elle 
n’est pas bien rare le long et au pied de la paroi, dans les creux où 
s'accumule un peu d'humus, et viendrait certainement en nombre au 
moindre piège. 

Tuys. — Campodea Staphylinus var. — Comme le précédent, mais 
beaucoup plus rare. 


GROTTE DES PÉNITENTS-BLANCS, près VENCE. 


La grotte D de la brochure de M. Gavet est la seule qui nous ait 
donné des résultats, les autres ne sont que des abris sous roche. La 
première exploration entomologique en fut faite par M. Buchet vers 
la fin de janvier 4901; quelques jours après M. Dodero, de passage à 
Nice, et moi nous y retournions prendre le seul habitant connu de Ja 
grotte, Troglodromus Bucheti subsp. poenitens Dev. assez rare en dehors 
des appäts où par contre il vient se faire prendre en nombre. 

La groite s'ouvre à environ 550 mètres d'altitude, à la base de l’es- 
carpement dit Baou des Blancs, c'est-à-dire à 6 kilomètres environ de 
la précédente et dans le même massif. 


Exploration entomologique des grottes des Alpes-Maritimes. TO 


LA BAUME OBSCURE, près S'-JEANNET. 


La reconnaissance de cette petite grotte assez difficile d'accès a été 
faite par M. Buchet; elle n'a donné aucun résultat au point de vue 
des coléoptères cavernicoles ; aussi n'ai-je pas cru devoir consacrer une 
journée à la renouveler; par contre les Myriapodes rapportés par notre 
collègue, Devillea tuberculata Brôl., et Polydesmus Mistrei Brol. se sont 
trouvés être des espèces fort intéressantes. 


Toutes les excavations que je viens d’'énumérer sont comprises dans 
l'arrondissement de Grasse; les suivantes, situées sur la rive gauche 
du Var, appartiennent aux arrondissements de Nice et de Puget-Thé- 
niers. 


LA BALME D'ARÈNE, près ASPREMONT. 


Cette grotte s'ouvre vers 650 mètres d'altitude environ, sur un con- 
trefort du mont Cima, qui domine la rive gauche du Var; c’est une 
des plus spacieuses des Alpes-Maritimes. L'intérieur en est à peu près 
exclusivement rocheux et assez sec. Le seul habitant de la grotte nous 
à paru être le Troglodromus Bucheti subsp. Bonafonsi Dev. Ce coléo- 
ptère est assez rare le long des parois suintantes ou sous les pierres; 
en revanche, c’est par centaines qu'il vient aux appâts. A notre se- 
conde visite, les quelques morceaux de gorgonzola, enveloppés de pa- 
pier et placés la première fois, offraient l'aspect de véritables four- 
milieres. 

Parmi les autres excavations du même massif, ni l'avendes Ratapi- 
gnata, visité en compagnie de M. Gavet, ni le petit boyau pompeu- 


sement décoré du nom de grotte de Chüiteauneuf, ne nous ont fourni 
aucune capture. 


GROTTE DE L'ENDRE, près L'ESCARÈNE. 


Cette petite goule à peine obscure, dont l'entrée débouche exacte- 
ment sur la route nationale, à quelques kilomètres au N. de l’Escarène, 
nous a donné les espèces suivantes, simplement luciluges : 


Myr. — Polydesmus subinteger Latz. — Lysispetalum sp. (pullus). 


ARACHN. — Nesticus eremita KE. Sim. 


1 
(=) 
LT 


J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


GROTTE DITE € Lou PERTUS Do DraAc(!) » près LUCÉRAM. 


Altitude 630 m. environ. C’est un étroit boyau argileux d’une cen- 
taine de mètres, déversoir occasionnel d’une source vauclusienne. 
Une exploration assez prolongée, faite en décembre 1900 en compagnie 
du D'X.Planat, ne m'a fourni qu'un individu d’un Coléoptère assez 
intéressant : c’est laQ, jusqu'alors inconnue, du Bythinus (Bythorenus) 
marilimus Reitt., espèce vivant normalement à ciel ouvert et assez ré- 
pandue dans les Alpes-Maritimes; nous l'avons prise courant sur l’ar- 
gile demi-sèche vers le fond de la grotte. 


AVEN DE GAUDISSART, près PEILLE. 
? 


L'Annuaire du département des Alpes-Maritimes signale autour de 
Peille trois excavations (la Barma sourda, les grottes de la Sié et de 
Veira) ; au bout de plusieurs heures de marche pénible, les trois se 
trouvèrent n'être que de simples abris sous roche. Jallais rentrer à 
Nice après une course inutile, lorsque mon guide se souvint de l'exis- 
tence d’un petit gouffre situé sur les flancs du Mont-Baudon, à l’ex- 
trémité du quartier de Gaudissart. Descendus sans difficulté dans cet 
aven minuscule, grace aux ressauts de la paroi à peine haute de 3 mè- 
tres, nous en sortions bientôt bredouilles, non sans avoir laissé, par 
acquit de conscience, quelques appâts au fond de la petite grotte dans 
laquelle le puits donne accès. Quinze jours après nous prenions autour 
de nos appäts une douzaine d'exemplaires d’une belle Bathyscia bril- 
lante et convexe, analogue à celles de la Ligurie occidentale, et un My- 
riapode, Ceratosoma gallitarum Brêl. 


GRoTTE pu CAP D’AIL, près LA TUBBIE-SUR-MER. 


Cette grotte, d'assez faible étendue, débute par une voüte assez 
large qui sert d’abri aux troupeaux; elle se termine par un étroit 
boyau parcouru après les grandes pluies par un ruisseau intermittent 
qui disparaît dans les profondeurs du sol. Elle n'a fourni un Myriapode, 
Polydesmus broglobius Latz., et trois Coléoptères, dont aucun d'ailleurs 
n’est exclusivement cavernicole : 

Tachys bisulcatus Nicol. — Commun sur l'argile humide du boyau 
terminal, dans la plus complète obseurité. 


(1) Le trou du Dragon. 


Exploration entomologique des grottes des Alpes-Maritimes. 703 


Bythinus (Bythoxenus) gracilipes Dev., 1 9, courant sur la roche hu- 
mide dans la deuxième salle, au voisinage de débris d'Helix. 


Aglenus brunneus GYIb., très abondant dans le terreau sous la voûte 
d'entrée. 


GROTTE DU Coucou, près LA TURBIE. 
> É 


Exactement au-dessous de l'hôtel du Righi d'Hiver s'ouvre la grotte 
du Coucou, dont l'entrée, utilisée comme cellier, est en général fermée 
par une barricade. Son exploration ne m'a procuré qu'une demi-dou- 
zaine de Dolichopoda Azami:; tous les appâts que jy ai posés, ont 
promptement disparu, dévorés par les rats très nombreux dans la 
grotte. 


GROTTE D'ALBAREA, près SOSPEL. 


L'entrée de cette grotte s'ouvre, dissimulée dans les taillis, à en- 
viron 800 m. d'altitude, un peu aü-dessus du chemin muletier de Sos- 
pel à Castellar. Elle est difficile à trouver et il faut, au moins la pre- 
mière fois, avoir recours à un guide connaissant bien le pays. 

La grotte d’Albarea à été fouillée au point de vue du préhistorique 
par M. Rivierre; le compte rendu de ses recherches à été publié 
dans le Bulletin de l'Association francaise pour l'avancement des sciences 
{année 1877). Aujourd'hui encore les traces des fouilles sont très visi- 
bles, etles petits débris d’ossements très abondants dans la grotte. 

Malgré les remaniements du sol, la faune de cette petite grotte est 
relativement très riche; outre un Anophthalmus nouveau (Cailloli 
Dev., inéd.), elle nous à fourni en assez grand nombre la Bathyscia 
Spagnoloi et quelques représentants des autres ordres dont on trouvera 
lénumération plus loin dans un tableau récapitulatif. 


GROTTE DE L'ÉAU-SALÉE, près MALAUSSENE. 


C’est un réseau de couloirs très réguliers, presque horizontaux et 
facilement parcourables, d’un développement total de 250 mètres en- 
viron. L'entrée se trouve à très peu de distance de la station de la 
Mescla et à quelques mètres au dessus de la route de Nice à Puget- 
Théniers. À part la Dolichopoda Azumi, dont on voit sauter cà et là un 
individu, nous n’y avons pas trouvé trace d'insectes intéressants. 


70% J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 
GROTTE DE CHAT, près DALUIS. 


La grotte de Daluis est sans contredit la plus vaste de toutes celles 
des Alpes-Maritimes; le dédale de ses galeries dépasse 600 m. de dé- 
veloppement total. Elle appartient à la commune de Daluis, dont le 
maire, M. Cotton, connait admirablement le labyrinthe de ses ramifi- 
cations, et s'offre d'habitude à y accompagner les voyageurs. 

L'exploration spéléologique de ja grotte du Chat a été faite par 
M. Gavet, qui en à levé un plan détaillé. Les premières recherches 
fauniques ont été faites par MM. de Peyerimhoff et Sérullaz: elles 
ont été continuées par l'auteur de cette note, puis par M. Buchet. 
Elles ont abouti à la découverte sans contredit la plus intéressante de 
toutes celles mentionnées jusqu'ici, celle d’un Psélaphide absolument 
aberrant, Bythinus (Xenobythus) Serullazi Peverimh., récemment dé- 
crit et figuré (Bulletin de la Societé entomologique de France, A9D4, 
p. 203). Cet insecte à été retrouvé depuis par M. de Peyerimhoîff 
dans une petite grotte de Ja montagne de Cousson, près Digne, à une 
assez grande distance de Daluis. 

Outre le Xenobythus, la grotte de Daluis abrite quelques espèces in- 
téressantes d'Arachnides, notamment le Chthonius microphthalnus 
E. Sim., qui n’y est pas bien rarc. 


x + 
DESCRIPTION DES ESPÈCES OU FORMES NOUVELLES. 


Trechus (Añophthalnus) Caïilloti, n. sp. — Apud maluros in- 
dividuos Semper ferrugineo-castaneus. T. Spagnoloi Gestro valde affinis : 
differt forma graciliore, capite leviter augustiore, thorace oblongiusculo, 
elytrorumque striis ad latera levissime impressis, versus apicem obso- 
letis. — L. 6 mm. 

Alpes-Maritimes : grotte d'Albarea près Sospel, découvert en 
avril 4901! 

Dédié à mon collègue et ami H. Caillol, de Marseille. 

Par l’ensemble de ses caractères, comme par la position géographique 
de son lieu d’origine, celte nouvelle espèce représente assez exacte- 
ment le troisième terme d'une progression dont les T. Vaccae Gestro 
et Spagnoloi Gestro seraient les deux premiers termes; de même que 
le Spagnoloi est un Vaccue à tête moins grosse et atténué dans toutes 
ses parties, le Cailloli n'est autre chose qu'un Spagnoloi étiré, à tête 
moins grosse encore el à stries un peu plus effacées. Il mérite d'être élevé 


705 


lomologique des grottes des Alpes-Maritimes. 


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Exploration entomologique des grottes des Alpes Marilimes. 707 


au rang d’espèce au même titre que n'importe laquelle des espèces du 
même groupe de la Ligurie occidentale, lesquelles, dérivant visible- 
ment d'un type primitif unique, ne diffèrent entre elles que par des 
caractères légers et souvent corrélatifs. Dans une étude d'ensemble sur 
les Anophthalmes italiens (!), le D' Gestro a fort bien montré combien 
il était illusoire de donner pour chacune de ces formes une descrip- 
tion détaillée, et difficile de les caractériser autrement que par des 
comparaisons. 

L'Anophthalmus Cailloli est remarquable au premier coup d'œil par 
sa couleur relativement foncée: les individus adultes sont d’un châtain 
ferrugineux, presque brun-marron. Les traces des yeux, un peu ap- 
parentes chez les immatures, sont à peu près invisibles chez les exem- 
plaires avant leur coloration complète. L'insecte est extrêmement agile 
et difficile à voir et à saisir sur l'argile brunâtre de la grotte qui le 
recèle ; il y est d’ailleurs peu abondant, car chaque visite nous en à 
procuré deux ou trois exemplaires au maximum. 


G. Troglodromus, — Les premiers Troglodromus avaient été 
découverts dans des grottes relativement éloignées les unes des autres ; 
ayant pu trouver pour les distinguer des caractères légers, mais cons- 
tants, j'ai décrit successivement comme espèces : 

T. Bucheti (Bull. Soc. Ent. Fr., 1898, p. 196). 

T. Gaveti (L’Abeille, XXX, [1901], p. 59). 

T. Bonafonsi (L’Abeille, XXX, [1901], p. 72). 


DE] 


Depuis cette époque, j'ai récolté des Troglodromus dans huit grottes, 
et toujours, sauf en un seul cas, en assez grand nombre pour faire de 
chaque forme un examen sérieux, et pour éliminer l'influence des 
variations individuelles. J'ai constaté qu'en réalité aucune de ces 
grottes ne renfermait un Troglodromus absolument identique à celui 
d’une autre excavation. Il devenait impossible de songer à faire de ces 
formes, la plupart du temps infiniment voisines les unes des autres, 
autant d'espèces zoologiques distinctes. 

Parmi les caractères invoqués pour la création des premières espèces 
décrites, certains, tels que les différences de structure dans les pattes 
antérieures du &G, sont insensibles ou illusoires, ainsi que je lai re- 
connu par un examen plus attentif, D’autres sont corrélatifs et font 
double emploi; par exemple, à une forme plus allongée correspon- 


(1) Bollellino della Socielà Entomologica Ilaliana, anno XVHH 1886}, 
p. 33-41 (avec planche). 


708 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 


dent régulièrement des antennes et des pattes proportionnellement 
plus longues, sans que ce dernier caractère soit en réalité différent. 
Quant à la carène mésosternalee, c’est un organe très instable et très 
sensible à la variation chez les Leptoderini:; elle éprouve de telles mo- 
difications d’une espèce à une autre très voisine (par exemple chez les 
2. Diaprysius, Oryotus et les Bathyscia du groupe d'Aubei) qu'il ne 
laut pas s'étonner de ne pas rencontrer l'identité absolue chez les di- 
verses races d’une même espèce; j'ai même constaté à cet égard une 
certaine tendance à la variation individuelle. 

Les considérations qui précèdent m'ont amené à ne plus voir dans 
nos Troglodromus que les races diverses d’une espèce unique, qui 
portera le nom de la première forme décrite, T. Bucheti Dev. 

Quant aux formes secondaires, quatre d’entre elles peuvent être 
séparées en qualité de sous-espèces ou races principales (Hauptrassen 
de M. Ganglbauer): les trois autres, trop peu caractérisées, se ramè- 
nent aisément, soit au type, soit à l’une des races principales. Celles-ci 
peuvent se distinguer par le tableau suivant : 


1. Corselet légèrement transverse, paraissant (vu de dessus) 

non rétréci en arrière. Elytres moins de deux fois plus 

longs que larges. Antennes atteignant environ les 3/4 (5) 

ou les 2/3 (©) de la longueur du corps.......... poenitens. 
— Corselet aussi long que large, paraissant (vu de dessus) très 

légèrement rétréci en arrière. Élytres environ deux fois 

plus longs que larges. Antennes atteignant environ les 

4/5 (G) ou les 3/4 (@) de la longueur du corps........ 2. 
— Corselet un peu plus long que large, paraissant (vu de des- 

sus) visiblement rétréci en arrière. Elytres plus de deux 

fois plus longs que larges. Antennes atteignant à peu 

près la longueur du corps (&), un peu plus courtes (9). 3. 
2. Carène mésosternale distinctement angulée vers le milieu. 

Insecte plus déprimé, généralement plus foncé. ...... Gaveti. 
— Carène mésosternale sensiblement rectiligne sur la plus 

grande partie de sa longueur. Insecte plus convexe, 

d'un:Toux tes ACCRA 2 PNR penis. UE Bucheti (s. str.). 
3. Elvtres, vus de côté, présentant des traces de cannelures 

longitudinales. Ponctuation plus fine et moins profonde. 

RE ES A ES EE die ere digne Sue Bonafonsi. 


— Elvires sans traces de cannelures. Ponctuation plus forte et 


Exploration entomologique des grottes des Alpes-Maritimes. 709 


plus profonde. Insecte d’un roux ferrugineux bien 
COLOR RER NL den Grey FO SP ET SE RPRE Carboneli. 


Il suffit de consulter le tableau récapitulatif qui accompagne celte 
notice pour trouver en regard de chacune de ces formes quelles grottes 
elle habite. 

La carte ci-jointe permet de se rendre compte de la position des 
grottes dont il a été question dans ce travail. 

Le département des Alpes-Maritimes renferme encore un certain 
nombre d’autres grottes que je n'ai pu visiter, faute de temps, ou dont 
je n'ai pas eu connaissance, notamment dans les cantons de Roques- 
teron, Saint-Auban, Utelle et Guillaumes. Il faut espérer qu'un jour 
ou lautre un de nos collègues plus heureux que moi pourra les 
explorer, et compléter sur ce point l'étude de la Faune souterraine de 
la France, dans laquelle il reste encore tant à faire. 


BIBLIOGRAPHIE 


D' ADRIEN GUÉBHARD : Une grotte curieuse à S'-Cézaire, — Nice, 
Ventre, 1896. 
J. Gaver : Essai sur la Spéléologie des Alpes-Maritimes. — Nice, 
Ï a l 


Malvano, 4904. 


Ip. : Grottes et avens de St-Cézaire, in Bulletin de la Section des 
Alpes-Maritimes du Club Alpin Fransais, année 1900. 


Ip. Divers articles dans le journal L’'Eclaireur de Nice, 1899 et 1900. 


EE — 


DESCRIPTIONS 


DES 


LARVES DE TROIS COLÉOPTÈRES EXOTIQUES 


Par P. DE PEYERIMHOFF. 


M. Fleutiaux a eu l'obligeance de me communiquer un certain 
nombre de larves lignicoles recueillies aux Antilles dans des condi- 
lions diverses. La plupart sont inédites. Je présente ici les descriptions 
de trois d’entre elles, qui m'ont paru offrir, aux points de vue étholo- 
gique et morphologique, un intérêt particulier. 


Oxysternus maximus L. | HISTERIDAE]. 


Cette larve, qui est celle d’un des plus grands Histérides connus, vit 
avec linsecte parfait dans les troncs de cocotier, à la Trinidad. Elle s'y 
rencontre, paraît-il, avec les larves de Rhyncophorus palmarum L. et 
vit probablement à leurs dépens. Les habitudes carnassières des larves 
Histeridae, en effet, ontété établies par Perris (Larves de coléoptères, 
1875, 25) qui a montré également que beaucoup d’entre elles paraissent 
inféodées d’une manière exclusive à certaines espèces. Il est possible qu'il 
en soit ainsi pour l'Orysternus et le Rhyncophorus. — L'unique exem- 
plaire que j'ai étudié est piqué, à l’état sec. Les parties membraneuses, 
blanches sans doute chez la larve vivante, sont d’un jaune brunûtre. 

Corps allongé, en majeure partie membraneux, glabre, sauf quelques 
rares soies noires sur les côtés. Tête, mandibules et disque du prono- 
tum très chitinisés, noirs. Marge antérieure du pronotum, plaques dor- 
sales, pleurales et ventrales, appendices céphaliques, cerques et pattes 
d’un brun plus ou moins clair. Lignes räpeuses de l'abdomen très fon- 
cées. 

Tête (fig. 1) très dégagée, trapézoïdale, fortement élargie en arrière, 
plane sur le disque, un peu déelive en avant, fortement et grossière- 
ment ponctuée, bord antérieur présentant en son milieu un prolonge- 
ment épais et tronqué, flanqué, à droite seulement (cette asymétrie 
est-elle individuelle ?), d’une courte dent. Sillons frontaux très brefs, 
larges, marqués en avant seulement, Angles frontaux abondamment ci- 
liés, limités vers l'extérieur par un sillon court, assez profond. Sutures 
cräniennes à peine visibles, onduleuses. Tempes simples. 


Larves de trois Coléoptlères exotiques. 711 


Antennes analogues à celles des larves d’Hister : A art. cylindrique, 
2° à peu près droit, plus court et presque de moitié plus étroit que 
le 4, pourvu au sommet extérieur 
d'une grande fossette sensitive :; 3°très 
petit, trois fois plus court et plus 
mince que le 2°. 

Appendices buccaux rigoureuse- 
ment antérieurs. 

Mandibules extrèmement robustes, 
noueuses, symétriques ; rétinacle pen- 
tagonal, à sommet obtus; pinceau 
invisible. 

Pleures céphaliques se joignant dès 
le tiers antérieur de la tête suivant 
une suture très fine qui prolonge le 
sommet de l'hypostome, s'enfonce 
dans une profonde fossette d’où par- 
tent des sillons radiaux, et bifurque 
près du cou, dessinant ainsi une gorge 
aussi chitinisée que les tempes. 

Stipe maxillaire deux fois et demie 
plus large que le palpigère, longue- 
ment frangé de poils jaunes à l'extérieur et vers le sommet interne. 
Cardo représenté par une écaille presque soudée au stipe, et située à 
l'extérieur de la base, Palpigère trapézoïdal à côtés curvilignes, sup- 
portant vers l’intérieur le lobe, qui est cylindrique, deux fois plus long 
que large, et terminé par une longue soie. Palpes très analogues à ceux 
des larves d’Hister : les deux premiers articles plus longs que larges, le 
2e sensiblement plus étroit que le 4°, le 3° fusiforme, beaucoup plus 
étroit et plus long que le 2, trois fois plus long que large. 

Hypostome extrèmement réduit, triangulaire, à sommet dirigé en ar- 
rière et prolongé par la suture pleurale. Menton jaune, élargi vers le 
sommet; appendices latéraux invisibles, marqués seulement par leurs 
franges, qui sont abondantes et longues. Palpigères connés, leur ensem- 
ble formant un trapèze renversé; 1% art. des palpes cylindrique, deux 
fois plus long que large, 2° beaucoup plus mince et un peu plus long, 
quatre fois plus long que large. 

Pronotum trapézoidal, tronqué au sommet, fortement arrondi sur 
les côtés et à la base, couverts de points très épars, assez légers, pré- 
sentant comme chez la larve d’Æister un sillon médian, qui est fin, trois 
lignes transversales extrêmement fines, et un sillon latéral profond à 





712 PAUL DE PEYERIMHOFF. 


la base, atténué et bifurqué un peu au delà de la moitié; pourvu en 
outre, de chaque côté, de deux fossettes marginales ovales, très profondes. 

Mésothorax et métalthorax cornés, interrompus de chaque côté par 
une portion membraneuse. Pleures nettes, en forme de plaques lui- 
santes. Sternums constitués chacun par une grande plaque cornée in- 
terrompue avant l'insertion des pattes, le prosternum en hexagone 
transverse marqué d'une fovéole antérieure, les deux autres sternums 
trapézoidaux, très transverses. 

Abdomen présentant en dessus et en dessous des 8 premiers segments 
trois bandes linéaires transversales grossièrement räpeuses, la "et la 
2° jointes à leurs extrémités, la 3° libre; de chaque côté, en dessus et 
en dessous, une bandelongitudinale de même sculpture. Chaque segment 
dorsal portant en arrière deux plaques cornées latérales, les segments 
ventraux une seule plaque centrale, située entre la 2° et la 3° bande, 
diminuant vers l'extrémité du corps, jusqu'à devenir insensible sur 
le 8° segment. Pleures abdominales au nombre de quatre, disposées en 
arrière et sur les côtés du stigimate. 

9e segment (fig. 2) terminé en pentagone, le côté terminal présen- 
tant une large échancrure, dont les an- 
gles portent les cerques. Plaques pleu- 
rales réduites à deux, dont la postérieure 
est longuement prolongée en corne rele- 
vée, arrondie au sommet. Anus non 
saillant. Cerques érigés, insérés sur un 
tubercule chilineux, biarticulés, les ar- 
ticles égaux en longueur, le 2° deux fois 
plus étroitque le °°, terminé par une soie. 

Stigmates égaux, très grands, situés au premier tiers des segments. 

Pattes extrèmement écartées. Fémurs et tibias de longueur sensible- 
ment égale. Tarses onguliformes très acérés. 

Long. 22,5 mill. 

Exactement conforme à la diagnose des larves de la famille établie 
par Schioedte dès 186% (Metam. Eleuther. pars IE, in Nat. Tidsshkr., 
1864, p. 60, L. I, tig. 1-24), celle-ci est remarquabie par l'intensité des 
bandes chitineuses abdominales, qui sont indiquées déjà sur la larve 
d’Aister unicolor Si admirablement figurée par le savant danois et sur 
celle de Platysoma oblongum, mais qui prennent ici un très grand déve- 
loppement, et jouent assurément un rôle considérable dans la progres- 
sion de la larve. 

Elle se distingue aisément des larves d'Hister, de Saprinus et de 
Platysoma par ce caractère, ainsi que par la réduction extrême des sil- 





Larves de trois Coléoptères exotiques. 713 


lons frontaux, l'absence de sillons temporaux, et les appendices pleu- 
raux du 9% segment abdominal. 


Nemosomia Landesi Léveillé (1!) [TrocosirInar]. 


Comme la suivante, cette larve a été recueillie dans des branchettes 
de cacaoyer, à la Martinique, avec l'insecte parfait, et cinq ou six 
espèces de coléoptères xylophages, principalement des Scolytidue 
dont elle poursuit certainement les larves. On sait déjà que Nemo- 
soma elongatum, espèce européenne analogue à N. Landesi, vit dans 
les galeries et aux dépens de nombreuses espèces lignicoles, notam- 
ment de Hylesinus vittatus, et fréquente d’ailleurs aussi bien les 
essences résineuses que les feuillues. — La deseription qui suit est 
faite d’après un unique individu, monté dans le baume. 

Corps très allongé, mou, blanchâtre, sauf la tête, le pronotum, le 
9e segment abdominal et les pattes, qui, selon la proportion de la chi- 
tine dans les téguments, varient du jaune au brun. Ocelles noirs. 

Tête entièrement dégagée, rétrécie antérieurement, présentant sa 
plus grande largeur un peu avant la base, offrant au milieu du ver- 
tex un sillon longitudinal profond, à parois très chitinisées et des su- 
tures cräniennes fines et nettes, partant de l'antenne et se réunissant 
au quart basal du sillon médian. 

Labre dépassant légèrement les mandibules, tronqué, garni de soies. 

Antennes insérées latéralement et supérieurement, sur une mem- 
brane articulaire très développée, qui simulerait un article si elle n’é- 
tait dépourvue d’anneau chitineux ; 4° art. presque transversal, 2 un 
peu plus long que large, 3° égal au 2° mais deux fois et demie plus 
mince, terminé par une soie, et accompagné par l'article sensitif, qui 
est conique, blanc, granuleux, et de moitié plus court. 

Ocelles au nombre de trois : deux connés en arrière, et le 3° en 
avant, un peu plus grand. 

Mandibules robustes et courtes, tridentées, outre le rétinacle, qui est 
à peu près médian ef obtus. 

Sutures pleurales de la tête (fig. 3) convergentes sans s’atteindre, 
distantes au cou du quart environ de la largeur de la tête, délimitant, 
avec la ligne du cou et la plaque maxillaire, un hypostome en trapèze 
renversé, dont la hauteur est égale au tiers de la longueur de la tête. 

Maxilles et menton soudés en plaque jusqu'au niveau de l'insertion 
antennaire. Slipes maxillaires sans cardo distinct, environ cinq fois plus 


(1) Bull. Soc. ent. Fr., 1901, 318. 
Ann. Soc. Ent. Fr., LxxXI [1902]. 26 


714 PAUL DE PEYERIMHOFF. 


longs que larges. Lobe petit, détaché, paraissant obtus, garni de lon- 
vues soies assez rares, dépassant un peu la moitié du {* art. des palpes. 
Ceux-ci apparemment triartieulés, 1° 
art. une fois et demie plus long que 
large, présentant un peu avant la moitié 
un étranglement distinct, vestige de 
soudure probablement (1), 2° art. sen- 
siblement plus étroit et beaucoup plus 
court que le 4er, transversal, 3° cylin- 
drique, encore plus étroitque le 2°, mais 
au moins deux fois plus long. 

Menton de moitié plus étroit qu'un 
stipe maxillaire, très allongé, terminé 
par un palpigère épanoui et bifide qui 
porte des palpes biarticulés, le 4° art. 
en anneau transverse, le 2° eylindri- 
que, deux fois plus long. 

Thorax transverses, analogues aux 
segments de l'abdomen, presque gla- 
bres. Segments ventraux portant le long du bord postérieur quel- 
ques longues soies dont une, de chaque côté, particulièrement déve- 
loppée. 

Neuvième segment en trapèze renversé, prolongé par une paire d’ap- 
pendices très chitinisés, robustes, forcipilormes, anguleux à la base 
vers l'extérieur, Anus situé sous le 9° segment, à sa limite avec le 8. 

Stigmates assez petits, à péritrèmes presque circulaires, débouchant 
au premier tiers des 8 premiers segments abdominaux et du méso- 
thorax. 

Pattes robustes, courtes, écartées. Hanche et fémur de même déve- 
loppement, un peu plus longs que larges, trochanter très court, tibia 
aussi long que le fémur, mais de moitié plus étroit. Ongle tarsal très 
aigu et très allongé, égalant la moitié du tibia. 

Long. 2,75 mill. 

Cetie larve paraît différer assez notablement de celle de Nemosoma 
elongatum (Chapuis et Candèze, Catal. [in Ann. Belg. 1853], p. 41% 
{ex Erichson|), qui a deux ocelles, des mandibules simples, quatre art. 
aux palpes maxillaires, les articles labiaux égaux, des plaques chiti- 
neuses aux segments thoraciques et abdominaux, et le 4er stigmate situé 





1) Toutes les larves de la 1° tribu (Tencbrioidini) des Trogosilidae, dé- 
crites jusqu'à présent, ont des palpes maxillaires quadriarticulés. 


Larves de trois Coleoptères exotiques. 715 


entre le prothorax et le mésothorax ; mais elle présente tant d’analogie, 
dans les caractères fondamentaux, avec les larves Trogositidae, que 
son.attribution ne me parait aucunement douteuse. 


Inopeplus praeustus Chevr. [CUCUIIDAE|. 


Je n'hésite pas davantage à rapporter à cette espèce la larve qui va 
ètre décrite, autant à cause de ses caractères, que parce qu'elle à été 
pareillement recueillie en compagnie de l’imago, dans des branchettes 
de cacaoyer infestées par des Scolytidae. Elle à certainement aux dé- 
pens de ceux-ci des habitudes prédatrices conformes aux observations 
de Perris (Larves, 71) touchant les autres larves Cucujidae. — J'ai pu 
en étudier un certain nombre d'échantillons, les uns 
conservés dans l'alcool faible, les autres montés dans le 
baume. 

Corps (fig. 4) plat, parallèle jusqu'au premier tiers, 
puis progressivement élargi jusqu'au 6° segment abdo- 
minal qui réalise la largeur maximum, rétréci ensuite 
à l'extrémité, tres luisant et lisse, d’un blanc jaunâtre. 
Tête, parties cornées des cerques et ongles d’un jaune 
d’or. Mandibules foncées à l'extrémité. Ocelles noirs. 

Tête légèrement engagée, transversale, de la largeur 
du prothorax, sutures cräniennes en V largement ou- 
vert, dont les branches disparaissent bien avant les 
mandibules. Labre en arc de cercle, muni de soies épais- 
ses et robustes, séparé par une suture rectiligne de 
l’épistome, qui est lui-même peu distinct du front. 

Antennes assez longues et minces, situées exactement entre les man- 
dibules et les ocelles, basées sur une membrane articulaire peu sail- 
lante et à peine chitinisée, triarticulées; 4° art. presque transverse, 
2° une fois et demie plus long et du tiers plus étroit, légèrement élargi 
vers le sommet, tous deux portant au dernier quart quelques soies 
lines; 3° art. très ténu, trois lois plus étroit que le précédent, un peu 
moins long, portant aussi des soies subterminales, et muni au sommet 
d'une soie très longue et forte, semblant basée sur une sorte de 
disque: art. sensitil grêle et petit, implanté sur le 3°, avant son 
sommet. 

Ocelles latéraux, composés de deux taches pigmentaires nettement 
séparées, surmontées chacune d’une cornée distincte. 

Mandibules larges et courtes, croisées au repos, présentant chacune, 
au quart apical, une dent obtuse. 





716 PAUL DE PEYERIMHOFF. 


Sutures pleurales de la tête (fig. 5) parallèles, distantes du tiers de 

la largeur céphalique, délimitant à la base de la tête un espace rectan- 

oculaire où se perdent deux bandes chitineu- 

ses qui prolongent les maxilles intérieurement, 

/ et qui dessinent elles-même un hypostome tra- 
pézoidal à côtés concaves. 

Maxilles indépendantes du menton, coudées 
à angle presque droit. Cardo et membrane 
articulaire du stipe, membraneux, pâles, cons- 
tituant un ensemble triangulaire accolé au 
menton et sur lequel se greffe le stipe. Celui-ci 
allongé, nettement chitinisé surtout vers l’inté- 
rieur, très peu incliné, et par conséquent pres- 
que parallèle au menton. Lobe continu avec le 
stipe, mais saillant, élargi au sommet où il est 
garni d'un peigne de soies spinuleuses robustes, 
Palpes triarticulés, ne dépassant pas le sommet du labre, dépassant par 
contre le lobe maxillaire, les deux premiers articles de même longueur. 
le 4° obconique, le 2 plus étroit, le 3° cylindrique, beaucoup plus 
étroit et plus large que le 2, à sommet papillé. 

Menton à côtés sinués, allongé, terminé par un palpigère transversal 
supportant une languette beaucoup plus large que longue, peu sail- 
lante, et des palpes labiaux peu distants, 
dont le 2° article est plus étroit et plus 
long que le 4. 

Segments thoraciques à côtés dorsaux 
parallèles, à côtés ventraux irréguliers , 
devenant triangulaires au métasternum, 
et portant au sommet du triangle une 
touffe lâche de soies. 

Segments abdominaux présentant leur 
plus grande largeur au 2° tiers et por- 
tant en ce point quelques longues soies. 
8° segment (is. 6) plus étroit et plus 
long que les précédents, en trapèze ren- 
versé, portant à la face ventrale deux / 
papilles chitineuses entre lesquelles 
émerge le mamelon anal. 9° segment rudimentaire, presque exclusive- 
ment constitué par deux prolongements membraneux et pales dans 
leur première moitié, fortement chitineux et colorés dans la deuxième, 
constituant une pince à bouts incurvés, dont les bords internes sont 








Larves de trois Coléopteres exotiques. 717 


sarnis de tubercules et de soies, et qui est analogue à celle des For- 
ficula et des Japyx. Û 

Stigmates normaux, la 4e paire à péritrème latéral, réniforme, très 
erand, placé en forte saillie sur la membrane qui sépare les deux 
premiers thorax; les autres paires débouchant au premier tiers des 
8 premiers segments abdominaux, à péritrèmes très petits, dorsaux, 
ovales. 

’attes insérées latéralement, très distantes et saillantes, comme chez 
tous les Cucujidae, robustes. Hanches globuleuses et saillantes, tro- 
chanters peu développés, fémurs assez allongés, obconiques, tibias 
coniques plus courts que les fémurs. Ongle tarsal robuste, à base 
membraneuse, à sommei incurvé et aigu. 

Long. max. 4,5 mill. (sans les cerques). 

La larve d’'Inopeplus est intéressante en ce qu'elle est la première 
connue de la sous-famille des Hemipeplinae. Elle n'est d’ailleurs aucu- 
nement disparate parmi celles actuellement décrites des Cucujidae, et 
ne s’en distingue que parles prolongements forcipiformes du 9° segment, 
et surtout par l'élargissement et la consistance du lobe maxillaire. 

Si l’on cherche à grouper les larves Cucujidae, on aboutit au synopsis 
suivant : 


1. Tête énorme, plus large que le prothorax, aveugle; lobe 
maxillaire conique, inerme:; anus situé entre les 8° et 
9 segments, qui sont semblables, le 9° terminé par 
2 dents obtuses : Prostomis. 
Tête aussi large au plus, que le prothorax, ocellée : 2. 
2. Lobe maxillaire membraneux, plus large au sommet qu'à 
la base, inerme ; 8° et 9° segment dissemblables, ce der- 
nier constitué per une pince forcipilorme ; anus inter- 
médiaire entre les 8° et 9° segments : Inopeplus. 
Lobe conique, pourvu d'un erochet chitineux terminal : o: 
3. Abdomen dépourvu d’appendices terminaux ; 8° et 9° seg- 
ments semblables: anus dépendant du 9%; 2 ou 
3 ocelles : Silvanus, Cathartus. 
Abdomen pourvu d'appendices, au 9° segment tout au moins : #4. 
. Ces appendices membraneux, érectiles, simples ; 8° segment 
beaucoup plus développé que le 9 : anus situé entre eux; 
» ocelles : Uleiota, Dendrophagus. 


Ces appendices chitineux, fixes, plus ou moins compliqués : 5. 


718 Pau De PEyYERIMROrF. — Larves de trois Coléoptères erotiques. 


5. 9° segment très petit, 8° très grand; anus situé entre eux: 

> ocelles : Cucujus, Pediacus, Laemophloeus. 
6. 9 segment presque égal au 8°; anus dépendant du 9° seg- 

ment : Lathropus (1 ocelle),? Phloeostichus (2 ocelles). 


Mais il parait difficile de trouver à ces larves, dont beaucoup sont 
remarquables, des caractères communs susceptibles de désigner exclu- 
sivement la famille. Perris (Larves de Col., 70-71), en avait déjà fait 
la remarque. Ainsi la disproportion entre les 8° et 9° segments abdo- 
minaux, si marquée chez les unes, disparaît chez les autres. La posi- 
tion de l'anus, rejeté le plus souvent entre ces deux segments, n’est 
pas non plus constante. Si la forme est en général allongée et aplatie, 
la larve de Lathropus manifeste au contraire un faciès analogue à 
celui des larves de Cryptophagus. Entin il existe des rappports re- 
marquables entre les larves des Cucujidae et celles du genre Pyro- 
chroa. M. Houlbert est à ma connaissance le seul auteur qui ait 
appelé l'attention sur ces affinités (Rapports naturels, etc., in Wiscel- 
lanea entomologica, W, 189%, 8, p. 93, fig. 11) : longueur insolite du 
8° segment, atrophie du 9°, anus rejeté sur la suture inférieure de ces 
deux segments, position du stigmate mésothoracique, structure des or- 
ganes buccaux et des pattes, tout est analogue dans ces deux types lar- 
vaires. Ce n’est pas, au reste, la seule analogie qui ait été dénoncée 
entre les Cucujidae et les Heteromer«. 


ÉTUDES ARACHNOLOGIQUES 


33° mémoire (1) 
par E. SIMox. 


LI] 


Étude sur les Arachnides recueillis par M. le lieutenant de vaisseau 
Blaise dans l’Estuaire du Gabon, pendant qu’il commandait 
la canonnière « la Cigogne » au Congo francais (1894-1896). 


LISTE DES ESPÈCES. 


4. Argyrodes argyrodes Walckenaer, 

2. Ariamnes campestratus, Sp. nov., 
3. Argyroepeira Cabindae Brito Capello, 
4. Argyroepeira nigrocincta E. Simon, 
>. Tylorida seriata Thorell, 

6. Nephila pilipes Lucas, 

7. Argiope flavipalpis Lucas, 

8. Cyrtophora citricola Forskäl, 

9. Cyclosa insulana Costa, 

10. Araneus cereolus E. Simon, 

11. Prasonica seriata E. Simon (Hist. nat. Ar. I, p. 794), 
12. Theridiosoma Blaisei, sp. nov., 

13. Heteropoda regia Fabricius, 

1%. Heteropoda Blaisei, Sp. nov., 

15. Thyene squamulata E. Simon, 

16. Telamonia virgata, Sp. nov., 

17. Blaisea lyratla, Sp. nov. 

18. Vicoria chrysophaea, Sp. nov., 

19. Viciria epileuca, Sp. nov., 

20. Viciria equestris, Sp. nov., 

21. Hasarius Adansoni Audouin. 


(1) Voir pour les Mémoires 1 à 32, n° I à LI, Annales de 1873 à 1902. 


720 E. SIMON. 


Il 
DESCRIPTIONS DES ESPÈCES NOUVELLES. 


Ariamnes cCampestraius, Sp. n0V. — © long. 3,5 mill. — Ce- 
phalothorax fulvo-rufescens, parte thoracica leviter infuseata, sulco 
transverso profundo et recto sectus, fronte lata, obtusa et leviter con- 
vexa. Oculi quatuor medii aream multo latiorem quam longiorem et 
antice quam postice vix angustiorem occupantes, antici nigri, posticis 
saltem 1/3 majores. Oculi medii antici et praesertim postiei à sese 
quam à lateralibus multo remotiores. Clypeus area oculorum multo 
latior, sub oculis depressus, dein valde oblique proclivis. Abdomen 
compressum, breve, sed allissimum, in conum verticale longum eleva- 
tum., fulvo-testaceum, utrinque in declivitate maçcula magna confusa di- 
lutiore vel albida notatum. Chelae fulvae, nitidae. Pars labialis sternum- 
que fulvo-rufula, hoc versus marginem paulo dilutius. Pedes fulvo- 
rufuli, anlici reliquis multo longiores, tibiis, metatarsis, tarsisque ad 
basin valde infuscatis et castaneis. Pedes-maxillares fulvo-rufuli, apice 
dilutiores, femore curvato, patella brevi, extus convexa, tibia longiore 
apice sensim ampliala. 

Ab A. russulo E. Sim., cui affinis est, differt elypeo multo latiore 
et proclivi, abdomine multo altiore et turbinato, oculis posticis mino- 
ribus, pedibus 4 paris ad maximam partem infuscatis et praesertim 
patella pedum-maxillarium extus valde convexa. 


Eheridiosoma Blaïisei, Sp. nov. — 9 long. 1,5 mill. — Cepha- 
lothorax brevis et altus, laevis, fulvo-rufescens, oculis angustissime 
nigro-cinctis, mediis anticis latius fusco-limbatis. Oculi antici in lineam 
subrectam, à sese contigui, medii nigri lateralibus, albis et ovatis, sal- 
tem duplo minores. Oculi postici in lineam sat procurvam, medii late- 
ralibus majores, leviter ovati et a lateralibus quam inter se remotiores 
{spatio interoculari oculo fere duplo minore). Oculi medii aream saltem 
153 longiorem quam latiorem occupantes, antici posticis paulo minores. 
Abdomen magnum, globosum, partem thoracicam obtegens, nitidum, 
fulvo-lividum, subtus confuse infuscatum. Chelae, partes oris, sternum 
pedesque fulva, patellis tibiis metatarsisque quatuor anticis paulo 
obscurioribus et rufescenti-tinctis. Sternum late cordiforme, vix lon- 
gius quam latius, postice, inter coxas disjunetas, late obtusum. Pedes 
robusti et brevissimi, tibiis metatarsisque anticis intus setis rigidis 
paucis munitis. Area genitalis transversim convexa, postice, in decli- 
viiate verticali, plagula testacea, anguste semicireulari, munita. 


Etudes arachnologiques. 721 


Nora. On ne connaissait jusqu'ici aucun représentant du groupe des 
Theridiosoma sur la côte occidentale d'Afrique. Le T. Blaisei E. Sim., 
ressemble beaucoup à un Ogulnius par sa forme générale et sa colora- 
tion. 


Heteropoda Blaîisei, Sp. nov. — © long. 20 mill. — Cephalo- 
thorax paulo latior quam longior, utrinque ample rotundus, fusco 
‘astaneus, leviter et confuse nigricanti-variatus, et postice vitta trans- 
versa albo-testacea, tenuiter nigricanti-marginata, notatus, sat longe et 
crebre pallide luteo pubescens. Oculi antici apicibus in lineam rectam, 
medii lateralibus vix 4/5 minores et à sese quam à lateralibus paulo 
remotiores. Oculi postici in lineam multo latiorem, recurvam, medii 
lateralibus saltem 1/3 minores et à lateralibus quam inter se saltem 
duplo remotiores. Area mediorum plana, non multo longior quam pos- 
lice latior et antice quam postice paulo angustior, medii antici posticis 
evidenter majores. Clypeus oeulis lateralibus anticis angustior, crebre 
luteo-pilosus. Abdomen antice truncatum, postice sensim ampliatum et 
obtusum, supra obscure fulvo-lividum, crebre fusco-punctatum sed 
postice dilutius, sat longe et crebre luteo albidoque pubescens, in parte 
basali vilta media dilutiore, prope medium punctis binis nigris, prope 
apicem vitta transversa nigra, in medio angulosa, notatum, subtus 
paulo dilutius, utrinque confuse punetatum, in medio lineolis tenuibus 
quatuor vix expressis luseis notatum. Chelae validae et convexae, 
nigro-nitidae, parce et inaequaliter luteo-crinitae, margine inferiore sulci 
dentibus quatuor, ultimo reliquis {a sese aequalibus) minore. Partes 
oris nigricantes. Sternum pedesque, sat breves, fulvo-castanea, pedes 
supra valde fusco-variati et subannulati, longe albido luteoque hirsuti, 
femoribus anticis subtus ad basin, tibiis subtus in medio late nigri- 
cantibus. Area genitalis antice plagula parva, longe cordilormi fulvo- 
nitida, postice plaga magna et convexa, obscure fulva, semicirculari, 
antice emarginata et sulco medio divisa, notata. 

Nora. Cette découverte est des plus intéressantes, car en dehors du 
cosmopolite H. regia Fabr., on ne connaissait jusqu'iei aucune espèce 
africaine du genre Heteropoda. H. Blaisei E. Sim. pourrait former 
dans le genre Heteropoda un groupe spécial: il diffère surtout des 
formes {ypiques (asiatiques) par ses yeux medians antérieurs un peu 
plus gros que les postérieurs et par son bandeau plus étroit que les 
yeux latéraux antérieurs. 


Felamonia virgata. sp. nov. — G long. 4 mil. — Cephalo- 
thorax brevis et altus. parte thoracica, valde declivi, area oculorum 
haud vel vix longiore, fusco-olivaceus, parte cephalica utrinque nigra, 


729 E. SIMON. 


pilis albis, ad marginem frontalem longioribus, conspersa, parte tho- 
racica, pone oculos, vitta transversa subrecta, linea media exili vitta- 
que submarginali luteis et albo-pilosis ornata. Oculi antici magni, a 
sese contigui, apicibus in lineam reectam, pilis albidis paucis cincti. 
Clypeus sub oculis glaber, ad marginem albido-barbatus. Abdomen 
breviter ovatum, luteum, supra flavo-nitido subaureo pubescens, parce 
et minute nigro-variatum, antice pilis albis munitum, prope medium 
maculis binis albo-pilosis, postice nigro-cinctis, ad apicem, supra ma- 
millas, macula semicireulari nigra, ornatum, subtus utrinque linea 
exili et postice linea media abbreviata, nigris, notatum. Mamillae luteae, 
anguste nigro-cinctae. Chelae sat debiles, verticales, parallelae et antice 
deplanatae, fusco-rufulae, apice dilutiores, subtiliter coriaceae. Partes 
oris sternumque fulvo-nitida. Pedes antici fusco-olivacei, metatarsis 
tarsisque dilutioribus, femoribus ad apicem tibiisque subtus longius 
nigro-crinitis. Reliqui pedes fulvi, tibiis ad apicem minute fusco- 
annulatis, aculeis ordinariis (in pedibus posticis debilibus et paucis) 
armati. Pedes-maxillares sat robusti, fusco-olivacei, patella tibiaque 
dilutioribus; tibia patella breviore, latiore quam longiore, apophysi 
apicali nigra, gracili et obliqua, extus armata: tarso longo, attenuato 
sed obtuso; bulbo longe triquetro, apicem versus longe et sensim atte- 
nuato, ad basin truncato et obtuse emarginato. 

A T. comosissima KE. Sim. differt parte thoracica breviore, fronte 
haud cristata, tegumentis pilis simplicibus, haud squamiformibus 
vestitis. 

Nora. Le genre Telamonia compte trois espèces sur la côte occiden- 
tale d'Afrique : T. comosissima, trinotata et virgata E. Sim. 


Blaisea, NOV. 2en. 


Cephalothorax altus, parte cephalica declivi, leviter convexa, utrin- 
que, inter oculos, impressa, thoracica paulo longiore valde declivi, 
antice, inter oculos, depressione parva, valde recurva, sulcoque brevi 
munita. Oculi antici magni, contigui, in lineam subrectam, à margine 
antico, clvpeo angusto, setis validis paucis uniseriatis munito, discreti. 
Quadrangulus oculorum fere parallelus et postice cephalothorace haud 
angustior, oculi postici magni et convexi, oculi ser. 2*e fere in medio 
siti. Pars labialis haud longior quam ad basin latior, dimidium lami- 
narum haud attingens. Pedes antici posticis parum robustiores, meta- 
Larsis Larsis longioribus, aculeis inferioribus 2-2 sat longis et utrinque 
lateralibus parvis binis armatis. Pedes quatuor postiei inter se sub- 
aequales, ut in Pensacola Peckham aculeati sed aculeo dorsali tibiarum 


Etudes arachnologiques. 723 


carentes. Tegumenta simpliciter pilosa. Chelae maris longae, sed verti- 
cales, angustae, antice deplanatae, extus valde seriatim crinitae, ad 
apicem mucronatae. 

A Pensacola Peckham imprimis differt parte labiali haud longiore 
quam latiore et tibiis posticis aculeo dorsali carentibus. 


Blaisea Iyrata, Sp. n0vV.— 6 long. # mill. — Cephalothorax fus- 
co-castaneus, prope oculos niger, fulvo-rufulo-pubescens, parte tho- 
racica linea media dilutiore et albido-pilosa ornata. Pili oculorum au- 
rantiaci, sub oculis mediis albi. Clypeus setis albis rigidis et longis 
uniseriatis ornatus. Abdomen breviter ovatum, supra fuseum, fulvo 
albidoque pubescens, vitta media lata dilutiore et albidius pilosa orna- 
tum, subtus atrum, utrinque paulo dilutius et parce albido-pilosum. 
Chelae longae et angustae, antice fusco-castaneae et opaceae, selis va- 
lidis longissimis uniseriatis, 8 vel 10, erectis sed apice incurvis, atque 
ad apicem intus apophysi rufula sat longa recta et acuta, intus directa, 
armatae, subtus rufulae, margine inferiore dente sat valido parum re- 
moto armato. Partes oris sternumque fusca. Pedes quatuor antici ni- 
gricantes, patellis paulo dilutioribus, metatarsis tarsisque fulvis. Pedes 
quatuor postici fulvo-rufuli, femoribus infuscatis. Pedes-maxillares 
graciles et longi; femore nigro leviter curvato; tibia patella paulo lon- 
giore et graciliore, extus, ad angulum inferiorem, apophysi gracili 
acuta et antice oblique directa instructa; tarso anguste ovato; bulbo 
simplici, disciformi, intus stylo tenui marginato. 


Viciria equestris, Sp. n0v.— G long. 6 mill. — Cephalothorax 
laevis, fusco-castaneus, parte cephalica utrinque, prope oculos, nigra, 
antice transversim dilutiore et crebre niveo-squamulata, thoracica vitta 
transversa lata semicirculari dilutiore et albo-pilosa notata. Pi ocu- 
lorum pauci albidi. Clypeus fere glaber. Abdomen angustum et lon- 
gum, Supra nigrum, vitta media lata integra dilutiore albo-luteo-squa- 
mulata ornatum, subtus fulvum, vitta media lata et subglabra nigra 
notatum, Chelae verticales et parallelae, nigro-aeneae, subtiliter trans- 
versim striatae. Sternum fulvum, antice saepe infuscatum. Partes oris 
fuscae, apice dilutiores. Pedes haud fimbriati, quatuor antici fusco-ru- 
fescentes, femoribus fere nigris, metatarsis tarsisque omnino femore- 
que 2 paris ad basin fulvis. Pedes postici fulvi, femore 3° paris ad 
apicem infuscato, patella tibiaque 3° paris rufulo-tinctis, melatarsis an- 
üicis aculeis inferioribus longissimis 2-2 et utrinque aculeis lateralibus 
multo minoribus binis armatis. Pedes-maxillares breves, fusce-casta- 
nei, fere ut in V. tergina E. Sim., sed apophysi tibiali paulo longiore, 


724 E. SIMON. 


recta, haud divaricata, obtusa, intus depressa atque ad marginem sub- 
tiliter serrulata; bulbo ad basin crassius et longius retro produeto (!). 


Viciria chrysophaea, Sp. n0V. — long. 6 mill. — Cephalo- 
thorax pallide fusco-rufescens, parte cephalica utrinque, prope oculos, 
nigra, antice flavo-micanti utrinque, inter oculos, aurantiaco-squamu- 
lata, parte thoracica vitta semi-cireulari jata dilutiore et albo-pilosa or- 
nata. Pili oculorum pauci et breves, albidi. Clypeus parce albido-pilo- 
sus. Abdomen angustum et longum, supra fuscum, vitta media lata et 
integra dilutiore, laete albo-sericeo-micanti-squamulata, ornatum, sub- 
tus late infuscatum et subglabrum. Sternum obscure fulvum. Partes 
oris fuscae. Chelae verticales, longae et parallelae, fusco-aeneae, trans- 
versim striatae. Pedes longi, antici fusco-rufuli, metalarsis tarsisque 
pallide Juteis, patellis tibiis basique metatarsorum subtus crebre, sed 
parum longe, nigro-fimbriatis, tibiis supra ad basin brevius fimbrialis, 
lemoribus subtus, tibiis intus metatarsisque parce, tenuiter et longis- 
sime albo-setosis, metatarsis aculeis inferioribus longis 2-2 et utrinque 
aculeis minoribus binis armatis. Pedes-maxillares fulvi, robusti: tibia 
patella breviore, apophysi exteriore apicali, antice directa, recta, atte- 
nualta et subacuta,extus, prope medium, minutissime dentata, armata ; 
bulbo ovato, ad basin sat longe et obtusissime retro-producto. 


Viciria epileucea, Sp. nov. — © long. 6 mill. — Cephalothorax 
pallide fusco-rulesceñs, parte cephalica prope oculos nigra sed omnino 
albo-sericeo-pilosa subsquamulata, thoracica vilta transversa semicir- 
culari albo-pilosa ornata. Pili oculorum pauei et breves albo-lutei. 
_Clypeus parcissime albo-pilosus. Abdomen angustum, supra fuscum, 
vita media lata et integra dilutiore luteo-micanti-squamulata ornatum, 
subtus pallide luteum, albo-sericeo-pubescens, linea media fusca tenui 
et antice abbreviata notatum. Chelae fusco-aeneae, transversim striatae, 
verticales et parallelae. Partes oris fuscae. Sternum luteum. Pedes an- 
Uci haud fimbriati, fusco-rufuli, femoribus obscurioribus, metatarsis 
tarsisque luteis, metatarsis anticis aculeis inferioribus longissimis 2-2 
et utrinque aculeis minoribus binis armatis. Pedes postiei fulvi, patella 
ibiaque 51 paris leviter rufescenti-tinetis. Pedes-maxillares breves, 
lutei, femore tarsoque infuscatis, patella tibiaque parce rubro-pilosis , 
larso supra ad basin area albo-pilosa notato ; apophysi übiali usque ad 
basin divaricata, sat valida, intus depressa, carinata atque subtus ad 
basin minute dentata ; bulbo sat longo, ad basin crasse et obtusissime 
retro-produeto. 


(1) Je possedais déjà cette espèce de Sierra Leone. 


Etudes arachnologiques. 725 


A V. tergina E. Sim., cui affinis est differt, imprimis parte ce- 
phalica omnino albo-squamulata, abdomine subtus albo, linea tenui 
fusca secto, pedum-maxillarium tarso supra macula alba ornato, apo- 
physi tibiali usque ad basin divaricata et subtus prope basin dente 
parvo munita. 

Nora. Les trois espèces décrites ci-dessus appartiennent à un groupe 
de Viciria (comprenant en outre les V. niveimana et tergina E. Sim.) 
voisin de celui du V. terebrifera Thorell (V. signata E. Sim.), ayant 
également les métatarses antérieurs armés d’épines inférieures et d’é- 
pines latérales plus petites, mais en différant par le bandeau du mâle 
presque glabre et le bulbe atténué et brièvement prolongé à la base 
sous lPextrémité tibiale. 

Les V. albocincta Thorell et fuscièmana E. Sim. qui habitent les mêmes 
parages, appartiennent à une autre série, qui diffère surtout de la pré- 
cédente par le bandeau squamuleux, les pattes antérieures garnies de 
franges pileuses plus denses et le bulbe fortement prolongé et très 
obtus à la base. 

Viciria pulchra Thorell, du Cameroon, appartient au genre Pochyta. 


LIT 


Arachnides recueillis à Phuc-Son (Annam) par M. H. Fruhstorfer 
(nov.-déc. 1899) 


Fam. THOMISIDAE. 
F'agulimus, NOV. gen. 


A Taguli dilfert cephalothorace postice oblique haud abrupte declivi, 
clypeo latiore oblique ploclivi, area oculorum mediorum suparallela et 
longiore quam latiore, oculis lateralibus prominentioribus et tibiis me- 
tatarsisque pedum anticorum aculeis debilibus biseriatis subtus in- 
structis. 


F'agulinus Dbistrio, Sp. nov.—6®long.4-5 mill.— Cephalothorax 
brevis et convexus, fusco-piceus vel niger, subtilissime coriaceus et se- 
lis nigris longissimis, validis et erectis paucis conspersus. Oculi postici 
in lineam valde recurvam, medii Jateralibus duplo minores et à laterali- 
bus quam inter se remotiores. Oculi antiei in lineam angustiorem minus 
recurvam, medii lateralibus plus duplo minores et a sese quam a late- 


726 E. SIMON. 


ralibus vix remotiores. Oculi medii aream subparallelam longiorem 
quam latiorem occupantes. Clypeus area oculorum mediorum saltem 
haud angustior, oblique proclivis, ad marginem leviter convexus, setis 
longis (6-7) seriatis munitus. Abdomen vix longius quam latius, antice 
rotundum, postice valde ampliatum et utrinque obtusum, supra albido- 
testaceum, antice maeula magna quadrata vel triquetra, saepe pro- 
ducta, pone medium vitta transversa lata leviter dentata saepe utrinque 
testaceo-variegata, postice, in declivitate, maculis minoribus transversis 
binis maculaque apicali magna transversa et emarginata nigris, orna- 
tum, subtus omnino nigrum. Mamillae nigrae. Chelae piceae, ad basin 
latiores quam longiores et extus dilatato-carinatae, sed apice valde at- 
tenuatae, antice leviter inaequales et setis Spiniformibus armatae. 
Partes oris sternumque nigra, laminae apice paulo dilutiores, spinulis 
nigris parce echinatae. Pedes quatuor antici nigri, tibiis annulo pallide 
flavo ornatis, metatarsis tarsisque flavidis, tarso rufulo-tineto, pedes 
quatuor postici omnino flavidi, tibiis anticis aculeis interioribus tenui- 
bus longis et subrectis binis aculeoque exteriore breviore submedio, 
metatarsis aculeis debilibus 3-3 subtus armatis. Area genitalis fovea 
rufula, ovato transversa, impressa. 


Alcimochthes melanophthalmus, Sp. nov. — © long. 
3 mill. — Cephalothorax subtilissime eoriaceus, breviter et parce pi- 


losus, pallide luteus, versus marginem posticeque in medio leviter 
olivaceo-tinctus, tuberibus oculorum lateralium nigris, oculis mediis 
anguste et singulariter nigro-cinctis. Abdomen subtilissime coriaceum, 
cuneiforme, antice attenuatum obtusum et prominulum, postice sensim 
ampliatum, albido-testaceum, macula dorsali maxima triquetra, postice 
ampliata et truncata, fusco-violacea, atque in parte apicali linea trans- 
versa nigricanti recurva, notatum, subtus utrinque late nigricanti-mar- 
ginatum. Chelae longae et antice deplanatae. Partes oris, sternum pe- 
desque pallide lutea, nigro-setosa, aculeis pedum debilibus et brevibus 
ut in À. limbato E. Sim. ordinatis. 

Ab A. lémbato E. Sim., cui valde affinis est, imprimis differt tuberibus 
oculorum lateralium nigris. 


Mecostrabus, nov. 2en. 


Cephalothorax sat humilis, longus, saltem 1/3 longior quam latior, 
postice leviter et sensim attenuatus. Clypeus valde proclivis, subdi- 
rectus. Oculi postici in lineam sat recurvam, medii à lateralibus quam 
inter se vix remotiores. Oculi antici in lineam plane reetam multo 


Etudes arachnologiques. 727 
angustiorem, à sese fere aequidistantes. Oculi medii (lateralibus multo 
minores) aream latiorem quam longiorem et antice quam postice multo 
angustiorem oceupantes, medii antict postieis minores. Oculi laterales 
in tuberculis obtusis Singulariter positi. Sternum longe ovatum. Abdo- 
men angustum et longissimum, postice turbinatum. Pedes antiei aculeis 
numerosis longis, validis et pronis, biseriatis, subtus instructi. 

A Monaese Thorell, cui praesertim affinis est, differt area oculorum 
mediorum latiore postice quam longiore atque aculeis validis longis et 
pronis tibiarum et metatarsorum anticorum. 


M. aciculus, Sp. n0v. — © long. 7 mill. — Cephalothorax subti- 
lissime coriaceus, fulvo-testaceus, vittis dorsalibus binis latis vittaque 
marginali angustiore olivaceo-variatis et reliculatis notatus, tuberibus 
oculorum lateralium intense nigris. CIVpeus subdireetus, ad marginem 
setis tenuibus et longis 8 munitus. Abdomen angustum, longissimum 
et teretiusculum, antice truncalum, postice in tuberculum sat breve 
subacute turbinatum, oblique productum, cinereo-testaceum, supra 
setis nigris paucis conspersum. Sternum, partes oris, chelae pedesque 
luteo-testacea, pedes 11 paris antice subtiliter olivaceo-atomarii, femore 
intus aculeis parvis 4 uniseriatis, tibia aculeis longis, validis et pronis 
4-4, metatarso aculeis similibus 5-5 {apicalibus reliquis minoribus) 
subtus armatis. 


Camaricus pulchellus, Sp. n0v. — © long. » mill. — Cepha- 
lothorax convexus, latus, subparallelus, nigerrimus, nitidus, setis 
erectis nigris, praesertim postice longissimis, conspersus. Abdomen 
breviter ovatum, postice leviter ampliatum, supra nigrum, vitta longi- 
tudinali abbreviata acute-lanceolata, antice vitta marginali semicireu- 
lari, prope medium vitta transversa lata, late interrupta et postice, supra 
mamillas, macula magna subrotunda, albis flavidisve decoratum, 
subtus fulvo-testaceum, in medio infuscatum vel late nigro-vittatum. 
Chelae latae,antice planae, parce et valde transversim striolatae, nigrae. 
Partes oris sternumque laevia, nigra. Pedes parum longi, pallide lutei 
subpellucenties, sat longe setosi, metatarsis cunetis supra tenuiter nigro- 
lineatis, femoribus tibiisque quatuor anticis subtus nigro-lineatis, pa- 
tellis anticis utrinque ad basin nigro-lineatis, patellis tibiisque ad apicem, 
saltem intus tenuissime nigro-cinctis, tibiis anticis aculeis inferioribus 
mediocribus, extus 3 intus 2, metatarsis, in parte apicali, aculeis simi- 
libus, extus 3 intus 2 aculeoque laterali apicali, armatis. 

A Camarico Maugaei Walck., cui pictura abdominis et pedum posti- 
corum subsimils est, differt magnitudine multo minore et cephalotho- 


race nigro. 


728 E. SIMox. 


Runcinia annamiéta, Sp. nov. — © long. 5-6 mill. —— Pallide 
luteo-testaceus, cephalothorace vittis binis latis fulvo-rufulis notato. 
tuberibus oculorum lateralium nigricantibus. tuberibus angularibus 
rufulis, abdomine saepe utrinque fulvo-rufulo striato. A R. affini E. 
Sim., cui subsimilis est, tantum differt fronte haud vel vix distincte 
albo-ineata, tuberibus angularibus frontis obtusioribus et paulo bre- 
vioribus, antice visis diametro oculi lateralis antico haud longioribus 
{in R. affini Semper longioribus). 

Les R. afjinis (\) et annamita E. $., très voisins l'un de l’autre, font 
le passage du genre Runcinia au genre Runciniopsis. Is ressemblent 
beaucoup au Runciniopsis aethiops E. Sim. (?), dont ils se distinguent 
cependant par leurs tubercules angulaires plus obtus et plus courts et 
par les épines de leurs pattes antérieures plus courtes. 

Dans les deux espèces, R. affinis et annamita, les épines des méta- 
tarses antérieurs varient de nombre selon les individus de 5 à 8 paires, 


Firmicus duriusculus, Sp. nov. — © long. 6 mill. — Cepha- 
lothorax fulvus, utrinque leviter infuscatus et rufescenti-tinctus, tube- 
ribus ocularibus atro-testaceis, subtiliter coriaceus, setis rigidis subspi- 
niformibus nigris sat longis et erectis conspersus. Oculorum lineae 
binae Îere aequaliter recurvae. Oculi quatuor postici parvi, inter se 
subaequales, late et fere aeque distantes. Oculi medii antici lateralibus 
paulo minores et a lateralibus quam inter se multo remotiores. Area 
mediorum latior quam longior et antice quam postice multo latior. 
Clypeus area oculorum angustior, ad marginem setis tenuibus 7 vel 8 
seriatis munitus. Abdomen longius quam latius, antice truncatum, 
postice sensim ampliatum atque obtusum, supra planiusculum, du- 
riusculum, utrinque et postice plicatum, setis rigidis nigris parvis 
conspersum, luteo-testaceum, antice utrinque confuse fusco-margina- 
tum. Chelae, partes oris, sternum pedesque fulvo-testacea, pedes 2: paris 
reliquis paulo obscuriores, tibia 4 paris subtus ad marginem interiorem 
aculeis 4, sat longis sed inter se iniquis (2 reliquis minore), ad exterio- 
rem, in parte apicali, aculeis binis multo minoribus, metatarso aculeis 
inferioribus 6-6, longis sed à sese iniquis, tibia ® paris aculeis multo 
minoribus intus trinis, 1° submedio, reliquis subapicalibus, extus 
aculeo submedio, metatarso aculeis longioribus 5-5, subtus instructis. 


PHRYNARACHNE CUCULLATA E. Simon, Act. Soc. Linn. Bord., 1886, p. 14. 
Espèce décrite de l'ile Halmahera, aux Moluques. 


(1) À. affinis E. Simon, Bullelin du Muséum, 1897, n° 7, p. 293. 
(2) R. acthiops E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1901, p. 21. 


Études arachnologiques. 729 


CEBRENNINUS SCABRICULUS (Thorell.). 

Libania scabricula Thorell, Ann. Mus. civ. Gen., 2° sér., X, 1890, 

p. 148. 

A C.rugoso E. Sim. (Lib. armillata Thorell) (1), annulato et laevi Tho- 
rell, imprimis differt oculis mediis posticis anticis haud vel vix majo- 
ribus et femoribus anticis baud annulatis. 

Se trouve aussi à Sumatra et à Java. 


Angaeus lenticulosus, Sp. n0v. — © long. 10 mill. — Cepha- 
lothorax fusco-piceus, pilis pronis curvatis flavo-nitidis pilisque lon- 
gioribus luteis vestitus et setis paucis erectis, ad basin minute bulbosis, 
conspersus, parte cephalica sat angusta, antice leviter acelivi, attenuata 
et truncata, postice sulco lato, fere semicirculari, discreta, parte thora- 
cica utrinque ample rotunda, leviter inaequali, in medio late sed parum 
profunde suleata. Oculorum lineae binae fere aequaliter recurvae, 
postica diametro oculo laterali antica tantum latiore. Oculi quatuor 
postici à sese fere aequidistantes, medii lateralibus saltem 1/3 minores. 
Oculi antici a sese fere aequidistantes, medii lateralibus triplo minores. 
Area quatuor mediorum multo longior quam latior et antice quam pos- 
tice multo angustior. Clypeus area oeulorum mediorum saltem duplo 
angustior, verticalis, leviter depressus. Abdomen (sat detritum) ma- 
gnum, antice obtusum, postice valde ampliatum et utrinque obtuse 
angulosum, fuscum, pilis pronis curvatis albis flavidisque nitidis vesti- 
tum, ét postice fasciculis albidioribus paucis, transversim ordinatis, 
munitum. Chelae fusco-piceae, robustae, antice convexae, nigro lu- 
teoque hirsutae, margine superiore sulci pilis rufulis erassis longissi- 
mis et eurvatis munito, margine inferiore valde piloso et dentibus 
validis trinis a sese subaequis armato. Partes oris sternumque fusco- 
picea, laminae latae subrectae. Pedes quatuor antici reliquis multo lon- 
viores, crassi, fusei, leviter fulvo-variati, nigro fulvoque hirsuti, femo- 
ribus tuberculis parvis à vel 6 aculiferis et nigro-crinitis antice munitis, 
tibiis supra linea albidiore notatis, subtus aculeis sat longis et acutis 
3-2 armalis, metatarsis tibiis brevioribus, subtus crebre pilosis et 
aculeis similibus 3-3 munitis, tarsis crassis subtus crebre pilosis sub- 
scopulatis et fasciculis apicalibus pilorum spathuliformium munitis. 
Pedes postiei fulvi, femoribus tibiisque ad apicem, metatarsis ad basin 
atque ad apicem, fusco-annulatis. Fovea genitalis magna, subrotunda, 


(1) La synonymie que j'ai donnée des Zibania (Hist. Nat. Ar., t. IT, p. 8) 
est à rectifier: L. scabricula Thorell est très différent du Cebrenninus rugo- 
sus E. Sim., tandis que L. armillala Thorell en est synonyme. 

Ann. Soc. Ent. Fr. LxXxXI [1902]. 


ES 


730 E. SIMON. 


carinula lata, sulcata et depressa, in fundo divisa, atque ad marginem 
posticum, plagula fusco-nitida cordiformi, munita. 


Epidius brevipalpus, Sp. nov. — © long. 5 mill. — Cepha- 
lothorax haud vel vix longior quam latior, utrinque ample rotundus, 
fronte angusta et truncata, sat convexus, subtilissime coriaceus et 
opacus, fulvus, parte cephalica utrinque leviter infuscata et postice 
linea media abbreviata notata, thoracica utrinque parecissime et inordi- 
nate fusco-punctata. Oculi ordinariïi. Clypeus verticalis, planus, oculis 
lateralibus anticis latior. Abdomen breve, antice rotundum, postice am- 
pliatum et obtusum, albidum supra fulvo-tinctum, prope medium ma- 
culis fuscis binis et postice maculis nigris minoribus binis notatum. 
Chelae coriaceae fulvae, ad basin infuscatae. Partes oris sternum pe- 
desque fulva, metatarsis posticis apice minute fuseis, pedes 1! paris 
reliquis multo longiores et crassiores, tibia metatarsoque leviter infus- 
catis et rufulo-tinctis, tibia aculeis inferioribus longis #-#, basin arti- 
culi haud attingentibus, metatarso aculeis inferioribus longioribus, 
validioribus etleviter curvatis 3-3, et utrinque lateralibus binis parvis 
munitis. Pedes-maxillares sat breves, lutei tarso leviter infuscato: pa- 
tella vix duplo longiore quam latiore; tibia patella breviore, saltem 
haud longiore quam latiore, apophysi fere inferiore, crassa, obtusissima, 
crebre et breviter nigro-crinita, extus armata; tarso angusto, acumi- 
nato, leviter curvato. 


Fam. SALTICIDAE. 


Bavia annamita, Sp. nov. — © long. 7 mill. — Cephalothorax 
fusco-castaneus, parte cephalica leviter aeneo-tincta, nitida sed crebre 
sinuoso-Sstriolata, utrinque, prope oculos, nigra, thoracica, pone oculos, 
vitta transversa, dein linea longitudinali exiliore, dilutioribus et albo- 
pilosis, ornata. Pili oculorum laete coccinei. Clypeus angustus glaber. 
Abdomen angustum et longum, atrum (omnino depile). Chelae breves, 
nigrae, apice et subtus rufulae, antice deplanatae et valde coriaceae, 
margine inferiore sulci dentibus quatuor contiguis, ultimo minore, ar- 
mato. Sternum fulvo-olivaceum. Partes oris fuscae, apice dilutiores. 
Pedes L paris robusti, fusco-olivacei, metatarso paulo dilutiore, tarso 
luteo, tibia subtus sat longe sed parum dense nigro-ciliata, aculeis va- | 
lidis, parum longis 3-3 armata, metatarso aculeis validis 2-2, basalibus 
reliquis aculeis multo longioribus, armato. Reliqui pedes pallide lutei 
subpellucentes, quatuor postici omnino mutici, tibia 2 paris aculeis 
binis subapicalibus, metatarso aculeis 2-2 subtus munitis. Pedes-maxil- 


Études arachnologiques. 731 


lares parvi, pallide flavidi, albo-pilosi: apophysi tibiali brevi, haud con- 
vexa, apice oblique secta cum angulo inferiore acuto. 

@ long. 9 mill. — Cephalothorax fere maris sed vitta transversa li- 
neaque partis thoracicae flavo (non albo) pilosis. Abdomen majus, longe 
oblongum (omnino depile). Chelae antice valde coriaceae, pedesque 
L paris pallide fuseo-rufuli. . 

A B. aericipiti E. Sim., cui affinis est, imprimis differt aculeis tibia- 
libus longioribus atque apophysi tibiali nec convexa nec apice emar- 
ginata, sed oblique truncata. 


CyrBA micans E. Simon, Bull. Soc. zool. Fr., X, 1885, p. 457. 
Espèce décrite de PIide centrale. 


CHRYSILLA VERSICOLOR (C. Koch). 


Plexippus versicolor C. Koch, Arachn., XII, 1846, p. 103, Ê. 1165. 
Maevia picta C. Koch, id., XIV, 1848, p. 72, Î. 1328. 
Chrysilla versicolor Thorell, K. Svenska Vet.-Akad. Handl., XXIV, 
1801 ne 2 pe 7 
Espèce décrite de Bintang (C. Koch), indiquée depuis de Birmanie et 
de Sumatra (Thorell); je la possède aussi de Java et de Lombok. 


TELAMONIA VITTATA (C. Koch). 


Plexippus vittatus C. Koch, Ar., XII, 1846, p. 125, Î. 1485 (9). 

Hyllus alternans id. p. 169, f. 1222 (5). 

Maevia alternans Thorell, 1891. — Maevia vittata Thorell, 1892. 
Espèce très répandue dans l'Inde, à Ceylan, dans toute la Malaisie, la 

Birmanie et l'Indo-Chine. 


Telamonia argenteola, Sp. n0V. — G long. # mill. — Cepha 
lothorax laevis, fusco-olivaceus, parte cephalica prope oculos late nigra, 
macula frontali magna laete albo-argenteo-squamulata ornata et utrin- 
que, in declivitate et inter oculos, albo-argenteo-squamulata, thoracica 
versus marginem obscuriore, sed linea alba cincta. Pili oculorum et 
clypei squamiformes albo-nitidi. Abdomen parvum, antice truncatum, 
supra fuscum, flavido-pubescens, vitta media et utrinque linea margi- 
nali exiliore laete albo-argenteo-squamulatis ornatum, subtus obscure 
testaceum, parce albo-squamulatum et linea media nigra notatum. 
Chelac fuscae, laeves, parce squamulatae, verticales sed longae, valde 
attenuatae et divaricalae, margine inferiore carinulata, dente remoto, 
ungue longissimo. Partes oris sternumque nigro-olivacea. Pedes te- 


7132 E. SIMON. 


nues, quatuor antici fusco-olivacei, metatarsis luteis, quatuor postici 
dilutiores et lutei, sed tarsis cunctis, femore patella tibiaque 3! paris, 
tibiaque 4 paris subtus leviter infuscatis, tibiis anticis aculeis inferio- 
ribus meédiocribus 3-3, metatarsis gracilibus et rectis, tibiis non multo 
brevioribus, aculeis inferioribus longioribus 2-2 et utrinque aculeis 
lateralibus binis similibus instructüis, pedes postici debiliter aculeati, 
sed metatarsis aculeis apicalibus, aculeis basalibus binis et metatarso 
4 paris aculeo submedio munitis. Pedes-maxillares sat graciles, nigri, 
lemore extus et supra ad apicem, patella supra, tarsoque ad basin squa- 
mulis albis laete micantibus ornatis: tibia patella paulo breviore, apo- 
physi apicali simplici, antice directa, extus armata : tarso tibia vix la- 
tiore sed multo longiore, teretiusculo et curvato. 


Cosmophasis longiventris, Sp. nov. — © long. 7-8 mill. — 
Cephalothorax sat longus, fusco-castaneus, parte cephalica nigra, sub- 
üiliter coriacea, viridi violaceoque micanti-squamulata, thoracica sim- 
pliciter et crébre rubro-coccineo-pilosa, utrinque, sub oculis, vitta ab- 
breviata, postice Supra marginem, macula semicireulari glauco-albidis 
ornata. Pi oculorum obscure rubri. Clypeus oculis mediis saltem 
duplo angustor, fere nudus, ad marginem pilis paucis albis munitus. 
Abdomen angustum et longissimum, postice sensim attenuatum, supra 
nigrum, vittis binis parallelis, leviter flexuosis splendide viridi-mi- 
canti-squamulatis et violaceo-tinctis decoratum, subtus fusco-testa- 
ceum, praesertin postice violaceo-roseo-squamulatum. Sternum ni- 
erum albido-pilosum. Chelae longae, parallelae, antice deplanatae, 
extus, in dimidio apicali, Carinatae, nigrae, apice dilutiores et rufulae, 
coriaceae et parce rugosae. Pedes À! paris reliquis multo robustiores, 
lemore claviformi, nigricantes e{ micanti-squamulati, coxa, patella ad 
apicem, tibia ad apicem et subtus, metatarso subtus tarsoque furvis, 
libia aculeis longis sat validis 3-3, metatarso aculeis longis gracilio- 
ribus 2-2 subtus armatis. Reliqui pedes pallide lutei, subpellucentes, 
tibia metatarsoque 4 paris apice minute fuscis. Pedes 2! paris aculeis 
ut in pedibus 4! paris ordinatis, armati. Pedes quatuor postiei minute 
el parcissime aculeati, fere mutici. Pedes-maxillares breves et parum 
robusti, lemore patellaque nigris et micanti-squamulatis, reliquis arti- 
culis luteis et albo-hirsutis: tibia patella circiter aequilonga, apophysi 
apicali simpliei et acuta armata ; tarso tibia vix latiore sed multo lon- 
giore; bulbo longo simplici. 

Species inter Cosmophasidem et Cyllobelum. 

CYLLOBELUS SEMIGLAUCUS E. Simon, Ann. Soc. ent. Belg., XLV. 1901. 
p.151. 


Études arachnologiques. 733 


Espèce largement distribuée, car je l'ai trouvée à Ceylan et aux Phi- 
lippines. 

MENEMERUS BRACHYGNATHUS (Thorell, 

Tapinattus id. Thorell, Ann, Mus. civ. Gen., XXV, 1887, p. 36%, 

Indiqué de Pinang, de Sumatra et de Birmanie. 

RHENE RUBRIGERA (Thorell). 

Homolattus rubriger Thorell, Ann. Mus. civ. Gen., XXV, 1887, 

p. 347 (G). 
H. analis Thorell, id., p. 390 (4). 

Découvert en Birmanie. 

THYENE IMPERIALIS (W. Rossi. 

L'une des espèces les plus largement distribuées dans la région mé- 
diterrânéenne, l'Afrique orientale, l'Arabie, l'Inde, lindo-Chine, la Ma- 
laisie et les Philippines. 

PLEXIPPUS CULICIVORUS (Doleschall). 

Très répandu en Malaisie. 

EVARCHA BICORONATA (E. Simon), 

Pseudamycus bicoronatus E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 4901, p. 64, 


Espèce décrite de Hong-Kong. 


Evarcha hetesropogon, Sp. nov. — long. 6-7 mill. — Cepha- 
lothorax fusco-castaneus, parte cephalica nigra, saltem utrinque cine- 
reo-albido-pilosa, thoracica antice late dilutiore et rufescente, areu la 
tissimo lineaque marginali albido-pilosis notata. Pili oculorum breves, 
rubri, sub oculis mediis et intus albi. Clypeus pilis albis crassis et 
lanceolatis munitus. Abdomen sat angustum postice attenualum, 
atrum, supra fulvo-rufulo-pubescens, vitta marginal et antice vita 
longitudinali, vittam rufulam includente, sordide albido-pilosis, pos- 
tice punctis quatuor niveis, ornatum, subtus parce pilosum et subli- 
neatum, Chelae validae, convexae, leviter divaricalae, antice atro-0pa- 
ceae et rugosae, ad basin et intus setis albis claviformibus, longe pe- 
diculatis, conspersae, subtus fusco-rufulae, marginibus sulei longis, 
superiore ad angulum prominulo, ungue valide et longo. Partes oris 
sternumque nigra vel castanea, laminae extus rotundae, nec angulosae 
nec dentatae. Pedes antici reliquis robustiores, nigricantes, femore ad 
apicem, patella, tibia melatarsoque ad apicem subtus densius nigro- 
hirsutis, metatarso ad basin tarsoque pallide luteis et albo-pilosis, 


734 E. SIMox. 


tibia aculeis inferioribus validis 3-3 aculeisque lateralibus interioribus 
binis, metatarso aculeis inferioribus validis et longis 2-2 instructis. 
Pedes postici fusei vel nigricantes, femoribus subtus tibiisque in medio 
dilutioribus et subannulatis, metatarsis tarsisque pallide luteis, meta- 
tarso 4i paris in medio atque ad apicem fusco-annulato. Pedes-maxil- 
lares robusti, nigricantes, nigro-hirsuti; tibia patella breviore et sal- 
tem haud longiore quam latiore, apophysi apicali, articulo haud bre- 
viore, antice directa et sursum curvata, subtus fasciculo setarum 
nigrarum munita, extus instructa; tarso teretiusculo, tibia vix latiore; 
bulbo parvo rufulo, breviter ovato, sed stylo nigro valido et longo 
recto et antice directo, munito. 

Ab E. albaria L. Koch et bicoronata E. Sim. praesertim differt cly- 
peo chelisque pilis albis claviformibus et pediculatis ornatis, apophysi 
tibiali longa, aeuta et simplici, tarso pedum-maxillarium angustiore, 
bulbo minore, ovato, stylo apicali longo et recto munito, chelarum 
marginibus longioribus et dentibus remotioribus. 


VICIRIA TEREBRIFERA Thorell, Ann. Mus. civ. Gen., 2* ser., X, 1890, 
p. 168. — id. St. Rag. Mal. etc., IV, I], 1892, p. 397. 


V. signata E. Simon, Ann. Soc. ent. Belg., XLIT, 1899, p. 118. 


L'une des espèces les plus répandues du genre, connue de Java, de 
Sumatra, de Birmanie (Tenasserim). 

V. TEREBRIFERA, Nigrina, subsp. nova. — A typo differt sterno 
pedibusque Li paris, metatarsis tarsisque exceplis, nigris. 


Viciria caprina, sp. nov. — © long. 7 mill. — Cephalothorax 
niger parte cephalica sericeo-squamulata, macula frontali et utrinque, 
inter oculos, macula laterali niveo-squamulatis, ornata, parte thoracica 
fusco-olivacea, vitta transversa, in medio ampliata, vittaque submar- 
ginali dilutioribus et niveo-squamulatis notata. Pili oculorum medio- 
rum albi, lateralium coccinei. Clypeus oculis mediis vix angustior 
utrinque glaber sed macula media niveo-squamulata ornatus. Abdomen 
angustum, supra fulvum, crebre albido-flavo-squamulatum,  vittà 
media lata et integra fere glabra, fusca et nigricanti-marginata , orna- 
tum, subtus subglabrum, nigricans, utrinque fulvo-variegatum et cla- 
thratum. Chelae longae, fere parallelae, antice deplanatae, extus, 
prope apicem tenuiter carinatae, nigricantes, opacae et leviter rugosae, 
ungue longo, rufulo, supra minutissime serrulalo. Sternum luteo- 
testaceum. Partes oris fuscae, apice dilutiores. Pedes fulvo-testacei ; 
pedes Ai paris coxa utrinque fusca, femore nigro supra leviter dilu- 


Études arachnologiques. 135 


liore, patella fusco-castanea, tibia metatarsoque apice fusco-annulatis, 
haud fimbriatis ; pedes 2! paris femore utrinque tibiaque ad apicem in- 
fuscatis ; pedes postici concolores ; aculeis ordinariis sed metatarsis an- 
licis aculeis inferioribus sat brevibus 2-2, basali interiore reliquis 
crassiore fere dentiformi et aculeis lateralibus binis parvis instructis. 
Pedes-maxillares graciles et sat longi, omnino pallide flavidi et al- 
bo-pilosi; femore supra aculeis nigris brevibus trinis uniseriatis ; tibia 
patella breviore, sed longiore quam latiore, apophysi apicali fulva, 
gracili, acuta et curvata munita; tarso parvo, tibia haud latiore; bulbo 
parvo, pallide rufulo, ad basin oblique truncato, ad apicem longe acu- 
minato et stylo apicali nigro gracili munito. 

A V. terebrifera Thorell chelis longioribus et extus carinatis, clvpeo 
multo latiore, tantum in medio albo-squamulato, aculeis metatarsorum 
anticorum multo brevioribus et basali interiore validiore, pedibus 
maxillaribus multo gracilioribus et omnino albidis, tegumentis squa- 
mulatis, ete., abunde differt. 


HARMOCHIRUS MALACCENSIS E. Simon, Bull. Soc. zool. Fr., X, 1885, 
p. 441. — id. Thorell, K. Sv. vet. Akad. Handl. XX V, 2, 1894, p. 4014. 


H. nervosus Thorell, Ann. Mus. civ. Gen., 2* ser., X, 1890, p. 68. 


Découvert dans la presqu'ile de Malacca; indiqué depuis de Pinang, 
de Sumatra, des Iles Nicobars : je l'ai reçu de Java et je lai trouvé à 
Ceylan. 


Nora. L'espèce suivante a été découverte aux environs de Saigon. 


irura mandarina, Sp. nov. — © (pullus) long. 4 mill. — Cepha- 
lothorax fusco-piceus prope oculos niger, valde coriaceo-rugosus, squa- 
mulis aureis vestitus. Pili oculorum et clypei sordide lutei. Abdomen 
ovatum, nigricanti-testaceum, supra squamulis aureis crebre vesti- 
tum, prope medium arcu transverso lato, dein arcu minore inter- 
rupto nigricantibus notatum, subtus vitta media lata, vix dilutiore, 
simpliciter cinereo-pilosa, notatum. Chelae breves et latae, antice ni- 
grae, valde inaequales et rugatae, prope marginem interiorem 
longe fulvo-pilosae, margine inferiore sulci carinula emarginata bi- 
dentata armato. Partes oris sternumque nigra. Pedes 4: paris robus- 
tissimi, nigricantes, nitido-squamulati et hirsuti, patella supra depla- 
nata, tibia patella vix longiore, subtus crebre pilosa, extus aculeis 
longis trinis, intus aculeis similibus binis, 1° longiore, armata, meta- 


736 E. SIMOx. — Études arachnologiques. 


tarso brevissimo, aculeis validis et longis 2-2 munito. Pedes reliqui 
lutei, femore 2 paris nigricanti, femore 4 paris apice late infuscato, 
tibia 2 paris aculeis binis uniseriatis, metatarso aculeo unico longo 
submedio subtus armatis. — Saigon! 


DIAGNOSES DE LYCIDES 
NOUVEAUX OU PEU CONNUS 
8° partie (!). 


ar J. BOURGEOIS. 


1. Lycus (Acantholycus) constrictus Fähr. var. conjuncetus 
var. nov. — Ab exemplaribus normaliter coloratis elytrorum nigredine 
apicali in plagam unicam, communem, trientem apicalem occupantem 
el antice fere recte truncatam, confluente. 

Natal : Malvern, G. — Coll. du Musée de l'Université d'Oxford. 

2. Lycus (Lophoïyeus) amaenus Sp. nov. — Parum elon- 
gatus, subparallelus, apicem versus paululum dilatatus, supra fere 
planatus, dense pubescens, subopacus. niger, thorace elytrisque ochra- 
ceis, his disco plus minusve, illo macula transversa ad basim (humeros 
haud  attingente) trienteque apicali nigris; prothorace transverso, 
subtrapeziformi, basi longitudine latiorè, antice  subtriangulariter 
lobato, lateribus late marginato-reflexis, rugoso-punctatis, medio pau- 
lum coarctatis, basi leviler bisinuata, angulis anticis rotundatis, 
posticis subacutis, ertus leviter productis: scutello suboblongo, longi- 
tudinaliter canaliculato: elytris basi thorace vix latioribus, à qua- 
drante anteriori inde usque ultra medium paululum arcuatim dilatatis, 
dein apicem versus similiter attenuatis, angulo suturali rotundato, con- 
fertim ruguloso-punctatis, 4-costatis, tertia costa minus elevata, antice 
posticeque abbreviata, quarta ad humerum subcristata, nigredine api- 
cali antice fere recte truncata: corpore subtus nitidiore, abdominis late- 
ribus late ochraceis. 

G. Abdominis segmentis S-conspicuis, penultimo postice medio parum 
emarginato, ultimo triangulariter elongato, bivalvato. 

®. Abdominis segmentis tantum 7-conspicuis, ullimo subtriangulari. 

Elytris in utroque sexu similibus. 

Long. 11-1% mill.; lat. max. 5-7 mill. 


(1) Voir 1'° partie, Annales 1877, p. 363; 2° partie, Anaales 1878, p. 165; 
3° partie, Annales 1882, p. 141; 4° partie, Annales 1884, p. 63 et pl. 4, 
fig. 1-5; 5° partie, Annales 1885, p. 71; 6° partie, Annales 1889, p. 225; 7° par- 
lie, Annales 1899, p. 658. 


738 J. BOURGEO!S. 


Mashonaland : Salisbury (Barker), G, 9. — Coll. du Musée de l'Uni- 
versité d'Oxford ; la mienne. — Aussi au Congo (ma collection) 


Cette jolie petite espèce est voisine de L. zonatus Fâbr.; elle s’en 
distingue facilement par la forme plus parallèle, à peine élargie vers 
Pextrémité, par l'aspect plus mat, la pubescence plus dense, la ponc- 
tuation des élytres beaucoup plus fine et moins rugueuse, les côtes 
inoins saillantes, la coloration noire basilaire réduite à une tache 
transversale n’occupant que la région médiane et ne s'étendant pas sur 
la crête humérale, par la moindre élévation de cette dernière, ete. 

Dans mon exemplaire du Congo (@), la coloration noire scutellaire 
tend à disparaître et celle de l'extrémité est coupée un peu oblique- 
ment sur chaque élytre. 

3. Lycus (in sp.) Marshalli Sp. nov. — ©. Elongato-obror- 
datus, Subplanatus, [ere glaber, ochraceus, thoracis disco, elytrorum 
regione scutellari trienteque apicali nigris, nigredine elytrorum antice 
medio communiter sat profonde emarginato; capite nitidiusculo, ni- 
gro, rostro Subcylindrico, medio paululum coarctato, ad basim rufes- 
cente; palpis antennisque nigris, his cum articulis 2-3 plus minusve 
rufescentibus, articulo tertio tribus sequentibus simul sumptis aequali ; 
prothorace nitidiusculo, subtransverso, latitudine basali paulo bre- 
viore, apicem versus haud vel vir angustato, antice sub-rotundato, 
postice recte truncato, lateribus late marginatis, modice reflexis, sub- 
laevibus, medio vix coarctatis, disco in medio transversaliter impresso, 
longitudinaliter obsolete canaliculato, angulis anticis rotundatis, pos- 
licis extus paululum productis; scutello elongato-quadrato, pone me- 
dium longitudinaliter sulcato; elytris vix nitidis, basi prothorace 
paulo angustioribus, dein sat abruptle rotundatim dilatatis, pone 
humeros valde gibboso-inflatis ibique spina longa, concolore, subrecta 
ornatis, postice singulatim arcuato-attenuatis, lateraliter reflexo-mar- 
ginatis, 4-costatis, costis (praesertim duabus primis) sat elevatis ; cor- 
pore subtus nitidiore, nigro, pectore interdum, trochanteribus, femori- 
bus sumonma basi abdomineque ad latera plus minusve rufescentibus, 
segmentis ventralibus 8S-conspicuis, penultimo postice haud emarginato, 
ultimo angusto, triangulariter elongato. 

© Hucusque invisa. 

Long. 40-14 mill. ; lat. hum. 2-3 mill.; lat. max. 6-9 mill. 

Natal (G.-A.-K. Marshall), G. — Coll. du Musée de l’Université d'Ox- 
ford. 


Celte intéressante espèce est très voisine de L. prodigiosus Bourg. 


Diagnoses de Lycides nouveaux. 739 


(Ann. Soc. ent. Fr., 4899, p. 660); elle s’en distingue surtout par la forme 
un peu plus allongée, par le prothorax subtransverse, par l’épine hu- 
mérale moins longue, concolore, non verticalement redressée ni con- 
tournée, mais obliquement dirigée en arrière et presque droite, par les 
quatre côtes élytrales bien visibles et par la coloration noire postérieure 
recouvrant le tiers apical et ne remontant ni le long du bord marginal 
ni le long de la suture. 


Dédiée à M. G.-A.-K. Marshall qui la découverte. 
4, Lycus (in. sp.) inornatus Bourg., var. scapularis var. 


nov, — Huineris nigro-maculatis, nigredine humerali cum apicali 
longe costam submarginalem confluente. 


Natal (G.-A.-K. Marshall}, GS. — Coll. du Musée de l'Université d'Ox- 
lord. 
d. Lycus (Chlamydolycus) Distanti Bourg. — Marem hujus 


speciei solum adhuc noveram. Femina differt elytris lateraliter minus 
ampliatis (inde ut potius elongata quam obcordata appareant), crista 
humerali paulo minus elevata abdominisque segmento ultimo (7°) ogivali, 
integro, omnino rufo. Coeterum ut in mare. 

Variat pronoto immaculato. 

Natal : Malvern, G 9. — Coll. du Musée de l'Université d'Oxford; la 
mienne. 

Quand les bords latéraux du corselet se relèvent, celui-ci paraît moins 
large, plus atténué en avant; quand, au contraire, ils sont peu incli- 
nés sur le disque, le prothorax affecte une forme plus transversale, à 
côtés subparallèles. C’est le cas de l’exemplaire sur lequel j'ai décrit 
cette espèce (2n Distant À Naturalist in the Transvaal, 1892, p. 196, 
pl. I, fig. 3). Ceux du Musée d'Oxford et de ma collection présentent, 
au contraire, la disposition inverse. 


6. Lyceus (Chlamydoiycus) Poultoni Sp. nov. — Jnter L. 
elevatum Guér,-Ménev. et L. Distanti Bourg. collocandus. Ab illo, 
praeter peculiarem formam feminae, statura majore, prothorace sub- 
trapeziformi potius quam semilunato, elytris magis ampliatis cum ex- 
pansione laterali latiore, ab hoc vero prothorace transversiori, elytro- 
run punclaturæ magis aspera, trochanteribus femoribusque omnino 
nigris praecipue discedit. 

d. Breviler subcordatus, fere orbicularis, vix nitidus, supra ochra- 
ceus, thoracis disco plaga lriangulari apicem vix attingente, elytris 


740 J. BOURGEOIS. 


regione scutellari, macula magna laterali trienteque apicali nigris: 
subtus niger, nilidior, abdomine omnino ochraceo ; rostro ut in L. ELE- 
vATO ; prothorace transverso, basi longitudine fere duplo latiore, apicem 
versus altenuato, antice subrecte truncato, lateribus subrectis, paulu- 
hum coarctatis, disco medio longitudinaliter subsulcato, angulis posticis 
extus paululum productis, retusis: elytris in dimidio anteriori in 
expansionem magnam, late nigro-maculatam, supra concavatam et valde 
refleram, infra autem conveæam et declivem singulatim rotundato- 
ampliatis, dein ad apicem rotundato-attenuatis, crebre et fortiter punc- 
tato-reticulatis, costis 2 parum elevatis instructis ; abdominis segmento 
penuitimo postice in medio vit sinuato, ultimo (8°) triangulari, bival- 
vato, infuscalo; coxis pedibusque omnino nigris. 

Long. 21 mill.; lat. thor. 5 1/2 mill. ; lat. max. elytr. 49 mill. 

®. A mare differt expansione elytrorum minus ampla, immaculata 
(saltem in hoc ecemplari), abdomine medio nigro, segmento ultimo (7°) 
semilunato, apice leviter inciso, omnino nigro. 

Long. 17 mill.; lat. thor. 4 mill. ; lat. max. elytr. 12 mill. 

Natal : Malvern, &, ©. — Coll. du Musée de l’Université d'Oxford. 

Très voisin de L. elevatus Guér.-Mén., mais bien distinct par la taille 
plus grande, la forme plus large et plus arrondie, le prothorax en 
trapèze plutôt qu’en demi-cerele et surtout par la forme des élytres 
chez la ©. Dans L. elevatus © ceux-ci sont subparallèles et ne présentent 
plus trace de l’expansion latérale qui donnent aux élytres du G une 
forme si particulière, tandis que chez la © de notre espèce, cette 
expansion persiste, bien qu’à un degré un peu moindre que chez le G. 
Ee caractère lui est commun avec L. Distanti Bourg., comme on peut 
le voir par la description de la © de ce dernier que nous donnons plus 
haut; mais le pronotum plus transversal, la ponetuation des élytres 
plus forte, leurs côtes moins saillantes, les trochanters et les pattes 
entièrement noirs, etc., suffisent à distinguer facilement L. Poultoni de 
L. Distanti. 

Cette espèce, avec d’autres faisant partie de la collection du Musée 
de l’Université d'Oxford, m'a été communiquée par M. le professeur 
E.-B. Poulton, bien connu par ses savants travaux sur le mimétisme 
des insectes. Je me fais un plaisir de la lui dédier. 


7. Lycus (Merolycus) dentipes Dalm., var. Mlavoscapularis 
var. nOV. — Humeris concoloribus, elytrorum nigredine basali ad ma- 
culam unicam, scutellarem, plus minusve distinctam, recidente. 

Mashonaland : Salisbury (G.-A.-K. Marshall), G, 9. — Coll. du 
Musée de l'Université d'Oxford; la mienne. 


Diagnoses de Lycides nouveaux. 741 


Les exemplaires appartenant à cette variété ressemblent à L. ros- 
tratus L.; mais la ponctuation de leurs élytres, beaucoup plus fine 
et plus serrée, les distinguent à première vue de cette dernière espèce. 
C'est à cette variété qu'il faut rapporter le L. rostratus cité par 
MM. Poulton et Marshall dans leur beau travail sur le Mimétisme des 
Insectes dans l'Afrique australe (Trans. ent. Soc. London, 1902, pp. 
340, 344, 380, 517 et pl. XVIII, fig. 4 et 2). 


8. LyQcus (Merolycus) podagrieus Sp. nov. — . Elon- 
gato-obcordatus, nilidiusculus, glaber, niger, thorace elytrisque flavo- 
ochraceis, illo disco plus minusve, his regione scutellari trienteque 
apicali nigris, nigredine antice utrinque paulum oblique truncata; 
rostro elongato, sat tenui, subcylindrico, utrinque subcompresso ; an- 
tennaruim articulo tertio duobus sequentibus simul sumptis [ere lon- 
giore; prothorace vix transrerso, basi longitudine fere aequali, api- 
cem versus sat attenuato, postice subrecte truncato, lateribus reflero- 
marginatis, sat laxe punctato-rugosis, medio paulum coarctatis, disco 
longitudinaliter sub-canaliculato, ad basim et ad apicem breviter cari- 
nulato, angulis anticis rotundatis, posticis extrorsum sat productis, 
apice subacutis ; scutello oblongo-quadrato, apice subemarginato, longi- 
tudinaliter haud canaliculato; elytris basi thorace haud latioribus, a 
triente anteriori inde vero usque ad medium sat abrupte rotundatim 
dilatatis, dein apicem versus sensim arcuatim attenualis, 4-costatis, 
costis duabus prünmis aequaliter elevatis, tertia multo humiliori, utrin- 
que abbreviata, saepius obsoleta, quarta ad humerum in cristam dila- 
tata (crista elongata, tumida, inclinata, ad marginem rotundata) ; 
femoribus anticis et intermediis simplicibus, posticis incrassatis, ante 
apicem dente aculo sublus armatis, trochanteribus ejusdem paris postice 
valde dentato-productis tibiisque ad basim denticulatis :; abdomine late 
flavo-marginato, segmento ventrali penultimo (7°) postice subarcuatim 
emarginato, ultimo (8°) elongato-triangulari, bivalvato. 
©. À mare differt elytris paulo minus ampliatis, crista humerali 


®. 
minus dilatata, trochanteribus posticis haud dentato-productis, femori- 
bus tibiisque simplicibus ; abdominis segmento ventrali ultimo (7°) trans- 
versaliter subquadrato, postice fere recte truncalo. 

Long. 43-418 mill.; lat. hum. 3-4 mill.; lat. max. 8-10 mill. 

Mashonaland : Salisbury, juin 1891, in cop. (G.-A.-K. Marshall); 
Voi River, Teita (Last). — Coll, du Musée de l'Université d'Oxford; la 
mienne. 


Cette espèce est voisine de L. Bourieri Bourg. (Ann. Soc. ent. Fr., 


749 J BourGEos. 


1901, p. 44); elle en diffère par les éfytres un peu plus élargis vers 
le milieu, par la tête, la base des antennes et les pattes entièrement 
noires, par le prothorax moins transversal et surtout par la eonforma- 
tion des cuisses postérieures chez le G, qui ne présentent chez podagri- 
cus qu'une seule dent impaire, située en dessous et avant le sommet, 
tandis que chez Bouvieri elles sont armées de deux dents apicales 
placées lune à droite et l’autre à gauche de la cavité cotyloïde. Dans 
chacune de ces deux espèces, les trochanters postérieurs sont forte- 
ment prolongés en arrière chez le G. 

9. Lycus (Haploiyeus) agrestis Sp. nov. — Elongato-ellipti- 
cus, lateraliter sat dilatatus, dense et brevissime pubescens, fere opa- 
cus, niger, thoracis lateribus elytrisque fluvo-ochraceis, his macula 
scutellari oblonga et plus quam triente apicali nigris, nigredine antice 
{ere recte truncata: rostro parum elongato, sat crasso, apicem versus 
sensüm attenuato; prothorace trapeziformi, latitudine basali breviore, 
apice subangulato-lobato, antrorsum sat angustato, lateribus subro- 
tundatis, late marginatis, parum reflexis, pone medium leviter coarc- 
tatis (inde ut anguli postici subprominuli appareant): elytris pone 
humeros usque ad medium arcuatim dilatatis, dein apicem versus 
simililer attenuatis, 4-costatis, costa secunda prima elevatiori, tertia 
et quarta humilioribus, illa utrinque abbreviata, hac ad humerum sat 
valde incrassata, intervallis rugose reticulato-punctatis, intervallo cos- 
tarum 3-4 costulam obsoletam praebente; corpore subtus paulo niti- 
diore, abdomine flavo-marginato, segmentis ultimis omnino nigris. 

G. Abdomine segmento penullimo postice medio arcuatin emarqi- 
nato, ultimo elongato-triangularr, bivalvato. 

©. Hucusque invisa. 

Long. 19-20 mil. ; lat. hum. 5-6 mill.; lat. max. 9-44 mill. 


Colonie du Cap : Uitenhague (Rev. O’Neil). — Coll, du Musée de 
l'Université d'Oxford. — Aussi en Cafrerie {ma collection). 


Cette espèce est voisine de L. Dalmani Bourg. (Ann. Soc. ent. Fr., 
1889, p. 228), mais s’en distingue par sa forme plus large, plus robuste, 
par son rostre plus épais et plus court, par son prothorax plus trans- 
versal, par ses côtes élytrales plus saillantes, séparées par des inter- 
valles plus grossièrement réticulés-ponctués et par la tache noire de la 
région scutellaire. 


10. Lycus (Haplolycus) congener Gerslacker, var. scutella- 
ris var. nov. — Elytris regione scutellari nigrescentibus. 


Natal: Malvern, 2 &. — Coll. du Musée de l'Université d'Oxford. 


Diagnoses de Lycides nouveaux. 743 


11. Lycus (Haplolycus) conformis sp. nov. — Modice elon- 
gatus, sat latus, ad apicem sensim paululum dilatatus, supra  sub- 
planatus, niger, prothorace elytrisque ochraceis, illo disco, his fere di- 
midio posteriori nigris; prothorace latitudine basali paulo breviore, 
apicem versus sat angustato, lobo apicali acuminato, lateribus sub- 
rectis, medio parum coarctalis, angulis posticis subdivaricatis, apice 
retusis, disco fossula elongata, bilanceolata, sat profunda, antice in ca- 
rinulam evadente exaralo, nigredine discum fere totum occupante, sae- 
pius longe basim usque ad angulos posticos angustissime extensa, limbo 
anteriori carinulaque apicali tantum ochraceis ; scutello subquadrato, 
medio longitudinaliter sulcalo, nigro, regione ambiente nigrescente; 
elytris basi thorace paulo latioribus, pone humeros fere usque ad apicem 
sensim subrecte paululum dilatatis, postice rotundatis, ad angulum su- 
turalem singulatim retusis, pube brevi sat dense vestitis, 4-costatis, 
costa Secunda prima haud elevatliori, tertia [ere obsoleta, quarta in 
quadrante anteriori incrassata, interstitiis sat fortiter rugoso-puncla- 
lis; corpore subtus nitidiusculo,nigro, abdomine lateribus rufescentibus. 

o. Antennis fortius serratis, articulis 4-9 ad angulum apicalem dis- 
tincte dentato-productis ; abdomine Seymento penultimo (T°) postice sub- 
arcuatim emarginato, ultimo (8°) elongato-triangulari, bivalvato. 

©. Antennis paulo brevioribus, vix serratis; abdomine ultimo (7°) 
ogivali. 

Long. 44-16 mill. ; lat. hum. 4 mill.; lat. max. 6 mill. 


Natal : Malvern (Barker), &G, $. — Coll. du Musée de l’Université 
d'Oxford. 


Espèce très voisine de L. congensr Gerst., mais distincte par la forme 
relativement un peu plus large, moins atténuée postérieurement, par 
le prothorax moins transversal, plus rétréci en avant, creusé d’une 
fossette longitudinale assez large (chez congener, le prothorax est étroi- 
tement canaliculé), par les 1e et 2 côtes des élytres subégales (chez 
congener, la 1'e côte est sensiblement plus saillante que la 2°) et par les 
intervalles intercostaux plus fortement ponctués-rugueux. 

Dans les trois exemplaires que j'ai sous les yeux, le disque du pro- 
notum est entièrement noir, à l'exception d’un étroit liséré au bord 
antérieur et de la carénule apicale qui sont jaunes ; la coloration noire 
se prolonge même très étroitement, le long du rebord basilaire, jusque 
vers les angles postérieurs. Sur les élytres, la coloration noire posté- 
rieure est sinueusement limitée antérieurement et fait une légère saillie 
en avant, à peu près au niveau de la 3° côte; dans les 3° et 4e inter- 
valles, on aperçoit parfois les vestiges d’une costule intermédiaire. 


744 J. BourGEoïSs. 


12. Cladophorus natalensis Sp. nov. — Elcngatus, paral- 
lelus, subplanalus, brevissime sericeo-pubescens, opacus, niger, thorace 
elytrisque flavo-ochraceis, illo disco plus minusve, his a triente altero 
inde nigris; prothorace subquadrato, antice subrotundato, lateribus 
medio paululum coarctatis, angulis anticis subrotundatis, posticis sub- 
reclis, extrorsum haud productis, disco a carinulis elevalis in areolas 
seplem diviso, carinulis lateralibus transversis minus elevatis ; scutello 
subquadrato, postice arcuatim emarginato; elytris thorace paulo la- 
tioribus, 4-costatis, intervallis a costula longitudinali clathrisque trans- 
versis biseriatim areolalis, areolis suboblongis. 

d. Antennis a tertio articulo inde flabellatis. 

©. Antennis profunde serratis. 

Long. 7-9 mill.; lat. 2-3 mill. 

Natal : Malvern (Barker), G, $. — Coll. du Musée de l’Université 
d'Oxford. 

Distinct, parmi ses congénères, par son prothorax subearré, à angles 
postérieurs non divergents, et par la coloration noire des élytres occu- 
pant les deux tiers postérieurs. De C. dondonensis Har., dont il se rap- 
proche beaucoup, il diffère en outre par la base des antennes concolore 
et par la forme plus oblongue des aréoles élvtrales. 


13. Ciladophorus taeniatus Sp. nov. — Vaide elongatus, 
ater, nitidiusculus, prothorace antice et lateraliter rufo-marginato, 
elongato-subconico, longitudine basi aequali, apice rotundato-lobato, 
lateribus in medio paulum coarctatis, angulis anticis rotundatis, posticis 
sat productis, subacutis, disco a triente anteriori inde areola profunda, 
bilanceolata, longitudinaliter exarato, antice 3-carinato, carinulis 
externis parum elevatis; scutello quadrato, medio impresso, apice emar- 
ginato; elytris basi thorace paulo latioribus, parallelis, apice conjunc- 
lim rotundatis, costis 4 elevatis instructis, intervallis costarum « cos- 
tula longitudinali clathrisque transrersis biseriatim quadrato-areo- 
latis. 

3. Antennis flabellatis, articulis 3-10 compressis, sat latis, angulo 
apicali interno in ramulum longe producto ; abdominis Ssegmento penul- 
timo (7°) medio profunde triangulariter inciso. 

©. Antennis profunde serratis: abdominis segmento ullimo semilu- 
nato. 

Long. 9 mill. 


Madagascar : Diego-Suarez (Ch. Alluaud). — Coll. Alluaud. 


Espèce remarquable par son prothorax allongé, rétréci en avant, 


Diagnoses de Lycides nouveaux. 74) 


subtriangulaire, avec les angles postérieurs assez saillants en dehors, 
ce qui la distingue de C. Dohrni Fairm., auquel elle ressemble d'ail- 
leurs beaucoup. Les côtes principales des élytres sont très saillantes et 
les intermédiaires beaucoup moins; comme chez C. Dohrni, les aréoles 
intercostales sont plus allongées dans la partie basilaire. 


1%. Cautires angulatus Klug, Zns. Madag., 1833, p. 156, pl 3, 
fig.  (Dictyoptera), ©; Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1868, p. 225 
(Caenia), $. — grandipennis Fairm., Comptes Rend. Soc. ent. Belg., 
1889, p. var (Cautires). 

Elongatus, subparallelus, niger, sat opacus ; prothorace antice et la- 
teraliter late rubro, basi elytris paulo latiore, lobo apicali valde ançqu- 
latim producto et utrinque profunde sinuato, lateribus ipsis prafunde 
sinuatis, angulis anticis bene distinctis, posticis e.ctus productis, disco 
areola oblonga, bilanceolata, Saepius obsoleta et vage limilata, antice 
in carinulun rubram evadente longitudinalitér eæarato; elytris cos- 
tis 4 elevatlis instructis, intervallis costarum a costula longitudinali 
clathrisque transversis biseriatim quadrato-areolatis. 

G. Antennis flabellatis, articulis 3-10 elongatis, parallelis, ramuluwm 
compressum a basi singulatim emittentibus ; abdominis SegmentoT® (pen- 
ultimo) medio profundissima incisura bipartito. 

®. Antennis profunde serratis, articulis latis, angulo interno longe 
productis ; abdominis segmento 7° (ullimo) ogivacr. 

Long. 14-1% mil. 


Madagascar. — Coll. du Musée zoologique de Berlin (9, tvpe!); du 
Muséum de Paris (G, ©); la mienne (9). 


Le type de l'espèce estune © et se trouveau Musée zoologique de Be:- 
lin, d’où il m'a été communiqué autrefois par le regretté baron de Ha- 
rold. Jen ai vu, depuis, plusieurs & dans la collection du Muséum de 
Paris. L'espèce est facilement reconnaissable à son prothorax fortement 
anguleux antérieurement et profondément bisinué ensuite de chaque 
côté, d'où résultent des angles antérieurs bien marqués et des angles 
postérieurs saillants. L’aréole médiane du pronotum est sujette à va- 
rier : tantôt plus ou moins superficielle et vaguement limitée, elle est 
quelquefois profonde et entourée d’un rebord saillant. La bordure 
rouge-vermillion qui-entoure ce segment en avant et sur les côtés con- 
serve généralement une largeur égale dans toute son étendue, mais 
peut aussi se réduire parfois, au-devant des angles postérieurs, à un 
mince liséré. 


15. Cautires obtusatus Sp. nov. — Elongalus, subparalle- 
Ann. Soc. Ent. Fr., LXx1 [1902]. 48 


746 J. BOURGEOIS. 


lus, alter, sat opacus: prothorace antice et lateraliter late rubro, basi 
elytris haud latiore, apice rotundato, lateribus curvatis, haud sinua- 
tis, angulis posticis retusis, haud productis, angulis anticis nullis, disco 
areola oblonga, bilanceolata, sat profunda et bene limitata, antice in 
carinulam rubramevadente, longitudinaliter exarato; scutello subqua- 
drato, postice emarginato : elytris costis 4 elevatis instructis, interval- 
lis a costula longitudinali clathrisque transversis biserialim  qua- 
drato-areolatis. 

3 Antennis flabellatis, articulis 3-10 elongatis, parallelis, ramulum 
compressum « basi singulatim emittentibus; abdominis segmento 7° 
(penultimo) medio triangulariter exciso. 

@. Antennis profunde serratis, articulis latis, anqgulo interno pro- 
ductis; abdominis segmento 7° (ultimo) ogivali. 

Long. 10-14 mill. 

Madagascar : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud): baie d’Antongil (A. Moc- 
querys); Nossi-Bé (Cloué). -- Coll. du Muséum de Paris; Ch. Alluaud ; 
la mienne. 

Cette espèce ne diffère de la précédente que par la forme subogivale 
du prothorax qui, au lieu d’être anguleusement lobé antérieurement, 
est subarrondi avec les côtés un peu arqués en dehors et non sinués, 
les angles postérieurs émoussés et nullement saillants, les angles an- 
térieurs nuls. En outre, l’avant-dernier segment ventral du & est seu- 
lement subtriangulairement échancré à son bord postérieur. La bor- 
dure rouge du prothorax est à peu près d’égale largeur sur tout son 
pourtour ; quelquefois on voit une petite tache rouge transversale sur 
le rebord basilaire, en avant de l’écusson. 


16. Cautires Fairmairei Sp. nov. — Parum elongatus, sub- 
parallelus, niger, opacus, prothorace antice et lateraliter rubro, tra- 
peziformi,latitudine basali breviore, apicem versus sat attenuato ibique 
subrotundato, lateribus subrectis, angulis posticis subacutis, haud vel 
vit productis, angulis anticis bene distinctis, disco areola oblonga bi- 
lanceolata, antice in carinulam rubram evadente, longitudinaliter exa- 
rato; scutello subquadrato, postice emarginato; elytris costis 4 elevatis 
sal crassis instructis, intervallis a costula longitudinali clathrisque 
transversis biseriatin quadrato-areolatis. 

3. Antennis flabellatis, articulis 4-10 elongatis, parallelis, ramulum 
compressum à basi singulatim emittentibus. 
©. Antennis profunde serratis, articulis latis, angulo interno pro- 
ductis. 

Long. 8-10 mill. 


Diagnoses de Lycides nouveaux. 747 
Madagascar : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud); baie d’Antongil (A. Moc- 
querys). — Coll. du Muséum de Paris; Ch. Alluaud ; la mienne. 


Espèce bien distincte de la précédente par sa forme moins allongée 
et son prothorax en trapèze assez transverse, à côtés subrectilignes, 
avec les angles postérieurs subaigus et les angles antérieurs bien mar- 
qués. 


17. Cautires circumeinetus Sp. Nov. — Parum elongatus, 
niger, opacus, prothorace rubro, postice nigro-maculato (macula nec la- 
tera nec basim attingente, inde ut prothorax omnino rubrolimbatus 
appareat), subquadrato, latitudine basali paulo breviori, antice paulum 
angustato, apice Subrotundato, lateribus rectis, angulis anticis sat bene 
distinclis, posticis subacutis, vir prolongatis, disco postice areola 
oblonga, bilanceolata, longitudinaliter exarato et antice tri-carinato ; 
scutello subquadrato, apice leviter inciso: elytris basi prothorace vix 
latioribus, dein apicem versus paulum sensim dilatatis, costis 4 elevatis 
instructis, intervallis à costula longitudinali clathrisque transversis 
biseriatim quadrato-areolatis. 

d. Antennis flabellatis, articulis 3-10 elongatis, subparallelis, ramu- 
lum compressum a basi singulatim emittentibus ; abdominis segmento 7° 
(penultimo) medio profunde emarginato. 

©. Antennis profunde serratis, articulis latis, angulo interno produc- 
tis; abdominis Segmento 7° (ultimo) ogivuli. 

Long. 10-12 mill. 


Madagascar (ma collection); Nossi-Bé (coll. du Muséum de Paris : 
Cloué). 


Dans cette espèce les élytres sont un peu dilatés vers l'extrémité et 
le prothorax est ceint de rouge sur tout son pourtour, quoique bien 
plus étroitement à la base qu’en avant et sur les côtés. Dans le G de 
Nossi-Bé, les rameaux antennaires se détachent un peu moins net- 
tement que dans celui de ma collection et présentent une disposition 
intermédiaire qui se rapproche de celle des Cladophorus ; mais les au- 
tres caractères sont identiques. 


18. Cautires dolens Sp. nov. — Elongatus, Subparallelus, vix 
nitidiusculus, niger, prothorace in angulis anticis plus minusve late 
rufo-maculato, subquadrato, latitudine basali vir breviore, antice sub- 
rotundato, lateribus paulum sinuatis vel subrectis, anguiis anticis pa- 
rum distinclis, retusis, posticis rectis, extrorsum haud productis, 
disco a triente allero inde areola profunda, bilanceolata, longitudina- 


748 J. BOoURGEONS. 


literexarato, antice tricarinato, basi utrinque subsinuato ; scutello sub- 
quadrato, postice arcuatim emarginato: elytris basi thorace paulo la- 
tioribus, subparallelis, costis 4 elevatis instructis, intervallis a costula 
longitudinali clathrisque transversis biseriatim areolatis, costula sae- 
pius pone medium evanescente. 

<. Antennis flabellatis, articulis 3-10 elongatis, subparallelis, ra- 
mulum compressum a basi singulatim emittentibus. 

©. Antennis serralis, articulis latis, angulo interno productis. 

Long. 6-7 mill. 


Madagascar : baie d’Antongil (A. Mocquerys). — Coll. du Muséum 
d'histoire naturelle de Paris ; Ch. Alluaud ; la mienne. 

Reconnaissable, parmises congénères, à sa petite taille et à son pro- 
thorax ne présentant pas de bordure rousse continue, mais seulement 
une tache plus ou moins étendue dans les angles antérieurs. Les cos- 
tules intermédiaires des intervalles élytraux sont susceptibles de dis- 
paraître dans la moitié postérieure (passage aux Xylobanus). 


19. Xylobanus AlluaudisSp.nov. — Ælongatus, subparallelus, 
opacus, ater, prothorace antice et lateraliter coccineo-marginato, quu- 
drato (G) vel subquadrato (©), latitudine basali paulo breviore, antice 
arcuatim paulum producto, lateribus subparallelis, angulis anticis re- 
tusis, posticis rectis, haud productis, disco « triente altero inde areola 
bilanceolata longitudinaliter exarato, antice tricarinato ; scutello sub- 
quadrato, apice sat profunde emarginato; elytris basi thorace haud 
latioribus, nitidiusculis, costis 4 elevatis instructis, intervallis costa- 
rum à clathris transversis uniseriatim quadrato-areolatis. 

d. Antennis flabellatis, articulis 3-10 elongatis, subparallelis, ramu- 
lum compressum a basi singulatim emittentibus, ramulis breviler hir- 
sutulis ; abdominis segmento penultimo (7°) postice arcuatim emarginato. 

?. Antennis profunde serratis: abdominis segmento ultimo semilu- 
nato. 

Long. 6 42-10 mil. 

Madagascar : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud); baie d’Antongil (A. Moc- 
querys). — Coll. Ch. Alluaud; la mienne. 

Cette espèce présente, avec des antennes conformées comme chez 
les Cautires, des intervalles élytraux à une seule rangée d'aréoles. 
Elle participe donc à la fois des genres Nylobanus et Cautires, ce qui 
prouve que les caractères sur lesquels ces genres ont été établis n’ont 
pas la valeur que M. C.-0. Waterhouse leur avait primitivement ac- 
cordée. 


Diagnoses de Lycides nouveaux. 749 


Je me fais un plaisir de la dédier à mon collègue et ami M. Ch. Al- 
luaud, à qui la faune malgache doit de si nombreuses et de si intéres- 
santes découvertes. 


20. Xylobanus fratellus Sp. nov. — Élongatus, nilidiusculus, 
niger, prothorace antice et lateraliter rufomarginato, subquadrato , 
latitudine basali breviore, antice subrotundato, lateribus sinuatis, 
angulis anticis subrotundatis, posticis acutis, extrorsum paulum pro- 
ductis, disco a triente allero inde areola profunda, bilanceolata, lon- 
gitudinaliter eæarato, antice tricarinato, basi fere recte truncato: 
seutello quadrato, medio impresso, postice emarginato; elytris basi 
thoracis latitudine, subparallelis, costis 4 elevatis instructis, intervallis 
costarum à clathris transversis uniseriatim quadrato-areolatis. 

d. Antennis profunde serratis, articulis 3-10 angulo interno pro- 
ductis, sed haud in ramulun prolongatis; abdominis segmento penul- 
Limo (7°) medio leviler emarginato. 

@ Antennis paulo minus profunde serratis : abdominis segmento ul- 
tümo semilunato. 

Long. 5-5 1/2 null. 

Madagascar : Antanambé, baie d’Antongil (A. Mocquerys). — Coll. 
du Muséum d'histoire naturelle de Paris; Ch. Alluaud ; la mienne. 

Espèce de petite taille, voisine de X. Bourgeoisi Fairm. [Rev. d’en- 
toin., 1901, p. 175 (Cautires)]; elle en diffère notamment par les an- 
tennes du GS nullement flabellées, mais seulement un peu plus forte- 


ment dentées en scie que chez la €. 


22. Conderis Foersteri Sp. nov. — Elongalus, subparallelus, 
opacus, supra brevissime velutino-pubescens, niger : prothorace latitu- 
dine basali mullo breviore, apicem versus valde angustato, fere trian- 
gulari, antice rotundato, lateribus medio valde coarctatis, angulis 
posticis subacutis, paulum extus productis, disco a carinulis 5-areato, 
area dorsali profunda, magna, bilanceolata, antice in carinulanr eva- 
dente, margine, carinulis sicut et macula indelerminata in areolis 
posticis plus minusve rufo-ferrugineis, carinulis transversis retrorsum 
valde curvatis; scutello ad latera plus minusve rufescente ; elytris coc- 
cineo-rufis, 4-costatis, costis aequalibus, prima et tertia apice abbre- 
viatis, intervallis obsolete biseriatim areolato-punctatis : corpore subtus 
nilidiusculo, pubescente. 

d. Hucusque invisus. 


®. Antennis profunde serratis; abdominis segmento ultimo ogivali. 
Long. 15 mill. ; lat. 5-6 mill. 


750 J. BourGrois, — Diagnoses de Lycides nouveau. 


Variat pronoto scutelloque fere omnino nigris. 
Sumatra (Dr Forster); Bornéo; Singapore. 


Cette espèce est très voisine de C. Waterhousei Bourg., de l'Himalaya, 
mais elle en diffère par le prothorax plus court, plus transversal, 
plus atténué en avant, subtriangulaire, avec les côtés plus fortement 
sinués dans leur milieu et les aréoles plus profondes, séparées par des 
carènes plus saillantes. 

Je la dédie à M. le D' B. Fôrster, professeur au Gymnasium de 
Mulhouse (Alsace), qui l’a recueillie dans son voyage à Sumatra. Je la 
possédais déjà de Bornéo et de Singapore. 


23. Lygistopterus (Adocetàa) Barkeri Sp. nov. — Elon- 
gatus, parallelus, supra subplanatus, brevissime pubescens, niger, 
thoracis lateribus elytrisque rufis, his regione scutellari trienteque 
apicali nigris; rostro brevissimo : mandibulis subarcuatis rufis : anten- 
nis dimidio corporis vix longioribus, articulo 1° pyriformi, ? brevi, 
transverso, 3° praecedente fere triplo longiore, sequentibus 3° multo lon- 
gioribus, subcompressis, apice intus haud prolongatis, ullimo elongato, 
subcylindrico, ad apicem extus subemarginato; prothorace basi longi- 
tudine fere aequali, undique marginato, apicem versus paululum an- 
qustato, antice rotundato, medio longitudinaliter sat profunde (praeser- 
tim in medio) canaliculato, ad latera oblique sinuato-costato, disco 
utrinque profunde depresso ; elytris distincte 9-costatis, costis in dorso 
sat elevatis, subaequalibus, ad latera evanescentibus, intervallis costa- 
rum salt angustis, punctatis; corpore subtus nitidiusculo, abdominis 
segmento ultimo subtriangulari, apice inciso (?). 

Long. 19 mill.; lat. # mill. 

Natal : Malvern. (Barker). 

Cette espèce esttrès voisine de L. assiniensis Bourg. (Ann. Soc. ent. 
Fr., 1889, p. 240); elle en diffère notamment par le prothorax un peu 
plus étroit, plus allongé, moins atténué en avant et par les élytres pré- 
sentant, outre une tache seutellaire qui manque chez assiniensis, le 
tiers postérieur au moins de couleur noire. 

Dédiée à M. Barker, qui l’a découverte. 


NIDIFICATION DE QUELQUES MÉGACHILES 
Par R. pu Buyssox. 


Je connais la nidification d’un certain nombre d’espèces de Méga- 
chiles, habitant le centre de la France. Pour toutes elle est analogue, 
que les cellules soient construites dans la terre, ou sous une pierre, ou 
bien à l’intérieur d’une tige de plante, ou encore dans une galerie 
creusée dans du bois tendre. Ce sont des cellules plus ou moins nom- 
breuses placées bout à bout et faites avec des fragments de feuilles. 
Rarement il y a deux séries de cellules côte à côte. L'habileté de Pin- 
secte consiste à tailler dans le limbe des feuilles des morceaux d’une 
forme régulière et convenables pour la confection des cellules : des 
morceaux obovés pour les parois latérales et d’autres beaucoup plus 
petits, en forme de disque, servant à faire les fonds et les séparations 
des cellules. 

Les Mégachiles semblent rechercher les feuilles de certaines plantes 
de préférence à d’autres, pour la confection de leur nid. Cependant 
elles ne se montrent pas toujours exclusives ; et, quand la plante pré- 
férée vient à manquer, elles utilisent fort bien les feuilles qu’elles ont 
à leur portée, non loin de l'emplacement choisi pour construire. De- 
même que les Osmies, elles font ordinairement plusieurs nids, plu- 
sieurs séries de cellules. Chez les espèces dont je vais parler, jai 
toujours remarqué que les derniers œufs pondus donnent naissance à 
des individus de sexe mâle. Cesmellifères butinent principalement sur 
les Carduacées, les Alliacées, les Légumineuses et quelques Com- 
posées. 


1° — [a Megachile centuncularis L. fait son nid dans le sol, où 
elle creuse une galerie peu profonde, le plus souvent simple. C’est-à- 
dire que pour chaque série de cellules, elle creuse une nouvelle galerie. 
Elle ne sait pas ménager sa peine, comme certaines de ses congénères 
qui disposent leurs séries de cellules à l'extrémité d'une galerie 
unique. 

J'ai vu parlois son nid abrité sous une pierre. D'autrefois elle utilise 
les bois tendres des arbres plus ou moins creux. Elle s'attaque de 
preférence aux feuilles de Rosiers sauvages et des espèces cultivées à 
feuilles souples. Elle emploie de même celles des Fraisiers, Fram- 
boisiers, Poiriers, du Prunus spinosa L., de la Vigne, etc. Les cel- 


192 R. pu BUYssox. 


lules sont en nombre très variable dans le même nid. L'œuf mesure 
3,25 mill. de long, sur 4 mill. de large, il est mou, subhyalin, blan- 
châtre, l'axe presque droit. Il est mis à plat sur la pàtée mielleuse de 
la cellule, La larve est en plus petit semblable à celle de la M. la- 
gapoda L., dont je parlerai plus loin. 


2° — La M. pyrenaea Pérez, espèce fort Voisine de la précédente, ni- 
difie comme elle. Fen trouvai un jour un nid dans un petit tronçon de 
bois tendre charrié par les mondations de la Siouleau milieu d’une im- 
mense prairie, au Vernet (Allier). Sans un jalon que j'eus la précaution 
de mettre, il n’eût été impossible de le retrouver dans la suite, car je 
laissai la mère poursuivre son approvisionnement. Elle creusa une 
galerie droite, dans le sens de la longueur du bois, courte, se divisant 
ensuite en deux autres divergentes, lune plus longue que l'autre. La 
présence du 5id n’était décelée que par un petit amas de sciure de bois, 
déblais du travail de linsecte. Les cellules étaient dans les galeries 
divergentes. L'œuf et la larve m'ont paru semblables à ceux de la 
M. centuncularis L. Plus tard un des cocons me donna un Coelioæys 
elongata Lep. 


3° — La M. maritima Kirby, la plus grosse espèce de notre région, 
creuse une galerie droite et simple dans les tertres ou les coteaux 
en pente. De même que les autres espèces qui creusent le sol, c'est 
à l’aide de ses mandibules qu'elle entame la terre, et elle rejette les dé- 
blais avec les pattes. Cependant, quand elle détache un fragment 
un peu gros où un petit caillou, elle le prend dans ses mandibules, 
l'emporte au vol, le laisse choir à quelques mètres, puis vient re- 
prendre son travail de mineur. Les cellules sont peu nombreuses par 
valerie, et elles sant faites avec des feuilles de Poirier, de Ronce, de 
Nerprun, de Crataequs oryacantha L. et de Robinier pseudo-acacia. 
Cette Mégachile butine avec prédilection sur les grandes Carduacées. 
J'ai élevé, comme les autres, cette espèce en tube de verre et j'ai pu 
constater que les larves déjà grosses, mais n'ayant pas encore achevé 
la consommation de la pâtée mielleuse de la cellule, rejettent des excré- 
ments, c'est-à-dire que la communication du rectum avec lestomac se 
produit relativement plus tôt que chez d’autres Hyménoptères. L’œuf 
et la larve sont semblables à ceux de la M. lagopoda L. 


4° — ja M.lagopoda L. habite surtout les bois taillis. Elle établit sa 
nichée dans une motte de bruyère ou dans un monticule de terre 
produit par une ancienne fourmilière de Lasius flavus F. C’est une 
galerie plus ou moins irrégulière dans sa direction qui se ramifie à 


Nidification de quelques Meégachiles. 753 


droite et à gauche en souterrains où sont disposées les cellules, faites 
en feuilles de Chêne. La larve adulte mesure 16 mill. de long sur 
8 mill. de large, dans la partie la plus grosse; elle est très bril- 
lante, blanc jaunûtre clair ; le cœur forme sur le dos une ligne étroite 
brunätre: elle à dix stigmates; le clypeus est très échancré, les 
mandibules sont bidentées, se touchent au repos et restent cachées 
sous le clypeus; la face est garnie de nombreuses dépressions, avec 
des lignes démarquant la place des yeux de limago: les papilles des 
palpes sont brunies, le clypeus et les pièces bucales sont chagrinées 
et ruguleuses. L'ouverture des glandes séricigènes est très appa- 
rente. La M. lagopoda L. est une des espèces fouisseuses dont le tra- 
vail est le plus perfectionné. 

9° — La M. argentata F. coupe lesfeuilles des Robiniers pseudo- 
acacia, des Potentilles, des Trèfles et des Rosiers. Son nid est placé 
tantôt dans le bois tendre des branches sèches ou le tronc des arbres 
morts, tantôt dans les trous des pierres calcaires. Elle utilise parfois 
les trous des Anthrophores, dans les murs faits de terre. 


6° — La M. ericetorum Lep. creuse des galeries simples dans les 
tertres, les carrières de sable, ou dans le sol, sous les pierres. M. le 
capitaine C. Ferton m'éerivit lavoir vue construire son nid dans un 
roseau. Il à du reste donné uxe figure de cette nidification dans les 
Actes de la Société Linéenne de Bordeaux, 1897. 


7° — La M. Willughbyella Kirby creuse les bois morts et tendres, 
les vieilles charpentes, les branches mortes, et se sert également des 
trous anciens faits par des Coléoptères xylophages. Plus rarement, 
dans les localités sans arbres, elle devient fouisseuse. Jen trouvai un 
nid dans un monticule de terre, ancienne fourmilière de Lasius flavus 
F. et les cellules étaient construites avec des feuilles de Chône. 


8° — La M. Buyssoni J. Pérez est la plus indusirieuse de toutes, 
car elle sait modifier sa construction suivant le local qu’elle à choisi. 
Elle fait son nid dans les tiges des Cércium palustre Scop. des prairies 
et des pacages, dans les tiges des Dahlia des jardins. Elle se con- 
tente de faire une ouverture arrondie au sommet d'un entre-nœuds et 
agrandit, s’il le faut, la cavité interne de la tige en enlevant la moelle 
adhérente aux parois. Pour les grosses tiges de Dahlia, elle est au 
contraire obligée de doubler la quantité des fragments de feuilles en- 
tourant les cellules. Le plus souvent, je l'ai vue construire dans les 
tiges creuses des Oignons porte-graines des jardins potagers. Elle pra- 


754 R. pu Buyssox. 


tique un trou rond assez au-dessous du capitule et elle descend avec 
adresse jusqu'au bas de la partie renflée de la tige, soit en se cram- 
ponnant aux parois, soit en se laissant tomber quand elle est parvenue 
au sommet du renflement. Elle coupe les feuilles des plantes qui se 
trouvent à sa portée et non loin de son nid. 

Un jour je vis plusieurs femelles construisant dans des tiges d’Oi- 
gnons, d’une même rangée de ces plantes. Elles coupaient des feuilles 
de Framboïsiers, de Fraisiers, de Groseillers. Quelques secondes suf- 
lisent pour cette opération. L'une d'elles détaillait des feuilles de Vigne, 
de Dabhlias, de Flomis, d'Altea, parce que ces plantes étaient tout 
proche de l'Oignon où elle établissait sa nichée. Par transparence on 
distinguait très bien l’insecte descendant dans la tige creuse de FOi- 
gnon. 

Les cellules sont en plein milieu du renflement de la tige d’Oignon. 
Pour qu’elles puissent s'y maintenir, il faut done un nombre considé- 
rable de fragments de feuilles, suffisant pour remplir la cavité. J'ai 
compté jusqu'à cinquante-cinq morceaux, enveloppant une seule cel- 
lule, On juge par là du travail que réclame une série de huit à dix cel- 
lules. La page inférieure du fragment de feuille est toujours tournée 
en dedans. 

D’autres fois, 1l ne se trouve qu'une seule cellule au-dessous du ren- 
flement qui reste vide, puis la série se continue au-dessus par quatre 
ou cinq cellules. On reconnait que l’insecte est pressé dans sa ponte 
et qu'il renonce à l'aménagement de la grande cavité, car on trouve 
au-dessus de la cellule du bas un monceau de fragments de feuilles 
laissés sans ordre. IT arrive aussi que l’insecte n'utilise que la portion 
de la tige située au-dessus du renflement. 

L’œuf et la larve de la W. Buyssoni Pérez sont semblables à ceux de 
la M. lagopoda L., mais de plus petite dimension. Les derniers œufs 
pondus sont également des œufs de sexe mâle. En 1894 j'ai pu consta- 
ter deux générations de mâles et de femelles : l’une en mai-juin, 
l’autre en août, issue de la première. 

C’est à la fin de l'été de 1889 que je trouvai pour la premiere fois 
cette Mégachile. J'en rencontrai un nid dans un Circe, sur les bords de 
la Bouble, à Fourille (Allier). En août 1892, je découvris au Vernet 
(Allier) sa merveilleuse construction dans les tiges d’Oignons. C'est 
ainsi que je pus me procurer en nombre cette espèce si remarquable 
par ses mandibules renflées. En 1894 je la retrouvai dans des tiges de 
Dahlias et dans des Circes aux bords de la Sioule, également au Vernet 
(Allier). Il est probable qu’elle est assez répandue. 

Dans les collections du Museum il en existe un exemplaire datant 


Nidification de quelques Mégachiles. 759 


de 1834 et provenant d'Italie. M. J. Pérez en possède un individu qu'il 
croit avoir été capturé dans les Pyrénées. 


9 — La M. circumeineta Kirby est peu commune; je lai surprise 
établissant son nid dans le bois tendre d’un arbre mort depuis long- 
temps. Les cellules étaient faites avec des feuilles de Robinier pseudo- 
Acacia. 

Comme on le voit, l’industrie des Mégachiles est assez uniforme, du 
moins chez les espèces vivant dans le département de l'Allier. Les 
plantes dont elles utilisent les feuilles sont également presque toujours 
les mêmes. Elles choisissent celles dont les feuilles ont les tissus 
pourvus de très peu d’eau et ne risquent pas de se déformer par la 
dessiccation. 


SUPPLÉMENT 


A LA 


LISTE DES COLÉOPTÈRES DE LA GUADELOUPE 


de MM. Fleutiaux et Salle 


par A. GROUVELLE. 


Les éléments de ce mémoire, premier supplément à la liste des Co- 
léoptères de la Guadeloupe publiée en 1889 par MM. Fleutiaux et Sallé 
(Ann. Soc. ent. Fr., 1889, p. 371), nous ont été envoyés par M. le D° 
Vitrac et M. Dufau. Ces entomologistes continuent leurs patientes 
recherches et tout fait supposer que, gräce à eux, la faune relativement 
restreinte de la Guadeloupe prendra une importance digne de lempla- 
cement que cette ile occupe dans la région tropicale. 

La liste de MM. Fleutiaux et Sallé cataloguait 517 espèces et en par- 
liculier, 44 clavicornes (Nitidulides à Byrrhides). 

Ce dernier nombre se trouve dans ce mémoire, porté à 84 et tout 
lait présumer que la continuation des recherches de MM. Vitrac et 
Dufau permettra de l’augmenter dans de notables proportions. 


NITIDULIDÆ. 


Colastus Er. 
Germ. Zeitschr., IV, 1843, p. 236. 


C. amputatus Er., loc. cit. p. 243. — Murray, Monogr., p. 277, 
t. 34 Ï. 3. — Sainte-Anne. Fruits pourris, toute l’année. 


Brachypeplus Er. 
Viegm. Arch., 1842, I, p. 148. 


B. tenuis Murray, Monogr., p. 298. — Montagnes; détritus, mous- 
ses, bois pourris. Mars à avril. 


Macrostola Murray. 
Monocr., p. 331. 


= 


M. straminea Murray, loc. cit., p. 332, t. 35, f. 7, var. VWitraci 
var. NOV. — Sous ce nom de variété, nous rapportons au M. straminea 
Murr. une série d'insectes plus petits que straminea typique, d'une 


Coléoptères de la Guadeloupe. 757 
couleur plus claire, moins jaunâtre, plus brillants, moins coriacés, 
plus éparsement ponctués sur la tête et le prothorax, un peu plus 
fortement sur les élytres. 

Le M. Vitraci vient se placer entre les M. straminea et lutea de 
Murray; il à la sculpture des élytres du premier et la taille et plutôt 
la couleur du second. 


Forêts, grands bois. Fleurs pourries d’Aroidées : juin. 


Carpophilus Steph. 
HN. Brit. II, 1830, p. 950, 
Subgen. Endomerus Murray. 


€. Vitraei D. Sp. — Oblongo-elongatus, convexus, nitidus, Glaber, 
alutaceus, nigro-piceus; elytris basin versus plus minusve ochraceis ; 
subtus infuscato, ultimis segmentis ‘abdominis pedibusque ochraceo- 
testaceis; capile prothoraceque parce punctatis, hoc antice angustato, 
angulis rotundatis ; elytris subparallelis, ad apicem oblique truncatis, 
angulis suturalibus obtusis haud hebetatis. — À mill. 4/2 à 4 mill. 3/4. 


Oblong, allongé, convexe, brillant, glabre, alutacé, noir de poix: 
bouche, pattes d’un testacé jaunàâtre; sur chaque élytre une tache 
discoïdale, envahissant parfois la base, d’un testacé un peu moins jau- 
nâtre; avant-dernier segment de l'abdomen bordé de testacé. Antennes 
et dessous sauf l'extrémité de l'abdomen brun de poix peu foncé, très 
clair lorsque linsecte à une coloration incomplètement développée. 
Tête, prothorax et surtout élytres éparsement ponetués. Prothorax 
rétréci en avant, arrondi aux angles. Élytres subparallèles, à peine 
plus longs que larges ensemble, obliquement tronqués à lextrémité ; 
angles suturaux non émoussés. 


Région montagneuse; grands bois: détritus végétaux. 
Stelidota Er. 
Germ. Zeitschr., IV, 1843, p. 30. 


S. thoracica Kirsch., Berl. Zeitschr., 1873, p. 14%, — Région mon- 
tagneuse. Fruits pourris: toute l’année. 


S. geminata Say, Journ. Ac. Phil., V, p. 181. — Région monta- 
gneuse, Fruits pourris: toute l’année. 


S. chontalensis Sharp, Biol. Centr. Am. 4890, IT, part. [, p. 31%. 
— Région montagneuse. Fruits pourris; toute l’année. 


798 A. GROUVELLE. 


COLYDIIDÆ. 


Penthelispa Pasc. 
Journ. of Ent., {, 1860, p. 441. 


P. aequicolle Reitt. Deutsch. ent. Zeitschr., 1878, p. 123. — Trois- 
Rivières. Sous les écorces; juin à juillet; rare. 


Synchita Hellwig. 
Schneid. Mag., 1792,p. 401. 


S. granulata Say, Journ. Ac. Phil., V, p. 266. — Pointe-à-Pitre. 
icorces de manguier. 


S. laticollis Lec., New species Col. I, p. 66. — Trois-Rivières. 


Ditoma Herbst. 
Käter, .V,4793;:p: 26: 


D. quadricollis Horn, Trans. Ann. ent. Soc., XII, p. 140. — Peu 
commun sous les écorces ; septembre. 


Neotrichus Sharp. 
Journ. Linn. Soc. XIX, p. 61. 


N. guadalupensis n. Sp. — Elongatus, parallelus, conveæus, » 
niger, opacus, flavo-setosus; fronte antice depressa, tuberculata; pro- 
thorace subelongato, parallelo, tuberoso, tuberculis magnis, disco in 
longitudinem striato, lateribus denticulatis; elytris lineato-punctatis, 
intervallis latis, subplanis. — Long. 5 à 6 mill. 

Allongé, parallèle, convexe, noir, opaque, garni de soies dressées, 
flaves, disposées en lignes sur les points enfoncés des élytres. Tête 
transversale, couverte, sauf en avant, de tubercules assez forts; yeux 
non saillants. Prothorax nettement plus long que large, parallèle, 
chargé de gros tubercules ocellés, dessinant un sillon longitudinal sur 
le disque et sur les côtés des impressions allongées, mal définies; 
bords latéraux denticulés. Écusson ponetiforme. Élytres environ trois 
fois aussi longs que larges ensemble, ponctués en lignes; points petits ; 
intervalles des points relevés en un étroit bourrelet linéaire, peu 
accentué; intervalles des lignes de points presque plans. 

Sous les écorces. 

Espèce très voisine de N. insularis Grouv. de St-Vincent; peut-être 
une simple variété locale, distincte par les tubercules du prothorax 
beaucoup plus forts, 


Coleoptères de la Guadeloupe. 759 


Catolaemus Sharp. 
Biol. centr. Am. Col., 1894, TIT, À, p. 457. 


C. multimaculatus n. Sp. — Oblonqus, converus, subnitidus, 
squamulis brevissimis, albidis, suberectis ornatus, rufo-testaceus ; ely- 
très testaceis, nigro-variegatis ; prothorace transverso, antice posticeque 
angustato, lateribus arcuatis: elytris oblongis, ad apicem conjunctim 
rotundatis, striatis, intervallis lineato-squamosis, lateribus late expla- 
natis, in singulo elytro tribus maculis nigris : 1° macula scutellari, * 
subhumerali, 3 tenente dimidiam partem apicalem, lateribus exceptis 
et includente tres maculas"ochraceas. — Long. À mill. 4/4. 


Oblong, convexe, presque mat, orné de courtes squamules blanches 
légèrement redressées, disposées en ligne sur les intervalles des stries 
des élytres. Antennes, tête et prothorax roux testacés. Prothorax 
rétréci à la base et au sommet, environ deux fois plus large, dans la 
plus grande largeur, que long: côtés arrondis; marge antérieure bi- 
sinuée, tronquée dans le milieu; base rebordée. Élytres testacés, 
oblongs, arrondis ensemble au sommet, environ une fois et demie 
aussi longs que larges ensemble, ponetués-striés, avec une ligne de 
courtes squamules sur chaque intervalle: bords latéraux assez large- 
ment explanés; sur chaque élvtre trois taches noires : la 4" scutellaire, 
subquadrangulaire, la 2° latérale, subhumérale, n’envahissant pas le 
rebord marginal, la 3° occupant la moitié apicale de l’élytre, à l’ex- 
ception du rebord latéral, terminée vers la base en angle aigu et enfer 
mant trois taches ovales, testacées : la 4° très oblongue, contre la 
suture, la 2° latérale et la 3° apicale. Dessous roux ferrugineux. 

Sainte-Anne. 


Microsicus Sharp. 
Biol. centr. Am. Col. 189%, IT, 4, p. 456. 
M. minimus Grouv., Notes from the Leyd. Mus. XX, p. 37. 
Sainte-Anne. 


Colydodes Motsch. 
Etud. ent., 4855, p. 13. 
Distaphila Pasc. Journ. of ent. I, 1860, p. 104. 

C. bostrychoides n. Sp. — Cylindricus, opacus, niger, flavo- 
sordido-setosus ; capite depresso, fronte elerata, grosse irregulariterque 
granoso ; prothorace subquadrato, granoso, basin versus leviter angus- 
tato, laleribus rectis, irrequlariter denticulatis, margine antico utrin- 
que sinuato, medio producto, valde bituberculato: elytris cylindricis, 
linealo-punctalo setosis, intervallis leviter undulatis. — Long. 4 mill, 


760 A. GROUVELLE. 


Allongé, cylindrique, opaque, noir, orné de soies dressées d’un flave 
un peu sale, disposées en lignes sur les élytres. Tête déprimée en 
avant, front élevé en une forte protubérance chargée de tubereules 
irréguliers, laissant libre au milieu un petit lobe ovale, déprimé; dé- 
pression antérieure de la tête limitée à la base par une strie enclosant 
la protubérance frontale, séparée en trois parties par deux stries sub- 
longitudinales, arquées, partant de la protubérance frontale. Prothorax 
environ aussi long que large en avant, légérement rétréci à la base, 
chargé de gros tubercules aplatis, portant chacun une soie dressée: 
côtés droits, denticulés; marge antérieure sinuée de chaque côté vers 
les angles, portant dans le milieu deux protubérances presque conti- 
guës, s'avançant sur la tête. Élytres environ deux fois et demie aussi 
longs que larges ensemble, ponctués en lignes ; intervalles assez larges. 
rendus légèrement onduleux par les points des lignes ponctués. 


Trois-Rivieres. Sous les écorces des bois morts. 


Lemnis Pasc. 
Journ. of Ent. 1, 1860, p. 106. 


L. Lherminieri, D. Sp. — Obongus, subdepressus, dense flavo- 
argentato-squamosus ; antennis pedibusque rufis, capite concavo, antice 
bipunctato: prothorace transverso, subcordato, lateribus tenuiter denti- 
culatis, disco Septem subfoteolato; elytris striato-punctatis, intervallis 
latis, planis : elytris fasciculatis. — Long. 4 mill. 4/2. 


Espèce voisine de L. denticulatus Grouv. de Grenada, distincte par 
sa forme plus allongée et par sa squamulation flave, argentée, brillante. 
Chez L. denticulatus les soies squamiformes, dressées, des stries dis- 
coïdales des élvtres se détachent très nettement de la couleur générale 
en raison de leurs dimensions plus avantageuses et de leur couleur 
plus blanchâtre:; par contre elles sont beaucoup plus foncées sur les 
côtés des élytres. Chez le L. Lherminieri les soies des stries des élytres 
se réduisent sur le disque à de véritables squamules. 

Enfin la denticulation des bords latéraux du prothorax est beaucoup 
plus forte chez L. denticulatus que chez L. Lherminieri. 


Sous les écorces pourries ; toute l’année; très commun, 
Bothrideres Er. 
Nat. Ins. TITI, 1845, p. 288. 


B. planusChevr., Ann. Soc. ent. Fr., 1863, p. 610. — Trois-Rivières. 
Sous les écorces, en mai. 


Coléoptères de la Guadeloupe. 761 


Philothermus Aubé. 
Ann. Soc. ent. Fr., 1843, p. 93. 


P. guadalupensis, n. Sp. — Oblongo-elongatus, subdepressus, 
nilidus, glaber, ferrugineus; antennis gracilibus, secundo articulo lon- 
giore quam tertio, clava elongata, articulis maxime separatis ; protho- 
race transverso, antice posticeque angustato, disco depresso, parce punc- 
tato : elytris punctato-striatis, striis ad latera apicemque evanescentibus, 
intervallis latioribus quam striis. — Long. 4 mill. 4/2. 

Allongé, oblong, à peine convexe, brillant, glabre, ferrugineux. An- 
tennes grèles, ferrugineuses, claires; 2e article plus long que le 3°: 
massue allongée, formée de deux articles nettement séparés. Tête 
presque lisse. Prothorax environ une fois et un tiers aussi long que 
large, subparallèle, rétréci à la base et au sommet; disque déprimé, 
éparsement ponctué; bords latéraux très finement rebordés, base 
étroitement rebordée, quelques gros points de chaque côté de l’écusson. 
Écusson transversal, subpentagonal. Élytres ovales, environ deux fois 
aussi longs que larges dans leur plus grande largeur, ponctués-striés : 
stries effacées au sommet et sur les côtés; intervalles des stries plus 
larges que celles-ci. Pattes de la couleur des antennes. 

Pas de localité précise. 


Lapethus Casey. 
Ann. N. York Ac., 1890, V, p. 317. 


L. discretus Casey, 1. €. p. 318. — Sharp, Biol. Centr. Am. Col. I, 
À, p. 494, t. XV, p. 22. — Trois-Rivières. 


CUCUJIDAE. 


Platamus Er. 
Naturg. Ins. Deutschl., IT, 1845, p. 329. 


P. Dufaui, n. Sp. — Oblongo-elongatus, subdepressus, subnitidus, 
griseo-pubescens ; antennis rufis ad apicem infuscatis; capile prothora- 
ceque rufis, dense punctatis, fronte utrinque in longitudinem impressa, 
angulis posticis acutis; prothorace subquadrato, lateribus obtuse denta- 
tis, antice parallelis, basin versus convergentibus ; elytris elongatis, sub- 
parallelis, dense lineato-punctatis, ochraceis ad apicem et juxta lateribus 
infuscatis; subtus rufus, abdomine infuscato, pedibus ochraceis, coxis 
subaequaliter admotis. — Long. 3 mill. 1/2. 

Allongé, oblong, faiblement convexe, peu brillant, couvert d'une 
pubescence grisàtre, assez dense. Antennes rougetres, noiratres vers 

Ann. Soc. Ent. Fr., LXXI [1902]. 49 


762 A. GROUVELLE. 


l'extrémité. Tête et prothorax rougeûtres, élytres ochracés, rembrunis 
à l'extrémité et sur les côtés ; dessous rougeätre, abdomen rembruni, 
pattes testacées. Tête et prothorax densément et fortement ponctués; 
front longitudinalementimpressionné de chaque côté ; angles postérieurs 
de la tête aigus. Prothorax subquadrangulaire ; bords latéraux obtusé- 
ment dentés, subparallèles en avant, convergents dans la partie basi- 
laire. Élytres environ deux fois et demie aussi longs que larges 
ensemble, légèrement atténués vers le sommet, obtusément subtron- 
qués, couverts d’une ponctuation en lignes serrées. Dessous rougeûtre ; 
abdomen rembruni, pattes testacées; toutes les hanches à peu près 
également rapprochées. 


Sans désignation de localité. 
Voisin des P. Deyrollei Grouv. et Schaumi Grouv. 


Telephanus Er. 
Naturg. Ins. Deutschl., II, 1845, p. 329. 


T. guadalupensis n. Sp. — Oblongo-elongatus, modice converus, 
flavo-griseo-pubescens, testaceus ; articulis 7°-9 antennarum infuscatis ; 
lateribus elytrorum et macula ultra medium, in speciem M nigrican- 
tibus ; capite prothoraceque dense punctatis, subopacis ; angulis posticis 
capitis obtusis, hebetatis ; prothorace haud elongato, basin versus angus- 
tato, lateribus obtuse et leviter dentatis, subundulatis, disco in longitu- 
dinem subcarinato : elytris prothorace latioribus, ad apicem subtrunca- 
lis, nitidis, fortiter punctato-striatis, intervallis striarum punctis 
angustioribus, stris apicem attingentibus. — Long. 3 mill. 4/2. 


Oblong, allongé, faiblement convexe, couvert d’une pubescence 
d’un gris flave assez allongée, testacée. Antennes atteignant la longueur 
de l’insecte, grêles, articles 7 à 9 enfumés. Tête et prothorax sub- 
opaques, densément ponctués, d'un testacé légèrement rougetre. Yeux 
placés un peu en avant des angles postérieurs de la tête, ceux-ci lar- 
gement obtus, émoussés. Prothorax subtrapéziforme, rétréci vers la 
base, environ aussi long que large en avant: bords latéraux obtusé- 
ment et faiblement dentés, disque longitudinalement et faiblement 
plié. Élytres environ du double plus larges à la base que le prothorax, 
environ deux fois et un tiers aussi longs que larges ensemble à la 
base, subtronqués séparément au sommet, fortement ponetués-striés ; 
stries presque entières, intervalles moins larges que les points; bords 
latéraux des élytres et une tache commune en forme de A rembrunis ; 
branches externes du W,plus courtes, réunies à la bande latérale, rem- 
brunies:; pattes d’un testacé pâle, 


Coléoplères de la Guadeloupe. 163 


Trois-Rivères, Comp. Jacob, Grande-Terre. Commun dans les 
branches feuillues des Manguiers récemment coupés. 


Laemophloeus Cast. 
Hist. Nat., II, 1840, p. 385. 


L. Dufaui, D. Sp. — Oblongo-elongatus, subparallelus, convexrus. 
nilidus, glaber, fulvo-testaceus; antennis moniliformibus, sat crassis : 
capile transterso, triangulari, antice truncato et biimpresso, fronte 
convexiuscula, punctulata; prothorace basin versus parum angustato, 
utrinque unistriato, parce punctulato, angulis posticis acutis, basi 
utrinque ad angulos posticos subsinuata; scutello transverso, pentago- 
nali ; elytris oblongo-elongatis, ad apicem separatim rotundatis, singulo 
elytro quinque striato, striis alternis tenuissimis, intervallis alternis 
ad apicem elevatis. — Long. 4 mill. 


Oblong, allongé, subparallèle, convexe, brillant, glabre, roux-testacé. 
Antennes dépassant légèrement la base du prothorax, un peu épaissies, 
moniliformes : 2° article épais, un peu plus long que le 3°. Tête transver- 
sale, triangulaire, tronquée en avant, pointillée, impressionnée de 
chaque côté vers la naissance des antennes. Prothorax environ aussi 
long que large en avant, un peu rétréei à la base, peu densément poin- 
tillé, longitudinalement strié de chaque côté; base faiblement sinuée 
de chaque côté vers les extrémités ; angles postérieurs aigus. Écusson 
transversal, pentagonal. Élytres environ deux fois et demie aussi longs 
que larges ensemble, oblongs, arrondis ensemble au sommet; chacun 
avec cinq stries; stries alternes très fines; intervalles alternes relevés 
au sommet; marges latérales sans pli. 

Sainte-Anne. Sous les écorces. 


Lathropus Er. 
Naturg. Ins. Deutschl., 1845, p. 327. 


L. costatus, D. Sp. — Oblongus, vir convexus, subnilidus, tenue 
pubescens ; capite prothoraceque fusco-rufis ; elytris nigris, rufo-macu- 
latis ; antennis, clava excepta, pedibusque rufis ; capite depresso, tenuiter 
aspero, prothorace transverso, tenuiter aspero utrinque striato, late- 
ribus arcuatis, obtuse dentatis : elytris oblongis, punctato-striatis, inter- 
vallis alternis basin versus elevatis. — Long. 1 mill. 

Oblong, assez large, très peu convexe, un peu brillant, finement pu- 
bescent, noirâtre. Antennes, sauf la massue, et pattes rougeûtres ; tête 
et prothorax brun rougeûtre; élytres maculés de roux. Tête et pro- 
thorax finement chagrinés; la première transversale, déprimée. Pro- 


764 A. GROUVELLE. 


thorax environ deux fois plus large que long, aussi large au sommet 
qu'à la base, arrondi, subdenté sur les côtés, subimpressionné sur le 
disque. Écusson transversal, subrectangulaire. ÉL tres ovales. moins 
d'une fois et demie aussi longs que larges ensemble, finement ponetués- 
striés; intervalles alternes relevés jusqu'à la base; pubescence fine, 
disposée en lignes: sur chaque élytre une tache rougeâtre, arquée, 
partant de l'épaule, descendant le long de la suture et se réunissant à 
une lache postmédiane, placée sur le 2° intervalle élevé; marges laté- 
rales des élytres finement bordées de roux. 
Pas de localité précise. 


Silvanus Latr. 
Gen. Crust. et Ins., IT, 1807, p. 19. 


S. triangulus Reitt., Coleopt. Heft. XV, 1876, p. 56. — Commun 
dans les détritus végétaux secs. 


S. trivialis A. Grouv., Ann. Soc. ent. Fr., 1878, p. 79, t. 2, f. 45. 
— Grande-Terre, Commun toute l'année dans les fumiers pourris. 


Cathartus Reiche. 
Ann. Soc. ent. Fr., 1854, p. 77. 
Subgen. Ahasverus Des Gozis. 


C. advena Waltl., Faunus, 1, 1832, p. 169. — Silberm., Rev. Ent. 
I, p. 256. — Er., Naturg. Ins. Deutschl. II, p. 339. — Sturm, Deutschl. 
Ins. XXI, p. 100, t. CCCXC, f. B. — Reitt. Harold, Col. Heft. XV, 1876, 
p. 127. — Casey, Trans. Ann. Ent. Soc. XI, 1884, p. 73, t. 4, f. 6. — 
Gangl., Kaf. Mitteleur. IE, 2, p. 588. 

Guerini Allibert, Rev. Zool., 1847, p. 12. 

musaeorum Ziegler, Proc. Ac. Phil. IT, 270. 

angustatus Luc., Expl. Alg., p. 221, t. 22, f. 4. 

striatus Ronget, Ann. Soc. Ent. Fr., 1876, p. cevi. — Insecte 
cosmopolite. 


Thione Sharp. 
Biol. centr. Am. Col. IT, 4, 1899, p. 544. 


T. Championi Sharp., 1. €. p. 345. — Sans désignation de localité. 

Je rapporte les Thione de la Guadeloupe au T. Championi Sharpi 
de l'Amérique centrale, bien que la sculpture de la tête et du protho- 
rax soit plus accentuée chez les insectes de cette dernière provenance 
et qu'inversement les stries des élytres soient moins marquées. 


Coleoptères de la Guadeloupe. 765 


Monotoma Herbst. 
Kater'V;, 1793;1p° 22° 


M. picipes Herbst, L. c., p. 2%, t. 46, f. 2. —- Aubé, Ann. Soc. ent. 
Fr. 1837, p. 458, t. 17, f. 3. — Thoms., Skand. Col. V, p. 211. — 
Reïtt., Zeitschr. Ent. Breslau, N. F. VI. Heft, p. 6. — Horn, Trans. 
Ann. ent. Soc. VII, 1879, p. 259. — Ganglb., Kaf. Mitteleur, IT, 2, p. 
D706. 

contracta Marsh., Ent. Brit. L p. 410. 

pallida Steph., IL Brit. I, p. 103. 

brevipennis Kunze, Germ. Zeitschr. Entom. I, 1839, p. 383. 

scabre Kunze, |. ©., p. 384. 

congener Wollast., Cat. Col. Mad. 1857, p. 68. 

robustula Motsch., Bull. Mose., 1868, IT, p. 200. 

subquadrifoveolata Reiïtt., Zeitsch. Ent. Breslau, N. F. VI Helt, p. ». 


Trois-Rivières : sous les écorces: juin. 


Europs Woll. 
Ins. Mader. 1854, p. 149. 


E.zonatus, n. Sp. — Elongatus, parallelus, subdepressus, nitidus, 
vix perspicue alutaceus, glaber, rufo-testaceus, elytris transversim 
nigro-maculatis ; capite parcissime punctulato, antice biimpresso ; pro- 
thorace subquadrato, basin versus modice angustato, lateribus vir 
perspicue denticulatis, disco laeti, utrinque lineato-punctato, margini- 
bus parcissime punctulatis; scutello subquadrato, elytris subtilissime 
punctato-striatis, pygidio parce punctato. — Long. 2 mil. 


Allongé, parallèle, subdéprimé, brillant, à peine visiblement alutacé, 
olabre, roux testacé, élytres testacés, légèrement ferrugineux, cou- 
pés transyersalement par une bande noire, commencant au milieu de 
la longueur et occupant environ le cinquième de cette longueur. 
Antennes assez épaisses; dernier article subglobuleux. Tête non dé- 
primée en avant, impressionnée vers la naissance des antennes: 
ponctuation très rare. Prothorax subearré, faiblement rétréci à la base, 
arrondi aux angles antérieurs, à peine visiblement crénelé sur les 
côtés; disque lisse, de chaque côté une ligne de points allongés n’at- 
teignant pas la base ni le sommet, arquée en dedans vers la base: 
marges latérales éparsement ponctuées. Écusson subearré. Élytres très 
finement ponctués-striés. Pygidium éparsement ponctué, 

Sainte-Anne. Sous les écorces: en mars, Très rare. 


Se trouve également à la Martinique. Collection A. Grouvelle, 


766 A. GROUVELLE. 


E. fallax, D. Sp. — Elongatus, subparallelus, vix converus, niti- 
dus, glaber, rufo-testaceus, elytris testaceis, ad apicem infuscatis ; an - 
tennis sat crassis, articulis 3°-9 transversis: capite parcissime punc- 
tato, tenuissüme striolato, antice sat profunde biimpresso, angulis posticis 
obtusis, haud hebetatis ; prothorace quadrato, angulis omnibus subro- 
Lundatis, disco utrinque in longitudinem lineato-punctato, linea bisi- 
nuato, punctis oblongis, densatis, lateribus parcissime punctatis ; 
scutello subelongato; elytris punctato-striatis, striis sat tenuibus, inter- 
vallis latissimis, pygidio subelongato, parce punctato. — Long. 2 mill. 


Allongé, subparallèle, à peine convexe, brillant, glabre, roux ferru- 
gineux, élvtres testacés, assez largement enfumés au sommet. An- 
tennes courtes, assez épaisses, articles 3-9 transversaux, 10 et 11 de 
même largeur, 41° ovoide, plus de deux fois plus long que 10°. Tête 
très éparsement ponctuée, très finement striolée, avec deux courtes 
impressions linéaires vers la base des antennes: angles postérieurs 
obtus, non émoussés. Prothorax environ aussi long que large, paral- 
lèle, angles antérieurs arrondis, postérieurs obtus, subarrondis:; sur 
le disque une impression sublinéaire en forme de harpe, composé de 
points un peu allongés, serrés, parfois placés en dehors de la direction 
linéaire de l'impression; marges latérales avec quelques vestiges de 
courtes lignes ponctuées. Écusson parallèle, plus long que large, ar- 
rondi au sommet. Élytres un peu plus de deux fois plus longs que 
larges ensemble, finement ponctués-striés, intervalles des stries très 
larges. Pygidium un peu plus long que large, subdéprimé, éparse- 
ment ponctué. 


Sainte-Anne. Sous les écorces. 
Bactridium Lec. 
Class. Col. I, 1861, p. 86. 


B. adustum Reitt. (Rhizophagus), Verhandl. Naturt. Ver. Brunn., 
1872, p. 39. 


Sainte-Anne. Sous les écorces 
Smicrips Lec. 


Proced. Ann. Phil. Soc., 1878, p. 399. 
Tisiphone Reitt., Deutsch. Ent. Zeitschr. 1876, p. 


10 
Ce) 
1 


T. exilis Murray (Cercus), 186%, Monogr., p. 238. 


Sainte-Anne, Trois-Rivières. 


Coléoptères de la Guadeloupe. 767 


EROTYLIDAE. 


Cryptophilus Reitt. 
Verh. z. b. Ges. Wien. 
XXIV, 1874, p. 381. 


C. frater Grouv., Notes from the Leyd. Mus. XX, p. #3. 


CRYPTOPHAGIDAE. 


Loberus Lec. 
Class. Col. North Amer. 
PAS6P p.08 
L. testaceus Reitt., Coleopt. Heîte, XII, 4875, p. 74. 
Très commun en battant les arbres. 


L. Vitraci, n. Sp. — Oblongus, converus, nilidus, glaber, testa- 
ceus; elytris nigro-maculatis: clava antennarum infuscata: capite 
parce punctalo ; prothorace transversissimo, parce punctato, ante basin 
transverse impresso utrinque punclo crasso terminata, lateribus 
subangulosis, tenuiter pulvinatis, angulis anticis hebetatis, posticis ob- 
tusis; elytris lineato-punctatis; singulo elytro nigro-bimaculato : 1° 
macula juxta basin, subhumerali, ® discoidali, transversali, obliqua, 
latera haud attingente. — Long. 1 23 mil. 


Oblong, convexe, brillant, glabre, d’un testacé un peu jaunàtre ; 
élytres tachés de noir; massue des antennes enfumée. Tête éparse- 
ment ponctuée. Prothorax un peu plus de deux fois plus large que 
long, éparsement ponctué, transversalement impressionné devant la 
base; impression limitée de chaque côté par un gros point enfoncé ; 
bord antérieur droit, obliquement tronqué aux extrémités; côtés re- 
bordés, subanguleux, sinués à la base; marge basilaire arquée vers 
l’écusson, faiblement sinuée de chaque côté. Écusson transversal. 
Élytres plus larges que le prothorax, environ deux fois aussi longs 
que larges ensemble, subacuminés à l'extrémité, ponctués en lignes ; 
points bien marqués, atténués et disparaissant au sommet; sur Cha- 
que élytre deux taches noires; la 4° basilaire, en dedans du calus hu- 
méral, la 2° discoïdale, transversale, oblique, assez large, n’atteignant 
pas le bord latéral. 


Camp-Jacob, Trois-Rivières. 


768 A. GROUVELLE. 


Platoberus Sharp. 
Biol. Centr. Am. Col. JT, 4, p. 586. 


P. latus Sharp., 1. €. p. 586. — Trois-Rivières. Juin à juillet: très 
rare. 


Hapalips. Reitt. 
Verhandl. des Naturf. Ver. Brunn. XV, p. 222. 


H. guadalupensis, D. Sp. — Oblongo-elongatissimus, modice 
converus, nilidus, glaber, piceus; clava antennarum dilutiore, capite 
triangulari, antice rotundato, parce punctato, fronte antice bilineato- 
impresso; prothorace modice transverso, basin versus subangustato, 
parce punctato, angulis anticis hebetatis, posticis rectis ; scutello trans- 
cersissuno, suboblongo: elytris elongatis ad apicem conjunctim rotun- 
datis, punctato-lineatis, ad apicem punctis evanescentibus et stria sutu- 
rali impressa. — Long. 3 1/2 mill. 


Oblong, très allongé, médiocrement convexe, brillant, glabre, brun 
de poix, plus clair sur les élytres ; massue des antennes moins foncée. 
Tête arrondie en avant, triangulaire, éparsement ponctuée; sur le front 
vers la naissance des antennes, deux courtes impressions linéaires. 
Prothorax environ une fois et un tiers aussi large que long, légèrement 
rétréci à la base, subcordiforme, éparsement ponctué, surtout sur le 
disque, peu visiblement alutacé ; côtés et base rebordés. Élytres envi- 
ron trois fois aussi longs que larges ensemble, faiblement atténués 
vers le sommet, arrondis ensemble à l'extrémité, ponctués en lignes; 
points effacés au sommet, strie suturale marquée vers l’extrémité; 
intervalles des lignes de points larges. 

Trois-Rivières. Sous les écorces: rare. 


MYCETOPHAGIDAE. 


Typhaea Curtis. 
Brit. Entom. XV, p. 702. 


T. fumata Linn., Syst. Nat., éd. XII, I, 2, p. 524. — Er., Naturg. 
Ins. Deutschl. I, p. 418. — Sturm, Deutschl. Ins. XIX, p. 35, 
t. CCCXLVTIL, f. A. — Jacq. Duval, Gen. Col. d'Eur. Il, t. 54, f. 267. 
— Thoms., Skand. Col. V, p. 242. — Ganglb., Käf. Mitteleur. III, 2, 
p. 135. 

testacea Fab., Ent. Syst. I, p. 233. 

cariabilis Herbst., Kaf. IV, p. 144, € 41, 1 5. 


Coléoptères de la Guadeloupe. 769 


tomentosa Steph. IL. Brit. IE, p. 74. 
erenata Melsh., Proc. Ac. Phil. Il, p. 114. 


Détritus végétaux: très rare. Insecte cosmopolite. 


Berginus Er. 
Nät. Ins. IE, 1846, p. 405. 


B. Vitraci, D. Sp. — Oblongus, converus, opacus, cinereo-squa- 
mosus, rufo-castaneus; pedibus sublusque rufo-piceis; capite protho- 
raceque crebre punctatis, hoc subtransverso, lateribus modice arcuatis ; 
elytris dense lineato-punctatis, stria suturali ad apicem impressa. 
— Long. 2/3 à 1 mill. 

Oblong, convexe, opaque, garni de très courtes soies squamiformes, 
blanchâtres, espacées, disposées en lignes un peu irrégulières sur les 
élytres; marron rougeàtre, pattes et dessous roux de poix. Tête et 
prothorax très densément ponctués, Prothorax un peu plus large que 
la tête, environ une fois et un quart aussi large que long, présentant 
sa plus grande largeur vers le milieu de la longueur; côtés médio- 
erement arqués. Élytres plus larges que le prothorax, environ une 
fois et demie aussi longs que larges ensemble, ponctués en lignes 
serrées: strie suturale marquée au sommet. 

Sainte-Anne. Détritus. 


THORICTIDAE. 


Thorictodes. Reitt. 
Coleop. Heîte XIV, 1875, p. 4. 


T.Heydeni Reitt., L. c.. p. 46: Verh. Z. b. Ges. Wien. XXXI, 
1881, p. 9%. — Ganglh., Kaî. Mitteleur. II, 2, p. 766. — Sans localité 
précise, 


———— DD ———__—_— 





I 


TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS 


DES 


TRAVAUX CONTENUS DANS CE VOLUME 


ALLUAUD (CH.). — Observations sur divers Cicindélides de Madagas- 
car et descriptions d'espèces nouvelles [fig.], 637. 


BoucomonT (A.). — Descriptions de quelques Bolbocerini nouveaux 
(pl. V], 581. 
BourGeois (J.). — Diagnoses de Lycides nouveaux ou peu connus 


(8° partie), 737. 

BRÔLEMANN (H.-W.). — Le genre Paraiulus (Myriapodes-Diplopodes\ 
[pl. Let II], 440. 

In. — Myriapodes cavernicoles (2° note) [fig.], 448. 

In. — Myriapodes recueillis par M. E. Gounelle au Brésil [pl VEet 
VII}, 649. 

Buyssox (H. pu). — Remarques sur quelques Élatérides du G. Cardio- 
phorus, 422. 

Buyssox {R. pu). — Nidification de quelques Mégachiles, 754. 

Devize (J. SaAINTE-CLAIRE). — Exploration entomologique des grottes 
des Alpes-Maritimes (avec une carte), 695. 

In. — Étude sur divers Platysma des Alpes occidentales, 588. 

FAIRMAIRE (L.). — Matériaux pour la faune coléoptérique de la région 
malgache (12 note), 325. 

In. — Idem (14 note), 532. 


Favier (C.). — Observations à propos d'une Araignée de Madagascar 
élevée à Lyon [pl HT}, 488. 
Ferrox (CH.). — Notes détachées sur l'instinet des Hyménoptères Mel- 


lifères et Ravisseurs (2° serie) [pl IV], 499. 


Fixor (A.). — Sur le genre Euthymia [fig.], 620. 


772 Année 1902. — Table des travaux. 

FLeuriAUx (Ep.). — Contributions à faune indo-chinoise (18° Memoire), 
909. 

GROUVELLE (A.). — Voyage de M. le D' Ed. Bugnion au Vénézuéla, en 
Colombie et aux Antilles. Coléoptères clavicornes, 464. 


Ib. — Voyage du D' W. Horn à Ceylan. Coléoptères clavicornes, 481. 
Ib. — Supplément à la liste des Coléoptères de la Guadeloupe de 


MM. Fleutiaux et Sallé, 756. 

LESNE (P.).— Voyage du D' W. Horn à Ceylan. Bostrychidae et Ano- 
biidae [lig.], 476. 

LÉVEILLÉ (A.). — Voyage de M. le D' Ed. Bugnion au Vénézuéla, en 
Colombie et aux Antilles. Temnochilidae, 464. 

In, — Voyage du D' W. Horn à Ceylan. Temnochilidae, 480. 

ORBIGNY (H. D’). — Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique, 1. 


PEeYERIMHOrr (P. DE). — Description des larves de trois Coléoptères 
exotiques, 740. 


Pic (M.). — Anthicides de Manille, 643. 

REÉGIMBART (M.). — Voyage du D' W. Horn à Ceylan. Coléoptères aqua- 
tiques, 468. 

SIMON (E.). — Études arachnologiques (32° Mémoire), 389. 


In. — Idem (35° Memoire), 719. 


TABLE 


GENRES, SOUS-GENRES, ESPÈCES, ETC. 
DÉCRITS DANS CE VOLUME 


Nora. — Les noms en caractères égyptiens désignent les genres ou 
sous-genres nouveaux. — Les noms en caractères italiques désignent 


les espèces nouvelles. 


ARACHNIDES 


Alcimochthes melanophthalmus E. 


Sim., 726. 
Alfenus E. Sim., #11. 
calamishratus E. Sim... 4141. 
Anarrhotus E. Sim., 421. 
fossulatus E. Sim., 421. 


Angaeus lenticulosus E. Sim., 729. 
Ariamnes campestratus E.Sim.,720. 


Artabrus E. Sim., 404. 
jolensis E. Sim., 404. 


Bathippus manicatus E. Sim... 420. 


palabuanensis E. Sim., 419. 

Schalleri E. Sim., 420. 
Bavia annamita E. Sim., 730. 
Blaisea E. Sim., 722. 

lyrata E. Sim... 723. 
Brancus E. Sim., 400. 

Blaisei E. Sim., 400. 

muticus E. Sim., 400. 


Camaricus pulchellus E. Sim., 727. 


Capidava FE. Sim., 418. 
auriculata E. Sim., 418. 
biuncata E. Sim... 418. 


Capidava rufithorarx E. Sim., 419. 

Colopsus E. Sim., 409. 
cancellatus E. Sim., 409. 

Corrhotus scriptus E. Sim., 393. 
singularis E. Sim., 395. 
taprobanicus E. Sim., 394. 

Cosmophasis longiventris E. Sim., 

132. 

Diagondas E. Sim., 396. 
micans E. Sim., 397. 
viridiaureus E. Sim., 396. 

Epidius brevipalpus E. Sim., 730. 

Eugasmia E. Sim., 395. 

Eustiromastix E. Sim., 416. 
Chaperi E. Sim., M7. 
major E. Sim., #16. 
rufohirta E. Sim., 417. 
stylifera E. Sim., 418. 

Evarcha E. Sim., 397. 

Kochi E. Sim., 397. 

natalica E. Sim., 398. 

heteropogon E. Sim., 733. 
Firmicus duriusculus E.Sim.,723. 


774 


Freya chionopogon E. Sim., 
erculta E. Sim., 412. 
perelegans E. Sim., #14. 

Gangus E. Sim., 390. 
decorus E. Sim., 390. 
longulus E. Sim., 390: 

Heteropoda Blaisei E. Sim., 720. 

Hyllus argyrotorus E. 

391. 
aurantiacus E. Sim., 392. 
brevitarsis E. Sim., 391. 
flavescens E. Sim., 393. 

Irura mandarina E. Sim., 735. 

Malloneta E. Sim., 405. 
quineensis E. Sim., 405. 

Mecostrabus E. Sim... 726. 
aciculus E. Sim., 727. 

Pachypoessa E. Sim., 399. 
albimana E. Sim., 399. 
lacertosa E. Sim., 399. 

Pancorius E. Sim., #10. 
borneensis E. Sim., 411. 
naerius E. Sim., #10. 
scoparius E. Sim., 410. 

Pharacocerus E. Sim... 405. 
sessor E. Sim., 405. 


Année 


413. 


Sim... 


1902. 


Phaulostylus GrandidieriE. Sim., 
407. 
leucolophus E. Sim., 408. 
Plexippus coccineus E. Sim., 
redimitus E. Sim., 404. 
rubrogularis E. Sim., 403. 
tortilis E. Sim., 402. 
Pochyta albimana E. Sim., 
major E. Sim., #14. 
occidentalis E. Sim... AS. 
Poessa E. Sim., 398. 
argenteo-frenata E. Sim., 398. 
Pseudamycus protervus E. Sim., 
404. | 
Runcinia annamita E. Sim., 7 
Sandalodes calvus E. Sim., 389. 
Sigytes E. Sim., 401. 
paradisiacus E. Sim... 4041. 
Tagulinus E. Sim., 725. 
histrio E. Sim., 725. 
Telamonia argenteola E. Sim., 731. 
virgata E. Sim., 721. 
Theridiosoma Blasei E. Sim., 720. 
Thiratoscyrtus versicolor E. Sim... 
416. 
Viciria caprina E. Sim., 734. 


403. 


A5. 


28. 





Phaulostylus E. Siim., 406. chrysophaea E. Sim... 724. 
furcifer E. Sim., 406. epileuca E. Sim., 724. 
grammicus E. Sim., 407. |  equestris E. Sim., 723. 

COLÉOPTÈRES 

Achynius Fairm., 362. Agonischius confusus Fleut., 578, 
Alluaudi Fairm., 362. ruficollis Fleut., 577. 

Aclees floccosus Fairm., 303. subopacus Fleut., 576. 


Acmaeodera amplicollis 
J4S. 


apicalis Fairm., 348. 


Agonischius brunneipennis Fleut.. 


ae 


1/1. 


Candezei Fleut., 576. 


Fairm.. 


Agrilus frontalis Fairm., 350. 
obsoletus Fairm., 350. 
Perrieri Fair m.., 349. 
quadraticollis Fairm., 349. 


Alcides androycus Fairm., 367. 
lobipennis Fairm., 369. 


Table des genres, etc. 775 


Alcides maculosus Fairm., 366, 
musculus Fairm., 367. 
oblongulus Fairm., 368. 
oryomus Fairm., 365. 
pubicollis Fairm., 366. 
tomentosus Fairm., 368. 

Aliturus Fairm., 386. 
gracilipes Fairm., 386. 

Alphitobius (?) cinctellus Fairm., 

331. 

Amarygmus {arsatus Fairm., 337. 

Ananca elegans Fairm., 342. 
fuscipennis Fairm., 342. 

Anaptoplus vagefasciatus Fairm., 

399. 

Ancyrona Horni A. Lév., 480. 

Anthicus binotalus Pic, 647. 
grandicollis Pic, 643. 
manillanus Pic, 646. 
robusticollis Pic, 646. 

Antistius Fairm., 358. 
Desjardinsii Fairm., 398. 

Apoderus flaviventris Fairm., 38%. 
foveicollis Fairm., 383. 
holoæanthus Fairm., 383. 
semiruber Fairm., 383. 

Archalius Fairm., 534. 
densegranatus Fairm., 53%. 

Artelida diversilarsis Fairm., 389. 
holoxantha Fairm., 385. 

Athyreus goyasensis Boucom., 585. 
hemisphaericus Boucom, 582. 
Vavini Boucom., 583. 
villosus Boucom., 581. 
viridis Boucom., 584. 

Aulicus? suluratus Fairm., 562. 

Aviranus Fairm., 376. 
pictor Fairm., 376. 

Balaninus sericans Fairm., 371. 

Barianus Fairm., 354. 
Coquerelii Fairm., 355. 


co 


Barianus wniformis Fairm., 35%. 
Baris griseopubens Fairm., 377, 
Berginus Maindroni Grouv., 486. 
punctatolineatus Grouv., 465. 
Vitraci Grouv., 769. 
Blosyrus Perrieri Fairm., 352. 
Bolboceras Baeri Boucom., 585. 
peruanus Boucom., 86. 
Brachyleptops globipennis Fairm., 
38. 
Caccobius, Thoms. (Voir table 
p. 318 et sq.) 
Callidium scutellare Fairm., 387. 
Callimaria granulata Fairm., 335. 
Camaria blapoides Fairm., 339. 
Cotlae Fairm., 335. 
Perrieri Fairm., 334. 
Cardiophorus beduinus H. du 
Buyss., 431. 
castillanus H. du Buyss., 439. 
disgamus H. du Buyss., #31. 
Gaullei H. du Buyss., 434. 
Peyerimhoffi H. du Buyss., 420. 
pruinosus H. du Buyss., 428. 
Pythiace H. du Buyss., 4306. 
stoliger H. du Buyss.. 429. 
Catolaemus multimaculatus 
Grouv., 799. 
Catolethrus intermedius Fairm., 
381. 
Cautires 
747. 
dotens Bourg., 747. 
Fairmairei Bourg., 746. 
obtusatus Bourg., 745. 
Cebia foveolata Grouv., 482, 
Cedrosius Fairm., 332. 
calosomoides Fairm., 332. 
Cerylon bicolor Grouv., 483. 
Chemolanus laeviceps Fairm., 333. 
Cicindela antatsima Alluaud, 639. 


circumcinclus Bourg. 


770 Année 1902. 


Cicindela  Grandidieri  Alluaud, 
638. 
osa Alluaud (subsp.), 637. 
sahy Alluaud {subsp.), 638. 
sou Alluaud (subsp.), 637. 
zaza Alluaud, 640. 
Cimbus sulphureus Fairm., 357. 
Cladiscus Perrieri Fairm., 533. 
Cladophorus natalensis  Bourg., 
744. 
taenialus Bourg., 744. 
Collvris tonkinensis Fleut., 570. 
Colydodes bostrychoides Grouv., 
759. 
Conderis Foersteri Bourg., 749. 
Copelatus Horni Reg., 469. 
Cossonus crenulatus Fairm.. 380. 
fortipes Fairm., 381. 
planatus Fairm., 380. 
Cryptohypnus parvulus 
D79. 
Cryptoraea Dalmasi Grouv., 462. 
Foreli Grouv., 463. 
Cybebus Perrieri Fairm., 382. 
Cyelonotum Horni Rég., 474. 
Cylas nigrocaerulans Fairm., 38%. 
Damatris retrogranatus Fairm., 
332. 
Damiricus Fairm., 543. 
cribripennis Fairm., 543. 
DesmidophoruspictipennisFairm., 
363. 
Diadelia êners Fairm., 388. 
Diastanus Fairm., 338. 
nitidiventris Fairm., 338. 
Diphyllus minutus Grouv., 485. 
Diploconus nigerrimus Fleut., 575. 
Discoderes granulum Fairm., 350. 
Drvops frater Grouv., 466. 
Eburilera amoena Fairm., 599. 
biangulata Fairm., 598. 


Fleut., 


Eburifera binotata Fairm. (var.), 
960. 
dorsata Fairm., 562. 
elegans Fairm., 561. 
janthina Fairm., 559. 
maculicollis Fairm. (var.), 560. 
nigrocaudata Fairm., 564. 
obscuricollis Fairm. (var.), 561. 
quadrinotata Fairm., 559. 
rufula Fairm., 560. 
tenuesculpta Fairm., 561. 
testacea Fairm., 558. 
transversa Fairm., 598. 
Elmidola lateritia Fairm., 344. 
pinguis Fairm., 343. 
striolata Fairm., 343. 
Elmis fuligineus Fairm., 343. 
Emporius Horni Grouv., 484. 
Encymon scutatus Fairm., 325. 
Endomerus Vitraci Grouv., 757. 
Epiphylax  cribricollis  Fairm., 
378. 
griseostriatus Fairm., 378. 
planicollis Fairm., 378. 
punctulicollis Fairm., 379. 
tenuis Fairm., 379. 
Eumimetes tenuepunctatusFairm.. 
387. 
Europs fallax Grouv., 765. 
zonatus Grouv., 766. 
Evenus marginicollis Fairm., 507. 
polyzonus Fairm., 566. 
Formicomus Baeri Pic, 645. 
inhumeralis Pic, 644. 
obscurior Pic (var.), 645. 
subrobustus Pic, 644. 
Gastrallus cucullatus Lesne, 478. 
Georyssus Horni Grouv., 487. 
Glyphonyx littoralis Fleut., 578. 
montanus Fleut., 579. 
Gonicoelus a/ffinis Grouv,, 465. 


Table des genres, ete. 


Hapalips. guadalupensis Grouv., 


768. 


Haplocorynus rotundicollis Fairm., 


370. 


Haploscelis caerulescens Fairm., 


326. 
cyanipennis Fairm., 326. 
metallescens Fairm., 329. 
Perrieri Fairm., 327. 
Hemiops substriata Fleut., 580. 


Heteronus costicollis Fairm., 377. 
Hydrophilus brachyacanthus Rég.. 


472: 
elongatus Rég., 471. 
Horni Rég., 471. 


Hyperchalea rudicollis Fairm., 337. 


Icaria Cottae Fairm., 347. 


Inopeplus praeustus Chevr.(larve), 


110: 
Laccophilus Horni Rég., 468. 
Lacon dilatatus Fleut., 572. 
longus Fleut., 571. 


Laemophloeus Dufaui Grouv., 763. 
LagenoderusconiferusFairm., 382. 
Lathropus costatus Grouv., 763. 
Lemnis Lherminieri Grouv., 760. 
Limnius bothrideres Fairm., 345. 


lineicollis Fairm., 34%. 
Liostylus basalis Fairm., 550. 

bipartitus Fairm., 949. 
myrmecarius Fairm., à 
posticalis Fairm., 551. 
quadripartitus Fairm., 549. 
rufotinctus Fairm., 550. 
sellatus Fairm., 551. 
unicolor Fairm., 550. 


49. 


Litargus Taprobanae Grouv.. 486. 


Lithinus cretaceus Fairm., 361. 
spinicollis Fairm., 361. 

Loberina Grouv., 485. 
Taprobanae Grouv., 485. 


Ann. Soc. Ent. Fr., Lxxr [1902 


1 
1 
1 


Loberus Vitraci Grouv., 767. 
Lycus agrestis Bourg., 742. 
ainoenus Bourg., 737. 
conformis Bourg., 743. 
conjunctus Bourg. (var.), 737. 
flavoscapularis Bourg. (var.), 
740. 
Marshalli Bourg., 738. 
podagricus Bourg., 7441. 
Poultoni Bourg., 739. 
scapularis Bourg. (var.), 739, 
seutellaris Bourg. (var.), 742. 
Lygistopterus BarkeriBoureg., 750. 
Macratria tmpressicollis Fairm.. 
341. 
Macrostola Vitraci Grouv., 756. 
Mecynotarsus, Baeri Pic, 64%. 
humeralis Pic, 643. 
Megamastus costipennis Fairm.. 
309. 
minor Fairm., 369. 
Megapenthes annamensis Fleut.. 
574. 
crassus Fleut., 574. 
Melanocratus amplicollis Fairm., 
329. 
contexicollis Fairm., 330. 
neuter Fairm., 330. 
ovoideus Fairm., 329. 
Minutius Fairm., 386. 
tenuis Fairm., 387. 
Monocrepidius Jobiti Fleut., 573. 
Mordella semiluctuosa Fairm., 349. 
Myrmecomaeaapieala Fairm., 537. 
aspericollis Fairm., 535. 
bicristata Fairm., 536. 
biggibula Fairm., 536. 
densaticollis Fairm., 535. 
fulvo-sellata Fairm., 537. 
insignita Fairm., 537. 
parumstricta Fairm., 534. 
)0 


778 Année 

Myrmecomaea lenuecincta Fairm., 
D9D: 

Nemognatha proboscidea Fairm., 
ny 
541 : 


Nemosomia Landesi Lév. (larve). 
713. 

Neotrichus quadalupensis Groux., 

758. 

Ochthenomus Baeri Pic, 647. 
nigrobrunneus Pic (var.}, 648. 
Onthophagus Latr. (Voir table 

p. 318 et sq.) 

Onychogymnus Perrieri Fairm., 

303. 

Opilo basicrus Fairm., 5957. 
geniculatus Fairm., 593. 
grossepunctatus Fairm., 559. 
iinpressus Fairm., 997. 
incongruus Fairm., 554. 
latefasciatus Fairm., 599. 
quadriplagiatus Fairm., 554. 
sanquinipes Fairm., 592. 
slrigicollis Fairm., 553. 
trabeatus Fairm., 557. 
transversus Fairm., 556. 
uniformis Fairm., 592. 

Osdara brevipes Fairm., 336. 
hovana Fairm., 336. 

Osphilia semicristata Fairm.. 370. 

Oxysternus maximus L. (larve), 

14 
Pachvelmis énterstitialis Fairm., 
344. 
>aChYOonvx 
370. 

Pachyschelus hovanus Fairm., 3514. 

Pallenis crénifera Fairm., 542. 
cyanipennis Fairm., 538. 
geminata Fairm., 544. 
hexraspila Fairm., 539. 
leucospila Fairm., 540. 


concavicollis Fairm.. 


1902. 


Pallenis morosa Fairm.. 5441. 
octoguttata Fairm., 539. 
Perrieri Fairm., 541. 
polychroa Fairm., 542. 
rectepilosa Fairm., 542. 
semiguttata Fairm., 540. 
serquttata Fairm., 538. 
Palorus quadricollis Fairm., 334. 
Paratoxotus farinosus Fairm., 385. 
Patuleius Fairm., 567. 
ooulum Fairm., 568. 
rufonitens Fairm., 567. 
terminatus Fairm., 568. 
ustulatus Fairm., 568. 
Pectocera sulcata Fleut., 573. 
Pelecotoides minor Fairm., 340. 
Penthelispa énfina Grouv., 46%. 
Peridexia australis Alluaud (sub- 
sp.), 642. 

Phanocerus Bugnioni Grouy., 466. 

Phellocaulus seriegranosus Fairm , 
900. 

Philothermus  guadalupensis 
Grouv., 761. 

Platamus Dufaui Grouv., 761. 

Platyvcopes lateritius Fairm., 353. 
latipennis Fairm., 392. 
madagascariensis Fairm., 393. 
pictidorsis Fairm., : 54. 
submaculatus Fairm., 353. 

Platysma carthusianum Dex. (sub- 

sp.), 602. 
Guedeli Dé. (subsp.), 597. 
imitator J. et K. Daniel (subsp), 
992. 
Polybothris 
347. 
inclyta Fairm., 346. 
rugosa Fairm., 346. 
transversa Fairm., 345. 
Polycleis trapezicollis Fairm., 3506. 


Coindardi  Fairm.. 


Table des genres, etc. 


Polyeleis uniformis Fairm., 356. 
Praonetha vagefasciata  Fairm., 
388. 
Pria ceylonica Grouv., 481. 
Proeces rufipes Fairm., 384. 
Proictes longehirtus Fairm., 352. 
Pseudiphisus Fairm., 3060. 
guttulatus Fairm., 360. 
Pseudobalaninus albogriseus Fair- 
maire, 373. 
griseopilosus Fairm., 573. 
hirtulus Fairm., 374. 
longehirtus Fairm., 579. 
penicillatus Fairm., 379. 
quadrillus Fairm., 37%. 
rufipes Fairm., 373. 
striatipennis Fairm., 372. 
tetragrammus Fairm., 372. 
Pseudocamaria attenuata Fairm., 
399. 
oblongula Fairm., 334. 
Ptosima Perrieri Fairm., 347. 
Rhopaloclerus nigrofasciatus 
Fairm., 900. 
seriatus Fairm., 569. 
Salarium Fairm.. 532. 
mirum Fairm., 932. 
Selinus abacoïdes Fairm., 328. 
punctipennis Fairm., 329. 
Silesis difficilis Fleut., 579. 
Soranus Fairm., 358. 
erinaceus Fairm., 359. 
Sphaerocaulus  Perrieri 
397. 
Stenocylidrus 
DAS. 
asperulus Fairm , 546. 


Fairm.. 


apicalus  Fairm.. 


| 





Stenocylidrus externus Fairm., 
D46. 
obliquatus Fairm., 547. 
obscuratus Fairm., 546. 
r'uficeps Fairm., 545. 
semirufus Fairm., 54%. 
telradius Fairm., 547. 
variegaltus Fairm., 548. 
Stenoplium Fairm., 564. 
Perrieri Fairm., 96». 


Strongylium aenescens Fairm.. 339. 
Suarezius ovipennis Fairm.. 330. 


Synellapus Fairm., 24%. 
indigaceus Fairm., 544. 
Tanysomus Fairm., 399. 
frenatus Fairm., 356. 
Telephanus guadalupensis Grouw., 
762. 
Tenebroides 
462. 
Tilloclerus griseocaudatus Fairm.. 
DAS. 
Tillus apicalis Fairm., 533. 
Trechus Callioli Dev., 704. 
Trichodesma venusta Lesne, 477. 
Tricladus Fairm., 563. 
Alluaudi Fairm., 56%. 
Triplax basalis Fairm., 329. 
Troglodromus CarboneliDev. (sub- 
sp.), 708. 
Poenitens Dev. (subsp.), 709. 
Viriathus Fairm., 339. 
strigipennis Fairm., 339. 
Xylobanus Alluaudi Bourg. 748. 
fratellus Bourg., 749. 
Xystrophorus Horni Lesne, 476. 
Zonilis Perrieri Fairm., 544. 


Bugnioni A: Le. 


HYMÉNOPTÈRES 


Osmia ochraceicornis Ch. Fert., 499. 


780 


Année 1902. — Table des genres, ete. 


MYRIAPODES 


Devillea Brôlm., 452. 
tuberculata Brôlm., 452. 

Leptodesmus  bahiensis 

668. 

carminatus Brôlm., 670. 
clavaria Brôlm., 687. 
corcovadis Brôlm., 675. 
deserticola Brolm., 662. 
erpansus Brôlm., 672. 
jibbula Brôlm., 659. 
qibbus Brôlm., 657. 
Gounellei Brolm., 66. 


Brolm., 





Leptodesmus lativentris Brolm.. 
60%. 
simillinus Brolm., 664. 
Polydesmus Mistrei Brolm., 448. 


| Rhinocricus fransversalis Brolm.. 


682. 
Schendyla Gounellei Brôlm., 685. 
Spirostreptus deserticola Brolm., 
678. 
Gounellei Brôlm., 680. 
Strongylosoma pustulatun Brolm., 
690. 


ORTHOPTÈRES 


Euthymia Bolivari Finot, 627. 
Brunneri Finot, 633. 
Kirbyi Finot, 629. 


Euthymia Kraussi Finot, 632. 
Saussurei Finot, 629. 
Scudderi Finot, 630. 





Annales de la Société Entomologique de France. Vol. LXXI (1902), pl. 1. 





Le Genre Paraiulus. 
(Myriapodes-Diplopodes.) 





Annales de la Société Entomologique de France. 


Le Genre Paraiulus. 


(Myriapodes-Diplopodes.) 


Vol. LXXI (1902), pl. 11. 








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III 


Vol. LXXI (#902), pl 








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des Iyménoptères 


| Amp. Ceny -Gros, Paris 























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Vol. L 


Annales de la Société entomologique de France. 








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Myriapodes du Brésil. 





Anrales de la Sacieté Fntonologique de France. VoZ IXXI/1902) PLV 








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Myriapodes du Brésil. 





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Tables générales alphabétiques et analytiques des An- 
nales de la Societé entomologique de France (1832- 


1860); Dar A5-S A PARIS SC Ne Te TR NETES 2'et 3 fr: 
Tables generales des Annales de 1861 à 1880 inclusi- 

vement par ET LEFEVRE PE ER ER REENITRRES 10:et 12 fr. 
Tables générales des Annales de 1881 à 1890 inclusi- 

vementi par E5 LEFEVRE. 00 RUN RENE 7 50 et 10 fr. 
Bulletin {années 1895 à 1901) chaque. . . . . . . . . 18 Îr. 
Bulletin {numéros isolés) chaque . . . . . . . . . . . . 4 et “1 ir. 
Bulletin comptes rendus du Congrès (4 ou plus. N%). 5 et 5 fr. 
L’Abeille (série complète in-12, vol. 4 à 27... . .. 150 et 175 Îr. 


L’Abeille (série in-12, la plupart des volumes) chacun. . 8 et 42 fr. 
L’Abeille (série in-8,. Prix de l'abonnement par volume 


(DOTE CON DTIS) 6 ROULE ARE UE! Le NE 10 et 12 fr. 
Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, par L. BEDEL : 

LR CGR EUOTE, APUIDICOTMIA) KES ATEN: > et 8 fr. 

NRA ON REQR) PS ENERNENRR CRE TS CRU RE A 8 et 10 îr. 

NL CR RANGRODROTANNE SEE ARTE TRUE 8 et 10 fr. 


Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de 
l'Afrique, par Louis BepeL, t. I, 1% fasc., pp. 1-208, 
in200, 4895-1000 Re RUN RE SE ee UE SERA 10-et 42-fr: 

Catalogue syn. et géogr. des Coléoptères de l’Anc. Monde : 


Europe et contrées limitrophes en Afrique et en Asie. 5 et 7 Îr 
Catalogue étiquettes, pour collections. . . . . . . . . .. 8 et 12 fr. 
Catalogqus Coleopterorum Europae et confinium. . . . .. 0 fr. 50 

Id. avec Index (Suppl, au Catalogus) . . . . . . . .. A îr. 25 
Monographie de la famille des Eucnémides, par H. de 

BoxvouLoiR, in-8° avec 42 planches gravées. . . . .. b'et. 7 fr. 
Monographie générale des Mylabres, 1872, 6 pl, dont 

CODE DITES Re tn PORTE 8 et 10 fÎr. 

— DÉrCDlOrIées #2 PAUL ANNE ARTE 40 et 12 fr. 
Étude sur les Malachides d'Europe et du bassin de la Médi- 

LeF TON DATI PE TRON: EEE RL ER SRE CAN AREETE Let 5 fr. 
Mylabrides d'Europe (Monogr. des), par de MaARsEUL, 2 pl. : 

AN OITÉS SRE nue SRE PE ER PAREPRE A a rate RD EN ARE EEE AS Let 5 fr. 

sr COPDFIBES 7 A PEN TT SAN. MP ERSREUR Get: 67: 
Télephorides et Malthinides (Monogr. des), par de Mar- 

S UT PME TPS ce HT EN CARE VO ES RUES Let 5fr. 


Silphides (Précis des genres et espèces des), p. de MarseuL. 3 et 4 fr. 
Tableaux synoptiques des Paussides, Clavigerides, Pséla- 
phides et Scydménides, par Rerrrer (trad. E. Leprieur). 3 et Æ4 fr. 
Nouveau Répertoire contenant les descriptions des espèces a 
de l'Ancien Monde : 
Hydrocanthares, Palpicornes. . . . . . .. . .. -3<et 4 
Buprestides Let 


(Voir la suile, page 3 de la couverture.) 


is, tr, 


i | Librairie de la Société entomologique de France 
À (Suite) 


À Donne (Monogr. des) et complément, par E. OLIVIER, 


NN da GE aus MAR ET NO PEUR EPS PA DRE à 2 2 et 3 fr. 
Apionides (Monogr. des), par WENCKER . . . : . . EE 2et 3 fr. 
Oedemerides (Synopse des), par GanGLBauER (traduction de 
RS CON A AT At ENS a MN Tee Eat ete L'et 2°fr, 
Ditomides (Monogr. des), par P. de la BRULERIE. . . . . . 2 et 3 fr. 
Eumolpides (Synopse des), par E. Lerèvre (Appendice par 
de Met QE LOUE SAN ARE EE RS EN RE 1 et 2 fr. 
Histérides de l’Archipel Malais, par de MARSEUL. . . . . . L3fre 
Histérides nouveaux (Description d’), par de Manseuz. . . 1 50 et 2 fr. 
Magdalinus d'Europe et circa, p. Deserocnens pes Loges. . 1 90 et 2 fr: 
Nanophyes (Monogr. du genre), par H. Br. de BarneviLce. . 1 90 el 221r. 
grotylideset Endomychides de l'Ancien Monde (Revision des) 1 50 et 2 fr. 
Glaphyrus (Monogr. du genre), par Haror» (traduction 
RoPreud'homnme:de Borre).. 4 rares 0 fr. 50 
Oxyporus (Tableau synopt. du genre), par A. FAuvEL. . . 0 fr. 50 
Characters of undescribed Lepidoptera heterocera, par 
LAN ARRT S  A  PET AE A SRE IT A ON 3 et 4 fr. 
Tableaux unalytiques pour déterminer les Coléoptères 
d'Europe 
I. Nécrophages (traduit de REITTER). . . . . . . . 1 fr. 50 
IL. Colydiides, Rhysodides, Trogositides (traduit de 
EURO RER Ps St er Ne et 0 fr. 50 


Le prix du port de ces ouvrages (sauf la Faune et les Cata- 
logues syn. et pour étiquettes, envoyés franco) et celui des tirages 
à part est à la charge dei’acheteur. 


= ———————_——————————————————_—_—paê— ro 


L’Abeille, Journal d’Entomologie, fondé par S. De MarseuL, 
continué par la Société entomologique de France, publie spécia- 
lement des travaux sur les Cor.éorrÈres de l’Ancien Monde. 

M. L. Bedel, 2, rue de l’Odéon, est chargé de la publication du Journal 
(examen et admission des mémoires et correspondance scientifique). 


Le 6e fascicule du vol, XXX a été distribué, 


Le montant des abonnements aux volumes de l’Abeïille doit être 
adressé à M. V. VAUTIER, agent de la Société, 98, rue Serpente. 





COLLECTIONS 


1° Collection H. Sénac (7T'enebrionidae) ; 
2° Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe) ; 


Chez M. L. Bedel, 20, rue de l’Odéon. 


3° Collection Peyerimhoff (HMicrolépidoptères); 

4 Collection H. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe); 

5° Collection Aubé (Coléoptères d'Europe); 

6° Collection complète des Orthoptères de France donnée à la Société 
par M. A. Finot; 

7° Collection entomologique française de tous les ordres ; 

8° Collection d'exemplaires typiques; 


Au Siège social, 28, rue Serpente. 


La « Commission des Collections » est chargée de créer ces deux der- 
nières Collections. A cet effet, une vaste salle attenant à la Bibliothèque a 
été louée et est prête à recevoir les insectes français de tous ordres et 
les Types que les membres voudront bien envoyer, avec localités précises. 





Table des matières des 1°! et 2° trimestres 1902 





H. D’ORBIGNY. — Mémoire sur les Onthophagides d'Afrique. 
L. FAIRMAIRE. — Matériaux pour la faune PE de à 
la région Malgache. . . . . . - . 1 <3200 
E. SIMON. — Études nnoianques (32 ne LI)... 3 389 | 
H. pu Buyssox. — es Le sur near Élatérides du vi de 
Cardiophorus. . .. . 4220 
H.-W. BRÜLEMANN. — Le Cas Pants AMyriapodes Diplo- Le 
podes "ARMES ET NE 1 CAO 


In. riapodes cavernicoles (2° Note) Fie.]. | 448 | 
À. LÉVRILLÉ et À. GROUVELLE. — Voyage de M. le D: Ed. Bu- 
gnion au Vénézuela, en Colombie et aux Antilles. Coléo- 
ptères clavicornes 1: 461 
M. RÉGIMBART. — Voyage du Dr vw. Hô. à Ceylan, Coléoptères 
aquatiques … 1.7. 468 
P. LESNE. — Voyage di ir W. ne à Cela. ‘Roue eh 
et Anobiidae [Fig.]. di 76 
A. LÉVEILLE. — Voyage A Dr W. Ho S Oeylan, Temhochlitie 480 
A. GROUVELLE. — Voyage du Dr W. Horn DU Coléoptères 
clavicornes. . . . ; 481 





C. FAVIER. — rates à Ep A une Mate de Made 
gascar élevée à Lyon [PI I]. TA ER PE D 





Avis aux Libraires et aux personnes étrangères 


à la Société. 


Les ouvrages mis en vente par la Société entomologique de France 
sont livrés contre paiement, au siège social, Hôtel des Sociétés savantes 
(rue Serpente, 28), à la Bibliothèque, tous les jours, de 4 heures 1/2 
à 6 heures 1,2 du soir, excepté les lundis et jours de fêtes. 

On y prend des abonnements pour lès Annales ou le Bulletin de 
la Société entomologique de France et pour l'Abeïlle, Journal 
d’'Entomologie. 


Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser 
au Secrétaire de la Societe entomologique de France 
2 28, rue Serpente, Paris, 6°. " 


1° 


Typographie Firmin-Didov et C*, — Mesnil (Eure). 


ANNALES 


SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE 


DE FRANCE 


FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE 
PAR DÉCHET DU 23 AOUT 1878 


Natura maxime miranda 
in mMminimis. 


VOLUME LXXI. — ANNÉE 1902 


3° TRIMESTRE 


PARIS 


AT STEGE- DE LA SOCLTETE 
HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 
28, rue Serpente, 28 


JANVIER 1903 





ms Les Annales paraissent quatre, fois par an. 


Le Secrétaire-gérant : Cu. ALLuAUD». % 


\® 


La planche V paraîtra dans le prochain fascicule. 


Librairie de la Société entomologique de France 
Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, 28 
La Société dispose des ouvrages suivants : 


(Le premier prix est pour les membres de la Société, le deuxième, 
pour les personnes étrangères à la Société.) 


Annales de la Société entomologique de France, années 


4843 à 1846 et, 1859 41800 RE ET RS remre 42 et 45 fr. 
Les années 1847, 1848, 1856 et 1858, dont il 

reste moins de 10 :exemplaires. . .. .,: .". d0 fr. 

Annales (années 48914'à 4901) 707 LOS ARC TER 25 et 30 fr. 


Tables générales alphabetiques et analytiques des An- 
nales de la Societé entomologique de France (1832- 


1860) DIF AS PARIS) LA MORE INR EN ASE ET 2 et 3 41: 
Tables generales des Annales de 1861 à 1880 inclusi- 

VÉMERE DA IP LEPEVRR Ed ue 27 ee SM CDN 10 et 42ir. 
Tables générales des Annales de 1881 à 1890 inclusi- 

vement Dar BL LEFEVRE 20000 SON AMC 7 ÿ0 et 10 fr. 


SEC LAN | 18 fr. 


Bulletin (numéros isolés) chaque . . .. . . ... . ... .. d'etre 
Bulletin comptes rendus du Congrès (4 ou plus. N°). 5 et 5 fr. 
L’Abeille (série complète in-12, vol. 1 à 27. . . . . . 150 et 175 fr. 
L’Abeille (série in-12, la plupart des volumes) chacun. . 8 et 12 fr. 
L'Abeille (série in-8°,. Prix de l'abonnement par volume 

(DOTÉ COMMISE 2 EUR RUE LR TE 10 et 12 fr. 


Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, par L. BEDEL : 


LNTICannvoras PAC ONNED UN EN EEE IAA 5 et} Sr. 
EAN PA UP AITOPDRGUR) ER NES DRE AR 8 et 10 Îr. 
MNT AYNCNOPhOTA) LAS EE PER EN RS 8 et 10 Îr. 


Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de 

l'Afrique, par Louis Bepez, t. 1, 1° fase., pp. 1-208, 

TE out Net ae 1 | PRO AN AE ER ANR EP ET AR 10 et 12 fr. 
Catalogue syn. et géogr. des Coléoptères de l’Anc. Monde : 


Europe et contrées limitrophes en Afrique et en Asie. 5 et 7 fr. 
Catalogue étiquettes, pour collections. . . . . . . . . .. 8 “et 12.fr: 
Catalogus Coleopterorum Europae et confinium. . . . .. 0 fr. 50 

Id. avec Index (Suppl. au Catalogus) . . . . . . . . . À fr. 25 
Monographie de la famille des Eucnémides, par H. de 

BoNvouLoIR, in-8° avec 42 planches gravées. . . . . . 5 et',7 fr. 
Monographie generale des Mylabres, 1872, 6 pl, dont 

D'COL En Di MOILES MNT PACE ee er ONE ARR 8 et 10 Îr. 

= PL COlOmÉRS TE er MORE Cr IC Rte 40 et 12 fr. 
Étude sur les Malachides d'Europe et du bassin de la Médi- 

Def TN RAT PETRONEE EE A 0 RP EN EL TAC RES & et 5 fr 
Mylabrides d'Europe (Monogr. des), par de MARSEUL, 2 pl. : 

NOTES ATEN ES te TR A ETS k'.et.50fr; 

= COIOTIGBS YA A Len ue vu Le DO Tr ete SU LC ET D+et" 6.17, 
Télephorides et Malthinides (Monogr. des), par de Mar- 

BEUL: SALSA OT ee CRT ET Cr TT RSR FAURE k et 5 fr. 
Silphides (Précis des genres et especes des), p. de MarseuL. 3 et Æ4Îr 


Tableaux synoptiques des Paussides, Clavigérides, Psela- 


phides et Scydménides, par Rerrrer (trad. E. Leprieur). 3 et Æ fr. 
Nouveau Répertoire contenant les descriptions des espèces 
de l'Ancien Monde : 
Hydrocanthares, Palpicornes EEE 3 et fr. 
Duprestides 15 11, NOR TEASER 1 et 2 fr. 


Voir la suite, page 3 de la couverture.) 


Librairie de la Société entomologique de France 
(Suite) 


FpUTues (Monogr. des) et complément, par E. OLIVIER, 


A AUS EN Mes TON Ne SAR RON ERREEE 2 et 3 fr. 
Apionides (Monogr. des), par WENCKER . . . - . . . . 2et 3 fr. 
Oedemerides (Synopse des), par GANGLBAUER (traduction de 
LEUR OLD PRE VASE QC EPP EN RE DEAN LR EEE CRA EEE PIC Let 2 fr. 
Ditomides (Monogr. des), par P. de la BRULERIE. . . . . . 2 et 3 fr. 
Eumolpides (Synopse des), par E. Lerèvre (Appendice par 
de Er Re AS NE AE VAE PO RE l'et 2/Ir: 
Histérides de l'Archipel Malais, par de MARSEUL. . . . . . , 108 à 8 
Histérides nouveaux (Descr iption d’), par de MarsEuUL. 1 50 et 2 fr. 
Re da d'Europe et circa, p. Dessrocuers pes Loges. . À 50 et 2 fr. 
Nanoph ns (Monogr. du genre), par H. Br. de Barnevice. . 1 50 et 2 fr. 
Érotyli sel Endomychides de l'Ancien Monde (Revision des) 1 50 et 2 fr. 
Glaphyrus (Monogr. du genre), par HaroLp (traduction 
AcPreud'homme de-Borre)..1. 242005 Rene 0 fr. 50 
Oxyporus (Tableau synopt. du genre), par A. FAuveL. 0 fr. 50 
Characters of undescribed Lepidoptera heterocera, par 
AE RS ann ee ER RES ASNRE ET AR EAU Pr eee 3 et 4 fr. 
Tableaux unalytiques pour déterminer les Coléopteres 
d'Europe 
I. Nécrophages (traduit de REITTER). . . . . . . . 1 fr. 50 
I. Colydiides, Rhysodides, Trogositides (traduit de 
FRLORERON SL 06 RIDOT re cp RME ANNE AR LITRES 0 fr. 50 


Le prix du port de ces ouvrages (sauf la Faune et les Cata- 
logues syn. et pour étiquettes, envoyés franco) et celui ue tirages 
à pe: est à la charge dei’acheteur. 


L’Abeille, Journal d’Entomologie, fondé par S. pe Marseur, 
continué par la Société entomologique de France, publie spécia- 
lement des travaux sur les CoréoPrÈres de l’Ancien Monde. 

? M.L. Bedel, 2%, rue de l’Odéon, est chargé dela publication du Journal 
(examen et admission des mémoires et correspondance scientifique). 


Le 6e fascicule du vol. XXX a été distribué. 


Le montant des abonnements aux volumes de l’Abeiïlle doit être 
adressé à M. V. VAUTIER, agent de la Société, 28, rue Serpente. 








COLLECTIONS 


1° Collection H. Sénac (Z'enebrionidae) ; 
2 Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe); 


Chez M. L. Bedel, 20. rue de l'Odéon. 


» Collection Peyerimhoff (Wicrolépidoptères): 
1° Ar H. Brisout de Barneville (Coléopltères d'Europe); 
* Collection Aubé (Coléoptères d  rope): 
* Collection FIELS des Orthoptères de France donnée à la Société 
_ par M. A. Finot; 
* Collection entomologique française de tous les ordres; 
go Collection d'exemplaires typiques; 


Au Siège social, 28, rue Serpente. 


La « Commission des Collections » est chargée de créer ces deux der- 
nières Collections. A cet eflet, une vaste salle attenant à la Bibliothèque a 
été louée et est prêle à recevoir les insectes francais de tous ordres el 
les Types que les membres voudront bien envoyer, avec localités précises. 





C] 

Vo 74 

k Table des matières du 3° trimestre 1902 ; 
C. FAviEr. — Observation à propos d’une Araignée de Mada- 

bascar élevée. Evo (Suilecel An) RE RES RE RNUR 497 
Ch. FERTON. — Notes détachées sur l'instinct des Hyménoptères 

Mellifères et Ravisseurs (2° Série) [PL IV]. . . . ... .. .- 499 
L. FAIRMAIRE. — Matériaux pour la faune Coléoptérique de la 

Région malgache (14° Note : Clérides). . . .. /. 2.7 PRE 55 à - 
Ed. FLEUTIAUX. — Contributions à la faune Indo-Chinoise 

(LS MemaTe) TES MU ES LA ne PE Re RTE 069 
A. BoucomoxT. — Description de quelques Bolbocerini nou- 

NAS EN PS 2 PS M RER SE AE A BEN AIRE LS AE er “Jos 

(La anche V paraîtra dans le prochain fascidele), 

J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. — Étude sur divers Platysma des 

Alpes =voccidentales rer Anne Pre RAT AS ARE 288 
A. FiNorT. -- Sur le genre Euthymia |[Fig.]. PRE 74 .. 620 
Ch. ALLUAUD. — Observations sur divers Cicindélides de Mada- 

gascar et descriptions d'espèces nouvelles [Fig.] . . . . . . . 637 
MA Pic = tAnthicides de Manille "1 5 2e LEA CDS 








Avis aux Libraires et aux personnes étrangères 
a la Société. 


Les ouvrages mis en vente par la Société entomologique de France 
sont livrés contre paiement, au siège social, Hôtel des Soce és savantes 
(rue Serpente, 28), à la Bibliothèque, tous les jours, de 4 heures 1/2 
à 6 heures 1/2 du soir, excepté les lundis et jours de fêtes. 

On y prend des abonnements pour les Annales ou le Bulletin de 
la Société entomologique de Franc et pour lAbeille, Journal 
d'Entomologie. 


Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser 
au Secrétaire de la Société entomologique de France 
90 28, rue Serpente, Paris, 6e. $ 





Typographie Firmin-Didot et C'. — Mesnil (Eure). 





ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 


DE FRANCE 





FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 


RECONNUE COMME INSTITUTION D UTILITÉ PUBLIQUE 


Natura maxime miranda 
in minimis. 


VOLUME LXXI. — ANNÉE 1902 


PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878 
4e TRIMESTRE | 


PARIS 


AU STEGE. DE LA SOCOIETE 
HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 
28, rue Serpente, 28 &L 
Aù \ 
AVRIL 1903 | 


EN) 


ms Les Annales paraissent trimestriellement. 


Le Secrétaire-gérant : À. MÉQUIGNON, 


AAC" 


Librairie de la Société entomologique de France 
Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, 28 
La Société dispose des ouvrages suivants : 


(Le premier prix est pour les membres de la Société, le deuxième, 
pour les personnes étrangères à la Société.) 


Annales de la Société entomologique de France, années 


1943 2 18240 11859 ASID PA DA TONER NE 42 et 15 fr. 


Les années 1847, 1848, 1856 et 1858, dont il 


reste moins de 10 exemplairés. 710 00 50 fr. 

Annales (années 1891 a 49)1) 2 Re 25 et 30 fr. 
Tables générales alphabétiques et analytiques des An- 
nales de la Societé entomologique de France (1832- 

1860); : Dar ASS PARIS NA ARR RE RES AEER R A 2et. 3 fr. 


Tables générales des Annales de 1861 à 1880 inclusi- 
vement, par E. LEFÈVRE 


Tables générales des Annales de 1881 à 1890 inclusi- 


DEIRENL, DAT EFRENRE ENT NT CONTE 7 50 et 10 fr. 
Bulletin (années 1895 à 1901) chaque. . . . . . . . . 18 fr. 
Bulletin (numéros isolés) chaque . . . . . . . . . . 21 MA 
Bulletin comptes rendus du Congrès (1 ou plus. N°). et 5 fr. 
L’Abeille (série complète in-12, vol. 4 à 27. . . . . . 150 et 175 fr. 
L’Abeille (série in-12, la plupart des volumes) chacun. . 8 et 49 fr. 
L'Abeille (série in-8°,. Prix de l'abonnement par volume 

(POFL'COMPTIS) LA AENEN S  ENMERUE 10 et 12 fr. 
Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, par L. BRDEL : 

TT (Comores PANNE ETES JAEt NS IT 

NS PAUIODRENE) TR PRE ER NS OEE Set a0ÿr: 

NT AR AUNDRODRONE) NERO PES EMILE 8 et10'fr. 
Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de 

l'Afrique, par Louis Bepez, t. I, 4°" fasc., pp. 1-208, 
10-80, ABOB-AODÔ EE ESS MERE NME ARR 10 et: 120fr- 
Catalogue syn. et géogr. des Coléoptères de l’Anc. Monde : 

Europe et contrées limitrophes en Afrique et en Asie. 5 et 7 fr. 
Catalogue étiquettes, pour collections. . . . . . . . . .. 8 et 12 fr: 
Cataloqus Coleopterorum Europae et confinium. . . . .. 0 fr. 50 

Id. avec Index (Suppl. au Catalogus) . . . . . . . . . À fr. 35 
Monographie de la famille des Eucnémides, par H. de 

BoNvouLoIR, in-8° avec 42 planches gravées. . . . . . Det: 71r: 
Monographie génerale des Mylabres, 1872, 6 pl., dont 

2 COL == DERNOÏT EST EN ITS PEN TA SES EEE 8 et 10 fr. 

_ PL:-COIOPIÉES LE RENE RES r 0" SR ERP 10 et 12 fr. 
Étude sur les Malachides d'Europe et du bassin de la Médi- 

LETTONIE DATE RONA DORE ARE TR Er k :ELRONT 
Mylabrides d'Europe (Monogr. des), par de MarseuL, 2 pl. : 

NOÉ ve RES A SE PE CNET Let 5 fr. 
= RCOIOTICCS FETE ERP DR RARE ET DER 5-et-'64r. 
Telephorides et Malthinides (Monogr. des), par de Mar- 

SL SAP RE RAR ET Se srl PA PRESS & et 5 fr. 
Silphides (Précis des genres et especes des), p. de MarseuL. 3 et 4 fr. 
Tableaux synoptiques des Paussides, Clavigerides, Pséla- 

phides et Scydmenides, par Rerrrer (trad. E. Leprieur). 3 et 4 fr. 
Nouveau Répertoire contenant les descriptions des espèces 

de l'Ancien Monde : 

Hydrocanthares, Palpiconnes tt CE nent set Ar. 
BuDres tirs, 18 Te ON OR RER NT TR 4 etre 


(Voir la suite, page 3 de la couverture.) 


RE POELE ART LT LES EE on à 10 et 42 fr. 





) TU 


Librairie de la Société entomologique de France 
(Suite) 


EU LAS à TRI ENS RAR Se ANR SE DIE PAR CPP SRE 2et 3fr 
Apionides (Monogr. des), par WENCKER . . .  . . . . . 2et3fr 
Oedemerides (Synopse des), par GaxGLsauer (traduction de 

MARSGU na le Nu ire does Li eue eo RCA eUe De vie RCRaZ ir 
Ditomides (Monogr. des), par P. de la BRULERIE. . . . . . 2“et.3 fr. 
Eumolpides (Synopse des), par E. Lerèvre (Appendice par 

de ours. RS dE CPR UE DA DAS ONE ReT ste let 2Kfr, 

Histérides de l'Archipel Malais, par de MARsEUL. . . . : fr. 


Histérides nouveaux (Description d’), par de Manseur. . . À 90 et 
Magdalinus d'Europe et circa, p. Drsmnocuers ves Loges. . 1 50 et 
Nanophyes (Monogr. du genre), par H. Br. de BARNEVILLE. . 4 50 et 
£rolylideset Endomychides de l'Ancien Monde (Revision des) 1 50 et 


Glaphyrus (Monogr. du genre), par Hanorp (traduction 


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AB TEUIONTMNEeBOPRE) SR ANT E RAS. Re tepele 0 fr. 50 
Oxyporus (Tableau synopt. du genre), par A. FauvEL. . . O fr. oÙ 
Characters of undescribed Lepidoptera helerocera, par 

ENV DR RMS Eee de OU Le Lite qi Den 1e 3 et 4 fr. 
Tableaux unalytiques pour déterminer les Colcopleres 
d'Europe 
I. Nécrophages (traduit de REITTER). . . . . . . . L fr. 50 
IL. Colydiides, Rhysodides, Trogositides (traduit de 
RETR TER) Se eue M CRUE ane iRe 0 fr. 50 


Le prix du port de ces ouvrages (sauf la Faune et les Cata- 
loques syn. et pour ctiqueltes, envoyés franco) et celui des tirages 
à part est à la charge deiacheteur. 





L’Abeille, Journal d'Entlomologre, foudé par S. LE MaRsEuL, 
continué par la Société entomologique de France, publie spécia- 
lement des travaux sur les Cor.éorrères de l’Ancien Monde. 

M. L. Bedel, 20, rue de l'Odéon, est chargé de la publication du Journa! 
(examen et admission des mémoires et correspondance scientifique). 


Le 7e fascicule du vol. XXX a été distribué. 


Le montant des abonnements aux volumes de l’ Abeille doit être 
adressé à M. V. VAUTIER, agent de la Société, 28, rue Serpente. 





COLLECTIONS 


1° Collection H. Sénac (Z'enebrionidae) ; 
2° Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe); 


Chez M. L. Bedel, 20, rue de l'Odéon. 


3° Collection Peyerimhoff (A/icrolépidoptères) ; 

4° Collection H. Brisout de Barneville (Coléoplères d'Europe); 

5° Collection Aubé (Coléoptères d'Europe); 

6° Collection complète des Orthoptères de France donnée à la Société 
par M. A. Finot; 

7° Collection entomologique française de tous les ordres; 

8° Collection d'exemplaires typiques; 


Au Siège social, 28, rue Serpente. 


La « Commission des Collections » est chargée de créer ces deux der- 
nières Collections. A cet effet, une vaste salle attenant à la Bibliothèque a 
été louée et est prête à recevoir les insectes francais de tous ordres et 
les Types que les membres voudront bien envoyer, avec localités précises. 














= PA Las Tr: 
- 
ï Table des matières du 4° trimestre 1902 
Ex HENRY W. BRÔLEMANN. — Myriapodes recueillis par M. E. Goc- 
NELLE ANA BrES ET BL SV TETE SRE 649 
| J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. — Exploration entomologique des 
Re. grottes des Alpes-Maritimes [avec une carte]. . . .. IDD 
, P. DE PEYERIMHOFF. — Description des larves de trois Coléo- 
È ptéressexo tiques Pete eee Rs ERIC 710 
; E. SIMON. — Études arachnologiques.(33° Mémoire)... .4400 0419 
É J. BOURGEOIS. — Diagnoses de Lycides nouveaux ou peu con- 
4 US OMAN TION ETS Ce PRE RE RE Se TS 1 
2 R. pu Buy:sox. — Nidification de quelques Mégachiles. . . . . 791 
A. GROUVELLE. — Supplément à la liste des Coléoptères de la 
: Guadeloupe de'MMPFleutiauxiet Salé" re PRE 
FE Avis aux Libraires et aux personnes étrangères 
Le à la Société. 
A 


sont livrés contre paiement, au siège social, Hôtel des Sociétés savantes 
(rue Serpente, 28), à la Bibliothèque, tous les jours, de 4 heures 1,2 
à 6 heures 1/2 du soir, excepté les lundis et jours de fêtes. 

On y prend des abonnements pour les Annales ou le Bulletin (de 
la Société entomologique de Franc et pour l'Abeille, Journal | 
d'Entomologie. 


Les ouvrages mis en vente par la Société entomologique de France 
| 
| Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser 


au Secrétaire de la Société entomologique de France 


de 28,#ue Serpente, Paris, 6°. 


7° L 







£ypographie Firmin-Didot et C°, — Mesnil (Eure). 











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TT 
9088 00843 


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